15 juil. 2025, 23:57
Je te promets  OS   PNJ 
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- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Sangblanc Thomas. Frère.
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Thomas est mon PNJ Joker
Il n’aurait pas dû être là. Il le savait. Sa place n’était pas ici. Elle était à près de mille kilomètres d’ici. Dans le confort d’un sofa, un whisky à la main, son coeur dans l’autre.
Il avait bu, beaucoup trop ces derniers mois. Pour noyer son nom, ou peut-être lui même. Pour oublier qu’elle s’était glissé sous sa peau il y a presque deux ans.

Au début, ce n’était pas douloureux. Ce n’était qu’un jeu auquel il s’était prêté des centaines de fois. Ça n’aurait pas dû être différent.
Elle l’avait repoussé, et il en avait souffert. Mais pas assez. Il aurait pu l’oublier. Il l’avait fait dans les bras d’autres femmes.
Et puis elle était revenue. Et puis elle l’avait embrassée.

Tout avait basculé à ce moment là.

Ce baiser lui avait rappeler qu’il était un chevalier au service de sa famille. Un héritier comme on en fait pas deux. Un baiser, et son armure avait éclaté.
Il s’était employé à la reconstruire morceau après morceau, whisky après whisky. Mais il lui en manquait toujours un.
Son cœur. Elle l’avait gardé.
Il aurait dû en être heureux. Il pensait l’être.
Mais dans le reflet ambré que lui rendait son poison, il voyait un chevalier handicapé.

Il lui aurait suffit de le reprendre, ce morceau. C’était simple. Un mot, et il le récupérait. Il ne l’avait pas fait. Il ne le ferait pas.
Le whisky ne suffisait plus à combler le creux de son armure.

Épouser une de ces françaises. C’était la chose à faire. C’était son rôle de chevalier. Donner un enfant à sa famille. Il savait faire. Il devait le faire. C’etait une chose si simple. Mais dans le sourire de ces françaises, il la voyait. Dans leurs robes de soie et de dentelle, il la voyait.
Dans le fond de sa bouteille, il la voyait.

Un jour, il s’était assis sur une plage avec un garçon bavard qui voyait en lui un modèle. Il ne le contredisait pas. Il aimait savoir que quelqu’un voyait en lui autre chose qu’un chevalier en armure cabossé. Le garçon lui avait demandé de l’aider à écrire une chanson d’amour. Parce qu’il s’y connaissait. Parce qu’il avait des conquêtes à foison. Ce n’était pas de l’amour. Pourtant, il écrit cette chanson. Pour elle. Pour mettre des mots sur ce qu’il ne lui dirait jamais. Sur ce qu’il ne pourrait jamais lui dire.

Père s’etait remarié. Il donnerait bientôt de nouveaux héritiers à la famille. Des bambins qui lui voleraient sa place, mais jamais son armure. Personne ne pouvait la porter à sa place. Le chevalier devrait donner des héritiers, lui aussi. Voir s’arrondir le ventre d’une femme qui ne serait jamais elle.

Il était parti, quelques jours. Le temps de respirer.
Il ne respirait jamais mieux que dans ses boucles noires.

Il fit alors ce qu’il n’aurait jamais dû faire.
Une petite boîte à la main, il était revenu là où elle s’était refusé à le laisser l’oublier.
Il la déposa sur le seuil de la maison, toqua, et disparu.
Parce qu’il ne devait pas lui dire.

Dans cette petite boîte, un gramophone à taille réduite. Avec un disque. Avec une lettre, pliée en quatre.
Avec des mots, simples sur la première faces.
« Chanter par un autre, écrite par mon cœur. T. »
Avec des mots fébriles à l’intérieur.
Je te promets des tempêtes et des cieux en révolte.
Si c’est avec toi que je sombre, je le fais sans remords.
Je te promets que si tu trembles, je tremble aussi.
Je n’ai pas de promesses dorées, mais mes adieux n’en sont jamais.

Je te promets que je boirai tes silences amers,
Que je hurlerai quand tu ne parleras pas.
Je te promets que je te sentirai à mille kilomètres,
Que tu seras mon poison et mon miracle, toujours.

Et même si tout se brise,
Je te promets, tu ne seras jamais seule là-bas.

Je te promets l’amour, même si ça brûle,
Même si le monde nous pousse à fuir.
Je te promets que je reste, même sans paix.
Que je danserai avec toi sur les ruines
Je me promets à toi, même détruit.
Entre tes mains, comme du verre brisé.

Je te promets que j’aimerai même tes épines,
Que je rirai même si je saigne dedans.
Je te promets que je n’aurai pas peur de m’effondrer
Si ton nom est gravé sur ce précipice.

Je te promets que j’aimerai tes pires jours,
Que j’allumerai la nuit pour ne pas te perdre.
Je te promets que chaque fin avec toi sera un début,
Et que je serai tempête si tu es mon abîme

Et même si tout se brise,
Je te promets, tu ne seras jamais seule là-bas.

Je te promets l’amour, même si ça brûle,
Même si le monde nous pousse à fuir.
Je te promets que je reste, même sans paix.
Que je danserai avec toi sur les ruines
Je me promets à toi, même détruit.
Entre tes mains, comme du verre brisé.

Et si un jour je te perds dans la fumée et la grisaille,
Je te promets : je mourrai avec ton nom dans mon cri.
Que ce soit la dernière chose que le monde me vole,
Je t’aurai promise comme une guerre et comme une lune.

Je te promets l’amour, même si ça brûle,
Même si le monde nous pousse à fuir.
Je te promets que je reste, même sans paix.
Que je danserai avec toi sur les ruines
Je me promets à toi, même détruit.
Entre tes mains, comme du verre brisé.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050