26 juil. 2025, 11:34
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Ludwig Godwinster Breckenrod
Fiche complète
Image
Âge - 13 ans (6 juin 2036)
Statut de sang - Sang-mêlé
Maison à Poudlard - Serpentard
Niveau - 3ème année
Lieu de vie - Mothecombe
Filière - Totale
Description physique
______

Reducio
Ludwig a des cheveux et des yeux bruns, un nez rond et des paupières tombantes. Ses oreilles sont souvent la cible de moqueries parce qu'elles sont grandes et décollées, mais même si au fond cela le blesse il en rit en pensant ainsi amuser les autres. Il est plutôt grand pour son âge et est maladroit et malhabile. Il s'habille sans trop de goût, avec des vêtements larges, mélangeant sans conscience les modes sorcières et moldues. Son uniforme est souvent mis de travers, sa cravate mal nouée, les boutons de ses chemises décalés. Il ne prend pas grand soin de ses affaires ni de lui-même.

| Dimanche 29 mai 2050 |
Vers 10h30


Du plat de la main, Ludwig écrase la larme qui déborde de son œil. Il le fait en toute discrétion, avec l'air de ne pas le faire. Il n'a pas envie que les autres élèves présents dans la salle d'études remarquent qu'il est en train de pleurer. Il baisse ses yeux humides sur le livre ouvert devant lui. Les mots se mélangent et forment une masse floue et compacte qui lui donne envie de pleurer ; il sent la pression s'accumuler derrière ses yeux. Il déteste être ici, il déteste travailler et il déteste encore plus réviser. Il n'arrive pas à se rentrer cette leçon dans le crâne, pourtant il y est depuis dix heures ce matin ! Il aimerait abandonner, mais ses mères lui ont dit qu'il devait être sérieux et que c'était important qu'il valide ses examens de fin d'année. Alors il est obligé d'être ici un dimanche, à réviser, alors qu'il pourrait jouer à la balle ensorcelée dans le parc. À cette pensée, les larmes menacent de couler une seconde fois. Ludwig les bloque de sa manche. C'est justement pour ça qu'il a choisi de porter ce pull ce matin, son préféré. Un pull à capuche noir immense dans lequel il se noie, avec les manches qui débordent sur ses mains ; sur le devant, un veaudelune géant et un T-Rex combattent. Il adore ce pull. Mais il déteste réviser. Il déteste aussi cette leçon qu'il n'arrive pas à apprendre.

Boudeur, Ludwig se laisser aller contre le dossier de sa chaise. Il croise les bras et fait la tête quelques secondes avant de voir que ça ne mène à rien : personne ne le regarde. Alors il cherche un parchemin vierge dans le bazar qu'il a mis sur sa table et se met à construire un avion en papier. Juste une petite pause. C'est sa tante moldue qui lui a appris. Quand il se redresse un moment plus tard, il a retrouvé son sourire : il est très fier de sa construction.

« Si j'arrive à l'faire voler entre les barreaux de la chaise, murmure-t-il pour lui même, je réussirai à apprendre cette leçon. »

La langue coincée entre les lèvres, il ferme un œil pour mieux viser la chaise juste en face de lui, de l'autre côté de la table. D'un mouvement habile du poignet il lance l'avion qui plane joliment, doucement et passe à travers les barreaux de la chaise. Ludwig lève le poing pour fêter sa victoire et retient à très grande peine un cri de joie. Les grands à la table voisine se tournent vers lui en fronçant les sourcils. Le garçon fait la moue, grimace et murmure des excuses en quittant sa table pour aller récupérer son avion. Celui-ci a glissé sous la chaise d'un élève.

« Pardon, » murmure Ludwig avec une grimace contrite avant de retourner à sa table.

Il positionne correctement l'avion entre ses doigts avant de le mettre devant sa bouche : il souffle sur la pointe parce que sa tata lui a dit que ça l'aidait à mieux voler.

« Si j'arrive à l'faire atterrir au bout d'la table, chuchote-t-il encore une fois, j'vais réussir mes exam'... »

Il se concentre, souffle une nouvelle fois sur la pointe de l'avion, effectue plusieurs mouvements du poignet pour se préparer, puis il lance son précieux appareil. Tendu, il se redresse sur sa chaise dans un « anh ! » inquiet qui fait soupirer les grands de la table d'à côté. Mais Ludwig n'a d'œil que pour son avion. Celui-ci atterrit un peu trop tôt mais le résultat est là : il s'est posé à l'autre bout de la table et seul son nez dépasse de celle-ci, il n'est pas tombé. C'est une réussite.

« Oui ! s'exclame à mi-voix Ludwig avant de s'étaler sur la table, écrasant ses parchemins, ses livres et ses plumes pour récupérer son avion. J'suis trop fort. »

Maintenant, il faut viser plus haut, plus loin. Il observe minutieusement autour de lui en prenant soin de ne pas regarder vers la table des grands qui lui jettent de mauvais regards. De toute manière, les grands sont ennuyants et ne savent pas s'amuser. Là ! Une dalle de pierre sur laquelle se trouve une entaille blanchâtre.

« Si j'atteins c'te pierre-là, se réjouit Ludwig qui n'a pas conscience de ne plus chuchoter, j'aurais au moins un O à mes examens ! »

Ça c'est un très chouette défi. Plus concentré que jamais, sa langue dépasse plus que nécessaire d'entre ses lèvres. Il s'aplatit sur la table pour avoir une meilleure vue. Puis... L'avion s'envole ! Il dépasse en planant sa table, fait un bel arc par-dessus l'espace entre les rangées, prend un virage soudain...

« Oh non, non, non, non..., » fait Ludwig en plaquant les mains sur sa bouche.

...et percute une élève installée à plusieurs tables de là. En plein dans la tête. L'avion retombe mollement au sol.

« Oh non, non, non, non, non, » angoisse Ludwig qui rougit jusqu'aux oreilles.

Il fait racler la chaise sur le sol et se précipite vers la jeune élève en question. Il est tellement gêné de l'avoir dérangée qu'il ne pense même pas à récupérer son avion. Il est rouge des joues aux pommettes et il sent déjà son front se recouvrir d'une fine pellicule de sueur.

« J'suis trop trop trop trop désolé ! gémit-il en lui lançant un regard implorant. J'ai pas fait exprès ! Oh là là... » Il se tord les mains d'angoisse. « Ça m'arrive trop souvent d'faire des trucs comme ça, mais j'veux pas, c'est pas fait exprès ! Tu crois qu'c'est à cause de trucs comme ça qu'ils se sont fait virer les élèves qui se sont exclure de Poudlard ? »

Son cauchemar de la nuit précédente lui revient tout à coup en mémoire. Il voit la grande, l'impressionnante, l'intimidante Elina Montmort se dresser de toute sa taille devant lui, son regard implacable : « Vous êtes renvoyé, mister Godwinster-Breckenrod ! ». Le cœur de Ludwig se serre. Il ne veut pas que ça lui arrive à lui !

