Cœur en peine
30 février 2050
@Esther Eastwood
@Esther Eastwood
Crystal soupira. Ce qu'elle allait faire n'était pas quelque chose qui la rendait heureuse. Malgré tout, c'était nécessaire. La Serpentarde laissa ses pas l'amener dans la Grande Salle, ses yeux cherchant le visage de sa petite amie parmi les sorciers présents. Une fois qu'elle lui aurait dit qu'elle la quittait, Esther allait lui manquer ce serait mieux pour tout le monde. Ces derniers temps, Crystal l'avait fui. Loin d'elle les sentiments qui l'habitaient en Noël 2048, lorsqu'elle lui avait avoué ses sentiments. Désormais restait cette sensation d'éloignement.
Elle ne comprennait plus Esther aussi bien qu'avant. Tout avait commencé à s'effondrer après leur dispute, lorsque la Poufsouffle avait révélé à Cheryl qu'elle était avec Crystal, sans l'accord de cette dernière. Malheureusement, la Serpentarde était présente, et avait coupé leur discussion, leur criant toutes les deux dessus. Depuis, il était indéniable que la jeune Serpentarde s'était éloignée d'Esther. Elle aurait aimé lui pardonner, vraiment. Mais si son coeur acceptait le pardon, son esprit, lui, reclamait vengeance.
Crystal remarqua enfin Esther, accompagnée d'autres sorciers. Son coeur rata un battement. Elle est belle Je dois le faire. Prenant son courage à deux mains, et sachant très bien que ce qu'elle ferait marquerait un point de non-retour, la jeune fille s'avança.
- Esther ? Je peux te parler ?
Le tressaillement dans sa voix était à peine perceptible. Malgré la douleur qui lui obscurissait le cœur, Crystal ne pouvait laisser paraître la partie d'elle qui s'accrochait aux souvenirs, et a l'amour que les deux filles s'étaient portées. Tout ça etait du passé. Et elle ne voulait pas que la suite de leur relation soit basée sur un mensonge.
Oui, Crystal paraîtrait froide, impitoyable et sans cœur durant ce qu'elle avait à lui dire. C'était le plus simple. Même si elle continuait de l'aimer Même si elle aurait aimé ne jamais avoir à faire ça.
314.
Ex-Préfète de Serpentard (29/04/25 au 12/11/25) - Au revoir, ce n'est qu'un au revoir !
Cœur en peine
Esther aimait cette période de l'année. Le moment où le vent froid qui vous pique l'extrémité des doigts d'une décharge électrique qui vous fait frissonner de façon incontrôlable laisse doucement la place à la bise rafraîchissante accompagnant chaque matin la rosée tandis que le monde se réveille petit à petit au rythme des couleurs orangées appelées communément l'aube.
Le printemps avait toujours fascinée la jeune Poufsouffle qui considérait depuis si longtemps cette saison comme une sorte de renouveau, une redécouverte du monde sous une nouvelle perspective. Les mines maussades s'effaçaient pour que les visages émerveillés s'accordent aux fleurs multicolores qui commencent à pointer le bout de leur nez, les habits conçus pour s'emmitoufler avec auprès de la cheminée se cachent au fond des placards pendant que les robes plus légères dansent au gré du zéphyr.
Cette pensée la réjouissait tant qu'elle choisit d'honorer ce changement de saison bien que celui-ci avait techniquement lieu dans quelques jours. La patience n'ayant jamais été son point fort, ne risquait en revanche pas d'arriver de si tôt... Apprêtée pour débuter cette journée en beauté, elle rejoignit ses camarades jaunes et noirs vers les escaliers qui semblaient prendre un malin plaisir à faire perdre du temps aux nombreux élèves souhaitant se rendre dans leurs salles de classe respectives mais pourtant rien ne semblait pouvoir atténuer la bonne humeur de la Poufsouffle.
Esther écoutait distraitement les conversations qui l'entouraient, intervenant de temps à autre le sourire aux lèvres en admirant l'ambiance printanière qui s'installait au fur et à mesure qu'elle regardait autour.
Son oreille fût attirer par une voix qu'elle pourrait reconnaître entre mille. La jeune Poufsouffle se retourna rayonnante, sa robe blanche tourbillonnant autour d'elle jusqu'à venir se poser délicatement au-dessus de ses genoux. Ses longues bottes dont la couleur faisait penser à un mélange entre le beige et la robe d'un Bai clair claquèrent contre le sol de la Grande Salle. Son sourire s'agrandit à la vue de sa petite amie. Esther pouvait voir du coin de l'œil un petit groupe de sorciers la regardant étonnés de son immense joie apparente qui semblait quelque peu excessive au vu de la situation.
- Crystal ! Tu te rends compte que dans exactement un jour on sera officiellement en mars et donc quasiment au printemps ? Je sais que ma tenue a l'air un peu trop estivale par rapport à la date d'aujourd'hui mais j'y peux rien, je peux pas attendre demain donc...
La deuxième année s'interrompit voyant que Crystal ne débordait pas d'impatience de lui parler du printemps, elle devait sûrement avoir autre chose à lui dire. La magnifique Serpentarde n'employait les mots "je peux te parler ?" que très rarement et lorsque c'était le cas, ce n'était jamais pour lui parler de la pluie et du beau temps.
Depuis leur toute première rencontre quelque peu houleuse, Esther avait toujours su que leurs caractères distincts seraient automatiquement conflictuels car certaines caractéristiques ne pouvait tout simplement pas changer. La Poufsouffle était d'un naturel plutôt optimiste et enjoué bien que ce n'était qu'une majeure partie du temps car personne ne pouvait être ainsi à longueur de journée. La verte et argent était d'un caractère disons... plutôt du genre réaliste ? Il fallait pour Crystal qu'on lui prouve par a+b que nos dires sont la réalité pour qu'elle accepte de prendre l'information en tant que vérité. Du moins, c'était ce que Esther pensait de son point de vue. Ce fût également ce côté si singulier de Crystal qui lui plu et qu'elle appris à aimer au fil du temps.
