Solo Pérégrinations au Chemin de Traverse

Avant-veille de la rentrée


Cette fin journée a vraiment été très éprouvante pour Ormen sur le plan émotionnel. C’est ce matin que la personne envoyée par Poudlard est venue le récupérer pour l’accompagner sur le Chemin de Traverse. Ormen avait pris le temps ces derniers jours de mettre dans sa malle les quelques babioles auxquelles il était particulièrement attaché et deux tenues qui pourraient lui être utile. Finalement il n’avait besoin d’amener que peu de choses de sa vie passée dans le château qu’il allait bientôt rejoindre, cela lui faisait tout drôle. Les adieux avec sa famille n’ont pas aussi éprouvant qu’il l’avait pensé, bien sûr, cela n’a pas été non plus une partie de plaisir toutefois il avait imaginé que l’idée de commencer une nouvelle vie allait plus le secouer que cela. Il est vrai que le plus dur a été de quitter sa mère qui avait les larmes aux yeux et qui du fait de son tempérament ultra-protectrice a eu bien de la peine à le lâcher après une dernière étreinte. Ses sanglots avaient été douloureux à entendre pour Ormen mais il avait dû se montrer fort car aucun retour en arrière n’était possible. Il était un sorcier et se devait de suivre le chemin qui lui était offert dans la société magique qui lui était encore totalement inconnue il y a encore quelques semaines.

Alors il s’avança pour rejoindre celui qui le mènerait jusqu’au fameux Chemin de Traverse qu’il lui avait décrit précédemment non sans avoir une dernière fois jeter un coup d’œil en arrière vers la maison qui l’avait protégé toutes ses années et qu’il allait quitter pour l’année scolaire entière. Une petite bouffée d’angoisse le saisit au moment où ils dépassèrent le coin de son quartier car il savait que désormais les choses étaient lancées sans possibilité de retour. Ils marchèrent pendant une petite dizaine de minutes dans la ville de Londres jusqu’à arriver devant un petit hôtel à la devanture sobre et discrète. Le professeur qui était à ses côtés et qui s’était chargé de porter jusque là ses bagages lui expliqua que le passage était caché des moldus et que seuls les sorciers pourraient déverrouiller l’étape suivante. Il demanda à Ormen d’appuyer deux fois sur la sonnette qui ornait le bureau de l’accueil et son tintement emplit toute la pièce. Rapidement quelqu’un vint et leur attribua deux chambres concomitantes où ils passeraient la nuit avant qu’ils se dirigent vers le train qui le mènerait au château. Ils montèrent les marches jusqu’au-devant des portes avant que son futur enseignant lui explique qu’il devrait une fois ses affaires déposées, s’assoir sur le fauteuil qui se trouverait à l’intérieur pour que la magie le conduise au Chaudron Baveur, là où l’accès au Chemin de Traverse peut se faire. C’est ce qu’Ormen fit mais quand le fauteuil bascula vers l’arrière et qu’il le sentit partir, il ne put s’empêcher d’émettre un cri devant la panique qui le saisit. Heureusement, cela ne dura qu’un court instant et quand Ormen rouvrit les yeux, il se trouvait dans le salon de Chaudron. Devant son air blafard, son guide lui offrit un jus de citrouille pour le remettre de ses émotions. Pendant qu’il dégustait cette boisson qu’il n’avait pas eu l’occasion de découvrir pendant son existence moldue, Ormen apprit que le premier arrêt qu’ils feraient serait de se rendre à la banque Gringotts où il pourrait ouvrir un compte et notamment échanger l’argent que ses parents lui avaient donné pour ses achats en une monnaie acceptée par les sorciers.

