Le corps au service de la magie
22 Juillet 2049
Avec @Eileen Shelby
Avec @Eileen Shelby
Suileabhan n'avait commencé à entraîner la jeune femme que depuis près de trois mois seulement, mais elle était différente des autres jeunes recrues de l'UDS. Bien sûr, le sorcier était émotionnellement plus proche d'autres de ces jeunes, et les convictions de la Poufsouffle étaient les mêmes que celles de ses camarades, mais la différence ne résidait pas ici. Il avait choisit Eileen personnellement, pour ses compétences, et il le lui avait dit. Comme à son premier recrutement, il avait exprimé sa volonté d'avant tout donner aux plus jeunes les clefs de leurs propres réussites, de leur propre survie - dans le monde réel, dans leurs luttes. Mais à la jeune diplômée, il avait offert quelque chose d'autre, quelque chose qui en ce sens la rapprochait autant de ses camarades de l'UDS que de Narcisse et Onyx. Car, là où il avait vu en chacun des deux adolescents des capacités proches de lui dans un domaine où il excellait, il avait observé le tout dans Eileen. Elle et lui avaient tout simplement la même compatibilité magique, ce qui voulait dire qu'il pouvait lui apprendre bien davantage, si c'était là son choix. Lui apprendre sa propre manière, complète, de combattre.
Ainsi, il avait passé ces mois à l'entraîner sur deux points en particulier. Le premier, vital pour le style de sorciers qu'ils étaient, c'était l'enchaînement de sorts défensifs et offensifs. Le second, lui transmettre les bases de ce que son corps avait commencé à apprendre il y'a plus de dix ans, un entraînement corporel précis au travers de premières techniques martiales ottomanes. En ce début d'après-midi qui pour les autres résidents du camp était libre, Suileabhan avait alors conduit Eileen jusqu'à chez lui, où plutôt l'arrière-cour du cottage dans lequel il vivait. Là, ils avaient une fois encore repris leur entraînement habituel, avant que l'irlandais, satisfait, lui propose de faire une pause. Le dernier enchaînement de la jeune femme était particulièrement propre, et il était temps d'avancer.
- Ta maîtrise est suffisante pour le moment, ce n'est plus qu'une question d'entraînement. Tu auras toujours de quoi t'améliorer, tout au long de ta vie.
Suileabhan avait envie de lui faire des compliments bien plus élogieux que ceux-ci, bien trop enrobés de conseils, mais on n'était jamais trop prudent. Les félicitations étaient le meilleur terreau à l'ego, et ce dernier était le pire des ennemis du sorcier.
- Pour autant, ce n'est qu'un début. Tu le sais, notre façon de combattre a un objectif, encore plus particulièrement par rapport à nos idéaux et nos engagements communs. Mais, avant de se servir de nos capacités pour contrôler le champ de bataille, et faire survivre nos alliés, c'est ta propre survie que tu dois maîtriser.
Suileabhan s'arrêta un instant, avant de reprendre.
- À partir d'aujourd'hui, nous allons voir comment se servir de tes bases physiques pour aller au delà, et intrinsèquement lier ta martialité à ta pratique de la magie.
Le concierge se remit au centre de leur zone d'entraînement, face à Eileen.
- Il existe un art martial - il en existe sûrement bien d'autres, mais je ne peux pas t'enseigner ce que je ne connais pas - particulièrement adapté à cette réalité. Les moldus appellent cela le Sayokan, mais mon maître n'appréciait pas ce nom. Il trouvait que s'attacher à un nom manquait justement le coche pour saisir son essence.
Suileabhan haussa des épaules, comme pour exprimer le fait qu'à son avis, ce n'était pas très important. Ils n'étaient pas des artistes martiaux, après tout, mais bel et bien des sorciers.
- La base de cet art est de non pas évoluer à travers des techniques, mais à travers des concepts stratégiques d'actions, de mouvements par rapport à une situation concrète. Est-ce que tu comprends ? Et surtout, encore une fois, est-ce que tu veux continuer dans cette voie ?
L'irlandais lui avait certes déjà posé la question avant qu'il ne la guide dans cette voie à son entrée dans l'UDS mais, maintenant qu'elle était diplômée, c'était d'autant plus à elle de décider de son futur.
Le corps au service de la magie
L’air était plutôt frais en ce jour de juillet, une petite brise venait régulièrement annihiler la chaleur apportée par les rayons du soleil. Mais cela ne dérangeait pas la nouvelle diplômée de Poudlard, au contraire, cela la renvoyait quelques mois plus tôt. Lorsque l’hiver laissait peu à peu place au printemps, lorsque les Highlands écossais troquaient neige pour bourgeons de fleurs et lorsqu’Eileen avait rejoint l’UDS.
La châtain se rappelait encore comme si c’était la veille du jour où elle avait approché pour intégrer l’union, des heures de réflexion qui s'ensuivirent avant qu’elle ne donne sa réponse. Car même si Eileen connaissait déjà sa réponse au moment où la question lui fut posée, elle se devait tout de même d’y réfléchir. Ce n’était pas un simple groupe d’élèves qui essayaient de la recruter, mais bien un mouvement établi avec des adultes et pourvu de véritables moyens pour mener leur mission à bien. L’Irlandaise sut alors que la décision qu’elle allait prendre n’était pas une qui pouvait être prise à la légère, les enjeux étaient bien trop importants.
Elle accepta. Et depuis quatre mois désormais, l’Irlandaise faisait partie de l’UDS. Alors bien sûr, depuis Poudlard, elle n’avait pas pu faire grand-chose à part vivre sa vie d’élève de septième année : suivre ses cours, réviser, se préparer pour ses ASPICs. Cependant, son nouveau rôle l’avait poussé à se reprendre en main physiquement. Elle, qui avait arrêté le Quidditch au milieu de sa cinquième année, avait visiblement perdu en masse musculaire et en capacités physiques. Alors, elle s’était remise au sport, trois fois par semaine, sur les trous de son emploi du temps où elle n’avait pas cours. Et cela lui fit le plus grand bien, d’autant plus lorsqu’elle commença à suivre les entraînements de Monsieur Kohler.
Trois mois plus tard et les progrès qu’elle avait faits se ressentaient déjà. Eileen n’avait jamais eu de mal à exploiter sa magie, que ce soit dans son aspect défensif ou offensif. Cependant, elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion, n’ayant jamais intégré le club de duel de l’école, d’alterner les deux. Cela ne semblait pas être difficile en soi, c’était une habitude à prendre, des réflexes à apprendre et à développer. Plus les jours passaient, plus Eileen s’améliorait, et aujourd’hui encore, la jeune femme était prête à parfaire ses compétences.
En ce jeudi après-midi, la jeune diplômée avait suivi le concierge jusqu’à l’arrière-cour du cottage dans lequel il résidait pour la durée du camp d’été, et qui s’était transformée en terrain d’entraînement pour les deux sorciers. Après un certain temps à répéter enchaînement après enchaînement, l’homme proposa de faire une pause, ce qu’Eileen accepta sans rechigner. Sa gourde d’eau à la main, l’Irlandaise écouta attentivement les paroles de Monsieur Kohler, hochant la tête lorsqu’elle jugeait que c’était nécessaire. Elle masqua facilement une petite grimace lorsqu’il mentionna sa survie. S’il y avait bien un défaut que la jeune femme ne pouvait dénier, c’était son altruisme. Elle savait que cette qualité, souvent considérée comme une qualité, prenait des airs de défaut chez l’Irlandaise. Elle avait, en effet, la fâcheuse habitude de penser aux autres avant de penser à elle. C’était un trait qu’elle savait qu’elle allait devoir apprendre à maîtriser si elle ne voulait pas devenir un fardeau.
Les traits de son visage étaient sérieux, concentrés, lorsqu’il annonça implicitement qu’il passait à l’étape suivante de son apprentissage. Le Sayokan, un art martial dont Eileen entendait parler pour la première fois aujourd’hui. Mais elle avait hâte d’en apprendre plus, de découvrir de nouvelles choses qu’elle pourrait, un jour ou l’autre, mettre à profit dans leur lutte.
