Comme une grande Solo

Recueil des achats de Diane pour sa première rentrée à Poudlard. Chaque post décrit l’une des boutiques visitées.
  1. Fleury et Bott

Mercredi 21 août 2030


*Je suis une sorcière, je suis une sorcière, je suis une sorcière.* Ce refrain assommant, je me le passais en boucle dans ma tête - et parfois à voix haute aussi ce qui, je crois, exaspérait Père et Mère qui n’y comprenaient rien - depuis que j’avais reçu ma lettre. C’était oncle Marlon qui m’avait tout expliqué. Grâce à lui, je savais déjà tout sur tout maintenant. J'avais donc pensé que je n'avais plus besoin d'aller à Poudlard et d'étudier ! Mais ce n'était, apparemment, pas aussi simple que ça. Il fallait que je sois attentive et autonome pour travailler de mon côté car assister aux cours et apprendre ne suffiraient pas pour réussir. Enfin, c'est ce que m'avait dit oncle Marlon. Et moi, eh bah je le crois car oncle Marlon il a toujours raison. De toute façon, tout ce qui m'importait c'était d'être une sorcière. La seule de la famille. J'allais donc pouvoir être la première à faire de grandes choses !

Finalement, le grand jour était enfin arrivé. Celui de faire ses achats pour la rentrée scolaire. J'en avais rêvé depuis des semaines. Je n'avais encore jamais marché sur ce sol pavé et pourtant j'avais l'impression de le connaître depuis super longtemps. A force, je ne savais plus faire la différence entre ce que j'avais imaginé, ce qu'oncle Marlon m'avait raconté et ce que je voyais maintenant. Tout se mélangeait. Mais c'était ça aussi la magie après tout ! C'était en tout cas la définition que je m'en faisais avant de l'apprivoiser.
J'étais physiquement seule, oncle Marlon était resté au Chaudron Baveur pour que je puisse découvrir le Chemin de Traverse par moi-même, comme une grande. Mais je n'étais pas bête non plus, j'avais fait semblant de le croire. En à peine quelques minutes, je l'avais bien remarqué me suivre de loin pour me surveiller. J'avais préféré faire comme si je ne l'avais pas vu, si ça lui faisait plaisir de jouer aux agents secrets avec moi après tout, autant qu'il s'amuse. Moi aussi j'avais une mission d'agent en plus maintenant : qu'il ne se doute de rien ! J'étais prête à endosser le plus grand rôle de ma carrière d'actrice.
Une chose que je n'avais pas besoin de jouer néanmoins c'était mon excitation ! Je ne tenais plus en place. Alors, ne perdant pas plus de temps, je m'enfonçai dans la rue commerçante qui s'offrait à moi.

J'avais à peine fait quelques mètres que je ne savais déjà plus où donner de la tête. Il y avait du monde de partout et le moindre mouvement que je ne connaissais pas me faisait m'arrêter. En même temps, comment résister à des vitrines de produits inconnus, plus farfelus (et dégoûtants) les uns que les autres, des flacons mystérieux et de grosses marmites empilées les unes sur les autres ? C'était impossible.
Comme sorti de nulle part, un rayon de soleil perça à travers les toits biscornus de la rue principale et éclaira une enseigne en particulier. La boutique avait été construite avec des pierres bleu indigo aux reflets violets, ce qui contrastait étonnement avec la porte peinte en vert. Cette première constatation faite, je pus relever la tête et y voir le nom du magasin. "Fleury et Bott". A en croire par les vitrines, je ne pouvais pas me tromper en affirmant qu'il s'agissait d''une libraire. Cela tombait bien, il y avait toute une liste longue comme ma robe à acheter pour la rentrée !

Et voilà, j'étais maintenant à l'intérieur. Une minuscule sorcière au milieu de piles interminables de livres qui donnaient l'impression d'un labyrinthe oppressant. Me sentant étouffer, je cherchai du réconfort dans l'immensité de la rue mais les carreaux étaient trop poussiéreux pour distinguer quoi que ce soit. *Et si tout s'effondrait sur moi et m'écrasait... ?* me demandai-je en me forçant à regarder les montagnes qui me faisaient face. Non il fallait que je pense à autre chose. Oncle Marlon...
Une voix aiguë me fit revenir à la réalité. Elle avait prononcé le nom d'un livre qui m'intéressait ! "L’Histoire de Poudlard" de Garius Tomkink. Intriguée, je dépliai la liste que je tenais fermement dans mes mains depuis mon arrivée sur le Chemin de Traverse et m'avançai vers la provenance de la voix. Deux enfants de mon âge se tenaient là et rassemblaient les ouvrages les uns à la suite des autres à travers les bibliothèques et les tours vacillantes. Parfait, j'allais les suivre. Ils se débrouillaient beaucoup mieux que moi !

