Les ruines d'un foyer
Samedi 16 Avril 2050
Solo
Solo
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Salone Melrose (père), Malone Melrose (frère), Alaric Melrose (Grand-père)
- Lien vers la fiche du PNJ : l'index des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Développer la famille d'Alizée et les changements de vie récent.
Franchir les portes du manoir Melrose avant l'été, voilà quelque chose qu'Alizée n'aurait pas songé faire une fois de plus cette année. Depuis qu'elle était à Poudlard tout était différent, comme si son monde, d'ors et déjà éclaté en mille morceaux, se fragmentait encore un peu plus au fil des semaines.
Plongée dans ses études, la jeune fille tentait de ne pas y penser. Mais comment ignorer les changements soudains d'un environnement d'ordinaire si fade de renouvellement ? Entre Arianne, qui n'avait été là que deux semaines durant l'été dernier, avant d'être renvoyée chez ses parents par Salone. Ce dernier s’enfermant le plus clair de son temps à clé dans son bureau, écrivant de nombreuses pages sur on ne sait quel sujet. Et Malone... Malone qui, lui, paraissait si différent de tout ce à quoi il avait habitué sa petite sœur. Il divergeait de ce qu’elle avait connu jusque-là. Il semblait jouer un nouveau jeu de stratégie et de relation, comme si cela comptait réellement pour de pauvres sang-mêlés comme eux. Pensait-il pouvoir se hisser si facilement parmi les plus grands ? Impossible pour Alizée de le deviner. Elle avait juste ce désagréable sentiment que toute sa vie lui échappait à présent.
Était-ce son monde qui changeait brutalement ? Ou bien simplement son regard d'enfant qui commençait à se tourner vers un monde plus adulte, moins naïf ? Elle n'en savait rien. Mais ce dont elle était sûre, c'est que le fait que tout ait l'air de se passer dans son dos ne lui plaisait pas. Pas du tout même. Il fallait qu’elle reprenne le contrôle. Qu’elle dirige sa vie. Comme avant.
Comme avant ? Mais avant quand ? Y avait-il seulement eu un seul instant de son existence où elle avait été plus qu’un simple pantin ? Plus qu’une petite poupée de cire que l’on fait bouger à sa guise ?
Quand père lui disait de s’asseoir, elle s’asseyait. Quand il lui imposait de se lever, elle obéissait. Quand il lui ordonnait de se tenir droite, elle s’exécutait. Finalement, y avait-il eu un seul moment où elle avait été maîtresse de son destin ? Non, il était évident que non.
Alors, comme à chaque fois quand il lui avait dit de prendre le Poudlard Express pour rentrer, elle avait fait ses affaires et était partie.
Lasse, elle avait passé le trajet à regarder les arbres qui défilaient, sans grande conviction. S’imaginant à la place de l’un de ces oiseaux ou de ces renards qui arpentent les forêts du pays au fil des saisons. Libre. Marchant ou bon leur semble. Tout ça sans aucune pression. Juste eux. Elle rêvait par moment de pouvoir devenir comme ces créatures. Rien le temps d’une journée, rien que le temps d'oublier.
Enfin, ça n'était là qu'un rêve sans queue ni tête. Alizée était une sorcière, bien en chair, coincée entre deux mondes dans lesquels personne ne veut d'enfant, dont la Genèse est un mélange interdit.
Alors quand la cadette avait poussé les portes du manoir, elle s'attendait inexorablement à de nouveau devoir faire face à ce tiraillement entre son univers à elle et celui dont sa génitrice faisait partie. Elle s'attendait à, de nouveau, être prise entre deux feux. À retrouver cet inconfort qu'elle tentait tant bien que mal d'effacer quand elle se trouvait à l'école. Elle s'attendait à revoir le visage de l'engeance qui lui servait de figure maternelle. À devoir, une fois de plus, l'ignorer chaque jour passant. Pendant que cette dernière tenterait de lancer des phrases bateau, comme si cela effacerait toutes ces années de négligence.
Pourtant, en passant le pas de la porte, aucun mot de bienvenue. Aucun cris d'un petit frère idiot et puéril. Aucune femme assise dans le canapé, une tasse de café à la main. Aucun enfant courant partout sans raison. Toutes ces choses, d'ordinaire si agaçantes, avaient disparu. Laissant à la place un immense vide. Un silence étrangement apaisant, si reposant que cela en devenait presque angoissant.
Alizée posa son sac au pas des escaliers. Puis, elle tourna la tête, cherchant autour d'elle les deux éléments manquants. Quelque chose clochait, elle en était sûre et certaine. Elle se tourna et s'avança donc vers son paternel en quête de réponse.
- Elle n'est pas là ?
- Elle est retournée à son domicile familial.
- Pour combien de temps ?
- Toujours chère sœur. Toujours...
