13 juil. 2025, 14:15
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
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13 Juillet 2050, 7h30

Alice avait mal dormi. Très mal dormi.
Elle avait été réveillé par les chantonnades d’un cousin qui n’avait aucun talent vocal mais qui restait convaincu d’être le nouveau Pavarotti.
L’humidité environnante avait fait gonfler ses cheveux. Ses boucles étaient mousseuses, et Alice avait dû se résoudre à les attacher après avoir bataillé avec elles pendant de trop longues minutes. Mais en se levant ce matin, Alice ne voulait pas attacher ses cheveux. Elle les voulait libre, comme elle à présent qu’elle était de retour au pays. Son héritage semblait absolument vouloir la suivre de l’autre côté de la Manche.
Pourtant, tout avait bien commencé, puisqu’elle avait pu quitter la France sans Thomas. Malgré les vœux de Père, Alice n’avait pas voulu attendre qu’il pointe le bout de son nez après des jours d’errance sans donner signe vie. Père avait insisté, Alice avait hésité à partir. Joséphine avait insisté, Alice était monté chercher sa valise. Sa belle mère pouvait être très persuasive, mais pas de la manière qu’elle l’escomptait.
Père l’avait accompagné à la gare de transplanage de Lyon, l’avait enlacé, et avait regardé sa fille unique, sa belle, sa précieuse et indépendante fille unique partir pour un pays qui pourrait ne pas vouloir d’elle.

Le mois de Juillet était déjà bien avancé, et il restait tant de choses à faire.
Mère, c’était chose faite. Alice avait préféré commencer par les corvées.
Il lui restait encore à trouver un appartement pour sa rentrée scolaire. Cette tâche ci, Alice l’attendait comme un bourgeon attend le Soleil. Elle l’accomplirait avec Aliosus, et uniquement lui. Songer à ces moments qu’ils partageront bientôt, à cet avenir qu’ils allaient partager ensemble, emplissait Alice d’une joie qui faisait bondir son cœur et sourire ses lèvres. Si elle s’écoutait, elle aurait envoyé paître ses autres taches pour se lancer à corps perdu de l’appartement parfait qui serait le témoin silencieux de leur épanouissement tant attendu. Les murs frissonneraient en les écoutant rire des banalités du quotidien. Le parquet chanterait de joue sous leurs pas pressés de retrouver l’autre après une nuit de séparation.
Alice préférait garder ce moment comme une récompense. Après des jours et des jours à travailler pour préparer son terrain, la joie de revoir son éternel refuge ne serait de trop.

Et la voila désormais devant sa première corvée de la journée. Père-Soleil s'était levé depuis peu, et devait sourire de voir une fille de Mère-Lune se préparer à cueillir une Sang-Mêlée de bon matin.

Les Caldin vivaient dans un cottage ravissant dans le comté de Hampshire. Une fois arrivée à ces abords, c’était un endroit ravissant.
Alice réajusta son Fedora à larges bords, tira un peu sur le col de sa veste en cachemire, lissa sa robe de soie brodé et redressa le menton. Ses lunettes noires ne glissaient pas. Parfait.

Enfin, Alice toqua à la porte, puis se recula de deux pas.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

13 juil. 2025, 18:48
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
MERCREDI 13 JUILLET 2050
WINCHESTER - MAISON CALDIN


Reducio
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ÉLICIA CALDIN
#674ea7
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TESS, HAELYN CALDIN
#a47523
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MAXENCE, ORYN CALDIN
#78561c
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LYAM, ARRYN CALDIN
#557591
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Maxence, Tess et Lyam Caldin - cousins - PNJs prétextes
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Élicia a fait une soirée pyjama avec ses cousins la veille au soir, ils sont donc présents au matin. Ça permet une rencontre avec Alice, un début de relation qui permettra peut-être plus tard de les ajouter à certains projets.

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L'année s'était terminée plusieurs semaines plus tôt, et Élicia ne savait plus quoi faire. Pourtant les étés avaient toujours été les mêmes... Mais celui-ci avait un goût différent. Celui de la liberté, certes, mais une liberté qui jusqu'ici avait un goût de cendre dans sa bouche. Quelque chose c'était achevé, et c'était encore dur à accepter. Un chapitre entier de sa vie s'était tourné. Non, pire que ça. Un livre, le tome de ses années à Poudlard. Elle se trouvait dans un entre-deux, dans l'attente de son école pour la rentrée prochaine, où tout était encore incertain.
Poudlard n'était plus sa maison.
Elle était définitivement partie. Enfin... il lui restait une solution. Devenir professeur. Mais au fond d'elle, elle savait que ce n'était pas envisageable. Dans quelle autre circonstance allait-elle bien pouvoir retourner là-bas ? Et puis même, dans tous les cas, ça ne serait plus pareil.

Les vacances avaient donc commencé, et contrairement à toutes les autres, elle n'était pas dans sa chambre avec Lumah. Elle ne se levait plus le matin pour rejoindre ses parents et ceux de sa meilleure amie. Ils avaient déménagés, à la fin de l'été dernier, et si sa nouvelle maison ne lui était plus tout à fait étrangère, les souvenirs de l'ancienne revenaient à elle.
Elle n'était plus que nostalgie.
Ses parents faisaient tout pour que tout soit agréable pour son frère et elle. Pour qu'ils retrouvent rapidement des repères. Emma les accueillait toujours avec le sourire et leur demandait souvent de jouer avec elle. Élicia acceptait avec grand plaisir, car tant qu'elle restait occupée, ses pensées parasites restaient éloignées. Sa mère lui demandait de l'aide pour la cuisine et pour l'entretien de la serre à l'arrière de la maison, son père la réquisitionnait pour relire ses articles de la semaine. C'était le soir, seule dans sa chambre, que c'était le plus dur. Les larmes avaient coulées sur ses joues plus d'une fois.

Alors après près d'un mois de vacances, Élicia avait eu l'idée d'inviter ses cousins pour la nuit. Sa chambre était suffisamment grande pour les accueillir, tant qu'ils dormaient sur des matelas à même le sol. Sa mère leur avait préparé des popcorns et autres sucreries, et les cinq enfants, Raphael, Élicia, Maxence, Lyam et Tess s'étaient installés dans la chambre de l'aînée à l'étage. Ils avaient fermé les rideaux, avaient installés matelas, coussins et quelques plaids malgré la chaleur de l'été, et avaient lancé un film moldu grâce à l'appareil qui projetait l'image directement sur le mur. Ses cousins en avaient été stupéfait, et Élicia avait sourit face à leur surprise. Vivre avec un pied dans chaque monde pouvait s'avérer vraiment utile parfois.

Des trois, c'était étonnamment Maxence qui appréciait le plus la culture cinématographique moldue. Il avait déjà vu certains Marvel et les Hunger Game, films qu'il appréciait particulièrement. Ce soir-là néanmoins, c'était un film d'action américain que papa Caldin leur avait mis. Un film avec des robots, des vaisseaux spatiaux, pleins de planètes et des épées étranges dont les lames étaient faites de rayons lumineux colorés. Des sabres lasers, Kenric leur avait expliqué.
Et, sans grand étonnement, Maxence avait adoré.

