Nouvelle vie impromptue

Diarmuid s'était attendu à prendre une remarque de la part des parents de la jeune fille. Moldus ou non, présence d'Elina ou non, il les imaginaient tout à fait le rabrouer pour avoir donné de l'attention bienveillante à Elisabeth qui semblait vouloir disparaître. Mais aucun des deux ne dit rien. L'irlandais resta donc concentrée sur celle qui était une jeune patiente à laquelle il s'était malgré lui attachée, rendant certains de ses comportements d'autant plus difficiles à vivre pour lui, quoique ça allait mieux avec les semaines qui allaient. "Vous êtes sûre?" S'enquit-il en voyant son non de la tête. "Vous me dites au besoin, je serais à côté de vous." Ajouta-t-il, toujours à voix basse et accroupi à ses côtés. Puis il se leva, prenant appui d'une main sur la table et de l'autre sur le dossier de la Poufsouffle et la contourna, passant brièvement sa main sur son épaule pour la presser et essayer de lui apporter un peu de mieux être.

Le contact fut bref, il s'éloignait déjà de plusieurs pas pour récupérer son sac avant de revenir et s'installer entre Elina et Elisabeth. Les parents de cette dernière étaient en face d'eux et puis pour terminer le cercle, il y avait Redose et son frère Elizabeth. Le châtain prit une posture assez droite, héritée de son éducation, passant son regard vers la personne qui parlait. La directrice d'abord donc, puis le tuteur du Gryffondor qui mentionnait l'intérêt de faire un état des lieux le plus neutre possible. L'irlandais eut un signe de menton vers le bas qui marquait son accord avec lui, inconscient que ce geste accentuait la ressemblance physique avec son paternel. Quoique personne ne pourrait le noter, sauf peut-être Elina, si elle s'était intéressé au Patriarche, ce qui restait à prouver. D'ailleurs en parlant d'elle, il bifurqua vers la plus jeune des adultes. Allait-elle se charger du rappel ou bien lui demandait-elle de le faire? C'était une question médicale mais il y avait l'adolescente qui voulait être partout sauf ici, et l'adolescent qui, maintenant qu'il l'observait un peu, semblait ne pas comprendre grand chose à la situation.

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Mister O'Belt ne s'imaginait sûrement pas à quel point ses paroles rassurantes, son soutien renouvelé, et ce léger contact qu'il posa sur l'épaule de la jeune fille avait un impact sur son état. Légèrement confortée par sa présence, elle ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'il prenne enfin place là où aurait dû se placer ses parents. Parmi toutes les personnes susceptibles d'être de son côté aujourd'hui, il semblait être son seul véritable point d'ancrage ici. Malgré ce soutien assuré, en entendant la voix de la directrice marquant le début de l'entrevue, Éli n'eut qu'une envie, fermer les yeux, et poser ses mains à plat contre ses oreilles pour ne plus rien entendre ce qui suivrait. Sa gorge se noua en une seconde, et son corps perdit de nouveau quelques centimètres de hauteur. Recroquevillée plus encore, la jeune fille se força malgré tout à garder la tête droite, évitant soigneusement de croiser le regard de ses parents. C'était maintenant. Il n'était plus question de fuir cette fois.

Les lettres furent évoquées, mais rien dans cette entrée en matière de Miss Montmort ne posa vraiment les faits clairement. Est-ce que tous avaient décidé d'un commun accord que certains mots critiques devaient être absents de leur conversation ? Apprendre la nouvelle sur papier était déjà quelque chose d'assez difficile à lire, mais entendre la vérité de pleine face rendait les choses bien plus concrètes pour tout le monde. Redose lui, semblait loin de s'imaginer ce qui allait tomber dans quelques secondes sur ses épaules, et pourtant, à la question de Miss Montmort, le griffon ne tenta aucun mot, aucune révolte d'incompréhension, pas même un regard accusateur. Pour ne rien arranger, ce que son frère était en train de répondre ne pouvait pas l'aider à saisir la situation. En l'écoutant parler, Éli avait la désagréable impression que comme elle, personne n'oserait rompre le malaise évident qui les liés tous ici, jusqu'à ce qu'Elizabeth Omniak termine sa phrase...

Un rappel de la situation...Ok...ça ne changera plus rien de toute façon...Il faut qu'il sache....respire....respire....ça va aller...Non clairement ç'n'va pas aller....
Éli, tremblante, le cœur battant jusque dans ses tempes, finit par baisser encore un peu plus les épaules, trop submergée par l'enjeu du moment. Alors que tous semblaient vouloir de cette échange posé et constructif, et qu'Eli se préparait à entendre la voix de Mister O'Belt énoncer les faits d'une façon bienveillante mais très médicale, posant sur la table, tel un dossier sensible, son plus intime secret, c'est la voix tendue et agressive de son père qui s'imposa en force.

Il n'en fallait pas plus à Mister Willis. Ces visages neutres, cette demande de retour sur courrier, et cette réponse...Cette réponse si lisse qui semblait avoir été rédigée en avance par Mister Omniak...c'était trop. Est-ce qu'il était le seul avec sa femme à trouver la situation révoltante ? Il laissa le discourt politiquement correct de cet homme se finir, le sang bouillonnant en lui, puis sans laisser aux autres le temps d'y réagir, il prit ensuite la parole sur un ton bien plus abrupt et sec que son prédécesseur, interrogeant Mister Omniak du regard.

- Un rappel de la situation et de ses enjeux ?! Excusez-moi Monsieur, on ne se connaît pas mais je vous trouve bien conciliant. Trop révolté pour tenter de convaincre cet homme qui semblait si peu concerner par le vrai problème, James se tourna vers la directrice. Son regard changea en une micro seconde, et toute la haine qu'il avait accumulé depuis des années sur ce monde auquel il n'appartenait qu'à moitié, sur sa famille, sur cette école, tout venait se mélanger à sa revendication du jour. Une grosse veine palpitait dans un rythme rapide et régulier sur le côté de sa tempe. Fustigeant de l'intérieur, il mettait malgré tout une énergie considérable pour ne pas exploser ridiculement devant cet auditoire.

- C'est donc comme ça que vous gérez votre école ?! Et personne ne trouve rien à redire donc ! J'ai toujours eu des réserves sur cet... établissement, mais quand je vois ce qu'il s'y passe sous vos yeux, je regrette d'avoir laissé Élisabeth décider d'intégrer votre pensionnat. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est en grande partie de votre faute, contrairement à ce que Monsieur à l'air d'ignorer ! Vos manquements en termes de discipline sont dangereux, et nous aurions dû réagir bien avant déjà, mais il est hors de question que votre incompétence entache la réputation de ma famille ! Vous êtes des sorciers après tout, alors non, je n'ai aucun point à éclaircir, juste une question simple : Qu'est-ce que vous comptez faire pour résoudre rapidement ce problème ? Que nous puissions tous reprendre le cours de nos vies.

