Entre deux lignes

@Saïph Bulbosa

Thomas eut un petit sourire quand Saïph répondit. Il la regarda s'animer. Il sentait la passion l'habiter.

Il avait compris que ses deux endroits préférés lui faisait penser à ses parents mais il pensait que ce n'était pas seulement cela. Elle semblait aimer ces deux endroits et il pensait qu'elle aimait déjà ce genre d'endroits chez elle.

Elle devait aimer les plantes, aimer la nature, aimer observer le ciel, aimer observer les étoiles et que c'était peut-être pour ça qu'elle se sentait bien près des serres ou en haut de la tour d'Astronomie.

Il trouvait ça amusant que ce soit ces deux endroits qui soit venu directement à elle. Lorsqu'elle lui posa la question, il se rendit compte qu'il ne voyait pas d'autres réponses s'imposer à lui que le Parc et la Tour d'Astronomie.

Les raisons n'étaient pas les mêmes. Ca ne lui faisait pas spécialement penser à ses parents mais à des endroits où il se sentait en sécurité, chez lui.

D'abord, il pensa au Parc. Lui, ce n'était pas les serres qui l'avait attiré mais le lac. Le Lac Noir était bien différent de celui perdu dans les champs et la forêt près de chez lui mais il s'y retrouvait tout de même. Une grande étendue d'eau, de l'herbe frais, le doux bruit des poissons dans l'eau. C'était un endroit où il avait l'habitude d'aller quand il faisait beau, juste pour flâner ou pour se baigner quand les températures lui permettait. Ce n'était pas tout, c'était un endroit très spécial pour Onyx et lui...

Il regarda vers la fenêtre et pensa à la Tour d'Astronomie. Oui, il aimait aller en haut de cette tour, s'asseoir et regarder au loin. Il aurait particulièrement aimé venir le soir après le couvre-feu. Pour le moment, il se contentait de venir avant le couvre-feu de temps en temps. Ce qu'il aimait surtout dans le fait d'observer les étoiles que ce soit en haut de la Tour d'Astronomie ou à travers la fenêtre de leur salle commune c'est que cela lui faisait penser à sa chambre. Il avait l'impression d'être allongé dans son lit, regardant ses murs remplis d'étoiles et de posters et doucement dérivés vers son plafond. Il y trouvait de nouvelles étoiles phosphorescents et un plafonnier système solaire. C'était vraiment quelques choses qu'on trouvait surtout chez les moldus mais lui, il trouvait ça beau et rassurant, des étoiles, des planètes au dessus de sa tête pour dormir.

Thomas sortit enfin de ses propres pensées. Il avait l'impression d'être resté silencieux de longues minutes alors qu'en réalité cela faisait seulement quelques secondes.

- Je te rejoins sur les deux lieux enfin... presque. J'aime aussi le Parc mais surtout pour le Lac Noir qui entoure l'école. J'aime aussi la tour d'Astronomie, ça me fait penser à ma chambre, dit-il en haussant les épaules l'air de rien.

Thomas n'était pas sûr que cela l'intéresserait particulièrement même si lui, il aimerait savoir comment était sa maison à Saïph. Est-ce qu'elle avait un endroit pour jardiner ? Est-ce qu'elle avait son endroit pour observer les étoiles ? Est-ce qu'elle avait son endroit pour lire ?

Il réfléchit à l'endroit où ils étaient. Effectivement, lui aussi, il aimait la bibliothèque mais pour son calme et pour assouvir sa curiosité.

- Même si la bibliothèque est plutôt bien classée dans les endroits que j'apprécie, dit-il amusé.

Il se redressa, passa une main dans ses cheveux en bataille, comme pour être de nouveau sérieux. Ses doigt s'attardèrent légèrement sur sa nuque, puis il désigna Saïph du regard.

- On devrait aller en haut de la Tour d'Astronomie un soir. Je connais des légendes sur les étoiles que mon père m'a raconté, dit-il avec un petit sourire en repensant à sa légende préférée.

Il adorait l'histoire de Véga et Altaïr. C'était une histoire d'amour à la fois si belle et si triste. Deux étoiles fou amoureux, un père qui n'est pas d'accord, un exil forcé et une rencontre une fois par an.

Thomas n'avait jamais raconté cette histoire à quelqu'un mais il avait demandé de nombreuses fois à son père de lui raconter à nouveau.

Il avait peur qu'il fasse nuit. Quand il faisait nuit, il se retrouvait seul, pas d'Onyx, pas de parents, pas de maison... Ses parents avaient trouvé l'idée des étoiles phosphorescentes qui empêcher ses cauchemars de venir. Son père avait alors commencé, le soir avant qu'il ne dorme, à venir lui raconter des histoires sur les étoiles.

Ils étaient tous les deux allongés dans le lit, regardant les étoiles et les planètes au plafond. Il lui avait expliqué cette histoire d'amour de deux personnes séparés qui se retrouvait toujours, une fois par an, au même moment. Cela le rassurait de savoir qu'il existait deux étoiles séparées quelque part dans ce ciel si immense mais se retrouvant toujours malgré l'obstacle que représentait la Voie Lactée.

Il avait l'impression que peu importe ce qui pouvait arriver, il ne se perdrait jamais. Il retrouverait toujours ceux qu'il aimait.

