31 juil. 2025, 18:24
Parlons, Bavons, Buvons !
Bienvenue à toi Sarah
Ils sont tous très sympas ici
J'arrive pas à trouver un moment pour faire mes rp's.. Difficile d'être tranquille
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J'arrive pas à trouver un moment pour faire mes rp's.. Difficile d'être tranquille
Couleur rp :
31 juil. 2025, 19:39
Parlons, Bavons, Buvons !
Bonsoir, comment allez-vous ?
Bienvenue aux nouveaux / nouvelles !
Je dis "bonsoir", mais il fait encore jour !
(Enfin... c'est plutôt gris, mais lumineux… disons qu'il ne fait pas encore nuit !)
J'étais en train de préparer ma valise et j'ai glissé dedans mes vieilles éditions d'occasion d'Harry Potter en anglais. Je me relance dans la lecture complète de la série.
En comparant un peu avec les éditions plus récentes que j'ai vues en ligne, je trouve que les anciennes ont vraiment plus de charme… elles sont bien plus esthétiques et agréables, je trouve.
Je me demandais : qu'en pensez-vous ?
Et, pour élargir un peu la discussion au-delà d'Harry Potter, pensez-vous que l'édition d'un livre influence réellement la lecture ?
Personnellement, je trouve que, dans une certaine mesure, oui. Par exemple, les éditions illustrées par
MinaLima offrent une expérience de lecture incroyable ! Dommage qu'ils se soient arrêtés au tome 3...
Mais en même temps, ce qui, je pense, nous plaît le plus, c’est surtout le contenu des livres.
Je me souviens qu’en première année d’hypokhâgne ( prepa littéraire ) ma prof de lettres nous expliquait qu’il fallait désacraliser l’objet livre, cette désacralisation passant souvent par le travail de l’annotation, la personnalisation de l’ouvrage ( je vois sur Internet parfois des artistes dessiner sur la tranche, les pages, etc.)
Qu’en pensez vous?^^
Bienvenue aux nouveaux / nouvelles !
Je dis "bonsoir", mais il fait encore jour !
(Enfin... c'est plutôt gris, mais lumineux… disons qu'il ne fait pas encore nuit !)
J'étais en train de préparer ma valise et j'ai glissé dedans mes vieilles éditions d'occasion d'Harry Potter en anglais. Je me relance dans la lecture complète de la série.
En comparant un peu avec les éditions plus récentes que j'ai vues en ligne, je trouve que les anciennes ont vraiment plus de charme… elles sont bien plus esthétiques et agréables, je trouve.
Je me demandais : qu'en pensez-vous ?
Et, pour élargir un peu la discussion au-delà d'Harry Potter, pensez-vous que l'édition d'un livre influence réellement la lecture ?
Personnellement, je trouve que, dans une certaine mesure, oui. Par exemple, les éditions illustrées par
MinaLima offrent une expérience de lecture incroyable ! Dommage qu'ils se soient arrêtés au tome 3...
Mais en même temps, ce qui, je pense, nous plaît le plus, c’est surtout le contenu des livres.
Je me souviens qu’en première année d’hypokhâgne ( prepa littéraire ) ma prof de lettres nous expliquait qu’il fallait désacraliser l’objet livre, cette désacralisation passant souvent par le travail de l’annotation, la personnalisation de l’ouvrage ( je vois sur Internet parfois des artistes dessiner sur la tranche, les pages, etc.)
Qu’en pensez vous?^^
Reducio
Petite photo pour illustrer un peu ce message :

Édit : ce que j’adore aussi, c’est comparer les différentes éditions avec les changements opérés par l’éditeur / l’autrice, avec ce site notamment :
portoloin

Édit : ce que j’adore aussi, c’est comparer les différentes éditions avec les changements opérés par l’éditeur / l’autrice, avec ce site notamment :
portoloin
☆꧁༒Jung༒꧂☆
31 juil. 2025, 21:22
Parlons, Bavons, Buvons !
Bonsoir !
Pour répondre à ta question, Jung :
Je trouve que les couvertures (qui change lors d'une différente édition) peuvent attirer le regard. Lorsque c'est un livre que je connais (genre Harry Potter), je m'y détourne vite l'esthétique ne m'intéresse pas vraiment.