Elle n'avait jamais était aussi gênée de toute sa vie.
Éli sur son siège semblait fondre de honte à mesure que son père accablé la directrice, remettant tout en question, de son autorité à la réputation de l'école. Elle connaissait exactement sa part de responsabilité dans toute cette histoire, elle savait à quel point l'équipe éducative avait tenté de l'aider à retrouver le bon chemin à de multiples, très multiples occasions. La colère et les révoltes qui n'avaient fait que monter crescendo en elle ces dernières années, étaient en grande partie construites sur les mensonges de ses parents, et sur leur incompétence à eux ! Les paroles de son père étaient très injustes. Tirant sur ses manches, la jeune fille tripotée nerveusement le tissu de l'intérieur sans oser regarder la scène. Si elle n'avait pas été autant en faute dans cette histoire, si elle ne se sentait pas au milieu d'une guerre sans issue, la jeune fille aurait sûrement tenté de se révolter contre l'avis tranché qu'avait son père. Mais cette fois, elle n'avait aucun droit de réponse.

Son cœur s'emballait, ses tempes et son cou commençaient à lui faire mal, il fallait qu'elle contrôle sa respiration. Il fallait... Alors dans un geste d'abandon elle ferma les yeux pour laisser passer l'orage qu'elle ne pouvait contrôler.

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Même si elle tourna son attention sur son grand frère lorsque ce dernier pris la parole, la directrice gardait un œil sur les réactions de Redose dont elle voyait les couleurs s’agiter de manière chaotique retranscrivant l'anarchie de ses émotions. Heureusement, il garda le silence, même s’il semblait avoir davantage besoin du rappel demandé par Elizabeth qu’Elizabeth lui-même.

Le manque de réaction du couple Willis à la présence et aux actions de Diarmuid n’échappa pas non plus à la directrice. Pas de signe de leur part d’une quelconque volonté de récupérer la place du soutient bienveillant et paternaliste. Ils semblaient purement spectateurs de la chose. Les couleurs de la jeune Poufsouffle qui s’étaient légèrement éclaircies s’assombrirent à nouveau lorsque le sujet de cette rencontre fut abordé.

Elina ne fut pas surprise lorsque le père Willis explosa. Elle avait vu l’orage prêt à éclater dans son aura dès son entrée dans la pièce. Bien plus brut et simple à décrypter que les couleurs de son épouse. Elle ne broncha pas. Les escalades n’avaient pas le moindre intérêt et, heureusement, toutes les personnes autour de cette table n’y semblaient pas sujettes, ce qui l’aiderait grandement à contenir la situation. La priorité était d’éviter que cette veine palpitante sur le front du père Willis n’explose. La présence de Diarmuid allait elle se révéler utile autrement que pour le bilan médical et le soutient psychologique d’Elisabeth. C’est avec un calme imperturbable qu’elle répondit, ignorant royalement ses attaques à son encontre. Elle aurait pu le mettre au défi de trouver le moindre établissement n’ayant jamais connu d’histoire similaire, mais il était déjà difficile de faire entendre quoi que ce soit à une personne en colère alors argumenter sur des éléments qui n’étaient pas le cœur du sujet était superflus et contre-productif. Ainsi, le plus important pour cet homme était de reprendre sa vie comme si de rien n’était ? Elle nota avec un certain cynisme que la réputation de la famille Willis était le premier enjeux cité. Elle décida de mettre ces paroles sur le compte de la colère de l’homme plutôt que de les laisser mettre en péril son calme.


« Ce que nous comptons faire monsieur Willis, c’est nous assurer que le bien-être de votre fille puisse être assuré et que cette affaire ne mette pas en péril son avenir. C’est avec ce même objectif que mister Omniak et son tuteur légal sont également présent. De même que mister O’Belt, l’infirmier de notre établissement. »

Le ton de la directrice était posé et, bien que calme, ne laissait place à aucune interruption. Elle conclu son intervention en tournant la tête vers l’infirmier.

« Mister O’Belt, voulez-vous bien nous faire part de votre diagnostique et de vos préconisations concernant miss Willis ici présente ? »

Elina ne manqua pas de remarquer du coin de l’œil l’état émotionnel d’Elisabeth. L’attitude de la jeune directrice allait certainement lui sembler froide, mais son rôle étant de maintenir un environnement propice aux échanges, elle ne devait pas se laisser aller à une quelconque forme d’émotivité. Le soutien émotionnel, c’était la tâche qui était confié à Diarmuid, en plus de son expertise.

26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex

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Non mais j'y crois pas. Pour qui il se prend cet éruptif ? Essaie de gérer des milliers d'élèves tous capables de mettre un village à feu et à cendre dès leur deuxième année et reviens parler. Il m'ennuie tellement ce type, un moldu qui se permet de juger une sorcière qui a accompli tellement plus que lui.

Je crois que ce qui m'énèrve le plus c'est même pas qu'il traite miss Montmort d'incompétente. C'est son "vous êtes des sorciers après tout", qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? Comment est-ce qu'il peut oser nous prendre de haut alors qu'un sorcier est en tout point meilleur qu'un moldu. On vit plus longtemps, on est plus forts, plus endurants, un sorcier est capable de tellement plus qu'un moldu, et il OSE nous prendre de haut.

L'orgeuil dont fait preuve monsieur Willis a le don d'irriter le jeune Gryffondor, si bien qu'il en oublierait presque qu'il ne sait pas pourquoi il est là, ni pourquoi monsieur Willis agit comme si la faute pouvait être du côté d'Élisabeth.

Il tourne son regard vers la directrice de l'établissement, en espérant qu'elle le recadre et lui couse la bouche. N'adressant pas un regard ni à Élisabeth, ni à son frère, ni à l'infirmier.
Elizabeth, son frère, quant à lui, ne se sentait pas vraiment affecté par les mots de monsieur Willis. Compatissant presque avec la directrice de devoir gérer un tel cas.

À l'issue du discours de miss Montmort, Redose fut un peu déçu. D'un autre côté, son regard se porta sur l'infirmier, attendant patiemment qu'enfin il révèle la présence de chacune des personnes ici.

Puis soudain, les mots d'Elina le frappèrent. "Diagnostique" et "préconisations", si on les met en parallèle avec les mots de monsieur Willis, "résoudre rapidement ce problème" et "votre faute". Redose plaça toutes ces pièces dans un puzzle mental.

La maladie d'Élisabeth a d'ores et déjà été diagnostiquée, et elle n'est pas, et ne saurait être du fait de Poudlard, ni de moi, ni de l'incompétence ou du prétendu manque de discipline de qui que ce soit. Aussi, il semblerait qu'on ne soit pas là pour être renvoyés, et il semblerait également qu'Élisabeth soit la seule touchée, je ne suis pas là en tant que soutien émotionnel de qui que ce soit, sinon mon frère ne serait pas ici. Il m'a dit de garder mon calme, comme si je pourrais le perdre... Pour finir, il s'agit d'un problème que l'autre gazeux pense pouvoir être "résolu rapidement" et qu'il peut mettre sur le compte de l'établissement.

Soudain mon visage se décompose, et mon regard interrogatif se tourne vers Élisabeth. Je n'avais pas vu quelle position elle abordait. Elle a honte, elle se sent coupable. Elle m'a ignoré pendant plusieurs jours, le 3 mai. Peut-être que le 3 mai correspond au jour où elle a été diagnostiquée, puisqu'elle a évidemment déjà été, ça a dû changer son comportement et amené à cette réunion. Il n'y a qu'une chose qui puisse nous concerner tout les deux, mais ne concerner qu'elle. Une seule raison à ce que nous soyons tous présents. À ce que l'éruptif fasse son caca nerveux et accuse l'école de manquer de discipline et miss Montmort de compétence.

