Par-delà les nuages L.S.

Cours de vol,
Poudlard
7 septembre 2049
@Leo Shelby

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Ah, les cours de vol. La seule matière de tous Poudlard qui vous procuraient autant de sensations, si positives ou négatives soient-elles. Elle qui vous couvraient les bras de chair de poule, ou qui vous faisait frissonner de la tête au pieds. Qui rendait les élèves surexcités ou, au contraire, super anxieux. Bref, celle qui constituait le rêve - ou cauchemar - de tous sorciers ; voler sur un balais.

La partie théorique était terminée, et tous les élèves de première année se dirigeaient maintenant d'un bon pas vers le stade de Quidditch. Le moment le plus redouté par Victoria approchait dangereusement ; la pratique.
Elle ne craignait pas tant la hauteur en elle-même. Non, non. Mais elle avait déjà testé ce moyen de transport quand elle était petite, et autant vous dire qu'elle en gardait un mauvais, très mauvais souvenir. Ainsi qu'une cicatrice dans le dos. A ces pensées, un picotement la pris, comme si cette marque indélébile lui ordonnait de faire demi-tour. Esquissant une grimace, elle l'ignora comme elle le put.

Tout ça pour dire qu'elle était loin d'être enchantée par la tournure que prenait le cours.

Dans la salle, la professeure leur avait parlé des 5 mesures de sécurité, et attaquait maintenant avec les 5 règles pour un bon décollage. Tous les élèves sans exception avaient enfilé leurs coudières, genouillères et casque, et écoutait attentivement l'enseignante. Victoria plus particulièrement, avec une concentration accrue.

Ils vérifièrent l'état de leur balais respectifs en inspectant les brindilles et le bout.
Ils vinrent ensuite se placer à côté d'eux. Ils devaient mettre la main au dessus du manche et dire "debout !" avec conviction. La jeune sorcière regardait l'enseignante, incrédule. Depuis quand on parlait aux balais ? Surtout qu'elle devait avoir une sacré autorité, vu comment il lui avait sauté dans la main !

Tout pareil ! se dit-elle ironiquement. La paume surplombant le bois, elle ordonna au balais de se lever. Aussi insolent fut il, il ne bougea pas d'un poil de centaure.
Nul doute que l'année commençait bien !
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J'espère que ça te convient ! :happy:

#314e43 - 2e année RP - membre de la Secte du Calamar
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S'il avait eu le choix, Leo n'aurait sans doute pas hésité une seule seconde à s'éclipser en douce du stade de Quidditch lorsque tous les élèves quittèrent la salle de classe pour sortir à l'extérieur. Il n'avait cessé d'être anxieux durant toute la partie théorique, s'arrachant le peu d'ongles qu'il lui restait au bout des doigts, parfois même jusqu'au sang. Il ne lui était jamais venu à l'idée que sa peur du vide pouvait lui être si défavorable dans le futur, maintenant qu'il savait que le balai était le mode de déplacement le plus apprécié chez les sorciers. Ce dernier n'était donc visiblement pas utilisé que pour le sport comme il avait pu le croire en visitant une des boutiques du Chemin de Traverse, essentiellement consacrée au Quidditch.

À présent sur le terrain, n'ayant pas eu l'opportunité - ou le courage plutôt - de s'enfuir, le première année essayait d'être le plus attentif possible aux directives de la professeure. Il ne voulait absolument pas rater une information importante qui, sait-on jamais, pouvait le faire tomber de son balai. Il enfila donc toutes les protections qui se trouvaient à ses pieds puis, une fois le tout bien serré, se remit en position droite pour la suite. Malgré sa concentration, il ne pouvait empêcher sa jambe droite de trembler. Ses voisins devaient sans doute se questionner sur cette jambe tremblotante, se demandant s'il était excité à l'idée de grimper sur un balai ou alors s'il en avait une peur bleue. Mais le visage livide qu'il arborait devait sans doute le trahir aisément et faire pencher la balance vers la deuxième option.

Après avoir vérifié que son balai n'avait aucune fissure et qu'il y avait assez de brindilles à l’arrière, il jugea bon pour cette étape également, sans en être certain pour autant. Il n'avait aucune connaissance pour savoir si le nombre de brindilles était assez conséquent et si les petites griffures sur le manche comptaient comme des fissures ou s'il s'agissait juste de son usure avec le temps. Il suivit ses camarades par la suite et se mit sur la gauche de son balai, le bras droit levé juste au dessus du manche.

- Debout..., lança-t-il alors d'une voix faiblarde, avant de recommencer aussitôt suite à l'échec prévisible. D-Debout !

Mais rien ne se passa. *Au moins j'suis pas tout seul*, se dit intérieurement le garçon qui essayait de se rassurer comme il le pouvait en voyant sa voisine de la même maison, Victoria lui semblait-il, toujours au même stade que lui.
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- Debout !

Le balai resta immobile sur l'herbe verte, comme il le faisait depuis cinq bonnes minutes maintenant. Nul doute que, s'il était doté d'une conscience, il semblait prendre un malin plaisir à la narguer. Il lui arrivait parfois de tressauter, mais jamais de plus de quelques centimètres.

Si vous vous posez la question, non, la serpentarde n'avait toujours pas réussi à le faire s'élever. Mais elle se rassurait en remarquant que certains de ces camarades étaient toujours bloqués au même stade qu'elle.

- Nan mais allez quoi ! rouspéta-t-elle Debout !