591 mots. @Crystal Eealis, j'espère que ce post te plaira
Le printemps avait toujours fascinée la jeune Poufsouffle qui considérait depuis si longtemps cette saison comme une sorte de renouveau, une redécouverte du monde sous une nouvelle perspective. Les mines maussades s'effaçaient pour que les visages émerveillés s'accordent aux fleurs multicolores qui commencent à pointer le bout de leur nez, les habits conçus pour s'emmitoufler avec auprès de la cheminée se cachent au fond des placards pendant que les robes plus légères dansent au gré du zéphyr.
Cette pensée la réjouissait tant qu'elle choisit d'honorer ce changement de saison bien que celui-ci avait techniquement lieu dans quelques jours. La patience n'ayant jamais été son point fort, ne risquait en revanche pas d'arriver de si tôt... Apprêtée pour débuter cette journée en beauté, elle rejoignit ses camarades jaunes et noirs vers les escaliers qui semblaient prendre un malin plaisir à faire perdre du temps aux nombreux élèves souhaitant se rendre dans leurs salles de classe respectives mais pourtant rien ne semblait pouvoir atténuer la bonne humeur de la Poufsouffle.
Esther écoutait distraitement les conversations qui l'entouraient, intervenant de temps à autre le sourire aux lèvres en admirant l'ambiance printanière qui s'installait au fur et à mesure qu'elle regardait autour.
Son oreille fût attirer par une voix qu'elle pourrait reconnaître entre mille. La jeune Poufsouffle se retourna rayonnante, sa robe blanche tourbillonnant autour d'elle jusqu'à venir se poser délicatement au-dessus de ses genoux. Ses longues bottes dont la couleur faisait penser à un mélange entre le beige et la robe d'un Bai clair claquèrent contre le sol de la Grande Salle. Son sourire s'agrandit à la vue de sa petite amie. Esther pouvait voir du coin de l'œil un petit groupe de sorciers la regardant étonnés de son immense joie apparente qui semblait quelque peu excessive au vu de la situation.
- Crystal ! Tu te rends compte que dans exactement un jour on sera officiellement en mars et donc quasiment au printemps ? Je sais que ma tenue a l'air un peu trop estivale par rapport à la date d'aujourd'hui mais j'y peux rien, je peux pas attendre demain donc...
La deuxième année s'interrompit voyant que Crystal ne débordait pas d'impatience de lui parler du printemps, elle devait sûrement avoir autre chose à lui dire. La magnifique Serpentarde n'employait les mots "je peux te parler ?" que très rarement et lorsque c'était le cas, ce n'était jamais pour lui parler de la pluie et du beau temps.
Depuis leur toute première rencontre quelque peu houleuse, Esther avait toujours su que leurs caractères distincts seraient automatiquement conflictuels car certaines caractéristiques ne pouvait tout simplement pas changer. La Poufsouffle était d'un naturel plutôt optimiste et enjoué bien que ce n'était qu'une majeure partie du temps car personne ne pouvait être ainsi à longueur de journée. La verte et argent était d'un caractère disons... plutôt du genre réaliste ? Il fallait pour Crystal qu'on lui prouve par a+b que nos dires sont la réalité pour qu'elle accepte de prendre l'information en tant que vérité. Du moins, c'était ce que Esther pensait de son point de vue. Ce fût également ce côté si singulier de Crystal qui lui plu et qu'elle appris à aimer au fil du temps.
591 mots. @Crystal Eealis, j'espère que ce post te plaira
Dernière modification par Esther Eastwood le 31 juil. 2025, 19:28, modifié 1 fois.
Esther Eastwood Fiche PR
~"Three words, eight letters, say it and I'm yours"~ #Gossip Girl
Couleur RP #a85dc6
Cœur en peine
Je ne vais pas y arriver. C'est pour le mieux. Crystal sentit son cœur se déchirer lorsque sa petite amie lui parla du printemps qui arriverait bientôt. Le printemps, la saison des amours, et des accouplements. Les fleurs, la joie, le soleil... des centaines de nuances qui se déployaient dans le ciel, pour mieux faire vibrer les cœurs. Sa petite amie avait elle conscience que l'entendre parler ainsi la torturait, elle qui allait lui briser le cœur ? La Serpentarde s'était tout de même promise d'aller jusqu'au bout. Mais elle avait imaginé la conversation tout autrement. Et jamais le printemps n'était entré dans ses comptes. Je ne vais pas y arriver. Il faut le faire. Crystal sentit les larmes lui monter aux yeux. La sensation de déchirement qui l'habitait était sans nulle autre pareil. Elle ne ressentait pas de douleur. Elle était douleur. C'était une sensation horrible, que d'aimer quelqu'un tout en s'éloignant de cette personne. C'était une sensation horrible que d'espérer le meilleur pour Esther tout en sachant que ce qu'elle allait faire la détruirais. C'était une sensation horrible que de sentir que la Poufsouffle ne s'attendait pas à cette rupture, que malgré tout, elle restait innocente. C'était une sensation horrible. Voilà comment la situation pouvait se résumer. Auparavant, Crystal n'aurait jamais eu les mots pour décrire l'amour qu'elle ressentait envers sa petite amie. Elle n'y arrivait d'ailleurs toujours pas. C'était bien plus fort --bien trop fort-- pour que de simples mots l'expriment. C'était un sentiment qui nous faisait bien plus que vibrer, exploser, imploser, brûler. C'était un sentiment qui égalait les flammes du soleil, et bien plus