Tout s'expliquerait si il s'agissait de "ça", et en même temps le monde s'écroulerait.
Mon regard retourne sur mister O'Belt. Il sait. Il va le dire. Je suis pendu à ses mots et je ne peux pas l'arrêter même si j'en ai l'intense envie.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

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Alors que ses yeux se posaient à peine sur Elina, le père d'Elisabeth - quel était son prénom déjà? Ah! Oui! James Willis - explosa. Et il retint à peine cette colère, ou plutôt cette haine qu'il avait envers... qui exactement? Les responsables de Poudlard, donc la direction, ou bien lui en tant que responsable du pôle infirmier et donc de la prévention auprès des jeunes. Mais finalement, ce ne fut pas tant la remise en cause de la gestion de Poudlard ou bien des interventions à propos de sexualité qui lui fit serrer ses mâchoires l'une contre l'autre. Non, il y avait pire. Il pouvait se remettre de remarques peu constructives et même en tirer des leçons pour améliorer cet aspect de l'éducation des adolescents. Moins du fait qu'il place sa réputation avant le bien-être de sa fille. Comme ses parents l'avaient fait avec eux finalement. Et c'était la seule fille de la fratrie qui avait eut le plus de contrainte liée à cette fameuse réputation. La seule chance d'Ennis avait été d'avoir deux frères avec qui elle était soudée et qui pouvaient l'accueillir, faire tampon, aider à créer un choc. Elisabeth n'avait - de ce qu'il savait - personne pour le faire. Sauf peut-être Poudlard représentée ici par Elina et lui. Le regard du châtain glissa sur le tuteur de Redose, peut-être qu'il pourrait être aussi un allié. Il faudrait voir.

Le moldu ayant terminé, ce fut la directrice qui reprit, et d'une manière qui montrait sa fermeté sur le sujet. Elle appuya la raison de leurs présences à tous et lui laissa la parole. Droit sur sa chaise depuis qu'ils s'étaient tous assis, le châtain lui adressa un acquiescement avant de faire passer ses yeux sur chacun une ou deux secondes, probablement le double sur les deux adolescents. Le garçon montra des signes qui rendait probable qu'il ait commencé à comprendre. Et puis seulement après il prit la parole, ses yeux passant toujours à intervalle régulier sur chacun, pour être certains d'avoir leur attention. "
Même si ce que je vais dire va soulever beaucoup d'émotions pour certains, j'aimerais ne pas être interrompu." Il regardait surtout James Willis à ce moment là, et sa femme aussi, qui avait à peine décroché un mot. Ce n'était pas une question mais bien une requête, qui ne souffrirait pas de refus. Cela s'entendait à sa voix, teintée d'une forme d'autorité qu'il ne laissait que rarement se faufiler.

- "
Miss Willis," il avait utilisé son nom pour garder une posture professionnelle, "est venue à l'infirmerie le trois mai dernier avec des symptômes habituels de son Erisciusitelle, habituels mais très augmenté. Ce virus est dormant mais se réveille en cas de stress et peut lui causé de la fatigue tant physique que magique, des perturbations de flux magiques et dans le pire des cas des pertes de connaissances. Elle gère plutôt bien habituellement et sait venir chercher des potions pour atténuer les symptômes. Alors j'ai pris très au sérieux ce qu'elle me décrivait." Il avait commencé par une explication sur cette pathologie peu courante, notamment pour les deux personnes qui ne pouvait pas savoir de quoi il s'agissait. "Comme tous les signes montraient des perturbations liées au cycle hormonale d'une jeune fille j'ai procédé à plusieurs tests, dont un qui a révélé qu'Elisabeth était enceinte." Le bombarda était lancé, l'irlandais jaugea le père de la jeune fille et Redose avant de continuer. "C'est en discutant avec elle que j'ai compris qu'il n'y avait aucun doute sur le moment de la conception, trois mois plus tôt, le deux février, avec Mister Omniak. Son premier réflexe a été de me demander si elle pouvait interrompre cette grossesse. Sauf que les lois sorcières interdisent ce type d'intervention au delà de douze semaines, un délai dépassé, de peu mais dépassé. J'ai tout de même vérifié mais il était également dépassé chez les moldus." Il avait fonctionné aux souvenirs avant de vérifier après coup et de se rendre compte que sur ce point, la politique était semblable.

- "
Comme il n'y a pas d'autre choix pour Elisabeth qui ne peut qu'aller au bout de cette grossesse, je préconise qu'elle se repose énormément car la grossesse peut perturber le flux, ponctuellement ou bien de manière prolongée. Si ce n'est pas un problème ni une maladie, cela reste un stress pour son corps et sa magie, encore plus qu'ils sont en pleine croissance et développement." Diarmuid essayait de donner un maximum d'éléments à l'ensemble du petit groupe, sans les assumer non plus, afin qu'ils appréhendent au mieux la fin de son discours. "Le stress comme je l'expliquais tout à l'heure et un facteur aggravant et éveillant pour sa pathologie. Personne ne peut prédire comment sa magie va se comporter avec l'accumulation de ces deux états, la poursuite d'une scolarité à Poudlard risque d'être trop sollicitant pour elle physiquement et magiquement parlant." Lorsqu'il eut terminé, il se recula légèrement sur sa chaise et ne se cacha pas pour observer les eux adolescents, les deux personnes qui risquaient d'avoir le plus mal vécu ses dernières paroles.


DUEL D'ENCRE DE DE SUCRE - MAGIE

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La réaction calme et posée de Miss Montmort avait fait monter la colère de Mister Willis d'un cran. Pour qui se prenait-elle cette directrice à peine plus âgée qu'une élève ?! Quel droit avait-elle d'ignorer ses revendications comme ça ?! Mais s'il semblait avoir majoré l'agacement du père d'Éli, le discours de la jeune femme avait aussi calmé pour un temps son envie de répliquer. Elle n'était pas rentrée dans son jeu, et Éli, rassurée de voir a qu'elle point sa directrice maîtriser la situation sans se laisser marcher dessus, eut un infime espoir. Si elle arrivait à faire ça, peut être arriverait elle à le raisonner ?! La jeune fille avait apprécié le calme de Miss Montmort, mais certains de ses mots l'avait laissé perplexe. Elle voulait s'assurer que son avenir ne serait pas en péril ? C'était un peu foutu non ? Si elle devait aller au bout de cette grossesse, et elle le devrait de source sûre, alors réunion ou non, elle ne voyait rien qui puisse lui assurer un avenir sans encombre, cette fois les aspirations de la directrice semblaient très compromises.

Si les objectifs de cette entrevue exceptionnelle avaient été énoncés juste avant, aucun mot n'avait pu aider Redose à comprendre, et Éli, trop focalisée sur le regard de Mister O'Belt, enfin prêt à commencer son douloureux déballage, n'avait pas senti celui bien plus insistant que le griffon lui porter à cet instant. La jeune fille avait envie de vomir, elle avait chaud, et ses mains moites trahissaient à quel point les prochaines minutes s'annoncer désagréables, pourtant, c'est sur Mister Willis que les premiers mots du pédiatromage venait d'atterrir avec fracas. Le père failli s'étrangler avec sa salive tant cette remarque à peine ciblée sur son interdiction de parole l'avait vexé. En d'autres circonstances, Éli aurait sûrement beaucoup rit de cette scène, remerciant intérieurement l'infirmier pour ça.