Répondit Malone en descendant les escaliers pour rejoindre le reste de la famille. La jeune fille l'aurait surement serré dans ses bras si les évènements n'avaient pas été si perturbants.
- Malone. Répondit-elle, lui adressant juste un signe de tête. Puis-je connaitre la raison derrière ce départ soudain ?
- Il n'y a rien de soudain. Je n'ai fait que réparer l'erreur qui me rongeait depuis des années. Répondit Salone de son habituelle sècheresse.
Réparer l'erreur ? Comme si se séparer de cette femme allait nettoyer le sang qu'il avait lui-même souillé en s'alliant avec.
- Owen s'en est allé avec elle ?
- Oui.
- Est-ce bien prudent ? Il est certes en retard, mais sa magie devrait s'éveiller prochainement. Le laisser dans un environnement moldu, cela peut poser problème.
Un lourd silence s'installa, pendant que les deux hommes échangeaient un regard. Personne n'avait jugé bon de prévenir de la séparation avec Arianne et de son départ avec le benjamin. Alizée, était par conséquent, désormais convaincu qu'il y avait autre chose dont on ne l'avait sciemment pas informé. C'était évident, les réactions ne mentaient pas, elle. Le sang de la jeune fille commençait à chauffer et sa patience commençait à s'amenuiser.
- Et bien ? Lança-t-elle à l'égard des adultes qui peinaient à se décider, à transmettre ou non l'information.
- Owen n'a pas sa place parmi nous.
Voilà une réponse avec laquelle la jeune fille était bien d'accord. Cependant, elle n'en saisissait pas le réel sens.
- Cela fait bien longtemps que l'on sait cela. Il n'est pas discipliné et éduqué comme nous. Dit-elle, faisant référence à Malone et elle.
- Owen... Soupira Salone. Owen n'est qu'un misérable moldue comme sa mère.
Owen était quoi ?! Comment ? C'était impossible. Alizée peinait à y croire. Restant sans mots devant cette annonce.
Elle qui avait toujours méprisé son frère, pour son retard, pour son attitude, pour sa relation avec leur mère. Jamais elle n'aurait pu imaginer une chose si... critique.
Alors, comme ça, son père avait enfanté un rejeton défaillant. L'idée que cela aurait pu tomber sur elle ou sur son aîné déclencha un frisson qui parcourut l'entièreté de son corps.
Et l'idée qu'un évènement si majeur se soit produit sans que personne ne l'en informe, sans que Malone ne lui en parle était d'autant plus insupportable. On ne cessait de lui dire de se comporter comme une adulte, comme une vraie sorcière, comme quelqu'un de son rang. Mais dès qu'il fallait en retour, la traiter comme telle, plus personne n'était présent. Rien que d'y réfléchir, son sang bouillonnait en elle.
Ça commençait à faire beaucoup en trop peu de temps. La Serpentard avait besoin de passer un petit moment seule avec elle-même pour digérer. Elle commença donc à bouger pour s'éclipser.
- Ah, oui, et au fait. Je te veux prête dans 35 minutes, sans faute.
- Prête ? Pourquoi cela ?
- Nous attendons des invités importants.
- Des invités ? Répondit-elle. Était-ce réellement le moment de recevoir qui que ce soit au domicile ?
- Oui, tes grands-parents seront là prochainement. Maintenant, cesse de discuter et arrange-toi. Ordonna son père.
Alizée jeta un regard déconcerté à son frère, qui évitait de croiser trop longtemps les yeux de sa cadette. Alors comme ça, il savait. Il était au courant de cela aussi.
Tout son monde semblait tombé à la renverse. Plus rien n'était comme ce qu'elle avait connu. Elle était désorientée, mais surtout en colère.
- Oui père. Grinça-t-elle, avant de lancer un dernier regard assassin à son aîné. Elle se tourna ensuite pour attraper son sac au pied de l'escalier et monta rapidement les marches du manoir. Une fois hors de vue, elle courut à travers le couloir pour arriver le plus vite possible dans ses appartements. Elle claqua violemment la porte avant de s'approcher du lit, tombant sur les genoux devant ce dernier.
Quand est-ce que tout avait bien pu dérapé ?
Dernière modification par Alizée Melrose le 29 juil. 2025, 19:10, modifié 1 fois.
Les ruines d'un foyer
Le silence. Le silence de sa colère, voilà la seule chose qu'Alizée voulait offrir au reste du monde. Leur faire comprendre l'étendue des ressentiments enfermés dans son cœur froid.
Pourtant, malgré ce vœu de solitude, on toqua à sa porte. Elle ne prononça pas un mot, ne jeta pas un regard à l'entrée, espérant que le message serait compris. Mais que nenni. Elle entendit bien trop rapidement le bruit de la poignée s'enclencher pour entrer. Sans surprise, c'était Malone. Sa sœur l'ignora.
