Des histoires, toujours des histoires
Lorsqu'Ander apprit à Eileen qu'il avait vécu plusieurs années en Espagne, elle fut heureuse pour lui et curieuse encore. Qu'est-ce que ca faisait de vivre dans un pays étranger, un pays dans lequel on ne parlait pas la même langue en plus ! Il devait parfaitement parler espagnol en y pensant !
- "Trop bien ! Tu dois bien maitriser la langue alors ! Qu'est-ce que tu as préféré là-bas ? Il y a quelque chose en Espagne que tu ne retrouves pas au Royaume-Uni ? Ca a du te faire de la peine de devoir partir..." s'alarma-t-elle.
Il devait être très bon en langue : espagnol, français, anglais... Un vrai polyglotte ! Elle qui ramait avec les langues moldues était très admirative. Heureusement que les langues sorcières lui donnaient moins de mal !
S'il n'avait pas emprunté de transport moldu, c'était probablement qu'il n'en avait pas besoin pensa-t-elle. A vrai dire, la voiture de ses parents n'était utile que lorsqu'ils sortaient de Galway pour aller ailleurs en Irlande. Vivant dans une ville de moldus, ils n'avaient pas d'autres choix. Mais il fallait avouer que la jeune fille avait aussi beaucoup utilisé le transplanage d'escorte avec sa mère lorsque cela avait été possible, lui permettant de ne pas perdre le contact avec ses grands-parents maternels, même si elle les voyait bien plus souvent depuis qu'elle était à Poudlard. A bien y réfléchir, comme elles voyageaient surtout avec ses parents, c'était surtout l'avion et le bateau qu'elles avaient pris pour aller ailleurs. Les portoloins étaient un moyen de transport qu'elle utilisait cependant bien plus souvent depuis qu'elle était scolarisée dans le collège sorcier.
- "Oh merci !" ne put-elle s'empêcher de dire lorsqu'il promit de se renseigner auprès de son père au sujet de l'administratif des passages de frontières.
Elle apprit ensuite que sa grande soeur avait été à Serpentard. 9 ans d'écart... Cela voulait dire que sa soeur avait rejoint Poudlard lorsqu'il était bébé. Ils ne connaissaient peut-être pas vraiment, ou alors ils s'étaient rapprochés avec le temps, un peu comme Erin et ses deux grands-frères. A vrai dire, les dynamiques familiales n'étaient pas forcément simples - elle en savait quelque chose, aussi ne voulut-elle pas mettre dans l'embarras son interlocuteur. Elle ajouta seulement :
- "Serpentard ? Tu t'attendais à rejoindre Serdaigle alors en arrivant ? De mon côté, je n'avais pas forcément d'a priori, toute ma famille est passée par toutes les maisons !" expliqua-t-elle. Et quand elle y avait réfléchi, elle avait pensé qu'elle avait probablement des qualités de toutes les maisons. Ce n'était qu'avec le temps passé à Serdaigle qu'elle se rendait compte qu'elle s'y épanouissait pleinement et que le Choixpeau avait bien fait son travail. Elle ajouta :
- "J'ai deux cousins à Serpentard en ce moment !" Un cousin de coeur, qu'elle aimait comme son petit frère, et qu'elle avait découvert lors de sa deuxième année... et un cousin qu'elle n'avait croisé que rarement car la sœur de sa mère n'avait pas désiré qu'une sang-mêlée côtoie un sang-pur. A vrai dire, elle n'avait pas fait d'effort pour s'en rapprocher à l'école. Il avait rejoint les Verts en septembre dernier, et elle le saluait cordialement quand elle le croisait. Ils avaient tout de même un passé en commun, quelques visites partagées chez leurs grands-parents maternels avant que sa mère à lui ne découvre le pot aux roses. Elle l'appréciait alors mais ne voulait pas lutter contre cette femme qu'elle ne considérait pas comme sa tante.
Eileen croyait comprendre ce que le garçon exprimait. Oui, quand on était pas dans son foyer, ce n'était pas pareil qu'être quelque part d'autre. Même si elle avait appris à adorer Poudlard, rien ne valait son Irlande natale. Elle était un peu chauvine - beaucoup - et autant elle adorait découvrir le monde, autant l'endroit qu'elle adorait retrouver, c'était sa chambre de Galway. Un foyer, c'était quelque chose. Et à Galway, il y avait sa famille. En y repensant, elle avait aussi sa famille à Londres chez ses grands-parents maternels et un peu aussi à l'école. Certains de ses amis prenaient une place de plus en plus importante dans son coeur. Elle se promit d'y réfléchir plus en détail plus tard. Elle hocha la tête avant de s'exprimer, avec un peu de doute dans la voix :
- "Je crois que je comprends ce que tu veux dire. Ici c'est bien, mais c'est pas vraiment chez toi..."
La rouquine répondit ravie à la question de son camarade :
- "Difficile de faire un choix ! Les Botrucs ont été les premiers à me conquérir mon coeur. C'est d'ailleurs ce qui m'a amené à apprendre leur langue !" révéla-t-elle. "Leur esprit de famille et la façon dont ils protègent leur arbre me touchent beaucoup. " avoua-t-elle. Puis, elle avait découvert le phénix irlandais : - "Et j'aime beaucoup les Augureys aussi. Ils sont mal jugés mais ce sont des oiseaux magnifiques !"
Elles allaient voir les uns et les autres régulièrement dans la zone de SaCM d'ailleurs. "Et toi une créature préférée ?" renvoya-t-elle naturellement la question.
