Rose Noire et Epine Blanche
Jeudi 14 Juillet 2050, aux alentour de 16h
Avec @Alice Sangblanc
Avec @Alice Sangblanc
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Malone Melrose (Joker)
- Lien vers la fiche du PNJ : l'index des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Développer la nouvelle vie de la fratrie Melrose et pour le plaisir !
Venir vivre à Godric Hollow éloignait fortement Malone de la GEAD. Non pas que cela change réellement son quotidien, mais il faut dire que désormais lorsqu'il rentrerait pour les vacances, le trajet serait bien plus long que l'année passée. Enfin, là n'était pas le sujet.
Pour le moment, le jeune homme se contentait de découvrir Godric Hollow sous un nouvel angle. Celui d'un résident. En effet, quelques semaines plus tôt, les enfants Melrose étaient venus vivre ici, dans la capitale des sorciers de Grande-Bretagne, chez leur grand-père. Ce dernier avait acheté une maison dans le centre plusieurs années auparavant, lorsque feu Elora, leur grand-mère, s'était sentie mal de rester dans la demeure qui lui rappelait constamment son fils disparu. Ainsi, venir vivre dans ce nouveau foyer, permettait à la fratrie (fraîchement réduite) de se reconnecter à leur histoire familiale, de découvrir leurs ancêtres, et de s'implanter plus concrètement dans la société sorcière dont leur père s'était éloigné il y a fort longtemps.
Enfin, le plus dur serait certainement pour Alizée. Elle était plus jeune que Malone. Mais surtout, beaucoup moins dégourdie en société. Elle connaissait bien évidemment tous les codes de politesse et d'étiquette, mais son côté froid et distant pouvait lui causer du tort dans ses relations. Rares étaient les gens proches d'elle. Ou plutôt, rares étaient les gens qui la côtoyait réellement .
Du côté de son frère, c'était différent. Malone, lui, était plutôt du genre populaire, ami de tous, mais tout comme elle, rares étaient les personnes proches de lui. Rares étaient ceux qui le connaissaient vraiment. Et rares étaient ses réels alliés. Mais cela ne le dérangeait pas. Il prenait ce qu'il y avait à prendre là où il était et laissait ce qui restait au moment de partir. Selon lui, il valait mieux avoir 3 personnes sur qui compter, des gens de confiance, avec des valeurs, des convictions. Que d'avoir 25 idiots qui le trahiraient au premier pot-de-vin.
Alors, il vagabondait relationnellement, passant parmi les groupes, sans réelles attaches. Souvent appréciée de tous, souvent jugée comme une personne de confiance, au fond la réelle question était : qu'est-ce que ces personnes étaient réellement capables de dire sur l'ancien Serpentard ? Dans les faits, bien peu de choses. Et ça, Malone en avait pleinement conscience. Et sans mentir, il entretenait cela. Il en disait peu, écoutait beaucoup. Moins on en savait sur lui, plus il en savait sur les autres et plus il aurait l'avantage en société.
Ce jour-là, il avait simplement décidé de se balader en ville, explorer les recoins de sa nouvelle vie. Repérer les lieux stratégiques, et les visages familiers. Il ne s'attendait à rien, vagabondant de rue en rue, dans l'espoir d'égailler sa journée. Il marchait analysant chaque cm² du centre-ville. Si bien qu'il aurait presque pu paraitre suspect, tel un opposant au conseil préparant une attaque. Mais rien de tout cela. Ça n'était pour lui qu'une promenade de santé, qui deviendrait surement, dans un futur proche, bien routinière.
Ses pas finirent par l'amener devant un lieu fréquenté. Un commerce où les entrées et les sorties étaient abondantes. Piqué par sa curiosité, il observa l'extérieur de l'enseigne. Il s'agissait d'un café, qui visiblement avait beaucoup de succès. Le "Café Rosier". N'ayant quoi qu'il arrive rien de mieux à faire, il poussa à son tour la porte pour révéler l'intérieur des lieux. En entrant, il découvrit un endroit fort agréable avec une décoration plutôt chic. De nombreuses tables et chaises étaient disposées pour accueillir au mieux la clientèle.
Malone inspira, prêt à aller au comptoir voir s'il y avait possibilité de prendre à emporter pour ramener à la demeure familiale. Mais avant ça, il jeta un coup d'œil sur l'ensemble de ce ramassis de sorciers insipide et sans conviction présent autour de lui, jusqu'à ce que son regard se pose sur une sublime créature se démarquant au milieu de ce tableau terne. Cette femme à la chevelure blanche était reconnaissable entre mille pour le jeune homme. La femme qui avait piqué son intérêt et détourné son regard de sa sœur chérie au bal. La femme au pédigrée soigné, aux manières irréprochables. La femme au sourire d'anges cachant bien des secrets, mais aussi certainement de nombreuses blessures. Cette femme : Alice Sangblanc.
Celle dont le nom brulait de nombreuses lèvres était assise là, dans ce café, buvant un thé, un livre à la main, quelques macarons sur la table. Décidément, c'était réellement une femme de goût.
Malone, dont les manches de la chemise noire qu'il portait étaient dors et déjà remontée laissant apparaitre ses avants bras, réajusta son col et se dirigea, sûr de lui, à travers la pièce pour s'installer à la table de l'inestimable. L'aînée de la fratrie Melrose avait les cheveux attachés en chignon, quelques mèches tombaient sur son front. Il était tout de noir vêtu, ce qui pouvait lui donner un air peu sympathique au premier abord. Mais son sourire lorsqu'il croisait le regard de qui que ce soit adoucissait immédiatement l'atmosphère.
Une fois installé, il leva poliment la main pour indiquer au personnel qu'il souhaitait commander. Il commença par saluer poliment avant de détailler ce qu'il voulait.
- Je vous prendrai volontiers une tasse de thé. Le même que madame. Pourriez-vous également, s’il vous plaît, nous apporter un petit supplément de macaron ? Je vous remercie. Souriant, aimable, bien élevé, voilà un client que beaucoup de commerçants auraient aimé avoir.
Malone attendant sa commande posa son bras sur la table afin de caler son menton dans la paume de sa main. Observant les va-et-vient dans la salle, de toute la profondeur de ses beaux yeux bleus qui respiraient la lassitude. Puis encore, sans un mot de plus, ses yeux se posèrent sur la femme en face de lui. Un éclair d'intérêt traversa ses pupilles, illuminant son visage d'ange, pendant qu'un léger sourire malicieux apparaissait sur ses lèvres. Comment Alice allait bien pouvoir réagir à cette intrusion lors d'un moment qu'elle partageait visiblement avec elle-même ? L'ancien Serpentard souhaitait uniquement, à l'heure actuelle, en savoir plus sur le déroulé de cette rencontre impromptue. Après avoir été importuné et interrompu lors de leur entrevue au bal, le destin les avait par hasard réunis aujourd'hui. Et Malone comptait désormais profiter de ce moment pour en découvrir plus sur la douce française.
Action d'Alice vue avec la joueuse
Rose Noire et Epine Blanche

Si il y avait bien une chose à donner à Godric’s Hollow, c’était bien la qualité de ces boutiques. Armée d’une vingtaine de gallions qu’elle avait récupérée dans son coffre à Gringotts, Alice s’était accordée une journée boutique. Il aurait été faux de croire qu’il s’agissait d’une pause dans son emploi du temps. Entre deux achats, Alice s’était employée à observer tant les employés et propriétaires que leurs clients. Force était de constater que la populace était diverse et variée. Quoi de plus naturel, après tout ? Godric’s Hollow était devenue la capitale sorcière de la Grande-Bretagne. Demain, Alice poursuivrait son shopping dans le Chemin de Traverse. Il lui tenait à coeur de voir si la rue marchande s’était vidée de ton essence depuis l’avènement du Conseil.
Pour clôturer sa journée, Alice s’était rendue au Café du Rosier. La dernière fois qu’elle s’y était rendu remontait à près de deux années. Et encore, Alice ne considérait pas avoir profiter du salon de thé, puisque son frère l’avait finalement emmenée plus bas. Dans les caves. Un lieu de perdition dans lequel ils avaient fait la rencontre de Morgan.
Peut-être irait-elle lui rendre visite.
Peut-être pas. Morgan était intimidante, et Alice n’aimait pas être intimidée.
Et puis l’imaginer embrasser son frère ne lui donnait quelque aigreur d’estomac. Ah, voila que s’imposait dans son esprit l’image des deux sorciers s’embrassant lors du bal du Nouvel An.
Elle bu aussitôt une gorgée de son thé à la rose sucré à foison, essayant vainement de faire disparaître cet image au profit d’un champ de rose dégoulinant de caramel.
Alice reposa sa tasse sur sa table avec la grâce des belles dames françaises. Elle prit un temps pour observer le café du Rosier. L’ambiance lui allait au teint, quoi qu'un peu lumineux pour sa jolie robe de dentelle noire. Peut-être ferait-elle de cet endroit son nouveau lieu préféré.
