Des lettres pour tenir
JOUR 1
@Maxine Tremblay
@Maxine Tremblay
1er août 2050
Elle m’a dit que je pouvais. Elle a dit : « N’hésite pas à m’écrire si tu as besoin ». Elle l’a dit comme ça, mot pour mot. Elle a peut-être vérifié qu’on nous entendait pas pour me le dire, je sais pas. Elle l’a peut-être fait mais j’ai rien vu parce que moi, tout ce que j’entendais, c’est qu’elle me tutoyait. Après ça, j’ai retenu son adresse par cœur. J’ai fait répéter les mots dans ma tête toute la soirée, le lendemain et les jours qui ont suivi. Les mots de sa promesse ont dansé dans ma tête et m’ont donné envie d’aller au camp.
Maintenant que j’y suis, je me demande si j’en ai besoin. Je veux dire, est-ce que j’ai le droit d’avoir besoin dès le premier jour ? Je vais passer pour quoi, moi ? J’écris même pas à ma mère le premier jour.
Je m’en fous. Allez. Parchemin, plume et je pars m’éclipser dans un coin où je sais que j’ai le droit. Je vérifie même les limites, je m’assure même que je suis bien vu et que j’ai vu qu’on me voyait. Vous inquiétez pas, je vais pas faire de connerie le premier jour. Je m’assieds en tailleur et je commence à écrire.
Je relis la lettre dix fois. Peut-être même quinze. Je plie la lettre en deux, mais tellement vite qu’elle n’est pas franchement droite. Et hop, une première lettre avant de retourner à la tente.Miss Tremblay,
Vous allez bien ?
Voilà. Je suis bien au camp. J’ai retrouvé mon copain Elijah. Je sais pas si vous savez, mais y a des cours de vol au programme. J’aurais préféré que ce soit vous qui donniez les cours plutôt que le ma concierge. Est-ce que
Je sais pas si j’avais vraiment besoin comme vous aviez dit. Je crois que oui. P’tete parce que c’est mon anniversaire aujourd’hui.
Bonne soirée
Lukas
Dernière modification par Lukas Sharp le 07 août 2025, 22:09, modifié 1 fois.
Fiche PR - 4e année RP
Des lettres pour tenir
JOUR 2
Je sais pas ce que j’attends le plus. Finir ma journée pour que la semaine se termine plus vite, ou pour pouvoir écrire. Le fait est que je suis à nouveau là, assis en tailleur, plume à la main.
Je relis ma lettre le même nombre de fois que la veille et je me répète : j’en ai besoin, j’en ai besoin, j’en ai besoin. Tout justifie l’envoi de cette lettre. Je plie aussi mal qu’hier tant je suis pressé.Miss,
Ce matin, on a eu un entraînement physique trop cool. Ca va vous paraître bizarre, mais j’ai l’impression d’être tout le temps surveillé. Je sais que je le suis, mais ils pourraient tous être un peu plus discrets. J’ai l’impression qu’ils croient que je vais sortir un python d’un moment à un autre.
Aucun rapport, mais j’ai entendu des élèves qui parlaient de leur stage d’été. Vous croyez que je pourrais en faire un moi, l’année prochaine ? Il faut avoir des bonnes notes partout ? On peut en faire où on veut des stages ? Est-ce qu’il faut des lettres de recommendation ? Vous pourrez m’en faire une ?
Demain, j’ai mon cours de vol. J’ai pas du tout hâte. Ca va être nul. Je vous assure que ça va être nul. Genre vraiment. Mais promis, je dirai rien. Pas un mot. Je ferai que de voler et c’est tout.
Est-ce que vous
J’espère que vous aussi vous volez un peu pendant les vacances.
