Éclats de vie
Éclats de Vie est un recueil qui recensera de petits moments du quotidien comme des évènements marquants capturés à travers les yeux de Leo et de ceux qui l’entourent. Les lieux varieront mais le sommaire ci-dessous servira de repère pour s’y retrouver facilement, le tout trié par date.
Les personnages présents seront indiqués (avec un lien vers le référencement s'il s'agit d'un PNJ actif) et certains écrits pourront contenir des thèmes sensibles, mentionnés par un (TW) dans le sommaire.
Sommaire
10/10/46 | Chez les Shelby | Le bouquet maladroit | Leo Shelby, Theo Shelby, Madeline Dixon (TW)
../../.. | Lieu | Titre | Personnages
Dernière modification par Leo Shelby le 5 août 2025, 15:46, modifié 9 fois.
Deuxième année RP | #235B5E | PR
Éclats de vie
Le bouquet maladroit
Samedi 10 novembre 2046
Chez les Shelby, Silverton
Avec Madeline Dixon et Theo Shelby
TW : violence verbale/dispute entre frères
Chez les Shelby, Silverton
Avec Madeline Dixon et Theo Shelby
TW : violence verbale/dispute entre frères
C'était l'anniversaire de Madeline aujourd'hui. Habituellement, elle donnait un peu d'argent aux deux frères pour qu'ils aillent chercher quelque chose chez le fleuriste du coin mais cette fois-ci, Theo avait une autre idée en tête dans laquelle il allait entraîner son frère cadet.
Sous un ciel nuageux, Leo rejoignit Theo à l'extérieur de la maison et le retrouva sur la petite terrasse en pierre. Déjà qu'on venait de le réveiller de bon matin, il fallait en plus qu'il sorte dehors. Voilà de quoi rendre le garçon un peu grognon.
- Qu'est-ce qu'y a ? demanda le plus jeune d'une petite voix en se frottant les yeux à cause du changement de luminosité.
- J'ai une idée pour le cadeau de maman.
Ok... et donc ? Pourquoi avait-il fallu qu'il le fasse venir jusque là juste pour lui dire ça ?
- Et ? T'étais obligé de me réveiller si tôt pour ça ? Tu savais pas attendre qu'elle nous dise d'aller lui chercher un truc chez le fleuriste ?
- On ira pas chez le fleuriste, j'ai eu une autre idée hier qui fera encore plus plaisir à maman. En plus, ce sera gratuit.
Un sourire narquois se dessina sur son visage lorsqu'il termina sa phrase, ce à quoi Leo répondit par un soupir.
- Allez viens, suis-moi, lança Theo en quittant la pierre pour rejoindre l'herbe fraîche.
Leo hésita quelques secondes à le suivre, lui qui était encore en pyjama et n'avait pas enfilé de chaussures, mais il se résigna et se retrouva en pantoufles sur le gazon. L'herbe lui arrivait au niveau des chevilles et lui mouillait le bas de son pantalon, montrant que la tondeuse n'était pas passée depuis quelques temps. Le garçon fronça les sourcils tandis qu'il faisait de grandes enjambées en essayant de marcher sur les pas de son frère, priant pour ne pas perdre un chausson sur la route. Ses pantoufles arborant le logo du FC Barcelone étaient elles aussi mouillées et il maudissait son grand frère de ne pas lui avoir dit de se changer.
- T'aurais pu me dire de mettre des chaussures, putain..., s’indigna-t-il en serrant les poings.
Quelques secondes plus tard, Leo releva la tête du sol et vit son frère un peu plus loin, accroupit devant le parterre de fleurs.
- Dépêche-toi ! lui lança-t-il en tournant la tête dans sa direction.
Le brun s'exécuta et le rejoignit enfin, la mauvaise humeur toujours au rendez-vous. Il resta debout à côté de Theo et l'observa tandis que ce dernier touchait aux pétales d'une fleur orange.
- Pourquoi on est venu là ?
- T'as toujours pas compris ? T'es débile ou quoi ? Tu crois qu'on va faire quoi devant des fleurs ? Les arroser ? Faire du jardinage ?
Son ton condescendant énerva Leo qui leva son poing en l'air en faisant mine d'être prêt à le frapper. Mais le plus grand était bien conscient de la faiblesse de son petit frère, c'est pourquoi il se releva et plongea ses yeux dans les siens pour lui faire peur.
- Tu comptes faire quoi là ? Tu vas me frapper ? T'as décidé de grandir et ne plus me mettre des coups de pied avant de t'enfuir en courant ?
Leo serrait le poing si fort que tout son bras en tremblait. Mais il finit par se relâcher et fit retomber son membre le long de son corps.
- J'me casse.
- Oh c'est bon, reviens ! C'est pour l'anniversaire de maman et si tu pars, je lui dirai que le cadeau il est que de moi.
Il savait très bien ce qu'il faisait et sa tentative de chantage réussit facilement à convaincre puisque le brun s'arrêta dans son élan et fit demi-tour. Il reprit sa position initiale et croisa les bras en boudant, montrant qu'il ne prononcerait plus le moindre mot à présent. Theo le compris et reprit la parole pour enfin annoncer le projet qu'il avait en tête.
- Bon, ce qu'on va faire c'est que toi tu vas cueillir plusieurs fleurs et les rassembler pour créer un bouquet et pendant ce temps là, moi je-
- Pourquoi c'est moi qui doit le faire et pas toi déjà ?
