La naissance du jardin d'Eden
La deuxième année d'Alizée était finie. Le temps s'était écoulé à une vitesse folle. Et elle était passée par beaucoup d'émotions tout au fil des jours qui passaient. La scolarité à Poudlard était animée, entre les cours, les devoirs, les entrainements, les rencontres et les évènements. C'était à la fois, stimulant et épuisant. Pourtant, la Serpentard n'échangerait cela pour rien au monde. La fillette aimait de tout son cœur son école, ses enseignements et elle chérissait les souvenirs qu'elle s'y faisait. Même si elle était trop fière pour reconnaitre que tout cela lui manquerait cet été.
Ah, cet été, il serait si différent. Si différent des précédents. Si différent de tout ce qu'elle avait connu. C'était étrange de s'imaginer prendre ce même train, comme à l'habituer, mais pour atterrir à la fin du voyage, dans un endroit bien différent. Entourée d'inconnus. D'une famille, qui jusqu'à il y a deux mois n'existait pas.
Pas de pression. Enfin si un peu. Mais Alizée l'enfouissait au fond d'elle. Il fallait qu'elle fasse bonne impression si elle ne voulait pas prendre le risque de se faire renvoyer de là d'où elle venait. Faisant regretter à Alaric sa générosité.
Ce dernier récupérait la garde d'Alizée à partir de maintenant. Mais comment cela allait-il se passer ? Serait-il là lorsqu'elle descendrait du train ? Que lui dirait-il quand ils se verraient ? Allait-il la faire dormir dans les combles ?
Et puis lui, elle ne savait rien de lui. Était-il gentil ? Cultivé ? Fort ? Intelligent ? Aimant ? Comment pouvait-il bien être ? Elle se le demandait. Et elle ne tarderait pas à le savoir. Le train entrait enfin en gare de King's Cross.
C'est donc affaires en main qu'elle descendit du convoi. Se demandant qui serait là pour l'accueillir. Il y aurait-il seulement quelqu'un ? Ou se retrouverait-elle seule, sans rien ni personne pour elle ?
Rien que cette idée lui donnait des frissons. Au fond, elle avait peur. Peur que l'on décide de la laisser là. Peur qu'on l'abandonne. Peur qu'on la rejette. Peur que personne ne l'accepte jamais. Rester seule par choix était une chose, rester seule en raison du rejet des personnes autour en était une autre.
En descendant, elle sonda la foule, n'apercevant aucun visage familier. Ni Malone, ni Alaric, ni même Salone en vue. Personne. Elle baissa la tête, le visage sombre, serrant de sa main libre le pan de sa robe. Si elle n'était pas si habituée à retenir ses larmes, elle aurait pu se mettre à pleurer.
Pourquoi ? Pourquoi tout cela devait lui tomber dessus ? Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Son seul crime était-il seulement d'être venue au monde en tant que sang-mêlé ? Qu'est-ce qu'elle pouvait bien y faire ? Elle, elle n'avait jamais demandé à naitre comme ça. C'était trop injuste !
Si seulement quelqu'un pouvait venir...
- Bonjour Alizée. Le trajet s'est-il bien passé ? Lui lança une voix calme et grave.
Elle leva les yeux, découvrant le visage de l'homme qui venait de l'interpeller. Au premier coup d'œil, elle sut. C'était lui, il était venu pour la chercher. Alaric Melrose, sous ses yeux. Son regard s'illumina. Le voir ici remplissait son cœur d'une douce chaleur. Elle se sentait comme... Rassurée.
- Bonjour. Le trajet s'est très bien déroulé, merci pour votre considération, monsieur. Répondit-elle d'un ton posé. Il ne fallait pas en faire des tonnes.
- Pas besoin de m'appeler "monsieur". Dit-il en rigolant. Même si j'apprécie ta bienséance, "grand-père" me semble plus adapté, tu ne penses pas ? Dit-il en lui adressant un regard rempli de bienveillance.
Elle se contenta d'acquiescer d'un signe de tête. Tandis qu'il saisissait ses affaires, afin de les porter lui-même. Tous deux étaient enfin prêts à enfin rentrer chez lui, ou plutôt, chez eux.
Chez eux. Rien que d'imaginer un nouveau foyer, la Serpentard était ravie. Le coup des premières émotions. Elle ne se questionnait pas encore sur l'ensemble des évènements. Le contrecoup ne tarderait pas à venir, c'était certain. Mais pour le moment, elle était concentrée sur l'aspect positif de tout cela.