Après le film, tard dans la nuit, lorsque les bols de popcorn et de bonbons étaient vide depuis plusieurs heures et que les cinq adolescents commençaient à tomber de fatigue, Raphael regagna sa chambre de l'autre côté du mur. Tess et Élicia se couchèrent dans le grand lit de cette dernière tandis que les deux garçons s'allongeaient sur leur matelas.
Et s'ils avaient convenus de se réveiller assez tôt pour se préparer pour la journée... Aucun de s'était attendu à être réveillé par deux coups frappés à la porte. Kenric et Juliette étant partis tôt ce matin là pour travailler, c'était à Élicia qu'incombait la tâche d'ouvrir.

La jeune sorcière se leva, essayant tant bien que mal de ne réveiller personne. Elle vérifia qu'Emma était toujours dans sa chambre, passa devant le panier dans lequel leur nouveau petit chaton dormait encore - par chance - aux côtés de Smiriti, et descendit au rez-de-chaussée.
Pieds nus, son pyjama se résumant à un court short et un débardeur bleu ciel, ses cheveux qu'elle replaça d'une main derrière ses oreilles dans une tentative de les rendre plus présentable, Élicia s'approcha de la porte, le visage encore tout ensommeillé.
Elle bailla, puis posa sa main sur la poignée, ouvrir pour dévoiler...

Alice Sangblanc.

Élicia resta figée sur le seuil, observa Alice sans réagir. Comme paralysée. Peut-être rêvait elle encore. Quoi que... C'était diablement réel et d'un autre côté, tellement improbable...
Passée l'instant de surprise, et désormais bien réveillée et légèrement inquiète, la jeune fille ouvrir la bouche avant de la refermer.
La deuxième tentative fut la bonne.

- Alice, commença-t-elle. Entre, je t'en prie.

Elle s'effaça pour la laisser passer, regarda rapidement dans le jardin pour vérifier que personne n'accompagnait son ex-camarade. Que se passait-il ?

- Je peux t'offrir quelque chose ? Un petit déjeuné peut être, il est tôt, demanda-t-elle poliment, imitant ses parents lorsqu'ils recevaient des invités inattendus. Tu... As-tu un problème ?

Un bruit se fit entendre à l'étage, ressemblant fortement à des bruits de pas feutrés. Mince ... Avait-elle réveillé sa famille ?
Ses yeux se posèrent sur Alice, sur sa tenue toujours impeccable et son maintien légendaire.
Alors elle se rendit compte de son apparence à elle, tellement... Eh bien, tellement léger et contrastant bien trop avec l'apparence de son invitée. La gêne et ce qui ressemblait à de la honte s'emparèrent d'elle et teintèrent légèrement ses joues. Comme d'habitude, finalement.

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13 juil. 2025, 20:42
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
Alice n’aimait pas se réveiller du mauvais pied.
Elle n’aimait pas ses cheveux mousseux.
Mais par dessus tout, Alice n’aimait pas attendre.

Au fil des secondes, ses doigts s’étaient mit à danser la gigue sur son sac à main. Elle avait trouvé de l’intérêt pour un buisson aux abords de la bâtisse. Elle s’était questionnée sur la nature de la pierre du cottage. Elle avait remplacé correctement ses tresses sur ses épaules une fois, puis une deuxième, puis une troisième…
Et lorsque les secondes se transformèrent en minutes, son pied s’était ajouté à la danse. Son talon frappait le sol par à-coups rapides. Une quatrième, une cinquième fois, ses tresses avaient été plaqués contre elle. Puis dégagées dans son dos. Puis ramenées.

Par Circée ! Elicia n’habitait pas un palais, tout de même ! Etait-ce trop demandé que d’être prompt à ouvrir la porte sans que le visiteur ne meurt de vieillesse ? Que devait-elle faire ? Frapper encore ? Crier au feu pour que les Caldin se meuvent autrement qu’à la vitesse d’une limace ?

Sa tête bascula furieusement en arrière. A la manière d’un dragon, Alice expulsa toute fureur en une lente mais expiration. Elle se replaça correctement. Pour la huitième fois, ses tresses furent tirées pour être à la même hauteur. Alice remarqua alors que l’une était un peu plus gonflée que l’autre. Elle ferma les yeux, et inspira avec lenteur.

La porte s’ouvrit enfin sur Elicia.
Une Elicia échevelée, en pyjama indécent, le visage encore marqué par le sommeil dont Alice l’avait sans nul doute réveillée.
Ce constat lui fit tressauter la commissure des lèvres.
Elicia Caldin l’avait laissée attendre à la porte… pour une grasse matinée ?

Alice resta quelques secondes de plus statique devant le pas de la porte, quand bien même Elicia l’avait laissé entrer. L’anglaise aurait bien mériter qu’Alice lui impose la même éternelle attente qu’elle lui avait infligée tantôt, mais ç’eut été cruel, et Alice avait d’autres fléreurs à fouetter que de jouer à qui est la plus impolie avec une rousse endimanchée drapée comme une femme de petite vertu.
On respire, Alice… on respire.

Elle inclina la tête pour remercier Elicia, et entra dans la maison. Polie malgré la colère lui martelant les tempes, Alice ne s’autorisa aucun regard sur la décoration ou quoi que ce soit d’autre. Son regard était droit. Son menton haut. Son chapeau retiré
Elle avança, assez pour laisser Elicia refermer derrière elle et ne pas être proche d’elle. Elicia venait de se lever, et Alice ne voulait pas risquer de sentir une haleine matinale.

« Non, je te remercie. »

Si Alice avait un problème ? Elicia, Elicia, Elicia…
On respire.

« Je n’ai aucun problème. »

Mis à part celui de jouer la coursière pour les ganacheries d’un héritier de Sang-Pur se prenant pour une star du rock.

Alice ouvrit son sac. Elle plongea sa main à l’intérieur, et trouva bien vite ce qu’elle cherchait.
Ses doigts serrés autour, Alice extirpa une petite boîte de cuir et la tendit à Elicia.

« Damiano tenait à t’offrir un présent », dit Alice d’un ton plat. Cette corvée ci, Alice s’en serait volontiers passé. « C’est un exemplaire de son… » Circée… Alice aurait dû demander à Damiano d’écrire une lettre qu’elle aurait fichu entre les mains d’Elicia puis serait passé à autre chose. Mais non. Elle avait préféré écouter cet italien à l’accent affligeant lui expliquer dans sa langue ce qu’elle devait dire.
« … sujet d’examen d’Enchantement Expérimental et d’Art Visuel ». Car, oui, Damiano avait utilisé le même prototype pour deux examens différents. Le pire dans tout cela ? Il les avait réussi. Pas haut la main. Il s’était contenté d’une bonne note, mais pas trop. Grands dieux… sa facilité à se complaire dans la moyenne la plus absolue avait tendance à l’agacer.

