14 mars 2025, 05:21
Dégainez vos churros M.W
Dimanche 13 Février 2050,
Début d'après midi.
Londres, fête foraine
Avec @Magnus Wismer.


Entre quelques photos de chats, messages et photos à la salle de boxe, Magnus avait finit par lui rappeler leur idée d'aller à la fête foraine. L'autre lui avait envoyé une photo au milieu de la journée du Jeudi avec pour légende "Toujours partant ?". Cinaed avait fixé avec intérêt l'une des affiches colorées roses et jaunes qui avaient été placardées un peu partout à Londres pour annoncer la foire qui y avait lieu avant de répondre qu'il avait très envie d'y aller. A 23 heures, évidemment, parce qu'il venait juste de rentrer de la boutique mais l'autre avait répondu de suite et ils avaient commencé à papoter comme des adolescents à une soirée pyjama. Allongé sur le ventre dans son lit, à battre des pieds dans le vide, Cinaed avait envoyé plusieurs messages pour partager son excitation à l'idée de goûter des vrais churros de fête foraine ou de faire du tir à la carabine.

Finalement, Magnus lui avait proposé d'amener Avaleen avec lui, mais Cinaed avait avoué sans gêne qu'il préférait faire une sortie à deux. Ce n'était pas qu'il en avait marre de sa filleule ou qu'il n'appréciait pas passer du temps avec elle mais aujourd'hui il voulait se faire plaisir uniquement à lui et ne pas suivre les envies de la fillette. Il voulait être celui qui traînait Magnus partout, pas celui qui se faisait embarquer à toutes les attractions qu'Avaleen voulait faire.

Comme Magnus travaillait toute la semaine et que Cinaed devait tenir la boutique le Samedi, ils avaient convenu de se voir le Dimanche qui suivait. Au matin du 13, Cinaed avait alors fait l'important effort de ne pas se précipiter à la boutique pour sculpter dans son coin et avait plutôt passé environ 30 secondes pour choisir une tenue avant de se préparer à rejoindre le plus jeune. Finalement, il s'était habillé comme tous les jours : il n'avait pas vraiment d'autres vêtements que ceux parfois tachés et troués qu'il utilisait quand il travaillait. Il n'allait pas rejoindre Magnus dans le Londres Moldu avec un costume sorcier ! L'ébéniste avait tout de même fait attention à prendre un tee-shirt qui lui paraissait à peu près correct et un jean qui n'avait pas l'air d'avoir vécu 40 vies.

Il ne fit pas l'effort inutile de transplaner et préféra partir à pied : leur point de rendez-vous n'était qu'à une petite demie heure de son appartement et Cinaed, étrangement, se retrouva à apprécier le chemin jusque là. Le froid lui mordait légèrement le nez mais il avait pensé à prendre sa veste délavée dans laquelle il s'était emmitouflé avec joie. Dans ses poches pleines où il essayait de fourrer ses mains, son portefeuille traînait et était pour une fois rempli d'argent moldu. Magnus lui avait dit qu'il n'était pas possible de payer avec son téléphone là bas et Cinaed avait dû penser à récupérer de la monnaie. D'une certaine façon, il se sentait incroyablement riche juste à l'idée d'avoir du vrai argent dans ses poches qui ne soit pas magique.

Après sa longue marche - dans le silence parce qu'il avait oublié ses écouteurs - il finit par apercevoir de loin la veste en faux daim caractéristique de son ami - connaissance ? - et sa jolie couleur marron. Un sourire lui barra soudainement le visage alors qu'il se mettait à sautiller, histoire de le rejoindre un peu plus rapidement. Magnus ! Gazouilla-t-il joyeusement en posant une main sur son épaule, puis en plaquant une bise sonore sur ses joues. Tu es arrivé en avance ! Il sortit son téléphone juste le temps d'observer l'heure avant de faire la moue Ou moi légèrement en retard.

Son téléphone affichait 14h02, et Cinaed fusilla du regard les deux petites minutes durant lesquelles Magnus avait dû attendre. L'autre avait l'air d'être à cheval sur les horaires : après tout, il avait été en avance pour leur étrange rendez-vous le mois dernier. Je suis prêt ! Est-ce qu'on commence par manger quelque chose ? Il huma l'air pendant quelques secondes tout en observant un petit groupe passer près d'eux et passer les barrières qui marquaient l'entrée de la fête foraine quelques mètres plus loin. Ca sent bon ! Tu ne trouves pas ? Il passa du pied droit au pied gauche d'un mouvement joyeux. Comment vas-tu ? Moi, je suis en pleine forme ! J'étais très excité à l'idée de sortir avec toi aujourd'hui, ça tombe bien qu'une foire ait lieu maintenant !