« La s'maine dernière au salon y'a une ancienne élève qu'est v'nue, tu sais, bah elle aussi elle a été virée à son époque ! Aelle, qu'elle s'appelle. Elle est hyper méchante, on m'a dit. Tu crois que c'est quand on s'fait exclure qu'on devient méchant ? Oh là là... » Ludwig déglutit péniblement. « J'veux pas être exclu ! Tu vas pas l'dire, hein ? »


Reducio
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26 juil. 2025, 15:02
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Lieu : Salle d'études
Date : Dimanche 29 mai 2050
Heure : En matinée
Avec : Ludwig Godwinster Breckenrod (PNJ d'@Aelle Bristyle)
« Aller ! Je suis sur une bonne lancée ! » s'encouragea-t-elle. Sonia ne venait pas souvent dans la salle d'études, mais depuis deux, presque trois semaines, elle y passait des heures. En effet, depuis un certain temps — pour ne pas dire : plus de deux mois — notre jeune sorcière était contrôlée par ses sentiments. Elle ne maîtrisait plus rien, totalement soumise à de sombres pensées et à un désespoir qui ne seyait pas son doux visage.

De mauvais souvenirs l'assiégeait. Ce n'était pas la première fois qu'elle ressentait ça. A ce moment-là, elle se jetait corps et âme dans unr tâche, peu importe laquelle, elle devait s'occuper. Pourquoi n'avait-elle pas fait la même chose ? Elle ne voulait pas. Plutôt elle ne voulait plus. Elle ne s'ennuyait plus, c'était assez pratique, vu qu'elle voulait ne rien faire. Ce n'était pas de la flemme, loin de là. C'était pire — selon comment on voyait la chose.

Heureusement pour la rouge et or, elle était parvenue à sortir de cette mauvaise passe. Et ce, juste à temps car elle avait pu reprendre ses révisions, en vu des examens de fin d'année. Et oui, elle avait même perdu goût au travail, à la lecture et toutes ces autres activités qu'elle aimait faire. Au début de l'année, l'anglaise avait bien travaillé. Ainsi, durant cette première semaine de reprise, elle s'était concentrée à consolider ses connaissances, revoir tout ce qu'elle avait vu au début de l'année, qu'elle disait maîtriser. Pendant cette seconde semaine, elle avait relu tous ces cours, analysant tout ce qu'elle ne connaissait, là où elle recontrait des doutes, ou des difficultés. Elle n'avait plus beaucoup de temps, elle devait être efficace.

Jusqu'à présent, sa technique fonctionnait. Elle avait l'impression de tout maîtriser — en tout cas, tout ce qu'elle avait travaillé ces derniers temps. Apprécier certaines matières lui facilitait grandement la tâche. Sonia maniait très bien sa baguette, la pratique, c'était son truc. Selon elle, si elle maîtrisait la théorie, elle avait de meilleures chances de réussir la pratique. Son attrait pour la magie lui facilitait les choses. Sa passion pour le balai — surtout le Quidditch — l'avait motivé à apprendre tout son cours théorique. Néanmoins, une faille était bien présente : les potions. Si la jeune sorcière était parvenue à rattraper son retard dans ses autres cours, celui-ci lui posait toujours problème.

On pourrait croire qu'avoir un père doué en la matière — qui en avait même fait son métier — allait pouvoir l'aider. Mais non. Pas le moins du monde. Malheureusement. Julian était très déçu de savoir que sa fille ne réussissait pas dans sa matière. Cela peinait la jeune sorcière qui redoublait d'efforts. Même savoir que Sonia avait une très bonne moyenne générale et de bonnes notes dans les autres matières, cet Acceptable lui restait en travers de la gorge.

« Tais-toi et reconcentre-toi sur tes potions ! » La discipline, c'était bien, mais pas pour tout le monde. Dans le cas de la brune, cela lui servait à se recentrer. Assise dans la salle d'études, elle secoua la tête pour chasser ses mauvaises pensées, puis reprit. Elle tourna ses fiches de révisions, attrapa son parchemin vierge et sa plume et griffona dessus. Elle faisait travailler sa mémoire. Elle écrivait tout ce dont elle se souvenait, pour savoir ce qu'elle devrait travailler en priorité. Les potions, c'était la seule matière qu'elle avait mis de côté. Aujourd'hui, elle n'allait faire que ça.

Poc !

Ou pas ? Elle reposa sa plume et se retourna. Elle vit un garçon s'approcher d'elle, les joues rougies de gêne. Il n'avait pas l'air méchant, ce n'était vraiment pas fait exprès.

« Oh n-non, ne t'en fais pas ! J'vais bien ! » bredouilla-t-elle.

Le garçon ne semblait pas l'avoir entendu, après tout, elle avait pris une toute petitr voix, mi-surprise, mi-gênée. Elle n'avait jamais vu ce visage. Il ne semblait pas si âgé par rapport à elle, mais il ne faisait certainement pas parti de sa promotion. Elle l'aurait déjà vu.

« Qu-Quoi ? N-Non, non, non ! Je ne dirai rien à personne ! Et puis, je vais bien. Regarde. » sourit-elle.

Comment le rassurer ? Il avait peur de se faire virer. Et qui était cette Aelle ? Peu importe, il fallait se concentrer sur lui. Il avait parlé du salon et de cette sorcière. Le salon ? Ah oui, celui de l'orientation ! Elle avait voulu y aller, mais elle avait d'autres priorités... Ses révisions.

« T-T'y es allé ? A-Au salon, j'veux dire. En fait, je voulais y aller, mais je devais réviser... Mais tu as dit qu'elle était au salon ? Cette fille, Aelle ? Elle avait l'air méchante, d'après toi ? E-Et puis, on ne l'aurait pas laissé revenir à Poudlard, si elle était si méchante, si ? »

A la base, Sonia voulait le rassurer. Finalement, elle s'était mise à réfléchir à voix haute. Ça n'avait pas dû aider son camarade...

« S-Sinon, t'y es allé pourquoi ? Parce que je ne crois pas que tu sois en deuxième année... si ? »

Elle se promenait sur un chemin inconnu. Elle, faire la discussion ? C'était bien rare. Donc elle déblatérait toutes sortes de choses. Tout ce qui lui passait en tête, en réalité. La deuxième année se demandait pourquoi son camarade faisait une fixette sur l'exclusion. C'était assez étrange. Peut-être qu'il était proche d'elle ?

903 mots

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27 juil. 2025, 10:37
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Elle ne dira rien. Elle l'affirme et même qu'elle répète trois fois le mot « non » ; non, elle ne dira rien à personne. Ludwig se dégonfle comme un ballon, un très très long soupir courant sur ses lèvres et ses épaules s'affaissant exagérément. Il est très soulagé qu'il garde ça pour elle et il sent tout à coup son angoisse refluer, celle qui lui faisait mal au ventre et qui faisait tonner son cœur comme un ciel en colère. Il a vraiment eu peur, il aurait eu encore plus de mal à regarder vers la table des professeurs durant les repas s'il avait craint que cette fille le dénonce : déjà qu'il a peur de croiser le regard de la directrice et que cela l'encourage, allez savoir pourquoi, à jeter son dévolu sur lui et à le virer pour toutes sortes de raisons inconcevables. Par exemple la semaine dernière il a jeté dans le bac de linge sale ses chaussettes en boule et ça, c'est quelque chose qui est punissable à la maison. Alors pendant plusieurs jours il s'en est voulu et il a eu peur que les elfes de maison lui tombent dessus et racontent tout au directeur de sa maison qui, lui, aurait tout raconté à la directrice de l'école. Et ça, ça aurait été très problématique. Mais cette fille ne dira rien, alors il n'a pas à s'en faire, n'est-ce pas ?