Elle n'était pas seule, bien au contraire. Elle allait habiter dans une ville de sorciers, loin des moldus qu'elle détestait. Elle aurait une nouvelle chambre, de nouvelles habitudes. Et par-dessus tout, elle pourrait en apprendre plus sur ses origines et sur sa famille. Et ça, ça avait plus de valeur que tout au monde.
Le trajet se passa sans encombre et sans un mot. Ça n'était pas très long, mais pour une fois, Alizée avait beaucoup de choses qui démangeaient ses petites lèvres rouges. Il y avait tant de temps à rattraper, tant d'éléments qu'elle ne savait pas encore, sur sa vie, sur sa famille, sur son histoire.
Mais tant qu'Alaric n'initierait pas la conversation, elle se tairait. Il ne fallait pas qu'elle ait l'air trop pressée, trop impatiente. Il fallait qu'elle reste calme, impassible, comme d'habitude. Il fallait qu'elle montre qui elle était. Qu'elle était à la hauteur. Et qu'elle était digne de la confiance qu'il lui avait accordée en la prenant avec lui.
Ils finirent par, enfin, arriver devant la porte de la maison. C'était bien plus petit que le manoir, mais pour des raisons inconnues, ce lieu semblait bien plus confortable et agréable.
En arrivant ici, Alizée n'avait que peu de temps pour penser. Et c'était certainement pour le mieux. À vrai dire, la connaissant, elle aurait tout le temps de le faire après, une fois complètement installée. Pour le moment, son cœur battait trop vite à l'approche de sa nouvelle demeure.
Bien rapidement, son grand-père ouvrit la porte, l'invitant ainsi à rentrer et à découvrir son nouvel univers.
La naissance du jardin d'Eden
- Bienvenue chez toi.
Devant les yeux d'Alizée, lorsqu'elle passa le pas de la porte, se dévoila l'entrée de sa nouvelle habitation. Et son aïeul commença à lui faire la présentation des lieux.
La première chose en entrant était un long couloir menant à des escaliers doubles quarts tournant. Derrière la porte d'entrée, il y avait des crochets faisant office de porte-manteau et en dessous un petit meuble venant accueillir les souliers lorsque l'on rentrait dans la maison. À côté se trouvait une porte menant au bureau du patriarche. Et en face, la même porte menant cette fois-ci à des sanitaires. Plus loin, le couloir était orné de part et d'autre, en miroir, de grandes arcades qui permettaient d'accéder d'un côté au salon, qui donnait sur le petit jardin de la maison, et de l'autre à la salle à manger, qui elle, était attenante à la cuisine de la propriété.
Lorsque l'on montait les escaliers, on arrivait au premier étage où il y avait trois portes. L'une donnait sur une grande chambre avec une salle de bain attenante. C'était là, la chambre d'Alaric. Les deux autres portes menaient respectivement à une salle de douche et à la chambre de la tante d'Alizée. La petite n'avait pas encore eu l'occasion de la rencontrer, mais cela ne saurait tarder.
Une fois cet étage fini, ils montèrent directement au troisième étage, celui-ci se composait de trois chambres un petit peu plus petites que celles du premier et d'une petite salle de bain. C'était l'étage des chambres d'amis. Deux d'entre elles étaient ornées d'un lit double, tandis que la troisième faisait plus chambre d'enfant avec ses grands lits superposés. Ça donnait un côté un petit peu dortoirs, pas comme ceux de Poudlard, mais dortoirs quand même.
Il ne restait maintenant plus que le quatrième et le deuxième à découvrir. Alizée mémorisait chaque recoin avec le plus grand soin. C'était encore une fois plus petit que le manoir Melrose à Aberdeen qu'elle connaissait par cœur, alors elle ne pouvait pas se permettre de ne pas retenir les différents endroits de ce nouveau foyer. Si elle pouvait le plus, elle pouvait aussi le moins.
Enfin. Alaric lui signala que le quatrième étage, qui se trouvait sous les combles, était composé de chambres pour les domestiques. La petite se demandait intérieurement qui pouvait bien travailler pour la famille, mais elle se retint de toutes questions, se disant qu'elle aurait tout le temps de le découvrir plus tard.
Le duo redescendit donc enfin au deuxième. Celui-ci était composé de deux chambres avec chacune leur propre salle de bain. Il ouvrit la première porte, présentant à Alizée la chambre qui accueillait son frère. Avant de la refermer pour aller ouvrir la seconde. Il se plaça sur le côté en l'ouvrant pour qu'elle puisse bien voir.
