R.W Le fascisme, c’est la gangrène

6 février 2050
Ft. @Rosaleen Winston

Tu l’as suivie à travers les couloirs dès que tu as croisé sa route, neuf heures après ce foutu petit-déjeuner. La scène tourne en boucle dans ta tête, impossible de l’ignorer. Maintenant que tu as enfin l’occasion de lui parler en tête à tête, hors de question de lâcher l’affaire.

Kamila t’a bourré le crâne avec ça : Le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève. Elle avait lu ça quelque part sur Twitter, dans la sphère francophone, et l’auteur avait raison. Face à cette maladie sociétale, s’allier est vital, plus qu’essentiel.

Alors, quand tu arrives enfin à sa hauteur, tu ne perds pas de temps. Sans prévenir, tu lui chopes le bras et l’entraînes sans ménagement dans les toilettes des filles. La porte claque derrière vous. Tu la pousses légèrement – rien de brutal, juste assez pour vous planquer dans une cabine. Peut-être que t’en fais trop, mais tu veux que ça reste entre vous.

« P’tain, meuf, t’as une sacrée paire d’ovaires ! » lâches-tu aussitôt, directe comme toujours. « Comment tu l’as éteint, ce facho ! Moi qui pensais que t’étais du genre pimbêche. »

T’as tendance à juger vite, trop vite. La seule fois où tu l’as croisée, c’était quand Daphnée… eh bien, avait fait du Daphnée. Ce jour-là, t’as juste eu envie de distribuer des baffes.

Tu poursuis avec une détermination qui te brûle et la crainte qu'elle veuille se dérober de cette discussion que tu forces :

« J’aime pas Calderon. » Tu balances ça d’un ton sec, sans détour. « J’ai mes raisons. Mais elle, elle a raison aussi : faut pas se taire, faut hurler plus fort qu’eux. »

Et comme un mantra, une vérité gravée dans ta mémoire et qu'on se transmet, tu répètes les mots de Kamila :

« Le fascisme, c’est la gangrène. On l’élimine ou on en crève. »

Action vue avec la plume de Rosaleen.

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Rosaleen était encore toute remontée par ce qui venait de se passer au petit déjeuner. Elle n'avait pas apprécier le fait que ce grand gaillard de septième année lui parle de cette manière. Et étonnamment, Asher s'était montré plutôt complice et alliée avec elle. Non pas qu'elle ne l'aimait pas mais après la scène avec Daphnée, et comment elle lui avait parlé indirectement, elle avait été surprise que la première année la soutienne. Elle s'était rendue ensuite dans la bibliothèque pour réviser mais son esprit, bouillonnant de colère, ne tenait plus. Elle avait besoin d'air, elle étouffait.

Elle était donc sortie mais fut brusquement entraînée dans les couloirs, puis dans les toilettes avant d'atteindre une cabine. Quelqu'un voulait s'en prendre à elle ? Elle essaya de calmer les battements de son cœur avant de reconnaître la voix d'Asher. Rassurée, elle l'écouta avant de lui dire gentiment énervée :

- T'es folle de me prendre comme ça !

Puis se radoucit en disant :

- J'aurais aimé faire plus je t'avoue. Moi, une pimbêche ? Oh, d'ailleurs, je m'excuses de t'avoir insulté l'autre jour. J'ai rejeté ma colère contre Daphnée sur toi et... Tu méritais pas ça.

Elle écouta ensuite la Serpentard parler de Calderon. Oui, elle était d'accord : elle ne voulait pas se taire, elle voulait hurler. Puis, elle entendit les dernières paroles de sa camarade. Le fascisme... Alors, ils en étaient là. C'était comme si le monde s'ouvrait devant elle, morbide et ingrat.

- Tu n'imagines même pas combien j'ai eu envie de hurler. J'ai l'impression que la plupart des gens sont contrariés et personne ne fait rien. Rien ne bouge ! On me dit que je suis trop jeune mais j'ai envie de crier !

