La sixième séance
Mercredi 16 février 2050
18h
- Décidemment... Je ne m'en lasse pas, de ces plantes... Elles semblent heureuses, ou plutôt apaisées je dirais. Je les laisserais bien profiter d'une légère brise, mais je ne sais pas si je peux me permettre d'ouvrir la fenêtre... Quelle heure est-il ?
Bientôt 18 heure, il faisait assez chaud dans cette pièce, ce n'est pas tant la température que la disposition de cette salle d'attente qui la rende chaude, mais plutôt ces belles plantes dont Redose ne se lasse pas chaque fois qu'il y attend. L'atmosphère est toujours plus chaleureuse quand il y'a quelques plantes, quelques animaux, et peu ou pas d'humains.
Le mercredi après-midi, personne à Poudlard n'a cours. Qu'est-ce que qui que ce soit viendrait faire à cette heure alors ? Le bureau ferme à 19h et personne n'a rien à y faire que celui qui attend, celui qui part, et la maîtresse des lieux. Alors c'est sans doute le meilleur moment pour la séance d'une personne qui cherche à éviter les gens. Tout comme c'est le meilleur moment pour faire n'importe quoi d'autre puisqu'il y'a peu d'activité le mercredi après-midi.
D'habitude, le mercredi après-midi, Redose passe son temps aux barques pour les "nettoyer", il en profite naturellement pour s'exercer, étudier ou réviser. La solitude émanant de ce lieu est telle qu'il en ressort toujours apaisé, le mercredi après-midi devient définitivement le meilleur moment de la semaine.
Quelle solitude tout de même. Seul dans une pièce, accroupi devant une plante, la regardant droit dans les yeux d'un regard fatigué. Redose l'effleurait de ses doigts, "quel admirable", pensait-il. Se dresser si fière, si solide, si forte, alors même qu'elle ne connaît ni la liberté ni l'indépendance, pense-t-elle ? Se demande t-il.
Sans doute pas, après tout ce n'est qu'une plante, et pourtant elle lui est tant comparable et si différente à la fois, car Redose ne connaît plus ni la liberté, ni l'indépendance, et pourtant elle se dresse, fière, solide, forte. Quand lui s'écroule sous sa propre ambition.
Enfin son prénom, et il se relève.
- Bonjour, miss. Dit-il en se dirigeant vers la salle de consultation, et alors qu'il marchait il n'adressa pas un regard à cette femme qui l'écouterait, il aurait l'occasion de la regarder à maints reprises. "Vous allez bien ?" Demanda t-il lorsqu'il passait le seuil de la porte.
L'enfant s'installa finalement sur le siège le plus dur, comme à son habitude et comme à son habitude observa ce bureau. "Décidemment..." Chuchota t-il, ces plantes étaient toutes toujours aussi fascinantes.
- Miss. Interrompra t-il le silence ou le quelconque discours qui s'apprêtait à être prononcé. Le garçon n'avait pas été attentif aux réponses si réponses il y'a eu de la psychomage, il avait eu besoin d'un petit moment de préparation pour ce qui allait suivre.
- Je... Je me suis rendu compte que j'ai pas été honnête. Je pensais qu'il me suffirait de venir pour être meilleur et tout, mais dès le début je me suis comme... Fermé à la discussion, je n'ai rien dit et ce chemin ne me mènera nul part donc... Donc je voudrais qu'on parle de... En fait je veux parler de ma famille. Si ça vous va ?
@Mia VermillonHey ! J'espère que tu vas bien et que ça te convient ?
18h
- Décidemment... Je ne m'en lasse pas, de ces plantes... Elles semblent heureuses, ou plutôt apaisées je dirais. Je les laisserais bien profiter d'une légère brise, mais je ne sais pas si je peux me permettre d'ouvrir la fenêtre... Quelle heure est-il ?
Bientôt 18 heure, il faisait assez chaud dans cette pièce, ce n'est pas tant la température que la disposition de cette salle d'attente qui la rende chaude, mais plutôt ces belles plantes dont Redose ne se lasse pas chaque fois qu'il y attend. L'atmosphère est toujours plus chaleureuse quand il y'a quelques plantes, quelques animaux, et peu ou pas d'humains.
