26 juil. 2025, 11:38
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Avec @Ada Bentley


Mercredi 13 avril 2050, dans l'après-midi


Le mois d'avril avait débuté d'une manière chargée et étonnante. Cela avait commencé avec les blagues habituelles du 1er jour du mois, entre les elfes qui avaient assaisonné la viande au poisson et les Serdaigle qui avaient mis à disposition des animaux à adopter. Puis, cela s'était enchainé notamment avec une chasse aux chocolats dans le parc avec Neytiri puis une chasse des œufs de Pâques sur balai alors même que la demoiselle avait vu une course sur balai et assisté au match de Quidditch. Cela faisait à bien y réfléchir beaucoup de balais sorciers pour la jeune fille, associé à beaucoup de douceurs chocolatées.

Etait-ce un trop plein de sucre dû aux chocogrenouilles dévorées qui amenait l'irlandaise à s'intéresser aux sports sur balai... elle qui d'habitude évitait soigneusement le vol en dehors des cours avec Mrs Tremblay et de son tutorat avec Alyssa.

Heureusement, la rouquine n'était pas fan de bonbons. Elle avait une connaissance des noms de certains d'entre eux dans le monde moldu mais n'en connaissait pas tellement dans le monde sorcier... ou alors juste des noms. Bien sûr, la chocogrenouille trônait sur son podium, alliant l'avantage du chocolat qui bougeait dans la bouche à la petite note d'histoire et la collection de la carte... Elle en avait d'ailleurs discuté avec Etan, Marine, Erin et Ellana. Eux aussi préféraient largement le chocolat aux autres sucreries présentes chez Honeydukes. Mais le chocolat justement, était-ce vraiment un bonbon ? Qu'est-ce qui définissait un bonbon en fait ? Probablement uniquement le sucre à bien y réfléchir.

Or, la Serdaigle n'en était pas fan... Car si Charlotte adorait les caramels, Eileen les trouvait trop sucré. Un lui suffisait largement pour qu'elle soit contentée. Ernest lui adorait les tritons au gingembre. Et là plus que le sucre, c'était le goût même du gingembre qui ne plaisait pas au palais de la jeune fille. Il y avait aussi les dragées surprises de Bertie Crochue. Elle se demanda si un élève de Poudlard passé sa première année ne connaissait pas les fameuses friandises. Un paquet réservait bien des surprises, bonnes comme mauvaises, et sauf pour jouer à un "action ou vérité" sorcier où l'action consistait à piocher une dragée, la troisième année n'y allait pas volontairement.

En réalité, elle se rendait compte qu'elle n'était pas très aventureuse sur le plan des sucreries alors qu'elle testait avec plaisir les autres éléments culinaires des lieux où elle se rendait. Elle adorait découvrir de nouvelles spécialités salées mais était généralement gênée par le trop plein de sucre des desserts internationaux. En tout cas, pour ceux qu'elle avait testé !

Peut-être était-ce bien cela alors. Le fait d'avoir mangé trop de chocolats ces derniers temps devait avoir joué sur ses synapses. Comment avait-elle pu réussir à se laisser embarquer dans autant d'évènements autour du vol ?

Perdue dans ses pensées sur l'impact des sucreries sur son cerveau, Eileen rejoignait ce jour-là Ada au niveau du parterre de l'amitié. Elle lui avait parlé quelques semaines plus tôt de la méditation lorsque sa camarade avait subi un épuisement magique et l'exercice semblait tenté la Poufsouffle. Elle avait proposé à Mila de venir avec elle, mais la féline semblait d'un autre avis ce jour-là. Etrangement, elle ne voulait pas sortir de la salle commune. La rouquine s'en était inquiétée. Visiblement, sa féline était un peu boudeuse, et non pas malade. Ou alors était-ce simplement que ses amis à quatre pattes de la Tour Ouest se trouvaient là aussi et qu'elle voulait passer du temps avec eux ? Si elle avait connu les dessous de l'affaire, elle aurait compris qu'elle avait tord de s'inquiéter car sa fidèle compagne avait joué toute la nuit avec Lojae et Tanaris et avait simplement besoin de se reposer. Ahh la vie nocturne des félins !

Enfin bref... Pour débuter avec la méditation, il fallait un lieu calme et apaisant. Quoi de mieux que le parc pour cela ? Et bien sûr, c'était un endroit que la troisième année connaissait bien pour s'y balader régulièrement. Aussi, savait-elle qu'il y avait une cabane avec des outils de jardinage à laquelle il était possible de s'adosser. Cela serait un plus concernant le positionnement que la novice choisirait de prendre... et puis Eileen aimait aussi y poser son dos.

En réalité, il n'y avait que des avantages à se retrouver à cet endroit ! La journée était au beau fixe, le sol sec. La Serdaigle prit place par terre, regardant autour d'elle, savourant le paysage, attendant qu'Ada fasse son apparition.

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J'espère que ca te va :)

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27 juil. 2025, 22:45
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Mercredi 13 avril 2050, dans l'après-midi
3ème année RP
Là voilà, à déambuler parmi les fleurs et les hautes herbes. Esprit volage, elle pense à la vie qui défile devant ses yeux sans jamais pouvoir l'arrêter, ni la pauser comme un film trop chargé qu'on voudrait reprendre plus tard. La vie n'admet pas de pauses, de silences, de respirations ; on est toujours coincé dans sa propre vie, ou bien, on est mort. Et mourir ne fait pas partie de ses plans.

