7 août 2024, 18:52
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
MERCREDI 28 OCTOBRE 2048 - DEUXIÈME ANNÉE
HALL D'ENTRÉE - 11H25
@Élicia Caldin


Jung était assis dans un coin du hall d’entrée. Il lisait un livre emprunté à sa grand-mère de cœur l’été précédent. Isabelle Winthrop, née Quenault, avait été libraire en France. Sa boutique comportait une section pour les Moldus et une autre pour les sorciers. Après son mariage avec le grand-père de Jung, elle avait décidé de fermer boutique et avait récupéré tous ces ouvrages, ceux destinés aux Moldus comme ceux pour les sorciers.


Jung lui avait emprunté un petit livre en français assez court, intitulé Les poisons du Moyen Âge. Comme le titre l’indiquait, c’était un ouvrage vulgarisateur sur les poisons de cette époque. Même si le titre semblait sérieux, le contenu de l’ouvrage ne l’était que partiellement, relatant toutes sortes de farces prétendument commises à l’aide de potions durant le Moyen Âge. Les recettes des différents breuvages n’étaient pas spécifiées ou trop rarement à son goût, et il prenait peu de notes. C’était véritablement une lecture de plaisir.


Il en était arrivé au récit d’un jeune homme qui avait vendu une potion permettant de rétrécir à une vieille sorcière. Cependant, l’effet escompté n’était pas celui produit par la potion : le vendeur avait menti et, en fait, c’était une potion qui faisait cracher des papillons par tous les orifices. Jung était plié de rire en lisant le récit très précis du vendeur qui expliquait les effets de la potion. La qualité de l’écriture, qui faisait vraiment penser à un récit romanesque, laissait planer un doute sur la véracité des propos du vendeur et des autres récits d’ailleurs, mais Jung aimait se divertir ainsi, même s’il préférait lire des ouvrages plus sérieux.


*en italique, les mots en français

**les titres d’ouvrages sont soulignés
Dernière modification par Jung O’Neil le 12 août 2024, 22:41, modifié 22 fois.

☆꧁༒Jung༒꧂☆

7 août 2024, 21:06
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
MERCREDI 28 OCTOBRE 2048 - SIXIÈME ANNÉE
HALL D'ENTRÉE - 11h27
@Jung O'Neil


Cette année scolaire allait être riche en émotions, Élicia le sentait. Elle avait déjà bien commencé, voilà deux mois qu'elle était de retour au château, avec un emploi du temps des plus serré.
De multiple projets lui tenaient à cœur : entre ses cours et révisions qui lui prenaient la majorité de son temps, elle se débrouillait pour s'entrainer aux duels avec Brett au moins une fois par semaine, au MERLIN dès qu'elle en avait l'occasion et avec Aliosus le mercredi soir. Mais elle passait également ses vendredis soir à travailler son français. On la trouvait tous les deuxièmes vendredis de chaque mois à la bibliothèque, où elle profitait du système Jobarbille pour affiner ses compétences dans la langue.
Le reste de son temps était réparti entre ses moments en amoureux avec Brett, et ses moments entre amis et famille avec Lumah, Lyam, Tess, Maxence, Talya et Raphael.
La jeune fille arrivait à cumuler toutes ses activités, se trouvant occupée la plupart du temps : une bonne organisation et une bonne gestion de son temps lui permettait de garder l'esprit clair et vif, et c'était tout ce dont elle avait besoin.

Après une matinée à réviser dans la bibliothèque, la rousse avait finalement décidé d'aller prendre l'air avant d'aller manger. Quel plaisir d'avoir toute une journée de libre, elle n'avait pas à se presser pour ses cours aujourd'hui.
Habillée d'un simple ensemble aux couleurs automnales, un pull en laine marron par dessus sa chemise, sa jupe et ses collants et ses cheveux détachés sur ses épaules, elle traversait le hall d'entrée pour rejoindre la grande porte, quand son regard tomba sur un jeune homme. Impossible de déterminer son âge et sa promo, mais c'était un Gryffondor bien plus jeune qu'elle.

Élicia aurait passé son chemin, si elle n'avait pas remarqué le livre que tenait le garçon. Avec un texte écrit... en français.
Sa curiosité piquée, elle s'avança vers lui. Après tout, elle avait assez de temps devant elle, et pourrait prendre l'air plus tard.

- Hey salut ! Je te dérange peut-être ? J'ai vu que tu lisais en français... tu parles français ?