- ... Et enfin, pour conclure cette visite. Voici ta chambre, Alizée. Dit-il en l'invitant à entrer. C'est un petit peu le bazar à cause des cartons contenant tes affaires. Mais je me suis dit qu'il valait mieux te laisser ranger à ta convenance.
Bien que quelques cartons s'empilaient effectivement ici et là, Alizée avait le regard pétillant. Elle hésita un instant avant d'enfin finir par s'engouffrer dans la chambre, suivie d'Alaric qui resta près de l'entrée. Devant elle, un grand lit double, un placard, un bureau, ou plutôt une coiffeuse, et une porte menant tout droit à sa propre salle de bain. Sur le mur, une magnifique fenêtre en saillie donnant sur la rue, avec son rebord recouvert de coussin. Quel espace adorable. La petite aux cheveux noirs adorait ce genre d'architecture et savait dès à présent qu'elle passerait beaucoup de temps à cet endroit. Bien que cela ne soit pas rangé, elle se voyait déjà installée. Tout cela était tellement palpitant !
Alors qu'elle réfléchissait à l'aménagement de cette chambre tout en la découvrant, une voix féminine vint la sortir de ses pensées.
- Voilà qui est intéressant. C'est donc elle la fille de notre très cher Salone. La voix était fortement ironique en évoquant le père de la petite.
Alizée se retourna pour découvrir la magnifique femme, aux yeux verts et aux longs cheveux noirs noués en chignon légèrement défait, qui se tenait là. Adossée contre la porte, une cigarette allumée, entre les doigts.
- Alizée, voici Visha. Ta tante. Visha, voici Alizée, la fille de... Enfin, cela importe peu, tu le sais déjà. Je compte sur toi pour prendre soin d'elle. Expliqua le patriarche.
- Quelle petite chose fragile. Se moqua la femme.
La future troisième année s'inclina en réponse. Avant de parler, afin de saluer sobrement cette nouvelle rencontre.
- C'est un plaisir de vous rencontrer, ma tante. Dit-elle calmement.
- Si peu d'émotion, ça me rappelle mon frère. Répondit l'adulte en retour. Avant qu'Alaric ne vienne rapidement prendre la défense de sa petite-fille.
- Cesse de la tourmenter, Visha. Sortons, elle doit avoir besoin de temps pour s'installer. Il se tourna ensuite vers la dernière née. Nous nous verrons à l'heure du dîner. En attendant, tâche de t'acclimater.
Il tourna ensuite les talons et sortit, fermant la porte de la pièce et emmenant sa fille avec lui. Ça y est. Alizée était seule. Il n'y avait plus personne avec elle. Elle s'assit donc sur le lit, le temps de souffler un coup. Elle observa de nouveau la pièce. Tout cela était merveilleux. Presque trop. Comme si tout cela n'était qu'un mirage. Ou un miroir qui pouvait se briser à tout moment. Comme si tout ça n'était qu'un rêve éveillé, qui finirait inévitablement, tôt ou tard, par s'évaporer, lui glisser entre les mains.
Devant les yeux d'Alizée, lorsqu'elle passa le pas de la porte, se dévoila l'entrée de sa nouvelle habitation. Et son aïeul commença à lui faire la présentation des lieux.
La première chose en entrant était un long couloir menant à des escaliers doubles quarts tournant. Derrière la porte d'entrée, il y avait des crochets faisant office de porte-manteau et en dessous un petit meuble venant accueillir les souliers lorsque l'on rentrait dans la maison. À côté se trouvait une porte menant au bureau du patriarche. Et en face, la même porte menant cette fois-ci à des sanitaires. Plus loin, le couloir était orné de part et d'autre, en miroir, de grandes arcades qui permettaient d'accéder d'un côté au salon, qui donnait sur le petit jardin de la maison, et de l'autre à la salle à manger, qui elle, était attenante à la cuisine de la propriété.
Lorsque l'on montait les escaliers, on arrivait au premier étage où il y avait trois portes. L'une donnait sur une grande chambre avec une salle de bain attenante. C'était là, la chambre d'Alaric. Les deux autres portes menaient respectivement à une salle de douche et à la chambre de la tante d'Alizée. La petite n'avait pas encore eu l'occasion de la rencontrer, mais cela ne saurait tarder.