Ses jambes frôlent les herbes et celles-ci lui piquent les mollets alors qu'elle prend des raccourcis. Des raccourcis qui ne raccourcissent rien, en diagonales et en détours. Les papillons s'envolent à son approche ; le printemps s'insurge devant cette étrangère. Mais après tout, il n'est pas marqué Interdit de marcher sur la pelouse. Quoique le Parc entier est une pelouse, théoriquement. Dans la pratique, c'est plutôt des parterres à côté de chemins plus praticables. Alors il devrait être écrit Interdit de marcher sur les parterres ? Quelle charmante optique. Les bleuets et autres curiosités florales s'épanouiraient alors dans des zones prohibées, nous nargueraient de loin alors que l'on hésiterait à franchir la ligne, cette ligne droite de la loi, délimitée par des pierres et le début des mauvaises herbes, avant d'abandonner et de nous résigner à notre sort, nous, marcheurs de Chemins, jamais plus aventureux que ce que l'on a tracé pour nous. Mais il n'y a pas d'Interdit de marcher sur les parterres, alors Ada marche sur les parterres, si c'en est bien, et divague comme ses pas se perdant, piqués par les hautes herbes, entre les fleurs qu'ils refusent d'écraser. Aussi : quelle belle journée.

C'est le nez en l'air qu'arrive Ada, regardant le ciel bleu qui ne décolore pas. Il fait beau, chaud, et soleil, et comme une plante la jeune fille n'a besoin que de cela pour être heureuse. La vue d'Eileen, quand elle baisse enfin la tête, ne ternit pas le tableau, mais le complexifie, au grand dam de la Poufsouffle. Elle est contente de voir sa camarade, qui est des personnes qu'on apprécie très vite, sans se forcer. Mais la méditation... Quelle idée. Quelle idée...

La Méditation, ça commence par un M. Comme maudire tous les dieux de l'avoir mise ici. Pourquoi tenter quelque chose qu'elle va déprécier, en sachant qu'elle va la déprécier ? Certes, la vie n'est pas que faite pour fuir les mauvaises expériences. Mais s'assoir pendant une demi-heure en tailleur, le dos droit, la respiration lente, voilà qui ne semble pas être un beau programme. L'inaction la fait frémir de... claustrophobie. Elle se sent claustrophobe dans sa propre vie, trop serrée, quand elle ne fait rien. Les démangeaisons la prennent, la fièvre se répand et elle saute comme un diable de sa chaise, en quête d'une occupation. Un livre ? Un devoir ? Un sort ? Une promenade ? Il y a toujours quelque chose à faire.

Est-ce que choisir de ne rien faire, c'est faire quelque chose ?

La Méditation, ça commence par un M. Comme malgré-tout-il-faut-essayer. Comme malotru-ne-fuit-donc-pas-la-vie. Et sans doute comme un mot en M qui signifie ouverture d'esprit, doute, volonté d'apprendre, et tout plein d'autres choses, si Ada avait trouvé un mot en M qui voulait dire ouverture d'esprit, doute, et volonté d'apprendre. Mais Ada n'a pas d'inspiration aujourd'hui, alors elle arrête là, chasse ses pensées déjantées, relève le menton et se met à sourire.
_Heyy, Eileen. Comment ça va ? Prête pour la méditation ? Elle s'installe à côté d'elle, posant son sac un peu plus loin, en retrait. _Merci de prendre le temps de me faire cette p'tite initiation, c'est vraiment gentil. Mise à l'abri du vent, elle se détache de son écharpe, qu'elle pose sur son sac. La fabrique jaune et noire ne la quitte plus depuis octobre, mais elle s'en sépare de plus en plus. Et comme la méditation est un terrain inconnu, elle préfère se mettre dans le bon état d'esprit, et prêter respect et attention aux explications à venir.


Oups, l'IRL m'a englouti. :lol: Mais le challenge me tente toujours, si tu es partante.

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

28 juil. 2025, 20:03
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Tandis qu’Eileen regardait autour d’elle, elle se plongea dans la contemplation des alentours. Les fleurs bourgeonnaient avec délicatesse, offrant une variété de couleurs et d’esthétisme différents au regard, comme autant de d’attention de Mère Nature à ceux qui voulaient bien y accorder un peu d’importance. Le soleil dardait ses rayons, réchauffant avec délice les élèves qui se promenaient dans le parc. Les oiseaux chantaient, en un carillon de son apaisant et relaxant.

Tout autour de la jeune fille appelait à la détente et à la plénitude. Cela l’amena à penser à cet échange qu’elle avait avec son père sur le fait que les émotions n’étaient pas enseignés à l’école, mais qu’il était pourtant essentiel de les accueillir. Des quatre émotions élémentaires que les gens s’accordaient à reconnaître – la joie, la colère, la peur et la tristesse, une myriade de sentiments colorant de nuances ces grands ensembles se dévoilaient. La jeune fille avait appris à décoder ces grands éléments sur le visage de ses interlocuteurs mais ce qui lui donnait le plus de fil à retorde, c’étaient les sentiments. Car eux, ils se mélangeaient, eux ils se nouaient les uns aux autres et s’enchevêtraient. Certains s’appréhendaient facilement tandis que d’autres demandaient plus de réflexion et de concentration pour les identifier.

