Dans le noir des yeux
LUNDI 6 SEPTEMBRE 2049
TROISIÈME ANNÉE
Avec @Morgan Rosenwald
TROISIÈME ANNÉE
Avec @Morgan Rosenwald
Je sers les dents depuis ce matin. Je sais que ce n'est pas le moment de râler si je ne veux pas aggraver mon cas - surtout lorsque je vois le visage froid de ma mère -, mais je ne comprends pas pourquoi je ne peux juste pas l'accompagner à son travail. Je pourrais rester sagement sur une chaise, derrière des plantes, dans une réserve, dans le noir même, mais chez une inconnue ? Aucun de mes arguments n'a eu l'air de peser dans sa balance. Durant tout le chemin où son regard est fixé bien droit, le mien l'implore de m'écouter, mais rien. Et puis je ne la connais même pas cette amie sorcière. Elle est très bien, me répond-elle à toutes mes interrogations. Oui, d'accord, elle est très bien, mais pourquoi c'est chez elle que je dois aller ? Je suis en âge de rester seul à la maison. Il lui suffirait de transplaner toutes les heures pour s'assurer que je travaille, mais au moins je ne serais pas dans ce quartier inconnue, avec une inconnue.
Une fois entré, ma mère s'en va en me répétant pour la quinzième fois d'être sage. Je souffle, acquiesce silencieusement et lourdement en levant les yeux au ciel, puis la regarde s'en aller travailler. Je laisse ma sacoche tomber au sol, alourdie par tous les manuels scolaires que je me trimballe et commence à observer les lieux. Vieux. Une odeur qui me fait froncer le nez - ce n'est pas la même qu'à la maison - et un escalier en bois imposant qui me donne envie de marcher dessus pour vérifier s'il craque. Je souffle une deuxième fois, tentant de me concentrer et de me visualiser en train de travailler ici. Mais non, il m'est impossible de m'imaginer en train de travailler ici. Je vais lui retourner le cerveau à cette April. Elle croira que je travaille pendant que j'explorerai la pièce dans laquelle elle va sûrement m'enfermer. Et ce sera la même rengaine chaque jour.
Impossible de la saluer. Impossible de démarrer la conversation. Je n'ai pas envie d'être ici. C'est elle qui croit pouvoir gérer un renvoyé de Poudlard. Je me demande d'ailleurs ce qu'elle a pu dire à ma mère pour que je me retrouve ici. Je me demande même si ma mère lui a donné la vraie raison. Je tourne la tête, observe la porte et me demande si celle-ci est fermée magiquement. Peut-être que quand la vieille April dormira, je pourrai juste.. Sortir. Sortir, explorer et revenir à temps pour les petits biscuits et le thé, et montrer que j'ai été sage.
Fiche PR - 4e année RP
Dans le noir des yeux
« Un café, Sir Fredmon ? Pas toi Silv - pas bon pour les botrucs, tu l'sais. »
Après quelques grognements et sifflements étouffés, ce fut la première phrase à peu près cohérente qui s’échappa de l’appartement niché sous les toits — de la bouche de la femme qui y habitait. Il fallait dire que, malgré ses courtes nuits dictées par son emploi et qu’elle prétendait supporter sans mal, certains réveils restaient plus rudes que d'autres.
Et ces rêves ne semblaient pas vouloir l’y aider – ou plutôt ses cauchemars. La galloise l’avait bien cherché, avec ces derniers mois, et ce qui allait se profiler sur les prochains jours. L’officialisation de l’inscription de sa famille au Registre… Un sujet dont elle était obligé de s’impliquer, alors même que cela était au antipode de ses propres intérêts. Toutes ses histoires de famille, d’héritage et de devoir étaient ni plus ni moins que des parasites, qui grouillaient dans sa tête et sous sa peau.
Toc, toc. Toc. Toc, toc, toc.
Ce n’était pas une réponse venant de l’armure inanimée de Sir Fredmon le Bougre, mais plutôt de la porte d’entrée.
Un autre grognement s’échappa de la silhouette encore en tenue de nuit – une longue chemise blanche mal boutonnée, et froissée au possible. Celle-ci fronça les sourcils, et s’approcha de son entrée. Elle regarda rapidement à travers le judas, avant d’ouvrir, non sans laisser échapper un bâillement.