Alors que j'enviais les paniers volants de certains clients, l'un d'eux fit son apparition sans que je puisse en demander un au patron. *Wooooow !* C'était donc ça la magie !? J'en voulais encore ! Grâce à elle, j'étais plus que parée à récupérer tous mes livres.

Après avoir suivi méthodiquement les deux enfants, la quête avait été remplie. Il ne me restait plus qu'à apporter mes livres à la caisse pour les régler. Je me hissai sur la pointe des pieds et déposai mon panier sur le comptoir devant le vendeur. Lorsqu'il m'annonça le prix, je sortis la bourse en peau de dragon confiée par oncle Marlon de sous ma robe et donnai les pièces demandées. Tout était dans l'ordre, je venais de réaliser ma première transaction sorcière.

Il fallait bien l'avouer quand même : après sept ouvrages récoltés et une rencontre avec un livre poilu quelque peu effrayant, je commençais à m'habituer à l'ambiance générale de la librairie. La sensation d’étouffement avait totalement disparu. Tout compte fait, les livres n'étaient peut-être pas les responsables, l'encombrement très certainement en revanche mais pas les livres. D'ailleurs, je m'en rendais compte maintenant mais les odeurs des parchemins et des vieilles encre me plaisaient beaucoup. Enfin bon, ça ne servait à rien de s'attarder plus longtemps ici, j'avais fini ce que je devais y faire. Alors, sans perdre un instant, je quittai la librairie sans même jeter un dernier regard à l'intérieur. Il ne fallait quand même pas abuser…

La rue principale et son agitation étaient de nouveau ma seule préoccupation. Je n'allais plus penser aux livres avant d'y avoir été invitée, sûrement une fois entrée à Poudlard.

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Comme une grande Solo
Les livres avaient été achetés et pesaient maintenant une tonne dans mon sac. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais eue de commencer par ces fournitures... Cet encombrement allait m'épuiser rapidement et surtout me ralentir dans le reste de mes courses. Une solution aurait été de les confier à oncle Marlon mais cela impliquait de révéler au grand jour son petit manège en trouvant le Chaudron Baveur vide de sa présence. Et cela me ferait également perdre du temps. Je n'avais pas toute la journée devant moi pour réaliser mes achats, d'autant plus que j'avais envie de faire un peu de lèche-vitrine pour m'imprégner de l'atmosphère magique qui se dégageait de ce lieu si époustouflant. Bon, assez tergiversé. Il était grand temps pour moi de me mettre en route.

J'attendis que la foule se dissipe, où du moins qu'une brèche se fasse dans le flux humain, pour m'y engouffrer et traverser la rue commerçante. Je n'avais pas le choix, mon objectif se trouvait dans tous les cas de l'autre côté. Hop ! Et un sorcier d'évité ! Grâce à mon jeune âge, j'étais agile et je pouvais me faufiler là où je voulais. J'étais un véritable farfadet. Hop ! Un deuxième que j'esquivai en me mettant de profil une seconde avant la collision. La catastrophe avait été échappée de peu. Je ne sais pas si j'aurais supporté la honte de devoir ramasser mes livres étalés sur le sol devant tout le monde. Hop ! Cette fois-ci, c'était les ailes d'une chouette au plumage blanc que je venais de contourner. Ni une ni deux, j'étais déjà de l'autre côté. Je venais de surmonter tous les obstacles avec succès. Plus rien ne pouvait m'arrêter maintenant. Je bombai le torse pleine de fierté devant mon exploit grandiose - qui ne l'était en réalité pas tant, bien évidemment - ce qui me fit oublier tout l'environnement qui m'entourait. A tel point que je ne remarquai pas que je reculai inconsciemment par de petits pas. Si bien que ce qui devait arriva. Je heurtai quelque chose. A ce contact, je restai pétrifié sur place. Je venais de rentrer dans quelqu'un c'était certain. Le rouge me monta aux joues sans que je ne puisse savoir quoi faire ni comment réagir. J'agrippai mon sac de toutes mes forces et le ramenai devant moi, sous mon menton, comme s'il s'agissait d'un moyen de protection contre une attaque extérieure. Le dernier rempart entre moi et le sorcier qui me ferait la leçon.

"P-pardon..." commençai-je. "J-je ne vous avais pas vu. Je.. Je ferai plus attention, je suis vraiment déso...". J'avais terminé de faire mon demi-tour lorsque je me coupai dans mes excuses. Mes yeux s'écarquillèrent et ma bouche s'entrouvrit sous la surprise. Une fois celle-ci passée, ma gêne et ma nervosité se dissipèrent immédiatement. Il s'agissait seulement d'un présentoir. Celui-ci mettait en scène un homme vêtu d'une tenue peu ordinaire comportant plusieurs protections comme un casque et des gants, avec à la main ce qui ressemblait à un balai. Mais pas un balai pour faire le ménage, non. Celui-ci était taillé différemment. Je levai la tête vers l'enseigne et pus y lire "Keddle & Leather, équipements de Quidditch". *Qui quoi ?* Aucune idée de ce que c'était. Peut-être un magasin pour vendre les derniers électroménagers à la mode, ou une association pour faire le ménage chez des particuliers. En tout cas, beaucoup de garçons semblaient intéressés par les produits vendus par cette boutique.