Afin de mieux les comprendre, la jeune fille avait ouvert un livre de la bibliothèque paternelle dans lequel se trouvait la roue des émotions. Elle avait tenté de comprendre, de s’approprier les sentiments. Étonnamment – ou pas, ce qui l’intéressait le plus était la partie en lien avec la joie, la seule émotion positive en soi… bien que les autres émotions amènent à alerter la personne qui les ressentait pour atteindre cet état positif. Après tout, une émotion donnait une direction. La colère invitait à repousser, poser des limites, défendre son espace vital. La tristesse cherchait à faire lâcher, à tendre vers le bas, à se libérer des attachements. La peur invitait à reculer, à réagir en cas de danger. Et le meilleur pour la fin : la joie aidait à avancer, donnait de la motivation, amenait à atteindre ses buts.

Et justement, en attendant Ada qui n’était pas forcément la plus à même d’accepter la méditation de prime à bord – comme toutes les personnes qui tentaient généralement la première fois avec une sorte de « pourquoi pas » teinté de scepticisme, Eileen se trouvait dans le panel des sentiments de la joie. Elle n’était pas dans l’extrême. L’extase n’était pas pour elle en cet instant, mais elle était sereine, emplie d’optimisme, de confiance, d’acceptation dans le fait qu’il se passerait ce qu’il se passerait, d’amour envers la discipline dont elle allait parler.

Oui, les sentiments positifs se bousculaient en la troisième année comme un flot de marée montante enivrant, bousculant les doutes sur son passage, et invitant à aller toujours plus loin, pour s’aventurer et découvrir de nouveaux rivages. La rouquine était prête.

Et lorsqu’Ada fit son apparition et la salua, un sourire heureux – encore un sentiment positif – rejoignit les lèvres de la demoiselle. Elle était sincère contente de voir la Poufsouffle devant elle et de tenter cette expérience avec elle.

- "Salut Ada !" répondit-elle à sa camarade "Ca va bien ! " d’ailleurs tout son corps le démontrait. Elle était en adéquation parfaite entre sa communication verbale et sa communication corporelle. "Et toi ?" Lui retourna-t-elle la question. Car, bien plus qu’un retour de phrase habituelle lancée pour saluer, elle était vraiment intéressée par la réponse.

Elle était peut-être bien intriguée, avec certaine note d’appréhension, en lien avec la peur et la surprise que la roue des émotions mettait justement entre la tristesse et la peur. Il revenait à Eileen de faire basculer l’humeur de la nouvelle venue du côté lumineux des émotions.

- "Je suis toujours prête pour une méditation ! Et toi, tu te sens comment ?" répéta-t-elle, vis-à-vis de l’exercice en tant quel cette fois, plus que par rapport à une vision générale de son état.

Et à la gentille phrase qui suivit, l’irlandaise répondit :
- "Ca me fait plaisir ! Et puis, quelque part, faire faire une méditation à quelqu’un, ca aide à en faire une soi-même quand on en a un peu l’habitude. Donc je vais en profiter aussi ! Merci à toi de prendre ce temps avec moi !"

Avant de se lancer, elle conseilla :
- "Installe-toi confortablement. En général, les gens sont sur une chaise avec les pieds à plat sur le sol, les mains sur les genoux et le dos droit. Mais en réalité, toutes les postures sont bonnes à prendre du moment que tu es confortable et pas avachie." Elle prit une pause avant de révéler : " Certains font par exemple de la méditation allongé, sur le dos, les bras le long du corps. C’est super pratique pour t’endormir quand tu es stressé !"
Elle en avait l’expérience surtout quand elle était énervée en allant dormir. Sa mère lui avait alors fait faire un exercice de scan corporel qui réussissait à chaque fois à l’apaiser.

Tandis qu’elle laissait Ada s’installer, elle demanda pour le bon déroulé de ce qui allait suivre :
- "Tu as un lieu préféré dans la nature ? La forêt, le bord d’un lac ou de la mer ? " donna-t-elle à titre d’exemple.

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Toujours partante, avec grand plaisir !

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29 juil. 2025, 16:30
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Eileen la salue, et Ada répond d'un hochement de tête. Elle rajoute, alors qu'Eileen lui renvoie sa question : _Ça va bien, tout pareil. La Serdaigle semble de bonne humeur, et sa voix pétille comme des bulles de champagne. Si Ada a un tempérament plus apaisé, sa camarade de promo a tendance à être plus enthousiaste. En un sens, elles se complètent bien.

La Poufsouffle marque un temps de pause, surprise qu'Eileen réitère sa question, avant de comprendre que cela fait partie de l'exercice. Ou du moins en est-ce la prémisse. Elle hésite, cherchant à bien formuler ses sentiments, sans que cela soit méchamment tourné. _Je me sens un peu... dubitative ; mais je reste curieuse d'essayer tout ça. Dans ses yeux verts se mélangent la curiosité et le rejet, le doute et la certitude. Elle essaie de repousser ses aprioris, de repartir de zéro ; mais elle n'est pas Pascal, et manier l'incertitude, repousser ses croyances, noyer son cerveau de vide pour n'en conserver que l'obscurité, afin de mieux récolter la lumière, n'est pas exercice facile.

Elle acquiesce aux propos de la Serdaigle, souriant devant tant de bonne humeur. Sa joie est communicative, et Ada se retrouve soudain remplie d'enthousiasme à l'idée de faire une nouvelle expérience, de tester la médiation.
Elle écouta attentivement sa camarade. _Confortable, mais pas avachie, répéta-t-elle. _Hm, je vais éviter de m'allonger, quand même. Mais comme ça, c'est pas mal, non ? Elle s'appuya contre la Cabane près d'elles, le dos droit mais l'une de ses jambes pliées, le coude reposant sur ses genoux. _Ou alors, il faudrait plutôt que je me mettes en tailleur ?, hésite-t-elle, la voix douce et pensive. Elle découvre totalement l'exercice, et ne veux pas le rater en faisant mal les choses.