Le discours médical se déversa sur l'assistance dans le silence demandé, et même si tout était dit de façon très bienveillante, Éli fut un peu tendue lorsque Mister O'Belt étala devant tout le monde les détails de sa maladie. Le fait que le pédiatromage l'expose ainsi offrait une image d'elle qu'elle n'aimait pas du tout, une vision encore plus vulnérable dont elle se serait bien passé aujourd'hui. Mais la suite arriva si vite qu'elle en oublia ce premier rappel. Enfin les mots furent posés sans détours. Plus aucune supposition n'était possible maintenant.

Les secondes silencieuses semblaient s'étaler pour Éli qui n'osait plus regarder personne, et encore moins redose. Terriblement gênée de n'avoir pas su lui dire autrement, elle faisait tout pour éviter de croiser son regard qui la jugeait sûrement très sévèrement à cet instant, à raison. Dans cette pièce, la jeune fille, pourtant entourée de sorciers capables de la défendre d'un bon nombre de potentielles menaces, n'avait qu'une seule peur, que le Griffon explose. Elle n'écoutait que d'une oreille les préconisations du pédiatromage, du repos, sans surprise c'était l'idée générale. Bien qu'elle n'avait pas réussi à trouver réellement un sommeil réparateur depuis sa rupture, maintenant qu'ils savaient tous, que la pression sur ses épaules venait de perdre en intensité, peut être arriverait elle un peu mieux à dormir ? Elle n'était plus seule, ou peut être l'était elle encore plus qu'avant ? Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir qu'une nouvelle bombe explosa.

"la poursuite d'une scolarité à Poudlard risque d'être trop sollicitant pour elle physiquement et magiquement parlant." Cette dernière phrase raisonna en elle comme un écho, figeant son corps en une seconde. Quoi ??? Non je....Quoi ?! Qu'est-ce que....? D'un "non" répété de la tête, Éli réagissait aux informations sans contrôler. Elle ne voulait pas quitter Poudlard, elle ne voulait pas. Un sentiment d'injustice impossible à retenir la dévasta immédiatement. Ça ne s'arrêterait jamais donc !!! Les yeux grands ouverts de surprise, Éli complètement choquée, scrutait les iris du pédiatromage en espérant y trouver une réponse différente. Elle avait envie de crier que non, elle n'était pas fatiguée, et qu'elle se sentait tout à fait capable de continuer, mais elle n'en fit rien. La jeune fille était si épuisée depuis des semaines, qu'elle abandonna toute résistance pendant un instant, avant qu'elle soit de nouveau mise en état d'alerte.

Éli n'avait prononcé aucun mot, mais son père lui, ne mit pas plus de cinq secondes pour réagir. En arrivant au rendez-vous, Mister Willis avait la certitude de pouvoir négocier l'arrêt de cette grossesse par des moyens magiques, mais la donne avait changé depuis, et devoir maintenant composer avec cet événement indésirable remettait tous ces plans en question. Son enfant allait en avoir un, et il allait devoir assumer ça. Non, c'en était beaucoup trop pour lui. Alternant entre Elina et Diarmuid de son regard rempli de reproches, James s'autorisa une nouvelle percée de parole.
- Donc votre solution, si je comprends bien, c'est de vous débarrasser d'Élisabeth et de nous laisser gérer seul. Bravo, là vraiment ça dépasse tout entendement ! Très bien, si vous n'êtes pas capable de mettre un terme à cet événement fâcheux, nous le feront. Je suppose que les orphelinats sorciers existent aussi, si elle doit avoir cet enfant, elle l'aura, mais il est hors de question qu'elle le garde. D'ici quelques mois, le problème sera donc clos. Jetant enfin un regard glacial sur Éli, il enchaîna sans pause. Une fille irresponsable, et incapable de se montrer respectable ça nous suffit, on ne s'encombrera pas d'un problème supplémentaire. Comment pourrait-elle être mère, un peu de bon sens ! Vu son dossier, on aura déjà de la chance si on arrive à en faire quelqu'un de convenable. En attendant, si elle est si bien prise en charge, Focalisant de nouveau son attention sur Mister O'Belt, il le regarda de haut, laissant bien toute l'ironie et la haine qu'il ressentait couler jusqu'à lui.qu'elle se "repose " dans votre école. -mimant les guillemets. - au point ou nous en sommes, il ne lui arrivera rien de pire. Il va s'en dire qu'une fois que tout sera terminé, nous la scolariserons dans une école plus respectable. Sans transition, l'homme bien plus hors de lui qu'au début de son monologue, se tourna vers Elizabeth Omniak le regard menaçant, pointant d'un doigt accusateur Redose. Et lui...vous devriez le tenir mieux que ça, vous avez eu de la chance de tomber sur une famille comme la nôtre qui prend les choses en main sans entacher la réputation de la vôtre au passage. Il mériterait que je l...

Depuis le début de l'entrevue, Denise Willis n'avait absolument pas réagi extérieurement, laissant son mari gérer leurs affaires comme ils avaient prévu, mais l'excès de colère qui semblait traverser son mari à cet instant la fit enfin sortir de sa neutralité. Posant une simple main sur l'avant-bras de James, elle lui signala qu'il dépassait les limites fixées. Comme si la pulpe des doigts de sa femme lui avait lancé une décharge, il ne fallut qu'une seconde à Mister Willis pour stopper net sa parole. Éli avait suivi la scène avec effroi, stupéfiée des propos acides qu'elle venait de recevoir de son père. Est ce qu'elle avait bien compris ce qu'il venait de proposer, d'affirmer même ? Sans même la consulter il venait de signer l'abandon futur de son enfant ? Elle qui ne voulait rien entendre de cette grossesse il y a quelques semaines encore, se sentait révoltée par cette idée sans savoir l'expliquer.
Non... Elle n'avait pas le droit de dire..., elle n'avait pas le droit.... elle n'avait pas....mais lui non plus n'avait pas le droit de parler à sa place ! Tentée de répondre, le visage fermé que sa mère posa sur elle à cet instant eut pour effet de muter sa révolte directement. Denise n'avait eu besoin d'aucun mot pour transmettre à sa fille tous ses reproches, toute sa déception et le détachement qu'elle comptait prendre vis à vis d'elle.

Colère, angoisse, révolte, oppression, peur, honte, durant les dernières minutes, tout avait tourné en elle, beaucoup trop vite, et Éli ne comprenait plus rien. Comme si son corps, enfin, sortait de cette mise en pause choquante, elle se rendit compte à quel point la douleur avait migrer dans ses tempes petit à petit. Crispant ses traits sous les battements lancinants, ses jambes sous la table avaient commencé des mouvements nerveux rapides et réplétifs. Submergée par la situation, sa respiration s'accéléra, et malgré les efforts de maîtrise qu'elle avait tenté de mettre en place depuis le début, posant ses mains à plat sur son visage, dans un cri, c'est elle qui explosa. Arrêtez !
Dernière modification par Élisabeth Willis le 30 juil. 2025, 20:01, modifié 1 fois.