Le mercredi après-midi, personne à Poudlard n'a cours. Qu'est-ce que qui que ce soit viendrait faire à cette heure alors ? Le bureau ferme à 19h et personne n'a rien à y faire que celui qui attend, celui qui part, et la maîtresse des lieux. Alors c'est sans doute le meilleur moment pour la séance d'une personne qui cherche à éviter les gens. Tout comme c'est le meilleur moment pour faire n'importe quoi d'autre puisqu'il y'a peu d'activité le mercredi après-midi.
D'habitude, le mercredi après-midi, Redose passe son temps aux barques pour les "nettoyer", il en profite naturellement pour s'exercer, étudier ou réviser. La solitude émanant de ce lieu est telle qu'il en ressort toujours apaisé, le mercredi après-midi devient définitivement le meilleur moment de la semaine.
Quelle solitude tout de même. Seul dans une pièce, accroupi devant une plante, la regardant droit dans les yeux d'un regard fatigué. Redose l'effleurait de ses doigts, "quel admirable", pensait-il. Se dresser si fière, si solide, si forte, alors même qu'elle ne connaît ni la liberté ni l'indépendance, pense-t-elle ? Se demande t-il.
Sans doute pas, après tout ce n'est qu'une plante, et pourtant elle lui est tant comparable et si différente à la fois, car Redose ne connaît plus ni la liberté, ni l'indépendance, et pourtant elle se dresse, fière, solide, forte. Quand lui s'écroule sous sa propre ambition.
Enfin son prénom, et il se relève.
- Bonjour, miss. Dit-il en se dirigeant vers la salle de consultation, et alors qu'il marchait il n'adressa pas un regard à cette femme qui l'écouterait, il aurait l'occasion de la regarder à maints reprises. "Vous allez bien ?" Demanda t-il lorsqu'il passait le seuil de la porte.
L'enfant s'installa finalement sur le siège le plus dur, comme à son habitude et comme à son habitude observa ce bureau. "Décidemment..." Chuchota t-il, ces plantes étaient toutes toujours aussi fascinantes.
- Miss. Interrompra t-il le silence ou le quelconque discours qui s'apprêtait à être prononcé. Le garçon n'avait pas été attentif aux réponses si réponses il y'a eu de la psychomage, il avait eu besoin d'un petit moment de préparation pour ce qui allait suivre.
- Je... Je me suis rendu compte que j'ai pas été honnête. Je pensais qu'il me suffirait de venir pour être meilleur et tout, mais dès le début je me suis comme... Fermé à la discussion, je n'ai rien dit et ce chemin ne me mènera nul part donc... Donc je voudrais qu'on parle de... En fait je veux parler de ma famille. Si ça vous va ?
@Mia VermillonHey ! J'espère que tu vas bien et que ça te convient ?
Dernière modification par Redose Omniak le 4 avr. 2026, 13:59, modifié 1 fois.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
La sixième séance
A cet heure les mercredis après-midis, je rejoignais Redose en salle d'attente et l'invitait à rentrer dans le bureau. Les séances avec lui pouvaient être assez intenses, son passé était complexes, enfin, de ce que j'avais comme information. Il avait été expulsé en début d'année, ça n'avait pas été facile, puis finalement il avait décidé d'accepter mon aide. Il était toujours un peu difficile de savoir comment allait se passer la séance. "Je vais bien, merci. Et toi ? Comment te sens tu aujourd'hui ?" demandais-je en retour. Il savait qu'il n'y avait pas de bonne réponse à cette question, cela me permettait simplement de savoir comment aborder la séance.
Finalement je n'eus pas besoin de sa réponse, c'est lui qui prit la parole en premier, aujourd'hui il prenait les devant et cela ne me déplaisait absolument pas, j'étais surprise, sans aucun doutes. Mais c'était une bonne surprise. Je le regardais souriante et encourageante. "Si tu penses que c'est le bon moment je t'écoute. Je reconnais que je ne m'y attendais pas, mais je suis vraiment contente que cela vienne de toi."
J'attendais donc qu'il poursuive, attentive au moindre signe et prête à lui donner le soutien dont il pourrait avoir besoin. Prête à le rassurer et à lui donner les aides que je pouvais lui fournir. J'étais là, là ou probablement personne n'avait su l'écouter jusqu'à aujourd'hui, et j'espérais simplement être en mesure de l'aider à avancer.
Désolée pour l'attente, je vais essayer d'être plus rapide !