Il n'était pas forcément à l'aise avec l'amour ou l'amitié. Il ne parlait pas de tout ça. Il ne savait pas comment transmettre aux autres ce qu'il pensait. Mais il se disait que si cette personne comptait vraiment alors il serait jamais séparé. Comme lui et ses parents, comme lui et Onyx. Comme Véga et Altaïr.

Il esquissa un sourire discret à ce souvenir et releva les yeux vers Saïph. Il pensa qu'elle comprenait tout ça, l'amour, l'amitié. Elle avait peut-être pas besoin d'une histoire pour qu'elle y croit contrairement à lui. Mais lui, ça l'aidait à accepter la nuit, le noir.


Voici pour toi !! Si tu écrivais plusieurs pages, je les lirais quand même !! Y a tellement de facettes qu'on peut découvrir sur quelqu'un ! Grâce à toi, j'ai pu penser à ajouter dans sa fiche, une partie endroits préférés, une partie peurs, une partie rêve... Donc continue avec plaisir !! Je suis d'accord ! Je suis aussi arrivé en cours d'année et j'ai hâte de vivre tous les événements/fêtes qui vont se dérouler en pouvant faire vivre un personnage développé !! Le site est tellement bien fait et vaste qu'on en découvrira tous les jours pendant ces sept prochaines années !!

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Entre deux lignes
@Thomas Didler

De l’amusement ? Etait-ce cela que Saïph voyait transparaître dans les perles métalliques de son vis-à-vis ? Elle n’en était pas certaine. Mais elle en aurait été heureuse. Les émotions de Thomas étaient si rares qu’elles devenaient précieuses. Comme les étoiles les plus lointaines dont la luminosité ne parvient qu’aux plus volontaires. Ces minuscules brillances ne s’offrant qu’aux plus patients, à ceux qui ne craignent ni la nuit, ni l’attente. Aux adeptes de cette sensation étrange qui arrive lorsque vous êtes allongé sur le sol, seul face à l’immensité nocturne. Au bout d’un moment, le corps oublie la gravité. Il a presque peur de tomber. Il ne voit plus la voûte mais des abysses prometteuses, des ténèbres effrayantes, un abîme enchanteur et fascinant. De la même manière qu’en altitude, il est aimanté par une voûte devenue sol, qui se rapproche, se distend, sensation de vertige insoluble face à l’éternité.

La première fois que la blondinette avait vécu cette expérience métaphysique, elle en avait été transcendée. Plus jamais pareille, elle avait ri à cet infini que les constellations dessinaient pour elle. Elle avait compris cette phrase de sa mère. Le fait que nul n’était seul lorsqu’il observait les étoiles, parce qu’il regardait dans les yeux de toutes celles et tous ceux qui s’étaient, comme elle, laissés aller à la contemplation. Le passé et le présent se mêlaient, à travers des mythes et des histoires contés par sa génitrice. Elle les édulcorait, en inventait, en récitait. Autant de liens avec elle, avec des inconnus devenus compagnons d’âmes pour l’enfant, avec des étrangers à l’esprit vagabond. Autant de fils qui reliaient les univers entre eux.

Aimer le ciel et la terre, c’était être tel un arbre. Entre racines et branches, voyager à travers les mondes. C’était sans doute pour cette raison que l’Aiglonne aimait tant se planter devant une des nombreuses fenêtres de sa salle commune, la vue braquée sur les différentes parties du Parc, sur l’encre céleste.

En entendant que Thomas la rejoignait dans son amour, avec une nuance plus liquide que botanique, elle eut un immense sourire. Si grand qu’elle en eut un peu mal aux maxillaires. Si fort qu’il aurait pu accueillir le château dans son ensemble. Il était amusant qu’il apprécie tant le Lac. Cette vaste étendue qu’il devait croiser si souvent dans sa propre salle commune. Peut-être que le Choixpeau prenait également sa décision en s’appuyant sur ces lieux qui allaient les habiter. Ceux où ils se sentiraient chez eux. Pour apprécier la Tour d’Astronomie, le Serpent devait avoir également des ailes quelque part. Puisqu’il aimait tant le Quidditch, c’était tout à fait probable…

Sa réponse avait fusée, par rapport aux autres. Cette observation réjouit la blondinette car, associée aux émotions qui commençaient à poindre, elle en concluait que le brun était de plus en plus à l’aise avec elle. Elle n’aimait pas quand les gens étaient mal à l’aise en sa compagnie. Elle, elle voulait que tout le monde soit heureux. Pour autant, elle n’avait que rarement expérimenté cette faculté, de mettre l’Autre confortable. Souvent c’était tout l’inverse. Ses anciens camarades, à l’école moldue, paraissaient constamment lutter contre l’envie de tirer leur table loin d’elle. Elle le comprenait. Avec sa façon de dire ce qui lui passait par la tête, de questionner, de s’arrêter sur n’importe quoi, d’oublier tout…

Elle avait tenté, avant, de mimer les autres. Pour finalement abandonner, incapable de s’y retrouver dans ces codes insolubles.