Une démonstration se passait d’explication, aussi Alice ouvrit-elle le petit coffret de cuir. L’intérieur renfermait un gramophone d’une simplicité qui n’était pas à l’image de Damiano. Celui ci ne promettait rien de plus que ce pour quoi il avait été conçu.
Un disque phonographique était déjà installé sur le plateau, et Alice n’aurait qu’à déplacé le bras tubulaire pour écouter les atroces miaulement de Damiano.
Dans le plafond de la boîte était coincée un petit, tout petit carnet. Elicia découvrirait à l’intérieur l’écriture de Léonie qui avait traduit chaque chanson en français. Pour certaines, Alice suspectait son amie d’avoir… viciées certaines paroles, mais cela ne la regardait plus.

« La deuxième chanson est une ode à Léonie, la troisième est pour toi. Les paroles de la septième ont été écrites avec Thomas. Libre à toi de t’infliger leur écoute. Damiano voulait ton avis sur la chanson qu’il t’a écrite. Il t’a laissé l’adresse de son domaine à Capri si tu désires lui faire un retour. »

Alice se tût enfin. D’ordinaire, elle aurait laisser le temps à son interlocutrice de répondre mais… elle en avait assez d’attendre. Sa langue la brûlait aussi sûrement que sa patience.

« J’ai attendu de recevoir un hibou, Elicia. Et il n’est jamais arrivé. »

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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

13 juil. 2025, 22:54
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
Évidemment qu'Alice était irritée. Ça se voyait. Elle ne serait pas arrivée ici, toute souriante, pour prendre le petit déjeuner, à plaisanter et lui demander de ses nouvelles. Non, son invitée imprévue avait quelque chose derrière la tête, c'était évident. Et elle... elle se retrouvait nullement préparée à la recevoir. Ses cousins, son frère et sa sœur étaient à l'étage, et elle l'espérait, encore bien endormi. Enfin, dans l'idéal, car le bruit à l'étage s'intensifiait. Ce n'était tout de même pas des chuchotements qu'elle percevait ?...

Son inquiétude diminua lorsqu'Alice lui certifia qu'elle n'avait pas de problème. C'était tant mieux, car dans son état actuel, Élicia aurait eu du mal à réagir correctement. Déjà que l'idée de rester dans le hall d'entrée la mettait mal à l'aise... L'endroit était légèrement exigu, avec assez d'espace pour une desserte sur laquelle traînaient quelques journaux de Kenric, des photos, des prospectus et autres objets en tout genre. Les chaussures étaient habituellement soigneusement rangées dans le placard à gauche de la porte, seulement avec la présence de ses cousins... Elles étaient mélangées en vrac sur le sol.
Un miroir trônait au dessus de la desserte, affichant à Élicia ses boucles encore emmêlées et ses yeux encore gonflés de sommeil. Super... elle avait bien besoin de ça pour remonter dans l'estime d'Alice.

Du pied, la jeune fille décala les chaussures de Maxence qui empiétaient dans l'allée, et regarda l'ex Serpentard avec étonnement. Damiano ? Qui lui offrait un cadeau, à elle ? Et Alice, qui faisait la messagère ? Rien d'étonnant qu'elle soit sur les nerfs...
Curieuse, Élicia ne bougea pourtant pas. Son invitée semblait déjà suffisamment tendue pour qu'elle n'ait pas à en rajouter en se comportant de manière plus déplacée que ce n'était déjà le cas.
Un léger sourire se dessina néanmoins sur ses lèvres lorsqu'elle vit le gramophone et le disque qui y était positionné. Elle n'avait vu Damiano seulement à Beauxbâtons, il y avait de cela déjà... deux ans passés. C'était si lointain et pourtant encore si clair dans sa mémoire... Les souvenirs de sa semaine passées là-bas se défilaient, et si elle n'avait croisé que Damiano que de rares fois, elle l'avait plutôt bien apprécié. Mais ça, elle se gardait de le dire, sachant pertinemment à quel point il irritait la jeune Sangblanc.
Et il avait écrit une chanson pour elle. Personne, jamais personne n'avait fait une chose pareille. Et c'était terriblement...Flatteur. Et charmant. Et... Son coeur battait plus vite, quoi que cela puisse vouloir dire.
La jeune fille sentit ses joues rosir, les ignora royalement comme elle en avait maintenant l'habitude. Elle récupéra le présent avec un sourire.

- C'est gentil de leur part. Je leur enverrai un hibou pour les remercier directement, merci beaucoup.

Inutile de préciser qu'elle enverrait ce hibou elle-même pour épargner à Alice la corvée de transmettre le message. Ce n'était pas un hibou.
Quant à celui que son interlocutrice n'avait visiblement pas reçu...

- Oh. Élicia, la petite boite dans ses mains, planta ses yeux bleus dans ceux, argentés, d'Alice. Je comprends mieux pourquoi je n'ai jamais reçu de réponse... Il y a dû avoir un problème sur le trajet, j'ai posté une lettre pour toi en septembre dernier. Ou en octobre, je ne sais plus. Elle a dû se perdre quelque part dans la Manche, la météo est parfois capricieuse. Je m'excuse, sincèrement.

Et alors qu'elle cherchait ses mots pour expliquer à Alice le contenu de sa lettre, un bruit sourd se fit entendre depuis l'étage, suivit du crissement des petites pattes du chaton dans l'escalier qui déboulait comme une tornade, suivit de près par Smiriti, sa fidèle boursouflette violette. Les deux petites créatures sautèrent de l'escalier, et après un virage plus ou moins maîtrisé, passèrent sous leur pieds pour débouler dans la salle à manger, dont l'ouverture surmontée d'une arche se trouvait à gauche de la porte d'entrée.
Suivit ensuite le vacarme des pas dans l'escalier, bien humains cette fois-ci. Élicia se pinça l'arrête du nez alors que Tess descendait la première, ses cheveux sombres mal peignés et son pyjama similaire à celui de sa cousine. Elle s'arrêta net face aux deux jeunes sorcières, les regarda tour à tour puis sourit à Alice.

- Bonjour ! Je suis désolée, j'ai essayé de les retenir, mais quand Broccoli a faim... souffla-t-elle en pouffant. Vous savez ce que c'est les chatons...

D'un signe de tête, elle les salua, puis les contourna pour entrer dans la salle à manger, à la recherche des deux turbulents.
Puis ce fut Maxence qui dévala l'escalier, occupé à passer un t-shirt gris sur son torse nu, les bols de popcorn vides dans sa main libre. Il s'arrêta net en bas de l'escalier, lorsque ses yeux tombèrent sur Alice.

- Alice Sangblanc. Si je m'attendais à vous voir ici... Ça fait bien longtemps qu'on ne s'est pas croisé. Un sourire éclaira son visage, différent de celui qu'il offrait à ses conquêtes habituelles, sans qu'Élicia puisse dire pourquoi. Peut-être sa relation avec Lylas l'avait elle assagi ? C'était sûrement ça.

