Intrusion au royaume des Jammie Dodgers PV

La peur désactive le corps. Elle fige, tétanise, nous empêche de réagir, de nous défendre, de nous battre. La peur nous contrôle quand on ne sait pas la contrôler. Cette fille, Marks, n'a pas le moindre contrôle sur sa peur. La preuve ? Alors même que j'ai affirmé que je ne lui ferai rien, elle reste tétanisée, à peine capable de parler. Son corps figé, ses muscles crispés. Même son regard est immobile, bloqué sur moi ; elle surveille mes faits et gestes. Et si je bougeais tout à coup ? Et si je la frappais ? Et si j'avais menti et que j'allais la malmener ? Je peux presque voir ses pensées rouler sous son crâne tant elles sont évidentes. Moi, j'observe avec attention toutes ses réactions, ses yeux fixes, ses muscles bloqués, sa bouche qui peine à s'ouvrir. J'observe tout cela sans ne rien manquer du spectacle, parce que je suis créatrice de cette peur, je suis créatrice de cet état, elle est ce que j'ai créé, alors même que je ne voulais pas le créer.

Je me rends compte après qu'elle ait réussi, très vaguement il faut dire, à baragouiner quelques mots, que je me sens mieux maintenant que lorsqu'elle était si vive et si exubérante. Je me sens mieux quand elle tremble de peur, pas parce qu'elle est plus silencieuse, mais parce que dans cet état c'est moi qui ait le contrôle. Sur sa peur, mais aussi sur tout le reste. Alors automatiquement, je me détends. Ne reste désormais plus rien de ma colère et de mon agacement.

« Ouais, bah c'est bon, » dis-je finalement en soupirant. Je croise les bras devant moi, sur la table. « On va pas en parler pendant des heures. »

Manquerait plus qu'elle exige, pour se sentir mieux, que je m'excuse et que je me repentisse. Sauf que cela n'arrivera pas : je ne regrette rien. J'étais dans mon bon droit. Si elle ne veut pas que les gens s'énervent, elle n'a pas qu'à venir les emmerder quand ils sont installés tranquillement à une table. Tout le monde sait ça. Tout le monde est capable de faire attention à ce genre de choses. Si elle ne fait pas attention, c'est qu'elle ne veut pas faire attention ; cela signifie qu'elle n'avait aucun respect pour ma tranquillité et donc qu'elle se fichait de me déranger. Tout simplement. Elle a eu ce qu'elle méritait.

« Et vu comme t'as insisté, difficile de croire que tu l'as pas fait exprès. »

Jusque là, je l'observais avec une attention palpable, mes yeux fixés sur elle, sur ses yeux fuyants, sur son visage crispé. Mais maintenant que la sensation s'apaise un peu, j'arrache mes yeux d'elle pour parcourir du regard la salle, derrière elle. Ce n'est que maintenant que je remarque que mon éclat de tout à l'heure, et sa réaction, auraient pu nous valoir l'attention des autres clients. Mais s'ils nous observaient, ils ont arrêté car je ne remarque aucun regard particulier posé sur nous. Ce constat me rassure : j'ai réussi à la maîtriser elle en lui faisant peur, aucune envie de me coltiner l'inquiétude d'autres inconnus indiscrets.

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Toutes ses tentatives pour détendre corps et esprit étaient vaines, et même fatigantes. Ses efforts pour ne serait-ce que décrochait son regard encore apeuré de la silhouette à présent trop grande, trop présente d'Aelle était balayé par les mots de cette dernière. Nélya était comme prise au piège entre son attention et ses paroles alors que la pensée la plus claire qui se répétait sous son crâne la suppliait de partir. De s'enfuir, loin, le plus loin possible de ce regard, de ces mains, de ces mots. Mais à nouveau, elle ne pouvait pas.

Tout son corps demeurait tendu, tirait davantage sur sa nuque raide. Même ses doigts fermement agrippés -au point de devenir douloureux, ou alors c'était la douleur fantôme du picotement des aiguilles qu'elle confondait- à l'assise de son siège. Elle n'était plus maitresse de son corps, dont les efforts pour se décrisper étaient anéantis face au moindre regard, moindre son, moindre soupir. C'était même à se demander si elle était jusque-là parvenue à la moindre amélioration ou si ses avancées n'étaient chimères, des espoirs incapables de prendre forme. «Huh-» Ce n'était pas avec cette voix enrouée qu'elle pouvait lui répondre, même si elle essayait mentalement de former une réponse. Une réponse à laquelle elle mettait autant d'attention qui lui était possible, pour ne pas énerver Aelle. Pour ne pas risquer plus de cris, de colère et surtout, ne pas se faire frapper ou attaquer.