Le fait que la Tour ressemble à la chambre du Né-Sorcier troubla légèrement l’enfant. Comment cela ? Pourquoi ? Elle se figurait une chambre en haut d’une grande tour, toute ronde et sous les combles. Avec une terrasse pour s’installer. Cela lui parut très beau. Dans sa chambre aussi, en tous cas celle d’Irlande, il y avait un petit bout d’Astronomie. Enfin un gros bout. Des livres, des dessins, et surtout des étoiles brillant dans le noir. Avec l’amour de sa mère pour cette discipline, et le prénom de la fille Bulbosa, comment aurait-il pu en être autrement ? Elle s’imagina que les sorciers devaient avoir des plafonds magiques, pour cela. Se représenta ce que cela donnerait, au-dessus de sa couche. Aima cette vision. Peut-être un grand drap ? Une moustiquaire invisible qui vous entourerait de la Voie Lactée, ou vous emmènerait dans la galaxie choisie. Les instruments sorciers étaient si perfectionnés qu’elle pensait que ce genre d’invention était probable. Et, si cela n’avait pas encore été inventé, elle était certaine que quelqu’un en aurait un jour la volonté. Le fait qu’elle-même aurait pu en avoir l’ambition ne lui avait évidemment pas traversé l’esprit, incapable de se projeter dans un aussi gros projet. Ou dans un projet tout court, d’ailleurs.

Même si la bibliothèque est plutôt bien classée dans les endroits que j'apprécie.

Ne pouvant accentuer encore son sourire, Saïph pouffa. Elle avait bien deviné ! Énigme aisée à résoudre, étant donné leur bulle de parole. Son gloussement ne s’étendit cependant pas, parce que Thomas se passait la main dans les cheveux. Un geste auquel elle ne s’attendait pas. Lui qui bougeait à peine la main à leur rencontre, voilà qu’il blaguait, se frottait la tête… Était il mal à l’aise ? En intense réflexion ? Reprenait-il contenance ? Elle n’en savait rien, ne chercha pas à comprendre réellement, se contenta de le noter dans sa liste mentale qui s’étoffait tant que, bientôt, elle allait ressembler à un écrit de Prévert… Elle était vraiment pressée de créer une page dans son herbier devenu livre de bord. Une page au prénom du garçon.

On devrait aller en haut de la Tour d'Astronomie un soir. Je connais des légendes sur les étoiles que mon père m'a raconté.

Là, pour le coup, la bouche de l’Irlandaise manqua de se décrocher. Venait-il de lui proposer de se revoir ? Comme des...amis ? Non, Saïph, ce n'est certainement pas cela... Cela restait complètement inattendu. D’autant plus qu’il souriait ! La bouche se referma dans un claquement sonore, mais les yeux mirent plus de temps à passer de l’écarquillement au rétrécissement qui accompagne toujours la joie. Dans cette proposition, il y avait à peu près tout ce que la jeune fille aimait : la nuit, la découverte, les étoiles, une aventure. Elle était à un doigt près d’une main tendue vers elle. Et curieusement, cette main, elle ressemblait beaucoup à la sienne.

Saïph resta un moment l’esprit totalement vide, son sourire accroché à ses lèvres. Une expérience peu commune pour cette pré-adolescente au cerveau en dédale, ayant perdu Ariane depuis longtemps, et chantant tranquillement « Minotaure es-tu là » avec un panier de bonbons en guise d'offrande. Pour tout dire, ses pensées venaient de s’effacer pour une phrase : « suis-je en train d’imaginer ? » En croisant à nouveau le gris bleuté de ces deux orbes devenues familières, elle prit conscience que non, elle n’inventait absolument rien. Et tout à coup, une nuée de pépiements excités firent vrombir son corps tout entier.

Des neurones qui se relancent, ça peut être brusque. Faire oublier que l’on est perché sur une chaise trop haute, avec un garçon qui n’aime pas le bruit. Juste une nanoseconde. Juste suffisamment pour que la Née-Moldue saute presque de son assise, s’envolant avec son euphorie. Sa volonté, contenue chaque fois que le Serpentard diffusait un nouveau mystère, de le traîner dans tous ces mondes qu’elle ne connaissait pas, était devenue débordante. Elle poussa la Serdaigle à plusieurs centimètres de la chaise qui, miraculeusement, ne s’effondra pas. Au contraire de la blondinette dont la jaillissement eut raison de tout équilibre. Atterrissant étonnement sans trop de fracas au sol, elle ne prit pas le temps de se désempêtrer de sa cape et se remit sur pieds, l’oeil aussi illuminé que le sourire, les cheveux aussi emmêlés que les vêtements, avec un seul mot à la bouche :

- Oui.

Malgré son ardeur, elle l’avait chuchoté. Tout comme sa chute, ses mots étaient adoucis par le respect des lieux où ils se trouvaient. Par la crainte de casser cette bulle, devenue si précieuse. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu obtenir cette chance de vivre une deuxième aventure, de nuit, en regardant les étoiles et en apprenant quelque chose, mais elle était prête à la saisir.

- Tu sais, ma mère adore aussi parler des étoiles. Il y en a même sur mon plafond au-dessus de mon lit. Alors si ça t’intéresse, je pourrai aussi t’en raconter une ?