Il donna un petit coup d'épaule dans celle de Magnus, taquin. Les deux avaient commencé à papoter un peu plus de l'idée de faire une colocation mais ils ne s'étaient revus qu'une seule fois pour boire un verre. Nul doute que si cette occasion ne s'était pas présentée, ils auraient continué à se parler en message plus qu'à se voir. Il fallait en profiter ! Le plus vieux aimait recevoir des photos de Magnus, mais le voir en vrai était toujours plus sympathique.

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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/center]

20 mai 2025, 01:30
Dégainez vos churros M.W
L'idée de sortir quelque part avec son nouvel ami n'avait pas quitté l'esprit de Magnus - même si ce dit esprit était souvent plein à craquer. Il avait guetté de près la réouverture d'une des fêtes foraines de la ville, et avait été ravi de voir une petite affichette bien trop colorée qui indiquait ce qu'il cherchait. Il invita Cinaed d'un simple SMS, avant de reprendre ses activités journalières - c'est-à-dire, travailler à Accio Job, dans le Londres sorcier.

Il appréciait cette nouvelle amitié comme il appréciait toute nouvelle amitié, même si celle-ci était survenue dans des conditions plus spéciales que les autres. La question "Où l'as-tu rencontré?" avait déjà été posée par une collègue, et répondre "À un rendez-vous à l'aveugle" n'avait jamais voulu sortir de ses lèvres. Il était toujours un peu embarrassé de s'être fait avoir ainsi, et puis il n'avait pas envie que ses collègues ne le mettent encore dans un couple imaginaire - il avait déjà donné, niveau amour, et il ne se sentait pas prêt de remettre les pieds dans le plat. Donc, officiellement, il avait rencontré Cinaed "grâce à une amie". Ce qui n'était pas un mensonge. Pas totalement.

Contrairement au sculpteur, il avait pu profiter de son samedi. Les températures étant encore basses, il avait décidé de rester chez lui, dans son cocon de plaids, de plantes, et de couleurs, et de ne rien faire de sa journée à part regarder à moitié la télévision. Il ne comprenait pas forcément toutes les choses moldues qu'il y voyait, et certaines émissions le faisaient questionner la santé mentale de ces gens, mais il ne pouvait pas s'empêcher de zapper sur TLC, et de regarder des téléréalités débiles comme "J'ai dit oui à la robe" - qui ne manquait pas de le faire pleurer quand il voyait les superbes mariées trouver leur bonheur. Bande de chanceuses.

Le dimanche, il avait manqué son réveil - donc il n'avait que deux heures pour se préparer, à son grand dam. Rien que de décider quoi porter lui prenait une trentaine de minutes, habituellement. Un coup d'œil dehors suffit à lui indiquer la météo du jour : gris, froid. Un jour normal à Londres, au final. Il décida donc à la va-vite d'enfiler un col roulé noir, une chemise à fleurs couleur framboise, et sa fidèle veste en faux daim, rembourré dans une douce laine.

Il sortit tôt. Le dimanche matin, c'était aussi le marché aux puces de son quartier, et il n'avait que peu de temps pour divaguer dans les allées. Il ne prit rien, mais faire du lèche-vitrines lui plaisait énormément - même s'il évitait soigneusement de discuter avec les moldus. Il mangea ensuite un fish and chips sur le pouce, avant de se diriger vers le point de rendez-vous. Il haïssait le métro plus que tout, donc il optait souvent pour les bus, qui étaient moins bruyants et où il ne risquait pas d'avoir Richard, 65 ans, collé à son derrière.

Arrivé sur les lieux à peu près une vingtaine de minutes en avance, il attendit - téléphone en main. Il se perdit dans un long message cryptique de sa meilleure amie, jusqu'à entendre son nom. Tant pis pour Lydia, à laquelle il n'eut même pas le temps de répondre. Le contact de Cinaed fut aussi rapide qu'inévitable, mais seule la bise le surprit. Aucun d'eux deux n'étaient français, de ce qu'il savait. Et seuls les Français pouvaient se montrer si étranges. Enfin, les Français, et Cinaed, du coup. “Bonjour!”, la bonne humeur flagrante de l'autre ne put que plaquer un sourire sur son visage, celui de Cinaed étant drôlement communicatif, “Ne t'inquiète pas, je suis toujours en avance. Et puis regarde, j'ai croisé un british shorthair sur le chemin...”, il ne put s'empêcher de lui montrer une petite photo d'un chat gris à la bouille ronde qui le regardait comme s'il avait insulté ses ancêtres.