Elle déglutit, ou plutôt essaya pour détendre sa gorge trop serrée avec laquelle il lui paraissait impossible de parler. Pourtant, parler, ça elle savait faire, parler de tout et de rien, parler pour ne rien dire... Et sans que jamais ça ne la fatigue. Mais là, ce n'était plus pareil. La tension qui tirait son corps, comme si elle cherchait à le déchirer en deux en commençant par son estomac la fatiguait vite. La brunette coincée dans sa torpeur sentait tout... Plus.
Elle sentait plus le moindre courant d'air qui la faisait légèrement frissonner, elle sentait plus ses cheveux sur sa nuque qui chatouillait sa peau sensible, elle sentait plus le bois de la chaise contre ses doigts qui avait un quelque chose de presque rassurant par sa familiarité. Elle frottait un pouce et un index dessus, comme elle le faisait quand elle tenait ses baguettes de batterie ou bien son catalyseur.
Voilà, c'était ça. Il fallait qu'elle se concentre sur ses pensées là, sur les sensations contre ses doigts qui parvenait à l'amener ailleurs, ou plutôt à distraire un instant une partie de ses pensées. De fil en- Hum disons plutôt petit à petits elle parvenait à prendre de plus longues inspirations, moins tremblantes et bruyantes.

Après de longues secondes, trop longues à son goût et pour celui de son corps à fleur de peau, elle retenta l'expérience avec ses mots auxquels elle s'était donné tant de mal à réfléchir. «Désolée. Je... Dans ma tête c'est compliqué, j'comprends pas tout comme tout l'monde. Je fais... vraiment pas exprès.» Il y avait dans sa voix ce tremblement, cette incertitude et cette précaution maladroite qui avaient remplacé sa naïve assurance. Elle voulait faire attention cette fois. Partir sans cris, retrouver son corps pour pouvoir bouger, retrouver sa cousine, et sortir au plus vite et mettre le plus de distance entre elle et Aelle. Pourtant, son optimisme s'entêtait, lui susurrait des idées différentes pour ne pas partir sur une mauvaise note, pour pouvoir sourire à Aelle sans avoir l'impression que ses organes se contractaient pour ne pas se liquéfier d'appréhension.

@Aelle Bristyle

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Le silence s'étire. Il rend réel sa peur, il la rend palpable. Automatiquement dans ce long silence j'ai le temps de ramener ses yeux sur elle. Je la vois hésiter, je la vois essayer de formuler un mot sans pourtant y parvenir. Je la vois être coincée dans sa peur, dans son corps tétanisé. Enfermée derrière ses muscles bandés. En réponse, je me découvre une toute nouvelle patience : son silence ne m'agace pas, je le trouve même normal. Elle a peur, donc elle ne trouve pas ses mots. Voilà tout. Ça va avec le fait que j'apprécie cette toute nouvelle situation : dans sa peur, elle cesse d'être cette adolescente qui me harcelait de questions sans chercher à comprendre. Désormais elle contrôle ses mots et certainement aussi ses pensées. Alors je n'ai plus aucune raison d'être impatience ou d'exiger son départ sur le champ. Donc j'attends patiemment, assise sereinement face à elle, mon regard curieux posé sur son visage encore un peu crispé par la peur qui la cloue sur place, heureuse de cette sérénité retrouvée et du contrôle que j'ai sur la situation.

Quand enfin elle parvient à articuler une réponse, elle le fait dans un filet de voix. Comme si elle faisait attention au moindre mot prononcé, ce qui est certainement le cas. Encore une excuse, mais je n'ai que faire de ses excuses. Je laisse couler. Son effroi actuel est une excuse suffisante, elle est le résultat espérée de mon coup de colère — je n'ai nul besoin d'un pardon minable en plus de cela. Par contre, pour ce qui est du reste... Un sourcil étonné s'arque sur mon front. C'est ça, son explication ? Dans sa tête c'est compliqué ? Qu'est-ce qu'elle veut dire ? Qu'elle a un retard mental ou quelque chose comme ça ? Quelle fait partie de ces gens qui sont parfois incapables de comprendre la plus simple des règles de sociabilité ?

« Tu l'as déjà dit, que tu faisais pas exprès, » rétorqué d'une voix cassante.

Je me rends compte que je me fiche de la raison. Elle pourrait bien être totalement idiote ou avoir un trouble quelconque, cela ne changerait pas une vérité toute simple.

« En fait, tu comprends exactement comme tout le monde, rassure-toi, » affirmé-je en m'étirant sur la table pour récupérer ma tasse abandonnée plus tôt. J'enroule mes doigts autour de la faïence encore chaude. « La preuve : tu ne me comprends pas. En cela, tu es exactement comme tout le monde. C'est très banal, en fait, » ajouté-je dans un soupir en menant la tasse à mes lèvres ; mes yeux, eux, coulent vers d'autres horizons.