1.362 mots
Nos personnages étaient faits pour se rencontrer ! Dans ma description de la chambre de Saïph (fiche perso) j'ai écrit qu'elle avait des étoiles au-dessus de son lit ! Ils sont très similaires, finalement ! Je suis allée voir ta nouvelle fiche perso', elle est nettement plus détaillée ! Et quelle chambre <3 C'est vrai que nous avons de quoi faire, en 7 ans, avec l'équipe qu'il y a sur ce site ! J'ai vraiment hâte de les vivre en direct et c'est pourquoi j'ai préféré de pas faire de RP sur ces moments en particulier pour la Première Année. Je me suis dit : autant être autant surprise que ma protégée !
J'adore comme Thomas prend confiance ! et cette proposition ! Olala tu ne pouvais pas plus faire plaisir à ma protégée !

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
Dialogues : color=#3e5653

Entre deux lignes
Quand Thomas avait proposé à Saïph de se revoir pour une sortie étoilé, il n'avait peut-être pas assez réfléchi. Les mots étaient un peu sortis sans qu'il ne s'y attende, c'était un de ses élans qu'il n'avait pas pris la peine de contrôler. Il avait tendu sa main et se demandait maintenant, si il allait le regretter.

Il avait proposé à Saïph de passer du temps avec lui. La nuit. Pour observer les étoiles. Se raconter des histoires. Il avait l'impression qu'elle allait le trouver idiot. Après tout, elle n'était peut-être pas intéressée.

Thomas regarda les différentes émotions passées sur le visage de Saïph. Plus le silence durait et plus il se sentait idiot d'avoir proposé cela. Il se dit qu'elle devait réfléchir à comment refuser poliment.

Ses doigts tapotèrent à nouveau sur la table. Il se rendit compte qu'il s'était légèrement tendu à partir du moment où il avait lancé cette proposition de sortie.

Thomas en vient à se demander s'il était mieux de dire à Saïph qu'il savait que c'était une mauvaise idée et qu'elle pouvait oublier pour s'éviter l'embarras.

Il n'avait pas grandi avec des enfants de son âge, par conséquent, quand il avait reçu sa lettre à Poudlard il prit conscience qu'il allait enfin côtoyer des personnes qui ont le même âge que lui ou à peu près. Il allait donc devoir interagir avec eux et à partir de ce moment là, il fut inquiet de ne pas réussir à être comme tout le monde. Thomas souhaitait être capable de dialoguer sans qu'on ne se rende compte qu'il n'avait pas rencontré d'autres enfants avant son arrivé à Poudlard.

Quand Saïph ouvrit enfin la bouche, Thomas crut qu'il allait pouvoir s'excuser avant même qu'elle n'ait à prononcer un mot. Mais elle ne lui laissa pas ce temps. Au lieu de le regarder comme s'il était un idiot, elle sembla s'illuminer. Une seconde plus tôt, elle était perchée, immobile sur sa chaise en train de le fixer comme s'il était un parchemin des plus complexes. Et finalement, la seconde d'après, elle avait bondi, manquant de tout renverser, comme une étoile filante qu'on ne peut arrêter.

Thomas eut une pointe d'inquiétude mais elle n'avait pas eu le temps de s'installer puisque la jeune fille se redressa et balança un "Oui". Un simple mot qui suffit à Thomas pour sentir son corps se relâcher, ses épaules se détendre, ses doigts arrêter de bouger.

Il ravala un sourire de soulagement mais un coin de ses lèvres se redressa tout de même. Il était réellement soulagé. Il avait l'impression qu'un fil invisible les avait liée. Deux personnes de deux maisons différentes, avec des points communs. Une né-moldue, un né-sorcier. Une Serdaigle, un Serpentard. Une fille, un garçon. Le jour et la nuit.

Il se dit qu'il avait eu raison de proposer cela. Thomas réalisa qu'heureusement Saïph était du genre à parler ou agir vite. Cela lui aura évité de dire une bêtise. Il aurait peut-être été déçu de ne pas pouvoir envisager cette observation avec la Serdaigle.

Il releva les yeux à nouveau vers sa camarade du jour, toujours un peu décoiffée, toujours avec cet air de tempête, toujours avec cet air joyeuse. Il se rendit compte qu'il ne craignait pas cette tempête, cette joie de vivre. C'était ce qu'elle était et il pourrait s'y faire.

Il passa sa main dans ses cheveux, comme pour reprendre contenance et haussa les épaules en tentant d'être nonchalant.

- Bien sûr, j'aimerai beaucoup l'entendre. Je sais très bien écouter les histoires, dit-il un peu amusé maintenant qu'il était soulagé.

Dans un coin de sa tête, il ne put s'empêcher de se demander si ils allaient réellement le faire. Ils allaient monter en haut de la Tour, dans le froid, peut-être même après le couvre-feu. Ou peut-être qu'ils iront un soir où ils finissent tard. Il s'imaginait déjà assis sur la pierre au côté de Saïph. Ils regarderaient le ciel et ils essayeraient de retrouver certains constellations en se racontant des histoires, des légendes comme son père lui racontait le soir.

Il apprécia ce qu'il vit dans sa tête.