- Mais attends, laisse-moi finir d’expliquer ! Bon, je recommence. Toi, tu vas cueillir des fleurs et faire un joli bouquet. Moi, je vais occuper maman pour qu'elle ne se doute de rien. Ça te va ? T’as tout compris ?
Leo réfléchit un instant puis acquiesça. Le plan lui semblait efficace et facile à réaliser, même s'ils auraient pu échanger les rôles vu que c'était son idée à la base. Pourquoi c'était lui qui devait mettre la main à la pâte et pas le créateur du plan ? Il ne s'attarda pas plus longtemps sur la question et s'accroupit devant la terre. Il tourna la tête et observa Theo s'éloigner petit à petit vers la maison, jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement de son champ de vision derrière le grand arbre. Il commença alors à couper - ou plutôt arracher avec ses doigts - les fleurs les unes après les autres. Il coupa les tiges au plus proche du sol pour avoir des longueurs similaires puis, une fois qu'il estima en avoir assez, les rassembla en un petit tas qu'il vint ensuite serrer dans sa main. Il n'y connaissait pas grand chose aux noms des fleurs, à part celles qu'on voyait partout comme les roses, les pissenlits, les pâquerettes, etc., mais celles qu'il tenait dans les mains ne lui disaient rien. Cependant, elles étaient très colorées et rappelaient l'automne : des oranges, des jaunes, des rouges et même des violettes.
Le garçon se releva et, ayant gardé cette position pendant un certain temps, s'étira les jambes et craqua ses genoux. Il quitta le parterre de fleurs sur lequel il ne restait plus beaucoup de plants, environ un quart, puis il se dirigea vers la porte de la maison. Theo ne lui avait pas indiqué où il se trouverait dans la maison pour garder un oeil sur leur mère c'est pourquoi il avança prudemment vers la cuisine. Il croisa son chat sur le chemin et il se sentit obligé de faire une petite pause caresse de quelques secondes, puis il ouvrit la porte et se faufila en silence dans la pièce. Enfin, il pouvait être autant silencieux qu'il le voulait mais la porte qui donnait sur le jardin était si vieille qu'elle criait à tous les habitants quand elle s'ouvrait ou se fermait.
Il ne vit aucun signe de sa mère ou son frère, ce qui voulait probablement dire qu'il avait bien fait sa part du travail. Le son de la télévision lui parvenant à l'oreille, Leo se dit que l'adulte devait se trouver dans le salon alors il enleva ses pantoufles trempées sur le paillasson puis s'empressa de rejoindre la pièce en question, un sourire se dessinant sur son visage. Il voyait déjà la réaction de Madeline à la vue du magnifique bouquet fait maison, elle qui ne recevait pas beaucoup de cadeaux de leur part en dehors de ceux qu'ils achetaient avec son argent, ou ceux que les enfants faisaient à l'école pour la fête des mères. En plus, ils n'étaient jamais très beaux ceux-là. Mais c'était surtout l'intention qui comptait pour ce genre d'attention après tout. Il arriva au niveau de l'ouverture de la porte et ne vit que sa mère, assise sur le canapé face à la télévision, mais aucune trace de Theo. Le bouquet caché dans son dos, une idée germa alors dans sa tête pour rendre la monnaie de sa pièce à son frère adoré. Vu la façon dont ce dernier lui avait parlé un peu plus tôt, pourquoi ne pas le prendre à son propre jeu et se désigner comme le seul derrière ce cadeau ? Il pouffa intérieurement puis prit son courage à deux mains et s'engouffra dans le salon.
- T'es déjà debout ? s'étonna Madeline à la vue de son fils.
Leo hocha la tête avec enthousiasme, le visage illuminé d’un grand sourire. Il débordait tellement d'impatience qu'il se dandinait sur place en attendant que l'adulte fasse le premier pas et lui demande ce qu'il cachait derrière lui.
- Qu'est-ce que tu caches sous ton sourire ? Et qu’est-ce que tu caches dans ton dos, là, derrière ?
Le brun sortit le bouquet de sa cachette puis le tendit vers sa maman en annonçant fièrement :
- Tadaaa !
Madeline se leva d'un bond et s'empressa de rejoindre son fils, non pas pour lui faire un câlin ou le remercier, mais pour constater si ce qu'elle voyait était bien réel. Ses fleurs, ses précieuses fleurs dont elle prenait tant soin... avaient été arrachées et offertes en guise de bouquet d'anniversaire. Des larmes lui montèrent aux yeux. Un mélange d’émerveillement et de tristesse la traversait tandis qu’elle réalisait que derrière ce geste maladroit se cachait une intention sincère de la part de son fils. Malgré la douleur qu'elle pouvait ressentir sur le moment, elle remercia Leo avec un câlin et un bisou sur le crâne puis quitta la pièce pour aller chercher un vase. De son côté, Leo ne comprit pas grand chose à la situation et fut surpris par la réaction intense de sa mère face à ces fleurs, qu'elle avait fait pousser elle-même. Il resta sur place pendant quelques secondes puis suivit le pas de sa maman chérie en sautillant, direction l'étage. Mais à peine il passa le seuil de la porte qu'il croisa Theo, dos contre le mur, son sourire narquois de nouveau présent.
- Trop tard, je l’ai déjà donné tout seul ! lança Leo en lui tirant la langue.
Il s'en alla sans attendre de réponse en reprenant son rythme enjoué.
- Tss..., souffla l'ainé en secouant la tête. Il comprendra un jour...
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Thème à la folie : Fleur
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