Après un souffle rieur, il rangea son téléphone - il n'était pas du genre à rester dessus quand il était en bonne compagnie. L'énergie de son ami ne le surprit pas d'un poil - il commençait à y être habitué depuis le mois qu'il se connaissait. “En général, je termine plutôt la fête foraine par quelque chose à grignoter. Ce n'est pas très pratique de tirer à la carabine avec des churros dans les mains.”, après un nouveau léger rire, il ouvrit une marche volontairement lente afin de pouvoir discuter tranquillement sans avoir à se presser. “Heureux que la semaine soit finie, c'est un peu dur ces temps-ci.”, comme ça l'était toujours en début d'année. “Et très heureux de pouvoir te faire découvrir la fête foraine ! Ça a été, au travail ?”.

Il ne s'arrêta pas pour observer la grande entrée lumineuse et colorée qui indiquait le début de la foire, mais cela le fit sourire. Dans ces moments-là, il retombait en enfance, à l'époque où il connaissait des marmots moldus avec qui il allait toujours jouer. Les voir émerveiller de choses que la magie pouvait répliquer sans problème le faisait rire, à l'époque, pourtant il était tout aussi émerveillé de ce que la technologie, elle, était capable de produire. Sortant de ses pensées, il s'arrêta au tout premier stand, parce que c'était celui qui vendait les tickets pour pouvoir accéder aux jeux et aux attractions. “Laisse-moi te les offrir. Tu as payé le dîner, la dernière fois.”, il n'allait pas dire que ça allait coûter presque le même prix. Les forains devaient bien réussir à manger, eux aussi... Ceux sorciers étaient mieux rémunérés, même s'ils avaient moins de protections sociales. Enfin... Pas le moment de penser boulot !

Une myriade de petits tickets en main, il les sépara en deux petites piles avant d'en tendre une à Cinaed. “Le seul conseil que je peux te donner, c'est de faire bien attention à ce que tu veux vraiment tester... Car on se retrouve souvent à rester au même jeu plusieurs fois d'affilée pour essayer d'avoir un prix.”, il énonçait cela comme s'il s'agissait d'une sainte règle, des plus sérieuses.

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Présence limitée jusqu'au 27 Juillet✵ #2a6f59 ✵ Cracmol
✵ Statut RP : Ouvert ✓

28 juil. 2025, 00:36
Dégainez vos churros M.W
Les yeux plissés, Cinaed observa la photo du chat sur le grand écran du téléphone de Magnus. Sans le vouloir, il imita instinctivement la moue qu'abordait l'animal alors qu'il réfléchissait à si Magnus lui avait déjà envoyer des photos de cette exacte race. C'était que Magnus envoyait beaucoup de chats et que Cinaed n'y connaissait pas grand chose, alors il essayait de se rappeler des noms. Souvent sans succès, même s'il essayait. Déjà, il n'avait pas encore fait la bêtise de dire à son ami que tous les chats se ressemblaient, quand on ne faisait pas attention. Nul doute que Magnus aurait pu partir sur un monologue de 30 minutes sur les différentes flagrante entre le chat à la mine renfrognée qui s'affichait sur l'écran et le chat qu'il lui avait envoyé la veille.

Ca ne dérangeait pas vraiment Cinaed qui aimait beaucoup écouter l'autre parler, mais il préférait quand ils pouvaient discuter d'un sujet que l'ébéniste connaissait un minimum. Ca lui évitait de passer pour un enfant devant un professeur particulièrement instruit. Non, il valait mieux tirer les informations petit à petit plutôt que de pousser Magnus à tout lui étaler sur les tympans d'un coup, sinon il ne retiendrait rien. Sa tête était une vraie passoire pour tout ce qui n'était pas le travail de bois, et il était déjà suffisamment bizarre que Cinaed veuille vraiment s'intéresser à quelqu'un d'autre pour ne pas qu'il se découvre une mémoire de fou en même temps. Il est mignon. Je préfère celui-ci à l'autre que tu m'as montré hier, on aurait dit que quelqu'un lui avait écrasé le visage, à cette pauvre bête. Il pencha la tête alors que Magnus rangeait son téléphone, et poursuivit : Est-ce qu'il était gentil ? Les chats ont tendance à me griffer quand j'essaie de m'en approcher, moi. Probablement qu'ils m'aiment pas, ou alors je leur fait peur... C'est p't'être la barbe.