Une fois cet étage fini, ils montèrent directement au troisième étage, celui-ci se composait de trois chambres un petit peu plus petites que celles du premier et d'une petite salle de bain. C'était l'étage des chambres d'amis. Deux d'entre elles étaient ornées d'un lit double, tandis que la troisième faisait plus chambre d'enfant avec ses grands lits superposés. Ça donnait un côté un petit peu dortoirs, pas comme ceux de Poudlard, mais dortoirs quand même.
Il ne restait maintenant plus que le quatrième et le deuxième à découvrir. Alizée mémorisait chaque recoin avec le plus grand soin. C'était encore une fois plus petit que le manoir Melrose à Aberdeen qu'elle connaissait par cœur, alors elle ne pouvait pas se permettre de ne pas retenir les différents endroits de ce nouveau foyer. Si elle pouvait le plus, elle pouvait aussi le moins.
Enfin. Alaric lui signala que le quatrième étage, qui se trouvait sous les combles, était composé de chambres pour les domestiques. La petite se demandait intérieurement qui pouvait bien travailler pour la famille, mais elle se retint de toutes questions, se disant qu'elle aurait tout le temps de le découvrir plus tard.
Le duo redescendit donc enfin au deuxième. Celui-ci était composé de deux chambres avec chacune leur propre salle de bain. Il ouvrit la première porte, présentant à Alizée la chambre qui accueillait son frère. Avant de la refermer pour aller ouvrir la seconde. Il se plaça sur le côté en l'ouvrant pour qu'elle puisse bien voir.
- ... Et enfin, pour conclure cette visite. Voici ta chambre, Alizée. Dit-il en l'invitant à entrer. C'est un petit peu le bazar à cause des cartons contenant tes affaires. Mais je me suis dit qu'il valait mieux te laisser ranger à ta convenance.
Bien que quelques cartons s'empilaient effectivement ici et là, Alizée avait le regard pétillant. Elle hésita un instant avant d'enfin finir par s'engouffrer dans la chambre, suivie d'Alaric qui resta près de l'entrée. Devant elle, un grand lit double, un placard, un bureau, ou plutôt une coiffeuse, et une porte menant tout droit à sa propre salle de bain. Sur le mur, une magnifique fenêtre en saillie donnant sur la rue, avec son rebord recouvert de coussin. Quel espace adorable. La petite aux cheveux noirs adorait ce genre d'architecture et savait dès à présent qu'elle passerait beaucoup de temps à cet endroit. Bien que cela ne soit pas rangé, elle se voyait déjà installée. Tout cela était tellement palpitant !
Alors qu'elle réfléchissait à l'aménagement de cette chambre tout en la découvrant, une voix féminine vint la sortir de ses pensées.
- Voilà qui est intéressant. C'est donc elle la fille de notre très cher Salone. La voix était fortement ironique en évoquant le père de la petite.
Alizée se retourna pour découvrir la magnifique femme, aux yeux verts et aux longs cheveux noirs noués en chignon légèrement défait, qui se tenait là. Adossée contre la porte, une cigarette allumée, entre les doigts.
- Alizée, voici Visha. Ta tante. Visha, voici Alizée, la fille de... Enfin, cela importe peu, tu le sais déjà. Je compte sur toi pour prendre soin d'elle. Expliqua le patriarche.
- Quelle petite chose fragile. Se moqua la femme.
La future troisième année s'inclina en réponse. Avant de parler, afin de saluer sobrement cette nouvelle rencontre.
- C'est un plaisir de vous rencontrer, ma tante. Dit-elle calmement.
- Si peu d'émotion, ça me rappelle mon frère. Répondit l'adulte en retour. Avant qu'Alaric ne vienne rapidement prendre la défense de sa petite-fille.
- Cesse de la tourmenter, Visha. Sortons, elle doit avoir besoin de temps pour s'installer. Il se tourna ensuite vers la dernière née. Nous nous verrons à l'heure du dîner. En attendant, tâche de t'acclimater.
Il tourna ensuite les talons et sortit, fermant la porte de la pièce et emmenant sa fille avec lui. Ça y est. Alizée était seule. Il n'y avait plus personne avec elle. Elle s'assit donc sur le lit, le temps de souffler un coup. Elle observa de nouveau la pièce. Tout cela était merveilleux. Presque trop. Comme si tout cela n'était qu'un mirage. Ou un miroir qui pouvait se briser à tout moment. Comme si tout ça n'était qu'un rêve éveillé, qui finirait inévitablement, tôt ou tard, par s'évaporer, lui glisser entre les mains.