Je n'eus pas le temps de m'y attarder que mes oreilles furent attirées par des hululements et des bruits métalliques. La fameuse Ménagerie Magique se trouvait à deux pas ! J'adorais les animaux mais oncle Marlon m'avait promis que nous nous y rendrions tous les deux une fois la totalité des achats finalisée. Je dus me faire violence pour ne pas succomber à la tentation. Je passai même devant sans y jeter un regard, de peur d'y être attirée bien malgré moi. Je voulais découvrir tout ça avec lui alors je patienterais.

Il était maintenant temps de faire l'acquisition de ma baguette magique. Ou plus communément appelée le bout de bois qui me permettrait d'être une véritable sorcière. Celle-ci se trouvait chez Ollivander. L'une des boutiques les plus mythiques de ce Chemin de Traverse si je ne disais pas de bêtise. D'ailleurs, une queue de quelques jeunes sorciers se laissait apercevoir devant la devanture.
En attendant mon tour, j'arrêtai mon regard sur la façade de la bâtisse. Elle était composée de deux tours vitrées avec en leur centre l'entrée de la boutique. Elle paraissait décidément immense. Malgré tout, les pierres n'étaient plus très belles et donnait un aspect quelque peu délabré au bâtiment. Ce qui n'enlevait rien au charme de ce dernier, bien au contraire. De plus, ce côté ancien qui me plaisait assez, était accentué par des lettres d'or gravées dans la roche "Ollivander - Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C.". C'était vieux 382 avant J.-C pas vrai ? Je me surpris à imaginer le gérant être là depuis toutes ces années et à ressembler à un vieux croûton tout desséché.

Finalement, mon tour arriva. Il était temps pour moi de pénétrer dans cette boutique et d'essayer des baguettes pour trouver celle qui était faite pour moi.
L'intérieur de contrastait que très peu avec l'impression extérieure renvoyée. J'arrivai dans une toute petite entrée exiguë qui donnait ensuite sur des étagères et des étagères pleines à craquer de boites rectangulaires. Derrière le comptoir, sur ma droite, se trouvait une échelle qui permettait sûrement d'accéder aux différents niveaux. Je plissai des yeux pour distinguer le gérant et m'avançai dans sa direction à sa demande. Le lieu était peu éclairé mais on pouvait y ressentir une étrange luminosité.

"Bonjour, excusez-moi j'aimerais acheter ma baguette magique s'il vous plaît." Intimidée, je m'arrêtai là. "Diane Turner, pardon." m'excusai-je en me rappelant qu'oncle Marlon m'avait conseillé de décliner mon identité.

Il me sourit, me répondit qu'il attendait ma venue et me rapporta une première boîte sans plus tarder et me la présenta en quelques mots : Baguette d’if, 31 cm, ventricule de dragon, rigide. Je la saisis entre mes mains, curieuse et à la fois stressée d'en tenir une pour la première fois. Elle était d’un noir profond, lisse et légèrement torsadée. Elle laissait transparaître une aura mystérieuse et une froideur s'en dégageait à mon toucher. De ce qu'il m'expliqua, il s'agissait d'une baguette qui excellait pour la magie noire, les maléfices complexes et les enchantements influant sur le mental. Elle permettait de canaliser une magie puissante, brute et parfois difficile à maîtriser. Entendre les mots "magie noire", sans forcément en comprendre le sens, me fit peur et je réprimai une grimace. Il n'en fallut visiblement pas plus pour convaincre le gérant qu'elle ne me conviendrait.

Passons donc à la suivante. Baguette d’aubépine, 34 cm, crin de licorne, souple. Elle n'avait rien à voir avec la précédente. Son bois était clair, presque gris, et j'avais l'impression d'y voir de petites veines blanches sur le manche. Elle était également beaucoup plus lourde à manier. Il m'indiqua ensuite qu'elle était très efficace dans les soins, les sorts de protection, et la magie émotionnelle. A mesure qu'il parlait, je sentis une douce sensation remonter dans mes mains puis mes bras. Une sensation de chaleur que je n'avais encore jamais expérimentée. C'était surprenant et en même temps très agréable.
A la demande du gérant, je levai ma baguette devant moi et imitai le mouvement de poignet qu'il me montrait. Aussitôt, les parchemins posés sur le comptoir furent projetés en l'air, à plusieurs mètres au-dessus du sol, et furent déchiquetés en des milliers de petits morceaux. Laissant ainsi une pluie de confettis retomber sur nous.

