13 août 2025, 14:38
 OS   PNJ  Moments d'apprentissage
Ce sujet sera constitué d'une série d'OS, dont les thèmes seront puisés dans les défis Inktober (que ce soit pour le mois d'octobre, mais aussi pour les mots porposés chaque semaine en fonction de mes disponibilités) et thèmes à la folie de pfr.

Logan est assez solitaire. Bien qu'il rencontrera plusieurs habitants de Poudlard au fil des rps avec d'autres pjs, ces OS sont une manière à la fois d'écrire sur ses progrès scolaires - étant né-moldu, il rencontrera de nombreuses difficultés -, sur son caractère assez solitaire et tête-en-l'air, ainsi que ses rencontres avec plusieurs pnjs qui ont pour objectif de peupler Poudlard sans pour autant être très récurrent dans la scolarité de Logan, d'où la non nécessité, je pense, de faire intervenir des PJs pour ces petites histoires d'OS.
Liste des PNJs qui ont fait leur apparition
Reducio
- Nom et prénom du PNJ : TURNER Kevin
- Elève en 5ème année à Poudlard, Gryffondor
- Traits connus : passionné de botanique
- Relation avec votre PJ : Aucune relation familiale. Pas rééllement un ami, il deviendra plus un mentor pour Logan, qui l'accompagne dans son apprentissage de la magie à Poudlard.

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Sommaire
Dernière modification par Logan Erskine le 13 août 2025, 15:22, modifié 2 fois.

Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.

13 août 2025, 15:17
 OS   PNJ  Moments d'apprentissage
Reducio
PNJ présent :
- Nom et prénom du PNJ : TURNER Kevin
- Elève en 5ème année à Poudlard, Gryffondor
- Traits connus : passionné de botanique

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La Rose Pourpre


Cet après-midi, le professeur de botanique nous a demandé de choisir l’une des plantes qui se trouve dans la serre numéro 4, et de nous l’approprier. Il entendait par-là « l’apprivoiser », la chouchouter, la faire s’épanouir. Cet exercice est le premier réel entrainement, travail pratique, que le professeur de botanique nous attribuait.
En déambulant quelques minutes dans les allées étroites de la serre, exactement de la même manière que l’ensemble de mes camarades - à l’exception peut-être de ce Serpentard qui semblait trouver un étrange plaisir à passer sa main entre les dents acérées d’une plante carnivore géante -, j’avais finis par trouver une perle rare : le rosier pourpre. Aux tiges rouges foncées parsemées d’épines et s’élevant d’un sol rocailleux, les roses pourpres composant le rosier émettaient une étrange lueur. Alors que j’entrepris d’ouvrir délicatement les pétales de l’une des roses, une vive sensation de brûlure attaqua l’extrémité de mes doigts. Et pour cause ! Une véritable braise séjourne tranquillement au creux de chaque rose pourpre. Une braise… incandescente ?? Mais c’est dangereux ça, qu’est-ce qu’elle fait là, cette fleur ?

Dangereux.. mais sublime… D’une beauté époustouflante. Une fleur pourpre, telle le rouge de mon uniforme de Gryffondor.