Il se reprit finalement pour se concentrer de nouveau sur la jeune fille. Une phrase, que Saïph avait prononcé, avait marqué son esprit. Elle avait des étoiles au plafond au-dessus de son lit, comme lui. Il savait que c'était quelques choses de moldus mais il ne savait pas que c'était aussi répandu. Ou peut-être que ce n'est pas répandu mais comme elle aime l'Astronomie, cela semble logique qu'elle aime égayer son plafond de constellations.

- Tu as dis que tu avais des étoiles au-dessus de ton lit ? demanda-t-il curieux. Cela nous fait un autre point commun...

Il se demanda à quoi ressembler la chambre de Saïph. C'était une chambre moldu, d'une jeune fille vive, solaire. Y avait-il des plantes ? des livres ? Avait-elle des collections ? Aimait-elle le désordre ?

Il se demanda si elle en avait besoin pour s'endormir ? Si elle avait un vrai télescope aussi ? Peut-être qu'elle avait des affiches de choses qu'elle aime bien comme lui avait ? Des dessins de constellations ?

Thomas avait toujours aimé cette idée que même allongé dans son lit, en regardant son plafond, il avait cette impression de voyager ailleurs. C'était ce que ses étoiles phosphorescentes faisaient. Elles le rassuraient en chassant l'obscurité pour le transformer en terrain d'exploration, au lieu d'un trou noir où ses peurs surgissaient, elles lui offraient une nouvelle aventure.

- J'aime avoir des étoiles au plafond de ma chambre aussi. J'ai l'impression de partir voyager mais avec les étoiles qui nous protègent, dit-il toujours en train de réfléchir.

Il finit par se demander comment Saïph ressentait la présence d'étoiles dans sa chambre et comment elle faisait maintenant à Poudlard ? Elle n'en avait sûrement pas...

- C'est dommage qu'on en ait pas ici, à Poudlard, dit-il doucement, sans vraiment attendre de réponse.


J'ai été revoir ta fiche et j'ai vu effectivement qu'on avait eu la même idée ! Et qu'ils ont peut-être quelques points communs...
Je suis d'accord avec toi et j'ai assez hâte de découvrir tout cela au fur et à mesure !!
Je crois qu'il n'y a pas que ta protégée qui est ravie, mais chut c'est un secret :whistling:

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Entre deux lignes
@Thomas Didler

La réponse de Saïph avait éveillé les lèvres de Thomas. Juste un peu. Un petit coin se relevant, un haussement de pommette qui fait remonter un minuscule angle latéral de sa paupière. La jeune fille le comprit à peine, néanmoins il y a ainsi des signes que la vue ne peut ignorer quand l'esprit peine à se le représenter. Ce furent sans doute ces informations, piégées par sa rétine mais restées inconnues à son cerveau, qui diffusèrent ces ondulations chaleureuses. Peut-être était ce uniquement l'adrénaline fournit par le corps de l'acrobate suite à son envol raté et à sa chute. Le tout étant qu'elle était désormais vivifiée. Il ne fallait pas non-plu mettre de côté cette invitation, promesse à une grande aventure dans les couloirs du château.

La jeune fille ne songeait absolument pas aux moyens pouvant leur permettre d'éviter adultes, concierge et préfets suite au couvre-feu. Elle l'avait fait une fois alors qu'elle ignorait que c'était interdit. Une seule et unique fois, pour regarder les étoiles, la toute première nuit. Elle était convaincue que, s'ils étaient attrapés, raconter leur volonté d'aller observer la voûte céleste en partageant des histoires était un récit suffisant pour leur éviter tout problème. Après tout, qui punissait les rêveurs de bonne foi ? Ils ne pensaient pas à mal, ne comptaient rien faire de répréhensible... Oui, ils pourraient sans encombre traverser Poudlard et se rendre à la Tour. Cette dernière était assez proche de la salle commune des Serdaigles. Elle pourrait l'attendre là... Non, cela pourrait être une réelle perte de découvertes. Elle se voyait bien le rejoindre au sous-sol. Ainsi ils feraient le chemin ensemble. Découvrir les passages de nuit appelait pour autant à la solitude et sans doute Thomas le voudrait il...

L'Irlandaise observa son vis-à-vis passer une main dans ses cheveux, geste qu'elle n'interprétait toujours pas bien, et hausser les épaules avant d'accepter qu'elle aussi, transmette une histoire à propos d'une constellation. Elle n'était pas certaine qu'il soit véritablement ravi, cependant. En effet, elle qui explosait, dont le moindre assentiment était traduit sur son expression faciale, se retrouvait un brin perdue quant aux implicites du garçon. Elle appréciait néanmoins grandement cela. Elle avait l'impression d'être hors du temps, à le regarder. D'avoir découvert un secret, rencontrer une espèce légendaire. Comble de tout, elle pouvait s'en approcher. Et elle aimait ce qu'elle voyait.

- Tu as dit que tu avais des étoiles au-dessus de ton lit ? Cela nous fait un autre point commun...