encore. Mais si cette époque était révolue, Crystal ne savait pas non plus comment décrire la douleur qui l'habitait en ce moment. C'était un gouffre si profond qu'on en voyait pas le fond, et qu'on ne pouvait savoir s'il existait. C'était quelque chose qui nous transformait irrévocablement, et nous endurcissait. C'était quelque chose qui défigurait et rendait malade de cœur comme d'âme. Et pourtant... Je dois aller au bout. La jeune fille se sentait terriblement mal. En s'écoutant elle, c'était sa petite amie qu'elle refoulait. Lui pardonnerait elle un jour seulement ? Rien n'était moins sur. En même temps, elle comprenait. Comment quelqu'un pourrait il lui pardonner d'avoir non seulement brisé son cœur, mais aussi de l'avoir déchiré, fracassé, balancé et broyé ? La Serpentarde retint un tressaillement. Oui, sa petite amie allait lui manquer. Alors ne la quitte pas. Mais je n'ai pas le choix. Les émotions que Crystal ressentait en ce moment vis à vis d'Esther était peut être les plus fortes qui la parcouraient à son sujet depuis des mois maintenant. Malheureusement, elles était loin d'être remplies d'amour ou de reconnaissance. Elles n'étaient plus que regrets et affabulation. Désillusion aussi, peut être ? Crystal avait essayé par tout les moyens de fermer les yeux sur l'absence de ses sentiments vis à vis de la Poufsouffle. Mais elle avait finit par abandonner et à accepter l'irréfutable : elle ne l'aimait plus. Ou du moins, plus comme avant. Et cette prise de conscience avait été comme un coup de fouet. Dur à assumer, mais encore plus dur à comprendre. Esther n'avait rien fait, et elle n'avait pas à s'en vouloir. Alors pourquoi ? Parce que cette histoire de Cheryl ne résolvait pas tout, c'était un fait. Le problème venait des deux côtés. Peut être que son amour s'était effiloché au fil des semaines qui passaient ? Mais alors, comment la Serpentarde avait elle pu être aussi sûre de ses sentiments l'année passée ? Elle ne voulait pas que leur histoire se termine comme ça. C'était quelque chose qu'elle refusait, mais qu'elle s'apprêtait à commettre. Après cela, comment Crystal ferait elle pour soutenir son propre regard dans le miroir ? Comment ferait elle pour se voir autrement que comme un monstre ? Le pourrait elle seulement ? Après ça, je ne tomberais plus jamais amoureuse. Comme si c'était facile. Comme si l'amour était quelque chose de réfléchi, de voulu. Le problème était peut être la, au fond. Peut être venait il du fait que l'amour était comme une bête sauvage, indomptable. Peut être se cachait il sous le couvert d'une bête docile, amicale, même, et lorsqu'on croyait l'avoir apprivoisé, il se révélait dans toute sa splendeur. Furieux et inatteignable. Personne ne pouvait le maîtriser, Crystal aurait du s'en rendre compte plus tôt. L'apprivoiser aurait été comme maîtriser un tsunami, ou se vanter de contrôler un ouragan. Impossible en apparence, et inimaginable en réalité. La jeune fille poussa un lourd soupir, détaillant la tenue de sa petite amie. Si belle, si près, mais aussi si loin. Loin des yeux, près du cœur. Ce proverbe était le contraire pur de ce que Crystal ressentait. Près des yeux, loin du cœur. Voilà qui était la vérité, si dure soit elle. Le cœur tremblant, la Serpentarde entraîna sa petite amie à l'écart. Elle devait mesurer chacune de ses paroles, pour paraître impitoyable, inatteignable. La jeune fille avait bien appris à se cacher derrière un masque, et c'était sa seule manière de garder la face aujourd'hui. Elle n'avait jamais menti à Esther auparavant. Ce serait la première fois qu'elle dirait quelque chose qu'elle était loin de ressentir. Et la dernière. Car après ça, elle ne lui parlerait plus, le contraire semblait impossible. Car pour qu'Esther lui reparle, il faudrait qu'elle lui pardonne. Ce qui était impossible, et la Serpentarde avait de toutes les manières déjà fait une croix sur son pardon. Cependant, avant de parler, restaient les flash backs. Car Crystal refusait de quitter Esther sans se rappeler de leur rencontre, de la fois ou elle avait trouvé la Poufsouffle en larmes, et enfin, de la fois ou elles s'étaient embrassées. Puis, elle passerait en vitesse sur la dispute près du Lac. Ce serait son seul moyen de passer à l'acte. Mais avant ça, il lui fallait penser, et retourner en arrière, au début de leur rencontre, si étrange soit elle. Ne dit on d'ailleurs pas que les plus belles histoires d'amour commencent par une dispute ?
- Je suis désolée. Vraiment
Puis, elle laissa une larme s'échapper, avant de l'essuyer aussitôt. Elle ne pouvait pas pleurer. Pas encore. Pas devant sa petite amie, qui dans quelques secondes a peine deviendrait son ex. Il n'y avait plus de retour en arrière possible désormais.
- Je te quittes.
Voilà. C'était dit. Et c'était irrévocable. Crystal l'avait fait. Aussi dur que c'était. Elle l'avait quitté. Esther et elle avaient... rompu. Comme ça. Soudainement. Furieusement. La Serpentarde devait maintenant garder contenance le temps que la Poufsouffle lui hurle dessus. Ensuite, elle pourrait s'effondrer. Mais elle devait pour l'instant assumer son acte. Si Esther lui en voulait, soit, elle comprenait. Mais elle n'avait plus le choix, désormais. Crystal devait laisser ses sentiments la détruire. Pour mieux renaître de ses cendres.
5732 mots !