Maxence se tourna légèrement vers sa cousine, son sourire se faisant plus amusé. Lyam descendra dans une minute, il cherche ses affaires. Je m'apprêtais à préparer des pancakes. Vous restez déjeuner Alice ? Ça serait un plaisir de vous avoir à notre table, si je puis me permettre. Et puis, en toute modestie... je me débrouille pas trop mal en cuisine, ajouta-t-il, son sourire éclaira de nouveau son visage.

Maxence passa une main dans ses cheveux pour replacer ses mèches en arrière, dégageant son front quelques secondes avant qu'elles ne reviennent prendre leur place. Puis il sourit, esquissa une petite révérence, puis entra dans la salle à manger pour rejoindre la cuisine attenante.

- Toutes mes excuses pour cette interruption. Disons que cette maison est parfois bien agitée, justifia-t-elle avec un sourire embarrassée. J'ai pas mal de choses à te dire, veux-tu bien rester, le temps qu'on discute ? Je ne voudrais pas te retenir trop longtemps.

Quant à Maxence qui offrait ses services pour faire le petit déjeuner, elle y penserait plus tard. La présence d'Alice était suffisamment préoccupante pour tout reléguer au second plan.

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14 juil. 2025, 13:17
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
Ses yeux désormais protégés des agressions du Soleil, Alice retira lentement ses lunettes, son regard planté sur Elicia. La réponse d’Alice suite aux excuses de son ancienne recrue se passait de mot. Il suffisait de la voir, le visage légèrement penchée en avant, les sourcils droits comme des barres, pour comprendre que ce n’était pas suffisant.
Alice avait supporter la compagnie de Daniel pour ça ? De plates excuses contre des mois d’attente ? Une lettre peut s’écrire une seconde fois. Elle aurait même pu venir lui donner en main propre, profaner à nouveau le domaine de Grand-Père comme elle l’avait fait une première fois. Mais non. Elicia avait considéré qu’une absence de réponse de la part d’Alice, fondatrice d’un mouvement de résistance portée par des enfants né dans la rage, était tout à fait normal.

Alice n’eut le temps de répondre - et de toutes façons, que répondre à cela ? Des crissements coupèrent court à toute pensée. La française se tourna de profil, espérant savoir de quoi il s’agissait.

Et elle vit… ça

Un chaton en furie, lancé comme une malédiction, suivi d’un boursouflet violet. Alice n’avait que peu d’intérêt pour ces boules de poils modifiées génétiquement pour répondre aux besoins de domination des sorciers sur les animaux. Les chats, en revanche…
Sa frustration et sa colère fondirent comme neige au soleil alors que son regard suivit la petite chose orangé tant qu’elle était à sa portée. Un frémissement de ses lèvres trahit, pendant quelques secondes, l’attendrissement soudain d’une Alice confrontée à la manifestation la plus pure de la folie féline.

D’autres bruits se firent entendre, pas ceux d’un animal cette fois. Alice tourna la tête vers les escaliers, et découvrit les traits d’une jeune femme de son âge qu’elle reconnu en la personne de Tess Caldin, toute aussi peu accoutrée que sa cousine.
Alice s’accrocha au sourire de son ancienne camarade de maison pour ne pas avoir à supporter la vue d’un corps à moitié nue.

« Bonjour, Tess. »

Le reste de ses mots resta bloqué dans sa gorge.
Avait-elle bien entendu le mot brocoli ?
Par Circée, est-ce que cette famille avait affublé un chaton d’un nom de légume… ?
Alice suivit Tess du regard lorsqu’elle les contourna, bouche bée, encore secouée par le mauvais goût des Caldin. Ce chaton ne méritait pas un tel prénom. Pourquoi diable brocoli ? Si ils voulaient tant donner un nom de légume à leur animal, autant en choisir un orange ! Ce n’était tout de même pas ce qui manquait ! Citrouille, potiron, potimarron, carotte,pourquoi pas patate douce si il fallait absolument humilier ce chaton. Mais pas brocoli.
Cette absence de logique, cette anarchie nominal plongea Alice dans une profonde perplexité qu’elle n’aimait absolument pas.

Et voilà qu’encore un autre Caldin descendait les marches de cette maudite maison.
Son curiosité la trahit, la forçant à lever les yeux vers les escaliers pour voir qui allait à présent interrompre sa discussion avec Elicia. Ses yeux accrochèrent un morceau de ventre masculin, sculpté suffisamment pour rappeler à Alice qu’elle avait des hormones. Elle tourna aussitôt la tête, les yeux ronds, les joues rouges. Ah, non, pas cela…

Maxence Caldin. Encore un camarade de promotion.
Entendre son nom dans sa bouche ne la surprenait pas. En revanche, Alice ne s’était pas attendue à ce qu’il la vouvoie. Avait-il oublié qu’ils avaient partagés salle commune et salles de classe pendant trois années consécutives ?
Alice dessina un sourire sur son visage, comme si elle n’avait pas été hautement perturbée quelques secondes plus tôt.

« En effet. Suffisamment d’années pour que tu t’adresses à moi comme si nous n’avions jamais été camarade... »

Voilà comment Alice Sangblanc se remettait à dos d’hippogriffe : avec malice. Et, à présent qu’elle était sûre qu’il s’était habillé -quoi que le mot ne soit pas dés plus adapté- Alice consentie à lui faire cadeau de son attention. Avait-il bien dit pancakes.
La nostalgie frappa Alice sous la forme d’une vague de sirop d’érable. Le souvenir de son goût flatta ses papilles gustatives, si bien qu’elle se sentit saliver.
Alice devait cependant refuser, puisqu’elle avait déjà déjeuné. Il ne serait pas raisonnable de prendre un second petit-déjeuner, d’autant plus si il était partager avec trois -non, bientôt quatre- sorciers tous aussi peu habillé les uns que les autres.
Mais… refuser serait impoli.
Alice poursuivit alors, ses lèvres toujours ourlée de ce beau sourire qu’elle offrit à Maxence. Cette façon de passer ses doigts dans ses cheveux n’étaient pas sans lui rappeler Damiano.

« J’ai grande hâte de découvrir tes talents gastronomiques. Je vous remercie, chacun, pour votre hospitalité. »

Elle répondit à la petite révérence de Maxence de la sienne.
Lorsqu’il s’éclipsa, Alice laissa fondre son sourire. Elle jeta une oeillade à Elicia.

« Si tant est qu’il soit possible de discuter. Mais soit. Je te suis. »

Du sirop d’érable…
Il lui semblait sentir son onctuosité sur le bout de sa langue.