La Née-Moldue écarquilla les yeux. Décidément, c'était à peine croyable. Un Né-Sorcier avait également des étoiles sur son plafond ? Entre le renard, les étoiles, le Parc, la Tour, le père Serdaigle... Ces nombreux points communs n'allaient pas tarder à lui demander ses deux mains, et c'était beaucoup plus que ce qu'elle n'avait jamais utilisé face à un camarade d'école. Elle avait presque envie de lui demander où il s'était caché aussi longtemps. Comment, par n'importe quel être mythique, pouvaient ils avoir attendu de se retrouver à la Bibliothèque pour se voir ? Elle se sermonna immédiatement. C'était sa faute, après tout. Elle n'avait pas remarqué ce garçon aux yeux osmium. Ou du coin de l'oeil. En conversant avec lui, elle comprenait les raisons de son aveuglement. Il était discret. Très discret. Sa voix ne paraissait pas devoir faire d'efforts pour ne pas monter au-dessus du chuchotement. Il prenait exactement la place de son assise, un bout de la table. Même ses gestes étaient tenus. En y réfléchissant, il était son parfait négatif. Ses cheveux de jais tranchaient avec le blé de l'Aiglonne. Le métal bleu de ses orbes rencontrait la terre dorée. La discrétion, un mini feu d'artifice. Pour autant, malgré le négatif de la photographie, l'image restait similaire : deux élèves de première année qui aimaient regarder, écouter, se perdre dans le mutisme, contempler, penser.

Voyager protégé... C'était un peu de rouge et or qui s'enroulait autour de la voix du Vert-argent. Parce que la Bleu et bronze avait tout à fait saisi que l'inconnu pouvait ne pas plaire au garçon. Voyager, c'était se plonger dans un grand inconnu et s'y laisser bercer, ne sachant jamais réellement sur quel rivage il vous déposera. La blondinette lui jeta un oeil attendri. Pour elle, c'était ne jamais être seule. Voir qu'au-dessus d'elle, il y avait des millions d'années qui l'observaient. Autant de vies, d'expériences, de croyances, de contes pour s'entre-mêler en lui jetant un regard doux et tranquille. Elle ne pensait que rarement aux dangers. C'est sans doute pour cela qu'elle ne songeait pas à ce que des boules lumineuses la protège. Néanmoins cette vision était poétique. Elle y retrouvait le parfum des légendes, la couverture familière de l'enfance. La carte que les constellations dessinaient s'adressait aux voyageurs. Il était naturel qu'un être rêvant d'itinérance s'y réfère. Bien qu'elle partage cette envie d'évasion constante, elle était loin de penser les astres de cette façon. Ils se rapprochaient plus d'amis fidèles, de mémoires punaisées sur un plafond, de recueil de pensées, telles d'immenses autobiographies que seuls les plus contemplatifs pouvaient lire.

- C'est dommage qu'on en ait pas ici, à Poudlard.

La jeune fille fronça les sourcils en entendant son camarade. Celui-ci paraissait plus se faire une réflexion à lui-même. Une sorte de monologue qui s'était échappé de lui. Elle n'était pas certaine de pouvoir répondre tout de même. Pour autant, une réponse, elle en avait une sur le bout de la langue. Une phrase qui s'échappa un peu malgré elle.

- Tu n'as pas pris les tiennes ? Elles n'ont pas besoin d'électricité alors tu peux les mettre au-dessus de ton lit, ici, je pense.

Elle n'avait pas non-plu tenter d'emporter les siennes. Tout d'abord car c'était un bout de chez elle, qui devait selon elle rester chez elle. Ensuite parce qu'elle n'était pas certaine de pouvoir emmener des objets du monde moldu. Elle avait donc choisi d'égrener ses apports, petit à petit, comme une passeuse illégale sur la frontière. Le stylo lui avait cependant ouvert tout un monde. Elle avait repéré qu'il lui était donc possible de faire venir des feutres, stylos, gommettes et autre papeterie. Si ça, ça passait, pourquoi pas des étoiles phosphorescentes ? Elles nécessitaient de la lumière, il était vrai. Dans la Tour de sa salle commune, la Serdaigle n'aurait aucun problème à les gorger de soleil. Est-ce que les sous-sols en étaient suffisamment pourvus ?

- Pour la Tour d'Astronomie, tu sais, il faudra sûrement qu'on se donne rendez-vous quelque part parce que je pense pas qu'on puisse rester après le cours d'Astronomie...

Saïph faisait déjà des plans dans sa tête. Non pour réellement en élaborer un. De toutes façons, elle ne s'y serait pas tenue à moins que cela ne soit important pour autrui. C'était plus une façon pour elle de saliver devant le menu. L'anticipation la grisait, elle qui s'était tenue aussi longtemps devant un buffet de nouvelles choses. Entre les stades de quidditch, la maison de sorciers pas si sorcière, ls différents lieux magiques du globe, elle frétillait depuis un moment, maintenant. Savoir qu'elle pourrait enfin voir quelque chose, et avec quelqu'un d'aussi gentil et calme que Thomas, méritait d'être savouré. Une idée exquise qu'elle n'allait certainement pas remettre en doute, convaincue que cette proposition allait se concrétiser, fut-ce dans un an, deux, ou même quatre. Elle aimait attendre, cela ne pouvait que décupler son bonheur.

- Heureusement qu'on a déjà appris le lumos, rit elle, les imaginant passant l'un à côté de l'autre sans se voir, dans les immenses couloirs de ce château. Marco...Paulo...