Eileen prit quelques secondes avant de répondre au concierge, retournant les mots dans sa tête. « Évoluer à travers des concepts stratégiques d'actions, de mouvements par rapport à une situation concrète, » la jeune femme trouvait sa plutôt logique.
« Oui, » l’Irlandaise hocha la tête avec vigueur. « Aux deux questions. »
Il était temps de passer à la vitesse supérieure.
La châtain se rappelait encore comme si c’était la veille du jour où elle avait approché pour intégrer l’union, des heures de réflexion qui s'ensuivirent avant qu’elle ne donne sa réponse. Car même si Eileen connaissait déjà sa réponse au moment où la question lui fut posée, elle se devait tout de même d’y réfléchir. Ce n’était pas un simple groupe d’élèves qui essayaient de la recruter, mais bien un mouvement établi avec des adultes et pourvu de véritables moyens pour mener leur mission à bien. L’Irlandaise sut alors que la décision qu’elle allait prendre n’était pas une qui pouvait être prise à la légère, les enjeux étaient bien trop importants.
Elle accepta. Et depuis quatre mois désormais, l’Irlandaise faisait partie de l’UDS. Alors bien sûr, depuis Poudlard, elle n’avait pas pu faire grand-chose à part vivre sa vie d’élève de septième année : suivre ses cours, réviser, se préparer pour ses ASPICs. Cependant, son nouveau rôle l’avait poussé à se reprendre en main physiquement. Elle, qui avait arrêté le Quidditch au milieu de sa cinquième année, avait visiblement perdu en masse musculaire et en capacités physiques. Alors, elle s’était remise au sport, trois fois par semaine, sur les trous de son emploi du temps où elle n’avait pas cours. Et cela lui fit le plus grand bien, d’autant plus lorsqu’elle commença à suivre les entraînements de Monsieur Kohler.
Trois mois plus tard et les progrès qu’elle avait faits se ressentaient déjà. Eileen n’avait jamais eu de mal à exploiter sa magie, que ce soit dans son aspect défensif ou offensif. Cependant, elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion, n’ayant jamais intégré le club de duel de l’école, d’alterner les deux. Cela ne semblait pas être difficile en soi, c’était une habitude à prendre, des réflexes à apprendre et à développer. Plus les jours passaient, plus Eileen s’améliorait, et aujourd’hui encore, la jeune femme était prête à parfaire ses compétences.
En ce jeudi après-midi, la jeune diplômée avait suivi le concierge jusqu’à l’arrière-cour du cottage dans lequel il résidait pour la durée du camp d’été, et qui s’était transformée en terrain d’entraînement pour les deux sorciers. Après un certain temps à répéter enchaînement après enchaînement, l’homme proposa de faire une pause, ce qu’Eileen accepta sans rechigner. Sa gourde d’eau à la main, l’Irlandaise écouta attentivement les paroles de Monsieur Kohler, hochant la tête lorsqu’elle jugeait que c’était nécessaire. Elle masqua facilement une petite grimace lorsqu’il mentionna sa survie. S’il y avait bien un défaut que la jeune femme ne pouvait dénier, c’était son altruisme. Elle savait que cette qualité, souvent considérée comme une qualité, prenait des airs de défaut chez l’Irlandaise. Elle avait, en effet, la fâcheuse habitude de penser aux autres avant de penser à elle. C’était un trait qu’elle savait qu’elle allait devoir apprendre à maîtriser si elle ne voulait pas devenir un fardeau.
Les traits de son visage étaient sérieux, concentrés, lorsqu’il annonça implicitement qu’il passait à l’étape suivante de son apprentissage. Le Sayokan, un art martial dont Eileen entendait parler pour la première fois aujourd’hui. Mais elle avait hâte d’en apprendre plus, de découvrir de nouvelles choses qu’elle pourrait, un jour ou l’autre, mettre à profit dans leur lutte.
Eileen prit quelques secondes avant de répondre au concierge, retournant les mots dans sa tête. « Évoluer à travers des concepts stratégiques d'actions, de mouvements par rapport à une situation concrète, » la jeune femme trouvait sa plutôt logique.
« Oui, » l’Irlandaise hocha la tête avec vigueur. « Aux deux questions. »
Il était temps de passer à la vitesse supérieure.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Le corps au service de la magie
En écoutant la réponse d'Eileen et alors même qu'il n'avait jamais douté de sa teneur, Suileabhan hocha doucement la tête, comme pour se confirmer, à lui ou bien au Destin qui les gouvernait tous, qu'il était bien temps de la mener sur la même voie que lui.
- Bien. Cela demandera un investissement conséquent, alors je m'absenterais de Poudlard plus souvent les prochaines années, pour que tu puisses me retrouver ici. Mais allons, ne perdons pas de temps.
De la main, il invita Eileen à se placer devant lui, et à bien l'observer.
- Nous allons étudier ensemble cinq concepts. Ce n'est pas tout ce que contient le Sayokan, mais c'est à peu près tout ce qui est utile à un sorcier pour en saisir l'essence, et se l'approprier. Tout au long de cette phase de ton apprentissage, tu ne sortiras plus ta baguette durant nos entraînements, jamais. Bien sûr, tu continueras à entraîner ta magie, mais cela, de ton côté seulement, pas ici, pas pour le moment.
Laissant quelques instants à la diplômée pour saisir l'information, l'irlandais reprit.
- Je vais, une seule fois, te montrer comment se traduisent ses concepts, pour moi. Quels enchaînements, quelle stratégie. Une fois à main nue, une fois couplé avec la magie, pour que tu aies un objectif bien en tête. Regarde bien, tu n'auras droit qu'à une seule démonstration.
Suileabhan leva l'index de sa main droite.
- Esquiver. Bien trop souvent à ton goût, tu te retrouveras à découvert, ton meilleur sort défensif bien trop lent pour être lancé, ou ta baguette hors de portée. En théorie, chaque sort devrait avoir sa manière d'être esquivé. En pratique..
Comme s'il l'avait déjà répété tant de fois que cela avait été pour son corps aussi naturel que d'avancer un pas après l'autre, Suileabhan plongea immédiatement au sol, bras en avant. Sans souffler, il se projeta puissament sur le côté à l'aide de ses deux paumes, profitant de la force opposée pour se relever dans les airs et atterrir, debout sur ses deux jambes, mais plusieurs mètre sur le côté. Tout s'était enchaîné particulièrement vite : le concierge n'avait jamais cessé de s'y entraîner.
- C'est potentiellement avec ta vie que tu paries, donc ne prends pas ce que je dis pour acquis. Mais, cela étant dit, que ce soit par arrogance ou par habitude, rares seront les sorciers à viser tes chevilles en plein combat. C'est de cela dont je me sers ici. Et avec une baguette, tu crées de parfaites opportunités.
Joignant comme souvent les gestes à la parole, Suileabhan répéta devant Eileen exactement le même enchaînement, à la différence que cette fois, il atterrit une jambe en avant. La seconde d'après, sa baguette avait déjà glissé dans sa main, et il projetait un Reducto qui fila juste au dessus d'Eileen.
- Bien. Maintenant, dis-moi, montre moi. Qu'est-ce que l'esquive pour toi ?
- Bien. Cela demandera un investissement conséquent, alors je m'absenterais de Poudlard plus souvent les prochaines années, pour que tu puisses me retrouver ici. Mais allons, ne perdons pas de temps.
De la main, il invita Eileen à se placer devant lui, et à bien l'observer.
- Nous allons étudier ensemble cinq concepts. Ce n'est pas tout ce que contient le Sayokan, mais c'est à peu près tout ce qui est utile à un sorcier pour en saisir l'essence, et se l'approprier. Tout au long de cette phase de ton apprentissage, tu ne sortiras plus ta baguette durant nos entraînements, jamais. Bien sûr, tu continueras à entraîner ta magie, mais cela, de ton côté seulement, pas ici, pas pour le moment.