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La tirade de père Willis avait causé de fortes émotions autour de la table. Très variables selon la personne sur qui portait son regard. Redose, par exemple, avait désormais toutes les couleurs de la fureur. Elizabeth semblait au final le plus calme de la petite assemblée. Soit il était d'un naturel très posé, soit il ne se sentait pas totalement concerné. L'attitude du sorcier à son arrivée faisait plutôt pencher la directrice pour la première option. Quoiqu'il en soit, l'écart entre les deux familles était flagrant en cet instant.

Diarmuid accepta de prendre le relais et commença a évoquer les raisons pour lesquelles Elisabeth l'avait consulté en premier lieu avant d'en venir au diagnostique qu'il avait pu poser et qui les avait mené à se rencontrer aujourd'hui. La directrice observa avec attention les réactions des personnes présentes tout au long de l'exposé de Diarmuid et vit les couleurs dévorantes de Redose commencer à refluer alors que les paroles de l'infirmier devaient faire leur chemin dans son esprit. En même temps que le sang refluait de son visage, les couleurs qui l'entouraient pâlissaient à vue d'oeil. Il découvrait tout en cet instant et Elina ne pouvait que compatir face au choc qu'il devait ressentir. Réalisait-il qu'il allait devenir père avant même de sortir totalement de l'enfance ? Cependant, elle ne pouvait pas non plus reprocher à Elisabeth de ne pas avoir réussi à lui en parler. Elle ne connaissait pas bien la relation qui liait les deux jeunes sorciers et ne se serait donc pas permise d'émettre un jugement sur leur communication. D'autant plus que, question communication, elle était mal placée. Il était rare de croiser des personnes avec autant de secrets qu'elle. Mais cela n'enlevait rien au fait qu'ils étaient encore bien jeunes pour devenir parents.

Après Redose, elle tourna son regard vers Elisabeth, profitant que tous les regard soient tournés vers l'infirmier. Ce n'était pas d'elle que viendrait les réactions les plus violentes, mais elles n'en resteraient pas moins les plus préoccupantes. Comme l'avait expliqué Diarmuid, cette situation stressante conjointe à son état actuel pouvait avoir des effets très néfastes sur la jeune sorcière. Laquelle devait être terrifiée à l'idée d'être bientôt mère. L'annonce que fit Diarmuid concernant son état de santé et les préconisations autour d'un arrêt de sa scolarisation semblèrent la plonger dans un désarrois encore plus grand. La tirade de son père qui déversait son venin sur toutes les personnes présentes amplifia dangereusement les émotions instables et négatives de la jeune fille. Jusqu'à ce que finalement elle n'éclate en un cri. Le regard d'Elina se tourna rapidement vers Diarmuid. Elle comptait sur l'infirmier pour intervenir auprès de la jeune fille et l'apaiser. Il était, d'eux tous, le mieux placé pour cela. Elle attendit de voir qu'Elisabeth était au bon soi de l'infirmier avant de se tourner vers le père Willis.

La directrice pouvait remercier mentalement tout ce temps passé à acquérir la maitrise de ses émotions et de ses expressions sans quoi elle aurait pu exploser au visage de ce soit disant "père" qui les accusaient de chercher à se débarrasser de sa fille alors même que c'était ce qu'il espérait faire de sa petite-fille à naître. "Mettre un terme à cet évènement fâcheux" comme il le disait si bien. En cet instant, cet homme devant elle la dégoûtait plus que ne l'avait jamais fait aucun des mages noirs qu'elle avait pu croiser au cours de sa vie. Et ce, malgré que c'eut été des personnes bien loin d'être fréquentables et dénué de toute conscience. Au moins, eux, assumaient leur inhumanité.


« Monsieur Willis, notre infirmier ici présent n'a fait qu'énoncer ses préconisations vis-à-vis de la santé de votre fille. A aucun moment il n'a été question de se "débarrasser" de votre fille. Et si vous m'en laissez le temps, je pourrais vous faire part des aménagements que nous pourrons mettre en place afin que votre fille ne se retrouve pas déscolarisée. »

La directrice se demandait ce qu'il se serait passé si elle s'était retrouvée à la place d'Elisabeth. Elle préférait éviter de penser à la fureur qu'aurait été celle de sa mère sans doute aussi démonstrative que l'était celle de l'homme devant elle. Elle pouvait imaginait le désarrois qui aurait été celui de son père. Cependant, elle ne doutait pas un instant qu'ils auraient, en tout instant, gardé en tête le bien-être de leur fille et l'auraient fait passer avant tout. Cependant, force était de constater que tous les enfants ne bénéficiaient pas de parents tels que les siens. Après tout, il suffisait de remonter d'une génération dans son propre arbre généalogique pour en avoir la preuve...

« Mais avant toute chose, j'aimerais que nous laissions Elisabeth s'exprimer sur ses souhaits »

Elle se retenait de lui lancer à la figure que la "respectabilité" n'était pas quelque chose que l'on enseignait dans les école, mais une qualité que les parents devaient inculquer à leurs enfants. Tout comme elle se retenait de lui rétorquait qu'il ne trouverait aucune école "plus respectable" que Poudlard. Elle aurait pu s'étrangler en entendant cet homme suffisant décrire ce qu'il faisait comme "prendre les choses en main" alors qu'il ne faisait qu'ajouter au chaos et à la détresse de sa propre fille. Elle ne fit rien de tout ça et se détourna de lui pour regarder Elisabeth, cherchant à savoir si la jeune fille se sentait le courage de s'exprimer. Et si monsieur Willis explosait de nouveau en déchargeant sa haine sur tous en commençant pas sa fille, par Merlin, elle jurait de le stupéfixer ! Si elle n'avait pas une telle maîtrise de sa magie, sans doute sa baguette aurait-elle mis le feu à sa poche.

26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex

Nouvelle vie impromptue
C'est donc ça. Si elle me parle plus depuis le trois mai c'est parce qu'elle a apprit qu'elle a ce... Truc en elle. Et c'est moi qui l'ai planté. Ça me donne envie de vomir.
Il n'y a rien de plus immonde, de plus répugnant, dégueulasse et nauséabond qu'un nouveau Omniak sur cette planète. Et qui plus est de moi ? Je suis sans doute celui qui déteste ce sang le plus, et c'est MOI, qui le perpétue ? J'ai pas les mots, j'ai... J'ai rien, j'ai juste rien je suis sans voix, je suis furieux, triste, je suis... Je suis perdu je crois, et frustré aussi. Je crois que, enfin, je sais pas, ça va pas quoi. Je sens mon corps suer. Je ressens un profond malaise, et une profonde culpabilité.

Le garçon ressentait une anarchie totale, une anarchie totalement indescriptible. Un déferlement de pensées, d'émotions. Si bien que l'extérieur ne pouvait pas suivre ce qui se produisait à l'intérieur.
Alors qu'habituellement, face à un tel surplus d'émotions, Redose éclate de rire, part en sanglots, ou entre dans un état de calme léthargique. Plutôt que de voir ses émotions s'évanouir ou s'exacerber, le garçon, face au discours de monsieur Willis, semblait s'être focalisé sur une seule émotion.