A l'heure du goûter dans la Grande Salle, à la table des Gryffondor, les discussions vont bon train - entrecoupées par les mastications de tartes à la framboise et de cookies au chocolat. Plusieurs élèves de ma promotion parlent du cours de botanique et des plantes qu’ils ont choisi, toutes plus farfelues les unes des autres : certaines permettant de prélever des ingrédients pouvant être utilisés dans la conception de potions, d’autres ayant un usage purement décoratif, et d’autres encore pouvant aisément faire disparaitre un bout de votre bras si vous n’y prêtez pas l’attention suffisante.
Comme la plupart du temps, je grignote mes cookies en silence en écoutant d’une oreille frémissante les conversations des autres. C’est ainsi que je surpris un élève parler d’une rose pourpre. Avec ce p’tit duvet naissant en guise de moustache, il doit être plus ou moins en cinquième année, si mon flair est bon. Eh bien là, je suis bien content de m’être assis relativement proche de ce gryffon ! Ça m’évitera à devoir passer un temps monstre à la bibliothèque avant le dîner, et je pourrai remplacer ces dizaines de minutes gagnées par une bonne sieste bien méritée. Bon, ok, pas par une sieste, il faut que je retourne m’occuper de ma plante. C’est qu’elle m’intrigue, celle-là.
Le cinquième année, un dénommé Kevin Turner, affirme que le professeur de botanique est assez vieux jeu, et qu’il n’a pas renouvelé son exercice depuis quatre ans ! Car oui, lui aussi, durant sa première année à Poudlard, il a du choisir une plante et la bichonner. Et devinez quelle fleur il a choisi ? … Dans le mille ! La rose pourpre. Et ce cochon, il a fait des recherches ! Bim, ça me fait ça de moins à me coltiner. Eheh. Et en plus, il en est suffisamment fier pour s’en vanter d’une voix mystérieuse, ce qui me permet de récupérer toutes les informations nécessaires au sujet de la rose pourpre : « chaque fleur possède une petite braise en son cœur. Pas de pollen pour que les abeilles viennent se repaître, mais une braise pour servir de dîner aux dragonceaux. La braise ne consume pas la rose, et c’est bien là une particularité unique de la Rose Pourpre. Une fine couche de Cendres Pourpres est déposée sur les pétales alors que la rose n'est encore qu'une jeune pousse, ce qui permet naturellement de la protéger de la braise qui se forme en son sein. Cette braise crée une aura spéciale ressentie par les dragons, ceux-ci étant attirés par le Rosier. La braise de la Rose Pourpre constitue un de leur ingrédient favori. ». Servir de dîner aux drag… aux QUOI ??? Dragonceaux ? Je déglutis. Bon, ok, je me doutais que les dragons existaient, vu toutes les étrangetés que j’ai pu observer depuis que je suis arrivé au château, il y a deux semaines. Mais quand même…

Après avoir pris mon goûter dans la Grande Salle, il me reste encore du temps avant le dîner. Je me rend de nouveau dans la serre numéro 4, pour rendre visite à ma petite protégée. Ma fleur personnelle. Ma rose pourpre.
A cette heure, en dehors des cours de botanique, la serre est déserte. Il fait déjà nuit, la serre étant éclairé par des flammes soutenues par des petites vasques, accrochées au plafond. L’ambiance est calme, apaisante, avec pour seul bruit le léger courant d’air qui s’engouffre dans les allées florales, entre les serres. Mais ce bruit provient de l’extérieur, et la serre numéro 4 étant totalement hermétique, le son s’en trouve d’autant plus étouffé, comme lointain.
Tout un côté de la serre est reservé aux plantes poussant dans un milieu rocheux. Et au centre de cette zone, y trône le rosier pourpre. 
Bon… ok je suis fasciné par la couleur de cette plante, mais j’ai pas signé pour m’occuper d’un rosier entier, hein. Alors… quelle rose je vais choisir ? Pas celle-là, elle est un peu abimée… moi, j’en veux une PAR-FAI-TE. Sans aucune égratignure. Et je vais la chouchouter comme jamais. Qui sait, p’tetre qu’un jour, un dragonceau viendra si repaitre !
Ah, celle-là me parait.. excise.