Soulagé mais quand même désarçonné par toutes ses émotions, Ludwig s'appuie sur la table, le visage toujours aussi rouge. La jeune fille balbutie un peu, elle a l'air hésitante et gênée. Il se demande pourquoi, mais ne cherche pas à trouver une solution pour la rendre plus à l'aise ; maintenant qu'il est là il commence à se dire que parler à quelqu'un c'est quand même plus chouette que de réviser et il préfère seulement en profiter. Ludwig étire donc un sourire maladroit sur ses lèvres et se penche sans la quitter du regard pour récupérer son magnifique avion en papier qui s'est échoué sur le sol après avoir percuté la tête de la fille. Quand il se redresse, il lui lance un regard curieux, la tête légèrement penchée sur le côté.

« J'suis en troisième année, s'exclame-t-il en se demandant si l'année prochaine il devra affirmer la même chose ou s'il arrivera à passer en quatrième année — de toute façon s'il échoue, ses mères le tueront alors il doit absolument réussir. J'suis pas allé au salon de l'orientation, non, parce que... »

Le haut de ses oreilles rougissent davantage, si tant est que cela soit encore possible. Ludwig baisse les yeux sur ses baskets crasseuses en se mordant la lèvre. La semaine dernière, dimanche donc, il devait aller au salon mais il n'a fait qu'y passer une tête (pour une très
bonne raison) avant de s'enfuir rejoindre une bande de copains qui étaient motivés pour jouer à cache-cache dans le parc. Qui préférerait aller s'ennuyer à un salon de l'orientation alors qu'une fabuleuse partie de cache-cache a lieu au même moment ?! Alors c'est vrai que ses copains ont oublié Ludwig qui avait trouvé une cachette excellente pour la dernière partie et c'est vrai qu'il n'a jamais été trouvé et qu'il a dû rentrer seul au château, mais c'était quand même une journée excellente et très amusante.

« ...j'avais autre chose à faire, poursuit rapidement le garçon en balayant l'air de sa main, comme pour dire : des trucs de grands. Mais par contre j'ai passé la tête par la porte parce que je voulais voir... »

Si la grande Alienor Delphillia qui était une si impressionnante septième année, capitaine de son équipe de Quidditch, serait d'accord pour lui signer un autographe — il n'a absolument pas osé l'approcher, évidemment, et est reparti bredouille.

« ...pour un truc et je l'ai vue ! Aelle ! J'te jure, super flippante ! Elle faisait comme ça, regarde. »

Il se met à la mimer, sourcils foncés et air bougon, marchant le long de la table de la fille en carrant les épaules. Finalement, il s'arrête juste derrière la chaise vide face à la sienne et pose ses mains dessus sans lâcher son avion en papier.

« Alors j'sais pas, hésite-t-il finalement, les yeux fuyants, j'me suis dit que c'était l'exclusion qui la rendait comme ça, parce que franchement les élèves excluent en début d'année, là, eux non plus sont pas franchement... Euh... Ils donnent pas envie d'leur parler, quoi. »

Il se passe une main dans la nuque, un sourire tordu et maladroit aux lèvres. Ses yeux dévalent le visage de l'élève et l'observent sous toutes les coutures avant de remonter jusqu'à son regard.

« J'suis vachement soulagé qu'mon avion t'ait pas fait mal, tu sais. C'est un avion super sonique parce que j'ai soufflé sur la pointe, ça aurait pu te faire beaucoup plus mal que ça, » affirme-t-il en arrondissant les yeux pour rendre plus impressionnante sa phrase.

Ludwig ne sait pas très bien ce que signifie « super sonique », mais il s'est dit que ça ferait bien dans sa phrase et il est plutôt content du résultat. Peut-être que la fille le trouvera impressionnant et voudra bien qu'il reste avec elle. Il jette un regard vers ses affaires abandonnées sur sa table, là-bas. Il n'a pas envie de retrouver la solitude et l'angoisse de ses révisions. Il sent que les larmes ne sont vraiment pas loin et il n'a pas envie de pleurer comme un gros bébé au beau milieu de la salle d'études.

27 juil. 2025, 14:48
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Heureusement pour elle, le garçon semblait rassurer. Rassurer qu'elle ne le dénonce pas ? Rassurer qu'elle aille bien ? C'était difficile à dire. Peu importe, il allait mieux et cela la rassurait. Le sorcier s'abaissa pour récupérer son précieux avion. Sonia regardait l'objet avec curiosité. Il était assez beau. Elle n'en avait jamais fabriqué. Elle avait vu des enfants de son âgé, ses voisins de quartier, s'amuser avec, mais n'avait jamais eu l'audace de tenter. Peut-être qu'elle aimerait.

Le regard brun de son camarade la désarçonnait un peu. Celui-ci la fixait pendant de longues minutes, avant de retomber au sol, vers ses chaussures. Faisait-il ça lorsqu'il était gêné ? Non, il semblait se rappeler de quelque chose. Ce n'était pas ses affaires, elle ne devrait pas trop insister. Oh ? Il avait dit être en troisième année ? Ne devrait-il pas réviser pour ses examens ? Il devrait avoir plus de matières qu'elle à réviser, pas vrai ? Et elle était en train de le retenir. Réflexion faite, cela ne semblait pas le déranger tant que ça. Peut-être qu'il était là depuis des heures et qu'il voulait faire une pause ? Pourquoi pas !

Le troisième année répondit à chaque question de sa cadette avec une certaine retenue. Il semblait vouloir cacher quelque chose. Encore une fois, ce n'était pas les affaires de la brune, mais cela la rendait curieuse. A présent, elle voulait en savoir plus. Il semblait vraiment connaître cette Aelle. Etait-elle si terrifiante que ça ? La description qu'il en faisait la laissait sans voix. Malgré tout, elle rigola. La mine refermée qu'il affichait était, il fallait l'admettre, assez drôle. Si la sorcière en question était présente, cela ne lui aurait pas plu, c'était sûr.

« Elle était vraiment comme ça ? Elle l'est tout le temps ? Ça doit être dur, quand même, de garder ses sourcils froncés comme ça. Et puis, ça crée des rides et c'est pas bon... non ? »

Sonia essaya d'imiter son camarade, qui imitait cette grande sorcière qu'elle ne connaissait pas. Elle fronça les sourcils très fort, tellement que cela lui faisait mal au niveau du front. C'était pourquoi elle enchaîna sur sa remarque. Elle devait avoir mal au front, si elle gardait cette même mine renfermée, non ? A peine dix secondes, et la brune regrettait déjà son action, alors rester comme ça tous les jours...

Il avait raison. Bien qu'elle ne connaissait pas cette dénommée Aelle, en ayant ces informations, elle ne se sentait pas prête à lui parler. Elle s'imaginait son père, face à elle, mais au féminin. Avec des cheveux longs, au moins aussi longs que ceux de sa mère, et les sourcils encore plus froncés. Bien entendu, elle fit abstraction de la barbe de son géniteur. Et voilà, elle avait un portrait assez vague d'Aelle. Avec cette image en tête, Sonia se disait que si elle la croisait, elle ferait mieux de l'éviter, encore plus si elle s'avérait être vraiment méchante.

