16 août 2025, 13:45
la douceur du soleil
Onyx s’était réveillée plus tôt que d’habitude, sans même que son réveil sonne. Son cœur battait vite — pas parce qu’elle avait fait un cauchemar, mais parce qu’elle avait encore cette drôle de sensation dans le ventre : dans une semaine, elle allait à Poudlard. Rien que d’y penser, elle avait l’impression que ses jambes devenaient légères, presque comme si elles voulaient courir toutes seules.

Elle resta assise quelques secondes sur son lit, fixant les rayons du soleil qui passaient par la fenêtre. Sur le rebord, son sac de courses de la semaine dernière l’attendait encore, avec ses manuels, son chaudron miniature et sa baguette, soigneusement rangés. Onyx tendit la main, caressa doucement l’étui de bois qui contenait la baguette. C’était bizarre… chaque fois qu’elle la touchait, elle avait envie de sourire sans savoir pourquoi.

Elle enfila un vieux pull trop grand pour elle et descendit doucement les escaliers, pieds nus, en essayant d’éviter la troisième marche qui grinçait. Dans la cuisine, il n’y avait que le ronronnement du frigo et l’odeur du pain grillé laissé sur le comptoir. Elle en prit une tranche, croqua dedans, puis s’installa sur la table pour manger en balançant les jambes.

Après quelques minutes, elle posa le pain et ouvrit son carnet de croquis. Les pages étaient déjà pleines de dessins de hiboux, de châteaux et de tasses fumantes. Elle commença à dessiner ce qu’elle imaginait être la Grande Salle : de longues tables, des bougies flottantes, et tout au fond, une fenêtre immense qui donnait sur un ciel noir.

Elle resta ainsi longtemps, le menton penché, la langue légèrement sortie quand elle se concentrait. Par moments, elle s’arrêtait pour fixer la page, puis ses yeux glissaient vers le sac et ses affaires de sorcière. La semaine prochaine, tout ça ne serait plus seulement dans ses dessins.

Quand le soleil monta un peu plus haut, Onyx rangea ses crayons et décida de sortir dans la petite cour derrière la maison. Elle s’assit par terre, appuya son dos contre le mur chaud et ferma les yeux. Elle essayait d’imaginer le bruit du lac de Poudlard, l’odeur des pierres anciennes, et la sensation qu’elle aurait en franchissant les portes pour la première fois.

Il faisait bon, dehors. Elle craignait de pleurer ses parents devant les autres enfants, mais se promettait d’être forte. Après un moment, elle se releva et rentra à l’intérieur, ses pieds faisant à peine grincer le parquet.

Dans la cuisine, sa mère était attablée, plongée dans The New York Times, tandis que son père faisait sauter des pancakes dans la poêle, un léger nuage de vapeur sucrée flottant autour de lui. Elle songea que dans une semaine, les matins ne commenceraient plus comme celui-ci avant longtemps.

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la vie est un miracle qu'il faut préserver