Et c'est exactement pourquoi j'ai fait preuve d'une colère si affirmée et pourquoi tu es définitivement passé, dans mon esprit, à un statut qui ne t'accordera jamais grande valeur à mes yeux. C'est aussi simple que cela. Et cela concerne la grande masse du tout le monde. Quelle se rassure donc : elle fait partie de cette grande et ennuyante masse qui compose malheureusement la majorité du genre humain.

Aelle est dure dans ses pensées à la fin ! Rassure-toi, elle se persuade de ça mais moi je sais qu'elle peut changer d'avis sur les gens.

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Peut-être que sa peur s'était atténuée ou alors peut-être bien qu'elle était un peu trop irréfléchie car sa bouche s'ouvrit sitôt les premiers mots d'Aelle crachés. «Ouais mais les choses importantes elles méritent d'être dit plusieurs fois...» Mais même une fois ses paroles prononcées d'une petite voix, quelques longues secondes -presque une dizaine- lui furent nécessaires pour réaliser que peut-être, elle ferait mieux d'apprendre à faire encore plus attention à ce qu'elle disait. Mais au final, même en repassant ses mots dans sa tête, elle n'avait pas l'impression d'avoir sorti de grosses bêtises susceptible de déclencher une nouvelle vague de colère soudaine.

Mais elle n'avait plus le temps de s'en préoccuper que déjà son esprit volatil passait à toute autre chose pour la laisser d'abord... Dubitative dirons nous. Comment ça elle comprend exactement comme tout le monde? Elle a qui on avait toujours dit qu'elle n'était pas bête ou quoi, mais qu'elle ne comprenait simplement pas comme tout le monde?
Elle a qui- Oh. Être banale parce qu'elle ne la comprenait pas. Comme tout le monde. C'était d'une certaine ironie trop subtile pour l'esprit de la galloise; elle c'était tout le monde qu'elle ne comprenait pas.

Mais ces mots... Nélya sentait bien quelque chose, là, sous sa poitrine, mais incapable de nommer cette... chaleur? Pression légère? Discret picotement? Elle préféra l’ignorer pour se concentrer davantage à son observation méticuleuse et prudente de la plus grande.
Cependant, même si l'adolescente était incapable de nommer ce qu'elle avait ressenti, ce petit quelque chose silencieux s'apparentait presque à une consolation discrète à l'entente de ces mots qu'elle n'entendait pas si souvent et dont les bienfaits -malgré l'étrangeté de la situation- lui étaient d'abord invisibles. Pourtant, Nélya se sentait plus légère, moins tendue... C'était si rare qu'on lui dise qu'elle était comme tout le monde alors que ses parents, et tout particulièrement sa mère, avaient dû faire tout un travail sur eux-mêmes pour pouvoir lui affirmer qu'être différent n'était pas un problème. Une phrase si souvent répétée qu'elle s'était inscrite de manière indélébile en elle, érigée en vérité dont la remise en question ne lui effleurerait jamais l'esprit.

Pourtant, elle contemplait ses paroles en silence, laissant son regard relâcher son attention sur Aelle pour observer la table, avec ses emballages rouge et sa tasse fumante. Mais ça lui coûtait de ne plus surveiller ce qu'elle craignait, de en plus pouvoir être certaine que ses mains n'allaient pas brusquement se lever pour l'attraper, elle le sentait dans le léger nœud encore présent dans son estomac, dans la sècheresse de sa gorge... Mais elle devait l'admettre, l'étourdissement qui la prenait s'était atténué, comme la tension dans son corps et même sa crainte quelque part. Et sans qu'elle ne le réalise réellement au début, elle parvint à sortir de la poche de son gilet quelques bonbons et en déplia un pour le glisser entre ses lèvres fines et en poussa quelques-uns sur la table en mastiquant, dans un geste mécanique nullement appuyé par la moindre once de réflexion.

«Merci. Dis, tu veux qu'je parte maint'nant?» Même dans cette atmosphère, la brunette demeurait plus incapable que jamais de lire l'atmosphère et seul lui restait son procédé ultime: l'interrogation franche et directe.

En l'interrogeant, elle glissa un regard dans son dos pour jeter un œil à sa cousine en mastiquant son bonbon tendre au gout cerise, qui pour elle, n'avait que le gout du sucre, mais elle ne s'en plaignait pas. Son palais était trop habitué à ce goût parfaitement chimique de toute manière.