Laissant quelques instants à la diplômée pour saisir l'information, l'irlandais reprit.
- Je vais, une seule fois, te montrer comment se traduisent ses concepts, pour moi. Quels enchaînements, quelle stratégie. Une fois à main nue, une fois couplé avec la magie, pour que tu aies un objectif bien en tête. Regarde bien, tu n'auras droit qu'à une seule démonstration.
Suileabhan leva l'index de sa main droite.
- Esquiver. Bien trop souvent à ton goût, tu te retrouveras à découvert, ton meilleur sort défensif bien trop lent pour être lancé, ou ta baguette hors de portée. En théorie, chaque sort devrait avoir sa manière d'être esquivé. En pratique..
Comme s'il l'avait déjà répété tant de fois que cela avait été pour son corps aussi naturel que d'avancer un pas après l'autre, Suileabhan plongea immédiatement au sol, bras en avant. Sans souffler, il se projeta puissament sur le côté à l'aide de ses deux paumes, profitant de la force opposée pour se relever dans les airs et atterrir, debout sur ses deux jambes, mais plusieurs mètre sur le côté. Tout s'était enchaîné particulièrement vite : le concierge n'avait jamais cessé de s'y entraîner.
- C'est potentiellement avec ta vie que tu paries, donc ne prends pas ce que je dis pour acquis. Mais, cela étant dit, que ce soit par arrogance ou par habitude, rares seront les sorciers à viser tes chevilles en plein combat. C'est de cela dont je me sers ici. Et avec une baguette, tu crées de parfaites opportunités.
Joignant comme souvent les gestes à la parole, Suileabhan répéta devant Eileen exactement le même enchaînement, à la différence que cette fois, il atterrit une jambe en avant. La seconde d'après, sa baguette avait déjà glissé dans sa main, et il projetait un Reducto qui fila juste au dessus d'Eileen.
- Bien. Maintenant, dis-moi, montre moi. Qu'est-ce que l'esquive pour toi ?
Le corps au service de la magie
Il ne fallut pas longtemps à l’homme en face d’elle pour sceller son accord. Tant mieux. Elle se considérait plus que prête, mentalement, à continuer son apprentissage auprès de Monsieur Kohler. Eileen hocha donc la tête lorsque ce dernier lui annonça que ce qu’il allait lui enseigner allait demander un investissement conséquent avant de répondre, « J'essaierai de me dégager le maximum de temps libre pour pouvoir venir ici alors. »
Après avoir posé sa gourde désormais à moitié pleine, l’Irlandaise suivit l’invitation de l’homme et se plaça en face de lui. Ses sens étaient ouverts au monde qui l’entourait. Ses pieds bien ancrés dans le sol, son ouïe était focalisée sur les mots que prononçait Monsieur Kohler, tandis que ses yeux étaient rivés sur les mouvements de son corps.
Lorsque le concierge de Poudlard reprit la parole, Eileen écouta. Elle allait étudier cinq concepts de l’art martial, et ce, sans baguette. Si de prime abord cela pouvait paraître étrange pour un sorcier de développer sa manière de combattre en n’utilisant pas la source de leur magie, l’Irlandaise avait rapidement compris que le corps d’un sorcier était son point faible. En effet, caché derrière des sortilèges, même si puissants, un mauvais placement, un faux mouvement ou encore une erreur stratégique pouvait tout de même s’avérer être fatal. Il était donc primordial pour tout sorcier ou sorcière qui devra, un jour ou l’autre, se battre pour sauver sa vie, de savoir comment utiliser son corps pour le mettre au service de sa magie.
Son catalyseur rangé dans l’étui qui était attaché à son avant-bras, elle opina du chef pour montrer qu’elle était prête pour sa démonstration. L’unique à laquelle elle aura le droit. Après tout, n’avait-il pas dit qu'elle allait devoir évoluer en se basant sur des concepts de mouvements et non des techniques bien définies ? Cela lui paraissait donc logique, il ne s’attendait sûrement pas à ce qu’elle reproduise ce qu’il allait lui montrer. Enfin, elle espérait car elle n’avait pas vraiment la même forme physique que lui.
C’est avec des yeux vifs qu’elle observa Monsieur Kohler se mettre en mouvement. C’était impressionnant de voir avec quelle facilité l’homme bougeait. Eileen était sûre que si elle avait essayé de reproduire ce qu’il venait de faire, elle se serait sûrement ridiculisée. Mais l’Irlandaise ne laissa rien transparaître de ses émotions et se concentra sur les mots qui parvenaient à ses oreilles avant de revoir le concierge répéter le même enchaînement à la différence qu’il pointa sa baguette vers elle. Ne sachant pas si c'était pour immédiatement la mettre dans le bain et tester sa réaction ou s’il ne comptait pas réellement la viser, Eileen ne prit aucun risque et, aussi vite qu’elle le put, se baissa au sol avant d’effectuer une roulade sur le côté grâce à la force de ses bras pour s’éloigner de la position dans laquelle elle était initialement.
Bien. Au moins, ils n’allaient pas y aller par quatre chemins. La néo-diplômée de Poudlard se releva assez rapidement, se frottant les mains pour retirer la terre qui s’y trouvait.
Avec un petit sourire aux lèvres, elle dit, « Je pense que je viens de vous le montrer. » Eileen retrouva cependant rapidement son sérieux pour expliquer sa conception de l’esquive, « Pour moi, esquiver c’est une manière de se protéger d’une attaque de l’adversaire en utilisant son corps, tout en préservant notre magie. Tout sortilège, même un Protego utilisé sous sa forme basique, puise dans notre réserve alors que cette dernière doit être utilisée à bon escient, surtout si le combat dure. Cela peut nous permettre aussi, en se déplaçant, parfois à la surprise de notre adversaire, de se créer des opportunités pour contre-attaquer. C’est surtout parfois plus simple et ou plus rapide que de contrer, je pourrais même dire plus instinctif. »
Après avoir posé sa gourde désormais à moitié pleine, l’Irlandaise suivit l’invitation de l’homme et se plaça en face de lui. Ses sens étaient ouverts au monde qui l’entourait. Ses pieds bien ancrés dans le sol, son ouïe était focalisée sur les mots que prononçait Monsieur Kohler, tandis que ses yeux étaient rivés sur les mouvements de son corps.
Lorsque le concierge de Poudlard reprit la parole, Eileen écouta. Elle allait étudier cinq concepts de l’art martial, et ce, sans baguette. Si de prime abord cela pouvait paraître étrange pour un sorcier de développer sa manière de combattre en n’utilisant pas la source de leur magie, l’Irlandaise avait rapidement compris que le corps d’un sorcier était son point faible. En effet, caché derrière des sortilèges, même si puissants, un mauvais placement, un faux mouvement ou encore une erreur stratégique pouvait tout de même s’avérer être fatal. Il était donc primordial pour tout sorcier ou sorcière qui devra, un jour ou l’autre, se battre pour sauver sa vie, de savoir comment utiliser son corps pour le mettre au service de sa magie.
Son catalyseur rangé dans l’étui qui était attaché à son avant-bras, elle opina du chef pour montrer qu’elle était prête pour sa démonstration. L’unique à laquelle elle aura le droit. Après tout, n’avait-il pas dit qu'elle allait devoir évoluer en se basant sur des concepts de mouvements et non des techniques bien définies ? Cela lui paraissait donc logique, il ne s’attendait sûrement pas à ce qu’elle reproduise ce qu’il allait lui montrer. Enfin, elle espérait car elle n’avait pas vraiment la même forme physique que lui.