Finalement je n'eus pas besoin de sa réponse, c'est lui qui prit la parole en premier, aujourd'hui il prenait les devant et cela ne me déplaisait absolument pas, j'étais surprise, sans aucun doutes. Mais c'était une bonne surprise. Je le regardais souriante et encourageante. "Si tu penses que c'est le bon moment je t'écoute. Je reconnais que je ne m'y attendais pas, mais je suis vraiment contente que cela vienne de toi."
J'attendais donc qu'il poursuive, attentive au moindre signe et prête à lui donner le soutien dont il pourrait avoir besoin. Prête à le rassurer et à lui donner les aides que je pouvais lui fournir. J'étais là, là ou probablement personne n'avait su l'écouter jusqu'à aujourd'hui, et j'espérais simplement être en mesure de l'aider à avancer.
Désolée pour l'attente, je vais essayer d'être plus rapide !
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
La sixième séance
J'ai écris la majeure partie de ce rp en écoutant , je recommande de le lire avec 
- Je suis stressé, j'ai toujours du mal à me confier sur le sujet, j'ai toujours trouvé ça assez inutile, mais ça me pèse vraiment. J'ai beau agir comme si ça ne m'atteignait pas, tout tourne, passe et finit toujours par ma famille. Il fallait qu'enfin ça sorte, qu'enfin il en parle, qu'enfin il puisse retirer les ronces de sa gorge, de son esprit, de ses rêves les plus secrets.
- En fait je voudrais surtout parler de mon plus jeune frère, peut-être de ma jeune sœur, vous la connaissez peut-être... Esmeralda Omniak, cheveux noirs, petite, mignonne et gentille... Cette description convient bien à Esmeralda. Il est peu probable cependant que la jeune Gryffondor aille voir la psychomage pour lui parler de ses problèmes, il est plus probable qu'elle la voit pour essayer de la réconforter avec du chocolat, à bien y penser, les deux Omniak sont vraiment radicalement différents, c'est toujours aussi étrange.
- Je me sens pas de parler de mes parents pour l'instant, et mes autres frères et sœurs c'est... C'est tout un sujet distinct, qui ne me torture pas. Pas autant que le reste à vrai dire.
Redose avait beaucoup à dire sur sa famille, chacun de ses membres était problématique à sa façon. Et chacun de ses membres était incompris à sa façon. Les seuls qui avaient su échapper à la violence de la famille Omniak étaient Mihai Omniak et Esmeralda Omniak, les petits derniers et les jumeaux de la famille.
Les autres avaient tous une particularité qui les rendaient compliqués à vivre. Alexandra Omniak exclut son entourage pour ne se consacrer qu'à elle, qu'à sa vie et son fiancée, son enfant également. C'est sans doute une bonne chose pour elle, mais pour ceux qui l'ont soutenu, pour ceux-là qui l'ont aimés, et qui ont été abandonnés, pour ceux-là beaucoup moins. Charlie Omniak pour sa part aime profondément, mais n'arrive pas à communiquer ni s'exprimer. Il prend tout sur lui et supporte le poids de sa famille, trop altruiste pour son propre bien. Elizabeth Omniak arrive par un maléfice inconnu, à combiner le pire et le meilleur de Charlie et Alexandra.
Quant au reste de la famille, elle est insoutenable. Le père et la mère n'ont de parents qu'un titre biologique. Les racines de leurs familles sont fondamentalement opposés. Et leurs familles d'ailleurs ne sont pas bien meilleurs qu'eux.
Il ne faudrait sans doute pas pousser bien loin, pour comprendre que jamais ils n'auraient pu s'entendre. Que jamais ils n'auraient dû s'entendre.
Dans ce chaos misérable, naît un enfant maudit que l'on ne se tane pas de ne connaître que trop.
Dans ce chaos misérable, naissent deux enfants bénis. Des enfants joyeux, bons, agréables et soucieux des autres. Des jumeaux du bonheur.
Redose Omniak n'aura jamais pu les comprendre, mais il les aimait, il les aime toujours. Ils ont été une ancre qui lui ont permis de ne pas se perdre dans une mer de colère et de haine, une mer qui pourtant représente d'une part son destin, et d'autre part son héritage le plus sérieux et le plus maudit.
Enfin, Redose desserra les dents. Calme, il ne devait pas penser à la psychomage, il devait se concentrer sur sa solitude. Se convaincre d'être seul, c'est le bon moment pour ouvrir son cœur, car il n'y a pas de meilleur moment que maintenant, maintenant que tu en as la force.