« April ? Un soucis ? »

Déposer un enfant à l’école – voilà une chose que Morgan ne pensait pas faire de si tôt, ou de faire tout court dans sa vie. Un concept étrange, lorsque soi-même l’on n’avait connu que l’enseignement à domicile classique pour les jeunes enfants sorciers de l’époque, avant d’être en âge d’aller à Poudlard. Elle ne pouvait pas se sentir plus différentes que les futures générations de sorcier de l’âge de Kathleen, la petite fille d’April. Tellement de gosses au même endroit… Mais Morgan n’avait pas su dire non à sa voisine et propriétaire, de lui rendre ce service alors même qu’elle lui était si redevable – et parce qu’elle était également encore dans le gaz du réveil.
Elle avait brièvement saisi la raison de la demande de la vieille femme, sans plus. De la visite au matin d’une amie, qui devait lui déposer quelque chose. Quoi ? Aucune idée.

Alors que Morgan passa le pas de la porte du hall de la maison après avoir accompli sa tâche, elle pouvait entendre son amie dans les étages. Tiens, son amie est encore là.
April n’était pas une femme ordinaire – Morgan et bien d’autres pouvaient en témoigner. Excentrique, fourbe, et anormalement gentille. Sans compter ce que l’on pouvait considérer comme ses milles et une vies vécues, passant de danseuse de cabaret à infirmière, préceptrice pour cracmols à femme d’affaire, et riche mécènes des arts. Et elle aimait parler. Par Merlin, cette femme était inarrêtable lorsqu’elle avait un public.
La galloise plaignait cette femme bien qu’inconnue, car elle risquait d’en avoir encore pour longtemps à écouter la propriétaire.
« April, c’est Morgan ! cria-t-elle pour se faire entendre. Juste pour te dire que Kathleen est bien arrivée — je ne te dérange pas plus ! »
Silence. Puis des pas précipités, et une voix familière : « Tu tombes bien, je descends ! »
Non, non, tu n’es pas obligée, je voulais juste filer discrètement, pas rencontrer une énième sorcière du troisième âge et me retrouver avec une tasse de thé dans les mains… Une situation qui n’aurait plus rien d’inédit malheureusement pour la femme qui vivait là depuis plusieurs mois maintenant.
Mais à sa grande surprise, ce ne fut pas une vieille femme qui descendit les escaliers…
… mais un adolescent, suivant de près l’anglaise.
« Morgan, je te présente Lukas Sharp, le jeune homme dont je t’ai parlé ce matin — le fils de ma chère amie Mary ! »
Puis, plus bas, une main en éventail devant sa bouche et un faux chuchotement qui n’avait rien de discret : « Il est timide, je crois. »
PNJ actif : April FARRELL
Après quelques grognements et sifflements étouffés, ce fut la première phrase à peu près cohérente qui s’échappa de l’appartement niché sous les toits — de la bouche de la femme qui y habitait. Il fallait dire que, malgré ses courtes nuits dictées par son emploi et qu’elle prétendait supporter sans mal, certains réveils restaient plus rudes que d'autres.
Et ces rêves ne semblaient pas vouloir l’y aider – ou plutôt ses cauchemars. La galloise l’avait bien cherché, avec ces derniers mois, et ce qui allait se profiler sur les prochains jours. L’officialisation de l’inscription de sa famille au Registre… Un sujet dont elle était obligé de s’impliquer, alors même que cela était au antipode de ses propres intérêts. Toutes ses histoires de famille, d’héritage et de devoir étaient ni plus ni moins que des parasites, qui grouillaient dans sa tête et sous sa peau.
Toc, toc. Toc. Toc, toc, toc.
Ce n’était pas une réponse venant de l’armure inanimée de Sir Fredmon le Bougre, mais plutôt de la porte d’entrée.
Un autre grognement s’échappa de la silhouette encore en tenue de nuit – une longue chemise blanche mal boutonnée, et froissée au possible. Celle-ci fronça les sourcils, et s’approcha de son entrée. Elle regarda rapidement à travers le judas, avant d’ouvrir, non sans laisser échapper un bâillement.
« April ? Un soucis ? »

Déposer un enfant à l’école – voilà une chose que Morgan ne pensait pas faire de si tôt, ou de faire tout court dans sa vie. Un concept étrange, lorsque soi-même l’on n’avait connu que l’enseignement à domicile classique pour les jeunes enfants sorciers de l’époque, avant d’être en âge d’aller à Poudlard. Elle ne pouvait pas se sentir plus différentes que les futures générations de sorcier de l’âge de Kathleen, la petite fille d’April. Tellement de gosses au même endroit… Mais Morgan n’avait pas su dire non à sa voisine et propriétaire, de lui rendre ce service alors même qu’elle lui était si redevable – et parce qu’elle était également encore dans le gaz du réveil.