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14 juil. 2025, 14:23
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Si elle s'était attendue à tout ça... L'arrivée du petit Broccoli avait elle réelle attendri Alice ? Était-ce bien ce qu'elle avait vu sur son visage ? La façon dont elle semblait plus détendue ? Cette sensation que l'orage était passé, remplacé par une éclaircie lumineuse, apporté par la petite créature. Une sensation fugace et pourtant, bien présente, Élicia le sentait. Cette disparition du nuage noir qui lui avait soufflé de rester sur ses gardes.
Ainsi, Alice se souvenait de Tess. Rien d'étonnant, elles avaient partagés quelques années à Poudlard. Elles avaient peut-être même partagé leur dortoir - idée qui amusa la rouquine en imaginant sa cousine et leur invitée partager le même espace de vie -, leur salle commune, leur classe... Aliosus connaissait Tess et Maxence pour avoir partagé toutes ses années avec eux, étant tous les trois de la même filière. Enfin, ayant été, cette page était tournée désormais.
Mais qu'Alice se souvienne d'elle, c'était plus surprenant. Nul doute que ça plaisait à Tess, qui n'avait pas oublié son ancienne camarade non plus.

Sa cousine avait souri plus franchement, son regard avait sondé Alice furtivement avant qu'elle ne disparaisse à la suite des deux terribles créatures.
Puis c'était Maxence qui était arrivé et... Non. Non. Noooon. Impossible.
Si Élicia avait l'habitude de sentir ses joues se réchauffer lorsqu'elle ressentait quelques émotions trop forte - attirance, oui, mais colère et embarras aussi par exemple - elle avait moins l'habitude de voir cette manifestation d'émotions chez les autres. Encore moins Alice.

Alice Sangblanc avait rougi à la vue de son cousin.

Élicia cacha tant bien que mal un semblant de sourire, preuve irréfutable que la cheffe du Merlin pouvait également ressentir... quoi exactement ? Difficile à dire. Pas de la colère en tout cas, elle l'aurait sûrement senti. Elle aurait senti le nuage noir revenir au dessus de sa tête. Cette manifestation d'émotion montrait juste que malgré toutes les responsabilités qui lui incombait, tout ce poids sur ses épaules, derrière cette façade de glace et de feu, Alice était comme elle une jeune sorcière à peine sortie de l'adolescence, qui pouvait être prise, elle aussi, par les tourments de son cœur et de son esprit. Elle était humaine, elle aussi, et ce constat avait quelque chose d'apaisant.
Si Élicia avait l'habitude de voir Alice sur un piédestal, cette grandeur inégalée, la voir ainsi... Ne changeait pas à l'admiration qu'elle avait pour elle, non, seulement elle se sentait plus proche d'elle. Elle la sentait plus accessible. Une barrière s'était doucement effritée entre elles.

Et Maxence qui flirtait, purée... Il n'en avait donc jamais fini. Quoi que quelque chose ici était différent de toutes les autres fois où elle l'avait vu accompagné. Était-ce l'effet "Alice" ?
Quant à celle-ci, elle s'était très rapidement ressaisit, et rentrait dans le jeu de son cousin avec un sourire. Bon, au moins, il était inutile de faire les présentations.

- Mais tu es une dame à présent, alors il me semblait tout naturel de m'adresser à toi comme telle, répondit-il à sa première remarque, toujours aussi souriant. Installez vous, ça ne devrait pas être très long.

Lorsqu'elles se retrouvèrent de nouveau seules, Élicia sentit de nouveau les nuages se densifier au dessus de sa tête à la vue du sourire d'Alice. Disparu.

- Je leur fais confiance pour garder tout ce qui sera dit dans cette maison. Dans une certaine mesure, ils sont au courant de quelques trucs. Les derniers marins encore sur le navire, dit-elle, espérant qu'Alice comprenne où elle voulait en venir. Ils m'ont bien aidé pour la mission que tu m'avais confié, puisque tout le reste de nos chers camarades ont juste... Déserté. Laissé couler. Voilà ce que je te disais dans ma lettre, que je n'ai pas relancé en pensant que tu serais déjà suffisamment déçue et en colère.

Élicia, son cadeau dans une main, désigna à Alice l'arche derrière elle, à leur droite, derrière laquelle on pouvait apercevoir la table à manger autour de laquelle Tess s'afférait déjà. Confiture, pâte à tartiner, sucre, jus d'orange, le thé au jasmin que sa mère aimait tant, et le sirop d'érable que Kenric avait rapporté de son voyage au Canada, pour le travail. Sa cousine y avait ajouté quelques fruits que Juliette faisait pousser dans la serre attenante au salon, de l'autre côté du couloir, à leur gauche. Des fraises, des framboises, des baies de grenade et des myrtilles. Il était rare d'avoir un petit déjeuné si raffiné. Nul doute que Tess et Maxence voulaient faire bonne impression, ce qui l'arrangeait grandement.

- Voilà pourquoi je te disais que j'avais encore plein de choses à te dire, souffla-t-elle. Installe toi où tu veux, on a beaucoup de choses à se dire.

En entrant dans la salle, Élicia rejeta un coup d'oeil vers l'ouverture de la cuisine, à sa gauche, où elle voyait Maxence afféré à mélanger le contenu d'un saladier en verre avec un fouet. Il leur sourit, et reporta son attention vers Alice.

- Souhaiterais-tu du café ? Du jus de citrouille peut-être ? Juliette n'en raffole pas, mais Kenric se débrouille toujours pour en avoir une bouteille. Les habitudes de Poudlard vois-tu... certains ne tournent jamais complètement la page.

Tess réapparut, une gamelle vide dans la main. Elle s'empressa de la remplir au robinet, puis passa devant les filles avec un sourire avant de rejoindre la véranda, en face de l'entrée de la salle à manger. Broccoli et Smiriti se précipitèrent vers elle, et leur museaux disparurent dans la gamelle.

- Et voilà, petites terreurs.

Puis elle se leva, récupéra verres, assiettes et couverts dans l'armoire à sa droite, et les disposa sur la table.

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15 juil. 2025, 11:31
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
Avait-elle bien entendu ? Elicia avait-elle avouer avoir parler du MERLIN à Tess et Maxence ? Deux camarades d’Aliosus ?
Non… Non. Alice avait sans doute mal compris. Quelques trucs dans la bouche d’Elicia devait signifier qu’elle avait dit à ses cousins une version très édulcorée de la vérité. Elle n’aurait pas dit à deux Nés-Sorciers de Serpentard ayant suivi Aliosus tout au long de sa scolarité qu’elle appartenait à un mouvement révolutionnaire d’élèves anti Conseil des Sorciers et donnant les informations récoltées à un membre de la Résistance appartenant au corps enseignant de Poudlard. Non… Elicia n’était tout de même pas naïve à ce point.
Fort heureusement, les mots qui suivirent eurent plus d’impact que les précédents : il restait encore des marins sur le navire. Cela ne rattrapait pas la désertion du reste de l’équipage mais cela donnait un peu plus d’espoir.
Non, vraiment… Elicia avait-elle parlé du Merlin à Tess, Maxence et Lyam…?
La question restera en suspend pour le moment : le petit déjeuner était servi.

Invitée à le faire par Elicia, Alice s’avança pour rejoindre les Caldin à moitié nus. Quand bien même la politesse lui commandait de ne pas regarder autour d’elle pour capter suoi que ce soit de personnel à la famille d’Elicia, ses yeux s’accrochèrent tantôt à la table aux milles délices matinaux, tantôt aux mains de Maxence occupées à préparer la pâte à pancakes, là, dans la cuisine.

