Dynasties
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Le sorcier hésita quelques secondes. La salle était silencieuse, presque intimidante. Pas âme qui vive ne se distinguait devant lui. Pourtant, la salle était emplie de la présence muette de tant de personnes. De toutes ces sorcières et tous ces magiciens qui, eux, avaient honoré la mémoire de leur famille. Lucian s'engagea à travers les allées, son reflet grossissant sur les vitres protégeant les reliques intactes de victoires diverses et variées. Et si beaucoup de ces noms résonnaient creux en lui, Lucian savait que quelque part ici les Evernight reposaient. In n'eut pas à chercher longtemps. En vérité, il n'eut pas à chercher du tout. Au bout d'une rangée, un coffret abritant des médailles dorées avait attiré son attention. Constantine Evernight, bien des années auparavant, avait sans doute rendu sa famille fière de lui. Lucian se retourna, pour apercevoir à l'opposé une coupe de bronze inscrite du nom de sa famille, encore quelques siècles avant ce grand oncle dont il avait déjà entendu parler. Non loin de là, l'adolescent cru même reconnaître le nom des Wickham sur un assortiment de petits gobelets argentés.
Sa petite escapade avait assez duré pour que la nuit commence à tomber. La salle s'était assombrie. Là, dans l'obscurité, la lumière d'une sculpture de sirène scintillant de cristaux magiques attira le petit garçon. Le fabuleux trophée avait été décroché par une sorcière. Sur la plaque, on pouvait lire quelque chose comme Jona. Le nom, lui, restait caché sous un léger surplus de poussières. Regardant derrière lui à plusieurs reprises, Lucian passa délicatement son doigt sur la base de l'étrange trophée aquatique. Evidemment, le destin avait décidé de narguer Lucian encore une fois. Johanna Evernight retrouva son identité, et Lucian regretta de ne pas pouvoir recacher son nom à nouveau. C'est comme s'ils y étaient tous passés, sauf lui. Il n'était pas passé devant, mais ses parents s'étaient distingués eux aussi, dans leur jeunesse. Sa mère, dans des concours de potions, son père aux échecs géants. Le gryffon resta là à contempler la statue avec envie, et aussi avec une pointe de jalousie. À quand son tour ?
LUCIAN EVERNIGHT
Dynasties
Le soleil déclinait. Dehors, Nyx appelait le ciel à se plier enfin à sa volonté. Pourtant, en cette fin d'année, les cieux se faisaient de plus en plus récalcitrants. Dans cette douce lueur bleue se bousculaient encore quelques élèves, dans les couloirs parfois exigus, parfois ridiculement larges, du château ancestral. Ada parcourait les salles, vitraux après vitraux, tableaux après tableaux, profitant du temps qui lui restait avant le couvre-feu. La fin d'année approchait, et elle prenait le temps d'aller en arabesques, de faire des détours, d'admirer ce château qu'elle allait devoir quitter. Poudlard, porte bien, je m'en vais quelques mois. Ça sentait bon l'été dans tous les recoins du château, et elle adorait cela.
Elle ne se laissait pas de regarder les statues, les voûtes et les piliers, même si c'était surtout devant les fenêtres qu'elle s'arrêtait. Les vitraux mouvants de sirènes ou de sorciers laissaient entrevoir avec couleur le Lac sombre, étendue d'eau tumultueuse et réservée, et le Parc, avec ses parterres de fleur et ses arbres les bordant. Elle ne se laissait pas de cette vue qui l'apaisait, immuable Dame qui s'allongeait pour dormir encore, et appeler les élèves à rêver.
Une porte imposante lui sauta aux yeux, tigre affamé qui demande en un bond l'attention qu'il pense mériter. Ada sourit devant si peu de cérémonies, mais passa tout de même la porte, pour entrer dans une salle qu'elle connaissait peu, mais appréciait. La salle des Trophées.
Comme des bijoux qu'on aurait abandonné un peu trop longtemps, et qui aurait pris la poussière, étaient alignés les Coupes, aux reflets bronzes ou d'argent. Diamants exquis pour les yeux, ils y en avaient de toutes sortes. Des petites, des grosses, des rutilantes d'or et des plus discrètes. Certaines étaient étranges, avec des couleurs aquatiques ou rappelant des déserts anciens, d'autres, simples, s'alignaient toutes serrées sur des étagères basses. D'autres encore, probablement, affichaient le nom des Bentley, dans leurs heures de gloire. Au Quidditch, Benedict devait se trouver là, quelque part. S'il avait été bon à l'école, il ne serait pas coincé à Londres en train de jouer au serveur..., pensa amèrement Ada. Mais on ne pouvait regretter l'échec scolaire de son grand-frère, qui, s'il avait bossé au début, avait bien vite lâché l'affaire après avoir essuyé bon nombre d'échecs. Certaines choses venaient plus naturellement que d'autres.
Maman s'en était peut-être voulue, d'ailleurs. Elle ne voulait pas que son milieu interfère avec le futur de ses enfants. Peut-être que c'est pour ça qu'elle les a emmené autant à la bibliothèque, Hector et elle. Et Ada la remerciait. Sans le goût des livres, elle n'aurait jamais survécu au pensionnat magique. Poudlard pouvait être exigeant. Mais elle se débrouillait bien, très bien. Elle en était fière.
La Poufsouffle continua, s'arrêtant devant les reflets bronzes des blaireaux gravés dans l'or. Elle admira les années où sa maison avait prévalu sur les autres. Elle espérait que cela lui arriverait un jour dans sa scolarité. Non pas qu'elle souhaitait gagner à tout pris. Mais avoir la Coupe annuelle devait être une chouette chose.