Ander semblait bien entouré et heureux dans sa famille de ce qu'il expliquait. La demoiselle lui sourit, heureuse pour lui. Un socle familial sur qui compter, c'était important. Elle avait pu en faire l'expérience dans sa jeune vie.
- "Je suis heureuse pour toi !" lui confia-t-elle. "La famille, c'est important !" lâcha-t-elle, assurée.
La conversation dévia sur le métier à faire plus tard. Aucun des deux enfants n'avaient vraiment d'idée pour l'instant.
- "On a encore le temps n'est-ce pas !" rit-elle. "Avoir des cours qu'on aime, c'est déjà un peu nous orienter..." Autant le choix de la filière avait été facile pour la jeune fille, autant les options avaient été un vrai dilemme.
Eileen rit en entendant Ander parler des Centaures :
- "C'est vrai qu'à part discuter en cours ou avec d'autres camarades, on a pas vraiment l'occasion de parler. " concéda-t-elle. Alors qu'elle pouvait pratiquer le Botruc dans le parc de Poudlard ou le Gobelbabil à Gringotts... "C'est vrai qu'ils sont impressionnants... Mais quand on apprend une langue, on découvre aussi la culture des êtres. Je pense que ca peut aider à les voir d'une façon un peu moins... effrayante, tu ne crois pas ?"
La langue des signes était-elle universelle ?
- "Je ne sais pas... mais les gestes doivent être les mêmes d'un pays à un autre, non ?" interrogea-t-elle le Serdaigle en même temps qu'elle-même.
Lorsqu'il évoqua qu'il apprenait le français, elle sourit.
- "Je me débrouille un peu en français mais c'est une langue difficile je trouve par rapport à l'anglais. Tu ne trouves pas ?"
A vrai dire, depuis ses échanges avec une correspondante avant Poudlard, elle s'en sortait à peu près. Elle s'était rendue compte qu'elle avait perdu du vocabulaire avec son récent voyage en France. Il faudrait peut-être qu'il s'y remette, mais elle n'y voyait pas forcément pas d'intérêt... enfin pour l'instant. Car à bien y penser, elle pourrait reconsolider son niveau (R) avec Ander...
- "On pourrait s'entrainer ensemble si tu veux. Ca fait longtemps que je n'ai pas travaillé la langue !"*
Lorsqu'Ander souhaita avoir des recommandations de livres de photos sur le Japon, le cerveau d'Eileen bondit pour fournir une réponse :
- ""Japon" par Michael Kenna est une référence sur le sujet. Ca pourrait te plaire ! Et dans un autre genre, si tu veux en découvrir plus sur le pays, il y a aussi "Chizu (The Map)" par Kikuji Kawada"
Le premier était très connu des libraires et le premier a être recommandé. Le deuxième ne présentait pas que des paysages idylliques mais un Japon contemporain du XXème siècle après la Seconde guerre mondiale.
Il évoqua ensuite le Chili :
- "Alors, c'est la nature qui t'intéresse le plus ? Qu'a le Chili de plus qu'un autre pays ?" tenta-t-elle de comprendre.
---------------
*Une idée de RP, comme ca
@Ander Finlay comme promis
- "Trop bien ! Tu dois bien maitriser la langue alors ! Qu'est-ce que tu as préféré là-bas ? Il y a quelque chose en Espagne que tu ne retrouves pas au Royaume-Uni ? Ca a du te faire de la peine de devoir partir..." s'alarma-t-elle.
Il devait être très bon en langue : espagnol, français, anglais... Un vrai polyglotte ! Elle qui ramait avec les langues moldues était très admirative. Heureusement que les langues sorcières lui donnaient moins de mal !
S'il n'avait pas emprunté de transport moldu, c'était probablement qu'il n'en avait pas besoin pensa-t-elle. A vrai dire, la voiture de ses parents n'était utile que lorsqu'ils sortaient de Galway pour aller ailleurs en Irlande. Vivant dans une ville de moldus, ils n'avaient pas d'autres choix. Mais il fallait avouer que la jeune fille avait aussi beaucoup utilisé le transplanage d'escorte avec sa mère lorsque cela avait été possible, lui permettant de ne pas perdre le contact avec ses grands-parents maternels, même si elle les voyait bien plus souvent depuis qu'elle était à Poudlard. A bien y réfléchir, comme elles voyageaient surtout avec ses parents, c'était surtout l'avion et le bateau qu'elles avaient pris pour aller ailleurs. Les portoloins étaient un moyen de transport qu'elle utilisait cependant bien plus souvent depuis qu'elle était scolarisée dans le collège sorcier.
- "Oh merci !" ne put-elle s'empêcher de dire lorsqu'il promit de se renseigner auprès de son père au sujet de l'administratif des passages de frontières.
