11 août 2025, 23:05
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Samedi 6 août 2050
Château de Dunfermline

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Le bourdonnement familier du transplanage se dissipait, remplacé par l’air vif et salin de Fife. Elias sentit sous ses pieds la texture irrégulière des pavés, encore tièdes du soleil. Le choc de l’arrivée disparut rapidement, remplacé par cette impression de se retrouver dans un lieu qu’on n’a pas vu depuis trop longtemps mais qui, pourtant, semble éternel.

À côté de lui, sa mère lui adressait un bref signe de tête. Son regard glissait déjà vers l’horizon, vers ces tâches invisibles qui l’attendaient ailleurs. Un contact léger sur son épaule, un sourire rapide, et la sensation d’un vide soudain alors qu’elle disparaissait dans un nouveau claquement sec. Le silence qui suivit lui sembla plus dense, comme si tout s’était mis à attendre.

Devant lui, le château de Dunfermline se dressait dans toute sa splendeur. Les tours élancées, les façades claires baignées de lumière. L’allée de gravier blanc menait jusqu’aux grandes portes en bois sombre, entrouvertes comme pour l’inviter à entrer.

Deux silhouettes se tenaient sur le perron, figées dans la lumière de l’après-midi. L’une, plus petite et fine, et l’autre, large d’épaules, toutes deux droites et élégantes. Et derrière elles… cette silhouette familière qu’il aurait reconnue entre mille.

Une année entière sans fouler ces pavés. Sans ces éclats de rire qui résonnaient dans les couloirs, sans les courses improvisées dans les jardins ou les après-midis à inventer des histoires. L’an dernier avait laissé un vide qu’aucune autre activité n’avait comblé.

Chaque pas sur le gravier faisait remonter des images claires : la lumière dorée du soir sur les vitraux, l’odeur du bois ciré dans la bibliothèque, la fraîcheur des pierres sous les mains en longeant les couloirs. Et surtout, la présence familière de celui qu’il considérait comme un frère.

Arrivé au pied des marches, il leva les yeux vers le château. Les pierres semblaient vibrer d’une chaleur que seule la mémoire pouvait expliquer. Ses mains se crispèrent légèrement sur la lanière de son sac. Tout autour, le parc s’étendait, vert et soigné, avec en arrière-plan le murmure lointain des vagues contre les falaises.

Il n’y avait pas de doute possible : il était enfin là. Et cette fois, rien ne viendrait interrompre les jours à venir. L’été commençait vraiment.
Dernière modification par Elias Wrenford le 14 août 2025, 15:23, modifié 12 fois.

12 août 2025, 00:36
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Les sept années de différence qui séparaient Gabryel du petit Gallois conféraient à leur relation un parfum de fraternité. Plusieurs étés durant, Elias avait rejoint le Château de Fife afin de profiter du bon air marin. Leurs parents respectifs étaient amis de longue date. La passion pour l’herbologie liait Flora et Sarah, tandis que la douceur d’une soirée de juillet sous les arbres du parc, en compagnie d’un bon ami, unissaient Angel et Garrett. L’authenticité des rapports humains semblait le ciment liant ces deux familles.

Gabryel avait une affection toute particulière pour le petit Wrenford. Tous les deux fils uniques, leur lien était celui d’un petit frère pour son ainé. À peine en âge de marcher, Elias suivait le Gryffondor à travers les forêts, l’observant à construite des cabanes, ou à pêcher dans les étangs de Fife. Le Rouge et Or appréciait la simplicité de ces moments de partage en pleine nature, enjoué à l’idée de faire vivre à Elias de nouvelles aventures.

En parlant d’aventures, celle qui attendait le jeune Wrenford, à l’aube de son entrée à Poudlard, serait certainement l’une des plus incroyables à vivre. Gabryel était passé par là, et il savait, en observant la silhouette du petit sorcier dans l’allée, que ce dernier lui poserai mille et une questions. Lui-même avait passé des heures à interroger Flora et Angel lors de son dernier été avant sa première rentrée.