C’est avec des yeux vifs qu’elle observa Monsieur Kohler se mettre en mouvement. C’était impressionnant de voir avec quelle facilité l’homme bougeait. Eileen était sûre que si elle avait essayé de reproduire ce qu’il venait de faire, elle se serait sûrement ridiculisée. Mais l’Irlandaise ne laissa rien transparaître de ses émotions et se concentra sur les mots qui parvenaient à ses oreilles avant de revoir le concierge répéter le même enchaînement à la différence qu’il pointa sa baguette vers elle. Ne sachant pas si c'était pour immédiatement la mettre dans le bain et tester sa réaction ou s’il ne comptait pas réellement la viser, Eileen ne prit aucun risque et, aussi vite qu’elle le put, se baissa au sol avant d’effectuer une roulade sur le côté grâce à la force de ses bras pour s’éloigner de la position dans laquelle elle était initialement.
Bien. Au moins, ils n’allaient pas y aller par quatre chemins. La néo-diplômée de Poudlard se releva assez rapidement, se frottant les mains pour retirer la terre qui s’y trouvait.
Avec un petit sourire aux lèvres, elle dit, « Je pense que je viens de vous le montrer. » Eileen retrouva cependant rapidement son sérieux pour expliquer sa conception de l’esquive, « Pour moi, esquiver c’est une manière de se protéger d’une attaque de l’adversaire en utilisant son corps, tout en préservant notre magie. Tout sortilège, même un Protego utilisé sous sa forme basique, puise dans notre réserve alors que cette dernière doit être utilisée à bon escient, surtout si le combat dure. Cela peut nous permettre aussi, en se déplaçant, parfois à la surprise de notre adversaire, de se créer des opportunités pour contre-attaquer. C’est surtout parfois plus simple et ou plus rapide que de contrer, je pourrais même dire plus instinctif. »
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Le corps au service de la magie
Son étudiante - pouvait-il l'appeller ainsi ? - ne cessait jamais de le surprendre, lui qui pensait pourtant sans faux-semblants que la surprise pouvait survenir à tout instant. Mais une fois encore, Eileen s'était montrée à la hauteur de ses espérances, au point où Suileabhan se demandait à quel point, lorsqu'elle aurait son âge l'aurait elle rattrapé, ou plus encore, surpassé. Peut-être aurait-elle fait une bien meilleure apprentie de Zagan que lui, mais, en l'état, elle semblait pour l'instant du moins ne même pas en avoir besoin. Et donc, forcément, même s'il se refusait à céder à la spirale égotique des compliments, l'irlandais ne put s'empêcher de sourire - brièvement. Il hocha la tête.
- Pour autant que mon avis ait de l'importance, se servir de ce que propose un adversaire plutôt que de le laisser se perdre dans la nature me semble être une bonne interprétation de ce concept. Je crois que tu auras tout le temps d'y réfléchir dans ta nouvelle école.
Suileabhan s'interrompit pour cette fois lever en même temps son index et majeur droit.
- Briser la distance. À Poudlard, mais aussi ailleurs, nous avons bien souvent l'habitude des échanges de tirs bien rangés, à distance. Tu auras des dizaines de raisons de penser que ce qui profite à ton adversaire, même s'il te profite aussi, n'a pas de raison d'être maintenu. Qui ne rêverait pas d'être seul à jouir d'un avantage ?
L'irlandais prit une grande inspiration et fila à une vitesse qui n'avait rien à envier à ses sprints d'adolescent. À mi-parcours, il était possible pour qui ne s'etait pas laissé surprendre par la vitesse que la course de Suileabhan serait découpée en deux sections d'un même V, dont la dernière extrémité pointait tout droit sur Eileen. Facilité par la courte distance initiale des deux protagonistes, il ne fallu que quelques instants à l'adulte pour finalement se saisir de la plus jeune, et réaliser une prise indolore qui n'avait pas pour objectif un orgueil blessé ou une quelconque immobilisation, mais bien une simple démonstration. Ce n'était pas pour rien qu'il avait spécifiquement réalisé cet enchaînement. Comme Eileen l'aurait sans peine réalisé, il s'agissait presque trait pour trait de mouvements qu'ils avaient déjà travaillés, bien que séparément. Le but affiché, pour la jeune adulte, était de lui montrer le monde de possibilités que représentait le Sayokan et, par extension, son propre corps.
S'éloignant doucement de la jeune élève après avoir vérifié que tout allait bien de son côté, Suileabhan secoua rapidement la poussière accumulée sur son pantalon bleu, avant de retourner à sa position.
- Je pourrais répéter cette fois encore le même enchaînement, aidé au départ par un Nebulus, mais je pense que tu as saisi l'idée. Tu peux prendre le temps, mais tu
connais la musique. Briser la distance, qu'est-ce donc pour toi ?
- Pour autant que mon avis ait de l'importance, se servir de ce que propose un adversaire plutôt que de le laisser se perdre dans la nature me semble être une bonne interprétation de ce concept. Je crois que tu auras tout le temps d'y réfléchir dans ta nouvelle école.
Suileabhan s'interrompit pour cette fois lever en même temps son index et majeur droit.
- Briser la distance. À Poudlard, mais aussi ailleurs, nous avons bien souvent l'habitude des échanges de tirs bien rangés, à distance. Tu auras des dizaines de raisons de penser que ce qui profite à ton adversaire, même s'il te profite aussi, n'a pas de raison d'être maintenu. Qui ne rêverait pas d'être seul à jouir d'un avantage ?
L'irlandais prit une grande inspiration et fila à une vitesse qui n'avait rien à envier à ses sprints d'adolescent. À mi-parcours, il était possible pour qui ne s'etait pas laissé surprendre par la vitesse que la course de Suileabhan serait découpée en deux sections d'un même V, dont la dernière extrémité pointait tout droit sur Eileen. Facilité par la courte distance initiale des deux protagonistes, il ne fallu que quelques instants à l'adulte pour finalement se saisir de la plus jeune, et réaliser une prise indolore qui n'avait pas pour objectif un orgueil blessé ou une quelconque immobilisation, mais bien une simple démonstration. Ce n'était pas pour rien qu'il avait spécifiquement réalisé cet enchaînement. Comme Eileen l'aurait sans peine réalisé, il s'agissait presque trait pour trait de mouvements qu'ils avaient déjà travaillés, bien que séparément. Le but affiché, pour la jeune adulte, était de lui montrer le monde de possibilités que représentait le Sayokan et, par extension, son propre corps.
S'éloignant doucement de la jeune élève après avoir vérifié que tout allait bien de son côté, Suileabhan secoua rapidement la poussière accumulée sur son pantalon bleu, avant de retourner à sa position.
- Je pourrais répéter cette fois encore le même enchaînement, aidé au départ par un Nebulus, mais je pense que tu as saisi l'idée. Tu peux prendre le temps, mais tu
connais la musique. Briser la distance, qu'est-ce donc pour toi ?
Le corps au service de la magie
Eileen avait du mal à y croire, prête à se pincer la peau de l’avant-bras pour s’assurer que ce qu’elle venait de voir n’était pas un mirage. M. Kohler venait-il de sourire à la réponse qu’elle lui avait donnée ? Intérieurement, l’Irlandaise jubilait, car même si elle se doutait que l’homme en face d’elle n’était pas un mur de glace, elle savait que l’apprentissage qu’elle suivait ne laissait pas de place pour les compliments et encensements. Alors elle prenait ce sourire comme une victoire, une récompense pour son travail et son implication.
La jeune femme passa néanmoins rapidement au-delà de ça, il était hors de question qu’elle se laisse distraire par si peu et qu’elle s’arrête dans sa lancée. Elle écouta alors toujours aussi attentivement son instructeur, car même si ce dernier disait que son avis importait peu, pour Eileen, il restait une source d’une certaine expérience qu’elle n’avait pas du haut de ses dix-huit ans. Toutes les paroles qu’il prononçait étaient donc bonnes à entendre, il reviendrait simplement à Eileen de savoir et décider si elle souhaitait les suivre ou non. Après tout, elle seule était la maîtresse de son destin. Quand bien même, l’Irlandaise ne pouvait nier que le concierge était souvent de bon conseil.
