La couleur des sentiments
La couleur des sentiments• ───────────────── •
Janvier 2050
Dans les toilettes des filles
@Noëlia West-Tarovus
MARGEGAUCHE. Pourquoi tu me détestes papa ? Pourquoi tu ne fais pas comme font tous les parents ? Pourquoi tu ne me prends pas dans tes bras, en me disant que tu m'aimes, que tu es la plus belle chose qui te soit jamais arrivé ?
Oh tu l'as sans doute fait, quand j'étais enfant, quand j'étais si jeune qu'aujourd'hui, je ne suis plus capable de m'en souvenir distinctement.
Pourquoi tu n'es pas capable de m'aimer comme je suis ? Je ne suis pas si différente que toi après tout, juste extraordinaire car l'ordinaire est des plus ennuyant.
Les perles salées ruisselaient le long de ses joues alors qu'elle se répétait ces phrases en boucle depuis des heures. Assise sur le sol des toilettes des filles, elle avait arrêté de compter depuis longtemps le temps qui s'était écoulé depuis qu'elle était assise ici.
Elle avait tout fait pour ne pas craquer. Pour ne pas céder à toutes ces émotions qu'elle avait ressentit durant son séjour chez ses parents.
Papa, maman. Je vous aime. Vous m'avez tant appris, tant apporté pendant toutes ces années. Pendant ces onze années avant que je n'entre à Poudlard.
Papa, maman. Je vous dois tellement de choses, que je n'aurais pas assez d'une vie pour vous remercier. Pour vous dire combien je vous aime aussi.
Il y avait des choses qu'on gardait bien souvent sur le coeur mais qu'il faudrait dire plus souvent, elle le savait Abigail, elle en avait conscience et pourtant, il y avait aussi des choses qu'il valait mieux garder au plus profond de soi.
Elle aurait voulu extérioriser comme elle le faisait à chaque fois. Elle aurait aimé savoir quoi dessiner pour avoir une trace, un reflet de ces émotions. De la colère, il y en avait beaucoup parce qu'elle se détestait d'être comme elle est, d'être une sorcière. La colère était dirigée à son encontre rien de plus, rien de moins.
Il y avait aussi de l'incompréhension parce que finalement, qu'avait-elle fait de mal ? Elle était juste née, d'un père moldu, d'une mère sorcière et c'était le côté magique qui s'était développé en elle. Ce n'était pas de sa faute. Mais ça, fallait-il encore être capable de l'admettre quand tout lui faisait penser le contraire quand elle était chez elle.
Et puis il y avait la tristesse. Cette tristesse qu'elle ne maitrisait en rien et qui était injuste. Une gamine de onze ans ne devrait pas ressentir cela, elle devrait être pleine de vie, joyeuse, envieuse de découvrir le monde. Et c'était ce qu'elle était. Avant. Avant de rentrer chez ses parents pour les vacances de Noël. Avant de retourner à Poudlard ensuite.
Parce que maman, c'était une chose. Maman c'était une sorcière, comme Abigail. Alors elle écoutait, elle comprenait, elle questionnait même parce qu'elle était heureuse de découvrir ce que sa fille apprend au jour le jour à Poudlard. Maman aimerait d'ailleurs recevoir plus de lettre de sa fille mais Abi ne veut pas écrire, elle a peur que ce soit papa qui tombe dessus.
Parce que papa, lui, il ne comprend pas. Pour la première fois depuis qu'elle a découvert être une sorcière, elle a l'impression d'être un monstre. C'est ça qu'elle voit dans le regard de son père quand enfin il le pose sur elle. Il garde le silence, ne pose jamais de question parce que ça ne l'intéresse pas de savoir ce que sa fille fait de ses journées.
Et ça, c'est pire que tout pour la gamine. C'est la sensation qu'elle est invisible, qu'elle n'existe plus.
Alors aujourd'hui, qu'elle est de retour au château, elle se planque pour pleurer, pour enfin laisser sortir tout ce qu'elle a fond d'elle, elle pleure parce que ça la soulage, parce que ça fait du bien aussi de se montrer fragile et pas toujours comme la gamine forte qu'elle veut qu'on pense qu'elle est. Humaine. Oui, elle est humaine avant d'être sorcière, il serait bien de ne pas l'oublier.
659 mots MARGEDROITE.à partir d'un code de @Freya Moors & @Maxine Tremblay que j'ai modifié.