Quoique ; peut-on vraiment rater une méditation ? ... Probablement.

_Je n'ai jamais vu la mer, alors pas ça, j'imagine, s'amuse-t-elle, les yeux rieurs. _Je dirais un champ de blé... Oui. Partons sur ça. Dans un champ de blé, on pouvait s'allonger dans les herbes hautes sans que personne ne nous voit. L'idée plait à la jeune fille. Et puis, après, on regarde le ciel bleu, et les blés s'agitant au-dessus de notre tête, et rien n'est aussi paisible que cette vue-là. Les abeilles passent, et les bourdons bourdonnent -c'est ce qu'ils font le mieux- à côté nous, et le monde continue comme si l'on était invisible. Quand on tend l'oreille, on entend le chant du vent, et c'est comme la voix de la magie, qui vibre en silence partout autour de nous. Si l'on s'assoit, que l'on se redresse, on voit les blés se balancer, paisibles, et c'est comme de l'eau argentée qui frémit au soleil. Ada imagine parfois un bateau qui la parcoure, ses voiles blanches tendues par le vent, qui avance doucement, balloté par les flots tranquilles. _Et donc, il faut que je l'imagine dans ma tête, c'est ça ? Faudrait que je ferme les yeux ? La jeune fille n'est pas enchantée à cette idée, comme elle apprécie voir un minimum ce qui se passe autour d'elle. Mais s'il le faut pour s'immerger au maximum dans la méditation, elle le ferait sans aucun problème.

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29 juil. 2025, 21:37
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Ada semblait allait bien, sa réponse un peu bateau apparaissait en lien avec une réponse habituellement répondue à une question habituellement posée. Ca entrainait un échange, un lien entre les gens, sans forcément chercher à en savoir plus mais c'était toujours le début de quelque chose. C'était un peu de la magie, ce genre de petites phrases qui amenaient à discuter avec les autres, à nouer un lien ténu mais déjà existant permettant de se lancer sur des sujets plus complexes.

Ainsi, les sorciers avaient beau dire que les moldus ne faisaient pas de magie, mais celle des mots qui lient, qui guérissent, qui reconnaissent... cette magie était bien présente au sein des moldus tout comme pouvait l'autre une autre magie un peu plus galvaudée pour les sorciers mais totalement féérique pour les moldus, la magie des magiciens. Il fallait dire que sortir un lapin d'un chapeau, c'était des trucages pour certains, c'était de la magie pour les yeux des enfants moldus... comme ca l'avait été pour les yeux de la jeune fille.

Et en parlant de magie, il y avait aussi celle liée à la gestion des émotions, l'apaisement du stress, le contrôle de sa respiration et le vécu du moment présent... tout ce que permettait en réalité la méditation, cet exercice que la Poufsouffle allait découvrir.

- "Si ca peut te rassurer, j'étais aussi dubitative avant d'essayer !" rit la Serdaigle pour apaiser une éventuelle tension dans son interlocutrice. Et c'était encore là faire preuve de magie que d'échanger avec quelqu'un et d'agir sur ses ressentis. "La curiosité est le bon état esprit !" ajouta-t-elle. On ne pouvait après tout rien lui demander de plus.

Eileen vit sa camarade tenter de trouver une position adéquate. Elle n'avait pas de dogme en ce qui concernant la posture comme le reste d'ailleurs. A vrai dire, il y avait bien des écoles différentes. Certaines auraient dit que pour une méditation réussie, il fallait se mettre en tailleur ; d'autres que s'allonger permettait d'apprécier l'exercice, d'autres encore que s'allonger perdait l'intérêt de la méditation au risque de s'endormir... Et là encore, c'était la magie de la réaction des corps, l'interprétation de chacun. Le principal pour la demoiselle qui véhiculait les préceptes qu'elle avait appris, c'était d'être confortable, donc à l'aise, mais pas avachie, pour éviter de s'endormir et de se faire mal à force d'être dans une mauvaise posture. Ne faisait-elle pas ainsi un peu de magie à jouer sur les possibilités offertes par les écoles enseignant la méditation ?
- "Comment tu te sens le mieux ? Le principe en général est ne pas bouger une fois que tu as ta posture pendant tout l'exercice de méditation. Si tu es inconfortable, tu vas être déconcentrée et tu ne pourras pas suivre ce que je te dirai..." expliqua-t-elle encore.

Eileen accueillit le lieu préféré de la jeune fille, notant dans sa tête d'évoquer plus tard avec elle le fait qu'elle n'avait pas vu la mer. Ce n'était pas le moment. Le champ de blé, c'était très bien.

Puis elle reprit ses explications :
- "Il va falloir fermer les yeux, oui si tu le souhaites. Certaines regardent devant eux un point fixe. Là encore, c'est comme tu le sens. De mon côté, je préfère fermer les yeux..." ajouta-t-elle pour l'exemple.