Pas mal d'élèves connaissaient quelques bases de français au château, notamment grâce à leur double nationalité. D'autres étaient seulement curieux.
Elle, c'était les deux : sa mère, moldue française, lui avait appris quelques mots durant son enfance, et lui avait fait cours cet été. Après tout, elle était enseignante de français dans une école écossaise. Et puis il y avait Aimée, et tout ce que représentait la France depuis qu'elle avait rencontré sa correspondante et amie. La langue française, c'était pouvoir parler librement avec Aimée. C'était pouvoir partir en vacances pour la retrouver dans son beau pays. Comme elle espérait en avoir l'occasion l'été prochain ! Elle lui manquait terriblement.


*en italique, les mots en français

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

7 août 2024, 23:31
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
Jung était plongé dans son livre quand une élève plus grande que lui l’interpella. Il soupira intérieurement… on le dérangeait encore durant sa lecture.


-Hey, salut! Je te dérange peut-être ? J’ai vu que tu lisais en français… tu parles français ?


En relevant la tête, il aperçut une jeune fille rousse en jupe. Elle ne portait pas sa robe et il lui était presque impossible de deviner sa maison. Mais avec les ondes qu’elle dégageait, il se doutait que c’était une Poufsouffle. Ils étaient réputés pour être des personnes d’une gentillesse incommensurable et d’une loyauté infaillible, toujours sensibles aux autres.


Par respect pour ces valeurs, Jung parvint à surpasser sa timidité et à lui prodiguer une réponse qui se voulait rassurante pour la rouquine. Il ne souhaitait pas qu’elle s’inquiète et que son ennui transparaisse, il savait rester poli.


- Bonjour. Tu ne me déranges pas. Oui, je parle français. Ma grand-mère de cœur est française. Comment le sais-tu? Pourquoi me demandes-tu cela?


Jung regretta aussitôt ses questions. Tellement il était timide, il en avait oublié qu’il lisait un livre en français. Il n’avait pas non plus fait attention à l’entièreté des propos de la jeune fille. Mais quel idiot. Ce n’était pas comme cela qu’il allait se faire des amis.


Il avait toujours été comme ça, peu habitué au contact social, tant et si bien que cela lui en faisait perdre toute logique. C’était quelqu’un de très intelligent, à l’esprit vif, mais qui en société prenait peur.


Ce n’était pas vraiment qu’il avait peur d’ailleurs, mais plutôt qu’il aimait la solitude. C’était une sorte de protection, non pas contre quelque chose de terrifiant, mais contre quelque chose d’inconnu. Il aimait tout connaître, tout savoir. Mais voilà, il n’existait pas ou peu d’ouvrages sur l’amitié, sur les comportements en société. Ou du moins, il n’en avait jamais trouvé.


Il avait passé son enfance avec ses parents et ses grands-parents, puis à partir de ses 5 ans, il avait fait des allers-retours entre la France et l’Angleterre. C’étaient respectivement sa grand-mère de cœur et ses parents qui lui prodiguaient des cours élémentaires ainsi qu’une éducation sorcière. Il avait ainsi appris des choses du monde sorcier britannique, français et coréen. Ce sont des récits exotiques qui l’avaient poussé à lire et à s’intéresser à l’histoire, ainsi qu’aux créatures magiques.


Il espérait un jour devenir chercheur… en quoi, il ne le savait pas. Certainement dans la métamorphose ou bien en histoire de la magie.


*en italique, les mots en français
Dernière modification par Jung O’Neil le 10 août 2024, 11:02, modifié 1 fois.

☆꧁༒Jung༒꧂☆

9 août 2024, 13:45
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
Élicia souriait, essayant de mettre le jeune homme à l'aise. A sa façon de réagir, elle voyait qu'il ne l'était pas. Quel âge avait-il ? Onze, douze, treize ans ? Pas beaucoup plus.

Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Lorsqu'elle était enfant, et même à ses débuts à Poudlard, la timidité l'accompagnait partout. Impossible de tenir une discussion normale avec un professeur, avec des inconnus ou même avec certains de ses camarades. Elle rougissait tout le temps, et se rappelait de moments bien embarrassants. Cette fois où Brett et Aliosus étaient tombé sur la liste de garçons qu'elle avait écrite, avec leur noms dessus. Cette même fois où elle avait avoué à Aliosus qu'elle l'appréciait. Il y en avait pleins d'autres : cette fois où elle avait été surprise en plein duel clandestin par une enseignante. À chaque compliment ou situation inhabituelle. À chaque taquinerie, chaque moment de difficulté. Elle avait perdu le compte du nombre de fois où elle avait rougit, parfois pour un rien. Certains trouvaient çz mignon, d'autres lui faisaient remarquer. Et elle... Eh bien elle, elle avait fini par avoir l'habitude et ne plus y faire attention.