"Pardon..." articulai-je à demi-mot, rendement presque inaudible mon excuse.

L'homme me rassura et changea de rayon après s'être aidé de son échelle amovible. Au bout de quelques minutes, il revint avec une nouvelle boîte rectangulaire. Il souffla dessus pour en faire tomber la poussière accumulée et me la tendit. Sur celle-ci, je pus lire l'inscription "Baguette de châtaignier, 21.1 cm, plus de phénix, élastique". Avant même que je la sorte de son écrin, je ressentis une énergie nouvelle, décuplée par rapport à la précédente. Cela n'avait rien à voir avec tout ce que j'avais pu expérimenter jusqu'à maintenant. Là, c'était différent. C'était spécial. C'était magique.

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Cette chaleur était indescriptible. Ce n'était pas une brûlure ni même un picotement… Non. C'était une chaleur intérieure. Une chaleur qui s’était logée dans ma paume comme si cette baguette et moi respirions à l'unisson. Une chaleur qui venait du plus profond de mes entrailles et se diffusait à présent dans tout mon corps.
A son contact, j’avais eu cette étrange sensation d’être enfin entière, comme si une pièce manquante de moi-même venait tout juste de se remettre en place. Comme si, sans le savoir, j’avais vécu toutes ces années incomplète, privée d’une part essentielle de mon être. Était-ce la preuve que j’étais bien une sorcière ? Que de la magie coulait effectivement dans mes veines ? Cette chaleur était-elle la représentation sensorielle de la magie ?


Sans me faire prier, je pris l’initiative de relever mon bras devant moi. La baguette me faisait face. Immédiatement, un courant d’air invisible balaya la pièce me faisant frissonner de tout mon être. Pourtant, rien ne s’envola, j’étais la seule impactée par l’effet. Puis, une vibration monta en moi et s’intensifia dans mon bras jusqu’au bout de mes doigts.
Face à ma réaction, le gérant sourit, simplement. Un de ces sourires que seuls ceux qui ont vu ça des centaines de milliers de fois savent offrir.

Je regardai la baguette. Elle s’était glissée entre mes doigts comme si elle avait toujours su comment s’y tenir. Mon coeur battait la chamade contre ma poitrine. Il palpitait d’excitation face à l’évidence qui s’imposait dans mon esprit. C’était elle, cela ne faisait aucun doute. C’était ma baguette.

Je n’écoutais plus que d’une oreille distraite les explications du sorcier. Je retins toutefois certains passages. C’était une baguette très puissante mais difficile à utiliser, qui était également très sélective du sorcier qu’elle choisissait.

Qu’elle choisissait ? La baguette m’avait donc choisie… Je ressentis une pointe de fierté face à cette constatation.

Nous venions toutes les deux de nous exprimer pour la première fois. Pour la première fois, je venais de vivre la magie. Ma magie.

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Comme une grande Solo
C'était fait. Je venais de trouver ma baguette magique. Quelle expérience transcendante. Je n'en revenais pas et j'avais encore du mal à croire ce que je venais de vivre. Tout avait été tellement intense... J'étais sur un petit nuage.
A la fin de ma "séance" d'essai, j'avais remis ma baguette à Monsieur Ollivander pour qu'il la remette dans son étui. Surtout, il ne fallait pas l'abîmer. Elle venait de devenir la chose la plus importante à mes yeux. Le sorcier m'expliqua d'ailleurs comment en prendre soin. Etant fabriquée en bois, elles étaient naturellement sensibles aux variations de températures mais également à l'humidité. Il fallait donc éviter des changements brusques ou de la laisser trop longtemps à l'air libre dans un environnement qui ne lui était pas favorable - au risque que le bois ne gonfle ou que des fissures n'apparaissent à sa surface. C'était le corps de la baguette qui était le plus propice à se détériorer, le manche, lui, était beaucoup plus robuste. En plus de ces premières précautions, un entretien régulier était nécessaire. Il en existait deux types. L'un en surface et l'autre en profondeur. Dans le premier cas, l'huile de rose était conseillée et devais être utilisée une fois par mois environ. Celle-ci permettait de créer une couche protectrice et de nettoyer les impuretés causées par la magie. Dans le second cas, c'était l'huile de ricin qui était recommandée. En effet, cette huile agissait directement sur le bois et le coeur de la baguette pour en revitaliser les catalyseurs. La fréquence quant à elle était beaucoup plus faible : un bain d'une dizaine d'heures, toute une nuit par exemple, une fois par an en moyenne.

Bon, eh bien... Il ne me restait plus qu'à retenir tout ceci maintenant ! Je remerciai le vendeur et pris le chemin de la sortie, l'écrin contenant ma baguette installé soigneusement dans mon sac.