Flora fit un signe de la main à Sarah. Celle-ci ne pouvait rester, des obligations l’attendait au Pays de Galles. Lorsque Elias arrivait à sa hauteur, elle le serra affectueusement entre ses bras :

- Comme tu as grandi ma citrouille ! Tu tombes pile pour le goûter, je t’ai préparé un chocolat chaud dans le salon.

Flora entra dans la maison, tandis que Gabryel ébouriffa les cheveux de son ami :

- Alors, tttttête de choux, tu dois être impatient de faire ta rentrée ?

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Votre PJ est présent ? Oui
- Nom et prénom du PNJ : Flora Fleurdelys (mère de Gabryel) → PNJ actif
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- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Le Rp se passe dans le château familial des parents de Gabryel
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 13 août 2025, 09:14, modifié 3 fois.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

12 août 2025, 09:44
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Elias leva les yeux vers Gabryel, un sourire vif éclairant son visage.
— Bien sûr que je le suis, dit-il, presque essoufflé d’enthousiasme. Je crois que j’attends ce moment depuis… toujours.

Il sentit alors le parfum chaleureux du chocolat chaud flotter depuis l’intérieur du château, mêlé au sel de la mer et à l’odeur du gravier chauffé par le soleil. Son regard se tourna vers Flora et il esquissa un sourire tendre.
— Merci… j’adore quand vous en préparez. C’est… exactement ce qu’il me fallait

Ses doigts resserrèrent la lanière de son sac, comme pour s’assurer qu’il portait encore toutes ces petites choses soigneusement préparées pour ce séjour. Les marches du perron semblaient étrangement hautes, comme si elles marquaient la frontière entre deux mondes. Il prit une inspiration profonde, sentant l’air marin emplir ses poumons.
— Ça sent comme dans mes souvenirs, souffla-t-il à mi-voix, comme pour lui-même.

En posant le pied sur la première marche, il leva brièvement les yeux vers les pierres dorées du château. Chaque détail lui sautait aux yeux : la légère irrégularité des pavés, la façon dont la lumière glissait sur les vitraux, et ce craquement discret du gravier qui, pour lui, était presque une mélodie d’accueil.
— J’ai l’impression que rien n’a changé… et pourtant, tout est différent, murmura-t-il, le cœur battant plus vite.

Il franchit la dernière marche et approcha la porte entrouverte. Une chaleur douce, presque vivante, se déversa vers lui, portant avec elle les odeurs de bois ciré, de tissus anciens et de chocolat fumant.
— Ça fait du bien de revenir...

Il ne sut pas vraiment s’il parlait du château ou de quelque chose de plus profond. Mais il savait que cette fois, il resterait. Et que l’été à venir aurait le goût sucré des premiers instants retrouvés.

12 août 2025, 23:06
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Une fois les garçons installés dans le petit salon, Flora déposa le chocolat chaud sur la table.

- J’espère voir un peu plus ta maman lorsqu’elle passera te récupérer à la fin de l’été ! Et ton papa, il va bien ?

D’un geste se baguette, la rousse fit virevolter le lait chocolaté dans la tasse d’Elias, sans lui laisser le temps de répondre :

- Attention, c’est chaud…

La sorcière ouvrit l’une des fenêtres, observa au loin les branches des cerisiers japonais, bercés par une légère brise estivale.

- Gab, tu pourras amener Elias au lac, avec ce beau temps. Ce serait dommage de rester enfermés.

Après avoir ramassé quelques miettes sur la table, Flora se dirigea vers la porte.

- Par Merlin, j’ai promis à Angel de lui concocter une potion pour son doigt. Il s’est blessé hier en bidouillant une machine moldu destinée à l’une de ses plantations. Ah ces hommes, de vrais sensibles. Tu le verras ce soir, Elias.

Comme un coup de vent, l’empathe avait déjà quitté la pièce. Gabryel sourit à son ami :

- Tu vois, rien n’a changé ici.