Elle apprit ensuite que sa grande soeur avait été à Serpentard. 9 ans d'écart... Cela voulait dire que sa soeur avait rejoint Poudlard lorsqu'il était bébé. Ils ne connaissaient peut-être pas vraiment, ou alors ils s'étaient rapprochés avec le temps, un peu comme Erin et ses deux grands-frères. A vrai dire, les dynamiques familiales n'étaient pas forcément simples - elle en savait quelque chose, aussi ne voulut-elle pas mettre dans l'embarras son interlocuteur. Elle ajouta seulement :
- "Serpentard ? Tu t'attendais à rejoindre Serdaigle alors en arrivant ? De mon côté, je n'avais pas forcément d'a priori, toute ma famille est passée par toutes les maisons !" expliqua-t-elle. Et quand elle y avait réfléchi, elle avait pensé qu'elle avait probablement des qualités de toutes les maisons. Ce n'était qu'avec le temps passé à Serdaigle qu'elle se rendait compte qu'elle s'y épanouissait pleinement et que le Choixpeau avait bien fait son travail. Elle ajouta :
- "J'ai deux cousins à Serpentard en ce moment !" Un cousin de coeur, qu'elle aimait comme son petit frère, et qu'elle avait découvert lors de sa deuxième année... et un cousin qu'elle n'avait croisé que rarement car la sœur de sa mère n'avait pas désiré qu'une sang-mêlée côtoie un sang-pur. A vrai dire, elle n'avait pas fait d'effort pour s'en rapprocher à l'école. Il avait rejoint les Verts en septembre dernier, et elle le saluait cordialement quand elle le croisait. Ils avaient tout de même un passé en commun, quelques visites partagées chez leurs grands-parents maternels avant que sa mère à lui ne découvre le pot aux roses. Elle l'appréciait alors mais ne voulait pas lutter contre cette femme qu'elle ne considérait pas comme sa tante.
Eileen croyait comprendre ce que le garçon exprimait. Oui, quand on était pas dans son foyer, ce n'était pas pareil qu'être quelque part d'autre. Même si elle avait appris à adorer Poudlard, rien ne valait son Irlande natale. Elle était un peu chauvine - beaucoup - et autant elle adorait découvrir le monde, autant l'endroit qu'elle adorait retrouver, c'était sa chambre de Galway. Un foyer, c'était quelque chose. Et à Galway, il y avait sa famille. En y repensant, elle avait aussi sa famille à Londres chez ses grands-parents maternels et un peu aussi à l'école. Certains de ses amis prenaient une place de plus en plus importante dans son coeur. Elle se promit d'y réfléchir plus en détail plus tard. Elle hocha la tête avant de s'exprimer, avec un peu de doute dans la voix :
- "Je crois que je comprends ce que tu veux dire. Ici c'est bien, mais c'est pas vraiment chez toi..."
La rouquine répondit ravie à la question de son camarade :
- "Difficile de faire un choix ! Les Botrucs ont été les premiers à me conquérir mon coeur. C'est d'ailleurs ce qui m'a amené à apprendre leur langue !" révéla-t-elle. "Leur esprit de famille et la façon dont ils protègent leur arbre me touchent beaucoup. " avoua-t-elle. Puis, elle avait découvert le phénix irlandais : - "Et j'aime beaucoup les Augureys aussi. Ils sont mal jugés mais ce sont des oiseaux magnifiques !"
Elles allaient voir les uns et les autres régulièrement dans la zone de SaCM d'ailleurs. "Et toi une créature préférée ?" renvoya-t-elle naturellement la question.
Ander semblait bien entouré et heureux dans sa famille de ce qu'il expliquait. La demoiselle lui sourit, heureuse pour lui. Un socle familial sur qui compter, c'était important. Elle avait pu en faire l'expérience dans sa jeune vie.
- "Je suis heureuse pour toi !" lui confia-t-elle. "La famille, c'est important !" lâcha-t-elle, assurée.
La conversation dévia sur le métier à faire plus tard. Aucun des deux enfants n'avaient vraiment d'idée pour l'instant.
- "On a encore le temps n'est-ce pas !" rit-elle. "Avoir des cours qu'on aime, c'est déjà un peu nous orienter..." Autant le choix de la filière avait été facile pour la jeune fille, autant les options avaient été un vrai dilemme.
Eileen rit en entendant Ander parler des Centaures :
- "C'est vrai qu'à part discuter en cours ou avec d'autres camarades, on a pas vraiment l'occasion de parler. " concéda-t-elle. Alors qu'elle pouvait pratiquer le Botruc dans le parc de Poudlard ou le Gobelbabil à Gringotts... "C'est vrai qu'ils sont impressionnants... Mais quand on apprend une langue, on découvre aussi la culture des êtres. Je pense que ca peut aider à les voir d'une façon un peu moins... effrayante, tu ne crois pas ?"
La langue des signes était-elle universelle ?
- "Je ne sais pas... mais les gestes doivent être les mêmes d'un pays à un autre, non ?" interrogea-t-elle le Serdaigle en même temps qu'elle-même.
Lorsqu'il évoqua qu'il apprenait le français, elle sourit.
- "Je me débrouille un peu en français mais c'est une langue difficile je trouve par rapport à l'anglais. Tu ne trouves pas ?"
A vrai dire, depuis ses échanges avec une correspondante avant Poudlard, elle s'en sortait à peu près. Elle s'était rendue compte qu'elle avait perdu du vocabulaire avec son récent voyage en France. Il faudrait peut-être qu'il s'y remette, mais elle n'y voyait pas forcément pas d'intérêt... enfin pour l'instant. Car à bien y penser, elle pourrait reconsolider son niveau (R) avec Ander...
- "On pourrait s'entrainer ensemble si tu veux. Ca fait longtemps que je n'ai pas travaillé la langue !"*
Lorsqu'Ander souhaita avoir des recommandations de livres de photos sur le Japon, le cerveau d'Eileen bondit pour fournir une réponse :
- ""Japon" par Michael Kenna est une référence sur le sujet. Ca pourrait te plaire ! Et dans un autre genre, si tu veux en découvrir plus sur le pays, il y a aussi "Chizu (The Map)" par Kikuji Kawada"
Le premier était très connu des libraires et le premier a être recommandé. Le deuxième ne présentait pas que des paysages idylliques mais un Japon contemporain du XXème siècle après la Seconde guerre mondiale.
Il évoqua ensuite le Chili :
- "Alors, c'est la nature qui t'intéresse le plus ? Qu'a le Chili de plus qu'un autre pays ?" tenta-t-elle de comprendre.