Ce minable... Il parle de moi comme il parlerait d'un chien. Il parle d'Éli, sa propre fille, comme il parle d'un objet. Je le déteste. J'ai jamais attendu grand chose de ces cochons blindés aux as, qui ressentent un besoin permanent de s'exposer... Mais lui particulièrement, il se pavane comme s'il était toujours ce gros poisson dans cette petite mare. Je comprends pas comment il peut avoir l'audace de s'afficher ainsi, alors que face à lui, chacune des personnes présente à part sa femme qui ne fait qu'acte de présence, est semblable à un oiseau.
Cette larve de veracrasse devrait nous vénérer et il agit comme si sa réputation le suivrait jusqu'à ce tout autre monde ?

Et miss Montmort ne dit rien ? Elle ne dit rien sur ce comportement des plus honteux... Elle est intimidée ? C'est ça ? Je suis franchement furieux. Elle ne fait pas une remarque. Ça se voit pourtant à sa conception de la chose qu'il ne perçoit que l'image, l'image, l'IMAGE !
Et Elina... Pourquoi vous tolérez qu'il lui parle sur ce ton...
Non. Personne ne dit rien.
Moi non plus.

Je remarque qu'Elizabeth garde son calme, j'aimerais être comme lui.
Il me regarde quand je le regarde, l'air désolé, mais doux et attendrissant. Il donne ce même regard à Éli, ça m'étonne pas.
À regarder les autres personnes dans la pièce, j'ai l'impression d'être l'enfant qu'on a mit à la table des adultes avec un autre enfant parce qu'on pouvait pas faire autrement. Je devrais pas penser de miss Montmort, ou d'Elizabeth, ou de Diarmuid que le comportement de ce porc ne les atteint pas, ne les révulse pas. Je crois qu'ils ne peuvent juste pas faire autrement.

Si il change pas de comportement on avancera jamais.
Ça doit être une sacrée épreuve pour Éli, de devoir supporter ce comportement aussi souvent. Et de se retrouver dans cette position.
Je lui en veux clairement, énormément, de m'avoir foutu dans une telle position. J'ai beau avoir ma part de responsabilité dans ce qui arrive, je méritais de savoir, je le devais. Me laisser dans l'ignorance, en me laissant croire que soudainement elle-même peut plus m'encadrer c'était franchement cruelle et je le comprends pas. Malgré tout, je l'aime, et je peux pas juste... Ignorer ses émotions et envenimer la situation. Je dois rester mature, même si ça va pas.

Je crois comprendre pourquoi il me regarde ainsi.
J'ai envie de pleurer. Elina s'est adressé à Éli, mais à ce rythme je doute que son sale type de père la laisse parler. Je doute qu'il laisse qui que ce soit s'exprimer. Il est comme un enfant.
Quand quelque chose lui déplaît, il reste bloqué dessus. Pas une fois depuis qu'il est là il a dit un truc constructif, il s'est même pas présenté lui-même (remarque, il a l'air d'avoir été construit du sommet aux fondations alors bon...).

Quelle défaite, je hais ma vie au plus haut point. Je regarde le sale type, et je peux pas m'empêcher de déglutir tant il me dégoûte.

Je me lève et pendant quelques secondes je ne fais rien. Je me prépare.
Finalement, je m'incline les bras le long du corps, baissant les yeux.
- Vous avez raison monsieur Willis. Nous avons de la chance de tomber sur une famille aussi... Prestigieuse que la votre. Bien que cela ne soit sans doute d'aucune utilité, je m'excuse... Pour mon comportement déplacé envers vous, votre famille, et votre fille. Je les déteste tous.

Je relève la tête et le regarde, et je finis par baisser les yeux, enfin. J'ai pas la moindre envie de m'excuser, il n'en mérite pas. Ni lui, ni son image si précieuse. Ce type j'ai aucun respect pour lui, il me rappelle mon père. Je le hais, je le hais tellement.
Ça me tue d'avoir à m'excuser pour apaiser cette tension, je voudrais juste tout déverser sur lui, sur eux, eux tous.
À m'excuser ainsi, j'ai juste l'impression de capituler de la manière la plus pitoyable qui soit, je suis vraiment le plus gros des lâches. Et le pire dans tout ça ? C'est que j'ai l'impression de perdre face à mon propre père. J'ai envie de pleurer tellement ça me fout en l'air...
Je peux que serrer les dents, les fesses, les orteils, les poings. Et je peux même pas pleurer. Je peux pas partir. Je peux que ravaler ma salive et attendre d'avoir tellement d'émotions, que je vais juste devenir un caillou.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Nouvelle vie impromptue
Alors qu'il venait de terminer son discours, Diarmuid ne put manquer les émotions qui gonflaient en Redose mais ce qu'il remarqua encore plus, ce fut le regard choqué de la Poufsouffle dardé sur lui. Il y plongea ses prunelles, faisant fit des autres personnes dans la pièce. Il ferma les yeux une demie seconde puis s'excusa sans aucun mot de ne pas avoir pu lui en parler avant. Les dix derniers jours ne le lui avait pas permis d'ailleurs, en dehors d'Elina et Sarah, personne ne savait. Sauf peut-être le directeur de maison de la jeune fille, il était cohérent que les deux femmes à la tête de Poudlard aient prévenu leur collègue en charge de la maison d'Helga. Après tout, bientôt une des élèves sous sa responsabilité serait dans l'obligation de rentrer chez elle pour sa santé et il était probable que certains de ses proches dans la maison aille chercher des réponses auprès de l'anglo-soudanais.

Il ne rompit pas immédiatement cet échange visuel lorsque le père de la jeune fille intervint avec verve pour déverser ses reproches sur les deux adultes représentant Poudlard. Le pédiatromage aurait encore pu l'ignorer superbement pour apporter un soutien visuel à la brune mais il ne put ignorer les mots qui étaient prononcer et faire monter en lui tout un tas de sentiments qu'il valait mieux qu'il maîtrise. Ainsi il se concentra sur sa respiration pour garder sa maîtrise, remerciant intérieurement son éducation pour cela. S'il y avait bien une chose qu'il avait appris de ses parents, c'était à porter un masque et à confiner ce qui ne devait pas sortir. Il avait aussi dû apprendre par lui même à les gérer pour qu'elle ne fasse pas de dégâts internes. Il apprenait encore d'ailleurs. Mais là, il n'était pas directement touché, c'était plus simple de ne pas être dévasté par ce qui se dégageait du père de famille ou par la supplique de la jaune et noir pour qu'il arrête. Qu'ils arrêtent? Diarmuid glissa un regard en coin à la brune, elle regardait bien ses parents.

L'intervention d'Elina l'aida énormément à terminer de faire la part des choses et à conserver l'attitude de convenance face à autant de colère de la part des parents Willis. Elle était plus jeune mais aussi bien meilleure que lui pour recadrer les choses. Concise, elle venait de remettre superbement l'homme à sa place de père... Pour ce qu'il en était en cherchant à décider pour sa fille, à lui imposer ses choix qui ne visait qu'à sauver sa réputation et non à prendre soin de son propre enfant. L'irlandais inspira longuement, ses idées restèrent claires et lorsque la directrice de Poudlard s'adressa à Élisabeth il n'eut aucune hésitation sur ce qu'il devait faire. Peu importait que l'homme reparte de plus belle, peu importait que Redose soit en train de lui donner du grain à moudre. Le premier était sous la gérance de la plus jeune des femme quand le deuxième était sous la responsabilité de son frère, quelqu'un qui semblait être plutôt du camp de ceux qui voulait que cela se passe en toute intelligence plutôt que sous la contrainte.