« Tu sais pourquoi on l'a exclu ? » demanda-t-elle, innocemment.

Ce n'était qu'une simple question, mais s'il la craignait, ce ne devait pas être pour rien. Finalement, la deuxième année était devenue curieuse à son propos. Ses pensées étaient totalement tournées vers Aelle et son interlocuteur, bien loin de ses potions. Certes, ce n'était pas bien, mais cela ne la dérangeait pas plus que cela. Elle trouvait son camarade plutôt gentil.

« Ooooh vraiment ? Super sonique comment ? J'ai eu de la chance, alors ! »

Oui, elle était assez fascinée. D'après ce qu'elle avait lu, quelque chose qui allait à une très grande vitesse pouvair faire de gros dégâts. Pour elle, c'était invraisemblable. Elle ne voyait pas le rapport entre la vitesse d'un objet et le choc qu'il entraînerait. Finalement, le garçon venait de donner raison à ce livre. Ça aurait pu être si dangereux ? Sonia venait prendre conscience qu'elle aurait pu gravement être blessée. Heureusement qu'elle n'avait rien de grave.

« Au fait, je m'appelle Sonia, et toi ? » demanda-t-elle, tendant sa main vers lui. « T'es doué en potions ? J'étais en train de réviser mon cours, mais je suis vraiment nulle... » expliqua-t-elle. Oui, depuis petite, alors que son père voulait l'initier à la matière, étant potionniste de métier, ils découvrirent qu'elle était vraiment, vraiment nulle. Rien ne pouvait expliquer une telle catasttophe. « T'as dit que tu étais en troisième année ? Donc tu as déjà choisis ta filière, pas vrai ? E-En fait, je galère à faire mon choix... J'suis en deuxième année et il ne me reste pas beaucoup de temps pour choisir. Au début, je voulais éviter les potions, mais je me suis rendue compte qu'il y en avait partout. Et après, j'ai découvert la filière totale. Elle a l'air pas mal, mais j'ai peur d'être nulle dans toutes les autres matières que je ne connais pas. Elles ont toutes l'air hyper stylées et intéressantes, mais... je sais pas. »

Sonia détourna son regard, gênée. Elle avait clairement trop parlé. Mais le stress avait repris le dessus. Elle ne savait plus quoi faire et le temps lui manquait. Elle espérait que son camarade puisse l'aider à faire son choix. Peut-être qu'il pourrait la conseiller sur les matières à fuir et celles à privilégier ?

882 mots

#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre !


28 juil. 2025, 13:52
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Un éclat de rire bruyant s'échappe de la bouche de Ludwig et résonne dans la salle d'études quand la fille se met à imiter sa propre imitation de la méchante Aelle. Il plaque aussitôt sa main sur sa bouche parce que les grands de tout à l'heure, ceux qui le regardaient comme s'il était un gamin qui faisait trop de bruit, se tournent vers eux pour le fusiller du regard. Ils sont impressionnants, avec des épaules très larges, de très longues jambes et des visages d'adulte. Ludwig rentre la tête dans les épaules, intimidé par la colère qui fait briller leur regard. Mais l'imitation de sa camarade était beaucoup trop drôle et c'est dur de résister à un fou-rire, alors malgré sa crainte ses épaules se soulèvent encore sous son hilarité retenue. Elle est vraiment très drôle, cette fille. Maintenant il a envie de se lancer dans un concours d'imitation : qui aura l'air le plus méchant ? le plus effrayant ? qui froncera le plus fort les sourcils ? Ludwig est presque sûr de gagner à ce jeu parce qu'il joue parfois au jeu des mimes avec ses mères et qu'il gagne toujours. Bien entendu, il ne sait pas qu'elles le font gagner à chaque fois parce qu'il n'a jamais l'air aussi heureux que quand elles le complimentent sur la réussite d'un jeu.

À son tour, Ludwig se met à froncer les sourcils très fort, en parfait miroir de celle qui a failli finir éborgnée par un avion en papier. C'est vrai que ça fait un peu mal au bout d'un moment, alors il se masse le front pour effacer les éventuelles rides qui pourraient s'y dessiner. Est-ce que les gens pas contents ils ont toujours mal au front, comme ça ? Est-ce que ça finit par leur faire mal à la tête ? Peut-être, mais Ludwig ne le saura jamais car il n'aura jamais le courage d'approcher quelqu'un comme cette Aelle. Trop effrayante, du genre qui peut te couper la tête d'un sortilège. D'ailleurs les rumeurs qu'il a entendues sur elle ne sont vraiment, mais alors vraiment pas gentilles et prouvent qu'il vaut mieux rester loin d'elle.

Il aurait bien voulu parler d'elle un peu plus longtemps et aussi avoir l'occasion de dire tout ce qu'il sait à son propos puisque la jeune deuxième année avait l'air curieuse, mais à croire que ça ne l'intéresse pas tant, parce qu'elle enchaîne aussitôt sur ses révisions. Ludwig écoute sérieusement, mais il sent son ventre se serrer : penser aux études, ça lui fait penser à ses révisions qu'il a abandonnées et ça le met mal à l'aise, ça recouvre son front de sueur, ça fait s'accélérer les battements de son cœur. Il se sentait mieux quand elle le complimentait sur son magnifique avion en papier. Mais elle tend sa main vers lui alors il ne peut pas faire autrement que la serrer. On serre toujours les mains des autres, même quand l'autre est assise et que lui est debout. Même si elle n'est qu'une enfant, que lui aussi, et qu'il n'a jamais serré la main de quelqu'un plus jeune que lui. Ça lui fait bizarre, mais il glisse quand même sa main contre la sienne et essaie d'avoir une poigne d'adulte. En fait, sa main est moite et glissante, mais il ne s'en rend pas compte.

« Moi j'm'appelle Ludwig, » commence-t-il quand elle arrête de parler. Puis il louche sur les parchemins et les livres ouverts devant elle. « T'sais que j'suis en filière totale, moi aussi ? C'est parce que j'savais pas quoi faire alors au moins avec la totale j'touche à tout. Enfin... C'est mes mères qui l'disent parce que moi si j'avais eu l'choix, bah j'aurais rien choisi, tu comprends ? J'peux m'asseoir, dit ? »

Il désigne la chaise juste devant lui d'un doigt hésitant.

« Les cours c'est vrai super nul et ennuyant..., marmonne-t-il en se frottant le nez, enchaînant sans même laisser le temps à Sonia de répondre à sa question. Les potions, tu dis, hein ? »

Il fait mine de se pencher sur ses livres alors que debout comme il est et à l'envers comme ça, il ne peut rien lire.