Mais maintenant, elle avait grandit. Elle avait pris confiance en elle. Elle était plus assurée. La rousse n'avait plus de problème, elle n'était plus intimidée à l'idée d'aller voir les autres quand elle en avait envie. Poser une question à un professeur, ou aller interroger un camarade par curiosité, comme maintenant.

Alors Élicia, toute souriante et pleine de légèreté, fit un autre pas vers le Gryffondor.

- Oh eh bien j'ai vu le titre de ton livre, et comme j'apprends le français j'étais curieuse. J'espère que tu ne vois rien de mal à ma curiosité... Sinon je te laisse, y a pas de soucis.

Pourtant, elle ne fit aucun mouvement pour partir. Non, elle était bien trop intéressée.

- Ta grand mère de coeur est française ? C'est génial ! Moi c'est ma mère qui l'est.

Et pourtant, elle n'y allait jamais. La dernière fois qu'elle était allée en France remontait à avril dernier, lorsqu'elle avait fait son voyage jusqu'à Beauxbâtons pour les AMICOS. La dernière fois qu'elle avait vu Aimée. Et Alice.

- Alors... Tu vas en France parfois ?

Et voilà, elle était inarretable. Dès qu'elle parlait de la France ou de sa langue, elle ne pouvait s'empêcher de parler. Elle avait besoin de partager sa nouvelle passion.
Tant pis pour ce qu'elle avait prévu. Parler de ce beau pays lui rappelait les souvenirs qu'elle s'y était fait et son espoir d'y retourner... Et la rousse voulait en profiter encore un peu.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

10 août 2024, 10:56
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
L’attitude de la rouquine à son égard rassurait le jeune homme. Elle était souriante et chaleureuse, ce qui le mettait à l’aise d’une certaine manière. Elle s’était rapprochée de lui, et il se sentait détendu, comme si elle avait fait s’éclater la bulle invisible entourant son espace vital et s’y était immiscé.

Il comprenait très bien la curiosité de la jeune femme. Lui-même était un être curieux et passionné. Lorsqu’il remarquait des élèves en train de lire des ouvrages sur l’histoire de la magie, les créatures magiques ou la métamorphose, il ne pouvait s’empêcher de les observer discrètement. Mais il admirait le courage de son interlocutrice : oser venir poser des questions sans véritable gêne, c’était là l’un des secrets de la sociabilité, cette aptitude naturelle qu’il fallait cultiver. Oser. C’était quelque chose que Jung se sentait incapable de faire.

- Ne t’inquiète pas, je suis quelqu’un de curieux également, je n’ai juste pas assez de courage pour accoster les autres. Mais je suis content de pouvoir parler de la langue française avec quelqu’un. Je vais en France tous les étés voir ma grand-mère. Et quand j’étais petit, j’y allais encore plus souvent. Mes parents préféraient que ma grand-mère s’occupe de mon éducation avec eux. Avec tout ce qui s’est passé entre sorciers et Moldus, ils ont toujours préféré l’éducation à la maison, comme la plupart des familles sorcières, je crois. Mais attention, ma famille n’a rien contre les Moldus, bien au contraire. Ma grand-mère a même été libraire et avait comme clients des Moldus, pendant certain un temps. Mais il est vrai qu’ils ont la fâcheuse tendance à avoir peur de l’inconnu, et donc de notre monde, ce qui est compréhensible, après tout.

Jung se surprit à aimer discuter et rougit en voyant son côté bavard ressortir, vainquant ainsi sa timidité.

- Si ta mère est française, tu as dû aller en France toi aussi, non?

Jung se demandait à quel point elle comprenait le français. Lui-même l’avait appris très tôt, et ne se souvenait plus vraiment de cet apprentissage, tout lui était naturel. Il avait lu un livre chez sa grand-mère il y a un an ou deux, sur l’apprentissage des langues. C’était un manuel Moldus de didactique qu’il avait beaucoup apprécié. Sa grand-mère lui avait conseillé de compléter sa lecture avec un manuel sorcier sur le même sujet, ce qu’il avait fait. C’était amusant d’observer les différences entre les deux approches, même si globalement, elles se rapprochaient et étaient similaires.