Après avoir croque dans un macaron au chocolat et essuyé ses doigts sur sa serviette, Alice attrapa le livre qu’elle avait prévu de lire aujourd’hui. Candide, de l’écrivain français et Sans-Pouvoir Voltaire. La jeune femme s’était mis en tête de lire tout les chefs-d’œuvre de la littérature occidentale Sans-Pouvoir avant la fin de l’année. Alice etait bien partie pour réussir.
Plongée dans sa lecture, Alice ne prêtait plus aucune attention à son environnement. Les mots étaient engloutis autant que l’étaient les macarons.
Si bien qu’elle mît un temps considérable à comprendre qu’un maroufle voulait lui voler son précieux moment de calme.
Il avait tiré le siège vide qui bordait sa table, et c’est ce qui arracha Alice à sa lecture.
Elle dressa le menton, leva les yeux vers lui.
Pas un mot ne franchit des lèvres rosées alors que son regard argent se planta dans celui de l’homme. Aucun sourire ne répondit au sien.
Alice n’exprimait absolument rien et pourtant…
L’homme du bal. Alice le reconnaissait. De longs cheveux noirs de jais, des yeux bleu perçants, des traits agréables à la vue une peau presque aussi pâle que la sienne… et un sourire qui murmurait je sais parfaitement ce que je vaux, et tu dois le savoir également.
Alice referma son livre sur son pouce en s’enfonçant dans son siège. Elle l’observait passer sa commande comme si il s’agissait là d’un moment à deux qu’elle avait consenti à partager avec lui.
Lui qui n’avait pas de nom. Rien qu’un sourire qu’elle allait finir par détester.
Au moins avait-il eu la délicatesse de commander plus de macarons. Alice commençait à en manquer.
Il n’avait pas prononcé le moindre mot à son attention. Non. Il s’était installé là, à sa table. Ses sourcils se froncèrent, légèrement.
Et lorsque enfin il eu finit de faire comme si il découvrait son environnement, il accepta de daigner la regarder. Il jouait. Il s’amusait. Avec son petit sourire de lutin trop fière de lui, il attendait une réaction de la part d’Alice.
Elle ne lui en donna pas de suite. Elle préférait le fixer, un sourcil haussé.
Qu’avaient-ils tous, ces hommes, à vouloir son intérêt ? Ces derniers jours, c’était comme si ils avaient tous attendu a la fil indienne pendant des jours jusqu’à ce que leur tour arrive. Erwan, Maxence, maintenant cet homme ? Qui serait le prochain ?
Ses longues boucles blanches tombaient autour d’elle comme une cascade de lait. Elle glissa une main dedans pour les ramener dans son dos, sans que ses yeux couleur mercure ne le quitte jamais. Puis, Alice rouvrit son livre, et laissa tomber son regard sur les mots qu’elle ne pourrait plus lire pour le moment. Au moins comprendrait-il que son petit jeu de charmeur nonchalant ne prenait pas avec elle.
« Quel dommage. Vous n’avez pas votre petite sœur avec vous pour vous inspirer des compliments. »
De l’autre main, Alice récupéra sa tasse, et bu une gorgée.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Rose Noire et Epine Blanche
Ces magnifiques boucles blanches, impossible à oublier, impossible à reproduire, même dans les plus beaux rêves, ils perdaient systématiquement de leur éclat naturel. Ces boucles-là étaient juste devant lui. Ondulant gracieusement sur le corps de la douce française, qui haussait un sourcil. Elle affichait sciemment son désagrément. Être dérangé par cet homme ? Visiblement, cela ne lui plaisait guère.
Mais Malone saurait lui donner tort, il en était sûr et certain. gggggggggg Même si elle faisait mine de ne pas lui prêter attention en reprenant sa lecture, il savait pertinemment qu'elle accordait à cette discussion un bien plus grand intérêt que ce qu'elle souhaitait laisser paraitre. Auquel cas, il était certain qu'elle n'aurait pas hésité à lui dire de partir dans les plus brefs délais.
D'ailleurs, une preuve de plus pour le jeune homme était qu'Alice avait initié la conversation d'elle-même. Elle l'avait fait, piquante comme l'épine d'une rose, mais elle l'avait fait.
Sa remarque fit rire intérieurement le Melrose, qui, nullement vexé, préférait s'amuser de cette remarque qui trouvait grâce à ses yeux. C'était typiquement le genre de joute verbale auxquelles il aimait s'adonner. Une relation sans épines n'était pour lui qu'un enchainement de moments remplis d'hypocrisie. Aussi, la sincérité d'une parole tranchante avait selon lui beaucoup plus d'intérêt.
C'est aussi pour cela que la jeune femme avait piqué son intérêt. Elle qui semblait être d'une rare honnêteté, mais aussi d'une rare lucidité. Il voyait en elle bien plus qu'une femme de bonne famille. Il la voyait comme une femme forte, indépendante, qui savait ce qu'elle voulait. Une alliée de choix, entre autres. Et seul Dieu sait que rares étaient les personnes qui pouvaient se vanter d'être vues comme telles par Malone. Lui qui évitait délibérément toute relation profonde, construite, complète.
Aussi, il espérait secrètement que la belle Alice se prêterait au jeu. Il ne savait pas où cela pourrait les mener, mais il voulait voir sur quel genre de plage, la bouteille à la mer qu'était leur relation, allait bien pouvoir s'échouer. Serait-ce une plage remplie de danger ? Ou une idylle paradisiaque ? Il désespérait de le découvrir.
- Ainsi vous vous languissiez de mes compliments. Plaisanta-t-il. Ne vous en fait pas. Il y a largement de quoi faire l'éloge de votre personne. Et ce, même sans l'inestimable présence de ma chère cadette. Il adressa un clin d'œil, attendant que les doux yeux mercure de la demoiselle se pose dans les siens. Et puis au fond, elle n'est jamais bien loin. Continua-t-il en sortant de sa poche une photo sorcière de la dite sœur, fière de sa bêtise.
Il s'agissait d'un tirage petit format sur lequel on pouvait voir Alizée poser pour la photo avant d'adresser un regard sur le côté, esquissant un léger et rare sourire. On pouvait aisément deviner qui avait bien pu la déconcentrer ainsi. Il rangea ensuite précieusement le cliché auprès de son cœur. S'adossant sur son siège afin de laisser au serveur l'espace nécessaire pour poser la commande sur la table maintenant partagée.
- Il y a-t-il autre chose qui trouverait grâce à vos yeux ? Ne vous en faites pas, c'est pour moi. Rassura-t-il.
Quel genre de gentlemen oserait seulement faire payer la femme à sa table ? Cela serait indigne de tout bon sorcier qui se respecte. De plus, s'il pouvait faire plaisir à la Sangblanc c'était une pierre deux coups. Si elle n'avait pas déjà réglé, il prendrait également à sa charge la commande déjà passée par Alice avant son arrivée.
Il la regarda ensuite, détaillant avec attention son interlocutrice. Elle aussi était vêtue de noir, avec une blancheur de peau proche de celle d'un ange. Le duo que représentait les deux jeunes adultes pouvait presque faire penser à un jeu d'échec. Aussi bien physiquement que dans leur rapport. D'une beauté sans pareil, mais étant au fond bien plus que cela. Rempli de complexité. Pouvant choisir d'être la reine et le roi d'une même équipe ou bien ceux de deux camps opposé. Cette incertitude planait. Mais elle rendait leur rencontre et leur avenir encore plus intéressant, mais surtout encore plus prometteur.
Mais Malone saurait lui donner tort, il en était sûr et certain. gggggggggg Même si elle faisait mine de ne pas lui prêter attention en reprenant sa lecture, il savait pertinemment qu'elle accordait à cette discussion un bien plus grand intérêt que ce qu'elle souhaitait laisser paraitre. Auquel cas, il était certain qu'elle n'aurait pas hésité à lui dire de partir dans les plus brefs délais.
D'ailleurs, une preuve de plus pour le jeune homme était qu'Alice avait initié la conversation d'elle-même. Elle l'avait fait, piquante comme l'épine d'une rose, mais elle l'avait fait.
Sa remarque fit rire intérieurement le Melrose, qui, nullement vexé, préférait s'amuser de cette remarque qui trouvait grâce à ses yeux. C'était typiquement le genre de joute verbale auxquelles il aimait s'adonner. Une relation sans épines n'était pour lui qu'un enchainement de moments remplis d'hypocrisie. Aussi, la sincérité d'une parole tranchante avait selon lui beaucoup plus d'intérêt.
C'est aussi pour cela que la jeune femme avait piqué son intérêt. Elle qui semblait être d'une rare honnêteté, mais aussi d'une rare lucidité. Il voyait en elle bien plus qu'une femme de bonne famille. Il la voyait comme une femme forte, indépendante, qui savait ce qu'elle voulait. Une alliée de choix, entre autres. Et seul Dieu sait que rares étaient les personnes qui pouvaient se vanter d'être vues comme telles par Malone. Lui qui évitait délibérément toute relation profonde, construite, complète.