Ah, sa nouvelle école. La GEAD. Eileen n’avait pas vraiment eu le temps d’y penser depuis qu’elle était arrivée au camp pédagogique, mais ils étaient désormais à la fin du mois de juillet et la rentrée arrivait à grands pas. L’Irlandaise avait hâte, si hâte de reprendre les cours et de se rapprocher de son objectif final, devenir enquêtrice. Mais s’il y avait quelque chose qu’elle attendait également avec impatience, c’était d’acquérir de nouvelles connaissances afin de se rendre plus utile au sein de l’UDS. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait accepté de suivre les enseignements de l’homme en face d’elle, elle ne voulait pas être un fardeau pour le mouvement.
« En effet, il- »
La néo-diplômée de Poudlard n'eut pas le temps de terminer sa phrase que M. Kohler était déjà reparti. Se mettant en position, Eileen observa attentivement l’homme. Et même si la jeune femme pouvait se féliciter d’avoir une assez bonne vitesse de réaction, grâce aux années de Quidditch, sa force physique ne valait rien face à celle du cinquantenaire. Elle sentit alors son corps valdinguer même si elle essaya tant bien que mal de se défaire de l’emprise de l’homme grâce à des mouvements qu’ils avaient déjà étudiés ensemble et qui lui semblaient être les meilleurs pour contrer les siens.
Lorsque M. Kohler s’éloigna et que l’Irlandaise put retrouver son équilibre, son cerveau enregistra enfin qu’il n’avait fait que de démontrer sur elle des enchaînements sur lesquels ils s’étaient déjà entraînés.
« Oui, je vois. Dans la même idée, un Fumos pourrait également faire l’affaire, » ajouta Eileen. « Briser la distance… Comme vous l’avez dit, les sorciers ont plus l’habitude de combattre éloigné de son adversaire du fait de l’utilisation de la magie qui a souvent une utilisation à longue distance. Briser la distance, se rapprocher de son adversaire pour mettre en place un combat rapproché que ce soit avec des sorts lancés à bout portant, ou alors même à mains nues, permet, à mon sens, de créer un effet de surprise et de déstabiliser l’adversaire. »
La jeune femme passa néanmoins rapidement au-delà de ça, il était hors de question qu’elle se laisse distraire par si peu et qu’elle s’arrête dans sa lancée. Elle écouta alors toujours aussi attentivement son instructeur, car même si ce dernier disait que son avis importait peu, pour Eileen, il restait une source d’une certaine expérience qu’elle n’avait pas du haut de ses dix-huit ans. Toutes les paroles qu’il prononçait étaient donc bonnes à entendre, il reviendrait simplement à Eileen de savoir et décider si elle souhaitait les suivre ou non. Après tout, elle seule était la maîtresse de son destin. Quand bien même, l’Irlandaise ne pouvait nier que le concierge était souvent de bon conseil.
Ah, sa nouvelle école. La GEAD. Eileen n’avait pas vraiment eu le temps d’y penser depuis qu’elle était arrivée au camp pédagogique, mais ils étaient désormais à la fin du mois de juillet et la rentrée arrivait à grands pas. L’Irlandaise avait hâte, si hâte de reprendre les cours et de se rapprocher de son objectif final, devenir enquêtrice. Mais s’il y avait quelque chose qu’elle attendait également avec impatience, c’était d’acquérir de nouvelles connaissances afin de se rendre plus utile au sein de l’UDS. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait accepté de suivre les enseignements de l’homme en face d’elle, elle ne voulait pas être un fardeau pour le mouvement.
« En effet, il- »
La néo-diplômée de Poudlard n'eut pas le temps de terminer sa phrase que M. Kohler était déjà reparti. Se mettant en position, Eileen observa attentivement l’homme. Et même si la jeune femme pouvait se féliciter d’avoir une assez bonne vitesse de réaction, grâce aux années de Quidditch, sa force physique ne valait rien face à celle du cinquantenaire. Elle sentit alors son corps valdinguer même si elle essaya tant bien que mal de se défaire de l’emprise de l’homme grâce à des mouvements qu’ils avaient déjà étudiés ensemble et qui lui semblaient être les meilleurs pour contrer les siens.
Lorsque M. Kohler s’éloigna et que l’Irlandaise put retrouver son équilibre, son cerveau enregistra enfin qu’il n’avait fait que de démontrer sur elle des enchaînements sur lesquels ils s’étaient déjà entraînés.
« Oui, je vois. Dans la même idée, un Fumos pourrait également faire l’affaire, » ajouta Eileen. « Briser la distance… Comme vous l’avez dit, les sorciers ont plus l’habitude de combattre éloigné de son adversaire du fait de l’utilisation de la magie qui a souvent une utilisation à longue distance. Briser la distance, se rapprocher de son adversaire pour mettre en place un combat rapproché que ce soit avec des sorts lancés à bout portant, ou alors même à mains nues, permet, à mon sens, de créer un effet de surprise et de déstabiliser l’adversaire. »
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Le corps au service de la magie
Tout ce que Suileabhan eut le temps d'apprécier d'Eileen au cours de cet enchaînement fut sa volonté de résister et sa compréhension, ce qui était amplement suffisant pour le moment. Très bientôt, cela ne le serait plus. Mais, d'ici là, l'irlandais avait appris à savoir que la récente diplômée de Poudlard parviendrait à atteindre le niveau, voir à le surpasser. Et c'était une raison supplémentaire de lui en demander encore davantage. Et en même temps, de lui faciliter une partie de sa tâche future, bien qu'elle soit aujourd'hui plusieurs plus complexe que ce qu'il avait eu lui à réaliser les premières fois.
Seulement, le concierge n'était pas son maître. Lui savait qu'après avoir séparément intégré autant de concepts du Sayokan, venait le moment de les rassembler en un réflexe unique transcendant la pensée tactique. Un exercice des plus complexes, qui ne lui servirait à rien de surpasser. Non, Eileen grandirait bien davantage en apprenant à maîtriser conjointement les concepts qu'il lui introduisait. Lui en aurait été capable, elle, le serait. Et ainsi, le sorcier hocha la tête à la réponse de son élève.
- C'est exact. Et à ce moment-là, inutile de te faire un dessin, tu l'as vécu, tu connais tes entraînements. Nos capacités physiques nous donnerons l'avantage sur presque tous les autres sorciers.
Avec le sourire de celui qui ne dit rien de drôle, mais savoure plutôt l'ironie de ce qu'il vient de prononcer, Suileabhan reprit.
- Ces mots ont du sens, car nous n'affronterons pas toujours des sorciers. Et pas toujours ceux sur lesquels nous avons un avantage, qu'il soit physique, ou non.
Cette fois, l'irlandais leva un troisième doigt en plus des deux précédents.
- Dans ce cas, nous pouvons, Riposter. La riposte est différente de ce que peut t'apporter l'esquive. En esquivant, nous nous saisissons d'une brèche dans la maîtrise de nos adversaires, pour se protéger, ou attaquer. Mais en ripostant, c'est à nous de créer une brèche à exploiter. Et ça, ma chère, ne devrait pas t'être totalement étranger.
D'un signe de la main, Mr Smith apparu du recoin auquel il s'était caché, une noix dans ses petites mains, qu'il lança vers son maître après s'être quelque peu éloigné de lui. Et puis, tout alla très vite, plus vite que tout ce que le sorcier avait encore pu démontrer aujourd'hui, ultime symbole de ce que le concierge maîtrisait de mieux. À l'instant parfait, son poignet tenant la baguette faisait s'élever une protection magique qui vint faire s'écraser stupidement la noix dans le vide. Presque instantanément, le protego était levé pour qu'un reducto puisse jaillir à sa place, en direction de là où se serait tenue la tête du furet s'il avait été humain. L'enchaînement parfait, ou plutôt, l'enchaînement presque parfait entre la défense et l'offense, puisque même lui soutiendrait toujours avoir à l'améliorer. Ce même enchaînement où avec un nouveau sourire, Suileabhan vint rappeler à Eileen les innombrables heures à enchaîner de telles actions magiques. Maintenant, elle pourrait peut-être un peu mieux le comprendre. Le furet, lui, se contenta de monter brièvement sur ses deux pattes arrières, applaudissant de ses deux petites mains en appréciant le spectacle. Le concierge s'était aperçu au cours de l'année que son animal à fourrure était friand des démonstrations magiques colorées, mais là n'était pas le sujet.