Lukas
Fiche PR - 4e année RP
Des lettres pour tenir
JOUR 3
Hier, j’ai envoyé ma lettre comme si de rien n’était. Comme si aucun événement ne s’était passé. Comme si Swart ne m’avait pas proposé une mission commando vers le cottage de Kohler et qu’on nous avait pas surpris. Comme si j’avais pas prié toute la journée que Tremblay ne soit pas mise au courant. Donc au moins, dans ma lettre, on dirait pas qu’il s’est passé quelque chose. J’ai l’air presque normal.
Impossible de parler d’autre chose tant ça me reste en tête. J’ai été le plus silencieux pendant son cours. J’ai exécuté tous ce qu’il a demandé, je n’ai eu besoin de rire rien. Je me suis empêché de commenter ses idioties et son arrogance qui ont à peu près le même degré de grandeur.Miss,
Je vous avais dit que ce serait nul. Vous pouvez pas venir et donner des vrais cours ? Je peux vous dire que vous êtes bien meilleure prof que le concierge, Miss. Pourquoi on vous a pas proposé de venir ? Et si on l’a fait, pourquoi vous avez refusé ? C’est quoi la logique derrière leur choix ? D’ailleurs, qui a créé ce camp ? C’est Poudlard ? Genre la directrice ?
Lukas
Allez, cette fois, j’écris rien de plus. Je plie aussi rapidement, ne me relis pas et l’envoie. Je serais presque en colère contre elle de ne pas être là.
Fiche PR - 4e année RP
Des lettres pour tenir
01 AOÛT 2050 - LONDRES
Cette semaine, Maxine n'avait rien de prévu. Rien de rien. Après les rythmes soutenus de juin - mises en place, surveillance, évaluation, correction, fin des cours, rangement, finale de la ligue, semaine en Espagne avec Dominic - et de juillet - quinze jours au Québec, la coupe d'Europe de Quidditch - il devenait plus que nécessaire qu'elle ralentisse un peu le rythme. Car elle se connaissait, d'un côté l'inactivité était contre nature, même si elle ne prévoyait pas forcément tout à la minute prêt, et de l'autre, elle savait qu'à force de toujours bouger, elle prenait le risque que son corps ne lui joue un tour qu'elle n'apprécierait pas. Cette semaine avant la coupe d'Europe de Dragonnerie et la coupe d'Europe de Quidditch était donc plus que la bienvenue. Encore plus quand elle songeait qu'il s'agissait du premier jour du camp pédagogique organisé par un collègue - entre autres. Pas qu'elle ait eut vocation à aller y encadrer les jeunes. Non, dix mois sans vraie pause dans l'année lui était suffisant. Mais elle avait promis à un adolescent tout particulièrement de se rendre disponible s'il le fallait, s'il en avait besoin. Lukas Sharp, bien que semblant de mieux en mieux maîtriser son explosivité et ses idées parfois... rocambolesques, était un gamin auquel elle s'était attachée sans crier gare. Alors face à son besoin de repères - même si elle n'avait pas encore tout à fait compris pourquoi il ne parvenait pas à les trouver du côté de sa mère - elle lui avait promis qu'il pouvait lui écrire dès qu'il en ressentirait le besoin. Et, même si elle ne l'avait pas expressément formuler ainsi, elle était même prête à se rendre sur place si la situation l'exigeait. L'avait-elle mentionné à @Suileabhan Kohler? Elle n'était plus sûre mais songeait à lui envoyer un court message dès ce soir, quand elle serait rentrée de cette balade sans but dans la ville, entrecoupée d'une longue pause dans un parc afin de déguster une glace - au chocolat - à l'ombre d'un arbre, observant les enfants jouant dans un bac à sable et une structure où ils pouvaient développer tout un tas de compétences sous les yeux attentifs - généralement - de leurs parents.