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*Une idée de RP, comme ca
@Ander Finlay comme promis
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Des histoires, toujours des histoires
L'Espagne, c'était une question facile. Plus que la France. J'aimais tant de choses à son propos ! L'écrasante sécheresse, l'odeur des figuiers, les rues animées et les nuits sans sommeil. J'éclairai Eileen en explicitant : "Oui, je parle en espagnol avec ma Maman. C'est vrai que c'était pas facile de partir, mais en même temps j'y retourne tous les ans pour voir ma famille. Je crois que c'qui me manque le plus au quotidien c'est le soleil ! En Espagne la lumière est très douce, pas blanche comme ici. C'est aussi parce qu'il y a plus de couleurs dans les rues. C'est rare de voir des maisons blanches t'sais !" Je ne mentais pas. A Valence, toutes les maisons avaient une douce couleur jaune ou crème. Elles étiraient leurs arches autour de patios carrelés de bleu. Les toits, eux, arboraient ces tuiles ondulées traditionnellement oranges et les volets se paraient de vert.
De retour en Ecosse pour préparer ma rentrée à Poudlard, j'avais ensuite intégré la maison Serdaigle. Je ne pouvais pas vraiment dire m'y être attendu : "J'savais pas trop dans quelle maison j'irai. Je m'en fichais un peu. Comme toi, ma famille est passée par presque toutes les maisons. Sauf Gryffondor. Mais je suis content d'être à Serdaigle ! T'en penses quoi toi, d'la maison ?" Après tout, elle en était la préfète et devait y apporter une attention particulière. De mon côté, j'avais appris avec le temps à considérer les Bleus comme ma seconde famille. Le genre de pensée que je ne pouvais pas prononcer à voix haute, au risque de m'écœurer moi-même. Tant que le sujet de la répartition était lancé, j'interrogeai Eileen sur ses cousins : "J'savais pas que t'avais de la famille au château. Tu les croises souvent ? Ils sont en quelle année ?"
La rousse me disait comprendre, par rapport au foyer, au sens du chez-soi. Pourtant, ce qu'elle exprimait n'était pas exactement aligné avec mon sentiment. Je jugeai inutile de préciser ma pensée, je n'avais pas très envie de rentrer dans les détails de ce sujet. Du moins pas maintenant, ni au beau milieu de la Grande Salle. J'accueillis donc avec plaisir la transition sur les Botrucs. Vinrent ensuite les Augureys. "Je suis d'accord avec toi ! J'adore les oiseaux aussi ! De manière général hein, j'en ai pas de préféré. Sauf Hecta bien sûr." dis-je d'un ton enjoué. Ma belle Hecta devait certainement s'être assoupie quelque part dans le dortoir. J'y passerai dans la journée m'assurer que tout allait bien.
Je souris à sa remarque sur ma famille, ne sachant pas trop comment réagir. Evidemment que c'était important la famille. Cette dernière aidait par exemple à l'orientation, en observant le travail des parents. Ou leur style de vie. Ou même leurs passe-temps. Par exemple, Papa était passionné de pâtisserie. Je crois qu'il aimait l'aspect manuel de la chose. Pouvoir toucher et manipuler la matière. Il y avait aussi une dimension très logique dans le fait de suivre une recette et d'accomplir une série de tâches pour aboutir à un résultat. J'acquiescai aux différentes observations sur le choix des cours.
De retour aux langues, m'entendre parler des Centaures avec arraché un rire à Eileen. Sans m'en offenser, un sourire fendit mon visage par contagion. "J'vois ce que tu veux dire. C'est sûr que se familiariser avec une culture ça aide !" partageais-je. Et, enchaînant sur la prochaine question, je supposai : "Les signes les plus courants peut-être, mais pour les autres j'suis pas sûr..." Après tout, les langues étaient tellement diverses ! Ne serait-ce que pour les lettres de l'alphabet ! Tous les pays n'utilisaient pas un alphabet latin. Et même parmi ceux-là, des nuances existaient. L'Espagne me vint à l'esprit, avec son 'ch', son 'll' et son 'ñ'. Je réfléchissais aux spécificités du français lorsqu'Eileen me donna l'occasion de m'exprimer sur le sujet : "Si ! C'est beaucoup plus dur que l'anglais ! J'comprends jamais rien avec tous les accents et tous les sons mélangés." confiais-je dans un rire. "On pourrait carrément s'entraîner ensemble. On s'installerait un p'tit atelier en salle commune." ajoutais-je avec enthousiasme. Si mon français m'était venu si vite, c'était parce que quelqu'un (Martin) me motivait apprendre. Maintenant que j'étais seul responsable de mon progrès, je procrastinais un peu mon étude. Faire équipe avec une camarade ne pourrait être que bénéfique.
Je notai soigneusement les recommandations d'Eileen et m'interdis de les oublier. J'irai feuilleter les ouvrages quand je parviendrai à mettre la main dessus et ne manquerai pas de lui faire part de mes impressions. "Merci ! Ça va me faire de la lecture." la remerciais-je.