Aussi, il espérait secrètement que la belle Alice se prêterait au jeu. Il ne savait pas où cela pourrait les mener, mais il voulait voir sur quel genre de plage, la bouteille à la mer qu'était leur relation, allait bien pouvoir s'échouer. Serait-ce une plage remplie de danger ? Ou une idylle paradisiaque ? Il désespérait de le découvrir.
- Ainsi vous vous languissiez de mes compliments. Plaisanta-t-il. Ne vous en fait pas. Il y a largement de quoi faire l'éloge de votre personne. Et ce, même sans l'inestimable présence de ma chère cadette. Il adressa un clin d'œil, attendant que les doux yeux mercure de la demoiselle se pose dans les siens. Et puis au fond, elle n'est jamais bien loin. Continua-t-il en sortant de sa poche une photo sorcière de la dite sœur, fière de sa bêtise.
Il s'agissait d'un tirage petit format sur lequel on pouvait voir Alizée poser pour la photo avant d'adresser un regard sur le côté, esquissant un léger et rare sourire. On pouvait aisément deviner qui avait bien pu la déconcentrer ainsi. Il rangea ensuite précieusement le cliché auprès de son cœur. S'adossant sur son siège afin de laisser au serveur l'espace nécessaire pour poser la commande sur la table maintenant partagée.
- Il y a-t-il autre chose qui trouverait grâce à vos yeux ? Ne vous en faites pas, c'est pour moi. Rassura-t-il.
Quel genre de gentlemen oserait seulement faire payer la femme à sa table ? Cela serait indigne de tout bon sorcier qui se respecte. De plus, s'il pouvait faire plaisir à la Sangblanc c'était une pierre deux coups. Si elle n'avait pas déjà réglé, il prendrait également à sa charge la commande déjà passée par Alice avant son arrivée.
Il la regarda ensuite, détaillant avec attention son interlocutrice. Elle aussi était vêtue de noir, avec une blancheur de peau proche de celle d'un ange. Le duo que représentait les deux jeunes adultes pouvait presque faire penser à un jeu d'échec. Aussi bien physiquement que dans leur rapport. D'une beauté sans pareil, mais étant au fond bien plus que cela. Rempli de complexité. Pouvant choisir d'être la reine et le roi d'une même équipe ou bien ceux de deux camps opposé. Cette incertitude planait. Mais elle rendait leur rencontre et leur avenir encore plus intéressant, mais surtout encore plus prometteur.
Rose Noire et Epine Blanche
Dans un soupir intérieur, Alice admit qu’elle ne pourrait définitivement pas continuer à lire. Elle ferait pourtant mine d’en être tout à fait capable. Hors de question de laisser croire à cet irrévérencieux personnage qu’il était en mesure de la déconcentrer.
Il fallait lui reconnaître cela : monsieur s’exprimait avec goût. Il maniait les mots à la façon des sorciers de son entourage. C’était chose assez curieuse. Lors du Bal du Nouvel an où elle fut sacrée Reine - ah, quelle victoire écrasante - Alice avait suffisamment observé le garçon et sa soeur pour convenir que leur famille n’appartenait pas au registre des Sang-Pur de Grande-Bretagne. Elle le savait. Elle connaissait les arbres généalogiques par coeur. Elle connaissait le nom de chaque Sang-Pur mâle en âge d’être envisagé pour un mariage.
Et si l’un d’eux avait eu les traits du grossier personnage qui s’était invité à sa table… Alice n’aurait pas passer des semaines à trouver le meilleur candidat pour son grand projet.
Alice le vit sortir quelque chose de sa poche. Sans lever les yeux vers lui, juste en lui jetant une oeillade. Une photographie de sa soeur. Encore. Il avait l’air d’en être si fière qu’Alice était à deux doigts de lui dire de l’inviter à se joindre à elle. Pas à eux : à elle.
Le serveur revint avec la commande de monsieur. Les couleurs chatoyantes et effluves sucrées des macarons invitaient les sens d’Alice à se repaitre de leur cœur de ganache.
Alice n’y prêta pas plus d’attention qu’à l’homme, bien trop occupée à faire semblant de lire son livre. Elle en tourna même une page.
Après que le serveur soit reparti, Alice laissa passer de longues secondes. Après tout, il fallait bien qu’elle finisse de lire son paragraphe, n’est-ce pas ?
« Oh, monsieur… » Alice souffla ces mots comme une caresse empoisonnée. « Ce qui trouverait grâce à mes yeux, c’est un nom à mettre sur le visage que je maudirais ce soir pour m’avoir dérangé en plein roman. »
Du bout de ses doigts blancs, Alice récupéra l’un de ces derniers macarons d’une jolie couleur lavande à la ganache rouge. Ses yeux se plantant dans ceux de l’homme, elle croqua dedans comme si il s’agissait de son cœur. Elle le dégusta dans une œillade joueuse.
Il finirait par partir de lui même. Il fallait juste qu'il comprenne qu'à cette table, il ne trouverait pas une proie à se mettre sous la dent. Non. C'était un prédateur bien différent qui, lui, jouait sans appétit.
Il fallait lui reconnaître cela : monsieur s’exprimait avec goût. Il maniait les mots à la façon des sorciers de son entourage. C’était chose assez curieuse. Lors du Bal du Nouvel an où elle fut sacrée Reine - ah, quelle victoire écrasante - Alice avait suffisamment observé le garçon et sa soeur pour convenir que leur famille n’appartenait pas au registre des Sang-Pur de Grande-Bretagne. Elle le savait. Elle connaissait les arbres généalogiques par coeur. Elle connaissait le nom de chaque Sang-Pur mâle en âge d’être envisagé pour un mariage.
Et si l’un d’eux avait eu les traits du grossier personnage qui s’était invité à sa table… Alice n’aurait pas passer des semaines à trouver le meilleur candidat pour son grand projet.
Alice le vit sortir quelque chose de sa poche. Sans lever les yeux vers lui, juste en lui jetant une oeillade. Une photographie de sa soeur. Encore. Il avait l’air d’en être si fière qu’Alice était à deux doigts de lui dire de l’inviter à se joindre à elle. Pas à eux : à elle.
Le serveur revint avec la commande de monsieur. Les couleurs chatoyantes et effluves sucrées des macarons invitaient les sens d’Alice à se repaitre de leur cœur de ganache.
Alice n’y prêta pas plus d’attention qu’à l’homme, bien trop occupée à faire semblant de lire son livre. Elle en tourna même une page.
Après que le serveur soit reparti, Alice laissa passer de longues secondes. Après tout, il fallait bien qu’elle finisse de lire son paragraphe, n’est-ce pas ?
« Oh, monsieur… » Alice souffla ces mots comme une caresse empoisonnée. « Ce qui trouverait grâce à mes yeux, c’est un nom à mettre sur le visage que je maudirais ce soir pour m’avoir dérangé en plein roman. »
Du bout de ses doigts blancs, Alice récupéra l’un de ces derniers macarons d’une jolie couleur lavande à la ganache rouge. Ses yeux se plantant dans ceux de l’homme, elle croqua dedans comme si il s’agissait de son cœur. Elle le dégusta dans une œillade joueuse.
Il finirait par partir de lui même. Il fallait juste qu'il comprenne qu'à cette table, il ne trouverait pas une proie à se mettre sous la dent. Non. C'était un prédateur bien différent qui, lui, jouait sans appétit.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Rose Noire et Epine Blanche
L'indifférence d'Alice était si amusante. Essayait-elle de convaincre le jeune homme qu'elle ne lui portait aucun intérêt ? Tentait-elle de le faire fuir ? Ou bien tentait-elle de se convaincre elle-même que le garçon n'était pas assez bon pour la grandeur de sa personne ?
Elle qui avait tout pour elle, son propre style, une élégance sans pareille et une famille irréprochable de toute souillure. Que demander de plus lorsqu'on était un jeune homme sorcier en âge de se marier ? Rien.
Enfin, parler de mariage n'avait pas de sens, Malone s'amusait tout en sachant pertinemment que le jour où elle apprendrait son statut, le regard qu'elle poserait sur lui ne serait plus le même que celui qu'elle lui adressait actuellement. Cela lui faisait un petit pincement au cœur, mais il était préparé depuis bien longtemps à rencontrer ce genre de problématique un jour. Il fallait toujours rester lucide sur sa propre condition. Ne pas en attendre trop. Et subir en silence les erreurs d'un père égoïste. Ah, que la vie pouvait être injuste. Au moins, il avait échappé au funeste destin qui avait accablé son petit frère : être moldu, comme leur mère. Il fallait déjà s'estimer heureux et reconnaissant pour cela, même si c'était bien peu de choses.
Aussi fallait-il espérer qu'Alice fasse réellement partie de ceux tolérants qui ne refusaient pas de côtoyer, même amicalement, les gens de son genre à lui. C'était bien peu de chose. Mais dans une société comme celle dans laquelle les sorciers vivaient actuellement, il fallait s'adapter et prendre ce qu'il y avait à prendre. Bien que ce destin puisse par moment être fort décevant.