Ce fut lorsqu'elle fut installée dans son canapé, après avoir avalé son repas et trouvé un livre à relire que sa journée lui rappela cette promesse. En effet, arrivée à la fin du quatrième chapitre, voilà qu'un hibou passa par sa fenêtre grande ouverte - il fallait bien créer un courant d'air - pour venir se poser sur sa table basse et tendre sa patte vers elle. Sur cette dernière se trouvait une lettre plus ou moins bien pliée - surtout moins pour tout avouer - qu'elle décrocha et posa à côté du rapace à qui elle disait. "Je dois avoir un truc pour toi, viens." Lui dit-elle en se dirigeant dans la cuisine où elle dénicha un petit pignon de poulet, vestige de son repas de la veille au soir, qu'elle lui donna. Puis, le laissant s'envoler par la fenêtre avec son butin, elle revint vers ce morceau de parchemin qu'elle attrapa tout en se réinstallant toute allongée sur le dos dans son sofa.
Elle y découvrit un message de Lukas qui se livrait bien plus que ce qu'il le croyait. Du moins de son point de vue à elle puisqu'il mentionnait son anniversaire. Pourquoi lui en parlait-il? Elle l'ignorait. Mais elle n'y resta pas insensible, d'autant plus que six jours plus tard, ce serait le sien. Ca ne signifiait pas grand chose, mais cette coïncidence la faisait sourire. Après une deuxième lecture des mots du Poufsouffle, elle replia soigneusement son message et reprit son livre. Elle rédigerait la réponse plus tard, certainement le lendemain matin après son réveil.
02 AOÛT 2050 - LONDRES
Maxine venait de finir son petit déjeuner et de se resservir une tasse de café quand elle s'installa sur la table de sa pièce principale. Cette dernière servait autant à manger à plusieurs - mais pas plus de quatre -, quant elle ne proposait pas directement de manger sur le canapé, qu'à s'installer pour travailler ou, comme c'était le cas ce matin là, à rédiger une lettre.
Bonjour Lukas,
Je suis contente d'avoir de tes nouvelles et de lire qu'elles sont plutôt bonnes puisque tu as pu retrouver Elijah! Est-ce que vous avez pu avoir une chambre commune ou des lits côte à côte?
Je dois avouer que je ne connais pas le niveau en vol de mon collègue. Ce qu'il pourrait apprendre aux élèves sera forcément différent de ce que nous avons pu faire cette année. Et je comprends que ce changement ne te plaise pas forcément. Mais même si tu n'apprends rien, tu pourras entretenir ce que tu sais faire. Repense à ce que nous avons abordé ensemble, et partage ton expérience, c'est comme ça qu'on progresse le plus.
Quant au dernier point que tu abordes, je ne sais pas ce que tu penses des coïncidences ou encore de ce que ça peu signifier mais je fêterai mon anniversaire dimanche qui vient. Je te souhaite donc un bon quatorzième anniversaire et t'invite à ouvrir le sachet qui accompagne cette lettre.
Quant aux raisons qui t'ont poussées à m'écrire, ce n'est peut-être pas si important de savoir ce qu'elles sont. Tu en as eu besoin, c'est ce qui est le plus important.
J'espère que cette deuxième journée au camp s'est bien passée, même si pour moi on était encore le matin du 02 août quand j'ai posté cette lettre.
A bientôt
Maxine
Une fois son courrier rédigé, elle le plia et le glissa dans une enveloppe où elle inscrivit quelques éléments d'adresse afin que la poste magique puisse l'adresser au bon endroit et l'organisation du centre à la bonne personne. Puis, elle sortit de chez elle et partit dans une rue pas très loin de chez elle pour y dégoter quelque chose à offrir au jeune garçon. Elle n'avait pas spécialement d'idée mais savait que là bas, elle trouverait. C'était un quartier avec quelques commerçants sorciers - quoique disséminé au milieu de leurs compatriotes moldus, donc avec deux accès différents. Ce fut chez l'un d'eux qu'elle fit l'acquisition d'un bracelet de cuir marron tressé assez simple, avec un mousqueton qui servait de système d'attache. Des perles pouvait y être ajoutées si on le souhaitait mais Maxine s'abstint, préférant laisser le choix au garçon. Elle pourrait toujours lui mentionner cette possibilité dans une prochaine lettre. "Est-ce que vous auriez de quoi faire un emballage? C'est pour un cadeau." Avait-elle demandé à celui qui l'avait servit. Celui-ci avait sorti un pochon bleu sombre avec une ficelle dorée et lui avait confié le bijou contre son paiement.