- Pourquoi es-tu si contrarié ?
Elle se mura dans le silence, faisant comme si il n'existait pas.
- Le départ de mère t'atteint à ce point ? Continua-t-il, cherchant à briser la barrière de sa cadette. Il n'y a pas de quoi se mettre dans cet état, Ali...
Il n'eut pas le temps de finir qu'Alizée lui avait lancé un oreiller en pleine figure. Elle avait saisi le premier à sa portée et l'avait lancé l'objet de toutes ses forces, sur son interlocuteur. La rage se lisait dans ses yeux. Les dents serrées, elle hésita avant de répliquer, mais finit par laisser sa colère s'exprimer en dessinant des mots sur ses jolies lèvres rouges.
- Pas de quoi me mettre dans cet état ?! Lui lâcha-t-elle sechement.
- N... Elle le coupa avant qu'il ne puisse répondre.
- Tu te moques de moi ? Le ton commençait à monter. Facile à dire pour toi, l'enfant prodige. Tu es au courant de tout en temps et en heure. Tu as la confiance de tout le monde dans cette maison. Même si je commence à regretter de t'accorder la mienne.
- Ne soit pas si radicale, enfin...
- Ne me dit pas ce que je dois faire ! Mets-toii à ma place deux secondes et cesse ce discours bateau et sans fond. Elle se tue, il fallait qu'elle se calme ou tout allait déraper.
- Ne parle pas comme si je ne pensais pas à toi. Tout ce que je fais, je le fais pour toi, pour nous, pour cette famille. Répondit-il sans douceur. Avant de soupirer en passant une main dans ses cheveux pour se calmer.
- Si tu pensais réellement à moi, tu ne m'aurais pas mise de côté de la sorte. Sais-tu comment je me sens depuis 1 an ? Tu me croyais trop jeune pour m'en rendre compte, mais je sais depuis le début que quelque chose se trame dans mon dos. Un rictus se dessina sur son visage, et un rire narquois lui échappa. Tu me connais certainement très bien, Malone, mais je te connais au moins autant. Ou du moins, je pensais te connaitre...
Dans le reflet de ses yeux, son frère pouvait lire la déception dont elle était remplie. Elle se releva, lui faisant maintenant face. Il était visiblement déconcerté devant les émotions de sa sœur. Elle qui depuis sa plus tendre enfance ne laissait que peu paraitre ses émotions et encore moins sa colère, ses angoisses et ses peines, la voir exploser de la sorte, c'était pour le moins inattendu. Il se baissa pour ramasser le coussin à présent au sol avant de s'avancer pour le tendre à la Serpentard, qui lui arracha des mains.
- Et bien ? Tu n'as rien à répondre ?
Elle souffla avant de se tourner. Elle jeta le coussin sur son lit avant d'en faire le tour pour aller près de la fenêtre. Elle regarda ensuite Malone, attendant que celui-ci dise quelque chose. Mais rien. Comment expliquer à une jeune fille de 13 ans les jeux de relations, intra mais aussi inter familiales ?
Elle savait sans nul doute au fond d'elle la vérité. Elle savait au fond que cela ne lui aurait rien apporté d'apprendre le départ de sa mère plus tôt. Et elle savait également qu'il lui manquait de nombreux éléments pour comprendre pourquoi les grands-parents, qu'elle avait toujours cru morts ou disparus, arrivaient comme ça d'un coup dans sa demeure et dans sa vie. Le sujet avait toujours été si tabou, si secret. Même Malone ne devait pas avoir toutes les clés et les réponses en sa possession.
Mais même en ayant conscience de tout cela, les émotions qui criaient en elle refusaient de se taire. Alizée n'arrivait pas à les étouffer. Et le temps filait, le moment fatidique était pour bientôt.
- Si tu n'as rien à ajouter, je te laisse prendre congé, j'ai à faire. Je vous retrouverai, prête, en bas d'ici une vingtaine de minutes, comme prévu.
- Bien. Dans ce cas, à tout à l'heure. Se contenta-t-il de répondre, insatisfait de la façon dont la conversation avait tourné et se terminait.
Elle tourna la tête en direction de l'extérieur, adossée contre le mur, pendant que Malone se retirait de la pièce.
Une larme coula sur son visage. Elle l'essuya d'un revers de la main avant d'aller s'asseoir devant sa coiffeuse, saisissant de quoi brosser sa longue chevelure. Elle finit par batailler avec ses pointes, passant ses nerfs comme elle le pouvait. Elle attacha ses cheveux en demi-queue, avant de poser la brosse en soupirant de plus belle. Elle se leva ensuite et ouvrit le placard afin de prendre de quoi se changer. Elle enfila une longue jupe plissée noire, qu'elle assembla avec une chemise blanche à manches longues. Puis, elle se regarda dans la glace, sans un mot. Pleine d'appréhension.