Ils traversèrent l’allée principale du Chemin de Traverse non sans qu’Ormen ne sache où poser les yeux tant les nouveautés et les choses magiques l’interpellaient. Pourtant, il ne put cacher sa déception quand il s’aperçut que la plupart des boutiques étaient closes tandis que les autres fermaient leurs portes pour la journée. Son professeur lui avait expliqué qu’il avait dû se charger d’un autre élève avant lui et que faute de temps nécessaire, ils logeraient au Chaudron Baveur pour avoir le temps d’effectuer ses achats demain. En effet, il était déjà 19h passé et seule la banque était ouverte jusqu’à 20h. Ils allaient donc en profiter pour faire le change afin que demain, ils puissent se concentrer sur les achats nécessaires au bon déroulement de sa scolarité. Gringotts était impressionnante par sa taille et la place qu’elle prenait dans la rue, Ormen était ébahi par son allure de temple grec et notamment les colonnes qui entouraient l’entrée. Une fois passée les diverses sécurités, ils traversèrent le hall pour se rendre vers le gobelin chargé de l’accueil. Le plafond était tellement haut qu’Ormen ne put s’empêcher d’observer avec ravissement tous les détails qui s’offraient à sa vue et il prit sur lui pour ne pas montrer sa surprise devant l’apparence de la créature qui vérifia son identité et qui les dirigea vers le banquier qui s’occuperait d’eux. Les formalités pour ouvrir le coffre se firent vite et ils n’eurent pas besoin de s’y rendre et de traverser les méandres des profondeurs de la banque car Ormen n’avait pas d’argent à y déposer, ses parents lui ayant donné la somme nécessaire pour ses achats. Il se vit remettre une clé qui garda précieusement dans la poche de son pantalon.

Une fois revenu dans la salle, c’est le bruit ambiant qui saisit Ormen. Les nombreuses tables étaient occupées par divers sorciers et sorcières, certains portant des tenues extravagantes quand d’autres affichaient la tenue traditionnelle. Ils trouvèrent deux places au comptoir où ils purent déguster le repas préparé, celui-ci se fit en silence car le futur 1ère année ne savait pas où poser les yeux tant il avait de choses à observer. Non loin de lui à sa gauche, il était focalisé sur une sorcière qui portait une écharpe en fourrure qu’Ormen était persuadé d’avoir vu bouger et qui possédait plusieurs paires de pattes. Il ne put s’empêcher de glousser silencieusement quand il vit une langue s’échapper de ce tissu enchanté pour venir caresser l’oreille de sa maîtresse. Vraiment cet univers magique se révélait incroyable et n’avait pas fini de le saisir de stupéfaction et d’admiration. Quelques échanges banals avec son accompagnateur sur les modalités qui concerneraient la journée de demain et Ormen voulut retourner dans sa chambre afin de se détendre et de lire avant de s’endormir. Pour cela il se positionna comme on lui avait expliqué le dos bien collé au mur et tira sur la chainette dorée afin de retrouver la chambre qu’on lui avait attribué pour la nuit.


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Solo Pérégrinations au Chemin de Traverse
Veille de rentrée, dans la matinée


Le lendemain matin, Ormen avait eu le temps de discuter avec le professeur qui l’avait accompagné et ce dernier avait eu l’amabilité d’accepter de rester en dehors des magasins pour l’attendre afin qu’Ormen puisse avoir l’impression de faire ses premiers pas dans le monde sorcier avec une certaine autonomie. Mais en même temps, savoir un adulte non loin de lui permettait par la même occasion d’être rassuré par sa présence, sans oublier qu’il avait aussi demandé à son guide de lui dresser rapidement un plan du Chemin de Traverse afin qu’il soit le plus efficace pour effectuer tous ses achats. L’idée qu’avait Ormen derrière la tête était d’avoir tous les éléments en main afin de s’assurer que tout se déroule de la meilleure des manières car il savait qu’avec ce nouvel univers encore inhabituel, il n’était pas à l’abri d’avoir de mauvaises surprises ou de ne pas pouvoir tout maitriser alors il avait fait tout son possible pour limiter la possibilité que les choses se passent mal.

Quand le petit-déjeuner qu’on lui avait présenté fut terminé, Ormen et son mentor se mirent en route et quittèrent la salle à manger du Chaudron Baveur ce qui les conduit dans l’allée centrale du Chemin de Traverse. Son premier arrêt l’amènerait au magasin le plus proche c’est-à-dire Au bon chaudron afin d’effectuer ses premiers achats de fournitures. L’intérieur de celle-ci était baigné de lumière grâce aux grandes vitrines qui laissaient passer les rayons du soleil matinale, une légère odeur de métal et de solvants imprégnait l’air. Les murs de la boutique étaient striées d’étagères en bois qui montaient jusqu’au plafond, chacune étant remplie de fioles de toutes les tailles à droite et de multiples balances de couleurs et de matériaux différents sur la gauche. Au centre de la pièce, un grand chaudron était rempli de mouchoirs qui avaient servis à ôter les traces de doigts des visiteurs qui avaient manipuler les chaudrons. Enfin, au fond, de nombreux chaudrons noirs formaient plusieurs piles et attendaient sagement leurs futurs propriétaires. Les clients étaient présents en nombre en cette veille de rentrée et Ormen dut jouer un peu des coudes pour atteindre l’étagère où il pourrait dénicher la balance en cuivre qu’il devait acheter. Une gentille dame qui se trouvait derrière lui, lui signala qu’il venait de prendre une balance dans un mauvais matériau. En effet, dans sa précipitation, le garçon avait saisi une balance en laiton… Ormen la remercie chaleureusement avant de sortir sa liste pour cocher ce qu’il venait de récupérer et être sûr de n’avoir rien oublié.
Fournitures
Un chaudron (modèle standard en étain, taille 2) ;
Une boîte de fioles en verre ou cristal ;
Une balance en cuivre.
Il ne lui manquait plus qu’une boite de fioles qui alla récupérer sur une étagère opposée et il dut se contenter de fioles en verre car le prix de celles en cristal dépassait clairement la somme que ses parents lui avait remis. Un rapide passage en caisse auprès d’un vendeur aimable et il put poursuivre sa route qui ne le conduisit pas loin car la boutique voisine était un autre de ses arrêts obligatoires.