Dans l'attente d'une réponse, elle la regardait, le regard plus calme, sans ce tremblement d'appréhension dans sa pupille. Elle l'observa du buste à la tête en passant par le bout des doigts. Aelle avait l'air forte, au point ou entre elle et Gillian, la naïve adolescente se demandait qui pouvait être la plus forte. Parce que, la plus effrayante, c'était Gillian. Aelle, elle, ne l'avait pas frappé parce qu'elle l'énervait. Et en plus, elle ne l'avait pas insulté. Alors elle était forcément plus gentille, non? C'était sûrement une maigre analyse peut-être optimiste, mais c'était tout ce dont Nélya était capable.
Mais au prisme de ce soulagement encore discret, la galloise qui continuait d'observer l'aînée et peu à peu quelques questions intactes de ses précédentes inquiétudes qui lui tendaient le corps et brouillaient son esprit se mirent à germer. Après tout, elle lui avait dit: c'était la première personne qu'elle avait "connue" à Poudlard et qui était à présent diplômée qu'elle recroisait... Inévitablement les questions lui picotèrent la langue, mais pour la première fois elle tâcha de faire preuve de retenue... Même si elle voulait savoir si elle avait pu continuer d'apprendre des nouveaux sorts après Poudlard... Si Poudlard lui manquait... Si «Tu préfères ta vie maint'nant ou quand t'étais à Poudlard? » ... Bon. Elle avait fait preuve de retenue... Autant qu'elle l'avait pu. Donc 16 pauvres secondes.

je ne pensais pas écrire autant :sweatingbullets: et qui sait, à force, dans un avenir peut-être pas siiiii lointain, elle pourrait tolérer Nélya :cryhappy:
@Aelle Bristyle

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C'est très subtil, mais il y a un changement dans l'air. Comme si soudainement quelqu'un avait relâché sa pression à elle. Je la scanne du regard et l'observe sortir un bonbon de sa poche. Oui, c'est peut-être ça le détail qui compte : qui est prêt à avaler une sucrerie va certainement mieux, n'est-ce pas ? Je n'aurais pas été contre le fait que sa tétanie dure plus longtemps, mais je ne laisse rien paraître. Je me contente de l'observer, les yeux légèrement plissés, en me demandant si elle aura le courage d'arguer que non, elle n'est pas comme tout le monde, elle elle pourrait comprendre si je lui en laissais l'opportunité ; ma bouche se froisse légèrement sous la moquerie que m'inspire cette pensée. Merlin, si elle fait ça je l'éjecte purement et simplement de son banc.

Mes yeux tombent sur les bonbons qu'elle a poussés au centre de la table comme si elle voulait partager avec moi. Au début, je n'avais aucune intention de piocher dedans, mais après réflexion... Je n'ai plus de Jammie Dodgers et je m'en sens étrangement frustrée. Pourtant, je n'ai jamais été du genre à me goinfrer et je doute que ça m'arrive un jour.

Avant que ma pensée n'atteigne le fond de mon crâne et avant que je me serve (ce que je n'aurais de toute manière pas fait sans lui demander l'autorisation et ce n'est clairement pas l'autorisation de demander si je peux manger une sucrerie), Marks réagit enfin. Étonnée par sa question directe, je lève aussitôt les yeux vers elle, mes deux sourcils arqués sur mon front. Ah, enfin ! Enfin elle demande ce qu'elle aurait dû demander depuis le début ! Cela me surprend un peu qu'elle demande alors qu'effrayée comme elle était elle aurait pu tout simplement partir sans un mot de plus. Déguerpir, quoi. A-elle peur que je la poursuive ? Ce serait trop espérer de ma part. Je me demande si le fait de poser la question sous-entend qu'elle espère peut-être avoir une chance de rester. Pourquoi voudrait-elle rester puisque je lui ai donné une si mauvaise impression ? Qui voudrait rester avec quelqu'un qui l'effraie ? Peut-être a-t-elle vraiment un souci, alors, si elle souhaite sincèrement rester là.

La suite est la preuve de tout ce que je viens d'avancer. Je ne m'attendais tellement pas à ce qu'elle pose une nouvelle question sans même me laisser le temps de choisir si je voulais ou non qu'elle dégage que j'expire un court ricanement moqueur par le nez en la dévisageant. Alors elle veut réellement rester, hein ? Malgré mon éclat, malgré sa tétanie. Et puis c'est quoi cette question ? Qui pose une telle question à une inconnue ? Pourquoi... La lassitude me fait pousser un long et puissant soupir.

« La prochaine fois, rétorqué-je d'une voix cassante, attends que je réponde à la première question avant d'en poser une autre qui sous-entend clairement que ta proposition de t'en aller n'était qu'un mensonge. »

Puis je plante mes coudes sur la table, croise les mains et approche mon visage pour l'observer avec une plus grande attention.