Sans prévenir ni demander aucune hésitation, Diarmuid se leva, quittant sa chaise du côté où se trouvait la future mère et aussitôt se plaça accroupi à ses côtés. Il l'incita à faire pivoter sa chaise de manière à ce qu'elle lui face face et bougea doucement pour établir le contact oculaire. C'était important qu'elle le regarde et qu'elle oublie les autres. Qu'il n'y ait que lui qui importe le temps d'une ou deux minutes, pour qu'elle puisse mesurer tout ce qu'il allait lui dire. Il parlait à voix basse, tranquillement. Certainement que les cinq autre l'entendraient s'ils ne parlaient pas. Le châtain n'en avait que faire. Ce qu'il fallait c'était que la jeune fille l'écoute. "
Ecoutez moi Élisabeth." Lui demanda-t-il avec douceur. "Prenez le temps de respirer doucement." Elle en avait besoin pour pouvoir réfléchir ensuite. Elle devait faire fit de ce que ses parents provoquaient en elle. "Calez votre souffle sur le mien s'il le faut." Ajouta-t-il en prenant le temps de faire plusieurs mouvement respiratoire plus exagérés pour qu'elle ait la possibilité de rythmer son diaphragme sur le sien.

Puis il enchaîna, pour qu'elle reste focalisée sur lui. "
N'oubliez pas que vous êtes la seule en droit de faire le choix de vous occuper ou non de cet enfant. Personne ne peut vous obliger ni à vous en occuper ni de le laisser à d'autres personnes." C'était également vrai pour l'adolescent qui était aussi concerné, mais cela viendrait plus tard. "Et vous aurez le droit de changer d'avis jusqu'au dernier moment. D'accord?" Il avait eut un léger mouvement du menton vers le bas en disant ce dernier mot. "Quoique vous décidiez, je pourrais être là si vous le désirez, jusqu'à la naissance ou après. Je pourrais venir vous voir et vous accompagner s'il le faut." Il n'y avait aucune parole en l'air et rien qu'il ne lui ait déjà dit, ni même qu'il n'ait pas écrit à ses parents. Mais il avait voulu le lui redire. Ce choix lui appartenait, et quelque soit ce choix, il serait là, même s'il n'était pas d'accord. Il n'avait pas à être d'accord, son avis ne comptait pas, tout ce qui importait c'était qu'elle, elle aille bien.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

Nouvelle vie impromptue
Fuir...
Ne plus entendre la voix de son père, cette voix qui l'agressait encore de l'intérieur, qui venait de crier enfin ce qu'ils pensaient sûrement depuis toujours.
Fuir...
Ne plus voir ses visages déçus, en colères, jugeant, ces visages qui n'avaient aucune envie d'être là pour elle.
Fuir... Éli n'avait plus que ce mot qui tournait en boucle dans sa tête, fuir loin, là ou personne ne pourrait la voir, fuir et laisser couler ses larmes jusqu'à ce qu'elle en oublie la raison. Non, tu vois Red, ça n'va pas aller ! Rien ne va !

Elle s'était préparée à quelque chose de difficile, mais la jeune fille avait encore sous-estimé le mal qu'elle ressentirait durant ce rendez-vous. Énervée, elle n'arrivait même plus à l'être. Complètement vidée de toute énergie, il ne lui restait plus que cet énorme sentiment d'impuissance qui grandissait, grandissait, qui prenait toute la place et lui coupait le souffle. Coupable de ne pas avoir réussi à épargner Redose de cette révélation brutale. Frustrée de le laisser se prendre en pleine face cette malveillance paternelle dont il n'avait vraiment pas besoin. Écœurée de voir à quel point elle n'avait plus sa place dans cette discussion, à quel point ses parents la considéraient comme un objet tout juste bon à être manipulé, géré, et dirigé vers une destination présélectionnée pour elle.
Son père avait honte de ce qu'elle était, mais elle aussi avec honte ! Honte d'eux et de leur manque de respect envers les seules personnes qui cherchaient vraiment à l'aider, honte de ce qu'ils lui offraient de leurs liens hypocrites. Oui, elle avait honte d'elle-même et des conséquences de ses actes, mais aujourd'hui plus que jamais, elle avait surtout honte d'être leur fille.

À cet instant, alors que l'air lui manquait, qu'aucun de ses sens ne semblaient vouloir fonctionner correctement, même dans cet aveu physique de détresse extrême, ses parents n'avaient pas bougé. Ils avaient laissé Mister O'Belt prendre la place qui aurait du être, une fois de plus, la leur. Perdue dans son tourbillon oppressant, elle n'avait fait que sentir la présence du pédiatromage arriver vers elle, laissant ses mouvements suivre ses directives a peines formulées. Elle l'avait regardé sans le voir... posant ses yeux dans les siens...écoutant le son de sa voix qui semblait l'appeler de loin...respirant bien plus vite que lui. Elle l'avait regardé... elle l'avait entendu....et peu à peu son souffle commença à suivre le sien. Elle respirait de nouveau, fébrilement, mais assez pour se concentrer sur ces mots... et son cœur enfin se calma pour la laisser décrypter le sens de ses paroles. Les seules qu'elle avaient besoin d'entendre à cet instant... Même si sa crise d'angoisse avait complètement épuisé le peu de forces qu'il lui restait encore, et que les minutes sans avoir connaissance de ce qu'il s'était passé autour d'elle lui avait paru très longues, il n'avait en réalité, pas fallu très longtemps à Mister O'Belt pour comprendre, calmer, et soutenir de la meilleure façon possible la jeune fille. Sans savoir quoi répondre, Éli, d'un simple "oui" de la tête, avait signalé au jeune homme sa compréhension, appuyant cette validation d'un sourire tendu, mais remplis de gratitude, puis elle ferma quelques secondes les yeux avant de se replacer dans le sens du débat. La fuite n'était plus un choix.

Elle n'avait quasiment rien entendu de ce que la directrice avait répondu aux propos désobligeants de son père, mais il ne parlait plus. Le calme olympien de Miss Montmort avait dû réussir une fois encore à calmer ses ardeurs, c'était tout ce qui comptait, Éli n'aurait pas supporter une nouvelle vague de méchanceté si rapidement. Si elle n'avait pas entendu les paroles à destination de James, elle venait par contre d'entendre la place que lui offrait sa directrice. Une vraie place pour s'exprimer, le droit de parole que son père ne lui avait même pas accordé. Sa demande était simple, pourtant la jeune fille encore bouleversée, sentait que la réponse qu'elle devrait donner serait beaucoup moins facile. Déglutissant difficilement, la Poufsouffle commença... - Je ....... mais avant qu'elle n'ai eu le temps de parler, Redose se leva.

Éli, de nouveau en apnée, craignait le pire. Elle connaissait beaucoup trop le griffon pour savoir qu'il n'allait sûrement pas supporter le genre de provocation directe de son père sans rien dire, surtout après le choc qu'il venait de le heurter juste avant. La situation était déjà assez complexe, il ne fallait pas qu'il en rajoute, elle le savait. Pourtant vu les circonstances, cette fois, elle avait presque envie qu'il explose, qu'il la défende. Malheureusement, sous l'air interdit de la Poufsouffle, c'est une version bien différente de son pire qu'il lui offrit.