- Je crois que j'y étais allé un peu plus lentement lorsque je t'avais illustré les possibilités des enchaînements pour la première fois, non ? Dans tous les cas, je t'ai cette fois illustré l'exemple magique, puisque l'autre est souvent plus complexe à réaliser. Sur ce terrain, je n'ai pas vraiment d'objets à te lancer au visage pour riposter. D'ailleurs, si tu es confiante en tes capacités à ne pas la laisser exploser sur toi, une potion adaptée peut tout à fait faire l'affaire.
Le sorcier rappela Mr Smith, qui vint récupérer sa noix.
- Mais assez discuté. Montre nous le fruit de ton entraînement. Illustre moi ta riposte.
Et ainsi, le furet lança à nouveau le fruit sec, cette fois en direction de l'ancienne Poufsouffle.
Seulement, le concierge n'était pas son maître. Lui savait qu'après avoir séparément intégré autant de concepts du Sayokan, venait le moment de les rassembler en un réflexe unique transcendant la pensée tactique. Un exercice des plus complexes, qui ne lui servirait à rien de surpasser. Non, Eileen grandirait bien davantage en apprenant à maîtriser conjointement les concepts qu'il lui introduisait. Lui en aurait été capable, elle, le serait. Et ainsi, le sorcier hocha la tête à la réponse de son élève.
- C'est exact. Et à ce moment-là, inutile de te faire un dessin, tu l'as vécu, tu connais tes entraînements. Nos capacités physiques nous donnerons l'avantage sur presque tous les autres sorciers.
Avec le sourire de celui qui ne dit rien de drôle, mais savoure plutôt l'ironie de ce qu'il vient de prononcer, Suileabhan reprit.
- Ces mots ont du sens, car nous n'affronterons pas toujours des sorciers. Et pas toujours ceux sur lesquels nous avons un avantage, qu'il soit physique, ou non.
Cette fois, l'irlandais leva un troisième doigt en plus des deux précédents.
- Dans ce cas, nous pouvons, Riposter. La riposte est différente de ce que peut t'apporter l'esquive. En esquivant, nous nous saisissons d'une brèche dans la maîtrise de nos adversaires, pour se protéger, ou attaquer. Mais en ripostant, c'est à nous de créer une brèche à exploiter. Et ça, ma chère, ne devrait pas t'être totalement étranger.
D'un signe de la main, Mr Smith apparu du recoin auquel il s'était caché, une noix dans ses petites mains, qu'il lança vers son maître après s'être quelque peu éloigné de lui. Et puis, tout alla très vite, plus vite que tout ce que le sorcier avait encore pu démontrer aujourd'hui, ultime symbole de ce que le concierge maîtrisait de mieux. À l'instant parfait, son poignet tenant la baguette faisait s'élever une protection magique qui vint faire s'écraser stupidement la noix dans le vide. Presque instantanément, le protego était levé pour qu'un reducto puisse jaillir à sa place, en direction de là où se serait tenue la tête du furet s'il avait été humain. L'enchaînement parfait, ou plutôt, l'enchaînement presque parfait entre la défense et l'offense, puisque même lui soutiendrait toujours avoir à l'améliorer. Ce même enchaînement où avec un nouveau sourire, Suileabhan vint rappeler à Eileen les innombrables heures à enchaîner de telles actions magiques. Maintenant, elle pourrait peut-être un peu mieux le comprendre. Le furet, lui, se contenta de monter brièvement sur ses deux pattes arrières, applaudissant de ses deux petites mains en appréciant le spectacle. Le concierge s'était aperçu au cours de l'année que son animal à fourrure était friand des démonstrations magiques colorées, mais là n'était pas le sujet.
- Je crois que j'y étais allé un peu plus lentement lorsque je t'avais illustré les possibilités des enchaînements pour la première fois, non ? Dans tous les cas, je t'ai cette fois illustré l'exemple magique, puisque l'autre est souvent plus complexe à réaliser. Sur ce terrain, je n'ai pas vraiment d'objets à te lancer au visage pour riposter. D'ailleurs, si tu es confiante en tes capacités à ne pas la laisser exploser sur toi, une potion adaptée peut tout à fait faire l'affaire.
Le sorcier rappela Mr Smith, qui vint récupérer sa noix.
- Mais assez discuté. Montre nous le fruit de ton entraînement. Illustre moi ta riposte.
Et ainsi, le furet lança à nouveau le fruit sec, cette fois en direction de l'ancienne Poufsouffle.
Le corps au service de la magie
Il était, bien évidemment, inutile de lui faire un dessin, car même si sa période d’apprentissage était relativement courte comparée à celle de Monsieur Kohler, les nombreuses heures passées à s’entraîner étaient engravées dans sa chair et dans son esprit. Eileen savait très bien que l’entraînement qu’elle suivait lui donnerait un avantage sur la grande majorité des sorciers. Notamment sur ceux qui négligent leur nature humaine et par conséquent la force offerte par leur corps, une force qu’ils négligent alors de mettre au service de leur magie. Cependant, les moldus, eux, ne pouvaient négliger cette force physique, car c’était l’un de leurs seuls atouts.
C’est alors que le concierge de Poudlard introduisit un troisième concept, la riposte. L’Irlandaise acquiesça aux paroles de l'adulte, montrant qu’elle écoutait bien ce qu’il lui disait. Seulement quelques secondes s’écoulèrent entre son dernier mot prononcé et le vol du petit objet qui se dirigeait vers son mentor. Les actions qui suivirent furent effectuées à une vitesse impressionnante, une vitesse d'exécution qui lui demandera de nombreuses heures d’entraînement. Heureusement pour elle, cela ne l’effrayait pas. Le travail n’avait jamais été un problème pour la néo-diplômée, ce dernier étant même souvent le refuge de la jeune adolescente lorsque cette dernière voulait fuir ses problèmes.
« Peut-être, oui. Mais c’est tout aussi bien de voir les enchaînements à ‘vitesse réelle’. Cela me permet de voir le niveau auquel je dois aspirer. » répondit Eileen, tandis que les applaudissements de l’animal résonnaient encore.
Une potion. Voilà qui était intéressant. Il était vrai que lorsqu’on pensait à un objet à lancer en guise de riposte, notre cerveau se tournait le plus souvent vers les objets qui constituaient notre environnement. Mais en y réfléchissant bien, en choisissant une concoction aux effets pouvant déstabiliser l’adversaire, cette dernière pourrait être tout aussi, voire plus utile qu’un objet.
Lorsque Monsieur Kohler lui demanda de s’illustrer, Eileen ne se fit pas prier, elle savait très bien ce qu’elle avait à faire. Depuis que l’homme avait fait sa propre démonstration, la jeune femme ne cessait de penser à ce qu’elle pourrait faire. Alors, lorsque le furet lança la noix vers elle, l’ancienne étudiante de Poudlard était prête. Les pieds écartés à largeur d’épaules afin d’être solide sur ses appuis, et la baguette légèrement en avant de son corps, bien tenue dans sa main droite, Eileen attendis que le fruit à coque soit suffisamment proche d’elle pour lancer un protego. De la même manière que son mentor l’avait fait, une fois que la noix avait rebondi sur sa barrière magique, l’Irlandaise la leva rapidement. En ce qu’elle pensait être une fraction de seconde, en réalité, elle n’avait pas la notion du temps à ce moment-là, elle visa le fruit du noyer et grâce à un Waddiwasi qu’elle maîtrisait presque à perfection, elle l’envoya s’envoyer dans le tronc de l’arbre qui se trouvait quelque pas derrière le furet.