« Bon ! dis-je tout à coup. Puisque tu as tellement envie de rester avec une personne qui te fait flipper... Je te laisse me poser une question. Une autre question, j'entends. Mais elle a intérêt d'être intéressante, je déteste les questions qui ne le sont pas. »

Ses chances de rester viennent de passer de rien du tout à... Encore moins. Mais tant pis, je suis curieuse de voir ce qu'elle va pouvoir me sortir. Et pendant qu'elle est là, le temps file et les chances que Rockfield descende augmentent.

Bonjour l'énorme orgueil d'Aelle Bristyle. Désolée pour ce petit défi. Aelle est juste persuadée que Nélya ne pourra pas le relever.
En tout cas j'ai été ravie par cette longue réponse !

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C'était comme si la surprise l'avait saisi de l'intérieur comme une décharge en réveillant un bon sens somnolant dans son esprit. Ceci lui fit afficher une petite mine, d'abord surprise en ouvrant un peu plus grand les yeux et en redressant imperceptiblement son dos avant qu'elle ne se pince les lèvres. Aelle avait raison, ce n'était pas super poli de poser une question sans attendre la réponse de la précédente. Elle le savait, mais avait dû le laisser glisser de plus en plus loin dans le fin fonds de sa mémoire puisqu'elle l'avait toujours fait...

Nélya s'humidifia les lèvres en avalant son carré de douceur et se frotta le bout des doigts en prévention du retour de l'affreuse sensation de picotement. «Pardon, j'vais faire gaffe. Mais pour de vrai, si tu veux qu'je parte, j'partirai Elle hocha la tête, le regard retrouvant peu à peu son assurance en réaffirmant ses précédentes paroles, pour peut-être donner plus de poids à ses propos.

Mais par la suite, son regard et son visage exprimèrent un étonnement qui ne laissait même plus apercevoir l'assurance qu'elle retrouvait tout juste. L'adolescente observa la jeune femme, ignare au défi face auquel Aelle Bristyle l'avait placée, naïve face à ces mots qui ne prenaient pas leur pleine signification dans son esprit.
Pour Nélya, le sujet de la question était déjà évident: la magie. Mais quelle question lui poser exactement? Surtout si elle ne devait en choisir qu'une seule parmi toutes celles qui fourmillaient bruyamment sous son crâne?
Est-ce qu'elle savait faire de la magie sans sa baguette?
Est-ce qu'elle savait comment inventer des sorts?
Est-ce qu'il y a de la magie qui ne demande pas d'utiliser les émotions pour être lancée?
Mais non. Elle ne pouvait pas demander la première chose qui lui passait par la tête comme elle le faisait d'ordinaire, elle devait réfléchir, faire attention, tenir sa langue, plus que tout à l'heure. S'il y avait un sujet qu'elle aimait réellement et sur lequel elle pouvait avoir de vraies questions, c'était bien les sortilèges. «Mhhhh... Comme à chaque fois qu'elle se donnait la peine d'aller à l'encontre de son comportement impulsif ou plutôt irréfléchi pour réfléchir, son regard se concentra sur un point invisible sur la table et elle se tordit les lèvres, les poussant d'un côté à l'autre de son visage. Puis elle releva les yeux sur la sorcière et pour la première fois, sembla remarquer un détail qui n'était pourtant pas anodin. Aelle. La sorcière Aelle Bristyle, n'était-elle pas toujours suivit par deux créatures? Nélya observa les côtés d'Aelle -vides- avec un regard presque perplexe avant que sa bouche ne s'ouvre à nouveau sans qu'elle n'y réfléchisse. «Où sont-» Non. Non, non, non, ce n'était pas ça sa question. Elle se pinça les lèvres et secoua la tête, sans pour autant pouvoir retenir un coup d'œil curieux autour d'elles. Après une longue inspiration qu'elle prit en redressant son dos, elle rouvrit finalement la bouche avec plus de précaution. «Moi... J'aime la magie. Et j'veux savoir, comment on devient une bonne sorcière? J'veux dire...» Elle passa sa langue sur ses lèvres et laissa son regard retrouver un bref instant un point inexistant sur la table avant de regarder Aelle à nouveau et l'observer quelques secondes avant de reprendre.«Pas, pas une bonne sorcière genre une gentille, mais une bonne sorcière qui sait utiliser la magie pour lui donner la forme qu'elle veut.»

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Je fais un très subtil mouvement de tête, ce serait presque un hochement de tête si on considérait que ce léger geste du menton pouvait être considéré comme tel. Ce mouvement fait suite à son affirmation ô combien étonnante : elle s'excuse et affirme qu'elle fera gaffe. Elle répète même sa proposition de s'en aller et cette fois-ci je me dis qu'elle me laisse le temps de lui donner réellement congé. Sauf que je lui ai offert un défi et que je ne compte pas la laisser s'en aller maintenant, aussi me contenté-je de ce léger hochement de tête qui n'en est pas réellement un, comme pour dire : enfin tu l'as bien exprimé ! très bien, j'en prends note, je te tiendrai au courant quand ta présence me deviendra insupportable et que j'aurais envie d'être seule sans pour autant abandonner cette table sur laquelle j'ai choisi de m'installer. Mais pour le moment, je vais juste attendre qu'elle réfléchisse et je me fais un plaisir d'observer son visage pendant qu'elle le fait.

