Danse avec les hyènes
Dayla Harrison. Un pied dans les flammes, l’autre dans la glace. Le genre de femme dont Thomas se tenait aussi loin que possible, tout en désirant ardemment se brûler à son contact.
Son regard était braqué sur elle et, à mesure que Dayla déblatérait ces idioties dont seules les femelles Harrison avaient le secret, il souriait. Non pas d'un sourire amusé, encore moins d'un sourire joyeux. C’était un sourire défiant, carnassier. Les menaces et provocations de Dayla nourrissait le joueur qui sommeillait en lui. Ses lèvres se soulevèrent, dévoilant ses canines légèrement pointues. Allez y, mourrait-il d’envie de lui murmurer. Donnez moi l'opportunité de vous montrer qu'il n'y a qu'un chasseur ici, et qu'il est en face de vous.
Ivelios mis fin aux menaces de Dayla. Thomas se redressa, remarquant que son corps, à la manière d’un félin prêt à bondir, s’était avancé. Il glissa une main dans ses boucles, son regard planté Dayla. Il souriait, effronté. Ivelios était une muselière solide pour sa hyène de femme. En cela, il avait toute l’estime de Thomas.
Lorsqu’il s’adressa à lui, utilisant le déshonneur de sa fille pour accessoiriser ses propos, Thomas ne pu que hausser une épaule. Ivelios avait raison. Thomas avait joué avec le feu, et c’était brûlé. Et cette brûlure, il la ressentait encore ardemment. En réalité, Thomas se moquait des effets personnels qu’il avait perdu dans l’incendie de sa maison. Il n’était pas matérialiste, loin de là. Ce qu’il déplorait, c’était la fragilité qu’avait fait naître Morrigan en lui. Une fragilité qu’il préférait cacher, tant à lui qu’au reste du Monde.
D’un coup de menton, Thomas désigna la photographie qu’il avait laissé aux griffes Harrison, avant de regarder Ivelios.
« Je vous propose Kenneth Bain. Livré par mes soins. Vous vous attribuerez les mérites de sa capture. Tuez le, torturez le, laissez le vivre, je n’en ai que faire. Tout ce que j’attends, c’est l’assurance que le procès de mon père se soldera par sa victoire. Cet échange est le seul que je vous proposerai. C’est à prendre, ou à laisser. »
Son regard était braqué sur elle et, à mesure que Dayla déblatérait ces idioties dont seules les femelles Harrison avaient le secret, il souriait. Non pas d'un sourire amusé, encore moins d'un sourire joyeux. C’était un sourire défiant, carnassier. Les menaces et provocations de Dayla nourrissait le joueur qui sommeillait en lui. Ses lèvres se soulevèrent, dévoilant ses canines légèrement pointues. Allez y, mourrait-il d’envie de lui murmurer. Donnez moi l'opportunité de vous montrer qu'il n'y a qu'un chasseur ici, et qu'il est en face de vous.
Ivelios mis fin aux menaces de Dayla. Thomas se redressa, remarquant que son corps, à la manière d’un félin prêt à bondir, s’était avancé. Il glissa une main dans ses boucles, son regard planté Dayla. Il souriait, effronté. Ivelios était une muselière solide pour sa hyène de femme. En cela, il avait toute l’estime de Thomas.
Lorsqu’il s’adressa à lui, utilisant le déshonneur de sa fille pour accessoiriser ses propos, Thomas ne pu que hausser une épaule. Ivelios avait raison. Thomas avait joué avec le feu, et c’était brûlé. Et cette brûlure, il la ressentait encore ardemment. En réalité, Thomas se moquait des effets personnels qu’il avait perdu dans l’incendie de sa maison. Il n’était pas matérialiste, loin de là. Ce qu’il déplorait, c’était la fragilité qu’avait fait naître Morrigan en lui. Une fragilité qu’il préférait cacher, tant à lui qu’au reste du Monde.
D’un coup de menton, Thomas désigna la photographie qu’il avait laissé aux griffes Harrison, avant de regarder Ivelios.