Rosaleen s'était tout de suite sentie concernée. Malgré son statut de sang-mêlé qui, en soit, ne présentait pas un danger, elle voulait se battre. C'était injuste qu'elle pouvait prétendre à des postes et pas les nés-moldus.

- Tu sais, en tant que sang-mêlée, je pourrais simplement me taire et vivre ma vie. Mais c'est plus fort que moi ! C'est comme si je me sentais concernée autant que les nés-moldus... Je sais pas si tu me comprends...


@Asher Thatch
Dernière modification par Rosaleen Winston le 28 févr. 2025, 09:00, modifié 1 fois.

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Tu es un peu surprise qu’elle s’excuse. Sur le coup, tu plisses les yeux avant de renifler et de balayer ça d’un geste de la main :

« C’pas grave, on s’en fiche. Enfin, j’veux dire… Ouais, j’ai eu envie de tous vous baffer parce que vous avez exactement donné à Daph’ ce qu’elle voulait : de l’attention. Alors qu’il suffisait juste de l’ignorer… mais bref, c’est pas le sujet. »

T’as toujours eu la rancune tenace, mais cette fois, tu ravales. Parce que ce qui se joue ici dépasse de loin des querelles d’adolescentes prépubères. Parce que le combat est plus grand que vos égos, plus brûlant que vos petits drames. Alors tant pis si t’es censée être en plein dedans, dans cette adolescence qu’on dit insouciante. Comme ton enfance, t’as pas le temps de la vivre.

T’écoutes Winston. Sa rage résonne en toi, écho parfait de la tienne. Celle qui te brûle les entrailles, qui t’enlace et t’évide quand hurler ne sert plus à rien. Celle que tu craches sur les murs, qui t’éclate dans les poings, qui crépite dans les flammes des poubelles renversées.

« Ne laisse personne te dire que t’es trop jeune. »

Tu pointes un doigt vers elle, tes mots claquent comme un avertissement.

« C’est exactement ce qu’ils veulent nous faire croire. Parce que si on tarde, ils auront tout le temps de bousiller notre avenir, qu’importe notre sang. »

Tu secoues la tête, bras croisés, menton redressé.

« Y’a pas d’âge pour prendre les choses en main. Pour faire entendre notre voix. Les adultes, eux, vont s’amuser à nous répéter qu’on connaît rien à la vie, sauf qu’ils ont tort. On est tout aussi concernées qu’eux. Parce que dans dix ans, c’est nous qui serons dans la merde à cause d’eux. Et eux, ils s’en ficheront. La majorité aura déjà un pied dans la tombe après s’être gavée de privilèges. »

Tes mots sont bruts, sans fioritures. Parce qu’on t’a appris à parler comme ça. À être directe. Percutante. Pas de pincettes, pas de compromis.

Winston a raison, aussi. La plupart des gens sont contrariés, mais personne ne fait rien.

« Parce que leur position est confortable. Ou alors, pire : ils ne se rendent même pas compte de la merde que c’est. La plupart sont juste des gamins, élevés dans l’illusion que tout ça ne les concerne pas. Parce qu’on leur a répété qu’ils étaient trop jeunes. Et ils y ont cru. Faut donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Les déranger. »

Quand Winston reprend la parole, t’écoutes. Et à la fin, tu claques ta main contre son épaule. Une accolade un peu brutale, mais sincère.

« Parce que t’es consciente de tes privilèges et que tu trouves pas ça normal. C’est ça qu’on attend des alliés. Pas juste des belles paroles, mais une vraie prise de conscience. Lutter avec nous pour l'équité et l'inclusion. »

Tu bouillonnes. Ça s’entend. Pas de colère, pas de rage aveugle. De l’excitation. De l’impatience. T’as retenu trop longtemps cette envie de hurler à la révolte, de cracher au visage du monde qu’on veut t’imposer. Depuis ton arrivée ici, t’as pris le temps d’observer, de jauger ce territoire inconnu. Un monde aux règles tordues, une société gangrenée qui laisse faire, qui détourne les yeux pendant que l’injustice et le fascisme prospère.