Lorsque c'est un livre que je ne connais pas et qui a été attiré par l'esthétique, je me détourne très vite du style extérieur du livre, de sa forme, sa couleur pour seulement le lire donc je dirais que personnellement, le seul avantage que je vois aux rééditions c'est de "ressortir" les livres pour leur redonner leur "chance".
Ce que je déteste par contre c'est annoter les livres, dessiner dessus, corner les pages... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi faire ça ?!! Est-ce que sur un tableau, on entoure ce qu'on trouve beau ou ce qui nous intéresse ? Lorsque j'étais encore à l'école, un prof voulait qu'on annote dessus, j'ai toujours préféré prendre une feuille et la caler entre les pages. Puis j'ai découvert les post-it transparent que je trouve plus pratique (même si perso, j'en utilise pas car pour moi un livre doit rester tel que je l'ai acheté).
Pour répondre à ta question, Jung :
Je trouve que les couvertures (qui change lors d'une différente édition) peuvent attirer le regard. Lorsque c'est un livre que je connais (genre Harry Potter), je m'y détourne vite l'esthétique ne m'intéresse pas vraiment.
Lorsque c'est un livre que je ne connais pas et qui a été attiré par l'esthétique, je me détourne très vite du style extérieur du livre, de sa forme, sa couleur pour seulement le lire donc je dirais que personnellement, le seul avantage que je vois aux rééditions c'est de "ressortir" les livres pour leur redonner leur "chance".
Ce que je déteste par contre c'est annoter les livres, dessiner dessus, corner les pages... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi faire ça ?!! Est-ce que sur un tableau, on entoure ce qu'on trouve beau ou ce qui nous intéresse ? Lorsque j'étais encore à l'école, un prof voulait qu'on annote dessus, j'ai toujours préféré prendre une feuille et la caler entre les pages. Puis j'ai découvert les post-it transparent que je trouve plus pratique (même si perso, j'en utilise pas car pour moi un livre doit rester tel que je l'ai acheté).
31 juil. 2025, 21:29
Parlons, Bavons, Buvons !
Perso le fait d'annoter un livre, je comprends, surtout pour retrouver plus facilement un passage fort qui nous a touché, ou par exemple quand le livre en question est un livre d'enquête policière, histoire de se souvenir de possibles indices ou de choses qui nous semblent suspectes. Mais je ne le pratique pas, et puis sinon, il y a les méga fan (qui ont peut-être trop d'argent) et qui achètent un bouquin en deux fois, un pour les annotations et l'autre pour le laisser intact.
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|ColorCODE: 800000
référence physique: Meika Woollard; modifiée
31 juil. 2025, 21:33
Parlons, Bavons, Buvons !
A moi de répondre !
Personnellement concernant les couvertures d'Harry Potter c'est vrai que j'aime beaucoup les anciennes, je sais pas trop comment le dire, mais elles me semblent plus authentiques, un peu comme si j'avais un trésor dans les mains. Cependant, j'aime quand même bien le design de certaines autres éditions, je pense ici notamment aux éditions faite par Bloomsbury.
Et pour une question plus globale, l'édition des livres n'a une influence que dans mon choix lorsque j'achète, c'est vrai que je préfère acheter un "beau" livre dont la couverture m'attire. Cependant, c'est le contenu qui m'intéresse après, donc finalement, peu d'importance je trouve.
Et enfin, pour l'annotation, moi j'aime pas ça du tout, et tout simplement parce que ça me prend beaucoup trop de temps !
Personnellement concernant les couvertures d'Harry Potter c'est vrai que j'aime beaucoup les anciennes, je sais pas trop comment le dire, mais elles me semblent plus authentiques, un peu comme si j'avais un trésor dans les mains. Cependant, j'aime quand même bien le design de certaines autres éditions, je pense ici notamment aux éditions faite par Bloomsbury.
Et pour une question plus globale, l'édition des livres n'a une influence que dans mon choix lorsque j'achète, c'est vrai que je préfère acheter un "beau" livre dont la couverture m'attire. Cependant, c'est le contenu qui m'intéresse après, donc finalement, peu d'importance je trouve.
Et enfin, pour l'annotation, moi j'aime pas ça du tout, et tout simplement parce que ça me prend beaucoup trop de temps !
Ariadne Sinclair- Deuxième Année RP - Promo 2049/2050 - color=#9d0606
31 juil. 2025, 22:00
Parlons, Bavons, Buvons !