J'avais déjà suffisamment trainé ici. Il était maintenant temps de continuer mes achats de rentrée. J'extirpai ma liste toute froissée de ma poche pour en lire le descriptif et savoir vers quelles nouvelles boutiques me tourner. Il me restait les vêtements et le matériel de potions. Dans mes souvenirs, ces deux magasins se trouvaient près de l'entrée du Chemin de Traverse, non loin du Chaudron Baveur. J'en venais. Mais ce n'était rien, j'allais faire demi-tour dans la joie et la bonne humeur. Ce n'est pas comme si j'étais chargée comme une mulle après tout. Heureusement, oncle Marlon avait astucieusement jeté un sortilège sur mes affaires qui me donnaient une certaine impression de légèreté, alors que j'avais quand même sept livres bien volumineux. *Pourvu que ça dure, pourvu que ça dure... pensai-je en repassant devant la Ménagerie Magique et ses animaux qui me faisaient de l'œil. Je savais que nous allions y passer après mais je ne savais pas encore si nous allions en ressortir les mains vides ou non.

Je n'allais pas me faire avoir deux fois, cette fois-ci je pris soin de contourner le mannequin devant la boutique de nettoyage. Il y avait toujours autant de monde devant les vitrines. Il fallait que je pense à questionner oncle Marlon à ce sujet tout à l'heure. Comment autant de personnes pouvait être intéressés par faire le ménage. Père et Mère n'arrêtaient pourtant pas de se disputer à ce sujet. Peut-être leur faudrait-il l'un de ces balais pour clore le sujet ? Je demanderai aussi à oncle Marlon ce qu'il en pense.

Un nouveau bâtiment passé et me voici devant l'enseigne "Madame Guipure". La bâtisse n'était pas d'une taille particulièrement impressionnante. Elle paraissait même plutôt minuscule à côté de cette paire de ciseaux en or qui dégageait un côté très chic, réhaussé par la couleur rose de la peinture murale. C'était d'un goût particulier, très girly, mais j'en comprenais l'intérêt. Du moins je croyais. Peu m'importait en réalité, je n'étais pas là pour ça. Du moment que les vêtements vendus n'étaient pas à l'image de la devanture ça m'allait très bien.
Je passai finalement le pas de la porte. Je n'étais évidemment pas seule à l'intérieur mais je m'y sentais étrangement bien. Tous les bruits de la rue principale avaient immédiatement cessés. Comme occultés par la porte qui s'était refermée derrière moi. C'était une sensation très plaisante de se sentir dans un endroit aussi calme. Et je ne parlais même pas du sol en moquette qui donnait un côté feutré au lieu et amortissait le bruit des pas. Tout était parfait.
Légèrement intimidée par l'ambiance qui finalement se dégageait de la boutique, je m'avançai d'un pas timide ne sachant pas où aller. Sans que je n'eus le temps de me sentir perdue, une femme que je compris être l'une des vendeuses s'approcha de moi et me demanda ce que je cherchais.

"Alors hum... A-attendez j'ai une liste avec moi." Mes mains tremblaient et eurent du mal à se saisir de nouveau de ma liste manuscrite. je la dépliai avec beaucoup plus de difficulté que précédemment et lus ce qui y était écrit à haut voix. "J'aurais besoin de trois robes de travail noires, model normal. Ensuite... un chapeau pointu noir." Je me raclai la gorge un bon coup et avalai ma salive avant de reprendre. "Eeeuuh... Une cape d'hiver noire avec une attache en argent et.... et une paire de gants protecteurs." Je repliai - je fis une boule -ma liste et souris timidement à la sorcière, sentant le rouge me monter aux joues. Il fallait dire qu'elle était très jolie et surtout très sympathique. Je ne savais pas trop comment me comporter. Elle sut me rassurer et me demanda le budget dont je disposais. Un budget ? Je n'en savais strictement rien. Tout n'était pas au même prix ? Et oncle Marlon qui n'était pas là pour me venir en aide...

"Euh je ne sais pas... Pas beaucoup ?" Sentant que je n'avais pas été d'une grande aide, je triturai les pans de ma veste. Finalement elle m'amena au niveau d'un rayon qui se trouvait près des vitrines, sur la gauche après l'entrée. La jeune femme me sélectionna les différents articles que je lui avais cités, les rapprochait de ma poitrine tout en me détaillant du regard, sûrement pour juger si cela m'allait ? Je n'en savais rien... Je n'avais jamais vraiment prêté attention à mon apparence. Je préférais les vêtements confortables que l'on pouvait salir et déchirer aux robes soignées.

Une fois tous les articles réunis, elle me guida jusqu'au fond de la boutique où devaient se trouver les cabines d'essayage. En passant à travers ces derniers rayons, je compris que les tissus qu'elle avait pris étaient le premier choix. Les coupes et les matières qui m'entouraient n'avaient rien de comparables en terme de qualité. Et ça se voyait aux premiers coups d'oeil. Savoir que je n'allais pas dépenser toute la bourse confiée par oncle Marlon me rassura. Sans oublier que j'allais pouvoir chahuter avec ces vêtements sans craindre de les abîmer à cause de leur prix.