Quel genre de personnes étaient les membres de sa famille ? Y avait-il d'autres personnes que ses grands-parents ? Accepteraient-ils sa condition de sang-mêlé ? Étaient-ils seulement eux-mêmes né-sorciers ? Alizée n'en savait strictement rien. Et cela n'était pas rassurant. Si seulement elle avait quelqu'un avec qui partager ses tourments. D'ordinaire, elle aurait eu Malone. Mais à présent, elle n'était plus sûre de rien à propos d'eux. Pouvait-elle toujours avoir confiance en lui, alors que lui ne semblait pas placer la même confiance en elle ? Pour le moment, elle ne savait pas. Et elle n'avait pas le temps d'y réfléchir.
Il ne lui restait à peine plus que 5 minutes avant le moment fatidique. Plantée devant la glace, elle s'arrangea. Puis, elle prit une grande inspiration. Elle ferma les yeux et expira. Évacuant ainsi toutes les pensées et émotions parasites qui grouillaient en elle. La noiraude récupéra son calme olympien, son air froid et distant refermant ainsi la bulle qui la protégeait habituellement des blessures du monde extérieur.
Pourtant, malgré ce vœu de solitude, on toqua à sa porte. Elle ne prononça pas un mot, ne jeta pas un regard à l'entrée, espérant que le message serait compris. Mais que nenni. Elle entendit bien trop rapidement le bruit de la poignée s'enclencher pour entrer. Sans surprise, c'était Malone. Sa sœur l'ignora.
- Pourquoi es-tu si contrarié ?
Elle se mura dans le silence, faisant comme si il n'existait pas.
- Le départ de mère t'atteint à ce point ? Continua-t-il, cherchant à briser la barrière de sa cadette. Il n'y a pas de quoi se mettre dans cet état, Ali...
Il n'eut pas le temps de finir qu'Alizée lui avait lancé un oreiller en pleine figure. Elle avait saisi le premier à sa portée et l'avait lancé l'objet de toutes ses forces, sur son interlocuteur. La rage se lisait dans ses yeux. Les dents serrées, elle hésita avant de répliquer, mais finit par laisser sa colère s'exprimer en dessinant des mots sur ses jolies lèvres rouges.
- Pas de quoi me mettre dans cet état ?! Lui lâcha-t-elle sechement.
- N... Elle le coupa avant qu'il ne puisse répondre.
- Tu te moques de moi ? Le ton commençait à monter. Facile à dire pour toi, l'enfant prodige. Tu es au courant de tout en temps et en heure. Tu as la confiance de tout le monde dans cette maison. Même si je commence à regretter de t'accorder la mienne.
- Ne soit pas si radicale, enfin...
- Ne me dit pas ce que je dois faire ! Mets-toii à ma place deux secondes et cesse ce discours bateau et sans fond. Elle se tue, il fallait qu'elle se calme ou tout allait déraper.
- Ne parle pas comme si je ne pensais pas à toi. Tout ce que je fais, je le fais pour toi, pour nous, pour cette famille. Répondit-il sans douceur. Avant de soupirer en passant une main dans ses cheveux pour se calmer.
- Si tu pensais réellement à moi, tu ne m'aurais pas mise de côté de la sorte. Sais-tu comment je me sens depuis 1 an ? Tu me croyais trop jeune pour m'en rendre compte, mais je sais depuis le début que quelque chose se trame dans mon dos. Un rictus se dessina sur son visage, et un rire narquois lui échappa. Tu me connais certainement très bien, Malone, mais je te connais au moins autant. Ou du moins, je pensais te connaitre...
Dans le reflet de ses yeux, son frère pouvait lire la déception dont elle était remplie. Elle se releva, lui faisant maintenant face. Il était visiblement déconcerté devant les émotions de sa sœur. Elle qui depuis sa plus tendre enfance ne laissait que peu paraitre ses émotions et encore moins sa colère, ses angoisses et ses peines, la voir exploser de la sorte, c'était pour le moins inattendu. Il se baissa pour ramasser le coussin à présent au sol avant de s'avancer pour le tendre à la Serpentard, qui lui arracha des mains.
- Et bien ? Tu n'as rien à répondre ?
Elle souffla avant de se tourner. Elle jeta le coussin sur son lit avant d'en faire le tour pour aller près de la fenêtre. Elle regarda ensuite Malone, attendant que celui-ci dise quelque chose. Mais rien. Comment expliquer à une jeune fille de 13 ans les jeux de relations, intra mais aussi inter familiales ?