La naissance du jardin d'Eden
Assise là, seule au milieu de sa nouvelle chambre, Alizée commençait à penser. Il faut dire que sa première interaction avec Visha n'avait pas été des plus concluantes. Elle n'arrivait pas à savoir si cette dernière la détestait ou bien si elle était comme cela avec tout le monde. C'était perturbant...
Alors que le petit ange noir songeait à sa nouvelle vie, un mouvement venant des cartons vint la faire sursauter.
Immobile. Elle regardait devant elle, cherchant à savoir d'où est-ce que cela pouvait bien venir. Il y avait-il un monstre dans sa chambre ? Rien que de l'imaginer, elle avait peur. Soudain, un deuxième mouvement se manifesta. Comme si quelque chose ou quelqu'un se cognait contre les différentes piles de cartons les unes après les autres. Elle observa la scène complètement démunie, avant d'enfin se ressaisir.
- Qui est là ? Sortez, je vous pris. Je n'apprécie pas cette mauvaise blague. Dit-elle sèchement, espérant que la chose se montrerait.
Elle attendit quelques secondes, le temps que la créature se rapproche petit à petit, continuant à se cogner sur le chemin, avant de découvrir qui pouvait bien la perturber ainsi. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle vit une longue oreille dépasser des monticules qui jonchaient le sol de la chambre. C'est bientôt un corps entier qui emmargea. La personne qui osait la dérangeait dans un moment si personnel n'était autre que... Un elfe de maison ?!
Un elfe, là-ici dans sa chambre. Qu'est-ce que ? Comment ? D'où sortait-il ?
- Pardon mademoiselle. Toufik ne voulait pas vous importuner. Toufik voulait aider. Dit-il d'un air coupable et triste. Toufik est un mauvais elfe de maison, très mauvais. Il n'arrive pas à aider mademoiselle. Continua-t-il en se tapant la tête contre les cartons sous le regard interloqué de la fillette.
Alizée ne savait pas quoi faire. Pourquoi la créature se cognait-elle délibérément la tête ? Était-elle devenue folle ? Ça n'avait aucun sens. La petite se pencha en avant et, d'un signe de la main, exprima son désaccord avec les actions de l'elfe.
- Arrêtes, je ne sais pas ce que tu essayes de faire, mais arrêtes. Dit-elle avant de se rassoir normalement en soupirant, pendant que la créature s'arrêtait pour se tenir face à elle. Qui es-tu et que fais-tu là ?
- Toufik, mademoiselle. Répondit-il du tac au tac, visiblement fier de se présenter. Même si sa mine changea rapidement quand il lui fallut répondre à la seconde question. Toufik voulait vous aider. Toufik essayait de ranger, espérant faire plaisir. Reprit-il en baissant la tête, apparemment touché.
- Qui t'a demandé de faire ça ? Répondit-elle durement.
- Personne. Mais Toufik est à votre service. Toufik voulait vous aider. Monsieur Alaric a pensé qu'un serviteur vous irait. Tous ont un serviteur.
Alizée soupira de plus belle. Alors les fameux domestiques qui vivaient au quatrième étaient des elfes de maison ?
Si elle avait été surprise au premier abord, après réflexion, cela n'était pas si étrange. Il était coutume pour les sorciers d'engager des elfes pour servir la maison. Et visiblement, le cadeau de bienvenue de la petite était l'un d'entre eux.
Elle lui jeta un coup d'œil à la petite chose. Alizée avait entendu dire que ces créatures était très attaché et très fidèle à la personne qu'elle servait. Si son grand-père avait lui avait dit que sa maitresse était Alizée, la brune savait qu'elle ne se débarrasserait pas de Toufik de si tôt. Elle devait se faire à sa présence, pas le choix.
Elle le détailla attentivement. Toufik avait de longues oreilles tombantes et un long nez plutôt fin. Sa peau était beige, légèrement rosée. Il semblait vouloir bien faire, et être très sensible aux remarques qu'Alizée pouvait lui faire. Elle ne savait pas si cet être était mignon ou juste pathétique.
- Fais ce que tu veux. Mais cesse de te blesser, tu as le front tout rouge. Si tu veux ranger, soit, mais fait-le correctement et en silence, j'aimerais me reposer.