La suite se passa dans un bureau de poste magique, pour glisser la lettre et le cadeau dans un petit colis. Maxine ajouta une étiquette sur le pochon pour spécifier de ne l'ouvrir qu'après lecture du courrier. Le tout ne prenait pas beaucoup de place et tenait dans une enveloppe à peine plus grande que celle qu'elle avait utilisée. Elle y renota l'adresse et le destinataire avant de confier le tout à l'employée, avec de quoi la payer bien entendu.
Le reste de sa journée, elle le consacra à faire un peu de tri chez elle. Et la soirée à Tara qu'elle n'avait pas vu depuis un bon moment. Les deux femmes étaient sorties dans une petite brasserie; Le Petit Nifleur; puis avait profité des bords de la Tamise comme beaucoup d'autres couples. L'anglaise resta avec elle la nuit, détournant l'attention de la québécoise de cette lettre déposée par un hibou le temps de son absence - elle avait laissé la fenêtre suffisamment ouverte de toute évidence -, elle ne la vit que le lendemain matin, tasse de café en main, en s'installant sur son canapé. Tara l'avait questionnée, Maxine lui avait répondu avec sa sincérité habituelle. "Tu te serais pas trop attachée à ce gamin? C'est ton élève quand même!" Celle qui avait du sang irlandais haussa les épaules, de toute façon, maintenant c'était fait. Elle reposa la lettre où elle était, elle la lirait plus tard, quand son amante serait partie.
Visuel du bracelet offert par Maxine à Lukas. Il ne comporte pas de mention de marque sur le mousqueton.
PNJ:
Tara White
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Des lettres pour tenir
03 AOÛT 2050
Maxine avait pris connaissance de la lettre de Lukas en milieu - voire en fin - d'après-midi, bien après le départ de Tara qui était rentrée chez elle, auprès de son compagnon qui était sa relation principale, peu avant midi. Après ça, la canadienne était restée bien songeuse. Pas tant à cause de son statut de partenaire plus secondaire. Ca n'avait jamais été un problème et, contre toute attente, elle avait finalement développé un mode de fonctionnement similaire, quoiqu'elle avait trois partenaires, ce qui était sans conteste le maximum auquel elle pouvait prétendre pour accorder un temps de qualité à chacun et chacune.
Dominic était celui avec qui elle partageait le plus de temps, avec qui elle avait habité pendant plusieurs semaines consécutives, qui était venu en vacances avec elle et ses amis... et avec qui elle réemménagerait à la rentrée de septembre. A chaque fois qu'elle y pensait, elle songeait à son appartement et au fait que lui avait cette grande maison à Blackpool - une maison familiale où lui et sa sœur passaient régulièrement du temps -, et elle se demandait si... pourquoi pas, tous les deux, ils pourraient. Et puis la pensée filait toujours, poussée par autre chose, exactement comme aujourd'hui.
Ce qui l'avait perturbée aujourd'hui n'était donc pas le fait que sa partenaire regagne son chez elle. C'était quelque chose d'habituel, ça faisait parti des évènements routiniers à leurs rencontres. Non. C'était tout autre chose, glissé à son oreille alors que Tara était sur le départ. Sa compagne n'était plus tout à fait une et bientôt, une autre personne viendrait mettre son grain de seul dans le rythme de leurs rendez-vous. La châtain avait sourit, c'était une bonne nouvelle, elle l'avait félicité - c'était quelque chose qu'elle savait voulu -, mais cela n'empêchait pas qu'elle avait eut par la suite, quand le panneau de sa porte s'était refermé, besoin de plusieurs heures pour se faire à l'idée et se remettre l'esprit à l'endroit. Ce ne fut qu'à ce moment là qu'elle put ouvrir la lettre du garçon et en prendre connaissance.