Elle avait brièvement saisi la raison de la demande de la vieille femme, sans plus. De la visite au matin d’une amie, qui devait lui déposer quelque chose. Quoi ? Aucune idée.

Alors que Morgan passa le pas de la porte du hall de la maison après avoir accompli sa tâche, elle pouvait entendre son amie dans les étages. Tiens, son amie est encore là.
April n’était pas une femme ordinaire – Morgan et bien d’autres pouvaient en témoigner. Excentrique, fourbe, et anormalement gentille. Sans compter ce que l’on pouvait considérer comme ses milles et une vies vécues, passant de danseuse de cabaret à infirmière, préceptrice pour cracmols à femme d’affaire, et riche mécènes des arts. Et elle aimait parler. Par Merlin, cette femme était inarrêtable lorsqu’elle avait un public.
La galloise plaignait cette femme bien qu’inconnue, car elle risquait d’en avoir encore pour longtemps à écouter la propriétaire.
« April, c’est Morgan ! cria-t-elle pour se faire entendre. Juste pour te dire que Kathleen est bien arrivée — je ne te dérange pas plus ! »
Silence. Puis des pas précipités, et une voix familière : « Tu tombes bien, je descends ! »
Non, non, tu n’es pas obligée, je voulais juste filer discrètement, pas rencontrer une énième sorcière du troisième âge et me retrouver avec une tasse de thé dans les mains… Une situation qui n’aurait plus rien d’inédit malheureusement pour la femme qui vivait là depuis plusieurs mois maintenant.
Mais à sa grande surprise, ce ne fut pas une vieille femme qui descendit les escaliers…
… mais un adolescent, suivant de près l’anglaise.
« Morgan, je te présente Lukas Sharp, le jeune homme dont je t’ai parlé ce matin — le fils de ma chère amie Mary ! »
Puis, plus bas, une main en éventail devant sa bouche et un faux chuchotement qui n’avait rien de discret : « Il est timide, je crois. »
PNJ actif : April FARRELL
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Dans le noir des yeux
Entraîné par celle qui n'est clairement pas le genre de personne à rester s'endormir sur une chaise à bascule, je subis, silencieusement, le tour de la maison. Lorsque j'entends une voix en bas s'adresser à celle qui m'accompagne, je sursaute légèrement. Combien y a -t-il de personnes qui vivent ici ? Je jette un coup d'œil automatique vers les escaliers puis reviens à April que je vois se précipiter vers la voix du bas. J'aurais bien aimé qu'elle "la dérange plus longtemps", que les deux discutent et que je puisse m'enterrer dans un coin jusqu'au soir.
Visiblement, il faut descendre. Je soupire, mais reste encore silencieux, et suis le mouvement imposé. Une fois devant la femme, j'esquisse un léger sourire forcé au moment des salutations. Morgan, donc. Je la toise de haut en bas, le temps de quelques secondes et reviens à celle qui me présente. Mes sourcils se relèvent d'un coup. Timide ? Comment ça timide ?! C'est pas parce que je m'ennuie déjà ici que je suis timide. C'est juste que j'ai pas envie de parler pour l'instant, qu'il est tôt, que, de toute façon, je vais être laissé dans un coin pour travailler, alors je n'ai pas vraiment besoin de parler. Sauf que voilà, maintenant qu'elle a balancé un tel truc, j'ai pas le choix ! J'ai pas le choix que de me défendre !
— Ehhhh ! Je suis pas timide !, rétorqué-je aussitôt les sourcils froncés.
Aussi puéril que cela puisse paraître, j'ai besoin de prouver que je peux parler quand je le décide. Alors je tends ma main droite vers Morgan et me représente, le regard sérieux et agacé.
— Lukas Sharp. Troisième année. Je pivote vers April, les sourcils bien froncés pour qu'elle comprenne le message. Et PAS timide. Par contre, ma mère m'avait pas dit que vous seriez deux à me surveiller ?
Visiblement, il faut descendre. Je soupire, mais reste encore silencieux, et suis le mouvement imposé. Une fois devant la femme, j'esquisse un léger sourire forcé au moment des salutations. Morgan, donc. Je la toise de haut en bas, le temps de quelques secondes et reviens à celle qui me présente. Mes sourcils se relèvent d'un coup. Timide ? Comment ça timide ?! C'est pas parce que je m'ennuie déjà ici que je suis timide. C'est juste que j'ai pas envie de parler pour l'instant, qu'il est tôt, que, de toute façon, je vais être laissé dans un coin pour travailler, alors je n'ai pas vraiment besoin de parler. Sauf que voilà, maintenant qu'elle a balancé un tel truc, j'ai pas le choix ! J'ai pas le choix que de me défendre !