Les yeux de l'elfe s'illuminèrent. Visiblement ravi, il disparut à nouveau bientôt dans la jungle de cartons et d'affaires en se cognant dedans. Il était si maladroit... Qu'est-ce que la petite allait bien pouvoir faire de lui ? Elle se le demandait.
Alors que le petit ange noir songeait à sa nouvelle vie, un mouvement venant des cartons vint la faire sursauter.
Immobile. Elle regardait devant elle, cherchant à savoir d'où est-ce que cela pouvait bien venir. Il y avait-il un monstre dans sa chambre ? Rien que de l'imaginer, elle avait peur. Soudain, un deuxième mouvement se manifesta. Comme si quelque chose ou quelqu'un se cognait contre les différentes piles de cartons les unes après les autres. Elle observa la scène complètement démunie, avant d'enfin se ressaisir.
- Qui est là ? Sortez, je vous pris. Je n'apprécie pas cette mauvaise blague. Dit-elle sèchement, espérant que la chose se montrerait.
Elle attendit quelques secondes, le temps que la créature se rapproche petit à petit, continuant à se cogner sur le chemin, avant de découvrir qui pouvait bien la perturber ainsi. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle vit une longue oreille dépasser des monticules qui jonchaient le sol de la chambre. C'est bientôt un corps entier qui emmargea. La personne qui osait la dérangeait dans un moment si personnel n'était autre que... Un elfe de maison ?!
Un elfe, là-ici dans sa chambre. Qu'est-ce que ? Comment ? D'où sortait-il ?
- Pardon mademoiselle. Toufik ne voulait pas vous importuner. Toufik voulait aider. Dit-il d'un air coupable et triste. Toufik est un mauvais elfe de maison, très mauvais. Il n'arrive pas à aider mademoiselle. Continua-t-il en se tapant la tête contre les cartons sous le regard interloqué de la fillette.
Alizée ne savait pas quoi faire. Pourquoi la créature se cognait-elle délibérément la tête ? Était-elle devenue folle ? Ça n'avait aucun sens. La petite se pencha en avant et, d'un signe de la main, exprima son désaccord avec les actions de l'elfe.
- Arrêtes, je ne sais pas ce que tu essayes de faire, mais arrêtes. Dit-elle avant de se rassoir normalement en soupirant, pendant que la créature s'arrêtait pour se tenir face à elle. Qui es-tu et que fais-tu là ?
- Toufik, mademoiselle. Répondit-il du tac au tac, visiblement fier de se présenter. Même si sa mine changea rapidement quand il lui fallut répondre à la seconde question. Toufik voulait vous aider. Toufik essayait de ranger, espérant faire plaisir. Reprit-il en baissant la tête, apparemment touché.
- Qui t'a demandé de faire ça ? Répondit-elle durement.
- Personne. Mais Toufik est à votre service. Toufik voulait vous aider. Monsieur Alaric a pensé qu'un serviteur vous irait. Tous ont un serviteur.
Alizée soupira de plus belle. Alors les fameux domestiques qui vivaient au quatrième étaient des elfes de maison ?
Si elle avait été surprise au premier abord, après réflexion, cela n'était pas si étrange. Il était coutume pour les sorciers d'engager des elfes pour servir la maison. Et visiblement, le cadeau de bienvenue de la petite était l'un d'entre eux.
Elle lui jeta un coup d'œil à la petite chose. Alizée avait entendu dire que ces créatures était très attaché et très fidèle à la personne qu'elle servait. Si son grand-père avait lui avait dit que sa maitresse était Alizée, la brune savait qu'elle ne se débarrasserait pas de Toufik de si tôt. Elle devait se faire à sa présence, pas le choix.
Elle le détailla attentivement. Toufik avait de longues oreilles tombantes et un long nez plutôt fin. Sa peau était beige, légèrement rosée. Il semblait vouloir bien faire, et être très sensible aux remarques qu'Alizée pouvait lui faire. Elle ne savait pas si cet être était mignon ou juste pathétique.
- Fais ce que tu veux. Mais cesse de te blesser, tu as le front tout rouge. Si tu veux ranger, soit, mais fait-le correctement et en silence, j'aimerais me reposer.
Les yeux de l'elfe s'illuminèrent. Visiblement ravi, il disparut à nouveau bientôt dans la jungle de cartons et d'affaires en se cognant dedans. Il était si maladroit... Qu'est-ce que la petite allait bien pouvoir faire de lui ? Elle se le demandait.