Le magasin de Madame Guipure était spécialisée dans la vente de robes et de vêtements pour sorciers exactement ce dont Ormen avait besoin pour se doter notamment de son uniforme scolaire. Il prit le temps d’admirer la large vitrine qui donnait à voir de nombreux vêtements colorés et à la mode sorcière sans nul doute. Son guide prit ses précédents achats et d’un coup de baguette magique les fit léviter pour s’éviter la tâche de les porter. Le jeune garçon en profita pour passer l’entrée en bois rose et se dirigea sur sa gauche vers les robes destinées aux enfants. L’odeur de tissu était bien présente dans la boutique et malgré une présence tout aussi nombreuse de clients que dans le magasin précédent, l’ambiance était plus feutrée et moins bruyante sans doute du fait des nombreux vêtements de toutes sortes présentes partout entre les murs.

On fit tenir Ormen debout sur un tabouret afin de réajuster les trois robes de travail noires au plus près de sa physionomie car il avait toujours été plus menu que ceux de son âge. Puis le garçonnet put se rendre dans le rayonnage des capes afin d’en trouver une noire avec des attaches d’argent qui lui plaisait ce qui fut assez rapide comme de se dégotter une paire de gants protecteur. Ce qui perturba un peu notre héros ce fut d’avoir à essayer un chapeau pointu car cela lui rappelait toutes sortes de légendes qu’il avait pu lire ou entendre sur les sorciers. C’est étonnant mais c’est cet accessoire qui lui fit réellement prendre conscience de ce qu’il était en train de faire et de réaliser que si on lui avait raconter cela quelques jours auparavant, il n’y aurait pas cru un instant. Une fois auprès de la vendeuse pour régler ses différents achats, il demande à ce que chaque vêtement soit doté d’une étiquette indiquant son nom et son prénom comme cela était écrit sur la liste de fournitures qu’on lui avait remis. Cela fut fait sous ses yeux quand cette dernière pointa sa baguette magique en direction des vêtements d’Ormen et qu’une aiguille et un fil enchanté vinrent faire le travail demandé dans les cols des robes ou sous le rebord du chapeau. Un sourire aimable en direction de celle qui s’était chargé de lui et Ormen put rejoindre son guide qui l’attendait devant la boutique afin de lui remettre ses nouveaux paquets.


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Solo Pérégrinations au Chemin de Traverse
Veille de rentrée, pendant l’heure de midi


Ormen avait terminé sa matinée en passant devant une clinique, un magasin de sports où il avait aperçu des balais volants et tout un tas d’accessoires de tout genre notamment des balles de toutes tailles, des gants, des lunettes qui apparemment servirait pour le sport sorcier aussi populaire que le football moldu, le Quiddicth. Etant né moldu, le jeune garçon n’en avait jamais entendu parler mais son guide lui expliqua qu’il se jouait sur des balais magiques et qu’il consistait à envoyer une balle dans un des anneaux de but. Il y avait aussi évidemment d’autres règles plus spécifiquement magiques mais Ormen n’avait pas tout retenu si ce n’est le nom d’une petite balle qui était doté d’aile et dont il aimerait bien apercevoir le vol, le Vif d’or.