Puis elle poursuivit :
- "Avant d'imaginer quoique ce soit, il faut que tu saches qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méditation. Il existe différentes façons de la mener, et elle diffère chez les personnes et en fonction de l'état du moment de la personne... La méditation d'aujourd'hui ne sera pas celle de demain. Tu viens aujourd'hui dans un état physique et mental qui t'est propre à cet instant. Il n'y a pas de jugement avec cet exercice, d'échec ou de réussite. Quoique tu fasses, ce sera bien, ce sera ton mieux du moment. "

Une fois qu'elle eut posé les bases, elle commença à rentrer dans le vif du sujet.
- "Tu es bien installée ? Je t'invite à fermer les yeux et à te concentrer sur ma voix, à ne t'attacher qu'à elle. Si tu ressens l'air autour de toi, si tu entends un bruit, essaie de ne pas t'y attarder, de ne pas tenter de l'analyser. Essaie de laisser passer tes pensées comme s'ils étaient des nuages dans le ciel poussés par le vent. Tu ne dois voir que le ciel bleu, les nuages ne doivent pas rester. Ce n'est pas évident mais essayer c'est déjà bien."

Elle laissa passer un silence puis poursuivit :
- "A présent, concentre-toi sur ta respiration au niveau du ventre. Comme si ton ventre se gonflait au fur et à mesure que tu inspires et se dégonfles quand tu expires. Imagine que ton ventre est un ballon. Laisse faire ta respiration, sans la juger, sans tenter d'en changer le rythme. Respire simplement. Inspire, expire, calmement. Prends contact avec ta respiration. Il n'y a pas de performance à rechercher, tu dois juste être toi."

Après quelques secondes, elle continua :
- "Bien, à présent, si tu as des pensées qui viennent à toi, je veux que tu te recentres sur ta respiration. Elle est ton alliée, toujours présente. Pense à ta respiration ventrale dès que tu te rends compte que tu penses à autre chose. Il n'y a pas de jugement à avoir. Concentre-toi juste sur ta respiration. Sois douce avec toi-même, accueille les sensations de ta respiration."

C'était ensuite le moment de passer au champ de blé, attendu par sa camarade.

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30 juil. 2025, 01:36
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
_Hm... Comme ça, c'est bien, alors, décide-t-elle avec les précisions de sa camarade. En tailleur, tout lui semble plus aigu, plus sensible : le sol sous ses jambes, les picotements du tissu sur ses genoux, les insectes qui ne manqueraient pas de monter et descendre de ses jambes... Mieux vaut rester comme cela, en une posture peut-être plus nonchalante mais moins inconfortable. Selon Eileen, ne pas être déconcentrée reste la clé.

Scolaire, elle suit la voix de sa camarade. Elle acquiesce à ses propos. Voilà une discipline qui pardonne bien vite au pratiquant ; ce n'est pas plus mal. La Poufsouffle imagine bien comment un mauvais état d'esprit peut rendre la médiation trop superficielle, inutile voire toxique : à trop en attendre, on n'arrive à rien. Ou quand on arrive à quelque chose, on est déçu du résultat.
Elle hoche la tête pour montrer à Eileen qu'elle adhère aux règles de base. Cela lui va tout à fait, et, même si cela semble simple, elle est contente que sa camarade est pris le temps de lui expliquer les bases. Après tout, rien ne vaut mieux que de commencer quelque chose avec le bon état d'esprit.

Eileen continue. Ada, elle, hésite, et lui lance un regard circonspect. Mais elle finit par hocher la tête, et ferme les yeux. _Suivons ton exemple, alors, murmure-t-elle en fermant ses paupières. L'obscurité l’accueille, quoique sous le tissu de chair passe encore une pâle imitation du soleil, en des traits rouges et orangées. Elle sourit, amusée. On dirait un jeu pour enfant.

Elle essaie de se concentrer, et écoute attentivement Eileen. Ses doigts s'agitent et se triturent, mais elle essaye de calmer le mouvement, et de ne rien faire. Strictement... rien... faire. Ses jambes la démangent, et elle essaie de toute son énergie de ne pas bouger. Elle voudrait bondir comme un beau diable, courir un bon coup autour du Lac, puis continuer ses devoirs. Ses devoirs ? Qu'est-ce qu'elle raconte ? C'est bientôt les vacances, ma veille. Relax. Elle essaye de chasser les pensées comme Eileen lui dit de chasser les nuages de son ciel, mais elles ne font que s'accumuler. Les vacances, cela veux dit revoir sa famille, qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Maman a un taff, maintenant, et elle se demande si ça se passe bien. Elle espère. Elle travaille chez un vieil ami, si elle a tout suivi, mais des relations de travail qui gâche les amitiés, on en a vu des tas. Sauf qu'on ne peut pas se permettre de perdre du travail, encore. On tiendrait pas le coup financièrement. Elle soupire. Relax. Relax, tête de mule. Mais comme chez le docteur, quand on vous dit de ne pas bouger, Ada se crispe encore plus. Un moustique se pose sur sa main, et elle ne peut s'empêcher de l'écraser d'une tape. Elle a bougé, mince... Elle ferme encore plus fort les yeux, s'essuie la main sur son pantalon, et reprend sa posture initiale, immobile.

Zut. Que dit Eileen, là ?

Elle se reconcentre. Un ballon. Son ventre est un ballon. La métaphore est douteuse, mais la Poufsouffle reprend le fil du monologue alors que la Serdaigle parle de respiration. Être moi, en voilà une jolie chose ! Elle ne savait pas que la méditation devait provoquée des crises existentielles. En essayant de prendre sur elle, elle respire. Mais respirer n'avait jamais semblé aussi dur. Elle essaye de ne pas bouger, de ne pas s'écarter et s'étirer, d'accepter l'inaction. La respiration, la respiration, Ada, voilà ta priorité maintenant, ici, tout de suite. Concentre-toi. Oublie les problèmes d'argent, d'école, oublie les soucis et les moustiques. Un. Deux. Un. Deux. Un, deux.