« Je vous propose Kenneth Bain. Livré par mes soins. Vous vous attribuerez les mérites de sa capture. Tuez le, torturez le, laissez le vivre, je n’en ai que faire. Tout ce que j’attends, c’est l’assurance que le procès de mon père se soldera par sa victoire. Cet échange est le seul que je vous proposerai. C’est à prendre, ou à laisser. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Danse avec les hyènes
Kenneth Bain. Ivelios pris un moment pour considérer le jeune Sangblanc qui semblait si sûr de lui. Il était vrai que ce Bain était recherché activement dans le pays et sa capture apporterait surement gloire sur le nom Harrison. Cependant, le patriarche Harrison se posait une multitude de question. Comment savait-il ou était Bain ? L’aidait-il ? Le cachait-il ? Si c’était le cas, cela faisait de lui un complice et cela deviendrait problématique.
« - Je vois… Dans ce cas j’aimerai ajouter quelque chose. » Ivelios leva le doigt vers le ciel comme si cette demande était non négociable avant de le poser sur sa tempe. « La livraison de Bain devra se faire le plus tôt possible après la libération de votre père. Apres quoi, nous ferons ce qui est nécessaire mais sachez qu’Il faut que chaque événement soit bien espacé pour éviter tout soupçons sur nos activités. Nous ne voudrions pas que tout semble aller trop bien dans notre sens. Vous comprenez ? Et évidemment, la livraison se fera au manoir de notre famille. Vous n'avez sans doute pas oublier ou il se situe. » dit-il avec une pointe d'ironie.
Sentant que sa femme était prête à faire une remarque cinglante auprès de Thomas, Ivelios tendis son bras dans la direction de sa femme et d’un mouvement de l’index intima le silence qui n’eut que pour réponse un soufflement de nez et le bruit d’habit froissé témoignant la frustration de sa femme croisant les bras.
« - Thomas… Comprenez bien que ce deal est absolument basé sur la confiance des deux partis. Je prends le risque de remplir ma part du contrat avant la vôtre. Je vous prie de ne pas nous décevoir une nouvelle, cela serait fort malheureux. »
Une nouvelle fois. Le mariage annulé entre ce dernier et Morrigan était la déception précédente. Quand bien même il disait être passée outre, quel père pourrait oublier et pleinement pardonner celui qui avait brisé le cœur de sa propre fille ? Pas Ivelios. Il lui en voulait encore, mais certainement moins que sa partenaire qui n’éprouvait que mépris pour le jeune homme. Mais pour l’instant, Dayla Harrison n’avait pas son mot à dire, elle était dirigée plus par ses sentiments que son sens du devoir.
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
« - Je vois… Dans ce cas j’aimerai ajouter quelque chose. » Ivelios leva le doigt vers le ciel comme si cette demande était non négociable avant de le poser sur sa tempe. « La livraison de Bain devra se faire le plus tôt possible après la libération de votre père. Apres quoi, nous ferons ce qui est nécessaire mais sachez qu’Il faut que chaque événement soit bien espacé pour éviter tout soupçons sur nos activités. Nous ne voudrions pas que tout semble aller trop bien dans notre sens. Vous comprenez ? Et évidemment, la livraison se fera au manoir de notre famille. Vous n'avez sans doute pas oublier ou il se situe. » dit-il avec une pointe d'ironie.
Sentant que sa femme était prête à faire une remarque cinglante auprès de Thomas, Ivelios tendis son bras dans la direction de sa femme et d’un mouvement de l’index intima le silence qui n’eut que pour réponse un soufflement de nez et le bruit d’habit froissé témoignant la frustration de sa femme croisant les bras.