- Mon petit frère... Son nom était Mihai Omniak et je le revois presque toutes les nuits. C'était un garçon vraiment adorable. Et quand je le dis, je le pense vraiment.
Il n'était pas le plus intelligent, ni le plus fort fort, et certainement pas le plus courageux, mais il essayait toujours d'aider les autres même quand il pouvait pas, et... Fin. Il avait les efforts et la persévérance dans la peau. Il avait même du succès avec les filles. Le gryffon sourit légèrement.
Mihai était vraiment aimé lui. Son expérience de l'école, des moldus, de la société, tout était différent entre lui et Redose. Redose pour sa part n'avait jamais été que manipulé et harcelé, insulté, humilié et d'autres choses pires encore. Puis le gryffon renversa lentement la tendance, et devint une épée de Damoclès au-dessus de la tête des plus faibles, et des gens moins faibles.
Mihai pour sa part... C'était une bonne personne. Jamais il ne fut considéré comme un jouet, mais une personne avec qui l'on veut jouer. Tu te souviens, Redose, de comment il était ?
Quand il lâchait ta main en pleine balade, pour s'engager à aider des personnes âgées, des mères, et n'importe qui d'ailleurs, à porter leurs sacs de courses, combien même ils étaient légers comme tout ou bien trop lourd pour lui.
Quand tu pouvais pas te résoudre à lui faire la leçon lorsqu'il sacrifiait parfois quelques macaronis pour t'en faire un collier, ça t'enrageait qu'il puisse utiliser de la nourriture ainsi... Mais tu ne pouvais juste pas te résoudre à lui faire la morale.
Je suis sûr que tu t'en souviens, comment pourrais-tu oublier ces moments si précieux. À lui taper sur la tête lorsqu'il écrit soleil avec deux "l" pour la quatrième fois. À vider ton assiette dans la sienne lorsqu'il a encore faim. Ces moments si doux, Redose, c'était doux n'est-ce pas ? Tu t'en souviens, n'est-ce pas ?
- J'aimerais pouvoir dire que je le revois quand je ferme les yeux, que je revois son visage, son sourire. Je voudrais dire que j'entends le son de sa voix quand il m'appelle pour l'aider avec un devoir, ou pour jouer avec lui et ses amis. Dis-je, alors que je fermais les yeux, le sourire aux lèvres, lentement.
Je me vois, qui tient la main à... Qui ? Cette sensation de chaleur est... Elle est... Terriblement désagréable. L'odeur de la fumée, l'odeur du feu, jamais celle de mon petit frère. Je ne peux même plus sentir la chaleur de sa peau, je ne peux rien sentir de lui, les flammes... Elles ont brûlés son identité, elles ont brûlés tout ce que j'avais de plus précieux en lui.
Mon sourire s'éteint très vite, mais les flammes perdurent. Et mes yeux larmoyants, embrasés, s'ouvrent enfin.
- Mais je ne vois rien d'autre que les flammes. Le 9 octobre 2041, je rentrais des cours, et je le vois jouer avec ses amis. Jouer à ce jeu stupide où y'a une balle et on doit se faire des passes après avoir tenté de faire le plus de jongles possibles... Les mots me manquent, ils s'arrachent à ma gorge, est-ce à ce point tabou ? Je veux juste dire ma vérité, seulement la dire, je ne veux plus être prisonnier de ce puit sans fond, duquel je tombe... Seul.
J'ai mal. Mes poings se serrent. Les flammes, les moldus, et quelle haine je voue au reste du monde. Cette douleur qui m'étreint... Elle n'est en rien chaleureuse. Elle aussi, odieuse, je la déteste.
Pourtant, c'est moi. Je me déteste plus que tout au monde. Ma faiblesse, mon impuissance, mon incapacité à réagir... Ma peur immonde, hideuse, répugnante.
Plus que tout au monde, je me déteste. Je me déteste de l'avoir perdu, je me déteste tellement d'avoir perdu son joyeux visage, ses doux mots, je me déteste de n'avoir plus rien de lui qui ne vive en moi.
Tout va bien ! Je suis quand même heureux de pouvoir rp
- Je suis stressé, j'ai toujours du mal à me confier sur le sujet, j'ai toujours trouvé ça assez inutile, mais ça me pèse vraiment. J'ai beau agir comme si ça ne m'atteignait pas, tout tourne, passe et finit toujours par ma famille. Il fallait qu'enfin ça sorte, qu'enfin il en parle, qu'enfin il puisse retirer les ronces de sa gorge, de son esprit, de ses rêves les plus secrets.