Bien. Je m’approche d’une grande pile de pots laissés à disposition des élèves et en saisis un. Je prends une bonne poignet de graviers dans le sol de la partie rocailleuse de la serre et les place au fond du pot. Il ne faut pas trop chambouler la rose qui va y faire son nid. Puis je me saisis d’un sac de terreau posé au fond de la serre - qui pèse Dieu sait combien de tonnes -, et l’amène vers mon plan de travail. J’en verse un peu dans le pot. Entre les cailloux et le terreau, je vise plus ou moins à remplir les 20% du pot. Une fois cela fait, je retrousse les manches de ma robe de sorcier et me concentre sur la perle rare du Rosier Pourpre. Je creuse délicatement dans la terre autour de ma rose pour en dégager les premières racines, puis je la saisis d’une main légère, l’autre main continuant à creuser entre le sable caillouteux. Grâce à une délicate pression, les racines de la rose se libèrent sans subir de dommage, et je m’empresse de poser la rose dans le pot. La soutenant d’une main sous la base de la fleur, la tige placée entre mes doigts et venant toucher le fond du pot, je tente de soulever le sac de terreau avec mon autre main, mais impossible… il est bien trop lourd ! Comment je vais m’en sortir ?!
Ce sac est décidément impossible à soulever… Mais je suis dans une position compliquée, je ne peux pas laisser tomber ma rose ! Et puis j’ai pas fait tous ces efforts pour quelle finisse en lambeaux, quand même… Je regarde autour de moi, sentant la panique monter. Mais qu’est-ce que je peux bien faire ?
C’est justement lorsque je me dis qu’il fait nuit et que personne ne viendra à la serre à cette heure-ci, que la porte s’ouvre et qu’un visage surpris me fait face, puis se transforme en sourire une fois la situation analysée. Un élève plus grand que moi, avec des cheveux châtains en bataille, des lunettes rondes et une écharpe rouge. Je reconnais Kevin Turner, le cinquième année de Gryffondor duquel je m'étais moqué intérieurement tout à l'heure. Honteux, je détourne le regard alors qu’il s’approche de moi. Sans dire un mot, il soulève le sac de terreau et en verse dans le pot d’un geste sûr et délicat, enrobant ainsi petit à petit la rose pourpre. Une fois le pot rempli, il s’écarte et va déposer le sac de terreau à l’endroit où je l’avais trouvé, puis reste là à m’observer alors que je tasse bien la terre et m’assure que la rose pourpre soit bien installée. Une fois cela fait, je caresse délicatement la plante, avec deux doigts. Le contact chaud de ses pétales contre ma peau me provoque une agréable sensation.
Je perçois un mouvement derrière moi, jusqu’à ce qu’un arrosoir apparaisse dans mon champ de vision, avec le bras du Gryffondor tendu devant moi. Toujours en silence, je prends l’arrosoir et arrose la plante. Au contact de l’eau avec la braise, de la fumée s’élève et s’échappe dans la nuit noire par les fines ouvertures du plafond de la serre.
Tu ferais bien de la prendre avec toi, cette fleur. Tu pourrais la déposer dans la serre n°6 avec les autres plantes des élèves, mais elle ne s’y habituera surement pas… tu vois toutes cette fumée ? A chaque fois que tu l’arroseras, ça sera pareil. Et plus elle grandira, plus il y aura de la fumée. En si grande quantité qu’elle finirait par asphyxier les autres plantes.
Oh, dis-je en regardant la rose pourpre, paraissant tant inoffensive. Alors je l’emmène où ?
Raisonnablement, je te dirais de la planter dehors, dans le parc. Mais en t’observant, j’ai pu déceler que tu aimes les plantes. Alors emporte la avec toi, dans ton dortoir. Là-bas, tu pourras constamment veiller sur elle, et personne ne pourra l’abimer.
J’observe le griffon, d’un air reconnaissant.
Il me sourit, puis se retourne. Juste avant de sortir de la serre, il jette par-dessus son épaule :
Oh, et un dernier p’tit conseil. Ne l’arrose que quand il n’y a personne dans ton dortoir, pour que la fumée n’alerte personne… ça serait bête qu’un prof découvre ta fleur, je ne suis pas réellement certain qu’ils apprécieraient.
O..Ok.

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Quelques jours plus tard…

Cette nuit là, alors que je suis tranquillement assis dans mon lit, la rose pourpre est posée sur la table de chevet, sa braise émettant une faible lumière dans le dortoir. Et moi, je lis un recueil de poème que j’ai trouvé à la bibliothèque.
Les Fleurs du Mal

III

Elevation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, 

Par delà le soleil, par delà les éthers, 

Par delà les confins des sphères étoilées, 



Mon esprit, tu te meus avec agilité, 

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,

Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;

Va te purifier dans l’air supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liqueur, 

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins

Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse, 

Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse

S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;


Celui dont les pensers, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor, 

- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes !

Baudelaire

Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.