Je suis dans la salle d'études. Il fait chaud. Je suis seule à ma table. Je travailles. Une voix, soudain. Qui me demande quelque chose. Elle me demande si elle peut s'asseoir. Je refuse. Puis je m'emporte, sans raison. Je flex, et j'en suis consciente. Je teste la fille ne face de moi. Elle a du cran. Ca me plait, mais je ne lui dit pas. Je continue de la juger. Méchamment. Froidement. Irrésistiblement. Et ça me plaît. Mais je ne dis rien. Elle n'a pas encore gagné mon respect. Bientôt, surement. Elle se présente. Je mens. Pour la première fois. Mais ça ne semble pas la déranger. Tant mieux. Il faudra qu'elle s'habitue à mon comportement. J'ai froid. Non, c'est vrai, il fait chaud. Est ce seulement possible ? D'avoir froid et chaud en même temps ? C'est ce paradoxe que je ressens vis à vis d'Esther. Alors je la laisse franchir mes barrières. Doucement. Et je lui ouvre mon cœur. Je ne sais pas encore que je l'aime. Mais ça ne tardera pas. Je le sais. Je le sens. J'en suis certaine. Vraiment. Je n'ai jamais été aussi sûre de quelque chose. Et c'est beau. Et c'est fort. Alors je continue de parler. Cette fille me plaît. Peut être plus que je ne le pense. On parle. De plus en plus. Deux âmes qui s'attirent dans le savoir. Moi, j'ai peur. Peur qu'elle oublie cette rencontre. Peur qu'elle garde une mauvaise image de moi. Mais je me tais. Et je continue de parler. Ce masque que je fabrique, il est à moi. Personne ne dois le percer. Elle a entrevu mon cœur. Mais elle est loin de l'avoir percé à jour. Les sentiments que j'éprouve... ne sont pas encore assez fort. Mais ça viendra. J'en suis certaine. En ce moment, j'éprouve de la sympathie. Pas encore de l'amour. Ou alors, je ne le devines pas encore. Je ne le sais pas encore. Il le faudra dès jours et des semaines. Avant de comprendre. De réaliser. D'assumer. Que je l'aime. Esther me plaît. Plus qu'elle ne le devrait. Ma raison s'envole lorsqu'elle est à mes côtés. Mais pour l'instant, je mets ça sur le compte de la chaleur ambiante. Oui, ça doit être ça, me dis je. Il fait chaud. Esther n'y est pour rien. C'est ce dont j'essaie de me persuader. Mais c'est dur. Plus dur que ce que je ne croyais. D'essayer de voiler la vérité. Tout en voulant la regarder. Un paradoxe de plus. Ça en fait beaucoup en une journée ? Vous ne trouvez pas ? Moi, je trouve. Esther est paradoxale, donc. Mais ça ne me déplaît pas. Pas le moins du monde. Au contraire, j'adore. J'adore ressentir cette chaleur, bien qu'elle ne soit due qu'à l'air. J'adore la voit sourire. J'adore le son de sa voix. J'adore, tout simplement. Mais évidement, tous les bons moments ont une fin. C'est irrévocable. Irréfutable. Malheureux, aussi. Car dans quelques minutes, elle arrêtera de parler. Et mon cœur arrêtera de battre. Parce qu'il bat pour elle, bien que je l'ignore encore. Je suis aveugle. Mais je veux l'être. Que penserais mes parents d'une fille bisexuelle ? Je n'en sait rien. Mais ils desapprouveraient. Alors heureusement que je ne l'aimes pas. Pas encore. Et qu'ils ne l'apprendront jamais. C'est la seule chose dont je suis sûre. Pourquoi est si dur ? De masquer ses sentiments ? D'avoir peur d'ouvrir ses yeux ? De vouloir à tout prix garder son masque pour le supprimer à la moindre occasion ? Je ne comprends pas. Je ne comprendrais sans doute jamais. Bien que je veuille comprendre. Je l'aime. Mais je vais un jour la quitter. Je ne le sais pas encore. Je ne le saurais que dans plus d'un an. Et ça fait mal. De vouloir aimer quelqu'un. De se dire qu'on se sacrifierais. Pour une personne qu'on ne connaît qu'à peine. Puis soudain, c'est le vide. Esther part. Elle sort de la salle. Emportant avec elle mes rêves, mes fantasmes. Emportant avec elle mon cœur. Me laissant un trou béant dans la poitrine. Je ne comprends pas. C'est horrible. Un paradoxe ambulant. Le quatrième. Pourquoi est ce que je ne la suit pas ? Pourquoi est ce que je ne lui court pas après ? Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais je ne le fais pas. Je ne cours pas après les gens, moi. Ceux sont eux qui courent derrière moi. Et pourtant, j'ai simplement envie de m'élancer. Mais je ne le fais pas. Je suis moi aussi paradoxale. Alors on se complète. Sûrement. Je l'espère. Plus que je n'ai jamais rien espéré. Mais je mets tous ces sentiments, sur le compte de la sympathie. Risible, non ? Je pense. Je sais. Mais j'ignore aussi. Le vide, donc. L'absence de sentiments. Cette tristesse. Semblable à la perte d'un joyau inestimable. Qui était tout prêt. Pourtant, entre un joyau et Esther, je choisirais Esther. Sans la moindre hésitation. Une Serpentarde qui rêve de gloire ? Je ne crois pas. Une Serpentarde qui rêve d'Esther ? Bien plus probable. Bien plus étrange, aussi. Alors pourquoi, pourquoi mon diable de cœur continue de battre follement ? Pourquoi ne veut il pas me laisser le temps de l'analyser pour comprendre ? Pourquoi Esther ose t-elle exister, tout simplement ? Pourquoi ne me laisse t elle pas la regretter en paix ? Pourquoi faut il qu'elle me maintienne entre ses griffes sans me le dire ? Je ne sais pas. Je devrais lui demander. Mais je ne le fais pas. C'est trop dur. Et ce serait assumer. Assumer que je l'aime. Et croyez moi, bien que je veuilles le faire, j'en suis totalement, profondément incapable. De le dire. De l'accepter. Cette simple phrase, bien trop dure à prononcer : Je l'aime. C'est fort. Ces beau. C'est doux. Mais c'est lointain. Futur. Traumatisant. Je l'aime. Mais je l'ignore.Réminiscence 1 :