Reducio
Thomas Didler a écrit : 31 juil. 2025, 21:22 Bonsoir !
Pour répondre à ta question, Jung :
Je trouve que les couvertures (qui change lors d'une différente édition) peuvent attirer le regard. Lorsque c'est un livre que je connais (genre Harry Potter), je m'y détourne vite l'esthétique ne m'intéresse pas vraiment.
Lorsque c'est un livre que je ne connais pas et qui a été attiré par l'esthétique, je me détourne très vite du style extérieur du livre, de sa forme, sa couleur pour seulement le lire donc je dirais que personnellement, le seul avantage que je vois aux rééditions c'est de "ressortir" les livres pour leur redonner leur "chance".
Ce que je déteste par contre c'est annoter les livres, dessiner dessus, corner les pages... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi faire ça ?!! Est-ce que sur un tableau, on entoure ce qu'on trouve beau ou ce qui nous intéresse ? Lorsque j'étais encore à l'école, un prof voulait qu'on annote dessus, j'ai toujours préféré prendre une feuille et la caler entre les pages. Puis j'ai découvert les post-it transparent que je trouve plus pratique (même si perso, j'en utilise pas car pour moi un livre doit rester tel que je l'ai acheté).
Thomas, je comprends ton attachement à l'objet-livre tel qu'il est, et cette idée qu'il faut le préserver, presque comme une œuvre d'art. Je pensais comme toi, il y a de cela quelques années.
Mais aujourd’hui, nos visions divergent. tu vois, un tableau est traditionnellement conçu comme un objet fini, figé, que l'on contemple. Un livre, lui, est un support de pensée, de dialogue, de mouvement. Il est fait pour être traversé, interrogé, repris.
Annotez un livre, ce n'est pas le dégrader, c'est y entrer pleinement. Roland Barthes disait que « lire, c'est réécrire le texte ». ( c’est un théoricien de la littérature, à qui on doit notamment la notion de la mort de l’auteur, idée hautement critiquable mais qui témoigne d’une conception de la litterature qui change constamment, et de la place du lecteur qui se fait de + en + grande. )
Enfin bref, annoter, c'est exactement ça : écrire dans les marges ce que le texte déclenche en nous, le mettre en tension avec nos idées, nos émotions, notre vécu. Nos annotations peuvent être polissées par les conventions universitaires / scolaires, ou bien simplement nourries par notre intuition, même si souvent les deux s’entremêlent. Le livre devient alors vivant. Il n'est plus un objet sacré mais un espace d'échange.
Et franchement, qu'est-ce qu'on perd à corner une page, si c'est pour y revenir plus tard ? Pourquoi exiger d'un livre qu'il reste intact, comme s'il devait passer en vitrine ?
Les livres qu'on garde, qu'on aime, qu'on relit, ils sont souvent cabossés, surlignés, avec des traces de vie. Ce sont ces marques qui témoignent de notre lecture, de notre pensée en chemin.
Alors oui, les post-its transparents sont une bonne alternative, et chacun a son rapport au texte. Mais défendre l'idée qu'un livre doit rester tel qu'on l'a acheté, c'est finalement refuser qu'il nous transforme… et qu'on le transforme en retour. Pour moi, c'est ça qui est dommage.
Maintenant, bien sûr, il y a des exceptions.
Certaines éditions sont pensées comme des objets d'art à part entière. Je pense par exemple aux magnifiques éditions illustrées de Harry Potter par MinaLima (que j’évoque aussi plus haut ) ou aux éditions somptueuses des romans de Tolkien vendus à plus de 100 euros, avec dorures, enluminures, papiers de qualité, illustrations approuvées en partie par l’auteur, etc. Là, le livre devient aussi une pièce de collection, et je comprends parfaitement qu'on veuille en prendre soin, comme on le ferait d'une œuvre précieuse.
Je me souviens d’une édition des classiques que ma grand mère avait achetée quand elle était jeune prof. Un démarcheur vendait des romans qui comportaient des aquarelles !!! Je les ai encore, ils sont magnifiques.