C’est alors que le concierge de Poudlard introduisit un troisième concept, la riposte. L’Irlandaise acquiesça aux paroles de l'adulte, montrant qu’elle écoutait bien ce qu’il lui disait. Seulement quelques secondes s’écoulèrent entre son dernier mot prononcé et le vol du petit objet qui se dirigeait vers son mentor. Les actions qui suivirent furent effectuées à une vitesse impressionnante, une vitesse d'exécution qui lui demandera de nombreuses heures d’entraînement. Heureusement pour elle, cela ne l’effrayait pas. Le travail n’avait jamais été un problème pour la néo-diplômée, ce dernier étant même souvent le refuge de la jeune adolescente lorsque cette dernière voulait fuir ses problèmes.
« Peut-être, oui. Mais c’est tout aussi bien de voir les enchaînements à ‘vitesse réelle’. Cela me permet de voir le niveau auquel je dois aspirer. » répondit Eileen, tandis que les applaudissements de l’animal résonnaient encore.
Une potion. Voilà qui était intéressant. Il était vrai que lorsqu’on pensait à un objet à lancer en guise de riposte, notre cerveau se tournait le plus souvent vers les objets qui constituaient notre environnement. Mais en y réfléchissant bien, en choisissant une concoction aux effets pouvant déstabiliser l’adversaire, cette dernière pourrait être tout aussi, voire plus utile qu’un objet.
Lorsque Monsieur Kohler lui demanda de s’illustrer, Eileen ne se fit pas prier, elle savait très bien ce qu’elle avait à faire. Depuis que l’homme avait fait sa propre démonstration, la jeune femme ne cessait de penser à ce qu’elle pourrait faire. Alors, lorsque le furet lança la noix vers elle, l’ancienne étudiante de Poudlard était prête. Les pieds écartés à largeur d’épaules afin d’être solide sur ses appuis, et la baguette légèrement en avant de son corps, bien tenue dans sa main droite, Eileen attendis que le fruit à coque soit suffisamment proche d’elle pour lancer un protego. De la même manière que son mentor l’avait fait, une fois que la noix avait rebondi sur sa barrière magique, l’Irlandaise la leva rapidement. En ce qu’elle pensait être une fraction de seconde, en réalité, elle n’avait pas la notion du temps à ce moment-là, elle visa le fruit du noyer et grâce à un Waddiwasi qu’elle maîtrisait presque à perfection, elle l’envoya s’envoyer dans le tronc de l’arbre qui se trouvait quelque pas derrière le furet.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Le corps au service de la magie
Les petits applaudissements du furet retentirent à nouveau, intervenant cette fois après les actions d'Eileen. L'entraînement de la jeune femme portait ses fruits auprès du seul concept qu'ils avaient ensemble travaillé à l'avance au cours de l'année écoulée. Beaucoup restait encore à accomplir, mais la vitesse d'apprentissage de la sorcière restait toujours au delà de celle de Suileabhan - ou même de Baqir, dans le temps. De tous les enseignements de de son maître, Riposter avait été pour l'irlandais le concept le plus au cœur de son propre développement magique, et celui qu'il s'efforçait de transmettre lorsqu'en face s'en révélaient les capacités. Lorsqu'il était témoin de ce type de combat, Suileabhan ne pouvait cependant chaque fois s'empêcher de penser à ce vieux livre qu'il avait autrefois lu en Grèce, celui traitant des sorciers orphéïques.
- Bien. Rappelle-toi toutefois que ce n'est pas parce qu'il s'agit du concept qu'il t'es le plus simple à saisir aujourd'hui, qu'il faut le privilégier par rapport aux autres. Ou pire encore, le négliger. Mais passons à la suite. Le quatrième concept est un peu plus.. complexe à traduire en anglais. Il s'agit de Désarmer, qui peut également se comprendre comme Désarmé.
Baguette en main, le propriétaire des lieux continua sur sa lancée.
- Une partie de ce concept, je te l'accorde, est déjà bien connue de nos habitudes de duels britanniques. Tu es familière, bien entendu, avec Expelliarmus.
D'un geste souple, Suileabhan exécuta le sortilège sans formulation supplémentaire. Celui-ci n'était pas ciblé vers Eileen, mais servait de simple illustration aux propos du concierge.
- Savoir magiquement désarmer son adversaire, savoir que l'on peut se faire désarmer, bien. Mais ensuite ? Et bien ensuite, et c'est là que se trouve véritablement le concept, il faut que nous soyons en capacité de faire sans notre baguette - ou de désarmer sans magie un adversaire.
À nouveau, l'irlandais sourit. Ce point précis était l'étape où, comme lui il y'a des années de cela, Eileen allait pouvoir lire un premier trait direct entre deux des concepts du Sayokan.
- Maintenant que tu sais conceptualiser Briser la distance, ce concept s'étend donc encore davantage. Nous ne pouvons certes pas, comme nos frères et sœurs de Jadugara, bénéficier d'un catalyseur des plus utiles en combat rapproché, mais ce n'est pas pour autant que nous ne pouvons rien en faire. À ce propos, tu sais peut-être qu'il s'agit d'améliorations encore marginales sur nos îles, mais que certains sorciers possèdent déjà des baguettes customisées, parfois même un peu plus appropriées au combat rapproché. Tu l'auras donc deviné, une partie de ce concept réside également dans une forme de préparation qui n'est pas que martiale.
Suileabhan fit signe à Eileen de s'avancer devant lui.
- Mais assez discuté. En guise de démonstration, je t'invite à ranger ta baguette pour ne pas l'endommager par erreur, et à te préparer à nous mesurer l'un à l'autre. Comme tout à l'heure, à l'aide des mouvements que nous avons appris ensemble cette année, tu essaieras cette fois de me désarmer. Pour ma part, durant cet échange, je te montrerais comment utiliser ta baguette en combat rapproché.
Le concierge se mit en position, le visage désormais des plus sérieux, baguette en main droite, tenue pour l'instant normalement.
- Tu as carte blanche. Ne me préviens pas, agit simplement.
- Bien. Rappelle-toi toutefois que ce n'est pas parce qu'il s'agit du concept qu'il t'es le plus simple à saisir aujourd'hui, qu'il faut le privilégier par rapport aux autres. Ou pire encore, le négliger. Mais passons à la suite. Le quatrième concept est un peu plus.. complexe à traduire en anglais. Il s'agit de Désarmer, qui peut également se comprendre comme Désarmé.
Baguette en main, le propriétaire des lieux continua sur sa lancée.
- Une partie de ce concept, je te l'accorde, est déjà bien connue de nos habitudes de duels britanniques. Tu es familière, bien entendu, avec Expelliarmus.
D'un geste souple, Suileabhan exécuta le sortilège sans formulation supplémentaire. Celui-ci n'était pas ciblé vers Eileen, mais servait de simple illustration aux propos du concierge.
- Savoir magiquement désarmer son adversaire, savoir que l'on peut se faire désarmer, bien. Mais ensuite ? Et bien ensuite, et c'est là que se trouve véritablement le concept, il faut que nous soyons en capacité de faire sans notre baguette - ou de désarmer sans magie un adversaire.
À nouveau, l'irlandais sourit. Ce point précis était l'étape où, comme lui il y'a des années de cela, Eileen allait pouvoir lire un premier trait direct entre deux des concepts du Sayokan.
- Maintenant que tu sais conceptualiser Briser la distance, ce concept s'étend donc encore davantage. Nous ne pouvons certes pas, comme nos frères et sœurs de Jadugara, bénéficier d'un catalyseur des plus utiles en combat rapproché, mais ce n'est pas pour autant que nous ne pouvons rien en faire. À ce propos, tu sais peut-être qu'il s'agit d'améliorations encore marginales sur nos îles, mais que certains sorciers possèdent déjà des baguettes customisées, parfois même un peu plus appropriées au combat rapproché. Tu l'auras donc deviné, une partie de ce concept réside également dans une forme de préparation qui n'est pas que martiale.