Il observa le Gallois avaler son breuvage, et songea aux paroles que le petit garçon avait prononcées à son arrivée. Il se sentait ici comme à la maison. Cette douce pensée qu’il était comme chez lui effleura une des cordes sensibles du Gryffondor : L’esprit de famille. Elias avait toujours fait partie de sa vie, aussi loin qu’il s’en souvienne. Durant toutes ses années à Poudlard, Gabryel avait toujours gardé un œil sur lui, prenant des nouvelles par hiboux.
Ce serait bientôt au tour du petit châtain d’arpenter le Château, de développer son potentiel, et de se créer un cercle d’amis.

Un brin de nostalgie lui pinça le cœur. Ses années d’apprenti sorcier avaient défilé à la vitesse du vent, sans qu’il ne s’en rende compte. Il avait vécu bien des bouleversements. En regardant Elias, Gabryel l’imagina tout nerveux à la soirée de répartition des nouveaux, ébahit devant le sapin de Noël de la grande salle, impressionné par son premier match de Quidditch, joyeux avec ses camarades en salle commune, curieux de découvrir les milliers de grimoires dont regorgeait l’immense bibliothèque, ses premiers émois amoureux…

- Est-ce que je t’ai dit que j’ai cccconstruit une cabane dans le ppparc de Poudlard, sur l’une des berges du Lac Noir ?

L’écossais sourit à l’évocation de son refuge, qu’il ne reverrait sans doute jamais. À l’aide de sa baguette, il dessina dans l’air les contours lumineux de sa petite maison de bois, afin qu’Elias la visualise un peu.

- Je l’ai appelé le Petit Chalet. Je t’expliquerai ccccomment t’y rendre si tu as envie. Il est niché dans un immense Saule Pleureur.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

13 août 2025, 08:53
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Elias entoura la tasse de ses deux mains, la chaleur se diffusant jusque dans ses doigts encore un peu engourdis par le voyage. L’odeur dense du cacao montait à ses narines, familière et réconfortante.
— Oui… il va bien… et maman aussi, répondit-il avec un petit sourire, relevant les yeux vers Flora. Je crois qu’elle aimerait bien rester plus longtemps, elle aussi.

Il souffla doucement sur la surface fumante avant d’en prendre une gorgée. La douceur sucrée se répandit dans sa poitrine, éveillant une foule de souvenirs d’étés passés dans ce même salon.
— Mmm… toujours aussi bon…

Flora disparut comme une bourrasque, laissant derrière elle un parfum mêlé de fleurs et de lumière. Elias suivit son mouvement du regard, puis croisa celui de Gabryel. Les mots de son ami résonnaient encore en lui. Rien n’a changé ici. C’était vrai, et pourtant… il sentait que tout allait être différent.
— C’est vrai… on dirait que le temps s’est arrêté.

Lorsque Gabryel évoqua Poudlard, Elias sentit son cœur battre plus vite. Il imaginait la grande salle illuminée, le sapin de Noël, les matches de Quidditch, la bibliothèque immense. Chaque image prenait vie au fil des paroles.
— J’ai tellement envie de voir tout ça… murmura-t-il, presque pour lui-même.

Puis la cabane apparut, esquissée par les traits lumineux que Gabryel traçait dans l’air. Elias se pencha légèrement, captivé. Les contours du refuge semblaient palpiter, presque réels.
— On dirait un endroit secret… rien qu’à nous…

Ses yeux remontèrent vers Gabryel, emplis de curiosité et d’impatience.
— Tu me dira ou c'est ?


Reducio
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31 août 2025, 17:06
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 
Gabryel soutint le regard brillant de son ami et, un instant, il fut frappé par l’évidence : le petit garçon qu’il avait toujours connu devenait peu à peu ce futur élève dont il parlait avec tant d’impatience.

Il reposa sa baguette, laissant les contours lumineux du chalet s’éteindre dans l’air comme des lucioles après la nuit.

- Oui… un endroit secret. C’est exactement ça.

Un sourire un peu mélancolique étira ses lèvres. Ses doigts effleurèrent machinalement l’accoudoir du fauteuil, comme s’il cherchait un ancrage.

- Quand j’étais à Poudlard, je ne savais jamais trop où me pppposer… Tu sais, les couloirs, les salles de cours, même la salle commune… c’était toujours plein de monde, de bruit. Mais là-bas, sous le vieux saule, c’était comme… comme si le ttttemps s’arrêtait.