- Oh, Alice... Murmura-t-il telle une douce brise, rappelant une fois de plus que, lui, savait qui elle était. Je pourrais bien accepter de vous partager ce secret, aussi bien gardé que les coffres de Gringotts, si vous consentez à le chérir aussi longtemps que possible.
Ses paroles étaient douces, taquines, empreintes d'une rare confiance. Mais douce. Aussi douce que le poil d'une demiguise. Ce genre de ton dont il avait le secret. Qu'il magnait à la perfection et qui faisait sans nul doute l'un de ses nombreux charmes.
Il posa ensuite une main sur son torse avant de se pencher vers l'avant, tirant une sorte de révérence.
- Je me prénomme Malone. Malone Melrose. À votre service, ma dame. Finit-il enfin par dire. Déclinant après tout ce temps sa mystérieuse identité.
Il se redressa ensuite, regardant les yeux de mercure d'Alice enfin détachés de son ouvrage pour se planter dans le bleu des siens. C'était maintenant, cette entrevue commençait réellement. Ils étaient tous les deux en possession de l'identité de l'autre.
- Je vous en prie, ne me regardez pas ainsi. Ne me regardez pas comme l'un de ces prétendants qui vous court après dans les rues de la ville. Dit-il ensuite en souriant de plus belle. Bien que ce regard vous sied à merveille, il n'est pas approprié.
Malone ne voulait pas être un homme parmi tant d'autres lui faisant la cour, il voulait être plus que ça. Plus qu'un nom sur une liste qui devait, sans nul doute, se rallonger de jour en jour. Il voulait créer un lien. Un vrai. Sans hypocrisie, sans faux-semblant. Un lien qui resterait à jamais dans la mémoire des deux jeunes adultes, et ce, même si l'avenir devait les séparer à jamais.
Ce genre de lien auquel on pense lorsque, une nuit de nombreuses années après, on observe le ciel noir de la nuit par la fenêtre de son chez-soi, illuminé par le millier d'étoiles qui l'habillent, scintillant de mille feux, se demandant inlassablement comment aurait pu être l'avenir à deux.
Elle qui avait tout pour elle, son propre style, une élégance sans pareille et une famille irréprochable de toute souillure. Que demander de plus lorsqu'on était un jeune homme sorcier en âge de se marier ? Rien.
Enfin, parler de mariage n'avait pas de sens, Malone s'amusait tout en sachant pertinemment que le jour où elle apprendrait son statut, le regard qu'elle poserait sur lui ne serait plus le même que celui qu'elle lui adressait actuellement. Cela lui faisait un petit pincement au cœur, mais il était préparé depuis bien longtemps à rencontrer ce genre de problématique un jour. Il fallait toujours rester lucide sur sa propre condition. Ne pas en attendre trop. Et subir en silence les erreurs d'un père égoïste. Ah, que la vie pouvait être injuste. Au moins, il avait échappé au funeste destin qui avait accablé son petit frère : être moldu, comme leur mère. Il fallait déjà s'estimer heureux et reconnaissant pour cela, même si c'était bien peu de choses.
Aussi fallait-il espérer qu'Alice fasse réellement partie de ceux tolérants qui ne refusaient pas de côtoyer, même amicalement, les gens de son genre à lui. C'était bien peu de chose. Mais dans une société comme celle dans laquelle les sorciers vivaient actuellement, il fallait s'adapter et prendre ce qu'il y avait à prendre. Bien que ce destin puisse par moment être fort décevant.
- Oh, Alice... Murmura-t-il telle une douce brise, rappelant une fois de plus que, lui, savait qui elle était. Je pourrais bien accepter de vous partager ce secret, aussi bien gardé que les coffres de Gringotts, si vous consentez à le chérir aussi longtemps que possible.
Ses paroles étaient douces, taquines, empreintes d'une rare confiance. Mais douce. Aussi douce que le poil d'une demiguise. Ce genre de ton dont il avait le secret. Qu'il magnait à la perfection et qui faisait sans nul doute l'un de ses nombreux charmes.
Il posa ensuite une main sur son torse avant de se pencher vers l'avant, tirant une sorte de révérence.
- Je me prénomme Malone. Malone Melrose. À votre service, ma dame. Finit-il enfin par dire. Déclinant après tout ce temps sa mystérieuse identité.
Il se redressa ensuite, regardant les yeux de mercure d'Alice enfin détachés de son ouvrage pour se planter dans le bleu des siens. C'était maintenant, cette entrevue commençait réellement. Ils étaient tous les deux en possession de l'identité de l'autre.
- Je vous en prie, ne me regardez pas ainsi. Ne me regardez pas comme l'un de ces prétendants qui vous court après dans les rues de la ville. Dit-il ensuite en souriant de plus belle. Bien que ce regard vous sied à merveille, il n'est pas approprié.
Malone ne voulait pas être un homme parmi tant d'autres lui faisant la cour, il voulait être plus que ça. Plus qu'un nom sur une liste qui devait, sans nul doute, se rallonger de jour en jour. Il voulait créer un lien. Un vrai. Sans hypocrisie, sans faux-semblant. Un lien qui resterait à jamais dans la mémoire des deux jeunes adultes, et ce, même si l'avenir devait les séparer à jamais.
Ce genre de lien auquel on pense lorsque, une nuit de nombreuses années après, on observe le ciel noir de la nuit par la fenêtre de son chez-soi, illuminé par le millier d'étoiles qui l'habillent, scintillant de mille feux, se demandant inlassablement comment aurait pu être l'avenir à deux.
Rose Noire et Epine Blanche
Il jouait avec elle. Bien sûr. Il pensait pouvoir se le permettre puisqu’il connaissait son identité… mais pas elle. Pour ce faire, il usait d’une stratégie particulièrement désagréable : la séduction mariée à la taquinerie. Il n’y avait bien qu’un homme sûr de lui pour agir de la sorte.
Mais soit.
Monsieur voulait jouer ? Monsieur serait servi.
Voilà qu’il se présentait dans une révérence que lui permettait sa position assise. Malone Melrose.
Melrose.
Alice connaissait un Melrose. Pas un Malone, mais un Ambroise. Un garçon qui ne lui plaisait pas du tout. Méprisant. Infecte. Alice n’avait pas cherché plus loin, et avait décidé que Ambroise Melrose ne ferait jamais parti de son cercle. Lui aussi avait des cheveux noirs comme ceux de l’homme assis à sa table. Un cousin, peut-être ? Alice n’avait jamais été très physionomiste. Mais si ces deux hommes partageaient le même sang, Alice préférait penser qu’il ne transmettait point le caractère.
Peu importait. L’homme avait un nom, et il lui allait mieux qu’elle ne l’aurait cru. Il était chantant, délicat aux oreilles. Mais ce n’était qu’un nom, et un nom n’était pas une identité. Ils n’étaient toujours pas sur le même pied d’égalité.
Alice glissa son pouce sur sa lèvre en continuant de planter ses yeux sur l’homme. Mais pour qui se prenait-il, au juste ? Non content de l’avoir dérangée en pleine dégustation de macarons, voilà qu’il avait l’arrogance de penser qu’il valait mieux que les autres ? Qu’est-ce qui pouvait lui laisser penser qu’il n’appartenait pas à la même catégorie dans laquelle Alice les avait tous jeté ?
Ou bien voulait-il lui faire comprendre que lui était là dans un but bien précis. Ce raisonnement poussa Alice à réfléchir à la véritable motivation qui se cachait derrière leurs deux rencontres.
Envie charnelle ?
Calcul matrimonial ?
Coup de foudre ?
Alice sourit, contemplant l’homme en imaginant cette motivation ci. Non. Elle n’y croyait pas un seul instant.
« Alors comment dois-je vous regarder, Malone ? » Elle prononça son prénom avec délicatesse, avec une lenteur délicieuse. « Je vous en prie, dîtes le moi. Après m’avoir imposé votre présence, acheté mon attention avec vos macarons, vous pouvez bien vous permettre de commander mon regard. Vous n’êtes plus à cela près. »
La française referma son ouvrage et, du bout des doigts, le repoussa sur le côté. Son coude se posa délicatement sur la table, son menton trouvant la paume de sa main. Elle n’avait jamais quitté le regard de Malone, a qui elle offrit son sourire comme on offre une goutte de cyanure.
Mais soit.
Monsieur voulait jouer ? Monsieur serait servi.
Voilà qu’il se présentait dans une révérence que lui permettait sa position assise. Malone Melrose.
Melrose.
Alice connaissait un Melrose. Pas un Malone, mais un Ambroise. Un garçon qui ne lui plaisait pas du tout. Méprisant. Infecte. Alice n’avait pas cherché plus loin, et avait décidé que Ambroise Melrose ne ferait jamais parti de son cercle. Lui aussi avait des cheveux noirs comme ceux de l’homme assis à sa table. Un cousin, peut-être ? Alice n’avait jamais été très physionomiste. Mais si ces deux hommes partageaient le même sang, Alice préférait penser qu’il ne transmettait point le caractère.