Sa respiration devient un minimum régulière. Ada cherche, comme Eileen lui a demandé ; elle cherche un contact, une connexion avec son propre corps. Un conscience de se qui s'y passe ; humain-membres-chair-muscles-os-cellules en un cycle continu de zoom et de dézoom, d'inspiration et d'expiration. Une fois vers le monde, une fois vers l'intérieur.

Elle adopte un certain rythme, mais s'y sent coincée. Les pensées vont et viennent, elle essaye de ne plus les retenir. Elle n'y arrive que moyennement. Elle se concentre sur sa respiration, pense à bien inspirer, expirer, en un souffle régulier. Puis une pensée la taraude : penser à respirer, à respirer régulièrement, n'est-ce pas là aussi une pensée ? Devrait-elle la laisser passer, comme les autres ? Un gargouillement la chatouille dans le ventre, et elle sourit, amusée. Ça aussi, Eileen, ça fait partie de la médiation ? Des "sensation de respiration "? Elle le pense mais ne le dit pas tout haut. C'est un peu trop acerbe pour être partagé, et Ada ne veux pas être acerbe. Elle se morigène, et chasse la moquerie de son esprit. Elle doit faire confiance à Eileen, elle le sait.

Expirer. Respirer. Expir- un pollen lui chatouille les narines, et elle explose dans une série de trois éternuements. Un rire lui vient et lui monte à la gorge, mais elle fait tout pour ne pas le laisser sortir. Elle ne veut pas exploser de rire, au risque de se moquer de sa camarade, même si elle trouve la situation extrêmement drôle. Et puis, Eileen veut que sa camarade soit calme, pas qu'elle explose de rire. Alors elle continue à fermer les yeux, et, si ses lèvres vacille sous le coup de l'humour, elle réussit à respirer un peu plus fort et à contenir ses gloussements. Expire, inspire. Expire, inspire. Ce petit jeu la lasse vite, mais elle sait qu'il y a plus, alors elle attend. Expire, Inspire. Expire, Inspire...

#28363c
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30 juil. 2025, 14:22
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Lorsque la Poufsouffle eut choisi sa position adéquate, Eileen débuta. Par les règles de base bien sûr. Elles étaient essentielles pour réaliser l'exercice de façon posée. C'était d'ailleurs un sujet sur lequel toutes les écoles de méditation s'accordaient. L'absence de jugement était un essentiel.

Ada poursuivit en fermant les yeux et puis, Eileen débuta réellement les choses. L'introduction sur la respiration était un basique par lequel elle commençait chaque méditation. Tout portait sur elle, elle permettait d'apaiser le corps comme l'esprit. Elle était toujours là, une alliée fiable et appréciée pour toute personne en difficulté avec ses émotions.

La jeune fille eut un mouvement de la main, éloignant un moustique. La rouquine ne releva pas. Son élève devait déjà lutter contre elle-même, elle n'avait pas besoin d'en rajouter une couche. Elle poursuivit comme si de rien n'était, comme si rien n'avait été, comme si la Blaireau n'avait réalisé aucun mouvement de la main.

L'exercice de respiration prit son envol. Les inspirations et les expirations s'enchainèrent sans qu'Eileen n'ajoute quoique ce soit. Elle laissait le temps à son interlocutrice de s'acclimater au calme induit par la seule respiration à suivre.

Elle savait que les pensées avaient tendance à s'incruster dans un tel état aussi elle finit par reprendre la parole.
- "Tu remarqueras peut-être que lorsque l'esprit n'est pas occupé par la parole de quelqu'un, il créé facilement sa parole intérieure et que les pensées viennent naturellement. C'est pour cette raison qu'on dit souvent que pour méditer, il n'y a rien de mieux que de le faire accompagner par quelqu'un qui te guide pour commencer. Et justement, je te propose qu'on y aille !"

Elle prit une profonde inspiration par le ventre avant de se lancer :
- "Imagine... Tu te tiens au milieu d'un vaste champ de blé doré. Les épis bougent doucement sous la brise légère dans un mouvement de danse régulier. Le soleil de fin d'après-midi te baigne d'une lumière chaude et douce. Tu te sens bien, paisible. L'air pur et frais fait voleter tes cheveux. Tes mains peuvent être plongées dans les épis pour les sentir."

Eileen laissa Ada s'intégrer dans ce tableau avant de reprendre :
- "A présent, un épi attire ton attention. Tu le cueillies pour le prendre en main. Tu en apprécies la texture, il est tout en douceur dans ta main. Il t'apporte une énergie apaisante, une sensation de bien-être qui emplit ta cage thoracique, qui t'emplit toute entière. Et tu te sens bien, calme, apaisée. L'énergie vit en toi, coule dans tes veines et rejoint ton cerveau, ton cœur, tes jambes. Ce calme te fait sentir la force qui est en toi. La force dans tes jambes, la force d'avancer, la force de pouvoir mener tes projets. Tu te sens pleine de confiance en toi, calme, assurée. Tout cela grâce à l'épi plein de douceur qui est dans ta main."

Elle termina :
- "Cet épi, tu peux le garder dans ta main ou le mettre dans ta poche. Tu sais qu'à tout instant, tu pourras le saisir de nouveau et ressentir ce bien-être, cette bulle de protection, ce moment de calme."