« - Thomas… Comprenez bien que ce deal est absolument basé sur la confiance des deux partis. Je prends le risque de remplir ma part du contrat avant la vôtre. Je vous prie de ne pas nous décevoir une nouvelle, cela serait fort malheureux. »
Une nouvelle fois. Le mariage annulé entre ce dernier et Morrigan était la déception précédente. Quand bien même il disait être passée outre, quel père pourrait oublier et pleinement pardonner celui qui avait brisé le cœur de sa propre fille ? Pas Ivelios. Il lui en voulait encore, mais certainement moins que sa partenaire qui n’éprouvait que mépris pour le jeune homme. Mais pour l’instant, Dayla Harrison n’avait pas son mot à dire, elle était dirigée plus par ses sentiments que son sens du devoir.
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Danse avec les hyènes
Silencieux, Thomas écouta Ivelios lui dire ce qu’il attendait de lui. L’ombre d’un sourire glissa sur ses lèvres fines. Livrer Kenneth le plus tôt possible. Bien sûr ! Rien de plus simple ! Mettre hors d’état de nuire un Auror avec vingt ans d’expérience derrière lui, une bagatelle ! Pauvre imbécile. Trop occupé à compter les escarres qu’il avait au séant à force de rester assis à son bureau, Ivelios Harrison était incapable de comprendre à quoi Thomas allait se frotter.
Ivelios et sa famille d’attardé aurait Kenneth lorsque Thomas sera certain de pouvoir l’attraper sans risquer de perdre un oeil. Pas avant.
Enfin, quoi qu’il en soit, Thomas quitterait bientôt cette salle avec l’assurance que plus jamais son père ne retourne à Azkaban. Les Harrison ne cracherait pas l’opportunité que leur offrait Thomas, il avait suffisamment passer de temps au sein de cette famille pour le savoir. La balle était dans son camp.
Mais, malgré cette réalité, Thomas savait qu’il ne pouvait pas se permettre de jouer avec, cette fois. Il s’était déjà bien assez moqué des Harrison en trop peu de temps, et leur rancune était tenace. Les sous-entendus d’Ivelios et le regard de Dayla le lui rappelaient.
Thomas observa Ivelios maîtriser la verbe avortée de sa femme d’un geste, et cela l’amusa plus qu’il ne le montrait. Peut-être que finalement, la rancoeur venait de la branche Kelley.
L’amusement de Thomas fondit comme neige au Soleil lorsque Ivelios remit en question la confiance qu’il pouvait placer en lui. Bien sûr, il faisait référence à Morrigan. Par Merlin… cette histoire allait-elle le suivre encore longtemps ? C’était lui qui avait le plus souffert, dans cette fichue affaire. Pas cette demeurée portée sur le meurtre.
« Et je ne puis que vous remercier de m’accorder votre confiance malgré cette… fâcheuse histoire », répondit Thomas. Il remercia Ivelios d’une inclination de la tête, avant de se redresser. « Vous aurez Kenneth, et toute les retombées que sa capture entraînera. Et moi, la garantie que mon père ne retournera pas à Azkaban. Vous n’entendrez plus parlez de nous ». Thomas se permit un sourire, alors que son attention dérivait sur Dayla. « Enfin, si tant est que vous gardiez les crocs de votre charmante épouses loin de ma gorge, bien sûr. Elle fut déjà bien suffisamment malmenées par celle de votre fille. »
Thomas caressa un instant les traits de Dayla. Bien malgré lui, le visage de Morrigan se superposait sur le sien. Il revoyait son sourire, le vrai, celui qu’il avait aimé au premier regard.
Pourquoi avait-il fallu qu’elle se mue en gorgone ?
Ivelios et sa famille d’attardé aurait Kenneth lorsque Thomas sera certain de pouvoir l’attraper sans risquer de perdre un oeil. Pas avant.
Enfin, quoi qu’il en soit, Thomas quitterait bientôt cette salle avec l’assurance que plus jamais son père ne retourne à Azkaban. Les Harrison ne cracherait pas l’opportunité que leur offrait Thomas, il avait suffisamment passer de temps au sein de cette famille pour le savoir. La balle était dans son camp.
Mais, malgré cette réalité, Thomas savait qu’il ne pouvait pas se permettre de jouer avec, cette fois. Il s’était déjà bien assez moqué des Harrison en trop peu de temps, et leur rancune était tenace. Les sous-entendus d’Ivelios et le regard de Dayla le lui rappelaient.