Je basculai mon poids d'une jambe vers l'autre et rajustai mes manches sur mes poignets. Qu'est-ce que le Chili avait de plus ? Tout et rien. Chaque endroit possédait ses propres atouts. "Oui, c'est surtout la nature qui m'intéresse. J'adore la randonnée. Je vais marcher avec Hecta et je prends mon appareil photo. J'aime bien imaginer que je pars à l'aventure et je documente les plantes et les animaux que je vois. Au Chili, y'a des paysages absolument sublimes de mer et de montagne ! Je les ai vu dans des livres et je rêve de les voir en vrai. Il y'a même un désert ! T'imagines ? Autant d'endroits différents dans un même pays ?" expliquais-je avec enthousiasme. Je me voyais déjà planter ma tente dans une vallée et regarder le soleil me tomber dans les bras.
parfait
De retour en Ecosse pour préparer ma rentrée à Poudlard, j'avais ensuite intégré la maison Serdaigle. Je ne pouvais pas vraiment dire m'y être attendu : "J'savais pas trop dans quelle maison j'irai. Je m'en fichais un peu. Comme toi, ma famille est passée par presque toutes les maisons. Sauf Gryffondor. Mais je suis content d'être à Serdaigle ! T'en penses quoi toi, d'la maison ?" Après tout, elle en était la préfète et devait y apporter une attention particulière. De mon côté, j'avais appris avec le temps à considérer les Bleus comme ma seconde famille. Le genre de pensée que je ne pouvais pas prononcer à voix haute, au risque de m'écœurer moi-même. Tant que le sujet de la répartition était lancé, j'interrogeai Eileen sur ses cousins : "J'savais pas que t'avais de la famille au château. Tu les croises souvent ? Ils sont en quelle année ?"
La rousse me disait comprendre, par rapport au foyer, au sens du chez-soi. Pourtant, ce qu'elle exprimait n'était pas exactement aligné avec mon sentiment. Je jugeai inutile de préciser ma pensée, je n'avais pas très envie de rentrer dans les détails de ce sujet. Du moins pas maintenant, ni au beau milieu de la Grande Salle. J'accueillis donc avec plaisir la transition sur les Botrucs. Vinrent ensuite les Augureys. "Je suis d'accord avec toi ! J'adore les oiseaux aussi ! De manière général hein, j'en ai pas de préféré. Sauf Hecta bien sûr." dis-je d'un ton enjoué. Ma belle Hecta devait certainement s'être assoupie quelque part dans le dortoir. J'y passerai dans la journée m'assurer que tout allait bien.
Je souris à sa remarque sur ma famille, ne sachant pas trop comment réagir. Evidemment que c'était important la famille. Cette dernière aidait par exemple à l'orientation, en observant le travail des parents. Ou leur style de vie. Ou même leurs passe-temps. Par exemple, Papa était passionné de pâtisserie. Je crois qu'il aimait l'aspect manuel de la chose. Pouvoir toucher et manipuler la matière. Il y avait aussi une dimension très logique dans le fait de suivre une recette et d'accomplir une série de tâches pour aboutir à un résultat. J'acquiescai aux différentes observations sur le choix des cours.
De retour aux langues, m'entendre parler des Centaures avec arraché un rire à Eileen. Sans m'en offenser, un sourire fendit mon visage par contagion. "J'vois ce que tu veux dire. C'est sûr que se familiariser avec une culture ça aide !" partageais-je. Et, enchaînant sur la prochaine question, je supposai : "Les signes les plus courants peut-être, mais pour les autres j'suis pas sûr..." Après tout, les langues étaient tellement diverses ! Ne serait-ce que pour les lettres de l'alphabet ! Tous les pays n'utilisaient pas un alphabet latin. Et même parmi ceux-là, des nuances existaient. L'Espagne me vint à l'esprit, avec son 'ch', son 'll' et son 'ñ'. Je réfléchissais aux spécificités du français lorsqu'Eileen me donna l'occasion de m'exprimer sur le sujet : "Si ! C'est beaucoup plus dur que l'anglais ! J'comprends jamais rien avec tous les accents et tous les sons mélangés." confiais-je dans un rire. "On pourrait carrément s'entraîner ensemble. On s'installerait un p'tit atelier en salle commune." ajoutais-je avec enthousiasme. Si mon français m'était venu si vite, c'était parce que quelqu'un (Martin) me motivait apprendre. Maintenant que j'étais seul responsable de mon progrès, je procrastinais un peu mon étude. Faire équipe avec une camarade ne pourrait être que bénéfique.
Je notai soigneusement les recommandations d'Eileen et m'interdis de les oublier. J'irai feuilleter les ouvrages quand je parviendrai à mettre la main dessus et ne manquerai pas de lui faire part de mes impressions. "Merci ! Ça va me faire de la lecture." la remerciais-je.
Je basculai mon poids d'une jambe vers l'autre et rajustai mes manches sur mes poignets. Qu'est-ce que le Chili avait de plus ? Tout et rien. Chaque endroit possédait ses propres atouts. "Oui, c'est surtout la nature qui m'intéresse. J'adore la randonnée. Je vais marcher avec Hecta et je prends mon appareil photo. J'aime bien imaginer que je pars à l'aventure et je documente les plantes et les animaux que je vois. Au Chili, y'a des paysages absolument sublimes de mer et de montagne ! Je les ai vu dans des livres et je rêve de les voir en vrai. Il y'a même un désert ! T'imagines ? Autant d'endroits différents dans un même pays ?" expliquais-je avec enthousiasme. Je me voyais déjà planter ma tente dans une vallée et regarder le soleil me tomber dans les bras.
parfait
Des histoires, toujours des histoires
Découvrir qu'Ander se sentait plus attaché à l'Espagne qu'à un pays du Royaume-Uni rendit soudainement son interlocuteur plus proche à la rouquine. Elle comprenait l'intérêt de l'ailleurs et comprenait qu'il veuille retourner là-bas régulièrement. Quand on était en internat, ce dernier pouvait être son foyer, mais il ne remplaçait jamais totalement sa famille et l'endroit où l'on avait grandi. Elle pensait en cet instant que Galway aurait à jamais une place spécifique dans son coeur.