Mais t’es pas idiote. Tu sais que les règles du jeu, ici, sont différentes. Que tout ça ne fonctionne pas comme chez toi, dans ta cité.

Faut jouer autrement.

Pas question de cramer des bagnoles. Pas encore en tout cas.

« S’ils veulent pas bouger leurs culs, on va les forcer à se mettre en mouvement. Mais pas n’importe comment. »

J'adore déjà notre rp !

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Rosaleen était contente. Asher ne lui en voulait plus, on dirait. Elle ferait en sorte de ne plus la décevoir, de ne plus la blesser. Elle la garderait toujours comme une alliée. La rouge et or écoutait sans rien dire, absorbant les paroles de la Serpentard. Elle l'avertissait, la mettait en garde. Et c'est là que Rosaleen comprit : elle devait absolument apprendre à suivre son cœur, suivre son instinct. Apprendre à s'écouter. Depuis toujours, elle avait écouté les autres pensant qu'ils avaient raison, depuis toujours elle avait suivit ce que lui dictait sa raison aveuglément. Et où cela l'avait amené ? A des pensées morbides, à croire qu'elle était une erreur de la nature. Une larme de rage coula sur sa joue.

- Il faut que j'apprennes à plus m'écouter. Tu as raison, on doit bousculer les choses, faire entendre nos voix !

Rosaleen voulait plus. Asher avait entièrement raison, elle voyait juste : tout retomberait sur eux. Et avant que cela dégénère, il fallait absolument qu'elles interviennent. Elle fut surprise par l'accolade de la première année mais elle l'accueillit avec joie. Des privilèges ? Alors le monde en était vraiment là ? Tout prenait sens dans l'esprit de la gryffone. Et quand Asher prononça ce « nous » remplit de rage, elle comprit. Asher était bien une née-moldue. Elle n'avait pas eu besoin de le lui demander : elle avait comprit. Cela ne changeait rien bien sûr, mais le savoir, lui donnait une raison de plus pour se battre. Car elle protégeait et défendait toujours ses amis et ses alliés au péril de sa vie.

- Et même, je ne devrais pas avoir autant de privilèges. Regarde nous et dis moi ce que tu vois. Moi, je vois deux jeunes femmes toutes aussi méritantes l'une que l'autre. Il n'y a pas écrit sur notre front le sang de nos veines. Nous sommes deux êtres humains qui avons amplement mérité cette place. Tu es une sorcière, je suis une sorcière. A partir de là, on ne devrait même pas faire une distinction. C'est débile, inhumain. Du pur racisme.

Voilà. Elle comprenait à présent les paroles de Renn et Constance. Rosaleen se redressa, sortit de la cabine et se posta devant l'un des miroirs, les deux mains de part et d'autre d'un robinet. Ils voulaient la guerre ? Ils l'auraient.

- Asher. Je suis prête à me battre jusqu'à la mort, s'il le faut. Ça peut paraître exagérer mais je suis très sérieuse. Je n'aurais pas peur d'affirmer ce que je pense. Je sais qu'il va falloir commencer doucement, pas à pas. Mais sache que jamais je ne flancherai même si un de nos plans d'action pourrait nous faire renvoyer.

Elle regarda Asher à travers le miroir et lui affirma les paroles les plus sincères. Elle lui offrait son avenir, elle, une intello depuis sa naissance lui présentait son dévouement :

- Je suis prête à mettre mon avenir glorieux en péril pour me battre. Et, tu sais quoi ? On devrait carrément planifier des réunions secrètes tous les mois ou je sais pas quand. On serait peut-être toutes les deux mais plus on fera d'actions, plus on pourra rallier des gens. Mais, si on doit parler strat, le mieux serait de commencer bien discret et surtout, avoir des moyens de ripostes. Attaquer quand ils s'attendront le moins, riposter avec élégance.