La couleur des sentiments
La fin des vacances, la fin d’une horreur. Pour Noëlia et sa famille s’est des vacances de Noël classique sauf que pour d’autre ça passerait plus pour un concours de démocratie familiale. Tous ça est sensé être récurrent pour Noëlia mais elle en avait marre, absolument marre. Elle ne voulait absolument ne plus rien avoir à faire avec sa famille et ses règles de classement.
Tous les ans pendant les vacances de Noël, sa famille organise deux concours : un pour les enfants de cinq à dix-sept ans et un pour les dix-huit et plus. Ces concours sont des traditions ancestrales des Tarovus censés créé une hiérarchie dans la famille. Pendant ces concours, tout est évalué (les capacités physiques, mentales, magiques…) grâce à une série d’épreuves qui se déroulent sur le domaine de ses grands parents du côté de son père, les Tarovus. : les capacités physiques, mentales, magiques… Puis tous les résultats sont combinés pour crée un classement qui peut changer d’une année à l’autre. Les dix premiers de chaque classements sont vue comme étant les meilleurs, ils en sont presque vénéré ! Alors que les dix derniers sont vue comme étant piètre et un déshonneur pour la legacy de la famille.
Ses parents aimeraient que cette tradition soit s’arrête, mais comme il faut s’y attendre tout le reste s’y oppose. Tout est contrôlé de ce côté de la famille, même son pere n’était pas censé marier sa mère, il n’a pas respecter les règles familiales. Mais à cause de ça les grands-parents de Noëlia laisse un peu de répits à son côté de la famille. Elle peut voir ses grands-parents maternelles quand elle le veux et sa mère, son père, son frère et elle non pas a vivre sous une constant supervision près du domaine des Tarovus, ce n’est pas humain quand même ! Mais Noëlia est un peu triste pour ses parents, car après que sa mère se soit classé deuxième des dix derniers, le « patriarche », grand père, a menacé de faire en sorte que ses parents divorcent car d’après lui sa mère est un énorme déshonneur et une immense erreur pour la dignité de la famille. Il a donc laissé jusqu’aux prochaines épreuves pour améliorer son classement.
Mais bon, voyons le côté positif des choses, c’est fini pour cette année et elle peut profiter de l’année scolaire pour se reposer. En plus elle est sûr que d’autre personne on des problème beaucoup plus importants que les siens.
Noëlia se dirigea vers les toilettes des filles pour des raisons logiques… En arrivant devant la porte elle entendit quelqu’un pleurer, des mauvaises vacances probablement. Elle entra dans les toilettes et vit une fille brune en pleurs sur le sol. Noëlia resta quelques secondes paralysée à dans l’encadrement de la porte puis elle d’approcha. La fille, une Gryffondor, avait besoin de quelqu’un pour être avec elle, elle ne pouvait pas garder son chagrin, sa tristesse et peut être même sa colère renfermés. Elle doit les faire sortir, peut un porte pourquoi elle pleurs, elle a besoin de compagnie.
- Excuse moi, je sais que ce n’est peut être pas le bon moment, mais est ce que tu veux en parler ? Je suis là si tu a besoin de compagnie.
Noëlia parla doucement pour ne pas stresser encore plus la Gryffondor.
@Abigail Vaughan
546 mots
Tous les ans pendant les vacances de Noël, sa famille organise deux concours : un pour les enfants de cinq à dix-sept ans et un pour les dix-huit et plus. Ces concours sont des traditions ancestrales des Tarovus censés créé une hiérarchie dans la famille. Pendant ces concours, tout est évalué (les capacités physiques, mentales, magiques…) grâce à une série d’épreuves qui se déroulent sur le domaine de ses grands parents du côté de son père, les Tarovus. : les capacités physiques, mentales, magiques… Puis tous les résultats sont combinés pour crée un classement qui peut changer d’une année à l’autre. Les dix premiers de chaque classements sont vue comme étant les meilleurs, ils en sont presque vénéré ! Alors que les dix derniers sont vue comme étant piètre et un déshonneur pour la legacy de la famille.