A sa droite, la Ménagerie Magique se trouve être plus petite que les boutiques devant lesquelles Ormen est passé jusqu’à présent. Sa devanture qui devait être blanche à l’origine, a pris une teinte grise, beaucoup de bruits proviennent de cette dernière que ce soit des hululements, des miaulements ou d’autres qu’il ne reconnait pas. Derrière la vitrine montrant les espèces animales que l’on peut s’offrir comme compagnie, Ormen distingue dans des cages suspendues des chouettes et des hiboux mais aussi de petites créatures rondes qui ressemblent à des petites boules duveteuses. Le jeune garçon aurait adoré s’en acheter un pour ne pas être seul dans les couloirs de l’école mais ses parents lui ont formellement interdit d’avoir un animal jusqu’à présent alors s’il osait ramener une créature magique, il n’ose imaginer quelle pourrait être la réaction de ces derniers. Mais quand il aura grandi et qu’il aura su leur montrer qu’il sait être responsable, peut-être pourra-t-il les faire changer d’avis, qui sait ?!

Dans un dernier soupir, Ormen continue sa route et c’est une boutique d’ingrédient magiques qui prit la place de l’animalerie. Poudlard n’a pas demandé à ce qu’il achète de quoi remplir son chaudron alors le futur 1er année imagine que pour le début de sa scolarité, c’est cette dernière qui leur fournira les ingrédients nécessaires. De toutes les façons, il serait bien incapable de faire la différence entre les yeux de tritons et ceux de salamandres qu’ils voient dépasser de deux tonneaux derrière les petites vitrines de la boutique. Il lui reste tant de choses à apprendre… Après avoir coché la plupart des achats de sa liste, il ne restait plus que les livres et sa fameuse baguette à se procurer. Le prochain arrêt logique serait donc la boutique d'Ollivander qui à ce qu’il avait entendu dire par diverses personnes qu’il avait croisé dans la matinée pendant ses divers achats, était l’endroit où il pourrait acheter les meilleures baguettes du pays ce qui tombait bien.

Ormen franchit donc le seuil de la boutique excité à l’idée de pouvoir bientôt détenir la baguette qui lui donnerait la capacité de contrôler sur flux magique. La pièce qui l’accueillit était assez étroite contrairement à toutes les autres boutiques qu’il avait visitées jusque-là et quel ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit qu’il était le seul à être présent dans celle-ci. Le décalage était presque perturbant entre le brouhaha extérieur et le calme étouffé qui s’offrait ici. Un comptoir se tenait devant lui sur lequel une unique clochette reposait. Derrière, l’arrière-boutique était chargée de multiples boites contenant des baguettes de tous les côtés, une échelle reposait dans le fond, permettant de glisser entre tous les rayonnages. A ce moment précis, Ormen eu du mal à avaler sa salive tant sa gorge s’était asséchée, il aurait tant voulu être épaulé dans ce moment par une personne de famille qui aurait pu le soulager de toutes les émotions qu’il traversait en ce moment. Son excitation avait laissé place à une forme d’angoisse qui lui nouait les intestins. Le moment qu’il allait vivre se révélerait un moment marquant, celui où il s’unirait à la baguette qui l’aura choisi. C’est en tout cas ce qu’avait pris le temps de lui expliquer son guide avant de le laisser pénétrer dans le magasin de baguettes magiques. Contrairement à ce qu’il pensait, ce n’était pas le sorcier qui choisissait sa baguette en fonction de son esthétique ou de tout autre élément extérieur, nul sorcier ne pouvait passer commande d’une baguette précise car ce sont les baguettes qui se révèlent être aux commandes, ce sont elles qui choisissent leur sorcier. Et si jamais aucune baguette ne voulait de lui ? Que se passerait-il ? Est-ce au moins possible ? Toutes ces questions se fracassaient dans son crâne et l’empêchait de se calmer, il commençait à hyperventiler et vit un voile blanc apparaitre devant les yeux. Il avait l’habitude d’être sujet aux crises d’angoisses alors le garçon entreprit de mettre à bien les rituels qu’il avait développé pour les apaiser. Heureusement pour lui, ce fut à ce moment précis que le propriétaire de la boutique apparut derrière le comptoir et lui présenta une première baguette à essayer.