Alice tira une chaise, la première à sa portée, et s’y installa avec lenteur. Elle glissa son sac à main dans le dos de sa chaise, puis se fit un brin plus droite. Ses jambes trouvèrent naturellement leur place sous la table, les genoux légèrement penchés sur le côté. Ses mains délicates sur ses cuisses, Alice attendait. Que l’on daigne s’asseoir avec elle. Elle n’aimait pas cela. Être assise, à attendre que l’on daigne la rejoindre. C’était impoli.
Mais il serait plus impoli encore de commander à ses hôtes d’agir selon son éducation.
Quoi qu’il ne soit pas nécessaire d’avoir reçu une bonne éducation pour se vêtir plus décemment devant une dame…

Alice se surprit à saliver devant la vue de la pâte à tartiner lorsque Maxence lui adressa à nouveau la parole.
Elle se dressa un peu plus, répondant à sa sourire du sien. Poli.

« Une tisane fera l’affaire, je te remercie Maxence. »

Ayant déjà bu un thé ce matin, Alice préférait ne pas tenter le diable. Personne ici n’avait envie de voir une Sangblanc excitée par la théine… pas même la Sangblanc en question.

Tess apparu dans son champ de vision. Sans que sa tête ne bouge, elle suivit ses déplacements. Et, en voyant la gamelle, Alice chercha aussitôt la petite furie rousse. Broccoli… sérieusement…

Alice se dressa un peu plus, et remercia Tess d’un mouvement de la tête.
Son regard passa de la sœur au frère.

« J’ignorai que vous habitiez tous ensemble. Si j'avais su que ma venue dérangerait autant de monde... »

Elle doutait que ce soit le cas. Thomas lui avait parlé d’un père, d’une mère, d’un frère et d’une soeur. Pas des cousins triplés.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

17 juil. 2025, 00:19
Tout reconstruire sur un tas de cendres  E.C 
Alice s'était assise. C'était déjà ça. Élicia se doutait que ce soit vraiment de bon coeur, que son éducation devait certainement jouer pour qu'elle accepte aussi facilement de se joindre à eux, mais au moins elle était là. Et elles allaient pouvoir parler. S'expliquer. Le Merlin. Son avenir, parce que le reste... Eh bien le navire avait plus ou moins coulé. Il était temps de le remettre à flot, pièce par pièce, planche par planche. A commencer par ses membres.

Élicia arriverait-elle à convaincre Lumah de se ré-engager ? Peut-être. Ça serait difficile, parce que sa meilleure amie voyait d'un mauvais oeil certaine manière de faire d'Alice. Il allait lui falloir être particulièrement maligne et attentive à ses paroles pour tourner l'affaire à son avantage. Et si elle pouvait avoir de l'aide... Lyam. Lyam parlerait à Mary, sa petite amie. La cousine de Lumah. En dehors d'Alice, Élicia connaissait personne de plus engagé que Mary. Ça serait donc son dernier recours dans le cas où Lumah ne se laisserait pas facilement convaincre.
Mais pour l'heure, Alice. Alice et son humeur changeante qui, pour le moment, donnait à Élicia l'impression de tenir en équilibre sur une corde tendue, à deux doigts de tomber. Il fallait y aller pas à pas, sans se brusquer, et croiser les doigts pour que tout roule.

La rouquine observa la table, chercha ce qu'il manquait. Tess avait disposé petites assiettes, couverts et verre devant chaque chaises - cinq, puisqu'elle ne semblait pas penser que Raphael ou Emma se réveillerait bientôt. Sur la table en bois cirée, se trouvait donc les différentes garnitures, ainsi que quelques tranches de pains grillées, et des bols avec les fruits du jardin. Pas besoin de plus quand on avait un jeune homme qui préparait des pancakes à quelques pas de là... Élicia espérait néanmoins que ça satisferait son invitée, elle n'avait pas anticipé une telle venue.

Contournant la table, la Poufsouffle s'installa face à Alice, à la gauche de sa cousine. De là où elle était, elle pouvait aisément voir Maxence, son sourire et son regard qui glissait vers Alice de temps à autre. Comme pour vérifier qu'elle était toujours là.

- Je t'apporte ça dans une petite minute, lui répondit-il, posant son saladier et son fouet sur le plan de travail, près de la plaque de cuisson.
Le jeune homme se déplaça jusqu'à la bouilloire, la remplit d'eau, et la mit à chauffer.

- Nous n'habitons pas ici, expliqua Tess. Élicia nous a invité pour passer la soirée et la nuit avec elle. On a regardé un film moldu, accompagné de popcorn. Tu en as déjà vu ?

Maxence attendit la réponse d'Alice, puis lui apporta la boîte à thé et tisane de Juliette, la mère d'Élicia. Il en profita pour déposer sur la table une carafe de jus de citrouille. Il se tourna vers leur invitée, son léger sourire toujours sur les lèvres, et ouvrit la boîte.

- Ma tante a différentes combinaisons. Parmi elles, j'aime particulièrement la tisane pèche et abricot, hibiscus et framboise, et ma favorite que je te conseille : fleur d'oranger et pomme séchée.

Ses yeux acier glissaient d'une petite boîte à une autre, suivant ses présentations. Puis, quand Alice eut choisi, il récupéra la boite correspondante, ainsi que celle du thé au jasmin que les deux cousines appréciaient, et retourna en cuisine pour s'occuper de leurs boissons. Élicia regarda son cousin faire avec un sourire, puis reporta son attention sur l'ex Serpentard. Elles ne s'étaient pas vu depuis... Combien de temps, exactement ? Le bal du nouvel an ? La rousse ne se souvenait pas d'une interaction, mais elle se souvenait l'avoir vu. Et puis, Alice avait gagné le titre de reine, impossible de ne pas s'en rappeler.
Leur dernière interaction remontait donc à l'été précédent. Chez elle. Dans une situation vaguement similaire à celle-ci. Inversée.
Ne souhaitant pas lancer de conversation futile qui ennuierait son invitée, Élicia attendit une seconde...Que sa cousine choisit d'exploiter. Merlin soit louer, ce silence était trop...trop.

- Ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas vues, reprit Tess, ses yeux plantés dans ceux d'Alice. A peine croisées quand tu es venue à Poudlard il y a... trois ans, déjà ? Comment vas-tu ? Comment se sont passées tes années à Beauxbâtons ?

Élicia avait évidemment déjà parlé de l'école de magie française avec sa cousine. En partie sous la contrainte, elle devait l'avouer. Tess lui avait posé grand nombre de questions. Aussi connaissait-elle les noms de Léonie et de Damiano, ainsi que les relations qu'ils entretenaient avec leur invitée, ou du moins ce que la Poufsouffle avait pu apercevoir. Mais ça, elle se garda bien de le préciser, préférant sans nul doute faire la conversation le temps que Maxence revienne avec leurs infusions.
Ce qu'il fit, un instant plus tard, les quatre tasses sur un plateau en bois rond que Juliette ne sortait que lorsqu'elle recevait des invités. Adéquat, donc.
Le jeune homme déposa devant Alice une jolie tasse nacré, remplie d'eau chaude infusée de sa tisane. Une petite cuillère reposait sur l'assiette qui maintenant la tasse. Il rajouta un pot de miel sur la table, puis servi sa sœur et sa cousine de leur thé avant de poser sa propre tasse de tisane à sa place, à la gauche d'Alice.
Maxence inclina brièvement son buste dans un semblant de révérence.