Ses parents aimeraient que cette tradition soit s’arrête, mais comme il faut s’y attendre tout le reste s’y oppose. Tout est contrôlé de ce côté de la famille, même son pere n’était pas censé marier sa mère, il n’a pas respecter les règles familiales. Mais à cause de ça les grands-parents de Noëlia laisse un peu de répits à son côté de la famille. Elle peut voir ses grands-parents maternelles quand elle le veux et sa mère, son père, son frère et elle non pas a vivre sous une constant supervision près du domaine des Tarovus, ce n’est pas humain quand même ! Mais Noëlia est un peu triste pour ses parents, car après que sa mère se soit classé deuxième des dix derniers, le « patriarche », grand père, a menacé de faire en sorte que ses parents divorcent car d’après lui sa mère est un énorme déshonneur et une immense erreur pour la dignité de la famille. Il a donc laissé jusqu’aux prochaines épreuves pour améliorer son classement.
Mais bon, voyons le côté positif des choses, c’est fini pour cette année et elle peut profiter de l’année scolaire pour se reposer. En plus elle est sûr que d’autre personne on des problème beaucoup plus importants que les siens.
Noëlia se dirigea vers les toilettes des filles pour des raisons logiques… En arrivant devant la porte elle entendit quelqu’un pleurer, des mauvaises vacances probablement. Elle entra dans les toilettes et vit une fille brune en pleurs sur le sol. Noëlia resta quelques secondes paralysée à dans l’encadrement de la porte puis elle d’approcha. La fille, une Gryffondor, avait besoin de quelqu’un pour être avec elle, elle ne pouvait pas garder son chagrin, sa tristesse et peut être même sa colère renfermés. Elle doit les faire sortir, peut un porte pourquoi elle pleurs, elle a besoin de compagnie.
- Excuse moi, je sais que ce n’est peut être pas le bon moment, mais est ce que tu veux en parler ? Je suis là si tu a besoin de compagnie.
Noëlia parla doucement pour ne pas stresser encore plus la Gryffondor.
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@Abigail Vaughan
546 mots
#0094a1
"L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas." - Victor Hugo
La couleur des sentiments
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Janvier 2050
Dans les toilettes des filles
@Noëlia West-Tarovus
MARGEGAUCHE. C'était à se demander d'où pouvait bien venir toutes les larmes qui s'échappait de son corps pour couler le long de ses joues. Elle n'avait pas l'impression que c'était possible tout ça, pas avant de le vivre en tout cas mais s'il y avait bien une chose dont elle était certaine, c'était que ça faisait du bien.
C'était la première fois qu'il lui arrivait de pleurer de la sorte et s'il y avait quelque chose qu'elle pouvait affirmer, c'était que ça faisait du bien. Ca ne résolvait rien du tout, pas le moindre des petits problèmes qu'elle pourrait avoir mais c'était libérateur car tout garder en soi était tout sauf sain.
Alors elle avait décidé de pleurer, encore et encore à défaut d'avoir la force suffisante pour frapper dans quelque chose. Pleurer l'épuisait, lui prenait toutes ses forces et elle n'était pas certaine de résister à l'envie de s'endormir à même le sol, dans ces toilettes. C'était pas le meilleur endroit pour cela mais à cet instant, cela semblait si confortable qu'elle aurait été prête à céder.
- Excuse moi, je sais que ce n’est peut être pas le bon moment, mais est ce que tu veux en parler ? Je suis là si tu a besoin de compagnie.
La voix qu'elle entendait, qu'elle se demandait si elle était bien réelle. Une voix qui n'était pas forte, elle ne savait pas trop d'où elle sortait avant de réaliser qu'elle n'était simplement pas seule, qu'elle avait de la compagnie et que les mots n'étaient pas en l'air mais lui était bel et bien adressés.
A plusieurs reprises, elle clignait des yeux, comme si ça allait suffire à chasser les larmes qui lui rendait la vue floue. Mais non, elle distinguait juste une forme, impossible de dire de qui il s'agissait. Ce n'était pas grave.
- Je... je... je ne sais pas. Merci... mais... je...
Elle quoi ? Elle ne savait pas à vrai dire. Elle aurait eu envie de répondre que oui, elle avait besoin de parler mais la réalité était qu'elle ne savait même pas quoi dire, elle ne savait surtout pas par quoi commencer. C'était toujours comme ça avec Abigail, son coeur et son esprit ne pensaient pas la même chose, ne voulaient pas non plus pareil.
- Je vais t'ennuyer avec tout ça.
Abigail n'avait pas conscience que si la fille lui avait proposer de l'écouter, c'était parce qu'elle le voulait bien. Ou était-ce parce qu'elle faisait si pitié qu'elle c'en était sentie obligé ? Ca se tenait également.