Thomas observa Ivelios maîtriser la verbe avortée de sa femme d’un geste, et cela l’amusa plus qu’il ne le montrait. Peut-être que finalement, la rancoeur venait de la branche Kelley.
L’amusement de Thomas fondit comme neige au Soleil lorsque Ivelios remit en question la confiance qu’il pouvait placer en lui. Bien sûr, il faisait référence à Morrigan. Par Merlin… cette histoire allait-elle le suivre encore longtemps ? C’était lui qui avait le plus souffert, dans cette fichue affaire. Pas cette demeurée portée sur le meurtre.
« Et je ne puis que vous remercier de m’accorder votre confiance malgré cette… fâcheuse histoire », répondit Thomas. Il remercia Ivelios d’une inclination de la tête, avant de se redresser. « Vous aurez Kenneth, et toute les retombées que sa capture entraînera. Et moi, la garantie que mon père ne retournera pas à Azkaban. Vous n’entendrez plus parlez de nous ». Thomas se permit un sourire, alors que son attention dérivait sur Dayla. « Enfin, si tant est que vous gardiez les crocs de votre charmante épouses loin de ma gorge, bien sûr. Elle fut déjà bien suffisamment malmenées par celle de votre fille. »
Thomas caressa un instant les traits de Dayla. Bien malgré lui, le visage de Morrigan se superposait sur le sien. Il revoyait son sourire, le vrai, celui qu’il avait aimé au premier regard.
Pourquoi avait-il fallu qu’elle se mue en gorgone ?
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Danse avec les hyènes
« Lui accordez-vous réellement votre confiance ? » demanda Dayla d’un ton posé, presque détaché, tout en fixant la porte par laquelle le jeune Sangblanc avait quitté la pièce. « Je doute fortement que l’on puisse s’en remettre à lui pour une mission d’une telle importance. » Elle croisa lentement les bras sur sa poitrine et tourna le regard vers son époux, scrutant son visage à la recherche du moindre signe de doute.
« Il n’est pas nécessaire de nous alarmer à ce sujet, » répondit Ivelios avec calme, sans lever les yeux, avant de se détourner de la porte pour se diriger vers son bureau où l’attendaient plusieurs dossiers. Il en ouvrit un distraitement, comme si le sujet ne méritait pas plus d’attention. « Les risques sont limités. Si jamais il échoue et tente de divulguer notre entretien, ce ne sera que sa parole contre la nôtre. »
Dayla se redressa lentement, s’approcha de son mari et se posta face à lui, le visage fermé, les sourcils légèrement froncés.
« Vous oubliez que notre réputation est déjà fragilisée. Nous avons été trop présents, trop actifs. À force de manœuvrer dans l’ombre, nous attirerons l’attention. Et nous nous engageons dans une action hasardeuse uniquement pour retrouver un homme que— »
« —un homme qui, s’il est retrouvé, pourrait restaurer notre image aux yeux du Conseil, » coupa Ivelios d’une voix ferme, tout en se tournant vers elle. Il s’approcha et posa doucement ses mains sur les hanches de son épouse, l’attirant vers lui avec douceur.
« Je suis parfaitement conscient de la précarité de notre position actuelle. Mais si nous refusons de prendre des risques, alors nous n’avons plus rien à faire au sein du Conseil. Ce n’est pas en restant passifs que nous regagnerons notre influence. »
Dayla ferma un instant les yeux et se laissa aller contre lui, posant sa tête contre son épaule. Elle inspira profondément, comme pour apaiser les doutes qui l’assaillaient, puis l’enlaça avec tendresse.
« Je vous fais confiance, et vous le savez. Quelles que soient les décisions que vous prendrez, vous demeurez le chef de cette famille. Mais il est de mon devoir, en tant qu’épouse, de vous rappeler les conséquences que pourraient entraîner nos actes. Les ignorer serait faire preuve de négligence. »
Ivelios lui prit la main et l’entraîna doucement vers la sortie.