Elle savait sans nul doute au fond d'elle la vérité. Elle savait au fond que cela ne lui aurait rien apporté d'apprendre le départ de sa mère plus tôt. Et elle savait également qu'il lui manquait de nombreux éléments pour comprendre pourquoi les grands-parents, qu'elle avait toujours cru morts ou disparus, arrivaient comme ça d'un coup dans sa demeure et dans sa vie. Le sujet avait toujours été si tabou, si secret. Même Malone ne devait pas avoir toutes les clés et les réponses en sa possession.
Mais même en ayant conscience de tout cela, les émotions qui criaient en elle refusaient de se taire. Alizée n'arrivait pas à les étouffer. Et le temps filait, le moment fatidique était pour bientôt.
- Si tu n'as rien à ajouter, je te laisse prendre congé, j'ai à faire. Je vous retrouverai, prête, en bas d'ici une vingtaine de minutes, comme prévu.
- Bien. Dans ce cas, à tout à l'heure. Se contenta-t-il de répondre, insatisfait de la façon dont la conversation avait tourné et se terminait.
Elle tourna la tête en direction de l'extérieur, adossée contre le mur, pendant que Malone se retirait de la pièce.
Une larme coula sur son visage. Elle l'essuya d'un revers de la main avant d'aller s'asseoir devant sa coiffeuse, saisissant de quoi brosser sa longue chevelure. Elle finit par batailler avec ses pointes, passant ses nerfs comme elle le pouvait. Elle attacha ses cheveux en demi-queue, avant de poser la brosse en soupirant de plus belle. Elle se leva ensuite et ouvrit le placard afin de prendre de quoi se changer. Elle enfila une longue jupe plissée noire, qu'elle assembla avec une chemise blanche à manches longues. Puis, elle se regarda dans la glace, sans un mot. Pleine d'appréhension.
Quel genre de personnes étaient les membres de sa famille ? Y avait-il d'autres personnes que ses grands-parents ? Accepteraient-ils sa condition de sang-mêlé ? Étaient-ils seulement eux-mêmes né-sorciers ? Alizée n'en savait strictement rien. Et cela n'était pas rassurant. Si seulement elle avait quelqu'un avec qui partager ses tourments. D'ordinaire, elle aurait eu Malone. Mais à présent, elle n'était plus sûre de rien à propos d'eux. Pouvait-elle toujours avoir confiance en lui, alors que lui ne semblait pas placer la même confiance en elle ? Pour le moment, elle ne savait pas. Et elle n'avait pas le temps d'y réfléchir.
Il ne lui restait à peine plus que 5 minutes avant le moment fatidique. Plantée devant la glace, elle s'arrangea. Puis, elle prit une grande inspiration. Elle ferma les yeux et expira. Évacuant ainsi toutes les pensées et émotions parasites qui grouillaient en elle. La noiraude récupéra son calme olympien, son air froid et distant refermant ainsi la bulle qui la protégeait habituellement des blessures du monde extérieur.
Les ruines d'un foyer
Il était temps. Temps d'affronter le mystère qui se cachait derrière ce mystérieux invité. Qui pouvait bien pouvoir venir rendre visite à la famille dans des temps si... Mouvementé. Alizée n'en savait rien. Mais, comme une poupée que l'on dirigeait, elle marcha dans le couloir jusqu'à arriver en haut des escaliers qui menaient au hall d'entrée. Des voix résonnaient. Tout était de plus en plus intrigant. La Serpentard descendit quelques marches jusqu'à être en capacité de voir qui se trouvait là. Sous ses yeux, son frère, droit, les mains croisées dans le dos, il respectait les codes et ne bougeait pas tant qu'on ne lui en avait pas donné l'autorisation. Un peu plus loin devant. Salone. Son paternel. Et en face de lui, un homme. Plus vieux, d'au moins 20 ans, les cheveux gris, le teint pâle. On pouvait y voir une petite ressemblance avec Salone. Ce dernier semblait rude, et surtout en colère. Il s'énervait sans retenue sur l'adulte devant lui.
- Comment oses-tu Salone ? Comment oses-tu demander, pourquoi ma tendre Elora n'est pas là ? Il marqua une pause et souffla. Si tu t'intéressais vraiment à cela, tu aurais pris de ses nouvelles bien plus tôt. Regarde-toi, tu ne sais même pas que ta propre mère est morte il y a plusieurs années maintenant.
- Comment... Je ne voulais pas... Sa mine se décomposa rapidement à l'annonce de cette nouvelle. Il n'eut même pas le temps de poursuivre que l'inconnue le coupa.
- Tu ne voulais pas quoi ? Tu fuis la maison et le pays sans un mot du jour au lendemain. Tu ne donnes aucune nouvelle à personne. Ensuite, tu me contactes 30 ans après comme si de rien était. Et je me rends compte que tu t'es confortablement installé dans la propriété familiale que nous avons dû quitter parce qu'Elora ne supportait plus d'y voir quotidiennement les souvenirs qu'elle avait de toi ! À chaque phrase, le ton montait. Comme des coups de couteau toujours plus violents les uns que les autres. Alors tu ne voulais pas quoi ?