Il était temps de revenir au présent :
- "A présent, tu vas revenir ici et maintenant. Concentre-toi sur ma voix. Garde ce calme. Commence à retrouver les sensations de ton corps. Tu peux commencer à bouger à ton rythme et rouvrir tes yeux quand tu seras prête."

En général quand l'irlandaise arrivait à ce moment-là dans la méditation, elle baillait et s'étirait pour se réapproprier son environnement.

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1 août 2025, 02:19
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Ada se laisse guider par la voix d'Eileen et hoche légèrement la tête lorsque celle-ci propose d'y aller. Question rhétorique, à n'en pas douter ; mais l'acquiescement vient alors comme un éternuement que l'on ne peut maîtriser, un réflexe social si ancrer que l'on n'y pense qu'après l'avoir laissé s'échapper.

Elle se laisse porter par la voix de la Serdaigle. Un champ de blés, voilà, à portée de main ; la lumière est rasante et le soir est proche ; demain peut-être viendra la moisson, la catastrophe ; mais aujourd'hui, encore un peu, le lieu reste paisible ; les épis t'entourent en une mer infinie. La Poufsouffle fait son possible pour rester dans la concentration, la relaxation, mais pourtant elle ne peut s'empêcher de voir que quelque chose ne va pas. Le champ d'Eileen n'est pas son champ à elle. Le champ d'Ada est un champ du matin, d'où chantent les oiseaux et les vents sans que personne d'autre de les entendent. Le champ d'Eileen est un champ de blés dorés, caressés par la lumière orangé du soir ; le champ d'Ada est un champ argenté, où caressés par les nuages les blés ruissellent d'argent. Le champ d'Eileen est un champ où l'on cueille des épis -comme des épées on les agite pour qu'ils résolvent nos problèmes. Mais le champ d'Ada est un champ de silence, où, allongée, l'on ne fait rien du tout.

Elle est concentrée, mais pas à la bonne chose ; elle surveille ses sourcils pour qu'ils ne se froissent pas, plis d'origamis trop pliables. A la place elle compose une mine paisible, même si son doigt battant la mesure du temps qui passe la trahit sur sa jambe droite. Elle essaye de se reconcentrer, et ce n'est pas facile ; mais Eileen a une charmante voix, dans un charmant esprit, et Ada se retrouve au final scotchée à ses mots.

L'épis, elle en a un, entre ses mains elle peut sentir ses rugueux contours. Elle ne sais plus ce que sa camarade a raconté, elle n'écoutait pas, et peut-être que cet épis veut dire plus qu'il n'en dit, mais elle est toute de même heureuse de le mettre dans sa poche. Il n'ira nulle part et c'est très bien comme ça ; il fait une bosse qui l'amuse entre elle et son jean. Si la vie, c'était aussi facile ?

Eileen la rappelle, et Ada essaye de garder une respiration calme alors qu'elle met toute son énergie à stopper son doigt de taper sur sa jambe. Elle voudrait dire à la Serdaigle qu'elle n'avait pas arrêté d'avoir des sensations dans son corps, mais elle n'en fait rien, cela ne servirait à rien. Au lieu de cela, elle attend un instant avant d'ouvrir un oeil. Le soleil l'éblouit, puis elle ouvre le deuxième. Elle s'empresse de gratter un bouton de moustiques qui l'irritait, en un semblant de discrétion, puis se tourne vers Eileen. _Ton champ n'est pas mon champ, dit-elle d'un ton de regret en haussant les épaules, Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Mais l’épi était chouette.

Elle regarde autour d'elle, puis retourne vers sa camarade, analysant son visage. _C'est fini, là, c'est ça ?, ose-t-elle enfin demander, se demandant si elle n'avait pas interrompu la fin de la méditation. _Ce n'était pas si bizarre que ça, au final. Je ne sais pas si j'ai aimé, mais j'ai définitivement de la marge de progression, s'amuse-t-elle, alors qu'elle n'avait cessé de vouloir bougé. Son corps la démange de faire quelque chose, après être rester le plus immobile possible. _Ça te dérange, si je me lève un peu ?

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1 août 2025, 07:45
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
Les mouvements d'Ada n'ont pas cessé de tout l'exercice. Ce n'était probablement le bon moment mais au moins, s'est-elle prêtée à l'exercice avec grâce.

Lorsque la Poufsouffle lui annonca que le champ de blé n'était pas le bon, l'irlandaise comprit plus moins ou moins.
- "Tu veux dire qu'il n'était pas comme tu l'aurais voulu ? J'aurai peut-être te demander plus de détails sur ton endroit préféré avant de démarrer..." lâche-t-elle sur un ton de reproche pour elle-même. Elle le note pour plus tard, elle est partie sur sa vision agréable du champ de blé, pas sur celle de sa camarade. Elle a trop interprété pour que l'exercice convienne à son interlocutrice, c'est finalement un peu de sa faute si Ada n'a pas tellement accroché.

Elle tenta de le lui faire comprendre :
- "Si tu réessaies l'exercice, imagine ton champ de blé. C'est un lieu qui te plait, qui t'est propre et que tu t'approprieras. "

Au moins, la rouquine n'avait-elle pas loupé l'épi...En même temps, c'était difficile de le louper... Les épis de blés ne se ressemblaient-ils pas tous ? Alors qu'un champ n'était pas le même au fur et à mesure des saisons ou même des heures de la journée. Le blé pouvait avoir été fauché, semé, être en train de pousser, être à maturité droit et fier comme elle l'avait évoqué. Et la lumière du jour n'était pas la même en fonction des saisons, du matin, du midi ou du soir... Et ca se trouvait, le champ d'Ada se trouvait sous une pluie d'étoiles et elle était allongée, un épi entre les doigts en train de contempler la lune... Oui, elle avait définitivement loupé quelque chose là ! C'était un apprentissage pour plus tard, elle saurait pour une prochaine fois !