Mais ces cas restent « à part» (bien que de + en + fréquents) dans la grande majorité des lectures, le livre n'est pas une relique, c'est un compagnon. Et un compagnon, ça vit avec nous, c’est beau de voir le vécu
( j’interdis cependant tout massacre de livre… faut pas pousser mémé dans les orties X) )
Édit :
@Ariadne Sinclair je comprends totalement:) merci de ta réponse aussi !
@Nélia Marks, acheter 2 éditions similaires, cela me semble un peu abusé
autant acheter une belle édition et une édition de poche pour annoter…PS: désolé pour les fautes, pas le courage de me relire… et désolé pour le pavé…
☆꧁༒Jung༒꧂☆
31 juil. 2025, 22:10
Parlons, Bavons, Buvons !
Et hop je m'incruste dans la conversation ! 
Personnellement, j'avoue que j'aime les belles couvertures et les belles éditions. Je fais partie du groupe qui veut que son livre reste intact (pas d'annotations, marque-page ou alors je mémorise la page où j'en suis restée de tête, casser la tranche du livre ? Pour moi énorme sacrilège).
Mais comme on dit qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, je me suis demandée si je n'étais pas un peu trop psychorigide à propos de tout ça...sauf que même si annoter peut être intéressant, je sais que je reviendrai jamais sur ces parties-là, et puis j'aurai trop l'impression de faire un bond en arrière en cours de français, où on nous faisait analyser les textes au lieu de simplement nous encourager à les apprécier sous l'angle par lequel on les perçoit en première lecture (vous suivez toujours ?
). J'ai dans l'idée aussi que dans trèèèèèès longtemps, ces livres finiront entre les mains de mes enfants si j'en ai un jour, où d'autres membres de ma famille...donc j'essaie de les préserver au maximum pour que ç adore dans le temps (moi, être dans les extrêmes ? JA-MAIS) 
Et c'est super bête à dire mais vu les prix des livres maintenant...
Personnellement, j'avoue que j'aime les belles couvertures et les belles éditions. Je fais partie du groupe qui veut que son livre reste intact (pas d'annotations, marque-page ou alors je mémorise la page où j'en suis restée de tête, casser la tranche du livre ? Pour moi énorme sacrilège).
Mais comme on dit qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, je me suis demandée si je n'étais pas un peu trop psychorigide à propos de tout ça...sauf que même si annoter peut être intéressant, je sais que je reviendrai jamais sur ces parties-là, et puis j'aurai trop l'impression de faire un bond en arrière en cours de français, où on nous faisait analyser les textes au lieu de simplement nous encourager à les apprécier sous l'angle par lequel on les perçoit en première lecture (vous suivez toujours ?
Et c'est super bête à dire mais vu les prix des livres maintenant...
31 juil. 2025, 22:12
Parlons, Bavons, Buvons !
Je suis d'accord sur le principe qu'un livre nous transforme. Un livre nous pousse souvent à l'interprétation, à la réflexion, à l'aventure et à la découverte finalement. Et c'est pour cette raison que je me refuse à les annoter.Jung O’Neil a écrit : 31 juil. 2025, 22:00Reducio
ReducioThomas Didler a écrit : 31 juil. 2025, 21:22 Bonsoir !
Pour répondre à ta question, Jung :
Je trouve que les couvertures (qui change lors d'une différente édition) peuvent attirer le regard. Lorsque c'est un livre que je connais (genre Harry Potter), je m'y détourne vite l'esthétique ne m'intéresse pas vraiment.
Lorsque c'est un livre que je ne connais pas et qui a été attiré par l'esthétique, je me détourne très vite du style extérieur du livre, de sa forme, sa couleur pour seulement le lire donc je dirais que personnellement, le seul avantage que je vois aux rééditions c'est de "ressortir" les livres pour leur redonner leur "chance".
Ce que je déteste par contre c'est annoter les livres, dessiner dessus, corner les pages... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi faire ça ?!! Est-ce que sur un tableau, on entoure ce qu'on trouve beau ou ce qui nous intéresse ? Lorsque j'étais encore à l'école, un prof voulait qu'on annote dessus, j'ai toujours préféré prendre une feuille et la caler entre les pages. Puis j'ai découvert les post-it transparent que je trouve plus pratique (même si perso, j'en utilise pas car pour moi un livre doit rester tel que je l'ai acheté).
Thomas, je comprends ton attachement à l'objet-livre tel qu'il est, et cette idée qu'il faut le préserver, presque comme une œuvre d'art. Je pensais comme toi, il y a de cela quelques années.