La vendeuse tira le rideau derrière moi et me voilà seule dans ma cabine d'essayage. Il fallait surtout que j'essaie l'une des trois robes de travail noires ainsi que la cape d'hiver. La taille du chapeau et celle des gants protecteurs avaient été directement déterminées dans le rayon directement.
Je posai mon sac au sol, retirai les vêtements que je portais et les pliai pour les mettre sur le haut de mon sac. Voilà. J'enfilai ensuite l'un des exemplaires de la robe. Je me tournai vers le miroir pour me regarder dans le reflet. Elle semblait m'aller mais tout ce noir... c'était fade, ça ne me ressemblait pas. Heureusement que mes cheveux roux étaient là pour ajouter une touche de couleur au tableau.

"C'est bon j'ai mis la robe." indiquai-je à la vendeuse restée devant la cabine pour qu'elle puisse juger de nouveau mon apparence. Elle m'inspecta de long en large et m'intima finalement de monter sur le tabouret qu'elle me présenter. Je m'exécutai et levai les bras au-dessus de ma tête.
D'un geste habile, qui m'arracha la lettre "o" sur les lèvres, elle sortit sa baguette et se mit à ajuster la robe à ma taille. Je sentis alors le tissu se resserre par endroit, se raccourcir le long de mes bras et s'allonger sur mes chevilles. Ça faisait des guilis ! Je retins un rire et me contentai de sourire face au miroir. C'était décidément vachement chouette la magie, j'avais hâte de pouvoir faire tout ça moi aussi. Plus que quelques jours à attendre.
Maintenant, c'était au tour de la cape d'hiver. Toujours perchée sur mon tabouret, l'adulte m'aida à enfiler le vêtement suivant. Un bras puis le deuxième. Voilà qu'elle reposait sur mes épaules. Qu'est-ce qu'elle était chaude mon dieu, je me sentais étouffer ! Vite qu'on me l'enlève je n'allais pas pouvoir tenir très longtemps comme ça. Et pour en rajouter une couche, elle en ferma le col avec la fameuse attache en argent. Il fallait quand même bien reconnaître que c'était très élégant. Elle faisait toute la différence.

Un dernier coup de baguette et voilà, tous les vêtements étaient à ma taille. La vendeuse m'aida à descendre de mon perchoir et me conduisait jusqu'aux caisses. Au moment de payer, je me souvins qu'il nous avait été demandé d'étiqueter chacun des vêtements avec notre nom et notre prénom.

"Est-ce que vous pouvez mettre des étiquettes sur les vêtements s'il vous plaît ? Je m'appelle Diane Turner." La vendeuse acquiesça et ne mit que quelques secondes pour répondre à ma demande. Elle me tendit ensuite un nouveau sac avec mes achats et me raccompagna jusqu'à la sortie du magasin.

A peine la porte avait-elle était ouverte que le brouhaha de la rue piétonne me fit froncer les sourcils. J'avais oublié qu'il y avait autant de monde et que leur allers et venues étaient si bruyantes. Peut-être que je pouvais rester encore quelques minutes ici...? Non, il fallait que je termine mes achats. Il ne m'en restait plus beaucoup ce n'était pas le moment de flancher. Un dernier petit effort avant de retrouver oncle Marlon. D'ailleurs, où est-il actuellement ? Sortie sur le perron, je le cherchai du regard, suffisamment discrètement pour qu'il ne me remarque pas si jamais j'étais dans son champ de vision. Bon, il ne semblait pas être dans les parages. Peut-être était-il retourné au Chaudron Baveur après tout ? Il fallait quand même bien reconnaître que me suivre partout n'était pas la chose la plus passionnante au monde.

Il ne me restait plus qu'une boutique à visiter maintenant : Au Bon Chaudron.

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Comme une grande Solo
Cette fois-ci, pour m'y rendre, je n'avais que quelques pas à faire. Une dizaine de mètres tout au plus. En effet, le magasin de matériel pour les potions était collé à la boutique de Madame Guipure.
Prête à terminer enfin mes achats, je me faufilai à travers les passant qui arrivaient tout juste ou qui quittaient le Chemin de Traverse.