Elle sourit à la lecture des premières phrases. Elle ne savait plus ce qu'il s'était exactement passé l'été précédent, mais Lukas avait eut un comportement qui lui avait valu un retour immédiat chez lui. Une histoire avec des fléreurs dont les détails lui échappaient, mais ce n'était ni glorieux ni adaptés. C'était normal qu'il soit plus surveillés que les autres et elle savait qu'il le savait, ce qu'il disait le montrait. Autant qu'il déplorait mal le vivre, ce qui était compréhensible. La suite fit élargir ce sourire, il se projetait dans l'idée d'effectuer un stage, certains commerçants ou artisans en proposaient de plusieurs formes pour les élèves de Poudlard. Elle sentait son espoir de pouvoir en faire un et elle espérait sincèrement qu'il le pourrait dès l'année prochaine si cela lui faisait envie. Il avait conclu par une promesse, celle de bien se tenir pendant le cours de vol. Elle espérait sincèrement qu'il y parviendrait. Si tôt lue, elle parti chercher de quoi écrire et s'installa, comme la veille, à sa table pour rédiger.
Bonjour Lukas,
J'espère que tu vas bien. J'écris cette lettre en fin de journée ce 03 août, tu as normalement eut ce fameux cours de vol. J'espère que ça s'est bien passé pour toi, que tu as réussi à le vivre sereinement. Moi j'y crois du moins, tu es un jeune homme qui a beaucoup plus de ressource qu'il ne le croit.
Je me doute qu'il n'est pas du tout agréable de se sentir constamment surveillé par les personnes encadrantes. Y-a-t-il une personne parmi elle avec qui tu te sentirais en confiance pour en discuter? Il y a peut-être une ou des solutions pour que cela soit moins pesant pour toi et donc te rendrait le séjour plus sympa!
Je ne suis pas très au fait des offres de stages qui peuvent exister ni si tout les artisans et commerçant en propose. Mais je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas en faire toi aussi si tu en as envie. Tu es quelqu'un d'intelligent même si tu as des difficultés dans certaines matières. Je ne pense pas qu'un stage demande d'être bon partout. On ne peut pas l'être vraiment, ou alors dans certaines limites. Si tu as besoin d'aide pour en obtenir un, je t'offrirai la mienne avec plaisir, que ce soit pour contacter les personnes ou bien te faire une lettre si tu en as besoin.
Bo
La québécoise s'interrompit dans l'écriture de sa conclusion à cause d'un martèlement sec sur sa fenêtre. Elle leva la tête et découvrit un hibou, missive à la patte. Elle lui ouvrit et comme deux jours plus tôt elle lui offrit quelque chose en l'échange de son service. Elle déplia aussitôt le courrier. Lukas. En beaucoup plus bref et sans aucun doute contrarié. Elle allait devoir corriger sa propre lettre. Pas entièrement non, elle prit juste de quoi gratter ces deux lettres afin qu'elles disparaissent, quoique sans trouer le parchemin.
Bo Alors que j'allais conclure cette lettre le hibou qui m'apportait ton troisième courrier est arrivé. Je me permets donc de poursuivre directement ici, sans rien corriger à ce que j'ai déjà pu écrire.
Le camp n'est pas du tout géré par Poudlard, ni même par Elina Montmort. C'est une organisation indépendante gérée par Suileabhan Kohler, du moins pour ce que j'en sais. On ne m'a pas proposée d'y être encadrante et je ne te cache pas que si on l'avait fait, je ne suis pas certaine que j'aurais accepté. Je consacre une bonne partie de mes vacances à mes proches, notamment ceux qui vivent loin des îles britanniques. Je ne peux voir certains qu'à cette période là. Et si j'adore mes élèves et enseigner, j'admets que j'ai aussi besoin de faire d'autres activités. Je ne sais pas si tu comprendras, mais j'espère.