Eileen était émerveillée de découvrir l'enthousiasme d'Ander évoquant l'Espagne. Elle visualisait parfaitement la description de la lumière qu'il faisait, un peu comme si elle-même l'avait vu. Elle avait pu voyager un peu avec ses parents et l'année passée avec ses grands-parents - voire même sans comme au camp pédagogique ! Elle aimait découvrir des différences culturelles, goûter à des plats différents, discuter avec des gens quoiqu'ils pensent. Son esprit l'amenait vers les autres très naturellement.
Petite, elle avait été dans l'ile de Mallorca et elle avait pu visiter Barcelone. Il lui restait surtout de ces visites un émerveillement, une douceur de vivre qu'elle n'avait pas appréhendé en tant que telle. Elle s'était surtout attachée à la gentillesse des gens, à leur sourire. De Mallorca, elle retenait plus spécifiquement cette drôle de couleur verte délavée sur les arbres... comme si le vert profond de la nature irlandaise avait été blanchi... De Barcelone, elle retenait de nombreux tapas. Le reste, c'était parti dans les méandres de sa mémoire de jeune fille.
Etonnamment, elle ne se souvenait pas de ce qu'Ander racontait. C'était comme si ses souvenirs à elle n'étaient pas les mêmes que les siens ou alors était-ce qu'elle mélangeait ? ou encore qu'il y avait différentes Espagne ? Un peu comme il y avait différentes Irlande...
Avec un sourire amusée, elle réagit ainsi :
- "C'est sûr que le soleil en Ecosse, ce n'est pas ce qu'on voit le plus !" s'amusa-t-elle. En même temps, la remarque était aussi vraie pour sa terre natale chérie. Ce n'était pas pour rien que l'Irlande était si verdoyante, qu'elle-même avait du mal avec la grosse chaleur et que lorsqu'elle rentrait chez elle, tout le monde portait des pulls en été - ou presque !
Puis elle ajouta :
- "Quand tu parles de la lumière ou des maisons, on dirait que c'est un œil d'artiste qui les dépeint ! Tu fais de la photographie ou de la peinture ? " A vrai dire, cela n'aurait nullement étonnée la demoiselle. Elle était probablement la seule Serdaigle à ne pas savoir dessiner ou peindre.
Elle voulait voir ce qu'il dépeignait si bien avec des mots.
- "D'ailleurs, tu aurais des photos ? Ca donne drôlement envie de voir à quoi ca ressemble !"
A n'en pas douter, Ander se débrouillait avec les mots, un vrai Serdaigle !
La discussion tourna justement sur le fait qu'ils étaient tous deux chez les Bleus et Bronze. La troisième année hocha la tête.
- "Je suis contente aussi ! Le Choixpeau a bien choisi, il semblerait !" rit-elle. Puis elle expliqua : "Tout le monde est très gentil avec tout le monde chez les Bleus et je trouve ce sentiment de camaraderie très agréable..." en fait c'était plus comme une famille composée de cousins qu'elles ne connaissaient pas tous mais elles savaient que quoiqu'ils se passent, elle pourrait compter sur eux si elle en avait besoin. L'entraide, c'était quelque chose qui caractérisait bien la Tour Ouest, ne serait-ce que pour passer l'énigme du heurtoir et ne pas attendre trop longtemps sur le pas de la salle commune. "Et puis, il faut avouer que notre Tour est très belle. Le plafond, les canapés... C'est douillet. Et les dortoirs sont agréables aussi !" En réalité, c'était un tout. Elle s'était réellement trouvé un foyer à Poudlard au sein de Serdaigle. Elle s'en sentait un membre à part entière, ce n'était pas pour rien qu'elle avait accepté le badge de préfète.
Furent ensuite évoqués ses cousins.
- "Et bien, tu sais les histoires de famille, c'est toujours un peu compliqué !" rit-elle, histoire de dédramatiser ce qu'elle allait annoncer. "Pour faire court, j'ai découvert l'année dernière qu'Etan O'Brien était mon cousin. Nos grands-pères se sont fâchés... mais depuis, ils sont réconciliés..." Elle laissa passer une seconde de silence, perdue dans ses souvenirs puis revint à la réalité "Il a un an de moins que nous. Et au fur et à mesure des mois, on s'est beaucoup rapproché. Je le considère un peu comme mon petit frère..." Et étrangement, il était aussi un très bon ami d'Ernest. Leur relation à tous les deux s'étaient développée indépendamment de celle des O'Brien. Comme quoi, ils étaient tout de même destinés à se retrouver... ou alors Ernest Stevens était un aimant à O'Brien ! Elle tentait de le voir régulièrement, mais ce n'était pas toujours facile. Elle avait réussi à instaurer depuis quelques jours un déjeuner dominical avec ses amis et Etan, grâce à l'aide de Marine.
Il restait à évoquer le petit dernier. Elle soupira.
- "L'autre est aussi un Ethan... Brown. Il a deux ans moins que nous mais on ne se parle pas vraiment. Nos mères sont fâchées et la sienne piquerait une crise si elle savait qu'on discute..." termina-t-elle le récit de ses crises familiales.
Elle en avait étonnement dit beaucoup mais c'était facile de se confier à Ander. Il savait écouter et puis, il avait demandé. Elle eut un sourire d'excuse. Elle parlait beaucoup, elle le savait.
- "Et toi, ta famille, même s'ils sont pas à Poudlard, tu parviens à garder le contact ?"