- J'ai passé les pires vacances de Noël de ma vie.
Elle réalisait seulement maintenant qu'elle avait réussi à calmer quelque peu ses larmes et surtout qu'elle arrivait enfin à prononcer plusieurs mots à la suite sans hésiter et bégayer. C'était déjà un bon début si l'autre fille souhaitait vraiment l'écouter geindre.
Mais si tel était le cas, par où commencerait-elle ? Que pourrait-elle dire sans pour autant passer pour une horrible fille, une ingrate qui ne sait pas apprécier ce qu'elle a ? Déjà, elle pourrait, devrait se satisfaire aussi d'avoir ses deux parents, bien qu'elle n'ai pas de mal à imaginer que lorsqu'elle n'était pas là, les choses n'étaient peut-être pas si rose.
Elle se refusait seulement d'y penser, d'imaginer que ses parents pourraient ne plus s'aimer un jour, à cause de la magie. Car c'était toujours à cause de la magie que les choses finissaient par mal tourner.
540 mots MARGEDROITE.à partir d'un code de @Freya Moors & @Maxine Tremblay que j'ai modifié.
La couleur des sentiments
Noëlia était vraiment surprise de la réaction rapide de l'autre fille. Après avoir posé sa question un peu maladroite, elle s'attendait à un refus ou un silence gênant. Mais au lieu de ça, la fille parla doucement entre deux sanglots, comme une ouverture dans un mur qui s'effondre. Elle lui dit qu’elle ne savait pas trop si elle avait besoin de compagnie et qu’elle ne voulait pas ennuyer Noëlia mais qu’elle avait passé les pires vacances de Noël de sa vie.
Noëlia était vraiment prise au dépourvu. Bien qu'elle ne connaisse pas le nom de cette fille, cette dernière se confiait comme si c'était trop lourd à porter seule. Noëlia, qui n’était pas habituée à ce qu’on lui face des sortes de confessions personnelles resta sans rien dire pendant quelques instants.
Pendant ce temps, Noëlia prit une grande inspiration, essayant de trouver les mots justes. Aucune des phrases qu’elle disait habituellement ne semblait appropriée. Elle détestait dire des choses répétées maintes fois qui ne servaient vraiment à rien. Alors, elle se décida sur une approche plus logique: elle se tut. Elle laissa ses yeux exprimer ce qu'elle ressentait, montrant une véritable écoute à la jeune fille. Noëlia s'assit doucement en laissant un espace entre elles, assez proche pour montrer son soutien, mais pas trop pour ne pas envahir l’espace de la fille. Elle croisa les bras sur ses genoux, essayant de garder son calme.
Les pires vacances de sa vie… Ces mots résonnaient en elle. Chacun était lourd, lui rappelant ses propres moments de détresse pendant ses vacances. Son estomac se noua, mais elle tint bon et ne détourna pas le regard.
- …Ça doit être vraiment difficile, murmura-t-elle enfin, sa voix douce. Et ne t’inquiète pas, ça ne m’ennuie pas du tout.
Elle se mordit la lèvre, se demandant si c'était suffisant. Mais au fond, elle savait que son rôle n'était pas de combler les silences ce soir. Elle était là pour offrir un espace sûr à Abigail pour s'exprimer.
Noëlia observa rapidement son environnement oui se tourna à nouveau vers la fille. Elle n'était pas habituée à gérer les larmes des autres, mais son objectif était de rester là, présente.
- Tu sais… tu n'as pas à tout garder pour toi seule, ajouta-t-elle après un moment de silence. Personne ne devrait traverser ça seul. Est ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ?
Elle n'avait pas besoin de dire "je comprends", car elle savait qu'elle ne comprenait pas encore. Mais elle était là, prête à écouter. C'était sa façon de montrer qu'elle prenait la peine d'Abigail au sérieux. Noëlia jeta un coup d'œil furtif à la porte, s'assurant qu'elles ne seraient pas dérangées. Mieux valait ne pas brusquer la fille de trop. Puis son regard doux se posa sur la Gryffondor, elle essaya de voir ce qui n’allait pas et ce qu’elle pouvait faire.
Noëlia n'était pas sûre d'avoir dit les bonnes choses, mais ce n'était pas grave. Ce qui importait, c'était d'être là dans ce couloir froid, à écouter une inconnue qui avait besoin de partager. Et si elle doutait encore, le simple fait que la fille ait réussi à formuler une phrase malgré ses sanglots prouvait à Noëlia qu'elle avait fait le bon choix en restant.