- Je...
Plus aucun mot ne s'échappait des lèvres de leur paternel. Le choc, l'effroi se lisait sur son visage.
L'homme, lui, se tourna et s'avança en direction de Malone, avant d'apercevoir Alizée, la main sur la rampe, en haut des escaliers. Son visage s'illumina d'un étrange mélange entre joie et mélancolie. Elle descendit les marches, silencieuse, inexpressive, venant se placer au côté de son aîné, face au vieil homme. Elle avait compris, cet homme, cet inconnu, n'était autre que son grand-père. Celui qu'elle pensait mort depuis si longtemps.
Il y avait tant de choses à assimiler actuellement. L'histoire de son père, la mort de cette grand-mère qu'elle n'avait jamais connue et l'existence d'une famille qu'elle pensait disparue.
- Elle lui ressemble tellement. Murmura le septuagénaire. Tournant ensuite la tête d'un air dédaigneux vers son fils. Tu auras au moins réussi à me faire une descendance de qualité. Il se tourna de nouveau vers la fratrie. Je m'appelle Alaric Melrose. Je suis le père de Salone, le doyen de la branche anglo-saxonne et le patriarche de notre famille.
Son ton était solennel. Traduisant sa fierté et son sens du devoir. Une information de plus à assimiler. Il y avait donc plusieurs branches chez les Melrose. Le cerveau d'Alizée bouillonnait de questions, d'envie, d'incompréhension. Mais il fallait qu'elle se ressaisisse. Elle attendit que Malone se présente pour le faire. Respectant ainsi l'ordre de naissance.
- Je suis Malone Melrose, l'aîné de la fratrie. Dit-il en s'inclinant et souriant.
- Je m'appelle Alizée Melrose, monsieur. C'est un honneur de vous rencontrer. Elle saisit les pans de sa jupe, tirant une élégante révérence.
Ces petites courbettes semblaient avoir trouvé grâce aux yeux d'Alaric, qui affichait maintenant une mine satisfaite.
Alizée, elle, jeta un regard rempli de dégoût à son père. Elle cultivait en elle une rancœur contre lui depuis bien longtemps. Ayant du mal à digérer le fait qu'il ait fait sa vie avec une moldue. Mais elle était toujours passée au-dessus, voyant son père comme un grand sorcier mystérieux. Elle avait appris auprès de lui en pensant qu'il siégeait parmi les grands de ce monde. Alors, elle avait enfoui cette petite graine de rancœur au fond d'elle.
Mais les révélations du jour avaient fait fleurir en elle cette petite pousse qu'elle avait toujours tentée de réprimer. Cet homme qu'elle admirait depuis l'enfance était un déserteur, un menteur et visiblement désormais la honte de la famille.
Le silence naissant vint vite être rompu par le patriarche qui avait repris une expression plus sérieuse.
- Où est la mère que tu leur as choisie ? Comment se nomme-t-elle ?
Pas de réponse. Salone avait la tête baissée. Jamais, au grand jamais, Alizée n'aurait pensé le voir comme cela un jour. Il semblait si faible d'un coup, loin de l'image de roc qu'il avait toujours entretenue.
- Et bien, j'attends.
Un lourd silence enveloppait la pièce. Les secondes passaient, lentes. Dure. Froide. C'est Malone qui y mit un terme. Sachant que ce qu'il allait dire serait le coup de grâce pour leur père. Mais sûrement leur meilleure chance.
- Elle est retournée à son domicile familial avec notre petit frère. Père s'en est séparé. Salone lui lança un regard menaçant qui signifiait clairement que son fils devait s'en tenir là. Mais ce dernier en avait décidé autrement. Son nom vous sera sans aucun doute étranger, elle est moldue, comme notre benjamin.
Et voilà, il avait lancé ses mots comme un coup d'épée en plein dans le ventre de son paternel, dont le visage était sans conteste devenu la définition même du désespoir.
Alaric se figea, la rage, la colère et la haine se lisaient sans mal dans son regard. Pourtant, il ne cria point. Il ne frappa aucunement son fils. Il se contenta de pousser un long soupir qui semblait dire qu'il avait fait son choix.
- Salone, Philippe, Gaston, Melrose. Dit-il d'un air grave. Moi, Alaric Melrose, vous démet de vos droits successoraux et vous répudie de cette famille.
Le verdict était tombé. Un frisson parcourut la Serpentard. Qu'allait-il advenir d'eux à présent ? Elle eut à peine le temps d'y réfléchir que Salone s'inclina à genou devant son père pour le supplier.
- Père, vous ne pouvez pas. Je vous en conjure, je ne mérite... Il marqua une pause, cherchant habilement le moyen de faire changer d'avis le doyen. Ils ne méritent pas de subir un tel sort. Reprit-il en désignant les enfants.