Peu importait. L’homme avait un nom, et il lui allait mieux qu’elle ne l’aurait cru. Il était chantant, délicat aux oreilles. Mais ce n’était qu’un nom, et un nom n’était pas une identité. Ils n’étaient toujours pas sur le même pied d’égalité.
Alice glissa son pouce sur sa lèvre en continuant de planter ses yeux sur l’homme. Mais pour qui se prenait-il, au juste ? Non content de l’avoir dérangée en pleine dégustation de macarons, voilà qu’il avait l’arrogance de penser qu’il valait mieux que les autres ? Qu’est-ce qui pouvait lui laisser penser qu’il n’appartenait pas à la même catégorie dans laquelle Alice les avait tous jeté ?
Ou bien voulait-il lui faire comprendre que lui était là dans un but bien précis. Ce raisonnement poussa Alice à réfléchir à la véritable motivation qui se cachait derrière leurs deux rencontres.
Envie charnelle ?
Calcul matrimonial ?
Coup de foudre ?
Alice sourit, contemplant l’homme en imaginant cette motivation ci. Non. Elle n’y croyait pas un seul instant.
« Alors comment dois-je vous regarder, Malone ? » Elle prononça son prénom avec délicatesse, avec une lenteur délicieuse. « Je vous en prie, dîtes le moi. Après m’avoir imposé votre présence, acheté mon attention avec vos macarons, vous pouvez bien vous permettre de commander mon regard. Vous n’êtes plus à cela près. »
La française referma son ouvrage et, du bout des doigts, le repoussa sur le côté. Son coude se posa délicatement sur la table, son menton trouvant la paume de sa main. Elle n’avait jamais quitté le regard de Malone, a qui elle offrit son sourire comme on offre une goutte de cyanure.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Rose Noire et Epine Blanche
La jeune femme ne lâchait plus le regard de Malone, ça y est, elle jouait elle aussi. Il n'y avait rien de plus existant que lorsque quelqu'un rentrait dans le jeu de réflexion sociale dans lequel l'aîné de la fratrie Melrose l'avait invité. Et c'était d'autant plus plaisant lorsque la personne en face était tout aussi douée que lui.
- Vous reconnaissez donc que l'assiette de macarons est une attention qui vous a plu. Vous m'en voyez ravi. Dit-il, soulignant le fait qu'il avait grâce à cela l'attention, ô combien précieuse de la Sangblanc.
Il se redressa pour se rapprocher de la table, avant de, d'un mimétisme surement agaçant, lui aussi poser son coude sur la table afin que son menton vienne trouver la paume de sa main. Les yeux légèrement plissés, comme s'il sondait l'âme de la belle. Il haussa un sourcil pendant qu'il rendait son sourire empoisonné à Alice. Il murmura :
- Vous êtes ravissante. D'un français teinté d'un accent anglo-saxon.
Sa tête quitta sa paume, qui allait piocher une de ces mignardises françaises qu'il avait commandées. Il croqua dedans, en dévorant sa compagne de table des yeux. Avant de reprendre.
- Je ne comptais pas vous offenser, loin de là. Soyez en assuré. Comment oserai-je venir empli de mauvaise attention ?
S'en prendre à Alice était sans doute le meilleur moyen de signer son arrêt de mort. Elle était certainement la petite princesse de sa famille, il valait donc mieux ne pas faire de vague en sa présence si on ne souhaitait pas voir un papa Sangblanc en colère devant sa porte. Rien que cette idée donnait des sombres frissons.
Enfin. La jeune femme n'avait surement besoin de personne pour se défendre, elle était forte.
- Il s'agissait uniquement d'une requête, je ne me serais pas risqué à ne serait-ce que songer à vous donner un ordre. Il marqua une pause.
Réfléchissant. Alice était-elle réellement l'allié que Malone attendait depuis si longtemps. Était-elle celle qui compléterait à la perfection le jeune homme ? Était-elle celle avec qui il pourrait marcher pour faire changer la société sorcière de Grande-Bretagne ? Était-elle celle qui l'accepterait totalement pour qui il était ? Était-elle cette alliée-là ? Il ne pouvait en être certain. Et pourtant, il n'était plus question de reculer. Pas maintenant. Il était trop tard. Alors, autant aller au bout des choses. Éviter de passer à côté d'une bonne association, à côté d'une belle histoire.
- J'ai à cœur de ne pas être mis dans le même panier que ceux qui ne vous voient que comme une femme attrayante venant d'une famille avantageuse. Si seulement vous saviez, je suis bien plus que ça... On pouvait sentir une forme de lassitude vis-à-vis de ce genre de personne. La mine du garçon s'était assombri, prenant un air plus sérieux.
Malone en avait assez de ce genre d'individus qui se ressemblaient tous. Ceux qui ne faisaient que parler des sorcières de bonnes familles en âge de se marier. Sans aucune profondeur. Sans aucune autre ambition. Juste les femmes, le sang, l'argent et comment se faire mousser auprès du conseil. Aucunes réelles envies pour l'avenir. Aucun projet important. Ils paraissaient intéressants à l'extérieur et on espérait bien trop souvent trouver un intérieur rempli de surprises. Un peu à la façon d'un délicieux œuf au plat bien réussi, dont le jaune serait bien coulant. Mais à la place, on avait la désagréable surprise de trouver un blanc cramé en dessous avec un jaune aussi sec que celui d'un œuf dur sans mayonnaise. Décevant.
Évidemment que la famille comptait, mais cela ne devait pas remplacer tout le reste. Un mariage uniquement pour le sang ? Cela n'avait, aux yeux de Malone, aucun intérêt.
- Sachez, Alice, que je ne deviendrai un prétendant que le jour où vous désirerez que j'en devienne un. En attendant, voyez-moi, si le cœur vous en dit, comme un allié, ou bien un potentiel confident. Un très léger sourire s'était dessiné au coin de ses lèvres. Un sourire différent des précédents, plus doux, moins moqueur.
Texte en français
- Vous reconnaissez donc que l'assiette de macarons est une attention qui vous a plu. Vous m'en voyez ravi. Dit-il, soulignant le fait qu'il avait grâce à cela l'attention, ô combien précieuse de la Sangblanc.
Il se redressa pour se rapprocher de la table, avant de, d'un mimétisme surement agaçant, lui aussi poser son coude sur la table afin que son menton vienne trouver la paume de sa main. Les yeux légèrement plissés, comme s'il sondait l'âme de la belle. Il haussa un sourcil pendant qu'il rendait son sourire empoisonné à Alice. Il murmura :
- Vous êtes ravissante. D'un français teinté d'un accent anglo-saxon.
Sa tête quitta sa paume, qui allait piocher une de ces mignardises françaises qu'il avait commandées. Il croqua dedans, en dévorant sa compagne de table des yeux. Avant de reprendre.
- Je ne comptais pas vous offenser, loin de là. Soyez en assuré. Comment oserai-je venir empli de mauvaise attention ?
S'en prendre à Alice était sans doute le meilleur moyen de signer son arrêt de mort. Elle était certainement la petite princesse de sa famille, il valait donc mieux ne pas faire de vague en sa présence si on ne souhaitait pas voir un papa Sangblanc en colère devant sa porte. Rien que cette idée donnait des sombres frissons.
Enfin. La jeune femme n'avait surement besoin de personne pour se défendre, elle était forte.
- Il s'agissait uniquement d'une requête, je ne me serais pas risqué à ne serait-ce que songer à vous donner un ordre. Il marqua une pause.
Réfléchissant. Alice était-elle réellement l'allié que Malone attendait depuis si longtemps. Était-elle celle qui compléterait à la perfection le jeune homme ? Était-elle celle avec qui il pourrait marcher pour faire changer la société sorcière de Grande-Bretagne ? Était-elle celle qui l'accepterait totalement pour qui il était ? Était-elle cette alliée-là ? Il ne pouvait en être certain. Et pourtant, il n'était plus question de reculer. Pas maintenant. Il était trop tard. Alors, autant aller au bout des choses. Éviter de passer à côté d'une bonne association, à côté d'une belle histoire.
- J'ai à cœur de ne pas être mis dans le même panier que ceux qui ne vous voient que comme une femme attrayante venant d'une famille avantageuse. Si seulement vous saviez, je suis bien plus que ça... On pouvait sentir une forme de lassitude vis-à-vis de ce genre de personne. La mine du garçon s'était assombri, prenant un air plus sérieux.
Malone en avait assez de ce genre d'individus qui se ressemblaient tous. Ceux qui ne faisaient que parler des sorcières de bonnes familles en âge de se marier. Sans aucune profondeur. Sans aucune autre ambition. Juste les femmes, le sang, l'argent et comment se faire mousser auprès du conseil. Aucunes réelles envies pour l'avenir. Aucun projet important. Ils paraissaient intéressants à l'extérieur et on espérait bien trop souvent trouver un intérieur rempli de surprises. Un peu à la façon d'un délicieux œuf au plat bien réussi, dont le jaune serait bien coulant. Mais à la place, on avait la désagréable surprise de trouver un blanc cramé en dessous avec un jaune aussi sec que celui d'un œuf dur sans mayonnaise. Décevant.