Elle commençait à avoir mal au bras, et ce balais avait tendance à lui taper sur le système.
Sans prévenir, le manche se dressa, droit comme un I. Victoria n'eut pas le temps de tourner la tête pour l'éviter, qu'elle se prit le bout de bois pleine poire. Puis, comme si de rien était, le balai se reposa tranquillement par terre, à la place qu'il occupait si bien depuis tout se temps. Rah ! Nan mais c'était pas possible. C'était qui qui commandait ici ?

Maudissant tous les balais de la terre, elle regarda autour d'elle en se massant le nez. C'est qu'il n'y avait pas été de main morte, en plus !
Elle savait que s'énerver ne résoudrait pas son problème, alors elle "puisa dans ses chakras les plus profonds" et essaya de "retrouver la paix intérieure", comme le disait si bien une des servantes du manoir Olsen.

Elle remarqua alors un de ses camarades de maison galérer juste à côté d'elle. Son teint livide annonçait une peur certaine du vide. Sa voix le trahissait, il semblait mort de trouille. Cherchant à oublier sa frustration, elle entama la discussion.

- Toi non plus t'y arrives pas ? Ils sont capricieux ces balais, c'est pas possible !
300 mots

#314e43 - 2e année RP - membre de la Secte du Calamar
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Leo se demandait si les enfants sorciers avaient déjà l'occasion d'avoir une approche avec le balai avant leur arrivée à Poudlard. Beaucoup de ses camarades autour de lui avaient déjà réussi à ordonner à leur balai de s'élever dans les airs, ce qui n'était toujours pas son cas. Ceux-ci devaient certainement avoir grandi dans des familles sorcières, ce n'était pas possible autrement. Et maintenant, il ne restait sans doute plus que les pauvres élèves qui venaient de découvrir l'existence de la magie, tous entrain de galérer à le faire ne serait-ce que bouger d'un poil - ou plutôt d'une brindille dans ce cas-ci.

Sa voisine, qui bataillait tout autant que lui pour le faire se mouvoir, décida de changer de ton et opta pour quelque chose de plus "radical". Peut-être était-ce la meilleure façon de donner des ordres à un balai, lui montrer qui était le chef ? C'était en tout cas ce que pensait Leo, avant qu'il n'aperçoive le manche du balai de Victoria se redresser devant elle et lui frapper de plein fouet le visage. Habituellement, un évènement pareil lui aurait provoqué un fou rire qu'il aurait essayé de cacher du mieux qu'il le pouvait. Mais dans des circonstances pareilles, le stress de voler et la nouveauté, le brun n'eut comme réaction qu'une déglutition et une soudaine envie de changement dans son approche. Lui qui était prêt à copier la façon de faire de sa camarade, il se ravisa et se promit de ne jamais tenter d'hausser la voix avec un balai de toute sa vie. En tout cas, ça devait faire un mal de chien vu la vitesse à laquelle il lui avait foncé dessus.

Leo ne fit qu'un signe de tête de gauche à droite suite à la soudaine question de Victoria. Il ouvrit tout de même la bouche une fraction de secondes plus tard pour exprimer une remarque importante à souligner.

- Mais au moins, le tien il s’est levé. Pas comme il faut c'est sûr, mais il s’est levé quand même. Alors que le mien…

Il remit ensuite sa concentration sur sa tâche, reprenant les ordres avec une voix plus neutre et calme qu'auparavant. La leçon semblait avoir été retenue, même si ce n'était pas lui qui avait été la victime du mauvais sort.

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Aucune excuse ne pourrait me sauver de cette situation, vraiment désolé pour le retard !

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"Je t'assure que j'aurai préféré qu'il reste par terre. Ça m'aurait éviter de me faire casser le nez..." se plaignit-elle.

Bon, elle abusait peut-être un peu, mais il ne l'avait quand même pas loupé !

Voyant que son camarade retournait à sa tâche, elle souffla. Elle qui n'initiait pas souvent les discussions, voilà qu'elle était condamnée à subir le premier cours en solitaire et, si jamais elle arrivait à le faire lever ce fichu balais, à se rétamer en plein vol.
Parce que, assurément, c'est ce qu'il l'attendait. Elle ne voyait pas pourquoi ce serait différent de la première fois.

Il fallait absolument qu'elle trouve un moyen d'échapper à ce carnage.

Elle chercha une issue.

Peut-être que si elle courait super vite à l'autre bout du terrain et atteignait une porte, elle pourrait se cacher. Mais pour cela, il fallait que Miss Tremblay tourne le dos ou cligne des yeux assez longtemps pour que la serpentard prenne ses jambes à son cou. Mmh, peu probable que la mission réussisse.

"Rah !" pesta-t-elle. Non mais c'était la honte ! Elle, née-sorcière dans une famille magique depuis une vingtaine de générations, n'arrivait même pas à commander un balais ? Comment ses parents voulaient-ils qu'elle reprenne les rênes de la famille Olsen, après ?

Elle tenta une dernière fois, dans un ultime espoir, bien qu'elle n'y crut pas beaucoup au fond.

"Pitié... Debout, lève-toi. C'est trop la honte là... Debout."

À sa grande surprise, la manche en bois lui atterrit dans la main. Elle poussa un cri de joie et se retourna vers son camarade.

"Han, t'as vu ça ? J'ai réussi, j'ai réussi ! " clama-t-elle en sautillant partout.

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Euh... Ben, je crois que je ne suis pas bien mieux... Un immense désolé pour le retard !

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