Alaric réfléchit.
- Tu as raison. Le soulagement se lit soudain sur la tête du condamné. Ils ne méritent pas un tel sort. Ils viendront vivre avec moi à Godric's Hollow dès cet été. Et comme Alizée est encore mineure, tu me transférera sa garde, par hibou, le plus rapidement possible. Annonça-t-il.
Tout n'était pas perdu ! Alizée avait encore une petite chance d'avoir un avenir. Loin de son père, loin de ses souvenirs, loin de la vie qu'elle avait menée jusqu'à présent.
- Quant à toi, je te transférais quelques galions. Pars. Installe-toi où tu le souhaite mais je t'interdis formellement de revenir ici.
Salone ne savait plus quoi répondre. Désemparé, il se contenta d'acquiescer.
C'était bien trop facile, il avait certainement quelque chose derrière la tête, mais quoi ? Alizée n'aurait su le déterminer.
- Malone, Alizée. Faites vos affaires durant les vacances. J'enverrai des déménageurs pour les ramener dans votre nouveau foyer.
Sur ces mots, il tourna les talons, ouvrit la porte et sortit du manoir. Les deux enfants, n'eurent pas le temps de répondre à quoi que ce soit qu'il avait déjà transplané.
Dans tous les cas, aucun d'eux ne se voyait refuser une proposition si généreuse. Eux, qui avaient le sang souillé, savaient qu'ils auraient pu subir bien pire.
Ils regardèrent leur paternel se relever. Son visage traduisant ses pensées. Pour lui, tout était fini.
- Faites ce qu'il vous a dit. Je vous contacterai par hibou durant l'été.
Il tourna les talons. Et alla s'enfermer dans son bureau. Laissant derrière lui, les deux frère et sœur. Qui avait désormais un espoir d'un avenir nouveau.
- Comment oses-tu Salone ? Comment oses-tu demander, pourquoi ma tendre Elora n'est pas là ? Il marqua une pause et souffla. Si tu t'intéressais vraiment à cela, tu aurais pris de ses nouvelles bien plus tôt. Regarde-toi, tu ne sais même pas que ta propre mère est morte il y a plusieurs années maintenant.
- Comment... Je ne voulais pas... Sa mine se décomposa rapidement à l'annonce de cette nouvelle. Il n'eut même pas le temps de poursuivre que l'inconnue le coupa.
- Tu ne voulais pas quoi ? Tu fuis la maison et le pays sans un mot du jour au lendemain. Tu ne donnes aucune nouvelle à personne. Ensuite, tu me contactes 30 ans après comme si de rien était. Et je me rends compte que tu t'es confortablement installé dans la propriété familiale que nous avons dû quitter parce qu'Elora ne supportait plus d'y voir quotidiennement les souvenirs qu'elle avait de toi ! À chaque phrase, le ton montait. Comme des coups de couteau toujours plus violents les uns que les autres. Alors tu ne voulais pas quoi ?
- Je...
Plus aucun mot ne s'échappait des lèvres de leur paternel. Le choc, l'effroi se lisait sur son visage.
L'homme, lui, se tourna et s'avança en direction de Malone, avant d'apercevoir Alizée, la main sur la rampe, en haut des escaliers. Son visage s'illumina d'un étrange mélange entre joie et mélancolie. Elle descendit les marches, silencieuse, inexpressive, venant se placer au côté de son aîné, face au vieil homme. Elle avait compris, cet homme, cet inconnu, n'était autre que son grand-père. Celui qu'elle pensait mort depuis si longtemps.
Il y avait tant de choses à assimiler actuellement. L'histoire de son père, la mort de cette grand-mère qu'elle n'avait jamais connue et l'existence d'une famille qu'elle pensait disparue.
- Elle lui ressemble tellement. Murmura le septuagénaire. Tournant ensuite la tête d'un air dédaigneux vers son fils. Tu auras au moins réussi à me faire une descendance de qualité. Il se tourna de nouveau vers la fratrie. Je m'appelle Alaric Melrose. Je suis le père de Salone, le doyen de la branche anglo-saxonne et le patriarche de notre famille.
Son ton était solennel. Traduisant sa fierté et son sens du devoir. Une information de plus à assimiler. Il y avait donc plusieurs branches chez les Melrose. Le cerveau d'Alizée bouillonnait de questions, d'envie, d'incompréhension. Mais il fallait qu'elle se ressaisisse. Elle attendit que Malone se présente pour le faire. Respectant ainsi l'ordre de naissance.
- Je suis Malone Melrose, l'aîné de la fratrie. Dit-il en s'inclinant et souriant.
- Je m'appelle Alizée Melrose, monsieur. C'est un honneur de vous rencontrer. Elle saisit les pans de sa jupe, tirant une élégante révérence.