Évidemment que la famille comptait, mais cela ne devait pas remplacer tout le reste. Un mariage uniquement pour le sang ? Cela n'avait, aux yeux de Malone, aucun intérêt.
- Sachez, Alice, que je ne deviendrai un prétendant que le jour où vous désirerez que j'en devienne un. En attendant, voyez-moi, si le cœur vous en dit, comme un allié, ou bien un potentiel confident. Un très léger sourire s'était dessiné au coin de ses lèvres. Un sourire différent des précédents, plus doux, moins moqueur.
Texte en français
Rose Noire et Epine Blanche
Malone Melrose avait cette façon de parler qui n’était pas sans lui rappeler ses joutes verbales avec Thomas. Malheureusement pour l’homme, Alice jouait à ce jeu depuis déjà bien des années, avec un avantage considérable sur ses opposants : elle ne se laissait jamais.
Et puis, elle avait de quoi étancher sa soif de sucre.
Alice observa l’homme les doigts de l’homme se déplier alors qu’il choisissait d’adopter la même position qu’elle. L’élégance qu’il employait pour se faire trahissait une bonne éducation, ou un goût naturel pour ce qui était de bon goût. Alice n’aurait su dire. Elle le saurait tôt ou tard.
Le murmure qui s’échappa d’entre ses lèvres fit frissonner la française, qui pourtant ne bougea pas d’un iota. Elle sourit, à peine, appréciant d’entendre ces mots dans la langue de son pays. Enfin, le pays de son père, quoi qu’il s’agisse désormais du sien également. La France lui avait toujours plus ressemblé que la Grande-Bretagne. Elle s’y sentait bien plus à sa place, et ce depuis sa plus tendre enfance.
Le macaron qu’avait choisi Malone était celui qu’elle voulait prendre, plus tard, lorsque le dernier survivant de sa propre assiette aurait péri sous ses dents. Voir sa mignardise préférer finir avaler par un autre ventre que la sienne ne lui plaisait pas du tout.
Oh, il osait demander comment il pourrait oser l’approcher avec de vilaines intentions à son égard ? Alice pouvait lui dresser une ligne longue comme son bras. Mais soit ! Malone Melrose ne voulait pas avouer qu’il avait quelque chose derrière la tête ? Alice n’en avait pas besoin. Elle le saurait tôt ou tard. Aussi bon menteur soit-il, il n’avait aucune idée de la traqueuse qui sommeillait en elle.
Et puis, le ton changea. Alice le capta sans forcer. Tout de même, il avait avouer savoir exactement ce qu’elle était. Alice décida de mettre cela de côté pour se concentrer sur ce qu’il ne disait pas.
Bien plus que cela. Ces mots furent prononcé sans arrogance, mais avec une sorte de lassitude qu’elle n’expliquait pas.
Alice le regardait, silencieusement. Elle accueillit son sourire, bien léger que les précédents, sans y répondre.
Que cachait cette lassitude, ce sourire plus doux que tout les autres ? S’agissait-il d’un masque visant à attendrir Alice pour mieux l’attirer dans ses griffes ?
Peut-être.
Peut-être pas.
« Je vous en prie, Malone. Un peu de tenue. Tenez votre défense. Vous allez finir par me faire de la peine, et je m’en voudrai de vous offrir tel sentiment. »
Alice récupéra son dernier macaron. Ah… pistache… infâme saveur qu’elle retrouvait pourtant dans bien trop de mets. Elle le reposa, et repoussa l’assiette.
Oh, finalement, pourquoi gâcher ?
Du bout de ses doigts blancs, Alice fit glisser l’assiette jusqu’à celle de Malone. Elle échangea son macaron à la pistache contre un macaron au chocolat, et ramena son assiette devant elle.
« Je ne cherche ni allié, ni potentiel confident, très cher. Pas plus que je ne cherche un prétendant. »
Alice bu une gorgée de son thé à la rose, puis reposa la tasse.
« Vous, en revanche, vous cherchez quelque chose. Sinon, que feriez-vous ici, face à moi ? Je ne doute pas que vous avez bien des dames qui seraient promptes à vous donner tout ce qui vous ferait plaisir. Ai-je tort, cher monsieur Melrose ? »
Et puis, elle avait de quoi étancher sa soif de sucre.
Alice observa l’homme les doigts de l’homme se déplier alors qu’il choisissait d’adopter la même position qu’elle. L’élégance qu’il employait pour se faire trahissait une bonne éducation, ou un goût naturel pour ce qui était de bon goût. Alice n’aurait su dire. Elle le saurait tôt ou tard.
Le murmure qui s’échappa d’entre ses lèvres fit frissonner la française, qui pourtant ne bougea pas d’un iota. Elle sourit, à peine, appréciant d’entendre ces mots dans la langue de son pays. Enfin, le pays de son père, quoi qu’il s’agisse désormais du sien également. La France lui avait toujours plus ressemblé que la Grande-Bretagne. Elle s’y sentait bien plus à sa place, et ce depuis sa plus tendre enfance.
Le macaron qu’avait choisi Malone était celui qu’elle voulait prendre, plus tard, lorsque le dernier survivant de sa propre assiette aurait péri sous ses dents. Voir sa mignardise préférer finir avaler par un autre ventre que la sienne ne lui plaisait pas du tout.
Oh, il osait demander comment il pourrait oser l’approcher avec de vilaines intentions à son égard ? Alice pouvait lui dresser une ligne longue comme son bras. Mais soit ! Malone Melrose ne voulait pas avouer qu’il avait quelque chose derrière la tête ? Alice n’en avait pas besoin. Elle le saurait tôt ou tard. Aussi bon menteur soit-il, il n’avait aucune idée de la traqueuse qui sommeillait en elle.
Et puis, le ton changea. Alice le capta sans forcer. Tout de même, il avait avouer savoir exactement ce qu’elle était. Alice décida de mettre cela de côté pour se concentrer sur ce qu’il ne disait pas.
Bien plus que cela. Ces mots furent prononcé sans arrogance, mais avec une sorte de lassitude qu’elle n’expliquait pas.
Alice le regardait, silencieusement. Elle accueillit son sourire, bien léger que les précédents, sans y répondre.
Que cachait cette lassitude, ce sourire plus doux que tout les autres ? S’agissait-il d’un masque visant à attendrir Alice pour mieux l’attirer dans ses griffes ?
Peut-être.
Peut-être pas.
« Je vous en prie, Malone. Un peu de tenue. Tenez votre défense. Vous allez finir par me faire de la peine, et je m’en voudrai de vous offrir tel sentiment. »
Alice récupéra son dernier macaron. Ah… pistache… infâme saveur qu’elle retrouvait pourtant dans bien trop de mets. Elle le reposa, et repoussa l’assiette.
Oh, finalement, pourquoi gâcher ?
Du bout de ses doigts blancs, Alice fit glisser l’assiette jusqu’à celle de Malone. Elle échangea son macaron à la pistache contre un macaron au chocolat, et ramena son assiette devant elle.
« Je ne cherche ni allié, ni potentiel confident, très cher. Pas plus que je ne cherche un prétendant. »
Alice bu une gorgée de son thé à la rose, puis reposa la tasse.
« Vous, en revanche, vous cherchez quelque chose. Sinon, que feriez-vous ici, face à moi ? Je ne doute pas que vous avez bien des dames qui seraient promptes à vous donner tout ce qui vous ferait plaisir. Ai-je tort, cher monsieur Melrose ? »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Rose Noire et Epine Blanche
Ainsi, elle n'aimait pas la pistache. Malone le nota dans son bloc note intérieur, à la page "Alice".
Il avait une page pour chaque personne qu'il côtoyait, chaque matière étudiée, chaque sujet appris. Ainsi, il gardait tout au fond de sa précieuse mémoire. Chaque information, chaque détail, chaque intention était gravée là, quelque part dans son cerveau. Il n'en laissait pas une miette. Un peu à la façon d'Alice avec ses macarons quand le gout lui convenait.
D'ailleurs, il répondit au geste de cette dernière en mangeant la mignardise qu'elle avait rejetée. Et ce, sans rechigner, sans questionner. Juste amusé. La française lui rappelait un peu Alizée plus jeune. Une enfant trop fière pour reconnaitre directement qu'elle n'aimait pas quelque chose, pas assez adulte pour l'avaler quand même et trop bien entourée pour pouvoir la gâcher.
- Ne pas chercher à s'entourer dignement est risqué pour une jeune sorcière comme vous, sans grand soutien dans ce pays depuis... L'incarcération de votre père. Dit-il, faisant référence aux évènements d'il y a 6 ans. Comment se porte-t-il ? Demanda-t-il ensuite.
Les premières années à Poudlard avaient été compliquées pour tout le monde. Beaucoup de tension pesait sur l'entièreté du pays. Mais il n'y avait nul doute que les Sangblanc étaient parmi les familles les plus touchées.