Dès que le hibou est un peu reposé il partira. Il devrait te trouver au soir du 4 août. Si jamais tu as besoin qu'on parle de vive voix, de ce qui est difficile au camp ou bien du fait que je n'y travaille pas, dis le moi, je m'arrangerais pour que ça soit possible et donc pour venir.
A bientôt
Maxine
La trentenaire laissa le parchemin à plat le temps que l'encre sèche. Elle prépara l'enveloppe et vérifia que le hibou faisait toujours son meilleur festin dans la cuisine. Ce n'était pas le cas mais il somnolait. Forte de cette information, elle cacheta sa lettre et la déposa à côté de lui. Elle attendrait qu'il se manifeste pour la lui accrocher et le renvoyer vers l'adolescent. En attendant, les mots de Tara lui revenait en tête. Était-elle trop attachée à ce gamin? Trop? Elle n'en savait rien. Mais elle l'était c'était indéniable. Bien plus qu'avec n'importe quel autre élève. Même Alyssa en qui elle se reconnaissait énormément et pour qui elle avait aussi une forme d'affection. Était-ce pour autant mauvais ou malsain comme l'avait sous-entendu son amante? Elle en doutait. Il évoluait plutôt en bien - et ça n'avait pas été une mince affaire que de l'apprivoiser et d'essayer de le comprendre - et même elle avait changé à son contact. Devait-elle en parler à Dominic? Était-ce sain de parler avec son partenaire de vie d'un adolescent qu'elle suivait de près, qui était sous la responsabilité de l'homme au cours de l'année et que le jeune n'appréciait pas vraiment - quoiqu'il semblait mieux se comporter...? Elle n'avait pas la réponse. Elle ne l'aurait probablement que si elle entamait cette conversation, elle n'en avait pas envie et en même temps... un peu quand même.
@Dominic Khan @Alyssa Wright
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
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4 août au soir
Depuis le début du camp, Lukas était bizarre. Déjà, il était vachement sage. Ensuite, il disparaissait toujours à un moment ou à un autre, sans donner réellement d'explications. Or, Elijah était curieux de savoir ce qu'il se passait avec son ami. Alors en le voyant s'éclipser - discrètement croyait-il - en cette soirée, Elijah le suivit pour voir ce qu'il en était.
Et quelle ne fut pas sa surprise de voir l'adolescent avec un hibou, qui lui amenait une lettre. Tapi dans l'ombre, Elijah attendit le meilleur moment pour bondir, afin de se saisir de la lettre reçue par son ami.
- J'l'ai eue ! s'exclama-t-il en levant le parchemin bien haut avant de s'éloigner de Lukas à toute vitesse tout en essayant d'en lire quelques mots.
Evidemment, il fut bien incapable de tout lire. Déjà parce que Lukas n'avait clairement pas dit son dernier mot, et ensuite parce qu'il était finalement bien plus occupé à essayer de semer son ami que de lire quoi que ce fut.
En attendant, il saisit le gros de la lettre : elle venait de Miss Tremblay, et cette dernière était sans aucun doute la raison pour laquelle Lukas se montrait si raisonnable. Alors il finit par lui rendre sa lettre, en riant.
- C'est bon, j'te la rends ta déclaration d'amour de Miss Tremblaaaaay, dit-il en mimant quelques bisous avant d'éclater de nouveau de rire.
Il reprit cependant rapidement son sérieux.
- Tu crois qu'elle va vraiment venir te voir ?
La vérité, c'était qu'il enviait un peu son camarade. Lui avait trouvé quelqu'un à Poudlard pour le comprendre. Pour le soutenir. Elijah n'avait pas ça. Et avec sa mère en colère à cause de sa triche à l'examen de runes, il avait eu l'impression d'être seul en rentrant chez lui également. La preuve, elle en était même venue à se débarrasser de lui dans cette colonie. Peut-être finirait-elle par partir elle aussi. Comme son père. Son coeur se serra à cette pensée.