« Ouais j'suis plutôt bon, évidemment, pfouah, les potions, hyper simple, comme des recettes de cuisine ! »

La dernière fois qu'il a eu un cours de potion, il a mis le mauvais ingrédient dans le chaudron parce qu'il était distrait et ça a fait capoter tout ce qu'il avait fait depuis le début des cours. Non, Ludwig n'est pas bon en potions. D'ailleurs, il n'est bon dans aucune des matières dispensées par Poudlard. C'est un mauvais élève qui n'arrive pas à travailler, qui est facilement déconcentré, qui préfère jouer que réviser, qui s'ennuie quand il reste plus d'une heure sans bouger, qui déteste faire des exercices de magie parce que ça demande trop de concentration. Alors non, Ludwig n'est pas bon en potions. Mais Sonia le lui a demandé si directement... Elle a mis tellement d'espoir dans sa demande... Comment aurait-il pu lui dire la vérité ? Et passer à ses yeux pour un idiot qui ne sait vraiment rien faire ? Elle aurait fait quoi, hein ? Elle lui aurait dit : « Ah, dommage, bon je vais repartir à mes révisions alors... » et il aurait été obligé de repartir à sa table, à ses révisions, à ses larmes, à sa crainte d'être exclu. Et ça non. Non, ce n'est pas possible.

« Après dans la filière totale y'a que deux heures de potions par semaine, tu sais, poursuit-il en crispant les doigts sur le dossier de la chaise avant d'insister : j'peux m'asseoir, dis ? Deux heures par semaine, c'est pas énorme. Bon bien sûr quand on passe deux heures là-bas ça parait l'éternité, j'veux dire c'est tellement trop long et puis y'a toujours des odeurs bizarres là-bas, tu trouves pas ? Tu préfères pas faire un avion un papier plutôt que de réviser ? s'exclame-t-il alors tout à coup en lui fourrant sous le nez son magnifique avion super sonique . J'veux dire, ce serait beaucoup mieux non ? Et après on ferait une course d'avion ! »

Sa voix excitée part dans les aiguë et s'élève à un niveau sonore bien trop élevé, mais il n'y fait pas attention. Son sourire dévoile toutes ses dents et il se retient à grande peine de sautiller. S'il se retient, c'est parce qu'il est plus âgé d'une année que Sonia et il a envie qu'elle le prenne pour un grand et qu'elle soit impressionnée par lui. Alors il se contient, mais c'est difficile. Et puis il est impatient de s'asseoir. Elle va accepter, hein ? C'est sûr, oui ! S'il faut faire semblant de l'aider en potions pour ça, alors Ludwig est prêt à le faire.

30 juil. 2025, 13:33
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Sonia eut un léger sursaut, en entendant le rire franc de son aîné. Elle ne s'y attendait pas du tout. Finalement, son rire semblait contagieux, la brune plaça sa main devant sa bouche, se retenant d'exploser de rire à son tour. Sa joie était communicative. En plus d'être impressionnant, le dénommé Ludwig était très gentil et drôle.

« Oh ? »

Le troisième année semblait l'imiter ? En effet, il fronça fort les sourcils, comme elle auparavant. Il voulait jouer ? Sonia refusait de perdre ! Bien qu'elle avait un peu mal au front, elle fronça encore plus fort qu'avant les sourcils. C'était un drôle de jeu, mais il lui plaisait. C'était marrant. La jeune sorcière maintint sa position, le plus longtemps qu'elle le put — une trentaine de secondes, tout au plus — avant de se masser le front, à son tour. Sa main droite sur le sommet de sa tête et l'autre sur sa bouche, elle cherchait à ne pas s'attirer les foudres de ses élèves qui lançaient des regards noirs. Ils avaient l'air encore plus méchant que cette Aelle.

Après leur petite bataille, l'heure était venue aux présentations. La jeune sorcière serra la main de son aîné et lui sourit.

« Non sérieux ?! C'est comment ? Les cours te plaisent ? Quel cours tu n'aimes pas ? C'est comment la divination ? Et aussi, en cours de Soins aux Créatures Magiques, tu as vu beaucoup de créatures ? Ça me fait un peu peur, alors j'aimerais éviter d'en voir beaucoup... Et ça ne fait pas beaucoup de matières ? Tu arrives à t'en sortir dans toutes ? »

Sonia assomma de questions le garçon. Lorsqu'elle eut finit, elle s'arrêta. Ses joues virèrent au rouge cramoisi, lorsqu'elle s'en rendit compte. Elle s'excusa d'une toute petite voix. Ludwig avait dit avoir choisit cette filière parce qu'il y avait toutes les matières. Elle l'avait gardé dans son top des filières intéressantes, justement parce qu'il y avait toutes les matières. Bien que le travail ne lui faisait pas peur, elle craignait de ne pas réussir dans toutes ces nouvelles matières qu'elle découvrirait l'an prochain.

L'anglaise allait accepter la requête du sorcier, mais n'en fit rien, le laissant parler. Allait-il être son sauveur ? Allait-il l'aider à progresser en potions ? Et s'il était aussi doué qu'Estelle ? Mais ce serait super ! Il pourrait lui prêter ses cours et Sonia pourrait lui poser tout un tas de questions sur les parties de cours qu'elle ne comprenait pas — surtout en potions. Des paillettes et des étoiles dans les yeux de la rouge et or se dessinèrent. Comme s'il avait lu dans ses pensées, Ludwig lui fit part de ses facilités en potions.

« C'est vrai ?! Tu pourrais m'aider, dis ? Steuplait ! Je suis vraiment trop nulle, un désespoir total... Le pire, c'est que mon père travaille dans les potions, mais je n'arrive pas à réussir quoi que ce soit dans cette matière... »

C'était la première fois que Sonia le disait à quelqu'un qu'elle venait à peine de rencontrer. Seulement Estelle connaissait le travail de son père — en tout cas de sa bouche, peut-être que les autres sorciers avaient entendus le nom Ross dans ce domaine. La deuxième année espérait sincèrement qu'il accepterait de l'aider. Elle avait besoin de toute l'aide disponible si elle voulait rattraper sa moyenne de potions qui faisait tâche sur son bulletin.

« Oh oui ! Assis-toi ! » lui sourit-elle.

Bien que ses affaires étaient assez bien rangées sur sa table, la jeune fille ramena ses livres vers elle, laissant toute la place possible à son aîné. Certes, deux heures n'étaient pas énorme, en comparaison au reste, mais tout de même. Cela l'inquiétait pas mal. Bien qu'il avait dit exceller en potions, il semblerait que le garçon n'aime pas trop cette matière. Dans son cas, Sonia l'apprécierait davantage, si elle n'avait pas cette pression étouffante sur les épaules. En effet, son père n'était pas content. Savoir que sa fille était nulle en potions alors qu'il en avait fait son métier, cela l'avait détruit. Ethan, le grand-frère de Sonia, réussissait parfaitement dans cette matière, il ne comprenait pas comment elle faisait pour mettre son atelier à sac, dès qu'elle y mettait les pieds.

« Oh, j'sais pas... Les examens arrivent et... Je dois vraiment réviser mes potions... » répondit-elle, hésitante.

Bien entendu que c'était tentant de passer du temps à s'amuser avec lui ! Il était très gentil, drôle et impressionnant. Mais le côté studieux de l'anglaise refit surface. Elle devait travailler. Bien qu'elle avait révisé toutes ses autres matières, il lui restait les potions. Elle ne pouvait pas faire une impasse. Et s'il l'aidait ? Oui ! Il pourrait l'aider avec ses cours et après cela ils iraient s'amuser dans les couloirs ou dans la cour ! Même si elle ne savait pas faire d'avions en papier — encore moins super sonique — elle serait heureuse de se détendre aux côtés de Ludwig.