1.226 mots
Aha ton protégé commence à avoir du mal à ne pas montrer son plaisir ! Des micro-réactions, mais des réactions ;)

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Entre deux lignes
@Saïph Bulbosa

Effectivement, Thomas n'avait pas pris ses étoiles. Il aurait sans doute ou après tout vu qu'elles avaient juste besoin de lumière pour l'éclairer la nuit.. Mais il ne se sentait pas capable d'expliquer aux garçons pourquoi ces étoiles étaient si importantes pour lui. Et il ne s'imaginait pas non plus expliquer aux sorciers ce qu'étaient ces petites étoiles phosphorescentes, souvenirs d'un monde moldu qu'il ne partageait pas trop... Il ne voulait pas être jugé. Et surtout, il ne voulait pas attirer l'attention sur lui. Alors il avait simplement laissé ces étoiles sur son plafond, attendant patiemment de les retrouver pour les vacances.

Il écouta Saïph qui parlait déjà de rendez-vous, elle avait raison il fallait se donner rendez-vous. Elle avait directement pensé aux côtés pratiques de leurs sorties et Thomas apprécia cette organisation dont elle faisait preuve. Il fallait trouver le bon endroit, le bon moment pour ne pas se faire punir. Il n'était pas sûr que c'était une bonne idée de se faire attraper, il allait falloir faire très attention. Mais entre la ruse du Serpent et l'intelligence de l'Aigle, ils allaient s'en sortir sans encombre ! Il en était persuadé ! Hors de questions de faire perdre des points à leurs maisons respectives surtout en tant que première année !

Thomas était vraiment pressé de se retrouver en haut de la Tour d'Astronomie, après le couvre-feu, pour regarder les étoiles et se raconter des histoires... Il s'imaginait déjà, assis sur la pierre froide en haute de la Tour, sentant le vent fouetter leur visage, leur regard levé vers le ciel.

Son empressement et sa joie fut vite brissé par la prochaine phrase de Saïph.

" Heureusement qu'on a déjà appris le Lumos "

Ces quelques mots firent écho en lui. Ils allaient devoir traverser les couloirs plongés dans le noir le plus complet. C'est pas juste que la lumière serait éteinte mais il ferait totalement noir, sans lumière du soleil non plus. Le vide.

Thomas sentit son cœur s'embllait. C'était là que Thomas prit réellement conscience de ce qu'il l'attendrait, il sentit sa peur se réveillait sournoise et profondément ancré en lui... L'obscurité. Le vrai noir. Pas celui où on peut deviner quelques formes grâce aux rayons du soleil... Mais le vide total, l'absence d'un quelconque repère... une peur viscéral qu'il ressentait depuis si longtemps...

Il revoyait ce petit garçon, perdu dans sa chambre après un cauchemar qui le marquera encore 7 ans après. L'obscurité n'était pas qu'un simple ennemi pour Thomas, c'était son monstre invisible à lui.

Il savait que sa peur était nulle... Il n'était plus un petit enfant... Il était un sorcier... Il était à Poudlard... Il était fort… Il pouvait lancer des sorts... Mais c'était pas assez pour le convaincre de ne plus avoir peur puisqu'il se vit recroquevillé sur le sol, totalement paniqué jusqu'à ce que ses parents viennent le retrouver...

La seule lumière émanant de leurs baguettes risquait de vaciller, de s'éteindre. Il avait peur de perdre ses repères, de redevenir cet enfant perdu, incapable de sortir, seul...

Mais quand il regarda Saïph, il la vit, elle était pleine d'assurance, un sourire lumineux, une confiance presqu'aveugle en leur futur plan. Elle parlait, d'ailleurs, déjà d'un plan sans penser à un potentiel danger... Il lui envie cet était d'esprit, cette forme, cette spontanéité. Elle ne pouvait pas s'imaginer ce qu'il ressentait en ce moment même.

Il se força à ne rien laisser paraître. Il se contenta de croiser les bras sur son torse, reprit contenance en quelques sortes. Il respira doucement, calmant ses pensées mais aussi son cœur. Il ne voulait pas qu'on le remarque ici pour quelques choses d'aussi enfantin. Il n'allait pas laisser cette peur s'installait ici, pas maintenant.

Il continua à regarder la jeune fille. Elle qui était si confiante, ça l'aiderait sûrement... Il avait proposé cette nouvelle aventure et il en avait envie alors il prendrait sur lui.

Il fixa les yeux dorés de la jeune fille comme une lumière dans la pénombre qui lui permit de chasser au loin l'image de cette chambre sans issue, du noir complet et il se concentra seulement sur cette chaleur qu'elle dégageait.

- Oui, heureusement, dit-il d'une voix douce. On va devoir bien s'organiser pour ne pas se faire surprendre et perdre des points. Il va falloir rester assez proche et écouter si d'autres personnes viennent dans les couloirs.

Thomas esquissa un petit sourire mais sincère, un masque lui permettant par la même occasion de dissimuler son anxiété.

Puis presque hésitant, il ajouta :

- Merci d'avoir accepté...

Il aurait voulu dire plus. Lui lui dire combien il appréciait ce pas qu'elle faisait vers lui, combien le fait qu'elle accepte le remplissait de joie. Lui dire qu'il brûlait d'impatience. Mais il ne savait pas comment. Alors il se contenta de ce mot, simple mais chargé, il espérait, de tout ce qu'il n'arrivait pas à exprimer.