Alors, Noëlia inspira profondément et se prépara à écouter la suite en gardant le silence.
@Abigail Vaughan
554 mots
Noëlia était vraiment prise au dépourvu. Bien qu'elle ne connaisse pas le nom de cette fille, cette dernière se confiait comme si c'était trop lourd à porter seule. Noëlia, qui n’était pas habituée à ce qu’on lui face des sortes de confessions personnelles resta sans rien dire pendant quelques instants.
Pendant ce temps, Noëlia prit une grande inspiration, essayant de trouver les mots justes. Aucune des phrases qu’elle disait habituellement ne semblait appropriée. Elle détestait dire des choses répétées maintes fois qui ne servaient vraiment à rien. Alors, elle se décida sur une approche plus logique: elle se tut. Elle laissa ses yeux exprimer ce qu'elle ressentait, montrant une véritable écoute à la jeune fille. Noëlia s'assit doucement en laissant un espace entre elles, assez proche pour montrer son soutien, mais pas trop pour ne pas envahir l’espace de la fille. Elle croisa les bras sur ses genoux, essayant de garder son calme.
Les pires vacances de sa vie… Ces mots résonnaient en elle. Chacun était lourd, lui rappelant ses propres moments de détresse pendant ses vacances. Son estomac se noua, mais elle tint bon et ne détourna pas le regard.
- …Ça doit être vraiment difficile, murmura-t-elle enfin, sa voix douce. Et ne t’inquiète pas, ça ne m’ennuie pas du tout.
Elle se mordit la lèvre, se demandant si c'était suffisant. Mais au fond, elle savait que son rôle n'était pas de combler les silences ce soir. Elle était là pour offrir un espace sûr à Abigail pour s'exprimer.
Noëlia observa rapidement son environnement oui se tourna à nouveau vers la fille. Elle n'était pas habituée à gérer les larmes des autres, mais son objectif était de rester là, présente.
- Tu sais… tu n'as pas à tout garder pour toi seule, ajouta-t-elle après un moment de silence. Personne ne devrait traverser ça seul. Est ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ?
Elle n'avait pas besoin de dire "je comprends", car elle savait qu'elle ne comprenait pas encore. Mais elle était là, prête à écouter. C'était sa façon de montrer qu'elle prenait la peine d'Abigail au sérieux. Noëlia jeta un coup d'œil furtif à la porte, s'assurant qu'elles ne seraient pas dérangées. Mieux valait ne pas brusquer la fille de trop. Puis son regard doux se posa sur la Gryffondor, elle essaya de voir ce qui n’allait pas et ce qu’elle pouvait faire.
Noëlia n'était pas sûre d'avoir dit les bonnes choses, mais ce n'était pas grave. Ce qui importait, c'était d'être là dans ce couloir froid, à écouter une inconnue qui avait besoin de partager. Et si elle doutait encore, le simple fait que la fille ait réussi à formuler une phrase malgré ses sanglots prouvait à Noëlia qu'elle avait fait le bon choix en restant.
Alors, Noëlia inspira profondément et se prépara à écouter la suite en gardant le silence.
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Dans les toilettes des filles
@Noëlia West-Tarovus
MARGEGAUCHE. A onze ans, on ne pouvait pas dire qu'on maîtrisait sa vie. Non, à cet âge, on dépendait encore totalement des adultes et de ce qu'ils désiraient, de ce qu'ils pensaient être le mieux pour vous. Oui pensaient parce que ce n'était pas forcément la vérité comme Abigail le savait.
Sa famille, c'était compliqué et c'était aussi pour ça qu'elle faisait la tête dure, la fille qui savait mieux, qui se rebellait, pour ne pas penser à ce qu'il se passait à la maison, à ce qu'il se passerait quand elle y retournerait.
Noël. Oui, c'était la première fois qu'elle rentrait depuis qu'elle était à Poudlard. Elle n'était qu'en première année après tout et elle pensait, à tort visiblement, qu'elle serait mieux auprès des siens qu'à rester au château et fêter Noël avec, pour la plupart, des inconnus. Si seulement elle avait su.
- …Ça doit être vraiment difficile. Et ne t’inquiète pas, ça ne m’ennuie pas du tout.