"Vous avez raison monsieur Willis. " Qu...Quoi ? Qu 'est ce que t'as dit ? C'est quoi, une vengeance ? Sérieusement, tu n'vas pas choisir CE moment....le pire... pour faire ça ? Pas avec lui ? Pas maintenant ? Ok j't'ai rien dit, j'aurais du, et c'était vraiment horrible de t'faire ça, mais tu ne peux pas être de son côté ! Pas aujourd'hui ! Pas après ça !!!!
"Nous avons de la chance de tomber sur une famille aussi... Prestigieuse que la vôtre. [...] je m'excuse... " Je.. mais qu'est-ce que tu fais ? Tu vas pas.... Tu as de la chance ? Sérieux ! De la chance Omniak ?! ...Une famille prestigieuse ! ...Non , non tu te fous de moi, c'est trop !!! Par Helga Red !! et tu t'excuses, tu t'excuses, je rêve ! Mais jamais tu t'excuses ! Pourquoi maintenant ?

Le garçon avait toujours détesté ce côté prestigieux, depuis qu'il la connaissait, son statut de soit disant privilégiée avait toujours été un point sombre dans leurs échanges, il détestait TOUT de ce monde-là ! Non...ce changement de camp ne pouvait être qu'une manipulation, une nouvelle ruse que le griffon était en train de lui jouer pour remettre son père en place, forcément, ça ne pouvait pas être autre chose ! Elle ne l'avait jamais vu aussi poli, aussi respectueux, ce n'était pas lui ça. Il ne pouvait pas retourner à ce point sa veste, avec quelqu'un qu'il détestait rien que par principe, et qui en plus venait de le traiter comme un moins-que-rien ! Non...il n'y avait rien de logique dans ce que Redose venait de faire. Eli était à la fois furieuse et complètement perdue.

Trop choquée, elle n'avait rien dit, pas un mot, mais ses yeux en disaient long. Si les paroles du garçon étaient réelles, alors elles étaient presque aussi douloureuses que celle de son père. Sentant toujours l'oppression des regards sur elle, et la demande de la directrice encore en suspens, Éli, déstabilisée par ce nouvel affront, devait malgré tout dire quelque chose au risque de se laisser, une fois de plus, voler la parole.

- Je ....
Avant de continuer, la tête basse, elle leva juste les yeux pour capter le regard de ses parents. L'insistance de leurs gestes parasite montrait leur agacement impatient, ils n'attendaient qu'une seule chose, qu'elle confirme à voix haute et devant témoins qu'elle suivrait à la lettre le plan qu'ils avaient choisi pour elle. Qu'elle soit docile, et qu'elle finissent par entendre raison, voilà ce qu'ils voulaient. La tension était palpable, Éli savait qu'en quelques mots elle avait le pouvoir de mettre un terme à leur calvaire, et complètement épuisée à cet instant, elle avait presque envie de suivre la facilité en s'y laissant glisser.

Son regard se tourna ensuite vers Redose, et les mots qu'il avait prononcés il y a quelques secondes s'affichèrent en lettres brûlantes dans sa tête. En les associant tous les trois - ses parents, Redose - les sourcils froncés sous la réflexion Éli ne put que se poser des questions. Est-ce que c'était vraiment ce qu'ils voulaient tous ? L'évidence du changement de comportement du garçon venait de la frapper, il avait trouvé un intérêt commun dans le choix de ses parents. Est-ce que c'est ce qu'elle devait leur offrirent finalement ? Est ce qu'elle devait leur faire cette promesse, celle qu'ils retrouveraient bientôt leurs vies d'avant ?
Éli n'oublierait jamais ce qu'ils avaient dit, elle n'oublierait jamais ces dernières semaines, aucun abandon, aucune nouvelle école ne lui rendrait sa vie d'avant à elle, quoiqu'elle fasse. Est ce qu'elle devait suivre l'avis général auquel Redose avait l'air de se conformer ?

Si on en croyait ses parents, elle n'avait jamais été une "bonne fille". Indisciplinée, rebelle, à les écouter elle n'en avait toujours fait qu'à sa tête, et de plus en plus avec les années. Est-ce que c'était maintenant ? Est ce qu'elle devait se racheter de toutes ses bêtises, et de la déception qu'elle avait été pour eux ? Est ce que leur donner raison cette fois, peu importe ce qu'elle en pensait, c'était ça sa punition ?

Elle n'avait pas voulu cet enfant, elle avait même encore du mal à accepter que cette vérité soit la sienne parfois, mais il était là ! Non, elle ne pouvait pas nier qu'elle et Redose avaient étaient insouciants, qu'ils étaient beaucoup trop jeune pour ce rôle, et qu'elle ne savait rien de ce qui se passerait après, mais par Helga cet enfant était là maintenant !!! Éli n'avait encore créé aucun lien avec ce futur qui grandissait en elle depuis plus de trois mois, pourtant en imaginant cet abandon, ses mains spontanément s'étaient resserraient sur son ventre, ce ventre qui pour des yeux ignorants ne laissait encore rien savoir de son secret. Elle n'avait encore créé aucun lien, mais à travers ce geste protecteur, dans son regard qui suivit d'un même mouvement le chemin de ses mains, c'était comme si son corps refusé déjà de perdre ce qu'il avait bien du mal à cacher.

Cherchant de nouveau le soutien de Mister O'Belt, le seul présent ici qui avait le pouvoir de canaliser son esprit, les mots qu'ils venaient de lui dire un peu avant se projetèrent de nouveaux sur elle, comme un bouclier palliant ces incertitudes. Elle se souvenait très bien d'une conversation qu'ils avaient eut ce jour-là, le fameux jour qui avait mis sa vie entre parenthèses. Lorsqu'elle lui avait demandé s'il la pensait capable, malgré son âge, de faire mieux que ses parents, il avait eu confiance en elle, il lui avait donné son soutien comme il l'avait fait aujourd'hui. Éli avait toujours eu confiance en lui, alors cette fois encore, elle ne pouvait que le croire et espérer qu'il ne se trompait pas. C'est elle qui devait choisir !

Respirant profondément, elle posa alors un regard plus appuyé sur ses parents, et sur Redose, avant de prononcer vers eux un - j'suis désolé , très sincère. Tournant enfin la tête vers Miss Montmort, Éli tenta, malgré son état de panique intérieure, de faire passer dans sa voix toute la conviction qu'elle pouvait.
- j'veux pas le laisser. J'veux garder mon bébé, et j'veux continuer la magie.

Intérieurement terrorisée des mots qu'elle venait de prononcer, et du chemin sinueux et embrumé qu'elle s'était décider à emprunter par la même occasion, Éli avait pourtant l'impression qu'elle n'aurait pas pu faire un autre choix. Les critiques, les jugements, l'incompréhension, elle devrait sûrement se protéger d'ennemis bien pires dont elle n'avait même pas encore idée, elle devrait se battre contre des problèmes bien trop grands pour elle, mais pour une fois, la future mère avait le sentiment que sa guerre aurait du sens.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron