16 juil. 2025, 04:46
 Solo  Celle qui me ressemble
Juillet 2049
Début d'après-midi


Après avoir coché la plupart des achats de sa liste, il ne restait plus que deux ou trois bricoles à se procurer. Le prochain arrêt se trouvait être la boutique d'Ollivander, qui, le disait on, était l'endroit où trouver les meilleures baguettes.
D'un air décidé, elle poussa la porte de la vieille boutique, la faisant grincer faiblement, et après avoir pris soin de la refermer sans la claquer, elle put observer l'amas de baguettes qui s'entassaient sur les étagères.

"Il doit y en avoir des milliers," pensa-t-elle à voix haute, laissant sa main glisser le long des boîtes, subjuguée.

Un claquement de pas résonna dans le fond du commerce, ce qui attira l'attention de la petite fille. Elle vit s'affairer un vieil homme, aux cheveux en bataille et qui ruminait des choses qu'elle ne pouvait entendre de là où elle se tenait. Ne voulant pas déranger l'homme dans sa tâche, elle se tint à côté du comptoir, son petit chaudron dans les mains, ne disant pas un mot.

Dehors, les enfants venus faire leurs achats riaient, accompagnés de leurs parents, dans un désordre organisé. Elle aurait aimé avoir le soutien de son père, et les conseils de sa mère en cette journée riche en émotion.
Elle leva à nouveau les yeux vers les boîtes en face d'elle et se demanda s'il lui suffisait d'en choisir une au hasard, ou bien même si elle devait faire un pacte de sang pour trouver sa baguette.

"Il serait plus simple de pouvoir jeter des sorts sans baguette" souffla-t-elle alors qu'elle observait la rue marchande.

Un petit garçon tenant une glace manqua de s'étaler face contre terre au pied de la porte de la boutique. Elle chercha du regard la provenance de cette sucrerie glacée, se demandant si elle aurait le temps d'en goûter une. Les sorciers n'auraient sûrement pas des goûts étranges, n'est-ce pas.

Le gérant du magasin de baguettes s'avança finalement vers la jeune sorcière, plusieurs boîtes entre ses mains.

"Bien le bonjour, jeune demoiselle."

"Bien le bonjour, monsieur. Je viens acheter ma baguette magique."

"Oui, en effet. Je crois deviner que c'est votre première fois dans le chemin de Traverse, et que, par conséquent, vous êtes une née-moldue ?" Fit le marchand en lui tendant une baguette au bois sombre et plutôt petite de taille.

Elle resta un instant le regard fixe, ne sachant pas quoi faire de ce qu'elle avait entre les mains. Le temps parut long et le silence fut enfin brisé par le vieillard impatient.

"Eh bien qu'attendez-vous pour l'essayer ?" Lui indiqua-t-il par un signe de la main.

Willow leva le poignet, et dubitative, l'abaissa vers un coin de la boutique, envoyant voler des parchemins. Elle ouvrit les yeux en grand et reposa très délicatement la baguette entre ses mains dans la boîte ouverte devant elle.

"Non, cela ne convient pas. Essayons celle-ci," il lui proposa une autre baguette, plus longue, plus fine.

"Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne," fit la jeune fille, soucieuse de mettre à nouveau le désordre.
Ollivander la regarda un instant, incrédule, puis ajouta aussitôt.

"Si vous le pensez, alors c'est le cas. Vous êtes une cliente un peu difficile mademoiselle....comment déjà ?"

"Willow, monsieur. Willow Edwards," répondit-elle poliment. "Comment avez-vous su que je suis née moldue ?" Demanda-t-elle d'une petite voix.

Le vieux fabricant de baguettes lui en tendit une nouvelle, et ajouta ces mots.
"J'ai croisé un bon nombre de jeunes sorciers qui, comme vous, sont venus m'acheter une baguette et je me souviens de chacun d'entre eux. Tous montraient des signes évidents d'excitation, mais un en particulier a retenu mon attention. Je me souviendrai toujours du jour où il est entré dans ma boutique. Il n'était pas plus haut que ça et il avait ce regard, un de ceux qu'on n'oublie pas facilement."Il prit un temps pour réfléchir, fixant un point invisible dans la pièce. "Vous savez, vous lui ressemblez étrangement beaucoup"

Willow sentit un frisson la parcourir, son coup de poignet faisant éclater un vase non loin, Ollivander secoua la tête. Il était fascinant pour elle, qu'un homme comme lui puisse se souvenir d'autant de choses. Il devait avoir eu une longue vie bien remplie, pensa-t-elle. Son regard divagua sur les étagères, et une boîte en particulier attira son attention.

Alors que le marchand fouillait derrière son comptoir, elle s'approcha de cette dernière, la tirant délicatement pour ne pas faire tomber toute la pile. Elle était noire ornée de petites gravures dorées et recouverte de toiles d'araignée et de poussière. Doucement, elle l'ouvrit et en sortit la baguette qu'elle contenait.

Elle sentit alors un flot d'énergie l'envahir, comme un courant d'air soufflant du sol au plafond. Il lui semblait même pouvoir entendre un murmure dans le vent, comme si la baguette l'appelait. Elle fit un geste de la main et une feuille s'envola doucement pour se poser sur le sol.

"Je crois que j'ai trouvé, monsieur Ollivander."Assura-t-elle en montrant sa trouvaille au vieil homme.

Elle était en bois de cerisier, plutôt rare et raffiné mais très rigide, son cœur en crin de licorne était parmi les plus pures et loyals qui soient, prêtant allégeance à son sorcier pour la vie. Elle était faite pour Willow, représentant la force paisible, parfaite pour protéger ce qui comptait vraiment, dit Ollivander qui prit soin de ranger la baguette dans sa boîte et de la rendre à sa propriétaire.

Willow paya son dû et quitta la boutique, ravie de cette rencontre et fière de sa baguette, celle qui lui ressemblait.

- #003947 - Petrificus totalus moi Émeline Joyner
𝕯𝖎𝖊𝖘 𝖎𝖗𝖆𝖊 𝖎𝖑𝖑𝖆, 𝖛𝖔𝖘 𝖘𝖔𝖑𝖛𝖊 𝖎𝖓 𝖋𝖆𝖛𝖎𝖑𝖑𝖆. 𝕸𝖆𝖑𝖊𝖉𝖎𝖈𝖙𝖚𝖘 𝖊𝖗𝖚𝖘 𝖎𝖓 𝖋𝖑𝖆𝖒𝖆𝖘 𝖊𝖙𝖊𝖗𝖓𝖚𝖒