A comparer des autres enseignes qui faisaient vivre ce lieu, "Au Bon Chaudron" était d'une sobriété presque étrange. Une sobriété qui contrastait énormément avec tout le reste. Toutefois, certains modèles étaient exposés à l'extérieur pour attirer l'oeil et cela fonctionnait sans trop d'effort. Grâce à ce soleil du mois d'Août, je trouvais que les marmites étaient encore plus étincelantes que ce qu'elles auraient pu être d'ordinaire. Les voyant ainsi mises en avant, je n'avais qu'une envie : passer mes doigts dessus pour en sentir le métal, sûrement froid, mais lisse comme du verre. Sans trop réfléchir, je laissai cette idée prendre le dessus sur tout le reste et je me dirigeai d'un pas presque automatique vers les modèles d'exposition. Arrivée devant le plus gros de tous, je fis glisser mon index gauche sur le col. Il n'y avait aucune aspérité. C'était agréable au toucher. Je ne pouvais plus m'arrêter de faire tourner mon doigt autour. J'étais comme attirée. Allais-je apprécier cette matière une fois à Poudlard ?

Revenant à la réalité du moment, je stoppai mon action et m'avançai vers l'entrée de la boutique. Lorsque je fus à l'intérieur, je n'eus pas de mal à me repérer sur les emplacements des produits. Au fond du magasin se trouvaient les chaudrons. De mémoire, je savais que j'allais devoir en prendre un. Mais lequel... Mystère et boule de gomme pour le moment. Enfin, c'était déjà un bon point de départ, le reste viendrait après.
M'avançant un peu plus dans le magasin, mon regard se posa sur un chaudron mis en évidence pour que personne ne passe à côté. Installé sur trois hauts pieds, ce dernier semblait avoir vécu des millénaires, si ce n'était plus. C'était peut-être vraiment le cas d'ailleurs, je n'en savais rien. Mais le fait est qu'il paraissait particulièrement vieux. Du moins, beaucoup plus par rapport à tous les autres modèles exposés. Il faisait tâche. En m'approchant, je vis que son intérieur n'était pas vide et contenait plusieurs mouchoirs. Une inscription était indiquée sur une pancarte. Elle précisait qu'après avoir touché un chaudron, il était nécessaire d'effacer ses grosses traces de doigts sales avec ces mouchoirs. Oups. Bon eh bien j'allais faire demi-tour avant qu'on ne me tape sur les doigts. Car étrangement, j'étais persuadée que l'on m'avait vue et que l'on me tomberait dessus si je ne m'exécutais pas.

Je ne voulais prendre aucun risque avec qui que ce soit. Alors, bien décidée à réparer mon erreur, je me saisis d'un des mouchoirs - qui s'avéraient être humides - et pivotai sur moi-même pour retourner dehors. Finalement, je me ravisai et décidai d'en prendre un second au cas où. On n'était jamais trop prudent. Je voulais qu'il brille de chaudron. Mon nouveau bout de tissu en main, je pris cette fois-ci la direction de la sortie.

Je posai mes affaires au sol, juste à côté du chaudron qui ne cessait d'étinceler au soleil, et m'appliquai à le rendre encore plus brillant qu'il ne l'était. Tout le monde allait pouvoir admirer son reflet dedans tellement il serait propre. C'était ma nouvelle tâche du jour et j'avais bien l'intention de la mener à bien jusqu'au bout. D'un geste plus qu'appliqué, je frottai tout le corps que j'avais touché précédemment. J'y faisais des tours interminables avec mon chiffon. Et puis, tant qu'à faire, autant le nettoyer entièrement ! Je pris le second mouchoir que j'avais récupéré et le passai sur l'ensemble du cor arrondi du chaudron. Je n'avais l'intention d'oublier aucun endroit, tout allait y passer. Sauf peut-être l'intérieur, je n'étais pas sûre qu'il soit recommandé de le nettoyer, cela pouvait peut-être impacter négativement les futures potions préparées. Après la cuve, vinrent les anses placées de chaque côté, l'arceau mobile, le fond tripode et les trois pieds qui permettaient très certainement de le surélever et de le stabiliser au-dessus du feu. Je fis quelques pas en arrière pour prendre du recul et analysai mon travail. Je me voyais en lui de la tête aux pieds. Un sourire plein de fierté apparut sur mon visage. Il fallait quand même bien reconnaître que j'avais fait du bon travail. Je n'avais pas fait les choses à moitié. Je passai un dernier coup de mouchoir dessus comme pour donner une touche finale à mon œuvre puis récupérai mes affaires. Il était temps de les faire ces achats.

Lorsque je fus de nouveau à l'intérieur de la boutique, je ne perdis pas de temps et filai vers le fond de la boutique, là où étaient entassés tous leurs chaudrons. Arrivée là-bas, je dus faire face à des tours métalliques, toutes plus hautes et bancales les unes que les autres. Cela me rappelait la librairie dans laquelle je m'étais rendue quelques heures plus tôt. Exactement la même configuration. La question était à présent la suivante... Comment atteindre le haut de ces piles pour prendre un chaudron ? Il était hors de question que je me saisisse d'un à ma hauteur, au risque de tout faire tomber.