Les sciences du langage et la linguistique étaient des sujets qui fascinaient Jung. La découverte des cultures et des civilisations étrangères l’intéressait tout autant. Ces passions le poussaient à lire des ouvrages d’histoire, car comprendre une civilisation, c’était, selon lui, comprendre son histoire et le contexte dans lequel elle s’inscrivait.

☆꧁༒Jung༒꧂☆

13 août 2024, 00:47
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
La timidité du jeune homme semblait n'être qu'une façade, car à l'instant où Élicia commença à se dévoiler un petit peu en parlant de sa mère il commença à parler sans s'arrêter.
Alors elle l'écouta attentivement, un doux sourire sur le visage. C'était toujours agréable de voir et d'écouter quelqu'un en train de parler de ce qu'il aimait, et à l'évidence son héritage français était important pour le Gryffondor.

Voilà qu'il se justifiait pour tout et rien. Peut-être était-il toujours tendu finalement, car jamais elle ne lui aurait demandé de développer lorsqu'il parla des Moldus. Un garçon mal à l'aise avec l'idée que les autres le prenne pour un anti-moldu... Il était donc né-sorcier. Ou Sang Pur peut-être. Ça n'avait finalement que peu d'importance. Mais cette manie de se justifier pouvait sembler étrange.

A le voir rougir, la rousse comprit que décidemment, malgré ses efforts, il n'était pas plus à l'aise. Pourtant elle ne fit rien de plus pour y remédier : elle était déjà suffisamment proche et souriante, et ne comptait pas s'asseoir à côté de lui. Pas encore. Ça ne le rendrait certainement que plus nerveux encore.

- Tu as bien de la chance de pouvoir y aller aussi souvent. Ta grand-mère habite où en France ? Peut-être que je connais de nom.

En réalité, sa connaissance de la géographie française était encore limitée. Elle savait placer les Pyrénées et vaguement Beauxbâtons, Paris bien sûr. Lyon, approximativement, Marseille pareil. Pour ce qui était du reste... Elle apprenait. St Emilion, là où habitait Aimée, se trouvait pas loin de l'océan Atlantique, ça elle le savait. Vers... Bordeaux, c'était ça.

- Donc ta grand mère est libraire en plus, c'est génial ça. Tu lis beaucoup j'imagine ? En français ?

Élicia fit un mouvement de tête vers l'ouvrage pour appuyer ses propos.

- Malheureusement je n'y suis pas allée souvent non. Même si mes grands parents habitent là-bas, je ne les vois que très rarement et généralement c'est eux qui viennent en Écosse. Par contre j'y suis allée l'an dernier, j'ai eu la chance de visiter Beauxbâtons et d'y séjourner une dizaine de jour.

Chacun de ses souvenirs là-bas lui revinrent en mémoire. Son arrivée et sa visite de l'école avec Aimée, leur retrouvaille. Sa première balade à dos d'Abraxan, puis son cours avec Madame Vaugrenard. Et le rendez-vous avec Alice. Quelques souvenirs de moments formidables passés là-bas, parmi tant d'autres qu'elle chérissait. Aimée lui manquait. Alice aussi, d'une certaine manière. Un pincement coeur lui tirailla la poitrine : si ces souvenirs étaient heureux, ils étaient aussi nostalgique. C'était encore difficile de croire qu'elle l'avait bien vécu.
Perdue dans ses belles pensées, elle faillit en oublier le Gryffondor.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

22 juil. 2025, 21:06
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
Jung observait la jeune fille, pensive. Elle semblait perdue dans ses souvenirs, probablement ceux de son séjour à Beauxbâtons, auquel elle paraissait accorder plus d'attention qu'à sa conversation avec lui. Mais cela ne dérangeait pas vraiment le jeune sorcier.

- Ah, Beauxbâtons... Je n'y suis jamais allé. Tu as aimé ? Tu veux bien me raconter ton expérience ? Je veux tout savoir ! Ça m'intrigue énormément. Ma grand-mère y était étudiante. Elle vit maintenant en Bretagne, dans un coin complètement isolé, une dizaine d'habitants à tout casser. Elle s'est installée là exprès, pour pouvoir inviter tranquillement ses amis sorciers.

À son tour, Jung devint pensif.

Il avait hâte de retrouver Isabelle, sa grand-mère de cœur, chez qui il passait tous ses étés. C'était la veuve de son grand-père paternel, et non sa véritable grand-mère, mais il la connaissait mieux que la sienne, morte bien avant sa naissance.