Malone porta sa tasse à ses lèvres sans lâcher Alice du regard. Buvant quelques petites gorgés. Mon Dieu, ce que c'était sucré. Décidément, elle n'avait d'yeux que pour cette saveur. Il reposa la jatte avant de continuer.
- Ne soyez pas si catégorique, très chère. Essayez donc d'apprendre à me connaitre avant de décider si, oui ou non, je mérite d'avoir le privilège de faire partie de votre cercle. Continua-t-il sûr de lui.
Après tout, il était spécialiste des bruits de couloir, maitre des mots, professionnel dans les relations superflues. En fait, il aurait presque pu ouvrir une école pour apprendre à tous comment s'en sortir en société. Lui qui savait tant de choses. Aurait-elle l'audace de le rejeter définitivement ? Lui que de nombreuses personnes rêvaient de côtoyer ?
- Moi ? Avoir bien des dames ? C'est une bien belle image que vous peignez de moi. Dit-il en rigolant.
Il faut dire que, oui, de nombreuses filles pouvaient souhaiter offrir leur vie à Malone. Mais ce dernier n'y prêtait pas attention. Il se contentait de sourire, par-ci par-là.
Mais il ne voulait pas n'importe quelle fille. Il voulait LA fille. Celle qui, en un simple battement de cils pourrait, si elle le souhaitait, lui faire changer sa vision du monde. Celle pour qui il irait chercher la lune si il en avait la possibilité. C'était cette fille-là qu'il voulait.
Une fille, ou plutôt une femme. Qu'il aimerait comme Alaric avait aimé et aimait encore sa défunte Elora. C'était cet amour qu'il voulait. Inconditionnel, intemporelle, infinis...
- Je ne cherche pas grand-chose. Il jeta un coup d'œil au reste de la pièce. Simplement à me divertir. Sortir un petit peu de ce train-train quotidien. Puis il planta de nouveau ses yeux bleu azur dans ceux de la sorcière en face de lui. Je cherche juste quelqu'un digne d'intérêt. C'est aussi simple que cela.
Cela n'était pas totalement faux en soi. Malone avait réellement envie de se divertir. Mais pas que. En réalité, lui aussi cherchait un allié solide, sur qui il pourrait compter et avec qui il pourrait faire avancer ce monde en actuelle stagnation. Mais il ne pouvait pas l'annoncer comme ça haut et fort, au milieu d'un café, à une jeune femme qu'il n'avait rencontrée qu'une fois auparavant. Alors, il prenait sur lui, se montrait patient et espérait ne pas s'être trompé sur le compte de son interlocutrice.
- Et vous que cherchez-vous en Grande-Bretagne ? La plupart de votre famille se trouve en France, ou dans le reste de l'Europe, si mes souvenirs sont bons. Ce qui veut dire que vous avez forcément une chose, ou plusieurs, à accomplir ici. Ai-je raison ? Il avait retrouvé son habituel sourire et accompagnait ce dernier d'un sourcil lever pour compléter l'expression.
Il avait une page pour chaque personne qu'il côtoyait, chaque matière étudiée, chaque sujet appris. Ainsi, il gardait tout au fond de sa précieuse mémoire. Chaque information, chaque détail, chaque intention était gravée là, quelque part dans son cerveau. Il n'en laissait pas une miette. Un peu à la façon d'Alice avec ses macarons quand le gout lui convenait.
D'ailleurs, il répondit au geste de cette dernière en mangeant la mignardise qu'elle avait rejetée. Et ce, sans rechigner, sans questionner. Juste amusé. La française lui rappelait un peu Alizée plus jeune. Une enfant trop fière pour reconnaitre directement qu'elle n'aimait pas quelque chose, pas assez adulte pour l'avaler quand même et trop bien entourée pour pouvoir la gâcher.
- Ne pas chercher à s'entourer dignement est risqué pour une jeune sorcière comme vous, sans grand soutien dans ce pays depuis... L'incarcération de votre père. Dit-il, faisant référence aux évènements d'il y a 6 ans. Comment se porte-t-il ? Demanda-t-il ensuite.
Les premières années à Poudlard avaient été compliquées pour tout le monde. Beaucoup de tension pesait sur l'entièreté du pays. Mais il n'y avait nul doute que les Sangblanc étaient parmi les familles les plus touchées.
Malone porta sa tasse à ses lèvres sans lâcher Alice du regard. Buvant quelques petites gorgés. Mon Dieu, ce que c'était sucré. Décidément, elle n'avait d'yeux que pour cette saveur. Il reposa la jatte avant de continuer.
- Ne soyez pas si catégorique, très chère. Essayez donc d'apprendre à me connaitre avant de décider si, oui ou non, je mérite d'avoir le privilège de faire partie de votre cercle. Continua-t-il sûr de lui.
Après tout, il était spécialiste des bruits de couloir, maitre des mots, professionnel dans les relations superflues. En fait, il aurait presque pu ouvrir une école pour apprendre à tous comment s'en sortir en société. Lui qui savait tant de choses. Aurait-elle l'audace de le rejeter définitivement ? Lui que de nombreuses personnes rêvaient de côtoyer ?
- Moi ? Avoir bien des dames ? C'est une bien belle image que vous peignez de moi. Dit-il en rigolant.
Il faut dire que, oui, de nombreuses filles pouvaient souhaiter offrir leur vie à Malone. Mais ce dernier n'y prêtait pas attention. Il se contentait de sourire, par-ci par-là.
Mais il ne voulait pas n'importe quelle fille. Il voulait LA fille. Celle qui, en un simple battement de cils pourrait, si elle le souhaitait, lui faire changer sa vision du monde. Celle pour qui il irait chercher la lune si il en avait la possibilité. C'était cette fille-là qu'il voulait.
Une fille, ou plutôt une femme. Qu'il aimerait comme Alaric avait aimé et aimait encore sa défunte Elora. C'était cet amour qu'il voulait. Inconditionnel, intemporelle, infinis...
- Je ne cherche pas grand-chose. Il jeta un coup d'œil au reste de la pièce. Simplement à me divertir. Sortir un petit peu de ce train-train quotidien. Puis il planta de nouveau ses yeux bleu azur dans ceux de la sorcière en face de lui. Je cherche juste quelqu'un digne d'intérêt. C'est aussi simple que cela.
Cela n'était pas totalement faux en soi. Malone avait réellement envie de se divertir. Mais pas que. En réalité, lui aussi cherchait un allié solide, sur qui il pourrait compter et avec qui il pourrait faire avancer ce monde en actuelle stagnation. Mais il ne pouvait pas l'annoncer comme ça haut et fort, au milieu d'un café, à une jeune femme qu'il n'avait rencontrée qu'une fois auparavant. Alors, il prenait sur lui, se montrait patient et espérait ne pas s'être trompé sur le compte de son interlocutrice.
- Et vous que cherchez-vous en Grande-Bretagne ? La plupart de votre famille se trouve en France, ou dans le reste de l'Europe, si mes souvenirs sont bons. Ce qui veut dire que vous avez forcément une chose, ou plusieurs, à accomplir ici. Ai-je raison ? Il avait retrouvé son habituel sourire et accompagnait ce dernier d'un sourcil lever pour compléter l'expression.
Rose Noire et Epine Blanche
Le macaron à la pistache trouva bientôt des dents pour le faire disparaître. En réponse, Alice mangea son macaron au chocolat. Ah… qui avait-il de plus doux que cela ? Peut-être le caramel, tant qu’il était équilibré à la manière qu’elle appréciait.
Malone frappa un grand coup. Là. Directement dans son coeur.
Évoquer la situation de Père devant Alice n’était jamais une bonne idée. C’était trop tôt, et ce serait le cas encore longtemps. Malone voyait un procès ? Alice voyait les traits émaciés d’un homme victime d’un gouvernement oppressif. Elle voyait un héros jeté en prison comme un vulgaire criminel. Un père priver de ses enfants, qui avait découvert trop tard que sa fille avait été mutilée, que son fils avait disparu, que son héritier s’était noyé dans l’alcool.
« Mon père se porte bien », avait-elle répondu, ses yeux braqués dans les siens comme deux baguettes prêtes à cracher deux Feudeymon.
Alice lui vola un deuxième macaron. Noix de coco.
Ceci étant, Malone avait tout à fait raison : elle avait besoin de soutien. Pendant quatre années, Thomas s’était employé à trouver des alliés pour sa jeune soeur. Il en avait trouvé, quelques uns. Des alliés de poids qui, frère et soeur le savaient, ne voyaient que leur propre intérêt, aussi s’en méfiaient-ils comme de la Peste.
Alice pourrait bien évidemment compter sur son oncle, Magnus, ainsi que sur son cousin, Aliosus.
Hélas… ils deviendraient tôt ou tard des ennemis pour son grand projet. Alice le savait. Lorsque ce jour maudit arrivera… sera t-elle prête à affronter leur déception ?
Malone bu son thé, et Alice l’imita, ses yeux braqués sur lui.
Elle l’écouta, silencieuse, prenant note de chaque mot, de chaque aveu sur ce qu’il était. Sur la façon dont Alice devait le voir.