— Ehhhh ! Je suis pas timide !, rétorqué-je aussitôt les sourcils froncés.
Aussi puéril que cela puisse paraître, j'ai besoin de prouver que je peux parler quand je le décide. Alors je tends ma main droite vers Morgan et me représente, le regard sérieux et agacé.
— Lukas Sharp. Troisième année. Je pivote vers April, les sourcils bien froncés pour qu'elle comprenne le message. Et PAS timide. Par contre, ma mère m'avait pas dit que vous seriez deux à me surveiller ?
Fiche PR - 4e année RP
Dans le noir des yeux
« Oh ? Effectivement tu n’es pas aussi timide que je le pensais », remarqua April avec un sourire. Elle avait réussi à le faire parler, ce qu’elle considéra aussitôt comme une victoire.
Morgan pensa à un cracmol – les apprentis sorciers avaient fait leur rentrée depuis quelques jours, et il ne semblait pas être un jeune mochtruc comme Kathleen, qu’elle venait de déposer elle-même à l’école. En tout cas, elle n’aimait pas sa manière de la regarder, ni même ce qu’elle percevait de son attitude. Un adolescent à problème – la galloise savait les reconnaitre à des kilomètres. April avait vraiment un goût pour les cas… Et à son tour elle toisa la main tendu du garçon, sans la moindre intention de la lui serrer, même lorsqu’il se présenta. Troisième année de quoi ? De cracmolerie ? Morgan ravala sa remarque, mais haussa un sourcil, soupçonneuse. De Poudlard, forcément… Mais que faisait-il ici, alors ?
« Il a manqué le Poudlard Express, et tu es obligée de le garder ? » lança-t-elle à April, ignorant délibérément le garçon – ainsi que la question qu’il venait de lui poser, et qu’elle trouvait particulièrement absurde. Moi ? M’occuper volontairement d’un gosse qui n’est pas Kathleen ou Noémie ?
« Morgan…, soupira la vieille femme, à mi-chemin entre le reproche et la résignation, reproche face au dédain évident de la noiraude, avant de se tourner vers Lukas avec un sourire complice : Parce que non, ce n’est pas le cas. Ta maman m’a confié ta présence à moi seule, même si vous aurez plus que sûrement l’occasion de vous croiser dans la maison. Morgan est une amie, elle vit tout en haut, dans l’appartement sous les combles – je ne t’ai pas encore fait visiter cette partie, mais on y accède par le petit escalier du hall. Tu verrais comment elle l’a aménagé ! Moi-même, je n’aurais pas fait mieux. Elle est très sympathique et connait plein de choses intéressantes ! Mais elle passe bien trop de temps avec des objets, si tu veux mon avis… Elle en oublie parfois ses bonnes manières auprès de ses congénères. »
Morgan ne broncha pas. Elle connaissait la rengaine – depuis leur rencontre, April voulait la pousser à s’ouvrir davantage, à rencontrer du monde, à ne pas laisser filer ce qu’elle appelait « sa jeunesse » ; usant de ce genre de pic. Comme si trente ans marquaient une sorte de compte à rebours... Elle n’en était plus vexée, ni embarrassée – enfin, pour ce dernier point ce n’était pas tout à fait vrai.
« April, l’interrompit-elle d’un ton doux mais ferme. Bien que j’écoute toujours avec plaisir le portrait que tu dresses de ma sympathie, je vais te laisser. »
Elle recula d’un pas, se préparant à fuir ce moment avant qu’il ne se transforme en...
« Allons, reste donc ! répliqua April avec un enthousiasme tout sauf innocent. Nous pourrons reprendre la visite plus tard et prendre le thé tous ensemble, n’est-ce pas, Lukas ? Tu aimes le thé ? »
C’était trop tard.
Morgan pensa à un cracmol – les apprentis sorciers avaient fait leur rentrée depuis quelques jours, et il ne semblait pas être un jeune mochtruc comme Kathleen, qu’elle venait de déposer elle-même à l’école. En tout cas, elle n’aimait pas sa manière de la regarder, ni même ce qu’elle percevait de son attitude. Un adolescent à problème – la galloise savait les reconnaitre à des kilomètres. April avait vraiment un goût pour les cas… Et à son tour elle toisa la main tendu du garçon, sans la moindre intention de la lui serrer, même lorsqu’il se présenta. Troisième année de quoi ? De cracmolerie ? Morgan ravala sa remarque, mais haussa un sourcil, soupçonneuse. De Poudlard, forcément… Mais que faisait-il ici, alors ?