Elle ne me connait absolument pas. Je sais que c'est un défi presque impossible à réaliser. Qui me connait aurait pu trouver une question intéressante et pertinente pour moi, quoi que... Certains n'auraient pas même réussi et oui, je parle de certains de mes frères en songeant à cela. Zikomo, lui, n'aurait eu aucun mal, évidemment. Et je pense que Gabryel ou peut-être même Narym ou mon père auraient pu relever le défi également. Mais une fille qui ne me connait même pas ? À vrai dire, je n'espère pas qu'elle réussisse. Elle ne peut tout simplement pas deviner ce qui me plait ou m'intéresse, je ne suis pas idiote au point d'espérer qu'elle le fasse. Par contre, elle peut se montrer sincère, poser une question qu'elle pense que je trouverais pertinente et me la poser. Ce qui me donnera des indications sur sa façon de penser, sur ses centres d'intérêt et sur sa manière de présenter ses questions. Très clairement, cela me donnera une idée de qui est elle est dans sa tête et de si elle pourrait me plaire ou non. Mais encore une fois, je n'espère pas qu'elle réussisse.

Alors j'attends, j'attends et je l'observe réfléchir. Son regard fixe, ses dents plantées dans sa lèvre... Pour la première fois depuis qu'elle m'a rejoint à ma table, j'ai l'impression que cette Marks essaie vraiment de réfléchir avant de parler. Ce qui est déjà une victoire en soit, alors je m'efforce de ne pas faire peser sur elle le poids de mon regard. J'attrape ma tasse et bois une longue gorgée. Mais voilà, elle lève ensuite la tête pour m'observer et regarder autour de nous. Si j'en suis étonnée, je ne l'exprime cependant pas, simplement curieuse de voir ce qu'elle finira par me demander. Pour une fois, je n'ai pas le moindre geste d'impatience : j'apprécie qu'elle prenne le temps, cela signifie qu'elle prend mon défi pour quelque chose de sérieux — ce qu'il est.

Où sont... ? Pendant une seconde, une toute petite seconde, en la surprenant une nouvelle fois observer vaguement autour d'elle, me vient l'idée qu'elle va me questionner sur mes compagnons. Parce que c'est l'une des choses qui me caractérisait à Poudlard : j'étais toujours suivie de Zikomo et de Nyakane. Je ne compte plus les nombreuses questions que l'on m'a posées à leur propos. Je sens déjà mes épaules se crisper : si elle me demande où ils sont, je jure que je la plante là sans un mot. Je le jure...

Je plisse déjà les yeux, mais Marks se remet tout à coup à réfléchir et au lieu de cette question inutile, c'est autre chose qui sort de sa bouche. Quelque chose de très différent, et heureusement. Je repose lentement ma tasse sur la table, un sourcil arqué sur mon front. Alors c'est ça qui intéresse Nélya Marks ? Savoir comment devenir une bonne sorcière ? J'aimerais bien lui dire que sa question est très mal formulée, car il existe autant de bonnes sorcières que de façons différentes d'exploiter son talent, mais je décide dans un excès de bienveillance (à moins que ça ne soit la flemme) de ne pas rebondir sur son manque de vocabulaire flagrant. Déjà, elle aime la magie. Je ne peux décidément pas condamner quelqu'un qui aime la magie.

Elle pose la question comme si elle avait peur que je lui ris au nez, c'est évident. Sa façon de détourner les yeux, de les baisser sur la table, puis de les remonter sur moi. Elle n'hésite pas, mais elle a encore peur. Ce qui signifie que je contrôle encore cette conversation, ce qui est une très bonne chose.

« J'aurais été très mal placée pour te dire comment devenir une sorcière gentille, de toute façon, » commencé-je déjà par dire en donnant à ma voix une inflexion moqueuse.

Je ne perds pas mon temps à lui dire que sa question n'est pas si mauvaise et que je vais y répondre, ce qui prouve clairement qu'elle a relevé le défi — ou au moins qu'elle fait preuve de suffisamment d'ambition et d'intérêt pour la magie pour que j'ai envie de poursuivre cette discussion. Puisque je suis encore ici et que je lui réponds, ça veut dire ce que ça veut dire, je n'ai pas besoin de le dire à voix haute non plus.