- T'aurais pu me dire que tu lui écrivais. J'me moque pas pour de vrai, juste pour t'embêter. T'as d'la chance en vrai.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050 - Reelijah 4ever - Prince des Flammes
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JOUR 5
Lorsqu'une lettre arrive, je sais que c'est Tremblay. Je le sens et ça me fait bondir sur mes pieds qui partent à toute allure. Je réfléchis pas plus, surtout que quand le hibou se pose, il y a un petit paquet accroché à ses pattes et je sens que mon cœur s'emballe. J'ai beau essayé de deviner ce qu'il peut y avoir à l'intérieur, la frustration et l'excitation m'empêchent d'y arriver. J'ai cent idées sans en avoir aucune. Alors je fonce. Mes doigts agrippent le paquet et la lettre dans une main et mes yeux fixent l'écriture. Celle de Tremblay. Tremblay m'a écrit à moi. Alors je fonce, encore, plus loin, sans savoir où je vais. Loin des autres, parce qu'il est hors de question que je lise sa lettre devant tout le monde. Je ne sais pas si c'est la pudeur qui parle, la gêne, la honte ou la fierté, mais je m'en fous, je m'éloigne. C'est vital.
Je m'assieds en tailleur, arrache sans aucun soin le haut de l'enveloppe et déplie la lettre avant de tout lire d'une traite. Aussi rapidement que lorsqu'on boit un verre d'eau en étant déshydraté. Le sourire n'a pas quitté mes lèvres une seconde - ou peut-être lors du passage où il m'a fallu l'imaginer avec d'autres personnes - et je me rue sur le paquet. Je suis tellement impatient que je n'entends pas. Je n'entends pas les pieds d'Elijah que j'aurais dû reconnaitre parmi cent, je n'entends pas sa main qui s'approche et qui me vole ma lettre et je n'entends pas que mon cœur se met à battre à mille à l'heure. Je me retourne d'un coup, fronce aussitôt les sourcils, plein de colère pour foncer tout droit sur le Poufsouffle que je vois déjà en pleine lecture alors qu'il s'est mis à courir. Une lecture qu'il se permet même de faire devant moi et ça me rend dingue.
- Rends-moi ça !, hurlé-je en cherchant, en vain, ce qui pourrait le faire s'arrêter.
Et sans besoin aucun de menace, Elijah semble se raisonner et me la rendre, sans aucune demande. Si ce n'est ces mimes idiots de bisous qui m'agacent. Je lui arrache donc des mains et en profite pour récupérer le paquet au passage que je fourre dans ma poche.
Je hausse les épaules. J'en sais rien si elle va venir, mais une chose est sûre, je n'en ai plus du tout envie. Tout ce qu'il vient de me prouver, c'est que je ne peux plus recevoir ces lettres. Ni même en écrire.
Je l'écoute encore, sans rien dire, concentré sur le moindre mouvement qu'Elijah pourrait faire. Constatant que la parole ne reviendra pas, que ses arguments ne me calment pas, je pars et en profite pour lui donner un coup d'épaule lorsque je passe devant lui.
Fiche PR - 4e année RP
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JOUR 12
Une semaine. J'ai mis une semaine pour oser ouvrir sa lettre à nouveau, après m'être assuré que personne et absolument personne ne puisse me voir. Je me suis même assuré de m'adosser à un arbre suffisamment grand pour ne laisser personne tenter l'expérience.
Une semaine. J'ai mis une semaine pour passer ce bracelet autour de mon poignet. D'abord, il a fallu évacuer la honte et l'humiliation. Puis affronter les regards, vérifier qu'Elijah n'avait mis personne au courant. Enfin, oser l'enfiler tout en sachant que les mensonges commenceraient. Qu'est-ce qu'elle dirait Tremblay si elle apprenait que je racontais à tous ceux qui demanderaient que ce nouveau bracelet vient de ma mère ? Qu'est-ce qu'elle pense Tremblay, depuis sa ville tranquille, au fait que je ne lui ai plus écrit depuis sa dernière lettre ?