Ca n'avait pas l'air simple pour lui non plus.
Lorsque son camarde énonca qu'il adorait les oiseaux aussi, la rouquine se rendit compte qu'il y avait méprise. Les volatiles n'étaient clairement ses créatures préférées, les Augureys étaient une exception. Mais elle ne prit pas la peine de corriger le jeune homme sur ce point. Après tout, quelle importance ?
Lorsqu'il discuta d'Hecta... elle crut comprendre qu'il parlait d'un hibou ou d'une chouette à son ton. Elle sourit. Il était vrai qu'elle adorait aussi Ybou. Mais ce n'était pas parce qu'elle appréciait particulièrement l'un des facteurs sorciers qu'elle aimait tous les représentants de son espèce. Elle préférait les mammifères en général.
- "Hecta, c'est ton hibou ?" chercha-t-elle confirmation.
La discussion tourna de nouveau sur les langues et plus particulièrement celle des signes.
- "Ah ! Tu as probablement raison ! " lâcha-t-elle après un temps de réflexion. Après tout, les gestuelles courantes n'étaient pas forcément les mêmes d'un pays à l'autre. Il était possible qu'il en soit de même pour la langue des signes. Il y avait peut-être non pas une langue des lignes, mais plusieurs ?! Il faudrait qu'elle se renseigne à la bibliothèque à ce sujet !
La proposition d'un atelier de langue française en salle commune amena de la joie sur le visage de l'irlandaise.
- "On pourrait s'installer sur un des canapés près du feu et tenter de se raconter notre journée en francais ! Ca sera forcément compliqué au début mais c'est certain qu'on ne pourra que s'entraider !"
Elle adorait l'idée et se voyait déjà travailler la langue avec son camarade de maison et de promotion !
Attendrie de voir son interlocuteur prendre en notes les références d'ouvrage qu'elle évoquait, Eileen lui adressa un sourire ravi lorsqu'il la remercia. Elle était contente de partager sa passion, c'était donc tout naturel pour elle.
Le Chili remplaça ensuite l'Espagne et le Japon dans leurs échanges. Où donc s'arrêterait leur Tour du Monde ? Elle était toujours plus enthousiasmée. Jeune fille d'extérieur plus que d'intérieur, elle passa énormément de temps dans le parc de Poudlard, y compris en hiver.
- "On dirait un explorateur ! Tu pourrais faire journaliste ou naturaliste plus tard !" poursuivit-elle enjouée. Après tout, ces idées lui permettraient d'aller sa passion de la nature et de la randonnée à la nécessité de travailler pour vivre ! "C'est étonnant autant de paysages différents au même endroit. Comment ca se fait ? C'est un grand pays ? En tout cas, ca me donne envie de voir à quoi ca ressemble ! Tu as des photos avec toi... ou des livres à me recommander ? "
C'était à elle de demander des références à présent.
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Je me suis un peu emballée
@Ander Finlay
Eileen était émerveillée de découvrir l'enthousiasme d'Ander évoquant l'Espagne. Elle visualisait parfaitement la description de la lumière qu'il faisait, un peu comme si elle-même l'avait vu. Elle avait pu voyager un peu avec ses parents et l'année passée avec ses grands-parents - voire même sans comme au camp pédagogique ! Elle aimait découvrir des différences culturelles, goûter à des plats différents, discuter avec des gens quoiqu'ils pensent. Son esprit l'amenait vers les autres très naturellement.
Petite, elle avait été dans l'ile de Mallorca et elle avait pu visiter Barcelone. Il lui restait surtout de ces visites un émerveillement, une douceur de vivre qu'elle n'avait pas appréhendé en tant que telle. Elle s'était surtout attachée à la gentillesse des gens, à leur sourire. De Mallorca, elle retenait plus spécifiquement cette drôle de couleur verte délavée sur les arbres... comme si le vert profond de la nature irlandaise avait été blanchi... De Barcelone, elle retenait de nombreux tapas. Le reste, c'était parti dans les méandres de sa mémoire de jeune fille.
Etonnamment, elle ne se souvenait pas de ce qu'Ander racontait. C'était comme si ses souvenirs à elle n'étaient pas les mêmes que les siens ou alors était-ce qu'elle mélangeait ? ou encore qu'il y avait différentes Espagne ? Un peu comme il y avait différentes Irlande...
Avec un sourire amusée, elle réagit ainsi :
- "C'est sûr que le soleil en Ecosse, ce n'est pas ce qu'on voit le plus !" s'amusa-t-elle. En même temps, la remarque était aussi vraie pour sa terre natale chérie. Ce n'était pas pour rien que l'Irlande était si verdoyante, qu'elle-même avait du mal avec la grosse chaleur et que lorsqu'elle rentrait chez elle, tout le monde portait des pulls en été - ou presque !
Puis elle ajouta :
- "Quand tu parles de la lumière ou des maisons, on dirait que c'est un œil d'artiste qui les dépeint ! Tu fais de la photographie ou de la peinture ? " A vrai dire, cela n'aurait nullement étonnée la demoiselle. Elle était probablement la seule Serdaigle à ne pas savoir dessiner ou peindre.
Elle voulait voir ce qu'il dépeignait si bien avec des mots.
- "D'ailleurs, tu aurais des photos ? Ca donne drôlement envie de voir à quoi ca ressemble !"
A n'en pas douter, Ander se débrouillait avec les mots, un vrai Serdaigle !
La discussion tourna justement sur le fait qu'ils étaient tous deux chez les Bleus et Bronze. La troisième année hocha la tête.