« C'est une ambition plutôt... Admirable. »

Je me rencogne contre le dossier de ma chaise, mes doigts toujours enroulés autour de ma tasse agréablement chaude. J'aurais toujours un minimum de respect pour les personnes qui veulent devenir de bons sorciers. Ce serait idiot de ma part de ne pas le faire. Là où mon respect commence à dégringoler, c'est quand je me rends compte que la plupart des gens ne font absolument rien pour effectivement atteindre leur but — là, je commence à les mépriser. Mais pour le moment, je ne sais pas si Marks fait partie de ceux qui espèrent sans ne rien faire pour atteindre leurs buts ou si elle est de ceux qui se battent pour leurs objectifs.

« C'est quoi pour toi, utiliser la magie pour lui donner la forme voulue ? » demandé-je alors en penchant légèrement la tête pour mieux l'observer.

Dis-moi, Nélya Marks, qu'est-ce qu'une bonne sorcière, pour toi ? Quelle forme crois-tu qu'il faille donner à la magie ?

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C'était un changement minime, si minime que Nélya ne le remarqua pas elle-même. Un changement d'attitude inconscient dans le maintient droit de son dos, dans le relâchement de ses épaules, dans son regard peu à peu plus pétillant de curiosité qu'alerte. La -presque- et nouvelle légèreté que prenait cette rencontre, en plus de détendre son corps, relégua plus loin encore les quelques murmures autrefois assourdissant qui tenaient à la mettre en garde face à la jeune femme.

La passion du sujet, plus vive que la crainte résiduelle, emportait avec elle le retour de la candeur de la galloise irréfléchie, et elle finit même par s'appuyer légèrement sur la table, bras croisés, réduisant imperceptiblement de quelques centimètres la distance les séparant. Adieu opportunité rapide de fuite, Nélya n'y pensait déjà plus à présent.

Elle haussa légèrement les épaules en la regardant, son timbre de voix ayant finalement retrouvé son ton habituel, sans le léger trémolos craintif qui lui serrait la gorge jusque là. «C'est comme...Huh, comme... comprendre la magie, qu'ce soit celle des enchantements, des métamorphoses, ou même des malédictions et pas juste réussir à lancer un sort.» Ce début de réponse la poussa à esquisser un petit sourire alors que son regard se tourna un instant vers la tasse de Aelle avant de se reconcentrer sur elle.
Elle esquissa un faible sourire. «Ma baguette elle réussit mieux les malédictions et les sorts de soins...» Confia-t-elle même sans qu'on ne le lui ait demandé, parce qu'elle ne savait pas quand se taire.

Elle réappuya ses coudes sur la table et laissa son regard vagabonder un instant en se remuant les lèvres, à croire qu'elle trouverait ainsi le moyen de formuler les bons mots. « C'est... » Aussitôt elle se retourna vers Aelle. « Pouvoir la rendre puissante, ou discrète, pouvoir s'en servir pour tout et qu'ce soit naturel... C'est pouvoir, transformer, modifier, créer. » Elle prit un instant pour penser à la suite de ses mots, pour réfléchir -ce qu'elle trouvait faire beaucoup face à Aelle, et elle n'était pas encore bien sûr de comment elle se sentait, mais au moins, elle réfléchissait sur la magie. « Comme... Une extension du corps.» Elle finit par dire en acquiesçant doucement. Elle avait certes beaucoup réfléchi pour répondre, mais cet effort s'évapora à l'instant où elle jugea sa réponse complète pour la retourner à Aelle, sa curiosité se reflétant dans son regard.« Et pour toi c'est quoi?»

@Aelle Bristyle

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Intrusion au royaume des Jammie Dodgers PV
Et voilà, songé-je en observant avec une grande curiosité Nélya Marks, comment on passe de petite emmerdeuse à sorcière avec du potentiel. Je ne sais pas si cette gamine à la moindre puissance magique, je ne sais pas si elle réussit magiquement ce pour quoi elle a tant d'ambition, je ne suis même pas certaine qu'elle soit capable de ne serait-ce que travailler pour atteindre son but... Mais elle a l'ambition et elle a la compréhension. Elle a cette vision de la magie. Celle que je comprends, celle que je respecte. Comprendre la magie, pas juste lancer un sortilège. La modifier pour en faire ce que l'on désire. Quelle soit naturelle. Comme une extension du corps. Et voilà comment mon regard sur les autres peut-être modifié.

J'observe ses sourires et la danse de ses yeux comme si je la découvrais pour la première fois. Je vois dans ces sourires son amour ou du moins son intérêt pour la magie. Et je vois dans son regard son incapacité à retenir le flot de paroles qui sort de sa bouche. Associés l'un à l'autre, cela donne un fait tout simple : elle aime la magie.