Mais aujourd’hui, nos visions divergent. tu vois, un tableau est traditionnellement conçu comme un objet fini, figé, que l'on contemple. Un livre, lui, est un support de pensée, de dialogue, de mouvement. Il est fait pour être traversé, interrogé, repris.
Annotez un livre, ce n'est pas le dégrader, c'est y entrer pleinement. Roland Barthes disait que « lire, c'est réécrire le texte ». ( c’est un théoricien de la littérature, à qui on doit notamment la notion de la mort de l’auteur, idée hautement critiquable mais qui témoigne d’une conception de la litterature qui change constamment, et de la place du lecteur qui se fait de + en + grande. )
Enfin bref, annoter, c'est exactement ça : écrire dans les marges ce que le texte déclenche en nous, le mettre en tension avec nos idées, nos émotions, notre vécu. Nos annotations peuvent être polissées par les conventions universitaires / scolaires, ou bien simplement nourries par notre intuition, même si souvent les deux s’entremêlent. Le livre devient alors vivant. Il n'est plus un objet sacré mais un espace d'échange.
Et franchement, qu'est-ce qu'on perd à corner une page, si c'est pour y revenir plus tard ? Pourquoi exiger d'un livre qu'il reste intact, comme s'il devait passer en vitrine ?
Les livres qu'on garde, qu'on aime, qu'on relit, ils sont souvent cabossés, surlignés, avec des traces de vie. Ce sont ces marques qui témoignent de notre lecture, de notre pensée en chemin.
Alors oui, les post-its transparents sont une bonne alternative, et chacun a son rapport au texte. Mais défendre l'idée qu'un livre doit rester tel qu'on l'a acheté, c'est finalement refuser qu'il nous transforme… et qu'on le transforme en retour. Pour moi, c'est ça qui est dommage.
Maintenant, bien sûr, il y a des exceptions.
Certaines éditions sont pensées comme des objets d'art à part entière. Je pense par exemple aux magnifiques éditions illustrées de Harry Potter par MinaLima (que j’évoque aussi plus haut ) ou aux éditions somptueuses des romans de Tolkien vendus à plus de 100 euros, avec dorures, enluminures, papiers de qualité, illustrations approuvées en partie par l’auteur, etc. Là, le livre devient aussi une pièce de collection, et je comprends parfaitement qu'on veuille en prendre soin, comme on le ferait d'une œuvre précieuse.
Je me souviens d’une édition des classiques que ma grand mère avait achetée quand elle était jeune prof. Un démarcheur vendait des romans qui comportaient des aquarelles !!! Je les ai encore, ils sont magnifiques.
Mais ces cas restent « à part» (bien que de + en + fréquents) dans la grande majorité des lectures, le livre n'est pas une relique, c'est un compagnon. Et un compagnon, ça vit avec nous, c’est beau de voir le vécu
( j’interdis cependant tout massacre de livre… faut pas pousser mémé dans les orties X) )
Édit :
@Ariadne Sinclair je comprends totalement:) merci de ta réponse aussi !
J'ai des livres que j'ai lu au collège et qui m'ont transporté c'est devenu des livres que j'adore (comme quoi c'est possible) et je suis tellement contente aujourd'hui quand je reprends ses livres que je puisse toujours les lire. Et puis, je serais heureuse que ces livres perdurent après moi et donne à mes enfants ou petits-enfants (bon je suis pas si vieille pour penser à mes futurs gosses, j'avoue...) la même joie que j'ai ressenti en les lisant !
C'est peut-être pour ça que je n'aime pas annoter... Je me suis attaché aux livres, ça me fait penser au moment où je les ai lu, qui me la conseillé, comment je l'ai eu ?
Et j'ai l'impression que l'annoter ou dessiner me ferait perdre cette connexion que j'ai avec le livre en question.
Je crois que c'est plus un attachement émotionnel qui m'empêche de les "abimer".
EDIT : Je suis trop d'accord avec toi, Flora ! Je pense trop à l'avenir des livres !
31 juil. 2025, 22:22
Parlons, Bavons, Buvons !