« Il a manqué le Poudlard Express, et tu es obligée de le garder ? » lança-t-elle à April, ignorant délibérément le garçon – ainsi que la question qu’il venait de lui poser, et qu’elle trouvait particulièrement absurde. Moi ? M’occuper volontairement d’un gosse qui n’est pas Kathleen ou Noémie ?
« Morgan…, soupira la vieille femme, à mi-chemin entre le reproche et la résignation, reproche face au dédain évident de la noiraude, avant de se tourner vers Lukas avec un sourire complice : Parce que non, ce n’est pas le cas. Ta maman m’a confié ta présence à moi seule, même si vous aurez plus que sûrement l’occasion de vous croiser dans la maison. Morgan est une amie, elle vit tout en haut, dans l’appartement sous les combles – je ne t’ai pas encore fait visiter cette partie, mais on y accède par le petit escalier du hall. Tu verrais comment elle l’a aménagé ! Moi-même, je n’aurais pas fait mieux. Elle est très sympathique et connait plein de choses intéressantes ! Mais elle passe bien trop de temps avec des objets, si tu veux mon avis… Elle en oublie parfois ses bonnes manières auprès de ses congénères. »
Morgan ne broncha pas. Elle connaissait la rengaine – depuis leur rencontre, April voulait la pousser à s’ouvrir davantage, à rencontrer du monde, à ne pas laisser filer ce qu’elle appelait « sa jeunesse » ; usant de ce genre de pic. Comme si trente ans marquaient une sorte de compte à rebours... Elle n’en était plus vexée, ni embarrassée – enfin, pour ce dernier point ce n’était pas tout à fait vrai.
« April, l’interrompit-elle d’un ton doux mais ferme. Bien que j’écoute toujours avec plaisir le portrait que tu dresses de ma sympathie, je vais te laisser. »
Elle recula d’un pas, se préparant à fuir ce moment avant qu’il ne se transforme en...
« Allons, reste donc ! répliqua April avec un enthousiasme tout sauf innocent. Nous pourrons reprendre la visite plus tard et prendre le thé tous ensemble, n’est-ce pas, Lukas ? Tu aimes le thé ? »
C’était trop tard.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Dans le noir des yeux
Je n'en aime aucune des deux. Comme ça, c'est dit. L'une parce qu'elle se permet de glousser en constatant à voix haute que non, je ne suis pas timide, et l'autre parce qu'elle m'ignore totalement lorsqu'elle s'adresse à la première. Comme si je n'étais pas là, comme si je n'étais qu'un mur, comme si je ne méritais pas même un regard. Je suis déjà contrarié en à peine dix minutes ; c'est un record que ces femmes semblent atteindre sans aucune peine. Et voilà que l'une se met à parler. Parler, parler, parler et il m'est impossible de retenir mon bâillement. Oui, cela m'ennuie. Elle m'ennuie. La chambre de cette Morgan m'ennuie. Je me fiche bien de savoir où elle se situe et comment elle est aménagée, je ne compte pas visiter — et je doute qu'elle me laisserait visiter.
Oui, allez, c'est ça, laisse-nous ! Retourne m'ignorer ailleurs, on se portera bien mieux. Enfin, je n'ai pas le temps de continuer à espérer et l'imaginer ailleurs que l'autre sorcière la rattrape.
— Non, je réponds en fixant Morgan. Je ne sais pas si ma négation répond au fait que je n'aime pas le thé ou au fait que je n'aie pas envie qu'elle reste. J'aime que le chocolat chaud. Je replace mon regard sur April en souriant. Je vous accompagne sans problème, Madame, elle est pas obligée de rester.
A mon tour, je l'ignore.
Oui, allez, c'est ça, laisse-nous ! Retourne m'ignorer ailleurs, on se portera bien mieux. Enfin, je n'ai pas le temps de continuer à espérer et l'imaginer ailleurs que l'autre sorcière la rattrape.
— Non, je réponds en fixant Morgan. Je ne sais pas si ma négation répond au fait que je n'aime pas le thé ou au fait que je n'aie pas envie qu'elle reste. J'aime que le chocolat chaud. Je replace mon regard sur April en souriant. Je vous accompagne sans problème, Madame, elle est pas obligée de rester.
A mon tour, je l'ignore.
Fiche PR - 4e année RP