Ses pensées dérivèrent alors vers la Corée du Sud, et vers ses grands-parents maternels, qu'il ne connaissait pas du tout. Il savait seulement que, dans la famille Hwang, les traditions étaient fortes : les hommes y étaient des guerriers sorciers, les femmes des guérisseuses. Sa mère, par exemple, excellait en soins magiques et en sortilèges domestiques, mais elle ne maîtrisait ni le sort du Patronus, ni celui de pétrification, rien. Aucun sortilège de défense contre les forces du mal. En somme, elle était sans défense en cas de danger.

Elle avait fui cette vie et ses parents pour s'installer à Londres, où elle avait rencontré Liam, le père de Jung. Depuis ce jour, ils ne s'étaient plus quittés.

Jung se demandait à quoi ressemblaient ses grands-parents. Non pas physiquement ; il avait vu des photos, mais en vrai, dans l'intimité. En réalité, il n'était rien pour eux : ils ignoraient même jusqu'à son existence. Il espérait qu'un jour, sa mère accepterait de le conduire en Corée. Il ne voulait pas qu'elle reste fâchée avec eux pour toujours.

Revenant à l'instant présent, Jung reporta son attention sur la jeune sorcière assise en face de lui. Il était prêt à l'écouter avec attention, heureux de sociabiliser un peu ; chose plutôt rare pour lui.

☆꧁༒Jung༒꧂☆

1 août 2025, 20:18
En français s’il vous plaît.  J.O’N & É.C 
Bon. La discussion risquait de durer plus longtemps qu'elle l'avait imaginé, car le garçon semblait tiquer lorsqu'elle parla de Beauxbatons. Rien d'étonnant à cela cependant, il semblait si intéressé par la culture française et l'école sorcière du pays avait une belle réputation depuis un paquet d'année. Proche de Poudlard depuis des années, elles formaient, avec Durmstrang, une espèce d'alliance, entente, vieille de plusieurs dizaines d'années. Élicia avait entendu parlé du Tournoi des Trois Sorciers, dont le dernier s'était déroulé quelques temps avant son arrivée au château.

La jeune fille décida de finalement s'installer, peu désireuse de parler longtemps en restant debout. Elle s'assit donc sur la marche d'escalier, lissant sa jupe sous ses cuisses pour ne pas ressentir le froid de la pierre malgré ses collants. L'espace entre elle et le Gryffondor était suffisamment importante pour qu'il ne se sente pas envahit. Normalement.

Encore une fois la garçon lui avait dit pas mal de choses sur sa famille, qu'elle n'était pas obligée de savoir. Sans savoir quoi répondre, elle s'était contentée de sourire.

- Beauxbatons ? Eh bien... Tu sais, à partir de la quatrième année on peut s'inscrire au programme Amico. On peut choisir quelle école nous intéresse le plus, et après on commence un échange épistolaire avec un ou une correspondante. Moi c'était Aimée, à Beauxbatons du coup. On a parlé pendant un an, et l'année d'après les correspondants sont venus à Poudlard pendant les vacances de Noël. À l'inverse c'est les élèves de Poudlard qui sont allés visiter leurs correspondants dans leur école en avril.

Elle se souvenait de l'Amico Express. C'était le Poudlard Express qu'ils connaissaient tous, sauf que ce jour là, il avait traversé océans et continents pour les amener à leur destination. À l'allée, Aliosus et elle avaient eu la chance de descendre en premier... Mais au retour, c'était eux qui avaient été récupérés les premiers, et le voyage à travers le monde avait été bien long.

- Beauxbatons se trouve dans les montagnes du sud. Entre les sapins. C'est un magnifique château avec des très beaux jardins. Ils ont un stade de Quidditch, bien sûr, mais aussi des écuries. Et les élèves sont repartis dans trois maisons mais c'est selon leur statut de sang et leurs origines et non comme nous, selon la personnalité.

Elle avait été surprise au début. Leones était la maison d'Aimée, elle était pour les Sang-Mêlés, nés-sorciers et né-moldu français. Alice et Léonie étaient toutes deux chez Ulula, la maison des Sang-Purs français. Et enfin Nyx, pour les étrangers, comme Damiano qui était italien.

Élicia s'arrêta là, attendant d'être sûre que le Gryffondor avait suivi ce qu'elle lui avait dit.

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Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off