- Les pancakes arrivent bientôt, mesdames.

Puis il disparut de nouveau dans la cuisine, les laissant à leur conversation. Élicia, elle, gardait son regard sur Alice. Vite que la suite arrive, elle craignait l'impatience de son invitée...

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17 juil. 2025, 23:32
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En venant ici, Alice avait pour volonté de parler de l’avenir. Le sien. Le leur. Celui de la Grande-Bretagne. Elle savait précisément de quoi elle voulait parler avec le dernier reliquat du Merlin. Tout etait là, niché dans la plus sombre partie de son esprit. Trois plans différents. Le premier, stratégique. Le second, politique. Le troisième, sanglant. Alice n’avait rien couché sur papier, car personne ne devait jamais savoir ce qui se cachait sous ses boucles blanches et soyeuses.

Et la voila assise à table, prête à manger des pancakes.

Alice écouta Tess lui répondre. Comme c’était charmant. Une soirée entre cousins. Avec un pincement au coeur, Alice songea qu’on lui avait volé ce genre de plaisir. Elle n’avait jamais pu inviter Aliosus a passer la nuit chez elle. Tout cela à cause d’un vilain mensonge partagé entre un frère et une sœur.

« Des films moldus ? » répéta Alice. Elle leva les yeux au plafond en réfléchissant. « Oui. J’essaye de me souvenir de ceux que j’ai eu l’occasion de voir… Star Wars… de ce que je sais, il est très connu chez les Sans-Pouvoir. Il y a eu aussi… Pirates des… je crois qu’il s’agissait des Caraïbes mais je n’en suis plus tout à fait sûr. Également un film avec un homme ayant été mordu par une araignée, un autre avec un coeur électronique et… l’un avec un très riche Sans-Pouvoir luttant la nuit pour combattre le crime. »

Parler de cela ramenait Alice cinq années plus tôt lorsque, chaque mercredi après midi, elle rejoignait monsieur Penwyn dans son bureau pour qu’ils partagent ensemble un moment qui n’appartenait qu’à eux. Ces souvenirs étaient précieux, chers à son coeur d’enfant, mais teinté d’une amertume dont elle ne parvenait plus à se défaire. Cela aussi, on lui avait vicié.

Alice leva les yeux vers Maxence avant de les poser sur cette jolie boîte à thé qu’il lui présenta. Elle ne pu retenir un sourire de satisfaction en découvrant qu’il ne s’agissait pas de ces affreux petits sachets que les Sans-Pouvoir osaient appeler infusion. Ah… encore des souvenirs douloureux…

« Je vais suivre ton conseil, alors », répondit-elle en relevant la tête vers lui dans un sourire. « Tu as l’art de présenter les choses. » Tant qu’elle évitait de regarder autre chose que son visage, bien sûr.
Fleur d’oranger et pomme séchée… Alice en salivait d’avance. Elle y ajouterait du miel. Oui. Deux cuillères. Quoi que. S’agissait-il de vrai miel ? Miel de fleurs ? Miel d’acacia ? Miel de montagnes ? Avait-il seulement du miel ?

Tess reprit la parole. Décidément. Néanmoins, elle sourit en l’écoutant lui poser encore d’autres questions. Allait-elle passer tout le repas à discuter de banalité ?
Alice lissa une tresse entre ses doigts.

« Pour le mieux. Mes années à Beauxbâtons furent enrichissantes. La vie là bas est bien différente de Poudlard. Enfin. Je présume qu’Elicia t’as déjà tout raconter. » Elle jeta un bref coup d’oeil vers Elicia, avant de revenir à Tess. « Mais me voilà de retour en Grande-Bretagne, fraîchement diplômée, à attendre d’envoyer ma candidature à Grande Ecole de l’Art du Duel. Et toi, ma chère ? Comment s’est déroulé ta scolarité ? »

Banalité. Banalité.
Quand serait servi le petit-déjeuner ?

Maxence revenait vers elles, les bras chargés d’un plateau pour les boissons chaudes.
Alice lui sourit joliment lorsqu’il lui déposa son infusion. Elle vit avec plaisir un pot de miel rejoindre la table. Bien. Le sucre naturel valait presque tout les autres.
Ah… les pancakes étaient sur le point d’arriver.
Alice se tourna vers Elicia.

« Où puis-je me laver les mains ? »

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19 juil. 2025, 16:17
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Alice avait vu des films moldus. C'était... Eh bien, assez étonnant venant d'elle. Élicia la voyait, malgré son rôle de cheffe du Merlin, comme une Sang-Pure qui s'intéressait peu à la culture moldue. Cet aveu lui était d'autant plus surprenant. Surtout qu'elle n'avait pas cité un film, mais plusieurs, qui faisaient partie de sa propre culture. Qui faisaient partie des films qu'elle avait déjà vu, ou au moins entendu, durant son enfance. Pirates des Caraïbes, un incontournable qu'elle n'avait pas eu l'occasion de voir depuis un petit moment, et qui plairait sans aucun doute à son cousin. Spiderman et Batman, des classiques que Maxence avait déjà vu, ou au moins connaissait de nom puisqu'il en portait régulièrement les t-shirts, trouvés dans elle ne savait quelle boutique moldue. Le plaisir coupable du jeune homme. Et Star Wars...

- Star Wars ? Le film avec les sabres... lasers, c'est ça ? Celui qu'on a vu hier soir ? Tess se tourna vers Élicia, un sourcil arqué, les yeux pétillants. La rouquine acquiesça en guise de confirmation, et le sourire de sa cousine s'intensifia. Un super film, j'ai adoré ! Et j'ai particulièrement hâte de voir la suite.

- Un homme araignée et un Sans-Pouvoir luttant la nuit pour combattre le crime... répéta Maxence, qui passait une tête dans l'ouverture de la porte de la cuisine, son sourire remontant jusqu'à ses oreilles. Tu parles de Spiderman et Batman ?

Son cousin ressemblait à un gamin qui venait d'ouvrir son cadeau le plus merveilleux au pied du sapin, le matin de Noël. Ses yeux aciers pétillaient, comme un lac de glace brillait sous la lumière du soleil, éclatant. Il était rare de le voir aussi sincèrement joyeux, lui qui avait tendance à cacher ses sentiments derrière un sourire effronté et un regard moqueur. Peut-être que la surprise de la visite d'Alice, des retrouvailles inattendues, et le fait qu'il s'était levé du bon pied aidaient. Peut-être.