Ormen eut un moment de flottement lorsqu’il attendit qu’on lui explique comment faire un test de connexion avec l’artefact qu’on venait de lui remettre et comme celles-ci ne vinrent pas, il agita légèrement son poignet pour voir ce qui se passerait. Pourtant rien n’apparut, ni lueur, ni étincelle, ni lumière ou quoique ce soit qu’Ormen avait pu imaginer. Une nouvelle baguette lui fut présentée en bois de sorbier cette fois-ci avec un crin de licorne qui lorsqu’il la prit en main fit chuter plusieurs boites des étagères. Le jeune garçon se dépêcha de la reposer non sans baisser la tête car il se sentait coupable, pourtant le gérant le rassura et lui expliqua que ces choses là arrivaient très souvent et qu’elles étaient normales ce qui l’apaisa légèrement. Les essais se multiplièrent, cerisier, érable, hêtre, phénix, ventricule de dragon mais rien ne faisait, aucune baguette ne répondait favorablement. Ormen était désormais au bord des larmes tant l’attente se faisait longue et ne faisait que creuser un peu plus le puit de l’angoisse qui habitait tout son être.

Finalement, le vendeur prit un temps de réflexion un peu plus long que précédemment, il fut qualifié de client difficile mais il lui certifia que les clients comme lui étaient une source de motivation pour sa profession. Il descendit dans la cave à l’aide des escaliers cachés derrière le comptoir et revint avec une boite qu’il déposa sur le comptoir avec un petit sourire en coin après avoir soufflé dessus pour enlever le lit de poussière dont elle était recouverte. Cela réveilla la curiosité d’Ormen car lorsqu’on lui présenta la nouvelle baguette, il fit qu’elle était finement sculptée et que son bois avait des reflets qui l’attirait. Serait-ce la bonne ? C’était une baguette en bois de châtaigner de 30,7 cm et qui contenait un cheveur de vélane qui dès qu’elle lui effleura les doigts lui fit ressentir une onde de chaleur et ses cheveux se mirent debout sur sa tête comme si de l’électricité statique avait été contenu jusque-là. Un flot d’émotions contradictoires le traversa : soulagement, excitation, nervosité, bien-être, angoisse puis ce fut un calme incroyable qui le saisit comme si le temps lui-même avait cessé de s’écouler, il n’existait que lui et sa baguette qu’il percevait comme une extension de lui-même. Il sut à cet instant précis que c’était là, le lien qui les unissait ne faisait aucun doute, il ne savait comment le décrire ni comment l’expliquer mais au plus profond de son être, il ressentait qu’il était désormais uni. Une baguette cassante, espiègle et malicieuse, adaptée aux sorciers pouvant les amener dans des situations amusantes ou excitantes lui a précisé le fabricant.

Cette description le désarçonna quelque peu car jamais jusqu’à présent il n’avait été attiré par les farces ou les situations amusantes, il avait plutôt un tempérament calme et posé. Mais peut-être changerait-il en grandissant ou alors il fallait se focaliser sur les situations excitantes qu’il avait également cité. Etait-il prédestiné à faire de grandes choses ? Ou tout simplement à vivre des expériences qui pourrait changer sa manière de vivre et de concevoir les choses ? Qui sait ?. Quoiqu’il en soit, Ormen repartit après avoir remercié le commerçant qui remit sa baguette bien au chaud dans le papier de soie bleu et glissé dans sa boite. Le garçonnet prit cette dernière et n’osa pas la donner à son guide et préféra la garder en main comme pour faire durer cette rencontre qui l’ait tant bouleversé.


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Solo Pérégrinations au Chemin de Traverse
Veille de la rentrée, après-midi


En sortant de chez Ollivander, le soleil de fin d’été était à son zénith et la chaleur se faisait ressentir. Les pavés des allées du Chemin de Traverse étaient pleins de monde et de futurs jeunes sorciers comme des plus anciens traversaient de tous côtés, les bras chargés de paquets, de toutes sortes d’animaux et de listes de fournitures parfois froissées par l’enthousiasme ou tachées des restes de repas. Ormen venait tout juste de sortir de chez Ollivander tremblant encore un peu à cause des émotions qu’il venait de vivre quand son estomac protesta et se fit entendre. Toujours accompagné de son mentor, ils prirent un sandwich en vitesse afin de ne pas perdre de temps pourtant ce dernier lui proposa de faire une petite pause supplémentaire en terrasse de chez Florian Fortarome afin de terminer de cocher ses différents achats sur sa liste de fournitures. Il avait dû apercevoir le regard envieux que le jeune garçon n’avait pas pu s’empêcher de poser sur la vitrine colorée. La terrasse était parsemée de parasols qui apportaient une touche d’ombre bien agréable en cette fin d’été chaude. Une fois la porte franchit, il se rendit au comptoir afin de choisir les parfums pour composer sa glace et fut déstabilisé devant l’éventail étrange qui lui était proposé, il n’avait encore jamais entendu parler de glace au goût de crapaud à la menthe ou de citrouille automnale. Ormen préféra se tourner vers des saveurs plus traditionnelles et demande une glace vanille et fraise tandis que son guide lui se laisse tenter par le goût bulle baveuse. Une fois en possession de sa glace, se rendant sur la terrasse extérieure, le garçonnet passa au-devant d’une petite photographie de créateur à l’origine de cette boutique qui lui fit un clin d’œil. Même si le garçon commençait à s’habituer doucement aux nouveautés du monde magique, il manqua de faire tomber sa boule de glace devant ce geste inhabituel.