« E-Et si... Et si tu m'aidais à revoir mon cours ? Promis, après on ira faire des avions ! Tu pourrais m'apprendre à en faire un, aussi. Je n'en ai jamais fait. »

Oui. Ainsi, ils seraient tous deux contents. Ludwig aurait fait sa bonne action du jour en aidant une pauvre âme en détresse, Sonia soulagerait sa conscience et pourrait s'amuser librement. C'était le plan parfait, non ?

901 mots
Mention : @Estelle Rubble

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1 août 2025, 17:56
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
À peine déconcerté par l'avalanche de questions qui lui tombent dessus et dont il n'a pas retenu la moitié, Ludwig se met à tirer la chaise au moment précis où Sonia accepte qu'il s'assied. Le fait qu'elle ait accepté efface tout le reste et mélange tout dans sa tête : les nombreuses questions, son espoir qu'il lui apporte de l'aide dans une matière dans laquelle il ne comprend rien, ce qui le rend vraiment très heureux parce qu'elle a besoin de son aide à lui, absolument tout se mélange. Alors il tire sur la chaise et fait racler les pieds sur la pierre. Cela fait un bruit terrible, très aigu, qui le fait grimacer. Il s'immobilise aussitôt et jette un regard anxieux en direction des très-grands. Et à raison d'ailleurs : il croise le regard noir d'une fille très impressionnante qui a une longue tresse qui descend dans le dos. Ses mâchoires sont tellement crispées que ça donne une forme bizarre à son visage. Ludwig se recroqueville par-dessus la chaise en baissant les yeux sur Sonia qui elle, heureusement, ne peut pas voir la réaction de la fille puisqu'elle est de dos. Il est content pour elle, mais moins pour lui.

Il allait tirer la chaise pour pouvoir s'asseoir et se cacher derrière Sonia, mais voilà que celle-ci refuse sa proposition de fabriquer des avions en papier plutôt que de réviser. Le visage de Ludwig dégringole, son rougissement s'envole. Ses lèvres se retroussent même vers le bas et ses épaules s'affaissent. Alors comme ça, elle ne veut pas... Il baisse les yeux sur ses affaires étalées devant elle. Elle préférerait qu'il l'aide en potions... Parce qu'il a dit qu'il était bon en potions alors que c'est très faux. Que faire ? S'éloigner avec une fausse excuse pour aller fabriquer ses avions en papier tout seul ? Ou rester, faire ce qu'elle demande, être gentil pour qu'elle accepte ensuite de jouer avec lui ? Ludwig n'a même pas l'ombre d'une hésitation. Les études, il n'aime peut-être pas ça, mais les gens il ne peut pas s'en passer. S'il doit faire semblant d'étudier pour qu'ensuite Sonia s'amuse avec lui, il le fera !

Ni une ni deux, il retrouve son sourire, comme si jamais ses épaules s'étaient affaissées. La tristesse ou la déception n'a pas la moindre prise sur Ludwig. Elles se contentent de passer dans son esprit, de lui faire coucou puis de s'en aller tout aussi vite. Ludwig n'est pas et ne sera jamais un garçon sujet à la mauvaise humeur ou aux mauvaises pensées, il est bien trop positif pour cela. Et il a une capacité de déni bien trop forte également. C'est pour cela qu'il se redresse avec un grand sourire et qu'il lâche le dossier de la chaise sur laquelle ses doigts étaient encore crispés.

« Je t'apprendrai à faire le plus bel avion du monde ! » s'exclame-t-il avant de baisser soudainement le ton — les très-grands et leurs méchants regards l'impressionnent beaucoup. Il répète à mi-voix, en se penchant vers elle : « J'vais t'apprendre à faire le plus bel avion du monde. Tu m'attends, je vais chercher mes affaires ? Elles sont juste là ! »

Sur ces mots, sans attendre qu'elle réponde à cette question qui n'en était pas réellement une, Ludwig repart en trottinant vers sa table, tout content. Il est heureux comme les jours de spaghettis bolognaise ! Même s'il va devoir faire semblant de travailler. Au moins ne le fera-t-il pas tout seul. Il ne sent plus la moindre trace des larmes qui ont coulé tout à l'heure, plus la moindre !

Le Serpentard attrape à bout de bras ses affaires, comme ça, en les rassemblant toutes dans ses bras. Les parchemins se froissent, les cahiers se referment, les pages se tordent, les livres se referment n'importe comment et les plumes lui tombent dessus et salissent certainement son pull préféré, mais il n'y pense pas. Encombré par toutes ses affaires, des parchemins et des livres jusqu'au menton, il revient vers la table de Sonia. Sur le chemin, il fait tomber une plume, puis un parchemin, puis un livre qui atterrit avec un « poc ! » bruyant sur le sol. Il jette un regard en arrière, les joues rouges, une grimace d'excuse silencieuse sur les lèvres pour les très-grands. Très-grands qui, Merlin merci, ne le calculent plus — ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle.

De retour près de la table de Sonia, Ludwig laisse tomber tout son bazar avec un grand sourire. La moitié de ses affaires tombent sur celles de Sonia, mais il n'y fait pas attention.

« Trop dur de tout récupérer d'un coup ! s'amuse-t-il en étouffant un ricanement derrière sa main. Attends, j'vais chercher le reste, j'ai semé sur mon chemin ! »

Si Ludwig avait la moindre idée de ce que penserait Aelle Bristyle en le regardant faire sans ne serait-ce que penser à utiliser la magie qui coule dans ses veines, il se liquéfierait sur place. Mais voilà, Aelle Bristyle n'est pas là, aussi Ludwig peut-il repartir sur ses pas en toute quiétude. Il ramasse ses affaires une à une et reviens une nouvelle fois les bras chargés, quoi que beaucoup moins cette fois-ci.

« Fiou ! fait-il en se laissant tomber sur la chaise — dont les pieds raclent encore bruyamment sur la pierre. Ça fait sortir trop d'affaires, réviser, c'est vraiment n'importe quoi, hein ? Oh, pardon, y'a tout qu'est tombé de ton côté ! rit-il avant de se pencher sur la table pour tirer à lui livres, parchemins et plumes qui ont roulé jusqu'à Sonia. Et voilà, tout de mon côté ! »

Oui, si l'on oublie son pot d'encre mal refermé et cette plume sale qui trône encore en plein milieu des affaires de Sonia, évidemment.

Tout content d'être installé en face d'elle, Ludwig s'assied plus confortablement et rapproche la chaise très près de la table pour pouvoir s'y accouder sans difficulté. Puis il lève les yeux sur Sonia. Il n'a pas cessé de sourire depuis qu'elle a accepté qu'il prenne place à sa table.

« J'ai carrément oublié toutes les questions que t'as posé tout à l'heure, désolé..., marmonne-t-il en se frottant la nuque d'un air gêné. On se concentre sur les potions ? Moi si j'avais un papa qui travaillait dans les potions, j'aimerais l'impressionner. C'est pour ça que tu révises cette matière ? demande-t-il naïvement, avant d’enchaîner : mais de toute façon, moi, j'ai pas de père, alors j'ai pas besoin de l'impressionner ! »

Et il est très fier de l'affirmer, car il est très fier de ses deux mamans.