Elles pouvaient y arriver. Elles étaient intelligence. Rosaleen, avec son esprit stratégique, planifiant toujours des conséquences à ses actes et Asher, avec son esprit pratique, son énergie et les nombreuses répliques qu'elle avait en stock, elles étaient imbattables.


@Asher Thatch tout comme moi !
@Renn Saeunn & @Constance Nelson pour les mentions

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Clairement, tu ne t’attendais pas à un tel enthousiasme en la poussant dans les toilettes. Tu te doutais bien qu’elle mordrait à l’hameçon, oui, mais pas à ce point-là !

Tu l’observes s’éloigner, les yeux brillants d’excitation, débitant à toute vitesse des idées de plans, de stratégies et de réunions mensuelles. Petit à petit, elle prend conscience de l’ampleur du combat, et toi, tu croises les bras, te laissant aller à un sourire satisfait, bien que modéré. Tu l’admets, son flot d’idées t’emporte aussi dans cette marée de révolte.

« Un endroit, il nous faut un coin où se réunir ! »

Alors que tu réfléchis, une idée te traverse l’esprit. »

« J’ai entendu parler d’une salle qui apparaît quand on en a besoin. On pourrait essayer de la trouver ? »

Glissant les mains dans tes poches, tu t’avances avant de t’appuyer contre l’évier, juste à côté d’elle.

« Commençons en douceur dans nos actions. On ne doit pas s’adresser aux fachos, ils sont perdus. Par contre, la majorité silencieuse, celle qui hésite encore sur sa position, c’est elle notre priorité. »

Ton regard se durcit légèrement alors que tu poursuis, t’appuyant sur tout ce que Kamila t’a inculqué depuis ses quatre ans.

« Il faut leur montrer que l’incivilité vient des fachos, pas des minorités qu’ils oppriment. On doit être meilleurs qu’eux, avoir un discours plus intelligent, plus juste. Il faut démontrer qu’ils ne sont que haine et destruction, tandis que nous, on porte un message de tolérance. »

Tu marques une pause, cherchant ses yeux pour t’assurer qu’elle te suit.

« Répondre à la violence par la violence, ça ne marche presque jamais, et pire encore, ça se retournera contre nous. Par contre, imagine-les en train de vomir leur haine sur des messages de paix et d’unité… Ils auront juste l’air ridicules. Il faut détruire leur image : c'est une guerre d'influence. »

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Rosaleen commençait à faire germer cette idée. Oui, il fallait se battre ! Elle était contente qu'Asher soit sur la même longueur d'onde qu'elle. Elle l'avait vraiment mal jugé ; elle avait une force de caractère, à n'en pas douter.

- Tu as raison ! Un coin ! Je crois que tu parles de la Salle sur Demande. C'est une bonne idée mais pour ne pas se faire repérer, on pourrait y aller en soirée ou limite la nuit ? Mais ce serait risquer de se faire prendre...

Rosaleen vit la Serpentard la rejoindre. Dans cette position, elles étaient comme deux complices préparant une mauvaise farce. Mais ce n'était pas une farce qu'elles préparaient : c'était un combat de longue halène.

- Ça va me démanger de ne pas répliquer à ces fachos ! Mais comme tu dis, il faut pousser les personnes silencieuses, qui ne disent rien.

Elle regarda ensuite le visage de son alliée et l'écouta. Elle était en colère et Rosaleen le comprenait. Mais c'était bien plus. Comme si la gryffone se doutait que la puissance de la colère de la première année remontait bien plus loin. Comme si elle avait toujours eu de la colère en elle. Et son discours le laissait transparaître. Rosaleen ne pouvait que se demander ce qu'avait bien pu vivre Asher pour ressentir une telle colère. Elle n'en fît rien. Ce n'était pas le moment et elles n'étaient pas assez proches pour que la rouge et or pose une telle question. Nan, il y avait plus urgent à faire.