Se plaçant à la droite de Magnus par réflexe, il suivit le rythme de son ami même si celui-ci était loin d'être naturel pour l'ébéniste. Un hochement de tête sérieux lui vint instinctivement alors que l'autre dispensait ses précieux conseils. Cinaed prenait cette journée à la fête foraine très au sérieux : il allait devenir le plus doué des visiteurs de fête foraine que l'Angleterre n'ait jamais connu, et ça passait par apprendre religieusement les règles tacites. Le savoir de Magnus était donc une mine qu'il avait hâte de creuser jusqu'à pouvoir se dire totalement incollable. C'est vrai que ce serait difficile... fin, toi tu y arriverais sûrement, mais moi je sais même pas tenir une tasse de café sans la lâcher, parfois. Y'a vraiment que pour le travail du bois que je suis dégourdi. Il hocha la tête sérieusement, comme si l'information qu'il venait de donner était d'une importance capitale.

En parlant de ça du coup, oui, ça a été super à la boutique ! Avec la Saint Valentin qui arrive, j'ai beaucoup à faire, mais j'aime bien. Les gens viennent pour des trucs et repartent avec autre chose. Ils sont déçus au début quand ils voient pas de trucs en forme de cœur, mais j'aime leur faire découvrir de nouvelles choses. Offrir une belle épingle c'est carrément mieux qu'un pauvre cœur en bois, non ? Fin', j'sais pas trop, j'ai jamais fêté ça moi. Tu as quelque chose de prévu, toi ? Il se souvenait simplement d'avoir fêté le 14 février avec Ewan une ou deux fois mais ses connaissances sur cette fête s'arrêtaient à là. Pour lui, c'était surtout une période de l'année où le travail devenait plus sportif et où il faisait plus de ventes, voilà tout.

Mais j'ai pas eu de nouvelles grosse commande, donc je commence à m'ennuyer un peu, il faudrait que je retourne croquer quelque part pour trouver de bonnes idées. Reprit il la conversation, comme s'il n'avait jamais posé la question précédente. De toute façon, elle avait été posée innocemment, par simple curiosité. Est-ce que c'est dur à ton boulot parce qu'il va y avoir une fête, ou est-ce que c'est parce que c'est encore le début d'année ? Les gens font appel à vous plus souvent ? Et ta collègue, elle t'embête encore ? Cinaed avait catégorisé cette dame comme une femme qu'il n'appréciait pas particulièrement, même s'il ne se souvenait plus vraiment de son nom. Il se souvenait que sa présence pesait sur les épaules de Magnus et c'était suffisant pour l'imaginer penchée sur un bureau avec un long nez semblable à ceux des sorcières de dessin animé moldu, et les doigts crochus à taper sur une machine diabolique. Evidemment, il avait conscience qu'elle devait être une femme parfaitement normale dans la réalité, mais un peu d'imagination ne faisait pas de mal.

Pensant à quelque chose, il attrapa doucement une des mains de Magnus, la tirant vers lui de quelques centimètres vers le haut. Pas suffisamment pour y coller son visage, mais juste assez pour observer ses doigts et sa paume avec une moue. Tu n'as pas eu le temps de peindre, du coup ? Demanda-t-il quand il eu fini de chercher une quelconque tâche sur la peau claire de son compagnon.

Il s'écarta de son ami d'un pas quand l'autre s'arrêta au guichet. Avec un fredonnement ravi, il le laissa payer leurs tickets et s'empara de la petite pile que lui tendait l'autre. Il observa pendant de longues secondes les morceaux de papier dans ses mains, comme si Magnus lui avait offert le Graal lui-même. Il sentait tout le poids d'une bonne journée entre ses doigts, et il avait l'impression qu'on venait de lui donner les secrets complets de la vie et du chemin vers le bonheur. Sans pouvoir s'en empêcher, il se dandinait, passant d'un pied à l'autre dans un rythme presque identique à celui d'un métronome bien réglé.

Trop chouette souffla-t-il en agitant légèrement son trésor sous le nez de Magnus Autant de tickets, on peut vraiment tous les utiliser en une seule journée ? C'est des trucs courts, dans les fêtes foraine ? Il n'avait que peu d'intérêt pour les attractions - mais si Magnus le souhaitait, il se foutrait même dans l'espère de machine gigantesque qui balançait un groupe de jeune qui hurlaient à s'en déchirer les poumons - et l'idée de dépenser autant de tickets en une seule journée de tir à la carabine paraissait ahurissante. Est-ce qu'il fallait tirer vite ? Parce que, lui, il était capable de tirer un plomb toutes les cinq minutes. La magie des pipelettes. Et on peut vraiment gagner des choses ? Comme quoi ? Des bonbons ? Il fit la moue. Si je gagne des réglisses, je te les donnerais, je déteste ça.

1114.

Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/center]