Je vais aux toilettes. Rien d'étrange, pas vrai ? Tout le monde y va. Alors j'y vais. Loin de me douter de ce que je vais y trouver. Un joyau en larmes. Je ne le croirait pas si on me le disait. Donc personne ne me le dit. Personne ne m'avertit. J'avance. Pas après pas. Et j'entends. J'entends des pleurs. Des sanglots même. Mais ils ont tous un point commun : ils sont étouffés. Étrange. Je continue d'avancer. Je suis triste. Triste que quelqu'un soit triste. Je suis capable de ressentir de la compassion, donc. Je ne le pensais pas. Mais c'est peut être parce que ce sont ses pleurs. Elle a hanté mes jours. Et hantera désormais mes nuits. Elle pleure. Alors que je veux la voir heureuse. Son simple prénom m'a fait faire des insomnies. Et voilà que je l'entends pleurer. C'est cruel. C'est peut être un signe du destin. Son prénom est beau. Doux. Elle ne devrait pas pleurer. Esther. Elle ne devrait pas pleurer, Esther. Pas quand je suis la. Pas quand je suis prêt d'elle. Donc j'avance. Et j'ouvre la porte. Elle se tient la. Comme je le savais. En larmes. Les yeux rouges. Elle vient de les essuyer. Vainement. Mais elle a tout de même essayé. Alors je m'approche. Je viens prêt d'elle. Je lui offre mon épaule. Tiens, voilà qui ferait un joli titre. "Si tu as besoin d'une épaule pour pleurer, je suis la". Mais ce n'est pas le moment d'y songer. La, je pleure avec elle. Elle ne m'a pas encore dit ce qui s'était passé, mais je pleure tout de même. Je pleure parce qu'elle pleure. Bien que je sois heureuse d'être avec elle. Nouveau paradoxe. Enfin, elle m'explique. Elle m'explique tout. Et je comprends. Que c'est dur. Que c'est normal. Normal qu'elle pleure, je veux dire. Je pourrais la rassurer. C'est ce que je fais. Bien que j'ignore comment faire. C'est étrange. Mais je m'y habitue. Lorsque je suis à ses côtés, tout est étrange. Tout le temps. Et je n'y peux rien. Elle ne se doute pas qu'elle est devenue mon seul centre de gravité. Je ne veux pas qu'elle l'apprenne. Je ne veux pas le lui crier. Je veux lui murmurer à l'oreille, et surtout, je veux qu'elle me réponde de la même manière. Qu'elle me dises qu'elle m'aime. Même si ce n'est pas vrai. Un mensonge suffira. Je suis loin de me douter qu'un jour, ce mensonge deviendra vérité. Je ne peux que l'espérer. Mais pour l'instant, je la réconforte. La pauvre. Ses parents. Les c***s. La prévenir par une lettre... c'est hideux. C'est horrible. C'est méchant. Mais ils l'ont quand même fait. Et je ne peux que les détester. D'avoir annoncé leur divorce de cette manière. D'avoir fait pleurer Esther. De l'avoir défiguré. Sans le savoir. Je ne sais pas comment je réagirais à sa place. Je me mettrais probablement en colère. Comme je le fais tout le temps. Il y a une différence de taille entre Esther et moi. Je suis colérique, elle est triste. Je suis probablement plus renfermée qu'elle. Alors je ne parle pas. Je souffre. En silence. Et puis d'un coup, j'hurle. A m'en arracher les cordes vocales. Parce que je n'ai pas d'autre choix. Pas d'autre choix que de tout évacuer. Mais revenons à Esther. Bien que j'haïsses ses parents pour les épreuves qui lui font subir, je les remercie aussi en silence. De l'endurcir. De lui faire goûter la véritable saveur du monde. Moi, j'ai perdu mon innocence depuis longtemps. Du moins, il me semble. Mais si je remercie les parents d'Esther, ce n'est pas que pour ça. C'est surtout pour m'avoir offert l'occasion de la réconforter. Car je pourrais faire ça tout ma vien. Sans regrets. Esther est gentille. Esther est douce. Esther est belle. Esther est, tout simplement. Et c'est incroyable. Je ne vois pas ma vie sans elle. Je ne vois pas ma vie avant elle. Je ne vois pas ma vie après elle. Même si un jour, je serais forcée de la voir. J'ai tellement du forcer pour ouvrir les yeux que je refuses de les garder ouvert pour ne pas voir qu'un jour, je ne l'aimerais plus. J'aimerais que notre amour dure toujours. Ce serait beau. Incroyable. Sur tous les points de vue. Même si c'est surtout impossible. Mais j'y crois. Et même si on m'affichait la vérité devant moi, je n'y croirais pas. C'est beau l'amour, non ? Même si c'est cruel. Car je commence à mettre un nom sur ce sentiment qui m'habites à ses côtés. Amoureuse. Je suis amoureuse. J'ignore qu'elle l'est aussi. Et tant mieux. Car la patience est maître, et je dois attendre le moment idéal pour lui faire ma déclaration. Un moment qui n'arrivera peut être jamais. Mais qui n'est sûrement pas celui dans lequel elle pleure. L'heure est au réconfort. A la compassion. L'amour viendra plus tard. J'en suis persuadée. Donc je la prends dans mes bras. Je la laisse pleurer. Comme si elle était le centre du monde. Elle l'est, en vérité. Quoi de plus logique ? Donc je la laisse me faire graviter. De plus en plus vite, de plus en plus lentement. Je fonds dans ses pleurs. Doucement. Je glisse. Je ne peux pas me raccrocher. Alors je pleure aussi. Avec elle. Pour elle. Évidemment. Comment faire autrement ? Je ne sais pas. Et je ne veux pas le savoir. Elle est trop belle, trop forte, trop douce, trop