Alice avait choisi la tisane que Maxence lui proposait. Élicia observa leur échange avec un doux sourire, heureuse de voir son cousin s'adonner avec autant d'entrain à la tâche qu'il s'était lui-même confié : faire plaisir à leur invité. Ses lèvres lui avaient offert un sourire éclatant avant qu'il ne disparaisse de nouveau. Avant que Tess ne prenne le relai.

- En partie, en effet. Je l'envie d'avoir eu la chance de découvrir ton école. Tout ce qu'on peut y apprendre de merveilleux là-bas... fit Tess, rêveuse. Quant à Poudlard, j'ai bien rattrapé mes premières années. J'ai toujours eu quelques difficultés en Botanique par exemple, mais je m'en suis vraiment bien sortie en Sortilège et en Métamorphose. Heureusement, sinon j'aurais quelques difficultés à intégrer l'école que je souhaite. Enfin, je suis plutôt confiante, affirma-t-elle dans un sourire assuré. Te concernant, je suis certaine que la GEAD se fera un plaisir de t'accueillir, il ne peut en être autrement. Tout comme pour Élicia. Qui pourrait se passer de vos talents ? Je n'ai pas pu assister à l'un de tes duels, mais Éli dit que tu excelles particulièrement dans ce domaine, et je ne peux que la croire. Elle adressa une oeillade à la rouquine, qui rougit légèrement. Pourquoi Tess se sentait-elle obligée de partager ça à Alice ? Comme si ça allait l'aider à obtenir ses faveurs...

Heureusement, Maxence amena à table les boissons, récoltant un sourire d'Alice qui aurait fait chavirer le cœur de n'importe quel jeune homme. Mais pas lui, si ? Enfin, Élicia ne lui en aurait pas voulu.
Quant à ce qu'Alice demanda ensuite... Si ça avait été n'importe qui, la Poufsouffle lui aurait proposé l'évier de la cuisine. Mais pour Alice, c'était bien hors de question. Alors ça serait la salle de bain, parce que les toilettes du rez-de-chaussée ne feraient pas l'affaire non plus.

- Oh, excuse moi. Ça sera à l'étage, je t'accompagne.

Voilà qui laisserait le temps à Maxence de les servir. Normalement.
Comme si les deux petites tempêtes avaient attendues un mouvement de sa part pour lui rappeler leur existence, Smiriti et Broccoli traversèrent la salle à manger tels deux tornades, courant dans le couloir, droit vers le salon et la cheminée visible depuis le bout de table qu'Élicia contournait. Elle attendit qu'Alice se lève avant de lui faire signe de la suivre.
Elles passèrent devant le sas d'entrée à leur gauche, avancèrent jusqu'au salon. A leur gauche, deux portes : l'une menant aux toilettes, l'autre au bureau de Kenric. A leur droite : un espace pour l'escalier en angle et les rangements au dessous. Au bout du couloir, l'ouverture sur le salon, la cheminée en pierre en face sur laquelle reposait des vases remplis de fleurs, et des photos de famille. Des photos qu'Élicia préférait cacher de la vue d'Alice, mais elle le savait, ses yeux fins ne louperaient pas de remarquer les images vivantes d'une petite rouquine qui riait, se roulait dans l'herbe, montait aux arbres aux côtés de son frère encore plus jeune. Un sourire où l'on remarquait l'absence d'une dent, l'image d'enfants qui apprenaient à faire du vélo.
Les canapés beiges, recouverts de plaids vert pomme et blanc, se fondaient dans l'ambiance calme qui émanait de la pièce et du reste de la maison. Les murs en pierre claires, les meubles en bois doux, le parquet et les poutres assorties au plafond, tout respirait une ambiance douce et chaleureuse. Seuls les deux créatures déteignaient dans ce tableau, deux terreurs qui sautaient d'un fauteuil à un autre en se poursuivant. Cette image fit sourire Élicia tendit qu'elle se tournait, dos au salon, pour désigner l'escalier à Alice.

- Après toi.

Le long de la montée, d'autres photos décoraient les murs : des images de la famille à la plage, alors qu'Emma avait grandit, ses cheveux aussi blonds que ceux de leur mère, tandis qu'Élicia et Raphael héritait des boucles rousses de Kenric. Des photos de sourire et de complicités, celle du départ d'Élicia pour Poudlard. Elle reconnaissait certains camarades dans le fond, désormais, et cette constatation la fit sourire avant qu'elle ne se souvienne qu'elle ne retournerait pas sur ce quai à la rentrée prochaine. Elle détourna le regard avant de perdre son sourire.
Une fois en haut, elles arrivèrent face à la porte de la chambre de Raphael, encore close. A droite, celle d'Élicia, ouverte, où l'on pouvait voir les matelas au sol, les draps repoussés, et les rayons du soleil qui fusaient derrière le rideau beige, au dessus de son lit double.

Lyam en sortait justement, et s'arrêta à la vue d'Alice. Ses yeux clairs la dévisagèrent, observant ses boucles comme s'il voulait se rappeler son identité, puis il rougit. Violemment. Avant d'esquisser un sourire poli.

- Bonjour Alice, souffla-t-il pour ne pas réveiller les autres, inclinant la tête. Navré de ne pas être descendu plus tôt, Max a caché mon t-shirt sous son matelas...

Son cousin jouait avec le bracelet de perle à son poignet. Bleu et noir, assorti à celui de Mary. Il ne l'ôtait jamais.
Élicia sourit à son cousin, et lorsqu'il les contourna pour descendre, contourna la rambarde de l'escalier, face à laquelle se trouvait la porte de la salle de bain. Elle l'ouvrit, invita Alice à y entrer. Elle longea la baignoire qui se tenait contre le mur face à elles, pour se diriger directement vers les lavabos à sa gauche. Elle sortit de sous les deux évier une petite serviette lavande qu'elle déposa sur le côté du meuble. Un grand miroir ovale lui renvoyait leur image. Celle de ses cheveux décoiffés...

- Je te laisse une petite minute, je reviens. Elle ploya légèrement le genou dans un semblant de révérence, laissa Alice à ses occupations, puis fila dans sa chambre.

Aussitôt dans sa chambre, Élicia se jeta sur le peigne sur sa coiffeuse à la gauche de l'entrée, coiffant rapidement ses cheveux afin qu'ils paraissent moins négligés. Son regard se posa sur son armoire, mais elle se ravisa en se rappelant la robe qu'elle avait laissé la veille au soir sur sa chaise, devant son bureau. De l'autre côté de la pièce. Elle sauta sur le matelas de Maxence, le traversa, puis récupéra la robe bleue ciel, à la coupe simple dont la jupe lui tombait sur les genoux. Le buste était un corset avec des fleurs bleues foncées brodées. Une création de Tess pour sa cousine, qu'Élicia n'avait pas encore eu l'occasion de porter. Voilà qui allait lui faire plaisir.
Elle l'enfila rapidement, passa ses doigts dans ses cheveux pour vérifier qu'ils étaient en place, puis rejoignit Alice dans la salle de bain. Le tout lui avait pris trois minutes.

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