Reducio
Thomas Didler a écrit : 31 juil. 2025, 22:12Je suis d'accord sur le principe qu'un livre nous transforme. Un livre nous pousse souvent à l'interprétation, à la réflexion, à l'aventure et à la découverte finalement. Et c'est pour cette raison que je me refuse à les annoter.Jung O’Neil a écrit : 31 juil. 2025, 22:00Reducio
ReducioThomas Didler a écrit : 31 juil. 2025, 21:22 Bonsoir !
Pour répondre à ta question, Jung :
Je trouve que les couvertures (qui change lors d'une différente édition) peuvent attirer le regard. Lorsque c'est un livre que je connais (genre Harry Potter), je m'y détourne vite l'esthétique ne m'intéresse pas vraiment.
Lorsque c'est un livre que je ne connais pas et qui a été attiré par l'esthétique, je me détourne très vite du style extérieur du livre, de sa forme, sa couleur pour seulement le lire donc je dirais que personnellement, le seul avantage que je vois aux rééditions c'est de "ressortir" les livres pour leur redonner leur "chance".
Ce que je déteste par contre c'est annoter les livres, dessiner dessus, corner les pages... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi faire ça ?!! Est-ce que sur un tableau, on entoure ce qu'on trouve beau ou ce qui nous intéresse ? Lorsque j'étais encore à l'école, un prof voulait qu'on annote dessus, j'ai toujours préféré prendre une feuille et la caler entre les pages. Puis j'ai découvert les post-it transparent que je trouve plus pratique (même si perso, j'en utilise pas car pour moi un livre doit rester tel que je l'ai acheté).
Thomas, je comprends ton attachement à l'objet-livre tel qu'il est, et cette idée qu'il faut le préserver, presque comme une œuvre d'art. Je pensais comme toi, il y a de cela quelques années.
Mais aujourd’hui, nos visions divergent. tu vois, un tableau est traditionnellement conçu comme un objet fini, figé, que l'on contemple. Un livre, lui, est un support de pensée, de dialogue, de mouvement. Il est fait pour être traversé, interrogé, repris.
Annotez un livre, ce n'est pas le dégrader, c'est y entrer pleinement. Roland Barthes disait que « lire, c'est réécrire le texte ». ( c’est un théoricien de la littérature, à qui on doit notamment la notion de la mort de l’auteur, idée hautement critiquable mais qui témoigne d’une conception de la litterature qui change constamment, et de la place du lecteur qui se fait de + en + grande. )
Enfin bref, annoter, c'est exactement ça : écrire dans les marges ce que le texte déclenche en nous, le mettre en tension avec nos idées, nos émotions, notre vécu. Nos annotations peuvent être polissées par les conventions universitaires / scolaires, ou bien simplement nourries par notre intuition, même si souvent les deux s’entremêlent. Le livre devient alors vivant. Il n'est plus un objet sacré mais un espace d'échange.
Et franchement, qu'est-ce qu'on perd à corner une page, si c'est pour y revenir plus tard ? Pourquoi exiger d'un livre qu'il reste intact, comme s'il devait passer en vitrine ?
Les livres qu'on garde, qu'on aime, qu'on relit, ils sont souvent cabossés, surlignés, avec des traces de vie. Ce sont ces marques qui témoignent de notre lecture, de notre pensée en chemin.
Alors oui, les post-its transparents sont une bonne alternative, et chacun a son rapport au texte. Mais défendre l'idée qu'un livre doit rester tel qu'on l'a acheté, c'est finalement refuser qu'il nous transforme… et qu'on le transforme en retour. Pour moi, c'est ça qui est dommage.
Maintenant, bien sûr, il y a des exceptions.
Certaines éditions sont pensées comme des objets d'art à part entière. Je pense par exemple aux magnifiques éditions illustrées de Harry Potter par MinaLima (que j’évoque aussi plus haut ) ou aux éditions somptueuses des romans de Tolkien vendus à plus de 100 euros, avec dorures, enluminures, papiers de qualité, illustrations approuvées en partie par l’auteur, etc. Là, le livre devient aussi une pièce de collection, et je comprends parfaitement qu'on veuille en prendre soin, comme on le ferait d'une œuvre précieuse.
Je me souviens d’une édition des classiques que ma grand mère avait achetée quand elle était jeune prof. Un démarcheur vendait des romans qui comportaient des aquarelles !!! Je les ai encore, ils sont magnifiques.