parfaite pour que je la laisse souffrir seule. Deux âmes seules feront peut être deux âmes sœurs. Mais je ne veux pas qu'Esther soit seule. Je veux qu'elle soit heureuse, même si c'est loin de moi. J'accepte de souffrir pour elle. Même si je préfère souffrir avec elle. C'est ainsi. C'est irréfutable. C'est dur. Mais je l'accepte. J'accepte de comprendre, d'assumer que je plongeait sous les balles pour elle. Que moi, Crystal, j'accepterais de mourir pour elle. Rien que pour la voir heureuse. Pour la voir sourire. Je ferais tout pour qu'elle soit heureuse. Avec moi. C'est la raison pour laquelle je parle. Je parle. Ni vite, ni lentement. Je parle, tout simplement. Pour elle. Pour l'aider. Pour qu'elle comprenne. Que ça va aller. Et qu'elle n'a pas de le choix que de se redresser. Le monde peut bien la détester. Le monde peut bien lui dire d'aller se faire ***. Ça m'est égal. Puisque ce monde qui la fait souffrir, je le detruirais. Pour qu'on soit heureuses. Toutes les deux. Ce serait beau. Ce serait magique. Être seules. Ensembles. Aimées. Et aimantes. Au fil de mes mots, Esther se redresse. Elle comprends. Que je l'apprécie. Que je serais toujours là pour elle. Et qu'elle peut me faire confiance. Ça me suffit. Pour l'instant. Donc je la remercie. De tout mon cœur. Sans lui dire. Ce moment avec elle me suffit. Un jour, elle pardonnera ses parents. Et je pardonnerais avec elle. Et ont sera heureuses. Amoureuses. Ce sera beau.Réminiscence 2 :
C'est Noël. Mais j'ai peur. Peur de sa réaction. Vous vous doutez de la personne dont je parle, non ? En ce moment, tout tourne autour d'elle. Elle ne me fait pas peur. Ce sont les sentiments qu'elle eprouve qui me font peur. M'aime t-elle ? Je n'en sais rien. Mais j'aimerais le savoir. Sans oser lui demander. Alors j'ai eu cette idée. L'idée d'écrire une lettre. Une lettre anonyme. On verra bien sa réaction. J'ai la copie dans mon sac pour ne pas oublier que c'est moi qui l'ai écrite. Et que je l'aime. Parce que c'est indéniable. Elle est le soleil de mes nuits et la lune de mes jours. Elle est l'éclipse de mon amour. Elle est a moi. Pour moi. Je l'espère. Et je l'envisage. Pour la première fois, j'ose rêver. J'ose rêver qu'elle m'aime aussi. J'ose rêver qu'elle pense à moi. Pas la nuit, à 2 heures du matin, quand elle est seule. Non. J'ose rêver qu'elle pense à moi à 15h, lorsqu'elle rit avec ses amies, et qu'elle se dit "ce serait mieux si Crystal était la". C'est ce que je pense envers elle. Comment pourrais je faire autrement ? Je ne me contrôle plus. Mon cœur a décidé de faire de moi son esclave. Et au fond, ça ne me dérange pas. J'abdique. Et je profite du panel de sentiments que je ressens. J'avance donc vers le sapin, avant de déposer doucement la lettre à son pied. Il ne faut pas qu'Esther me voit le faire. Elle ne doit pas savoir. Pas maintenant. Un jour, oui. Un jour le lui crierais l'empleur de mes sentiments. Ces sentiments si forts, si indomptables, si inderscitpibles. Ils sont là, et je ne peux pas expliquer leur présence. C'est dur. Mais acceptable. En déposant cette lettre, je me tortures. Il y a des chances qu'elle s'exclame "Oh c'est peut être Clément ! Imagines qu'il m'aime aussi ?". C'est un risque que je me refuse à prendre. Mais je le prends. Parce que je veux espérer. Comme je vous l'ai déjà dit, je veux rêver. Alors je rêve, en déposant la lettre. Soudain, je l'entends. La voix qui me fait tourner la tête. Sa voix. Une voix douce mais puissante. Porteuse de joie et d'espérance. Une voix qui me torture et me fait l'aimer. La voix d'Esther. Je me retourne vivement, tentant de masquer ce que je venait de faire. Elle ne doit pas savoir. Pas deviner. Pas même songer, que c'est moi qui ai déposé la lettre. Elle me tends un cadeau. Je la remercie. Puis, elle voit. La lettre. Et la lit. J'ai peur. Elle semble... stressée de découvrir le nom de l'auteur. Aimes t-elle quelqu'un ? On ne dirait pas. Elle ne fait en tout cas aucune allusion à cela. Le soulagement qui me déchire est incomparable. Elle se contente de s'exclamer "une lettre d'amour anonyme !". Je sens mon cœur se déchirer en la voyant sourire ainsi. Elle est belle. Je voudrais la faire sourire tous les jours ainsi. Mais je ne peux pas. Pas en sachant qu'elle ne sait pas que je l'aime. Esther semble enjouée. J'ai peur qu'elle lance une enquête. Et découvre l'absurde vérité. L'auteur de cette lettre... c'est moi. Alors je fuis. Je recule. Mais le destin semble ne pas être d'accord avec mes plans. Je tombe. Par terre. Et mon sac se renverse. Je me fige. La lettre est tombée. Au pieds d'Esther. Alors je me relève. Je tente de la rattraper. Mais c'est trop tard. La Poufsouffle la récupérée. Ma copie. Sa copie. J'ai peur. Je devine ce qui va se produire. C'est trop tôt. Ça ne devait pas se passer comme ça. Elle ne doit pas savoir. Je ne suis pas prête à essuyer un refus. Parce qu'elle ne peux pas aimer. Et soudain, le temps se fige. Elle me montre la lettre et me demande de sa voix que j'aime temps "je peux la lire ?". Je pourrais refuser. Il me suffirait d'un simple "non." Mais je me suis déjà faite à l'idée qu'elle lise ces mots. Une seconde fois. Et qu'elle comprenne. Alors j'acquiese. Et j'ai peur. Terriblement peur. Je ne peux plus rien faire. Je regarde son visage tandis qu'elle