Elle allait partir, quand elle découvrit un garçon devant une vieille Coupe. Enfin, une statue. Le Gryffon était absorbé par celle-ci, et Ada s'en approcha, curieuse. L'objet représentait une sirène, mystérieuse. Il scintillait, de part ses cristaux magiques éparpillés sur la sculpture. Ada se demandait si était à l'honneur d'une vraie sirène, et, si oui, quelle était son histoire. Mais c'était plus probablement une récompense au nom d'un fait extraordinaire fait par un élève. Ou un prof. Les profs pouvaient-ils avoir leurs Coupes dans cette salle ?
Elle s'approcha, pour voir le garçon épousseter le nom en-dessous de la récompense. Elle se plaça à côté du jeune Gryffon à la mine rêveuse.
_C'est quelqu'un de ta famille ? Son ton était posé, bienveillant. Elle n'avait pu retenir une pointe d'admiration dans sa question. Elle n'imaginait pas qu'aucun Bentley avait eu une telle Coupe. Peut-être joueurs de Quiddicth ; allez capitaine ! Mais c'était tout. Ada se demandait comment on se sentait, quand on venait d'une famille qui possédait de telles récompenses. On devait sûrement se sentir fier, très fier. Peut-être qu'on était même riche. Alors Ada se demanda comment on se sentait, quand on était riche.
Cela devait être drôlement bien.
Hop, je m’incruste, mais surtout dis-moi si j'ai fait une bourde ! Ada est en 3ème année RP (4ème année septembre prochain).
Elle ne se laissait pas de regarder les statues, les voûtes et les piliers, même si c'était surtout devant les fenêtres qu'elle s'arrêtait. Les vitraux mouvants de sirènes ou de sorciers laissaient entrevoir avec couleur le Lac sombre, étendue d'eau tumultueuse et réservée, et le Parc, avec ses parterres de fleur et ses arbres les bordant. Elle ne se laissait pas de cette vue qui l'apaisait, immuable Dame qui s'allongeait pour dormir encore, et appeler les élèves à rêver.
Une porte imposante lui sauta aux yeux, tigre affamé qui demande en un bond l'attention qu'il pense mériter. Ada sourit devant si peu de cérémonies, mais passa tout de même la porte, pour entrer dans une salle qu'elle connaissait peu, mais appréciait. La salle des Trophées.
Comme des bijoux qu'on aurait abandonné un peu trop longtemps, et qui aurait pris la poussière, étaient alignés les Coupes, aux reflets bronzes ou d'argent. Diamants exquis pour les yeux, ils y en avaient de toutes sortes. Des petites, des grosses, des rutilantes d'or et des plus discrètes. Certaines étaient étranges, avec des couleurs aquatiques ou rappelant des déserts anciens, d'autres, simples, s'alignaient toutes serrées sur des étagères basses. D'autres encore, probablement, affichaient le nom des Bentley, dans leurs heures de gloire. Au Quidditch, Benedict devait se trouver là, quelque part. S'il avait été bon à l'école, il ne serait pas coincé à Londres en train de jouer au serveur..., pensa amèrement Ada. Mais on ne pouvait regretter l'échec scolaire de son grand-frère, qui, s'il avait bossé au début, avait bien vite lâché l'affaire après avoir essuyé bon nombre d'échecs. Certaines choses venaient plus naturellement que d'autres.
Maman s'en était peut-être voulue, d'ailleurs. Elle ne voulait pas que son milieu interfère avec le futur de ses enfants. Peut-être que c'est pour ça qu'elle les a emmené autant à la bibliothèque, Hector et elle. Et Ada la remerciait. Sans le goût des livres, elle n'aurait jamais survécu au pensionnat magique. Poudlard pouvait être exigeant. Mais elle se débrouillait bien, très bien. Elle en était fière.
La Poufsouffle continua, s'arrêtant devant les reflets bronzes des blaireaux gravés dans l'or. Elle admira les années où sa maison avait prévalu sur les autres. Elle espérait que cela lui arriverait un jour dans sa scolarité. Non pas qu'elle souhaitait gagner à tout pris. Mais avoir la Coupe annuelle devait être une chouette chose.
Elle allait partir, quand elle découvrit un garçon devant une vieille Coupe. Enfin, une statue. Le Gryffon était absorbé par celle-ci, et Ada s'en approcha, curieuse. L'objet représentait une sirène, mystérieuse. Il scintillait, de part ses cristaux magiques éparpillés sur la sculpture. Ada se demandait si était à l'honneur d'une vraie sirène, et, si oui, quelle était son histoire. Mais c'était plus probablement une récompense au nom d'un fait extraordinaire fait par un élève. Ou un prof. Les profs pouvaient-ils avoir leurs Coupes dans cette salle ?
Elle s'approcha, pour voir le garçon épousseter le nom en-dessous de la récompense. Elle se plaça à côté du jeune Gryffon à la mine rêveuse.
_C'est quelqu'un de ta famille ? Son ton était posé, bienveillant. Elle n'avait pu retenir une pointe d'admiration dans sa question. Elle n'imaginait pas qu'aucun Bentley avait eu une telle Coupe. Peut-être joueurs de Quiddicth ; allez capitaine ! Mais c'était tout. Ada se demandait comment on se sentait, quand on venait d'une famille qui possédait de telles récompenses. On devait sûrement se sentir fier, très fier. Peut-être qu'on était même riche. Alors Ada se demanda comment on se sentait, quand on était riche.
Cela devait être drôlement bien.
Hop, je m’incruste, mais surtout dis-moi si j'ai fait une bourde ! Ada est en 3ème année RP (4ème année septembre prochain).
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