Je garde le silence quelques instants après qu'elle ait posé sa question, mes pensées encore bloquées sur la soudaine réalisation que j'ai faite : cette fille n'est pas aussi vide qu'elle le parait depuis le début de la conversation. Il me faut quelques secondes pour m'arracher à ma contemplation et pour répondre d'une voix neutre, mais mon regard profondément enfoncé dans le sien :

« C'est tout. C'est la maîtrise et la compréhension. Maîtriser sans comprendre, c'est faire preuve d'idiotie. Et comprendre sans maîtriser, c'est être incompétent. »

Les mots ne sont pas suffisant pour exprimer ce qu'est la magie pour moi. Il faudrait pour cela que je le fasse une démonstration et qu'elle puisse ressentir tout ce que je ressens quand je lance un sortilège. Ce sentiment de plénitude, ce bonheur tout simple qui n'a aucun mot pour le décrire, cette puissance qui accompagne chaque colère que je transforme en sortilèges. Et même si elle ressentait tout ça, elle ne pourrait pas encore comprendre en totalité ce que signifie pour moi manipuler la magie.

« Et tu penses que tu comprends la magie ? » demandé-je en fronçant doucement les sourcils sans que cela assombrisse pour autant mon regard.

Je la regarde en gardant la tête un peu penchée, sans chercher à cacher la curiosité que je ressens. Je ne sais toujours pas ce dont est vraiment capable cette fille, mais je sais que cela n'importe pas : après cette discussion elle disparaîtra et moi aussi, nous ne nous reverrons pas, je ne saurais jamais ce dont elle est capable. Je saurais seulement qu'elle comprend que ce qui compte, c'est la maîtrise et la compréhension. Et peut-être qu'un jour nous nous recroiserons et que je pourrais voir ce dont elle est vraiment capable.

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Les mèches brunes de la galloise lui tombaient par dessus les épaules, certaines ayant réussi à se glisser sous son col pour chatouiller la peau sensible et tavelée de son cou sans qu'elle n'y prête la moindre attention, trop concentrée sur Aelle, sur ses mots qu'elle enregistrait, imprégnait dans son crâne avec une plus grande attention qu'elle fournissait dans certains cours. Elle garda ses coudes appuyés sur la table, un avant bras passé sur l'autre pour améliorer son appui qui la poussait inconsciemment plus plus loin vers Aelle, car elle ne lui faisait plus peur. Elle ne tremblait plus sous on regard, comme si ce passage de leur face à face appartenait à une autre vie, une vie où elle ignorait cet attrait commun. « Mais on peut pas vraiment maitriser un truc si on l'comprends pas, non? » Et à nouveau les mots s'écoulaient hors de sa bouche, sans prendre le temps de faire halte par son cerveau pour mesurer ses mots, les peser et soupeser leur potentiel effet, leur bêtise. Ils sortaient comme ils en avaient l'habitude: la discussion d'abord et la réflexion après.

La réflexion suivant les mots déjà abandonné au monde extérieur suivit l'instant suivant, sous l'écho des mots de la sorcière qui résonnaient avec l'intonation franche et assuré de sa voix. Compréhension et maitrise. En réalité, c'était un adage silencieux qu'elle s'était efforcée de suivre au fil des années pour passer au travers le filet qui ralentissait sa progression en portant le nom d'alexithymie. Oui. Compréhension et maitrise: le nom parfait du stratagème monté jour après jour, au prix d'échecs et de réussites, à base d'analyses, de recherches, et évidemment de pratiques.
Un sourire étira ses lèvres face à quelques souvenirs. « Moi j'peux pas maitriser sans comprendre en tout cas. » Commenta-t-elle finalement en acquiesçant à ses propres paroles.

Et à nouveau, une nouvelle question posée, entraina une réponse spontanée, se passant de filtre ou même de relecture. « Pas encore. » Sa tête se secoua naturellement de droite à gauche pour accompagner sa réponse, accompagné du bref haussement d'une seule épaule, comme si son corps ne pouvait pas rester silencieux quand elle parlait. « J'aime la magie, c'est juste trop cool! » Elle s'appuya un peu plus sur ses avant-bras pour redresser son dos en parlant. « Mais j'ai du mal à bien tout comprendre. J'dois travailler plus dur pour réussir à lancer des sorts parce que j'comprends pas c'qu'ils veulent nous faire ressentir, mais j'veux comprendre. » Son affirmation était ferme, de celle qui s'apparentait à une promesse, à elle-même, à la vie, à tout et rien en même temps. « En plus, j'connais qu'la magie qu'on nous apprend à Poudlard, et pas celle des autres écoles et des autres pays. Pour bien la comprendre, j'peux pas m'contenter d'une seule version. »

@Aelle Bristyle

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|référence physique: Meika Woollard; modifiée