lit. Je vous la surprise se peindre sur ses traits. Le temps s'arrête. Je vais pleurer. C'est irréfutable. Irrévocable. Dévastateur. Elle relève la tête. Et je sait qu'elle a compris. Évidemment qu'elle a compris. Qui ne l'aurait pas compris ? Cependant, au lieu de lire la surprise et la désolation dans ses yeux, c'est autre chose que j'y vois. De l'amour. Mon cœur rate un battement. Se pourrait il qu'elle m'aime, moi ? Crystal Eealis ? Je ne pense pas. Mes rêves se sont brisés lorsque j'ai fait tomber mon sac. Je ne veux pas de faux espoirs. Et pourtant, elle s'approche. De moi. Je ne comprends pas. Et elle me le dit. Qu'elle m'aime. Un feu d'artifice explose dans mon cœur. J'aimerais l'hurler, le crier, le brandir, cet amour qui m'a tant torturée. Je veux le faire mien, et tant pis si ça se termine. Je suis heureuse. Parce que mes rêves sont devenus réalité. Parce que cet amour ne pourra pas avoir de fin. Je refuse de le croire, ou même d'y songer. Parce qu'Esther m'aime, et que c'est incroyable. Parce que je l'aime en retour. Parce que ce paradoxe qui l'habitait est devenu mien. Je souris. L'attire à moi. Lui dit que je ne sais pas comment m'y prendre. Elle me réponds qu'on apprendra. Alors, elle avance sa bouche près de moi. Et je la torture, comme elle m'a torturé durant tous ces mois depuis notre rencontre. Je ne bouge pas d'un millimètre. Alors elle s'avance. Et pose ses lèvres sur les miennes. Mon corps hurle, mon cœur brûle et mon âme explose. C'est mille fois mieux que tout ce que j'aurais pu un jour espérer. Mieux que mes rêves les plus fous. Mieux que tout. Mais je ne peux pas l'exprimer. Aucun mot ne serait assez fort. Esther et moi n'osons pas rompre notre baiser passioné. Ce serait briser un rêve. Mais il faut le faire. Alors je recule ma bouche. Et rougit aussitôt. Je viens d'embrasser la fille sur laquelle je fantasme depuis si longtemps... devant tous les sorciers de la Grande Salle. Je ne devrais pas réagir comme ça. Mais je le fais. Alors je lui lance un léger "je dois y aller, j'ai un entraînement de Cheerleading". Rien de plus faux. Mais je dois trouver une échappatoire. De toute urgence. C'est ce que je fais. Je m'échappe, m'évade. L'image de ses lèvres sur les miennes me hante. Elle est gravé au fer rouge dans ma mémoire, dans mon cœur. Son nom y est aussi. Mais ce n'est pas nouveau. Il y était déjà depuis notre rencontre. Je suis encore sous le choc. Elle m'aime. C'est magique. C'est fou. Je ne peux pas y croire. Mais je veux y croire. Alors j'y crois. De tout mon cœur. Encore et encore. Je ne peux faire autrement. Notre amour, j'irais le hurler. Parce qu'il mérite ça. Malgré sa cruauté, il m'a rendu heureuse. Et même si toutes les histoires d'amour ont une fin, je ne veux pas y penser maintenant. Je ne veux pas y penser tout court.Réminiscence 3 :
Je suis dans le parc. Accroupie. Je suit du regard Esther. Je veux lui faire une surprise. Je veux surgir derrière elle. Je veux lui crier "BOUH !" pour qu'elle sursaute. Puis qu'elle éclate de rire en voyant que c'est moi. Pour qu'elle m'embrasse. Et qu'elle me laisse lire le carnet qu'elle écrit. Avant que je ne la rembrasse. Encore et encore. C'est dans ce but que je suis venue. Ce ne sera pas dans celui la que je repartirais, mais je l'ignore encore. Cette journée, tout va voler en éclat. Mais pour l'instant, je ne le sais pas. Et je ne veux pas le savoir. Donc je m'accroupis derrière un buisson. Je lance le décompte dans ma tête "5, 4, 3, 2, 1..." Esther se redresse vivement et referme son carnet. Une rouquine vient de se dresser devant elle. Je la connais. Cheryl. Et sa présence devant ma petite amie ne me dit rien de bon. Avec le temps, je la comprends mieux. Cheryl. Si elle est là, c'est qu'elle espère quelque chose. Quoi ? Je n'en sait rien. Mais je ne tarderais pas à l'apprendre. Aucune des deux ne sait que je suis la. Plus question de me dévoiler, désormais. Je dois rester cacher pour entendre ce qui va se dire. Après tout, je suis curieuse. J'entends la Serpentarde parler du carnet d'Esther. Je vois Esther reculer. Elle semble apeurée. Cheryl ne l'a tout de même pas intimidée ? Je n'espère pas. Sinon je sortirais de mon buisson. Et j'irais la défendre. Mais pour l'instant, je me tais et me tiens immobile. Esther refuse net de partager les secrets de son carnet. Tant mieux. Il vaut mieux que personne d'autre que moi ne comprenne aussi bien Esther. Il en va de notre amour. J'ai confiance en elle. Alors je la laisse gérer la conversation. Sans me douter de la ruse de Cheryl. Cheryl, cette même fille qui propose à ma petite amie un secret sur... moi. Elle qui n'en connaît aucun. En échange du plus grand secret d'Esther. Je sais que la Poufsouffle va refuser. Ça ne pourrait pas être autrement. Alors je souris. Et attends de voir comment ma petite amie va réussir à convaincre Cheryl de renoncer à son chantage. Puis, je me fige. Esther accepte. Je n'y crois pas mes oreilles. Ma petite amie, le centre de ma vie, croit vraiment que Cheryl connaît quelque chose sur moi qu'elle ne connaît pas ? Je ne bouge tout de même pas. Je suis curieuse de savoir quel est le plus grand secret d'Esther. Donc je garde ma rancœur pour plus tard. Et me fige en voyant qu'Esther à commencé à révéler son plus grand secret. Qui n'est pas