Elle avait tellement de choses à dire et pourtant, elle ne savait pas par où commencer. Papa. Maman. Puis tous les autres. Ils pensaient tous savoir mieux qu'elle. Les adultes ça, qui pensaient avoir le droit de donner leur avis sur tout, n'importe quand, n'importe comment.
Elle aurait voulu leur faire part de son propre avis, de ce qu'elle avait au fond de son coeur mais quand on a onze ans, on était très peu considéré, elle en avait l'habitude.
Il n'y avait qu'avec qu'eux qu'elle n'osait pas dire ce qu'elle avait dans la tête. Pas parce qu'elle ne voulait, juste parce qu'elle avait bien compris que ça n'en valait pas la peine depuis le temps.
- Tu sais… tu n'as pas à tout garder pour toi seule. Personne ne devrait traverser ça seul. Est ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ?
Fallait croire qu'elle faisait plus pitié qu'elle ne l'aurait cru. Son reniflement en était témoin, il n'y avait rien qui allait. Dans d'autres circonstances, Abigail aurait probablement fait la fille forte, qui sait ce qu'elle veut, ce qu'elle vaut. Elle aurait bombé le torse, essuyé ses joues d'un revers de main et dit simplement que tout irait bien avant de se lever pour aller faire elle ne savait trop qu'elle idiotie.
Elle était comme tout le monde Abi, elle avait un certain mécanisme pour la survie mais aussi pour se protéger. Et la provocation en faisait partit. Jusque là, elle avait eu de la chance, ça ne durerait peut-être pas éternellement. On finissait toujours par payer le prix de l'insolence.
Mais là, sur le sol de ces toilettes, on aurait eu du mal à croire que c'était une gamine avec un sale caractère, si bien qu'on aurait eu envie de lui coller deux claques sans mal pour la faire redescendre de son échelle. C'était pas la mauvaise éducation qui était en cause, c'était juste son mécanisme de protection qui s'activait, un peu trop souvent. Mais là, oui, là sur ce sol, elle était juste Abigail Vaughan, élève de première année qui se trouvait juste perdu parce qu'elle avait espérait, trop fort, passer de super vacances de Noël avec ses parents, sa famille.
- Ca t'es déjà arrivé d'espérer quelque chose si fort, au point de l'imaginer du début jusqu'à la fin, et de te rendre compte au moment où tu réalises que c'était dans ta tête, que ta vie est juste une succession de mensonge ?
Ce n'était pas totalement vrai, pas totalement ce qu'elle ressentait mais ce n'était pas non plus totalement faux en fait parce que lorsqu'elle était arrivée à la gare, elle avait espéré voir son père et sa mère, main dans la main, l'attendre. Et puis elle avait vite déchanté. Il n'y avait que sa mère.
- Je pensais que tout allait bien entre mes parents, que tout irait toujours bien mais tu vois... papa ne comprend pas. Il ne comprend pas ce qu'on est avec ma maman. Je pensais qu'il n'en avait rien à faire, qu'il nous aimait quand même mais j'avais totalement tort.
Elle baissait les yeux sur ses mains jointes avec lesquelles elle jouait. Elle avait si honte à cet instant, si honte d'être rejetée de la sorte par son père, par tous ceux qui ne comprenaient pas ce qu'elle était. Parce qu'avant d'être une sorcière, Abigail c'était juste une enfant qui avait besoin d'amour.
681 mots MARGEDROITE.à partir d'un code de @Freya Moors & @Maxine Tremblay que j'ai modifié.
La couleur des sentiments
La tristesse, la colère, la peur… tout un tas de sentiments peuvent sortir des situations compliquées. De nombreuses personnes avaient mal tournées à cause de ces sentiments qui étaient en eux trop forts. L’espoir, le plus traître d’entre eux d’après Noëlia. L’espoir peut mener à imaginer toute une foule de choses, des choses heureuses comme tristes. Mais ce qui est le plus fourbe et malicieux chez l’espoir est qu’il nous remplit, il est comme une bête sauvage qui se tapit au font de notre esprit en l’attente du bon moment, il est comme un mur qui nous voile la vérité. Et là, si par malheur l’espoir venait à être écrasé par la vérité des choses, cette bête détruirait tout, elle nous mentait dans les plus profonds recoins de notre esprit, dans les plus sombres et mélancoliques. Cela peut mener à la ruine, ou même à la folie quand l’espoir était trop grand, trop important.