Alice savait que le sous-texte est parfois bien plus important que celui qui est prononcé, aussi s’arrêtait-elle sur chaque mot, chaque sourire, chaque regard.
Il réutilisait la formulation d’Alice concernant les dames, mais ne semblait pas nier. Elle n’était pas idiote, il le savait. Malone etait bel homme, avec de belles manières, le tout enjolivé par une nonchalance élaborée qui ferait plier la plus rigide des femmes. Il plaisait, il le savait, et Alice le savait aussi. Mais aucune bague de fiançailles n’enserrait son annulaire. Alice prêtait toujours attention à ce genre de détail, si bien qu’elle était capable de savoir si une bague avait été retirée avant qu’on ne s’adresse à elle.
Il ne cherchait pas grand chose, disait-il dans un regard pour la salle. Cherchait-il à savoir si quelqu’un pouvait les écouter ? Malone était britannique, il devait savoir quels mots ne devaient pas être prononcés dans quel lieu. Alice enregistra l’éventualité d’une prudence de sa part.
Tout comme elle enregistra qu’il voulait se divertir. Circée… Alice avait-elle des airs de bilboquet ?
Le sous-texte, Alice. Concentre toi sur le sous-texte.
Alice quitta sa position initiale pour se redresser. Plus droite, plus guindée.
Ses doigts blancs glissèrent dans sa chevelure de neige pour les replacer sur son épaule. Elle récupéra sa tasse et bu une petite gorgée.
Elle laissait le silence flotter entre eux après que Malone ce soit tu.
Sa tasse déposée dans son assiette, elle récupéra un macaron, celui ci d’un rouge opéra. Elle ne le croqua pas de suite, préférant admirer sa couleur,
« Plusieurs, oui » avoua t-elle.
Alice leva les yeux vers Malone, juste un instant. Était-elle seulement un divertissement ? Voyait-il en elle une alliée ? Pour quelle bataille ? Alice savait que personne n’offre son soutien sans arrière pensé. La philanthropie n’existe pas. Ce n’est qu’un vague concept que d’autres utilisent pour se donner bonne conscience.
« Vous avez l’air bien renseigné sur ma famille, Malone. Preuve que vous n’êtes pas ici pour vous divertir. Du moins, pas seulement pour cela. Et, pour être tout à fait exact, ma famille s’étend jusqu’en Asie : en Sibérie orientale. »
Les choses devaient être précises. Et puis, cousin Yuri ne serait pas enchanté de savoir qu’un britannique aussi… français que Malone ose le voir comme européen. L’Ours était très fier d’être le chef de la seule branche Sangblanc à s’être étendu jusqu’en Asie.
« Je suis rentrée en Grande-Bretagne pour les études », poursuvit-elle dans une demi vérité ourlée d’un sourire. « La Grande Ecole de l’Art du Duel est, à ce jour, ce que vos pairs ont de plus prestigieux. »
Ces choses là devaient être gardées précieusement. Si Alice n’en parlait pas même à son frère, ce n’était pas pour les dévoiler à un jeune homme dont elle ne connaissait que le nom.
Elle lui sourit, son visage penché sur le côté avec la grâce de ces dames qui minaudent.
« Peut-être que je suis également revenue pour marier mon précieux nom à un fils de patriarche ? Vous avez l’air de penser que je suis ici avec tout un plan de bataille. C’est une vision particulièrement séduisante, Malone. Mais je suis au regret de vous décevoir : je ne suis qu’une jeune et prestigieuse diplômée qui cherche à bâtir un avenir qui lui sied au teint. »
Seulement, vous n’avez aucune idée de la couleur que prendra mon avenir.
Alice mordit dans son macaron, ses yeux plongés dans les siens.
Malone frappa un grand coup. Là. Directement dans son coeur.
Évoquer la situation de Père devant Alice n’était jamais une bonne idée. C’était trop tôt, et ce serait le cas encore longtemps. Malone voyait un procès ? Alice voyait les traits émaciés d’un homme victime d’un gouvernement oppressif. Elle voyait un héros jeté en prison comme un vulgaire criminel. Un père priver de ses enfants, qui avait découvert trop tard que sa fille avait été mutilée, que son fils avait disparu, que son héritier s’était noyé dans l’alcool.
« Mon père se porte bien », avait-elle répondu, ses yeux braqués dans les siens comme deux baguettes prêtes à cracher deux Feudeymon.
Alice lui vola un deuxième macaron. Noix de coco.
Ceci étant, Malone avait tout à fait raison : elle avait besoin de soutien. Pendant quatre années, Thomas s’était employé à trouver des alliés pour sa jeune soeur. Il en avait trouvé, quelques uns. Des alliés de poids qui, frère et soeur le savaient, ne voyaient que leur propre intérêt, aussi s’en méfiaient-ils comme de la Peste.
Alice pourrait bien évidemment compter sur son oncle, Magnus, ainsi que sur son cousin, Aliosus.
Hélas… ils deviendraient tôt ou tard des ennemis pour son grand projet. Alice le savait. Lorsque ce jour maudit arrivera… sera t-elle prête à affronter leur déception ?
Malone bu son thé, et Alice l’imita, ses yeux braqués sur lui.
Elle l’écouta, silencieuse, prenant note de chaque mot, de chaque aveu sur ce qu’il était. Sur la façon dont Alice devait le voir.
Alice savait que le sous-texte est parfois bien plus important que celui qui est prononcé, aussi s’arrêtait-elle sur chaque mot, chaque sourire, chaque regard.
Il réutilisait la formulation d’Alice concernant les dames, mais ne semblait pas nier. Elle n’était pas idiote, il le savait. Malone etait bel homme, avec de belles manières, le tout enjolivé par une nonchalance élaborée qui ferait plier la plus rigide des femmes. Il plaisait, il le savait, et Alice le savait aussi. Mais aucune bague de fiançailles n’enserrait son annulaire. Alice prêtait toujours attention à ce genre de détail, si bien qu’elle était capable de savoir si une bague avait été retirée avant qu’on ne s’adresse à elle.
Il ne cherchait pas grand chose, disait-il dans un regard pour la salle. Cherchait-il à savoir si quelqu’un pouvait les écouter ? Malone était britannique, il devait savoir quels mots ne devaient pas être prononcés dans quel lieu. Alice enregistra l’éventualité d’une prudence de sa part.
Tout comme elle enregistra qu’il voulait se divertir. Circée… Alice avait-elle des airs de bilboquet ?
Le sous-texte, Alice. Concentre toi sur le sous-texte.
Alice quitta sa position initiale pour se redresser. Plus droite, plus guindée.
Ses doigts blancs glissèrent dans sa chevelure de neige pour les replacer sur son épaule. Elle récupéra sa tasse et bu une petite gorgée.
Elle laissait le silence flotter entre eux après que Malone ce soit tu.
Sa tasse déposée dans son assiette, elle récupéra un macaron, celui ci d’un rouge opéra. Elle ne le croqua pas de suite, préférant admirer sa couleur,
« Plusieurs, oui » avoua t-elle.
Alice leva les yeux vers Malone, juste un instant. Était-elle seulement un divertissement ? Voyait-il en elle une alliée ? Pour quelle bataille ? Alice savait que personne n’offre son soutien sans arrière pensé. La philanthropie n’existe pas. Ce n’est qu’un vague concept que d’autres utilisent pour se donner bonne conscience.
« Vous avez l’air bien renseigné sur ma famille, Malone. Preuve que vous n’êtes pas ici pour vous divertir. Du moins, pas seulement pour cela. Et, pour être tout à fait exact, ma famille s’étend jusqu’en Asie : en Sibérie orientale. »
Les choses devaient être précises. Et puis, cousin Yuri ne serait pas enchanté de savoir qu’un britannique aussi… français que Malone ose le voir comme européen. L’Ours était très fier d’être le chef de la seule branche Sangblanc à s’être étendu jusqu’en Asie.
« Je suis rentrée en Grande-Bretagne pour les études », poursuvit-elle dans une demi vérité ourlée d’un sourire. « La Grande Ecole de l’Art du Duel est, à ce jour, ce que vos pairs ont de plus prestigieux. »
Ces choses là devaient être gardées précieusement. Si Alice n’en parlait pas même à son frère, ce n’était pas pour les dévoiler à un jeune homme dont elle ne connaissait que le nom.
Elle lui sourit, son visage penché sur le côté avec la grâce de ces dames qui minaudent.
« Peut-être que je suis également revenue pour marier mon précieux nom à un fils de patriarche ? Vous avez l’air de penser que je suis ici avec tout un plan de bataille. C’est une vision particulièrement séduisante, Malone. Mais je suis au regret de vous décevoir : je ne suis qu’une jeune et prestigieuse diplômée qui cherche à bâtir un avenir qui lui sied au teint. »
Seulement, vous n’avez aucune idée de la couleur que prendra mon avenir.
Alice mordit dans son macaron, ses yeux plongés dans les siens.
Dernière modification par Alice Sangblanc le 22 juil. 2025, 10:42, modifié 1 fois.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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