- On a besoin de se préparer dans l'ombre, être méthodique. Et, jamais je n'utiliserai la violence. Je l'ai toujours détesté. Mais j'imagine parfaitement leur tête. Nous devons pousser les fachos au bout de leur colère pour qu'ils commettent une erreur. Erreur que nous ne ferons pas. Et nous serons prêtes à répliquer.

Rosaleen laissa émerger un sourire satisfait, rempli de rage. Oui, elles étaient toutes les deux d'accord sur les mêmes choses. Heureusement qu'Asher était là pour la freiner sinon, elle serait déjà dans les couloirs à hurler. Elle ne put cependant pas s'empêcher de murmurer :

- Mon grand-père risque de ne pas être content... Lui qui vient à peine de s'excuser... Il va sûrement regretter mais je ne changerai pas de camp, ni d'avis. Je me battrai, qu'il le veuille ou non.

Voilà. C'était dit. Elle mettait tout en péril pour ce combat. Mais cela en valait la peine.


@Asher Thatch

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Salle sur Demande… drôle de nom, quand même ! Tu en avais entendu parler à la va-vite, à demi-mot dans les couloirs, et sur le moment, tu t’étais même demandé si ce n’était pas un canular. Avant de te rappeler qu’ici, tout — absolument tout — pouvait exister.

Par contre, y aller de nuit ? Là, tu tiques. Tu secoues la tête, fronces un peu les sourcils : « Mauvaise idée. C’est le genre de truc qui nous ferait une sale réputation et filerait du grain à moudre à nos adversaires. Faut qu’on soit irréprochables ! »

Tu marques une pause, puis reprends, plus posée, plus déterminée : « Et puis… pourquoi se cacher, sérieux ? On fait rien de mal. Juste des affiches avec des slogans à la con. S’ils veulent nous empêcher de faire ça, c’est eux qui auront l’air ridicules. »

Tu renifles, un sourire fin venant étirer tes lèvres, presque moqueur. « Tant qu’on fait rien d’illégal, même si on se fait choper, ils pourront rien nous reprocher. » De ton coude, tu viens ensuite la pousser gentiment. « Mais on peut dire qu’on se retrouve le week-end, non ? Ce sera plus clean. »

Tu proposes ça calmement, mais dans tes yeux, l’étincelle ne trompe pas. Tu écoutes ensuite la lionne, attentive, penchée un peu vers elle, hochant parfois la tête. Tu bois ses mots avec un mélange d’impatience et de satisfaction. Il y a une brûlure dans ton regard — quelque chose de silencieux mais farouche.

« T’as tout compris. On inonde les murs de messages positifs, bien colorés, bien niais… et quand ils tenteront de les cramer, là, tout le monde verra à quel point c’est eux, le vrai problème. » Tu glousse en imaginant la scène, avant de reprendre avec plus de sérieux : « Mais ça prendra du temps. Ça se jouera à l’usure. Faudra prévoir d’autres actions pacifiques. Assez provocantes, ouais, à la limite… mais jamais au point que ça puisse nous retomber dessus. »

Puis Rosaleen te parle de son grand-père. Qu’il l’aurait pardonnée. Et là, ta curiosité s’éveille, doucement, mais sûrement. Tu la regardes, un peu en biais, juste pour capter si elle veut en dire plus — sans insister, sans forcer la main. Tu respectes les silences, même si t’aimerais bien comprendre.

De ce que t’en saisis, ça devait être un vieux conservateur. Du genre à grogner dans sa barbe pour une coupe de cheveux ou un mot de travers. Mais tu ranges ça dans un coin de ta tête. Problème pour plus tard.

« Tant qu’on fout pas le feu à Poudlard, y’a moyen qu’il le sache jamais ! » tu lances avec un demi-sourire. Puis, plus sérieusement : « Promis, on fera rien qui puisse inquiéter les adultes. »

Tu le penses. Ou en tout cas, t’as envie d’y croire.

voilaaaaa @Rosaleen Winston

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