Il fallait dire que le champ de blé comme lieu préféré l'avait un peu déstabilisé. D'habitude, elle tombait sur des endroits connus de la personne qui elle méditait - un lac, une forêt, le bord de mer... Le champ de blé, c'était une première... Une jolie première pour tout dire. La rouquine l'utiliserait probablement pour elle-même à l'avenir. Un sourire s'échappa de ses lèvres, apaisé.

Eileen hocha la tête lorsqu'Ada lui demanda si c'était fini.
- "En réalité, on peut adapter la durée à ce qu'on veut. Comme je te disais, il y a plein de sortes de méditation. Dans toutes, tu retrouves la respiration par le ventre... Et après, tu imagines ce que tu veux... Un lieu comme on a fait ou alors tu peux suivre ton corps des pieds à la tête, c'est ce qu'on appelle un scan corporel par exemple... "

Elle se leva elle aussi, à la suite de la Blaireau, à qui elle avait adressé un signe de tête lorsqu'elle avait demandé la permission de se mettre sur ses jambes. Elle-même était un peu ankylosée. Elle ajouta un dernier point :
- "La respiration ventrale pourra t'apaiser où que tu sois. Tu peux mettre une main sur ton ventre pour sentir l'air au niveau du ventre, les pieds bien ancrés dans le sol, et tu respires par la bouche 3 fois en expirant par le nez. Ca marche super bien avant les examens !"

Puis motivée à bouger un peu, elle proposa :
- "Ca te dit un tour du parc ?"

Sur ces bonnes paroles, elle prit le chemin de la zone SaCM, tout en se connectant à sa marche. Cette séance lui avait fait du bien.

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Fin du RP pour Eileen ! Merci :kiss2: Au plaisir sur un autre RP !

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2 août 2025, 01:12
 Fini  Laisser ses pensées s'envoler
_Non, non, ce n'est pas ta faute, tu étais parfaite ! On a juste tous des choses spécifiques en tête, j'imagine, c'est tout, dit Ada. Elle pense vraiment la chose : Eileen a été chouette, avec sa voix calme, son rythme lent mais juste et sa manière douce de guider la méditation et de garder la main dessus, jusqu'au bout. Cela se voit qu'elle a de l'expérience dans la chose. A côté d'elle, la Poufsouffle se sent comme une petite gamine qui ne peut s'empêcher de bouger et de se frétiller dans tous les sens, alors que les adultes sont immobiles autour d'elle.

Elle hoche la tête à la remarque d'Eileen, se le notant pour plus tard. _Okay, je ferais ça. Sa voix douce ne ment pas, et elle s'en étonne alors que les mots quitte sa gorge pour s'envoler dans les airs. Elle ne referait. Malgré son impatience durant l'activité, malgré son irritation à rester là, à ne rien faire, elle sent qu'il y a quelque chose de juste dedans. Peut-être justement parce que ce n'est pas si simple. Ce n'est pas une solution miracle, que propose l'infirmier, sa camarade, et ceux qui l'entourent, c'est une solution qui demande de la patience, de l'entraînement, du travail. De la concentration. Et ça, Ada sait bien le faire.

Elle avait trouvé ridicule qu'une petite séance puisse tout régler ; cela ne semblait pas très scientifique. Mais ce n'est pas qu'une petite séance, et cela ne vient pas tout seul, ni ne règle tout. Et en cela, l'activité a gagné la considération d'Ada, son respect. Alors, elle le refera -elle en est certaine. C'est un état d'esprit, une maîtrise de son corps et son esprit pour leur permettre de s'oublier, se détendre. Et c'est justement ça, qui lui manque, dans son approche à la magie : la maîtrise. La méditation ne va pas tout régler, mais la troisième année sent que c'est une piste qui mérite d'être explorée, un peu plus.

Elle acquiesce aux propos d'Eileen. _Oulà, le scan semble... compliqué. Je ne crois pas être encore prête pour celui-là, si je ne tiens pas encore trois minutes sur les deux autres méthodes, s'amusa-t-elle gentiment, même si elle prend mentalement des notes. Respiration ventrale - pieds ancrés - inspirer par la bouche - expirer par le nez.

Ada jette un regard franc à la Serdaigle, d'égale à égale alors qu'elle se lève à son tour, la rejoignant. Elle ne l'a jamais autant côtoyé qu'en cette troisième année, et elle se rend compte de plus en plus qu'elle apprécie grandement sa présence. Son ton enthousiaste, ses gentillesses et puis ses réflexions toujours pertinentes sur différents sujets. Son accent irlandais, même si parfois on met un temps à la comprendre, et puis sa façon de s'éclairer quand elle parle d'artisanat, ou de ce qui la fascine. Alors Ada hausse les épaules, sourit en coin, et dit : _Ouais... pourquoi pas. Allons-y.

Elle fut contente de marcher un peu. - Ne le dites pas à Eileen, mais la méditation, qu'est-ce que ça ankylose les membres, quand même...
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Merci à toi :) Au plaisir également !

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