15 juil. 2025, 11:01
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Je reste concentré sur ce que Tremblay essaie de me dire. Je reste prudent sur ce que j’entends ; je me dis qu’à tout moment, l’attaque peut ressurgir, le moindre mot peut me faire tomber de mon balai, la moindre tonalité peut me faire dégringoler. Mais il n’y a pas d’attaque, pas de mot de trop, pas de tonalité trop lourde.

Lorsque sa question interroge ma pensée, je me rends compte que je ne sais plus tellement ce que je pense. J’ai passé mon temps à analyser ses réactions, à écouter et chercher ce qu’il y avait sous ses mots, et je n’entends plus mes pensées. Alors ce que j’en dis ? Je n’en sais rien. Et l’absence de pensées me rend muet et silencieux. Je laisse passer un temps, puis deux. Je la regarde, les sourcils légèrement froncés par la curiosité et hausse les épaules. Comme un vieux réflexe qu’un corps protecteur voudrait montrer. Le temps que la pensée se fasse, le temps que les paroles revienne. Protéger que le sorcier sur son balai puisse accepter l’aide qui lui est présentée par une réaction corporelle qui souligne un désintérêt total. Laisser encore quelques barrières, le temps que l’esprit se fasse, le temps que l’esprit comprenne qu’il n’y a peut-être plus aucun danger.

Je hoche la tête, silencieux, puis quitte enfin son regard. Mes yeux reviennent à mon balai, puis à nouveau à elle. Comme pour vérifier — encore une fois parmi les nombreuses fois qu’il y aura par la suite — qu’elle tient sa parole. Rattraper mon retard en vol, d’accord. Me découvrir moi-même, on verra.

Sans qu’elle m’ait pourtant autorisé à le faire, je fais virer mon balai vers le sol, doucement. Il n’y a plus d’urgence à montrer quoi que ce soit, mais rester n’est pas non plus nécessaire. J’ai compris et peut-être qu’elle aussi.

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Max l’a embrouillé (en bien) je crois, il faut qu’il retourne à son lit pour fixer le plafond un temps x)

Fiche PR - 4e année RP

16 juil. 2025, 23:29
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Ce fut le silence qui répondit à Maxine. Un long silence de la part de l'adolescent qu'elle avait face à elle. Aussi elle patienta. Que pouvait-elle faire d'autre si ce n'était attendre qu'il lui apporte une forme quelconque de réponse? Pas grand chose. Elle ne savait pas encore grand chose de Lukas mais elle pensait avoir compris que le presser ne donnait pas grand chose. Du moins était ce son analyse et ce qu'elle tiendrait pour vrai tant que rien ne viendrait réfuter cette hypothèses qu'elle venait de se formuler.

Les secondes s'égrainèrent et la québécoise vit des sourcils se froncer. Une première réaction, très vite suivie par un mouvement d'épaules. Voilà qui n'allait pas aider. En effet, la châtain interprétait ce mouvement comme un 'je ne sais pas'. Une formulation qui pouvait autant bien vouloir dire, 'je m'en fiche' que 'je n'y ai pas réfléchit et j'essaye de trouver sans y parvenir'. La trentenaire pencha alors tout doucement la tête sur le côté droit, cherchant des indices dans ce que dégageait le Poufsouffle. Quelque chose pour lui permettre d'opter pour l'une ou l'autre des deux propositions qu'elle s'était faite. Mais rien ne l'aidait vraiment si ce n'était qu'elle espérait qu'il s'agissait plutôt de la deuxième. Pour elle, c'était une base où il était plus facile de construire. Car rien n'était pire que quelqu'un qui n'avait pas envie. C'était quelque chose qu'elle avait appris en tant que coach mais qu'elle imaginait tout à fait transposable à un garçon qui avait du mal dans une matière.

Et puis, enfin, il hocha la tête. C'était peu, mais cela permettait d'avancer. Peu et fugace, car il ne fallu pas plus qu'un échange de regard pour que le brun n'entame son retour vers la terre ferme. Et la professeur ne l'en empêcha pas. Elle n'avait aucune idée de la durée qu'elle imaginait pour ces cours de rattrapage. Probablement quelque chose qui s'approcherait d'une heure. Mais plus vraisemblablement qu'elle aurait un objectif de séance, et s'il était rempli, elle ne chercherait pas à meubler. En classe elle ne pouvait pas vraiment se le permettre parce que les objectifs qu'elle fixait - pour elle et les jeunes - n'étaient pas les seuls à régir l'avancement. Ici, ils seraient bien plus libre.

Alors que le jaune et noir était quasiment au sol, la châtain imprima enfin le mouvement qui allait lui permettre de le rejoindre. La descente ne lui prit pas bien longtemps, très vite elle posa le pied au sol, juste à côté de lui. Ou du moins juste à côté de l'endroit où lui même avait atterri. Alors même s'il s'était déjà quelque peu éloigné, elle lui adressa, souriante, quelques mots détendus. "
On se retrouve la semaine prochaine ici, même jour, même heure." Pas une question, pas une confirmation non plus. Une affirmation, un engagement, pour elle et lui.

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.