Il se passe beaucoup de choses, désolée ! Tu peux considérer que Ludwig ne laisse tout simplement pas le temps à Sonia de réagir, c'est un peu comme une tornade qui va à droite et à gauche !

1 août 2025, 20:40
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Sonia avait accepté que son camarade prenne place à ses côtés, sur la chaise face à elle. Lorsqu'elle rejeta sa proposition, Ludwig semblait plus que peiné. De quoi mettre mal à l'aise la jeune sorcière. Ce n'était nullement son intention, au contraire. S'ils avaient été dans une autre période que celle des révisions — pourquoi pas en mars ou en avril — elle l'aurait suivi, toute guillerette, prête à apprendre comment faire des avions en papier.

Soudain, en à peine quelques secondes de flottement, le large sourire qu'affichait le jeune sorcier revint. Il semblerait que sa proposition ait su le convaincre. Soulagée, elle lui offrit son plus beau sourire. Le troisième année lui demanda s'il pouvait récupéré ses affaires. Elle eut à peine le temps d'hocher de la tête qu'il était parti. La rouge et or le suivait du regard. Il n'était pas très loin d'elle, en fin de compte. Néanmoins, il débarquait avec une montagne de livres et de parchemins — et ce n'était pas fini. Il aurait pu faire plusieurs voyages, mais non. Il décida de réduire ses possibilités à deux. Moins compliqué, sûrement.

« Ce n'est pas faux. On en apprend des choses en une année ! Et puis avec tous les cours de la filière totale, ça en fait encore plus ! »

Elle le vit faire demi-tour pour récupérer le reste de ses affaires. Elle ne savait pas s'il l'avait entendue — ce n'était pas important — ceci étant, il revint les bras chargés, birn qu'un peu moins que lors du premier voyage. Ludwig récupéra les quelques livres qui s'étaient étalés du côté de Sonia. Voir tous ces parchemins se pliés et se froissés la gênait un peu. Il devait ne pas l'avoir fait exprès, c'était ce qu'elle disait. Elle l'aida en refermant le pot d'encre qui était resté à ses côtés et en y posant cette pauvre plume toute fatiguée dessus.

« Pas de soucis, j'en ai posé beaucoup, beaucoup... » répondit-elle aussi gênée que lui. « Je me demandais, c'était comment les cours de divination ? Et aussi, c'est quoi le plus dur entre les études de runes, l'étude des moldus, la divination et les cours de soins aux créatures magiques ? »

Ses autres questions étaient moins importantes, si elle avait une réponse à ces deux questions, alors c'était bon. Les potions ! Super, il était prêt à l'aider ! Sonia se rapprocha de la table, soulevant sa chaise — évitant de la faire grincer comme Ludwig — et se pencha.

« Oui, je veux qu'il soit fier de moi, mais c'est pas facile... » avoua-t-elle. « Tu n'as pas de papa ? » demanda-t-elle naïvement.

Comment c'était de ne pas avoir de papa ? Serait-elle plus heureuse si son père n'était pas là ? Bien qu'il n'était pas souvent à la maison, lorsqu'il l'était, il évitait sa fille un maximum. Depuis cet incident dans son atelier, Julian ne voulait plus la voir proche de sa pièce. L'idée que sa fille ne soit pas douée en potions — contrairement à lui — lui faisait très mal. Sonia le savait bien, c'était pourquoi elle travaillait d'arrache-pieds pour lui montrer de quoi elle étair capable. C'était son rêve : revenir à la maison avec un excellent buelletin. Sur le parchemin on verrait magnifique O, la félicitant de ses efforts en potions. Une belle remarque de son professeur, faisant l'éloge de ses qualités.

« On commence par quoi ? » demanda-t-elle, lui tendant son manuel.

Elle fit glisser jusqu'à lui son manuel de potions de deuxième année. Peut-être qu'il avait un chapitre préféré et qu'il voudrait commencer par ça ? Sonia se sentait un peu honteuse et bête de l'avoir rendu triste en refusant de jouer avec lui — bien que cela n'ait duré que quelques secondes — elle voulait se racheter à tout prix ! Si cela pouvait passer par un chapitre qui le mettait à l'aise, alors ce serait super. La deuxième année était remontée à bloc, prête à tout donner. Plus rien ne pouvait l'arrêter. Rien ne pouvait pas entâcher sa motivation et se détermination. C'était la dernière ligne droite.

« A nous les potions ! »

695 mots

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7 août 2025, 12:22
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Elle pousse son livre de potions vers lui et, bien malgré lui, Ludwig baisse les yeux les pages ouvertes, le ventre noué. Alors elle veut sérieusement réviser, hein ? Il ne peut rien faire pour l'en empêcher. Il triture la plume qu'elle a gentiment poussé de son côté de la table un instant plus tôt, après avoir tout aussi gentiment refermé le pot d'encre qu'il avait oublié au milieu de ses affaires. Elle est vraiment agréable, cette fille qui est drôle, et en plus elle ne l'a même pas engueulé pour avoir clairement dépassé son côté de la table. Alors c'est vrai qu'il pourrait faire un effort, surtout que c'est la condition pour aller jouer ensuite ; ils pourront faire une course d'avion en papier, peut-être les jeter de l'une des fenêtres du premier étage et essayer de viser les élèves qui passent en-dessous dans le parc ? Ses mères diraient que ce n'est pas très gentil d'embêter les gens comme ça, mais si c'est pour rire ce n'est pas vraiment embêter, non ? Et puis si Sonia est partante, ce serait méchant de sa part de refuser !

Malgré tout, Ludwig n'a pas envie de se pencher tout de suite sur le manuel de potion et Sonia lui a donné une excuse parfaite pour ne pas avoir à le faire dès à présent : elle lui a posé plein de questions ! Alors Ludwig accepte de récupérer le grimoire et le place devant lui, mais à peine y a-t-il jeté un coup d'œil qu'il se redresse pour accorder son attention à Sonia. D'abord, le plus important, songe-t-il en se remémorant tout ce qu'elle lui a dit : son papa inexistant. C'est un fait connu : Ludwig adore parler de ses mères et il ne va pas s'en priver !

« J'ai pas de papa, non ! s'exclame-t-il en souriant largement, parce que lui il est très heureux sans papa et qu'il n'a certainement pas besoin d'un homme dans sa famille, ça non. Parce que j'ai deux mamans, tu vois ? Elles m'ont eu ensemble, j'ai jamais eu de père et d'ailleurs j'en veux pas. »

Il l'affirme avec une moue un peu dégoûtée, parce qu'il déteste l'idée qu'une autre personne s'immisce dans sa famille de trois parfaite. En réalité, ils sont plus que trois parce qu'il a tout un tas de cousins et de cousines, deux tantes et deux oncles, des grands-parents aussi, mais le cœur de sa famille, ce sont ses mamans et lui est le cœur de la leur, c'est tout, c'est comme ça.