Ces petites courbettes semblaient avoir trouvé grâce aux yeux d'Alaric, qui affichait maintenant une mine satisfaite.
Alizée, elle, jeta un regard rempli de dégoût à son père. Elle cultivait en elle une rancœur contre lui depuis bien longtemps. Ayant du mal à digérer le fait qu'il ait fait sa vie avec une moldue. Mais elle était toujours passée au-dessus, voyant son père comme un grand sorcier mystérieux. Elle avait appris auprès de lui en pensant qu'il siégeait parmi les grands de ce monde. Alors, elle avait enfoui cette petite graine de rancœur au fond d'elle.
Mais les révélations du jour avaient fait fleurir en elle cette petite pousse qu'elle avait toujours tentée de réprimer. Cet homme qu'elle admirait depuis l'enfance était un déserteur, un menteur et visiblement désormais la honte de la famille.
Le silence naissant vint vite être rompu par le patriarche qui avait repris une expression plus sérieuse.
- Où est la mère que tu leur as choisie ? Comment se nomme-t-elle ?
Pas de réponse. Salone avait la tête baissée. Jamais, au grand jamais, Alizée n'aurait pensé le voir comme cela un jour. Il semblait si faible d'un coup, loin de l'image de roc qu'il avait toujours entretenue.
- Et bien, j'attends.
Un lourd silence enveloppait la pièce. Les secondes passaient, lentes. Dure. Froide. C'est Malone qui y mit un terme. Sachant que ce qu'il allait dire serait le coup de grâce pour leur père. Mais sûrement leur meilleure chance.
- Elle est retournée à son domicile familial avec notre petit frère. Père s'en est séparé. Salone lui lança un regard menaçant qui signifiait clairement que son fils devait s'en tenir là. Mais ce dernier en avait décidé autrement. Son nom vous sera sans aucun doute étranger, elle est moldue, comme notre benjamin.
Et voilà, il avait lancé ses mots comme un coup d'épée en plein dans le ventre de son paternel, dont le visage était sans conteste devenu la définition même du désespoir.
Alaric se figea, la rage, la colère et la haine se lisaient sans mal dans son regard. Pourtant, il ne cria point. Il ne frappa aucunement son fils. Il se contenta de pousser un long soupir qui semblait dire qu'il avait fait son choix.
- Salone, Philippe, Gaston, Melrose. Dit-il d'un air grave. Moi, Alaric Melrose, vous démet de vos droits successoraux et vous répudie de cette famille.
Le verdict était tombé. Un frisson parcourut la Serpentard. Qu'allait-il advenir d'eux à présent ? Elle eut à peine le temps d'y réfléchir que Salone s'inclina à genou devant son père pour le supplier.
- Père, vous ne pouvez pas. Je vous en conjure, je ne mérite... Il marqua une pause, cherchant habilement le moyen de faire changer d'avis le doyen. Ils ne méritent pas de subir un tel sort. Reprit-il en désignant les enfants.
Alaric réfléchit.
- Tu as raison. Le soulagement se lit soudain sur la tête du condamné. Ils ne méritent pas un tel sort. Ils viendront vivre avec moi à Godric's Hollow dès cet été. Et comme Alizée est encore mineure, tu me transférera sa garde, par hibou, le plus rapidement possible. Annonça-t-il.
Tout n'était pas perdu ! Alizée avait encore une petite chance d'avoir un avenir. Loin de son père, loin de ses souvenirs, loin de la vie qu'elle avait menée jusqu'à présent.
- Quant à toi, je te transférais quelques galions. Pars. Installe-toi où tu le souhaite mais je t'interdis formellement de revenir ici.
Salone ne savait plus quoi répondre. Désemparé, il se contenta d'acquiescer.
C'était bien trop facile, il avait certainement quelque chose derrière la tête, mais quoi ? Alizée n'aurait su le déterminer.
- Malone, Alizée. Faites vos affaires durant les vacances. J'enverrai des déménageurs pour les ramener dans votre nouveau foyer.
Sur ces mots, il tourna les talons, ouvrit la porte et sortit du manoir. Les deux enfants, n'eurent pas le temps de répondre à quoi que ce soit qu'il avait déjà transplané.
Dans tous les cas, aucun d'eux ne se voyait refuser une proposition si généreuse. Eux, qui avaient le sang souillé, savaient qu'ils auraient pu subir bien pire.
Ils regardèrent leur paternel se relever. Son visage traduisant ses pensées. Pour lui, tout était fini.
- Faites ce qu'il vous a dit. Je vous contacterai par hibou durant l'été.
Il tourna les talons. Et alla s'enfermer dans son bureau. Laissant derrière lui, les deux frère et sœur. Qui avait désormais un espoir d'un avenir nouveau.
~ Fin ~