C’est l’espoir qui semble avoir réduit la Gryffondor aux pleurs, elle demanda si c’était déjà arrivé à Noëlia d’espérer quelque chose tellement fort qu’elle se l’imagine et que quand la réalité la rattrape elle réalise que ce n’est que dans ça tête. Bien sûr, comment Noëlia n’aurait pas pu le vivre. La plus récente occasion est même avec ces vacances de Noël. Bien qu’elle se doute que ça ne soit pas de la même importance que sa camarade, Noëlia avait espérer que peut être elle pourrait passer un Noël normal avec sa famille cette année, que ses grands parents verraient que leurs traditions sont pourries jusqu’aux racines et que cela devait cesser. Mais non, ils ne l’avaient pas vu, la compétition avait recommencée et un nouveau classement avait été érigé. L’espoir avait mené Noëlia à penser que cela vaudrait mieux d’abandonner sa famille pour vivre tranquillement, mais elle s’en était abstient…
- Oui, ça m’est déjà arrivé, je comprends ce que tu veux dire… mais il ne faut pas que tu te laisses abattre par ce qui est arrivé, ce n’est pas ta faute et même si l’espoir te maintenait, il faut que tu soit forte, il est peut être arrivé quelque chose mais cela ne signifie pas que le monde va arrêté de tourner.
D’après ce que Noëlia compris de ce que la Gryffondor lui dit ensuite est qu’il y a un problème entre ses parents, elle suppose que son père est moldu et que c’est pour cette raison qu’il ne comprend pas ce que la fille et sa mère sont : des sorcières.
Dans de nombreuses familles, la question de la magie peut poser problème, surtout si les parents n’ont pas eu la même éducation, ce qui est le cas de ceux de la fille. Noëlia n’est pourtant pas très sûr de sa théorie, elle préfère essayer de vérifier en douceur et voir ce qu’elle peut faire pour aider cette fille.
- Ton père est… un moldu ? Il a des problèmes pour vous comprendre toi et ta mère, est ce que tu en connais les raisons ? Ça pourrait… peut être t’aider à le comprendre mieux et de savoir pourquoi il choisit de faire une certaine action…
Noëlia pinça les lèvres, elle avait peut être été un peu trop directe avec ces paroles là…
@Abigail Vaughan
C’est l’espoir qui semble avoir réduit la Gryffondor aux pleurs, elle demanda si c’était déjà arrivé à Noëlia d’espérer quelque chose tellement fort qu’elle se l’imagine et que quand la réalité la rattrape elle réalise que ce n’est que dans ça tête. Bien sûr, comment Noëlia n’aurait pas pu le vivre. La plus récente occasion est même avec ces vacances de Noël. Bien qu’elle se doute que ça ne soit pas de la même importance que sa camarade, Noëlia avait espérer que peut être elle pourrait passer un Noël normal avec sa famille cette année, que ses grands parents verraient que leurs traditions sont pourries jusqu’aux racines et que cela devait cesser. Mais non, ils ne l’avaient pas vu, la compétition avait recommencée et un nouveau classement avait été érigé. L’espoir avait mené Noëlia à penser que cela vaudrait mieux d’abandonner sa famille pour vivre tranquillement, mais elle s’en était abstient…
- Oui, ça m’est déjà arrivé, je comprends ce que tu veux dire… mais il ne faut pas que tu te laisses abattre par ce qui est arrivé, ce n’est pas ta faute et même si l’espoir te maintenait, il faut que tu soit forte, il est peut être arrivé quelque chose mais cela ne signifie pas que le monde va arrêté de tourner.
D’après ce que Noëlia compris de ce que la Gryffondor lui dit ensuite est qu’il y a un problème entre ses parents, elle suppose que son père est moldu et que c’est pour cette raison qu’il ne comprend pas ce que la fille et sa mère sont : des sorcières.
Dans de nombreuses familles, la question de la magie peut poser problème, surtout si les parents n’ont pas eu la même éducation, ce qui est le cas de ceux de la fille. Noëlia n’est pourtant pas très sûr de sa théorie, elle préfère essayer de vérifier en douceur et voir ce qu’elle peut faire pour aider cette fille.
- Ton père est… un moldu ? Il a des problèmes pour vous comprendre toi et ta mère, est ce que tu en connais les raisons ? Ça pourrait… peut être t’aider à le comprendre mieux et de savoir pourquoi il choisit de faire une certaine action…
Noëlia pinça les lèvres, elle avait peut être été un peu trop directe avec ces paroles là…
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@Abigail Vaughan
#0094a1
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