« Je comprends vos réserves, Dayla. Mais je vous assure qu’elles ne sont pas fondées. Tout est sous contrôle. »
Elle le suivit, les doigts entrelacés aux siens, sans cacher sa réticence.
« Je ne porte guère ce Sangblanc dans mon cœur… Pas après ce qu’il a fait à Morrigan. »
Un léger rire s’échappa des lèvres d’Ivelios.
« S’il accomplit sa mission, nous retrouverons notre place auprès du Conseil. S’il échoue, il sera capturé… ou éliminé... Et s'il le faut, nous l'executerons nous-meme Et dans ce cas, il n’aura récolté que le fruit de ses choix. »
Dayla plongea son regard dans celui de son époux, y cherchant une certitude qu’elle connaissait déjà. Elle lui adressa un sourire discret, presque résigné, et hocha la tête en signe d’acceptation. Puis, sans un mot de plus, ils quittèrent le bureau, bras dessus, bras dessous, conscients du prix que cet entretien pourrait exiger.
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« Il n’est pas nécessaire de nous alarmer à ce sujet, » répondit Ivelios avec calme, sans lever les yeux, avant de se détourner de la porte pour se diriger vers son bureau où l’attendaient plusieurs dossiers. Il en ouvrit un distraitement, comme si le sujet ne méritait pas plus d’attention. « Les risques sont limités. Si jamais il échoue et tente de divulguer notre entretien, ce ne sera que sa parole contre la nôtre. »
Dayla se redressa lentement, s’approcha de son mari et se posta face à lui, le visage fermé, les sourcils légèrement froncés.
« Vous oubliez que notre réputation est déjà fragilisée. Nous avons été trop présents, trop actifs. À force de manœuvrer dans l’ombre, nous attirerons l’attention. Et nous nous engageons dans une action hasardeuse uniquement pour retrouver un homme que— »
« —un homme qui, s’il est retrouvé, pourrait restaurer notre image aux yeux du Conseil, » coupa Ivelios d’une voix ferme, tout en se tournant vers elle. Il s’approcha et posa doucement ses mains sur les hanches de son épouse, l’attirant vers lui avec douceur.
« Je suis parfaitement conscient de la précarité de notre position actuelle. Mais si nous refusons de prendre des risques, alors nous n’avons plus rien à faire au sein du Conseil. Ce n’est pas en restant passifs que nous regagnerons notre influence. »
Dayla ferma un instant les yeux et se laissa aller contre lui, posant sa tête contre son épaule. Elle inspira profondément, comme pour apaiser les doutes qui l’assaillaient, puis l’enlaça avec tendresse.
« Je vous fais confiance, et vous le savez. Quelles que soient les décisions que vous prendrez, vous demeurez le chef de cette famille. Mais il est de mon devoir, en tant qu’épouse, de vous rappeler les conséquences que pourraient entraîner nos actes. Les ignorer serait faire preuve de négligence. »
Ivelios lui prit la main et l’entraîna doucement vers la sortie.
« Je comprends vos réserves, Dayla. Mais je vous assure qu’elles ne sont pas fondées. Tout est sous contrôle. »
Elle le suivit, les doigts entrelacés aux siens, sans cacher sa réticence.
« Je ne porte guère ce Sangblanc dans mon cœur… Pas après ce qu’il a fait à Morrigan. »
Un léger rire s’échappa des lèvres d’Ivelios.
« S’il accomplit sa mission, nous retrouverons notre place auprès du Conseil. S’il échoue, il sera capturé… ou éliminé... Et s'il le faut, nous l'executerons nous-meme Et dans ce cas, il n’aura récolté que le fruit de ses choix. »
Dayla plongea son regard dans celui de son époux, y cherchant une certitude qu’elle connaissait déjà. Elle lui adressa un sourire discret, presque résigné, et hocha la tête en signe d’acceptation. Puis, sans un mot de plus, ils quittèrent le bureau, bras dessus, bras dessous, conscients du prix que cet entretien pourrait exiger.
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