"Excusez-moi Monsieur ?" Je venais d'interpeller un sorcier qui passait non loin de moi sans me soucier de s'il s'agissait d'un employé ou d'un simple client. Dans les deux cas il pouvait m'être utile. "Est-ce que vous pouvez m'aider à prendre un chaudron en étain, un modèle standard, en taille 2 s'il vous plaît ?" avais-je demandé en relisant la liste de courses à suivre. L'homme acquiesça en me souriant et d'un coup de baguette magique - qu'il avait dégainée sans que je ne m'en aperçoive - il fit léviter dans notre direction un petit chaudron noire possédant un couvercle et trois pieds, comme celui de dehors. Je suivis son mouvement des yeux, le regard rempli d'admiration et d'excitation. *C'est trop cool !* pensai-je.

"Merci Monsieur, c'est super gentil de votre part." dis-je en tendant les bras devant moi et légèrement vers le haut comme pour accueillir le chaudron en plein vol. Et c'est d'ailleurs ce qui arriva sous les yeux amusés de l'adulte. Voilà que je tenais mon propre chaudron. J'allais en prendre autant soin que le modèle d'exposition. Il brillerait même encore plus, je m'en faisais la promesse.

Mon chaudron sous le bras, je déambulai dans le reste du magasin. Il me restait à trouver deux autres produits : une balance en cuivre et une boîte de fioles en verre ou en cristal. Eh bien ça serait en verre. Si cela fonctionnait comme dans mon monde, le cristal coûtait beaucoup plus cher que le verre donc autant faire des économies là où l'on pouvait.
M'attendant à trouver des balances électroniques, il me fallut plusieurs minutes pour reconnaître celles d'un ancien temps et comprendre que c'était celles-ci qui m'intéressaient. J'avais d'ailleurs dû passer devant elles plusieurs fois sans les remarquer... Mais maintenant je les voyais ! Elles n'avaient définitivement rien à voir avec celles que je connaissais. Je les observai toute minutieusement à la recherche de celle qui se démarquerait. Mon choix se porta finalement sur l'une d'entre elle que je trouvais plus harmonieuse et un peu moins rayée. Même si ce n'était pas réellement le cas, c'était la justification que j'avais trouvée pour la choisir elle.

Puis vint le tour des fioles en verre. Celles-ci se trouvaient non loin des vitrines, agencées dans des petits coffrets déjà composés. En m'approchant, je constatai que tous n'étaient pas identique du point de vue de leur contenu. Le nombre de fioles était le même mais elles différaient de par leur forme, leur couleur et leur taille. Je pris quelques minutes pour choisir celles qui me plaisaient le plus puis récupérai la boîte sur laquelle s'était portée mon dévolu.

Et voilà, j'avais tout, normalement. Je me dirigeai donc vers les caisses et réglai mes trois articles. Seize mornilles et vingt-six noises. Je fouillai dans ma bourse et déposai les pièces sur le comptoir. Je n'avais aucune notion de l'argent sorcier, il était difficile d'estimer si la somme était chère ou pas. Dans tous les cas, je n'avais pas beaucoup d'autres options. Je supposai qu'il me fallait des équipements de qualité et que faire des économies ne primait pas sur la sécurité. Car oui, oncle Marlon m'avait prévenue de l'importance de la qualité et du bon entretien du matériel de potions.

Je récupérai mon chaudron dans lequel avaient été placées les fioles et la balance en cuivre et m'avançai vers la sortie. Je passai le pas de la porte, fière d'avoir coché toute seule l'ensemble des cases de la liste de fournitures envoyée par hibou. Il ne me restait plus qu'à retrouver oncle Marlon. Je regardai la montre accrochée à mon poignet gauche ; c'était bientôt l'heure de notre rendez-vous à l'entrée du Chemin de Traverse, juste devant le Chaudron Baveur.
D'un pas confiant, je descendis les quelques marches qui me firent retrouver les pavés de la rue principale. Puis, en levant les yeux vers la façade du pub sorcier, je vis oncle Marlon adossé contre le mur en pierres de celui-ci. Sans perdre une minute, j'agitai le bras dans sa direction.

"Oncle Marlon ! Je suis là !" criai-je pour qu'il tourne la tête vers moi. Evitant de le faire attendre plus longtemps, je trottinai dans sa direction, tout en prenant soin de ne rien faire tomber de ce que je portais. Quant aux sorciers aux alentours, ils étaient devenus secondaires à mes yeux et m'importaient peu. Mon objectif était de retrouver mon accompagnateur en un seul morceau. J'avais hâte de lui raconter ma petite escapade mais surtout deux choses en particulier ! Mon achat de ma baguette magique et tout ce que j'avais pu ressentir de merveilleux à son contact. Sans oublier tous mes questionnements sur le magasin de nettoyage et l'engouement inexpliqué qu'il y avait autour. Je ne pouvais d'ailleurs plus attendre, ma curiosité reprenait le dessus à cette simple pensée. Il fallait que je lui demande.

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