Je pense que mes réactions sont un peu liés à celle de Thomas. Plus je me sens à l'aise à l'écrit et plus il se sent à l'aise avec sa partenaire de RP !! Et j'aime écrire avec toi et te lire donc Thomas aussi !!

Couleur RP : #296535 - Fiche PR
Trésorier sur le navire des AA de PFR

Entre deux lignes
@Thomas Didler

Marco...Polo… Quand ce jeu avait-il été inventé ? Saïph sourit en s’imaginant y jouer, perdue au milieu des ombres, sa baguette vibrant entre ses doigts incertains, à la fois excitée par la recherche et angoissée, comme à chaque jeu, par l’échec. Y avait-il quelqu’un qui était un jour resté des heures, des jours, des mois, dans années, à attendre que l’on puisse le retrouver ? A crier « Marco » dans la nuit ?

La blondinette papillonna. Elle avait déjà été oubliée par des camarades, après la promesse d’un cache-cache sans fin. C’était sa maîtresse qui l’avait retrouvée, et elle n’avait jamais saisi pour quelles raisons les autres avaient été disputés, alors qu’ils avaient perdu. Elle n’avait pourtant pas pensé qu’elle était si bien cachée. Peut-être était-elle parvenue à se rendre invisible ? Sinon, comment expliquer toutes ces fois où ils étaient passés à côté d’elle sans la voir ?

Elle se promit de bien prendre garde à rester visible, cette fois. Le château était immense, elle n’envisageait donc pas de risquer une perte de temps à se dissimuler. D’autant plus qu’hurler « Marco » pourrait réveiller les tableaux, suffisamment dérangés par les élèves au cours des journées.

Alors qu’elle exposait son désir de prévoir un plan de bataille à leur grande escapade, Thomas croisa les bras. Un geste assez évocateur chez une personne aussi neutre. Voulait il retenir son coeur qui s’emballait ? Le siège des émotions de l’Aiglonne tambourinait aussi. L’anticipation la faisait presque trembler, quand le ravissement étendait sur elle son manteau fait de rires. Elle concoctait une liste qu’elle était certaine d’omettre, remplie de couvertures, de nourritures, de pensées, de schémas. Elle se représentait toutes les portes s’ouvrir, y compris celles du cachot, pour laisser libre cours aux découvertes des plus jeunes.

- Oui, heureusement, dit-il. On va devoir bien s'organiser pour ne pas se faire surprendre et perdre des points. Il va falloir rester assez proche et écouter si d'autres personnes viennent dans les couloirs.

La Première année fit la moue. Pensait-il réellement que les adultes ne comprendraient pas leur soif ? Après tout, ils étaient dans une école. Un havre d’apprentissages, une énorme bibliothèque où chaque pierre était une invitation. Sa grimace s’effaça néanmoins devant le doux sourire de son vis-à-vis.

S’il craignait la perte de points, il devait penser que le lumos n’était pas une idée fameuse. Et alors, comment pourraient-ils se voir ? Il fallait une lune loin d’être pleine pour mirer les étoiles. La luminosité allait donc être faible… D’où le fait de rester proches… Elle se frappa mentalement, désespérée d’avoir pris autant de temps à comprendre l’intérêt d’une proximité. Le Serpentard ne paraissait pas être un homme tactile. La bulle qui l’entourait était certes lumineuse, mais rappelait l’importance de ne pas entrer dans le cette sphère intime. Sa proposition était donc intéressée. La Bleu et Bronze se frotta la tête d’un geste nerveux. Le plus logique était de se tenir la main, partageant leur vue pour ne pas partager une punition. Néanmoins, c’était là sans doute un geste déplacé. Existait-il un fil d’Ariane pour sorciers ? Une corde que l’on créerait pour deux, s’attachant l’un à l’autre pour un temps choisi ?

La jeune fille se figura un tel lien. Il serait, selon elle, de la même couleur que les yeux des gens. Pour eux, l’or et l’osmium fileraient à travers la nuit, un lien fait de mots, de pas, et de légendes.

Merci d'avoir accepté...

Saïph écarquilla les yeux. Occupée à contempler son image mentale, où deux nouveaux traversaient des dédales sombres en route pour les étoiles, elle en avait oublié leur conversation. A ce retour sur terre s’ajoutait la surprise. Avait elle décelé une hésitation dans le timbre de Thomas ? La Née-Moldue détailla le brun un moment, confuse. Sa première réaction aurait été de s’épouvanter d’un tel remerciement. Sa seconde, de s’inquiéter qu’il ait besoin de le formuler. D’un vague geste de la main, elle avait rejeté ces deux réactions, remplacées par un large sourire.

- Tu sais, je pensais pas que tu me proposerais de passer un autre moment avec moi. Alors merci de le vouloir.

Me revoici !!!!!! Bon j'ai pensé que pour notre rdv vers les étoiles, nous pourrions envisagé que nos protégés ont été pas mal occupés...déjà...et que le moment n'était pas le meilleur pour regarder les étoiles (besoin d'une absence de luminosité, notamment). Après si tu veux que tout de même ils se voient en Première année, ça me va aussi ^^
PS : j'adore ton nouveau vava <3

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
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