« Peut-être que ton père il sera fier si tu as une bonne note à ton examen, réfléchit Ludwig en baissant les yeux sur le manuel. Mais, moi, mes mères elles me disent qu'elles sont fières de moi même quand j'ai pas de bonnes notes. Même si elles préféreraient que j'en ai de meilleures, ajoute-t-il en grimaçant, avant d'enchaîner sans aucune interruption : tu veux savoir comment se passent les cours de divi', hein ? »

Elle lui a posé aussi d'autres questions, mais il a honte d'avouer qu'encore une fois il a perdu le fil parce qu'il pense à trop de choses en même temps. Elle voulait savoir ce qui était le plus dur entre... L'histoire et la divination, c'est ça ? Ou l'études des moldus ? Bah ! elle a cité trop de matières ! Et il ne veut pas dire qu'il ne se souvient pas exactement de la question parce qu'il n'a pas envie d'avouer deux fois de suite qu'il a perdu le rythme, sinon elle risque de le prendre pour le dernier des idiots, et il n'en a pas envie car elle ne voudra pas aller jouer avec lui après. Il se contente donc de répondre à la question dont il se souvient et espère qu'elle ne se rappellera pas du reste.

« La divination, c'est un peu chelou, affirme-t-il en jouant avec le coin des pages du livre qui ne lui appartient pas. On apprend plein d'techniques différentes mais pour la moitié d'entre elles on pourra jamais s'en servir pa'ce qu'on a pas le "don". »

Il mime les crochets en pliant les doigts et il roule les yeux dans ses orbites.

« Après parfois c'est marrant parce qu'on doit prendre la main de notre voisin de table et regarder les lignes sur sa paume ! explique-t-il en écartant les doigts et en collant sa main sous le nez de Sonia. La dernière fois avec un copain... » qui n'était en fait que son voisin de table « ...on a rigolé toute l'heure en inventant des trucs pour expliquer pourquoi sa ligne de vie était plus grande que la mienne ! »

C'était vraiment marrant et rien que pour ça, peut-être que Sonia mérite qu'il soit un peu moins dur à propos de cette matière.

« En fait c'est pas si mal, hésite-t-il en haussant les épaules. Parfois c'est hyper trop long et agaçant, mais d'autres fois on peut s'amuser, tu vois ? »

Et il espère qu'elle voit parce qu'il n'a pas du tout envie de se lancer dans l'explication de ce qu'est cette matière exactement. Comme il a révisé dernièrement, il pourrait bien lui citer quelques techniques de divination inductive et même utiliser des mots un peu savant pour le faire, mais ce serait drôlement ennuyant de perdre son temps pour ça.

Ludwig a la capacité de concentration d'une petite cuillère, je crois que Sonia va devoir choisir entre poser des questions ou se faire "aider" en potions ahah !

25 août 2025, 17:25
 PNJ  La délicatesse du crash contrôlé  PV 
Sonia poussa son livre vers son aîné, prête à se lancer. Il était vraiment gentil et doué en potions, que demander de plus ? Ludwig se pencha sur le livre, pendant de courtes secondes, ce qu'elle ne remarqua pas, puisqu'il prit aussitôt la parole pour satisfaire sa curiosité. Le troisième année était en train de noyer le poisson, mais la jeune sorcière ne s'en rendait pas du tout. Au contraire, elle posa ses mains sur la table et se redressa, tout ouïe. Elle voulait en savoir plus.

Il ne voulait pas de papa ? En voulait-elle un ? Aurait-elle préféré avoir deux mamans, plutôt qu'un papa et une maman ? Elle ne le savait pas. Le garçon affirmait qu'il ne voulait pas d'une figure paternelle dans sa vie et que ses mamans lui suffisaient amplement. L'anglaise ne pouvait s'empêcher de s'interroger. Lorsqu'elle le faisait, son regard se posait sur quelque chose et ne bougeait plus d'un centimètre. Le problème étant qu'elle ne l'avait pas remarqué, mais elle avait fixé pendant de longues minutes son camarade ; jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.

« C'est ce que je pense, mais... c'est trop dur les potions ! J'y arrive pas et j'comprends pas pourquoi ! Lui, il est trop doué, c'est son métier... Même mon frère est doué... Mais j'veux pas le déranger, il révise pour ses ASPICs... »

Elle était vraiment au bout du rouleau. Elle voulait, certes, se rapprocher de son frère pour lui faire vivre sa meilleure année à Poudlard, avant qu'il ne change d'établissement, sauf qu'il était occupé à réviser. Normal. La brunette avait besoin d'aide, il fallait l'admettre, sauf qu'elle ne pouvait pas le déranger, puisqu'il travaillait dur pour ses examens de fin d'année. Encore logique.

« En tout cas, elles ont l'air très gentilles, tes mamans ! Tu as de la chance de les avoir ! » ajouta-t-elle.

Heureusement que sa mère, ou son oncle maternel, par exemple étaient très gentils. La deuxième année avait remarqué que sa famille paternelle était très... dure ? sévère ? Peu importe, lors des rares occasions pendant lesquelles elle était tombée sur ses grands-parents paternels, Sonia avait trouvé l'atmosphère différente. Parfois, on lui demandait, à elle et son frère, de quitter la pièce pour que les adultes puissent discuter... Le frère et la sœur les entendaient, souvent, hausser le ton très fort. La seconde d'après, lorsqu'on leur autorisait à revenir, ils étaient calmes.

Chez sa famille maternelle, c'était bien différent. Sa grand-mère Grace était très douce, elle aimait discuter avec Elena et Kieran, ses enfants. Bien qu'elle était assez âgée, il lui arrivait de jouer avec Sonia et Ethan lorsqu'ils étaient tous petits. Elle tricotait et faisait des gâteaux. Les journées chez Gran'ma étaient toujours amusantes. Elles l'étaient encore plus, lorsque leur oncle Kieran était présent. Le botaniste aimait s'amuser, il proposait toutes sortes de jeux à ses neveux, et se promenaient un peu partout. C'était génial.

Ludwig commença une explication sur les cours de divination. Ce n'était pas sa question, mais cela restait tout aussi important de savoir comment se passait un cours. Attentive, elle imprima tout ce que le garçon lui apprit. Etrange et amusant ? Peut-être qu'elle aimerait cette matière ? Et puis, c'était quoi cette histoire de « don » ? Elle fronça les sourcils, signe d'incompréhension.

« C'est quoi ce "don" ? »

A son tour, elle mima le signe des guillemets. Puis, curieuse, elle regarda sa propre main. C'était quoi la ligne de vie ? Et à quoi servaient toutes ces autres lignes tracées sur sa paume ? Si le sorcier ne voulait pas travaillé, il avait réussit à faire oublier à la petite son besoin de réviser ; pour l'espace de quelques minutes.

« Et c'est comment les cours de runes ? L'année dernière, Miss McNeil avait organisé un cours d'initiation, ça avait l'air trop stylé ! Mais concrètement, t'as vu quoi ? »

L'an dernier, elle s'était rendue, accompagnée de ses amies, à ce fameux cours. Elle avait pu fouiller dans le sable pour découvrir différents objets et elle avait découvert différents noms de personnages très importants. Si elle devait être honnête, elle ne se souvenait plus vraiment de ce qu'elle avait vu. Une chose était sûre : elle en gardait un bon souvenir. Sonia s'était bien amusée ce jour-là, ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait jouer avec du sable et des objets étranges. Ferait-elle la même chose l'an prochain ?

741 mots
Je suis désolée pour le délai :wry:
C'est bon, elle se fixe sur 2 questions à la fois :lol:

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