- "Je suis contente aussi ! Le Choixpeau a bien choisi, il semblerait !" rit-elle. Puis elle expliqua : "Tout le monde est très gentil avec tout le monde chez les Bleus et je trouve ce sentiment de camaraderie très agréable..." en fait c'était plus comme une famille composée de cousins qu'elles ne connaissaient pas tous mais elles savaient que quoiqu'ils se passent, elle pourrait compter sur eux si elle en avait besoin. L'entraide, c'était quelque chose qui caractérisait bien la Tour Ouest, ne serait-ce que pour passer l'énigme du heurtoir et ne pas attendre trop longtemps sur le pas de la salle commune. "Et puis, il faut avouer que notre Tour est très belle. Le plafond, les canapés... C'est douillet. Et les dortoirs sont agréables aussi !" En réalité, c'était un tout. Elle s'était réellement trouvé un foyer à Poudlard au sein de Serdaigle. Elle s'en sentait un membre à part entière, ce n'était pas pour rien qu'elle avait accepté le badge de préfète.
Furent ensuite évoqués ses cousins.
- "Et bien, tu sais les histoires de famille, c'est toujours un peu compliqué !" rit-elle, histoire de dédramatiser ce qu'elle allait annoncer. "Pour faire court, j'ai découvert l'année dernière qu'Etan O'Brien était mon cousin. Nos grands-pères se sont fâchés... mais depuis, ils sont réconciliés..." Elle laissa passer une seconde de silence, perdue dans ses souvenirs puis revint à la réalité "Il a un an de moins que nous. Et au fur et à mesure des mois, on s'est beaucoup rapproché. Je le considère un peu comme mon petit frère..." Et étrangement, il était aussi un très bon ami d'Ernest. Leur relation à tous les deux s'étaient développée indépendamment de celle des O'Brien. Comme quoi, ils étaient tout de même destinés à se retrouver... ou alors Ernest Stevens était un aimant à O'Brien ! Elle tentait de le voir régulièrement, mais ce n'était pas toujours facile. Elle avait réussi à instaurer depuis quelques jours un déjeuner dominical avec ses amis et Etan, grâce à l'aide de Marine.
Il restait à évoquer le petit dernier. Elle soupira.
- "L'autre est aussi un Ethan... Brown. Il a deux ans moins que nous mais on ne se parle pas vraiment. Nos mères sont fâchées et la sienne piquerait une crise si elle savait qu'on discute..." termina-t-elle le récit de ses crises familiales.
Elle en avait étonnement dit beaucoup mais c'était facile de se confier à Ander. Il savait écouter et puis, il avait demandé. Elle eut un sourire d'excuse. Elle parlait beaucoup, elle le savait.
- "Et toi, ta famille, même s'ils sont pas à Poudlard, tu parviens à garder le contact ?"
Ca n'avait pas l'air simple pour lui non plus.
Lorsque son camarde énonca qu'il adorait les oiseaux aussi, la rouquine se rendit compte qu'il y avait méprise. Les volatiles n'étaient clairement ses créatures préférées, les Augureys étaient une exception. Mais elle ne prit pas la peine de corriger le jeune homme sur ce point. Après tout, quelle importance ?
Lorsqu'il discuta d'Hecta... elle crut comprendre qu'il parlait d'un hibou ou d'une chouette à son ton. Elle sourit. Il était vrai qu'elle adorait aussi Ybou. Mais ce n'était pas parce qu'elle appréciait particulièrement l'un des facteurs sorciers qu'elle aimait tous les représentants de son espèce. Elle préférait les mammifères en général.
- "Hecta, c'est ton hibou ?" chercha-t-elle confirmation.
La discussion tourna de nouveau sur les langues et plus particulièrement celle des signes.
- "Ah ! Tu as probablement raison ! " lâcha-t-elle après un temps de réflexion. Après tout, les gestuelles courantes n'étaient pas forcément les mêmes d'un pays à l'autre. Il était possible qu'il en soit de même pour la langue des signes. Il y avait peut-être non pas une langue des lignes, mais plusieurs ?! Il faudrait qu'elle se renseigne à la bibliothèque à ce sujet !
La proposition d'un atelier de langue française en salle commune amena de la joie sur le visage de l'irlandaise.
- "On pourrait s'installer sur un des canapés près du feu et tenter de se raconter notre journée en francais ! Ca sera forcément compliqué au début mais c'est certain qu'on ne pourra que s'entraider !"
Elle adorait l'idée et se voyait déjà travailler la langue avec son camarade de maison et de promotion !
Attendrie de voir son interlocuteur prendre en notes les références d'ouvrage qu'elle évoquait, Eileen lui adressa un sourire ravi lorsqu'il la remercia. Elle était contente de partager sa passion, c'était donc tout naturel pour elle.
Le Chili remplaça ensuite l'Espagne et le Japon dans leurs échanges. Où donc s'arrêterait leur Tour du Monde ? Elle était toujours plus enthousiasmée. Jeune fille d'extérieur plus que d'intérieur, elle passa énormément de temps dans le parc de Poudlard, y compris en hiver.
- "On dirait un explorateur ! Tu pourrais faire journaliste ou naturaliste plus tard !" poursuivit-elle enjouée. Après tout, ces idées lui permettraient d'aller sa passion de la nature et de la randonnée à la nécessité de travailler pour vivre ! "C'est étonnant autant de paysages différents au même endroit. Comment ca se fait ? C'est un grand pays ? En tout cas, ca me donne envie de voir à quoi ca ressemble ! Tu as des photos avec toi... ou des livres à me recommander ? "
C'était à elle de demander des références à présent.
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Je me suis un peu emballée
@Ander Finlay
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