Une fois rassasiés, ils reprirent leur chemin pour leur dernière étape qui se trouvait être la librairie Fleury et Bott, depuis ce matin, il attendait avec impatience, presque qu’autant que l’achat de sa baguette magique, de pouvoir la visiter lui qui aimait tant les livres et s’évader entre les pages. A l’intérieur, Ormen ne put ignorer le désordre qui y régnait, les piles de livres montaient jusqu’au plafond et s’étalaient partout, les différents rayonnages semblaient être rangés d’une telle manière que seuls ceux travaillant dans les lieux étaient capables de s’y repérer et de trouver ce qu’ils cherchaient. Un ouvrage assez épais à la couverture en cuir marron passa au vol devant lui pour aller se cacher derrière une étagère. Se doter de tous les livres de sa liste de fournitures allait se révéler plus compliqué que ce qu’il avait imaginé. Malgré tout, la pièce restait agréable et donnait envie d’y farfouiller, ce que le jeune garçon ne se priva pas de faire, accompagné tout du long par les odeurs de cuir, de livres anciens mais également de poussière. Les titres des ouvrages sur lesquels son regard se posait ne finissait pas de le faire rêver et voyager, Sortilèges oubliés, Briller littéralement en société, Voyager dans le temps sans s’égarer ou encore Potions de transformation animales. Il voulait toucher à tout, lire chaque ouvrage sur lequel il tombait mais se rappela qu’il n'aurait ni le temps, ni les moyens de tout acheter alors il se concentra sur ceux qui lui était demandé à Poudlard. Il demande de l’aide à un employé de la boutique qui lui permit rapidement de mettre la main sur les manuels se référant aux sortilèges et à l’histoire de la magie.

Il prit le temps de faire une pause pour jeter un dernier coup d’œil à sa liste afin de voir les ouvrages qu’il n’avait pas encore en sa possession.
Livres

Le Grand livre des potions d’Arsenius Beaulitron ;
Le livre des Sorts de Miranda Fauconnette ;
Les grandes découvertes magiques d’Adalbert Lasornette ;
Sorts et contresorts de Quentin Jentremble ;
L’Histoire de Poudlard de Garius Tomkink ;
Histoire de la Magie moderne de Bathilda Tourdesac ;
Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau
Il ne lui manquait donc plus que son livre de potions et celui de Norbert Dragonneau, il devait donc d’abord retrouver le rayon réservé aux animaux magiques qu’il avait traversé il y a quelques minutes mais encore fallait-il retrouver son chemin dans le labyrinthe de toutes les piles de livres. En passant près de l’étagère réservée à la magie des sons, il vit un vieil ouvrage aux pages argentées s’ouvrir tout seul à son passage et il jura l’avoir entendu prononcé son prénom. Etait-ce son imagination ou alors les ouvrages étaient capables d’une telle prouesse ? Plus rien ne pouvait l’étonner vu tous les évènements incongrus dont il avait été témoin depuis le début de sa journée. Une fois les bras chargés des sept manuels scolaires nécessaires, Ormen et son mentor retournèrent au Chaudron Baveur afin de tout stocké dans les différentes malles qui accompagnerait sa route.

L’après-midi était déjà bien entamée et la journée toucherait bientôt à sa fin. Dans sa chambre, Ormen relut une dernière fois sa liste, vérifia qu’il n’avait pas oublié un seul achat avant de ranger sa baguette bien consciencieusement et avec délicatesse avec le reste de ses affaires. Désormais, son périple touchait à sa fin, il ne lui manquait plus qu’à prendre le train. Bientôt il se rendrait sur le quai 9 ¾ pour faire ses premiers pas officiels dans le monde auquel il avait toujours appartenu mais sans le savoir. Ce soir il s’endormirait le cœur battant d’excitation avec le pressentiment que sa relation avec la magie n’en était qu’aux prémices.


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