Une semaine. J'ai mis une semaine avant d'arrêter d'être en colère contre elle et de comprendre qu'elle n'y était pour rien. Je relis sa lettre avec des sourires différents et un goût différent.
Une semaine. J'ai mis une semaine avant de déchirer un bout de parchemin et d'écrire :
Merci pour le bracelet, il est super !
Sans ne rien ajouter d'autre qu'une politesse qui cache encore un peu de cette honte que les adolescents savent si bien enraciner.
Une semaine. J'ai mis une semaine.
Fiche PR - 4e année RP
Des lettres pour tenir
13 AOÛT 2050
Après trios ou quatre jours sans aucune nouvelles de Lukas - elle n'en avait pas prise volontairement, le laissant maître de la communication instaurée pour ne pas le gêner - Maxine en avait fini par se demander si le bracelet n'avait pas été de trop. Et puis elle avait finit par se raisonner du mieux qu'elle avait pu en se disant qu'elle n'avait pas la main sur ce qui était en train de se tramer. Elle avait agit en voulant bien faire, si elle s'était trompée elle ne pourrait le savoir que lorsque l'adolescent le lui signifierait. Alors elle avait pris sur elle de ne pas trop y penser pour ne pas gâcher le reste de ses vacances. Elle avait donc poursuivit sa vie londonienne, profité de son anniversaire et quelques jours plus tard, un hibou était arrivé.
A sa patte le parchemin était particulièrement petit, un rouleau quasiment minuscule qui lui avait laissé découvrir des bords déchiré et sept petits mots tout simple qui lui amenait plus de questions que nécessaire. Difficile de ne pas se demander si c'était vrai ou si le gamin cherchait simplement à être poli. La professeur serra un poing très fort et se mordit la lèvre inférieure, laissant des marques dans sa paume comme à la jonction de la muqueuse et de sa peau. Ce n'était pas de la colère mais plutôt une réaction instinctive qui lui permettait de ne pas partir en conjectures farfelues - du moins pas trop - et de se rappeler qu'elle ne pouvait que se raccrocher aux mots.
Et comme ceux-ci n'était pas nombreux... Et bien elle n'avait pas vraiment d'autre choix que de les prendre au pied de la lettre. Restait un dilemme: Répondre ou ne pas répondre... Son regard se perdit sur le dessus d'un meuble où trônait une photo de ses parents. Qu'auraient-ils fait, qu'auraient-ils conseillé? Elle se plongeai dans les tris paires d'yeux et les trois sourires dans l'espoir d'une réponse mais... Maxine soupira. Ca ne l'aidait pas beaucoup. Elle se laissa tomber lourdement sur son canapé, puisque jusque là elle était restée debout, et se perdit dans une confrontation interne, les yeux dans le vague quoique dirigés vers sa table basse où une plume traînait là, à côté de parchemins où elle avait pris des notes pour un cours. Et puis elle finit par se décider et l'attrapa avec un vélin vierge qu'elle couperait à bonne dimension.
Bonjour Lukas,
Ravie que le bracelet t'ait plu! J'espère que tes derniers jours de camp se passent bien!
J'imagine que tu as hâte de rentrer chez toi pour profiter du reste des vacances pour ne rien faire qui ait à voir avec les cours, comme tout adolescent!
Je pars ce soir pour la coupe de dragonnerie puis l'ouverture de la coupe d'Europe de Quidditch au Portugal et ne rentrerait que dans une semaine mais si tu as besoin d'écrire n'hésite pas.
A bientôt
Maxine
Il me semble que c'est mon dernier post dans cet échange épistolaire! Merci beaucoup à toi pour ce RP!
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.