Mais ces cas restent « à part» (bien que de + en + fréquents) dans la grande majorité des lectures, le livre n'est pas une relique, c'est un compagnon. Et un compagnon, ça vit avec nous, c’est beau de voir le vécu
( j’interdis cependant tout massacre de livre… faut pas pousser mémé dans les orties X) )
Édit :
@Ariadne Sinclair je comprends totalement:) merci de ta réponse aussi !
J'ai des livres que j'ai lu au collège et qui m'ont transporté c'est devenu des livres que j'adore (comme quoi c'est possible) et je suis tellement contente aujourd'hui quand je reprends ses livres que je puisse toujours les lire. Et puis, je serais heureuse que ces livres perdurent après moi et donne à mes enfants ou petits-enfants (bon je suis pas si vieille pour penser à mes futurs gosses, j'avoue...) la même joie que j'ai ressenti en les lisant !
C'est peut-être pour ça que je n'aime pas annoter... Je me suis attaché aux livres, ça me fait penser au moment où je les ai lu, qui me la conseillé, comment je l'ai eu ?
Et j'ai l'impression que l'annoter ou dessiner me ferait perdre cette connexion que j'ai avec le livre en question.
Je crois que c'est plus un attachement émotionnel qui m'empêche de les "abimer".
EDIT : Je suis trop d'accord avec toi, Flora ! Je pense trop à l'avenir des livres !
Je comprends complètement ton attachement aux livres intacts, je trouve ça très beau, cette idée de les préserver pour les transmettre, comme des compagnons silencieux qui traversent les générations / un peu commme un trésor dont on hérite?! C'est une relation très respectueuse et presque sacrée, et ça me parle totalement.
Même si du coup, de mon côté, j'ai une expérience un peu différente qui a sûrement influencé ma manière de voir les choses. En prépa littéraire, mon prof d'anglais m'a offert de vieux romans de William Faulkner, dans des éditions un peu usées, avec toutes ses annotations de jeune prof ( il part en retraite l’année pro donc cela date..) à l'intérieur. Et c'était justement l'un de mes profs préférés... Résultat : je crois que j'ai encore plus aimé ces livres à cause de ses notes, de ses réflexions griffonnées dans les marges.
C'était comme si je lisais le texte avec lui, des années plus tard. Comme un dialogue à travers le temps, un peu comme une capsule temporelle ! Et aujourd'hui, ces livres-là ont une valeur sentimentale énorme pour moi.
Alors je comprends ton refus d'annoter, vraiment, je pense qu’ il est profondément lié à l'émotion et au respect que tu portes à ces objets. Moi, je crois que parfois, écrire dans un livre, c'est aussi une façon d'y inscrire de l'amour.
Mais c'est justement ça qui est beau avec la lecture : chacun.e tisse un lien unique avec ses livres. Et j'adore découvrir ces différences de perception donc merci de partager tout cela ici
Édit : @Flora Lacensis, sérieux, qui casse la tranche ??
☆꧁༒Jung༒꧂☆
31 juil. 2025, 22:26
Parlons, Bavons, Buvons !
Oh la la les livres, avec moi c'est une grande histoire d'amour c'est très précieux un livre il faut le chérir longtemps. Maintenant avec le numérique les lecteurs de livres papiers se font plus rares, de mon côté je suis une fidèle lectrice papier puisque c'est impossible pour moi de me concentrer sur la lecture si j'suis sur un écran.
En revanche que ce soit sur papier ou écran, un livre peut nous faire voyager tellement loin qu'on est même plus dans la réalité un livre peut nous emmener dans une EPHAD tandis que le suivant peut nous envoyer en plein coeur de la seconde guerre mondiale tout en passant par une belle histoire d'amitié qui dure.
L'avantage des livres c'est qu'il y a le bruit des pages qui se tournent, l'odeur du papier qu'il soit neuf ou usé. La possibilité de mettre un jolie marque-page
En revanche que ce soit sur papier ou écran, un livre peut nous faire voyager tellement loin qu'on est même plus dans la réalité un livre peut nous emmener dans une EPHAD tandis que le suivant peut nous envoyer en plein coeur de la seconde guerre mondiale tout en passant par une belle histoire d'amitié qui dure.
L'avantage des livres c'est qu'il y a le bruit des pages qui se tournent, l'odeur du papier qu'il soit neuf ou usé. La possibilité de mettre un jolie marque-page
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