Suileabhan fit signe à Eileen de s'avancer devant lui.
- Mais assez discuté. En guise de démonstration, je t'invite à ranger ta baguette pour ne pas l'endommager par erreur, et à te préparer à nous mesurer l'un à l'autre. Comme tout à l'heure, à l'aide des mouvements que nous avons appris ensemble cette année, tu essaieras cette fois de me désarmer. Pour ma part, durant cet échange, je te montrerais comment utiliser ta baguette en combat rapproché.
Le concierge se mit en position, le visage désormais des plus sérieux, baguette en main droite, tenue pour l'instant normalement.
- Tu as carte blanche. Ne me préviens pas, agit simplement.
Le corps au service de la magie
Eileen laissa une courte expiration s’échapper d’entre ses lèvres, alors qu’elle se redressa. Elle avait exécuté l’enchaînement à la perfection, la preuve résidant dans le trou encore légèrement fumant dans l'écorce de l’arbre, allant bien au-delà même de ce qu’elle aurait pu imaginer. Pour autant, elle ne laissa pas la réussite gonfler son ego, il était encore bien trop tôt dans son entraînement pour crier victoire. La satisfaction qu’elle ressentait au fond d’elle, resta à sa place, loin d’altérer les traits de son visage, car comme depuis le début de leur séance, elle ne comptait pas montrer ce qu’elle ressentait. Non par manque de confiance envers son mentor, ni à cause d’une quelconque lâcheté de sa part, mais parce qu’Eileen avait compris que de laisser transparaître ses émotions revenait à être lisible tel un livre ouvert. Et s’il y avait bien quelque chose que l’adolescente se refusait, c’était de laisser quiconque avoir un quelconque avantage sur elle. D’autant plus si c’est elle qui leur donnait cet avantage. Autant se lancer un Expelliarmus.
C’est alors que les applaudissements du petit mammifère retentirent de nouveau dans la forêt. Ces derniers furent rapidement remplacés par les mots de Monsieur Kohler. La jeune femme hocha la tête avec fermeté lorsque l’homme lui rappela de ne pas négliger un concept, sans le privilégier pour autant, même s’il était celui qu’elle maîtrisait le plus. Pour l’Irlandaise, c'était une évidence, mais une piqûre de rappel n’était jamais malvenue. Il était si facile d’oublier ce qu’il y avait de plus logique.
Ajustant le fin pull beige qu’elle portait, Eileen écouta son mentor introduire un nouveau concept, le quatrième de leur leçon du jour, désarmer. Il n’y avait rien de plus simple avec leur magie, un Expelliarmus et le tour était joué. Mais si jamais elle se retrouvait privée de sa baguette, peu importe la raison, elle allait devoir apprendre à désarmer son adversaire. Et si elle avait retenu une chose de ce qu’elle avait appris jusque-là, c’était qu’elle allait sûrement devoir avoir recours au corps-à-corps. La surprise que ressentit Eileen lorsque l’homme mentionna les ‘baguettes customisées’ était évidente sur son visage. C’était la première fois qu’elle entendait parler d’une telle chose. Aussi loin qu’elle se souvînt, Miss Priddy n’en avait jamais fait mention dans l’un de ses cours. Sa curiosité piquée, l’Irlandaise se promit de faire des recherches à ce sujet, car, qui sait, cela pourrait peut-être s’avérer utile dans le futur.
Lorsque Suileabhan lui fit signe, l’adolescente fit un pas en avant, se retrouvant désormais face à face avec celui qu’elle considérait comme son mentor. Sa baguette désormais rangée dans l’étui qui était attaché à son avant-bras gauche, Eileen laissa échapper une longue expiration. Dans un dernier hochement de tête pour signaler qu’elle avait compris, la châtain se mit en place. Bien qu’elle était toujours attentive à son environnement, elle n’avait pas l’intention de se laisser surprendre par quoi que ce soit, son attention était principalement tournée vers l’homme devant elle.
Elle n’avait certes pas l’avantage physique, étant plus petite et plus légère, elle comptait bien utiliser ce ‘désavantage’ en sa faveur. Sans un mot, comme son mentor lui avait demandé, Eileen se rapprocha. Les pieds bien ancrés au sol, sa jambe gauche légèrement en arrière, elle agrippa d’une main ferme le col ainsi que la manche de son adversaire. Maintenant dans son espace vital, la châtain tira de sa main gauche, tout en poussant avec sa main droite de manière à créer un déséquilibre qu’elle tenta de conclure en fauchant dans un mouvement fluide l’intérieur du mollet droit de Suileabhan avec le revers de sa propre jambe droite. Elle espérait que la surprise provoquée par son enchaînement, ainsi que la force qu’elle avait mis dans ses mouvements, suffise à le faire tomber. Auquel cas elle se précipiterait vers la baguette qu’il tenait toujours en main.
C’est alors que les applaudissements du petit mammifère retentirent de nouveau dans la forêt. Ces derniers furent rapidement remplacés par les mots de Monsieur Kohler. La jeune femme hocha la tête avec fermeté lorsque l’homme lui rappela de ne pas négliger un concept, sans le privilégier pour autant, même s’il était celui qu’elle maîtrisait le plus. Pour l’Irlandaise, c'était une évidence, mais une piqûre de rappel n’était jamais malvenue. Il était si facile d’oublier ce qu’il y avait de plus logique.
Ajustant le fin pull beige qu’elle portait, Eileen écouta son mentor introduire un nouveau concept, le quatrième de leur leçon du jour, désarmer. Il n’y avait rien de plus simple avec leur magie, un Expelliarmus et le tour était joué. Mais si jamais elle se retrouvait privée de sa baguette, peu importe la raison, elle allait devoir apprendre à désarmer son adversaire. Et si elle avait retenu une chose de ce qu’elle avait appris jusque-là, c’était qu’elle allait sûrement devoir avoir recours au corps-à-corps. La surprise que ressentit Eileen lorsque l’homme mentionna les ‘baguettes customisées’ était évidente sur son visage. C’était la première fois qu’elle entendait parler d’une telle chose. Aussi loin qu’elle se souvînt, Miss Priddy n’en avait jamais fait mention dans l’un de ses cours. Sa curiosité piquée, l’Irlandaise se promit de faire des recherches à ce sujet, car, qui sait, cela pourrait peut-être s’avérer utile dans le futur.
Lorsque Suileabhan lui fit signe, l’adolescente fit un pas en avant, se retrouvant désormais face à face avec celui qu’elle considérait comme son mentor. Sa baguette désormais rangée dans l’étui qui était attaché à son avant-bras gauche, Eileen laissa échapper une longue expiration. Dans un dernier hochement de tête pour signaler qu’elle avait compris, la châtain se mit en place. Bien qu’elle était toujours attentive à son environnement, elle n’avait pas l’intention de se laisser surprendre par quoi que ce soit, son attention était principalement tournée vers l’homme devant elle.
Elle n’avait certes pas l’avantage physique, étant plus petite et plus légère, elle comptait bien utiliser ce ‘désavantage’ en sa faveur. Sans un mot, comme son mentor lui avait demandé, Eileen se rapprocha. Les pieds bien ancrés au sol, sa jambe gauche légèrement en arrière, elle agrippa d’une main ferme le col ainsi que la manche de son adversaire. Maintenant dans son espace vital, la châtain tira de sa main gauche, tout en poussant avec sa main droite de manière à créer un déséquilibre qu’elle tenta de conclure en fauchant dans un mouvement fluide l’intérieur du mollet droit de Suileabhan avec le revers de sa propre jambe droite. Elle espérait que la surprise provoquée par son enchaînement, ainsi que la force qu’elle avait mis dans ses mouvements, suffise à le faire tomber. Auquel cas elle se précipiterait vers la baguette qu’il tenait toujours en main.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]