Il marqua une pause, songeur, les yeux perdus vers la fenêtre ouverte où la brise agitait doucement les rideaux.

- Le Petit Chalet, c’était mon refuge. Personne ne me jugeait, personne ne me pressait. Je pouvais juste… être mmmmoi. J’y ai lu, j’y ai dormi, j’y ai pleuré aussi parfois. C’était mon abri. Je l’ai cccconstruit de mes mains.

Ses yeux revinrent sur Elias, et il se surprit à voir en lui le reflet de son propre passé.

- Si tu veux, je te ferai un plan du chemin. Mais promets-moi une chose… garde-le pour toi. Pas comme un sssssecret de plus, mais comme… un passage de relais.

Son sourire se fit plus franc, moins nostalgique. Il tendit sa main vers Elias, comme pour sceller ce pacte invisible.

- Toi aussi, tu auras besoin d’un endroit rien qu’à toi, là-bas. Et ppppeut-être que ce chalet pourra devenir le tien, si tu en ressens l’envie.

Dans le silence qui suivit, Gabryel sentit quelque chose s’apaiser en lui. Comme si, en transmettant cette part de lui, il acceptait enfin que son propre chapitre à Poudlard était clos… Mais que l’histoire, elle, continuait.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

18 oct. 2025, 12:30
Retour à Fife  PV : Gabryel Fleurdelys 

Elias sentit quelque chose se nouer doucement dans sa poitrine, une émotion trop vaste pour être nommée. Le regard de Gabryel, mêlé de tendresse et d’une ombre de nostalgie, résonnait en lui comme une promesse silencieuse. Il garda un instant les yeux fixés sur cette main tendue, avant de la saisir avec une détermination nouvelle.

— Promis, dit-il dans un souffle. Je le garderai pour moi.

Ses doigts, encore fins et nerveux, se refermèrent sur ceux de son ami. Le contact avait quelque chose d’ancien, presque sacré. Un fil invisible se tissait entre eux, reliant leurs étés passés à ceux qui viendraient encore.

Un instant, il n’y eut plus que le frémissement léger du vent dans les rideaux et le crépitement discret d’une bûche dans la cheminée. Elias avait l’impression d’entendre battre le cœur du château, ce rythme familier qui, depuis toujours, l’apaisait.

— Tu sais, reprit-il doucement, les yeux fixés sur la trace lumineuse qui s’effaçait encore dans l’air, je crois que j’aimerais bien la voir, cette cabanne . Pas tout de suite, mais… Dès le jour où j'aurai du temps libre à l'école .

Son ton était sérieux, inhabituel pour un garçon de son âge. Il sentait confusément que ce lieu représentait plus qu’un simple abri. C’était un symbole. Un passage.

Il se redressa, posa la tasse vide sur la table, et observa la lumière glisser sur le plancher brut.
— Et puis… j’aimerais bien savoir ce que ça fait, d’avoir un endroit à soi, murmura-t-il. Pas juste une chambre ou un dortoir, mais un endroit qu’on choisit, qu’on construit…

Il leva les yeux vers Gabryel, un éclat d’admiration sincère dans le regard.
— Tu crois que j’y arriverai, moi aussi ?

La question resta suspendue dans l’air, chargée d’un mélange de curiosité et d’espoir. Elias n’attendait pas une réponse immédiate, peut-être même pas une réponse du tout. Ce qu’il cherchait, à cet instant, c’était une certitude, une ancre dans le monde magique qui l’attendait.

Il tourna la tête vers la fenêtre. Au-dehors, les cerisiers dansaient dans la brise, et le soleil, déjà plus bas, dorait le gravier de l’allée. Il se dit que, décidément, tout semblait possible ici.

— On ira au lac, tout à l’heure ? demanda-t-il soudain, un sourire revenant sur ses lèvres. Je parie que les grenouilles n’ont pas oublié ton fameux filet enchanté.

L’espièglerie dans sa voix chassa l’émotion qui flottait encore dans la pièce. Mais dans son regard, une lueur nouvelle persistait — celle de l’enfant qui grandit, sans renoncer tout à fait à la magie des premiers étés.