le sien, et réalité. Mais le notre. En une phrase, elle vient de briser la confiance que j'avais en elle. Comment a t elle osé ? Comment a t elle osé révéler à Cheryl sans m'en parler que nous étions en couple ? Mon esprit se bloque. Je ne peux pas laisser passer ça. Je dois intervenir. Malgré les larmes qui menacent de couler. Malgré l'incompréhension qui me fends le cœur. Esther n'avait pas le droit. Elle le savait. Mais elle l'a fait. Alors j'efface mon cœur. Je laisse la colère prendre le dessus. Et je sors du buisson pour me planter devant les deux filles. Mes paroles sont tranchantes. Blessantes. Je ne les mesure pas. Mais même si je le voulais, je n'y arriverais pas. A les contenir. Ces paroles si dures, si crues. Ce sont mes larmes qui parlent, pas moi. Et j'hurle. J'hurle en gardant une voix plate, dénudée de toute émotion. Je me tourne vers ma petite amie et l'accuse. Je laccuse d'avoir cru la Capitaine de Cheerleading. Je l'accuse de ne pas m'avoir fait confiance. Mais plus que tout, je l'accuse d'avoir révélé un secret qui ne lui appartenait pas. Je ne comprends toujours pas comment elle a pu faire ça. Est ce que je compte si peu à ses yeux ? Je ne l'espère pas. Je ne l'ai jamais espéré. Mais je suis bien obligée de le faire. Ma petite amie a perdu toute importance à mes yeux. Elle est devenue une simple Née Moldue, plus une traîtresse qu'une amoureuse. Un jour je lui pardonnerais. Sûrement. Mais pour l'instant j'en suis incapable. Je veux qu'elle comprenne. Que ma confiance n'est pas un code pin de ces telephones moldus. Elle n'a pas 3 chances. Puis, je me tourne vers Cheryl. Sa trahison a elle me fait peut être aussi mal. C'était quelqu'un que je croyait fidèle. Pas manipulatrice. Pas menteuse. Pas méchante. Mais je l'ai sous estimée, apparemment. Cheryl est cruelle. J'aurais dû le savoir. Bien qu'elle soit ma supérieure, en tant que prefete et Capitaine de Cheerleading, je m'emporte. Je lui reproche d'avoir menti. Je lui reproche d'avoir inventé un secret à mon sujet. Je lui reproche d'avoir manipulé Esther. Je me sens trahie. Incomprise. Et je suis horrifiée de voir que deux des sorcières que j'appréciais le plus, m'ont échangées. Car c'est bien cela qu'elles ont fait. Elles m'ont échangées comme une vulgaire monnaie. Un secret sur Crystal contre un autre secret sur Crystal. Cheryl s'emporte. Me dit que je ne devrais pas lui parler sur ce ton. Je n'en ai rien à faire. Ne comprends elle pas que ce n'est pas le secret, le problème, mais leur trahison ? Elle n'en a pas l'air. C'est horrible. De se rendre compte que les gens ne nous comprennent pas. Qu'ils échangent les gens comme des valeurs. Je sais que je vais pleurer. Je le sens. Mais je dois garder la face. Encore quelques secondes. Le temps de les faire culpabiliser, encore un peu. Alors j'enfonce la dague avec laquelle je les avait assumées. Je perce leur conscience pour qu'elles ne puissent pas oublier. Qu'elles avaient ma confiance, et qu'elles l'ont trahie. Une fois cela fait, je pars en courant. Je ne peux pas rester. Sinon je vais fondre en larmes. Et je ne veux pas qu'elles sachent à quel point leur comportement ma fait mal. Pour l'instant, je n'ai qu'une seule certitude. Je vais avoir du mal à leur pardonner. Quand à notre coupe officiel, avec Esther, elle ferait bien de se racheter. Parce que meme si je pardonne, je n'oublie pas. Je n'oublies jamais.Réminiscence 4 :
Les pensées de Crystal s'arracherent soudain du présent. La jeune fille avait révisité les scènes phare de leur couple en quelques secondes à peine. Son choix était fait. Elle devait maintenant l'assumer, si dur que ce soit. Et dur, ce le serait. Ça l'était toujours. Crystal soupira, avant de s'excuser du regard face à Esther. Sa tortionnaire. Son bourreau. Son ancien amour. Elle était prête. Plus de regrets cette fois. Elles pleurerais après. Pour l'instant, elle devrait paraître froide et impassible. Telle un ouragan devastant tout sur son passage. Telle quelqu'un sans sentiment. Ce ne serait pas dur. Pas si dur. Elle avait l'habitude de jouer. Même si c'était une mauvaise habitude. Ce ne serait qu'une fois de plus. La jeune fille avança, pour embrasser Esther. Un baiser qui n'était pas, cette fois, pourvu d'amour. Son dernier baiser. Puis, Crystal recula, et murmura :Retour au présent
- Je suis désolée. Vraiment
Puis, elle laissa une larme s'échapper, avant de l'essuyer aussitôt. Elle ne pouvait pas pleurer. Pas encore. Pas devant sa petite amie, qui dans quelques secondes a peine deviendrait son ex. Il n'y avait plus de retour en arrière possible désormais.
- Je te quittes.
Voilà. C'était dit. Et c'était irrévocable. Crystal l'avait fait. Aussi dur que c'était. Elle l'avait quitté. Esther et elle avaient... rompu. Comme ça. Soudainement. Furieusement. La Serpentarde devait maintenant garder contenance le temps que la Poufsouffle lui hurle dessus. Ensuite, elle pourrait s'effondrer. Mais elle devait pour l'instant assumer son acte. Si Esther lui en voulait, soit, elle comprenait. Mais elle n'avait plus le choix, désormais. Crystal devait laisser ses sentiments la détruire. Pour mieux renaître de ses cendres.
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Ex-Préfète de Serpentard (29/04/25 au 12/11/25) - Au revoir, ce n'est qu'un au revoir !