- En fait je voudrais surtout parler de mon plus jeune frère, peut-être de ma jeune sœur, vous la connaissez peut-être... Esmeralda Omniak, cheveux noirs, petite, mignonne et gentille... Cette description convient bien à Esmeralda. Il est peu probable cependant que la jeune Gryffondor aille voir la psychomage pour lui parler de ses problèmes, il est plus probable qu'elle la voit pour essayer de la réconforter avec du chocolat, à bien y penser, les deux Omniak sont vraiment radicalement différents, c'est toujours aussi étrange.
- Je me sens pas de parler de mes parents pour l'instant, et mes autres frères et sœurs c'est... C'est tout un sujet distinct, qui ne me torture pas. Pas autant que le reste à vrai dire.
Redose avait beaucoup à dire sur sa famille, chacun de ses membres était problématique à sa façon. Et chacun de ses membres était incompris à sa façon. Les seuls qui avaient su échapper à la violence de la famille Omniak étaient Mihai Omniak et Esmeralda Omniak, les petits derniers et les jumeaux de la famille.
Les autres avaient tous une particularité qui les rendaient compliqués à vivre. Alexandra Omniak exclut son entourage pour ne se consacrer qu'à elle, qu'à sa vie et son fiancée, son enfant également. C'est sans doute une bonne chose pour elle, mais pour ceux qui l'ont soutenu, pour ceux-là qui l'ont aimés, et qui ont été abandonnés, pour ceux-là beaucoup moins. Charlie Omniak pour sa part aime profondément, mais n'arrive pas à communiquer ni s'exprimer. Il prend tout sur lui et supporte le poids de sa famille, trop altruiste pour son propre bien. Elizabeth Omniak arrive par un maléfice inconnu, à combiner le pire et le meilleur de Charlie et Alexandra.
Quant au reste de la famille, elle est insoutenable. Le père et la mère n'ont de parents qu'un titre biologique. Les racines de leurs familles sont fondamentalement opposés. Et leurs familles d'ailleurs ne sont pas bien meilleurs qu'eux.
Il ne faudrait sans doute pas pousser bien loin, pour comprendre que jamais ils n'auraient pu s'entendre. Que jamais ils n'auraient dû s'entendre.
Dans ce chaos misérable, naît un enfant maudit que l'on ne se tane pas de ne connaître que trop.
Dans ce chaos misérable, naissent deux enfants bénis. Des enfants joyeux, bons, agréables et soucieux des autres. Des jumeaux du bonheur.
Redose Omniak n'aura jamais pu les comprendre, mais il les aimait, il les aime toujours. Ils ont été une ancre qui lui ont permis de ne pas se perdre dans une mer de colère et de haine, une mer qui pourtant représente d'une part son destin, et d'autre part son héritage le plus sérieux et le plus maudit.
Enfin, Redose desserra les dents. Calme, il ne devait pas penser à la psychomage, il devait se concentrer sur sa solitude. Se convaincre d'être seul, c'est le bon moment pour ouvrir son cœur, car il n'y a pas de meilleur moment que maintenant, maintenant que tu en as la force.
- Mon petit frère... Son nom était Mihai Omniak et je le revois presque toutes les nuits. C'était un garçon vraiment adorable. Et quand je le dis, je le pense vraiment.
Il n'était pas le plus intelligent, ni le plus fort fort, et certainement pas le plus courageux, mais il essayait toujours d'aider les autres même quand il pouvait pas, et... Fin. Il avait les efforts et la persévérance dans la peau. Il avait même du succès avec les filles. Le gryffon sourit légèrement.
Mihai était vraiment aimé lui. Son expérience de l'école, des moldus, de la société, tout était différent entre lui et Redose. Redose pour sa part n'avait jamais été que manipulé et harcelé, insulté, humilié et d'autres choses pires encore. Puis le gryffon renversa lentement la tendance, et devint une épée de Damoclès au-dessus de la tête des plus faibles, et des gens moins faibles.
Mihai pour sa part... C'était une bonne personne. Jamais il ne fut considéré comme un jouet, mais une personne avec qui l'on veut jouer. Tu te souviens, Redose, de comment il était ?
Quand il lâchait ta main en pleine balade, pour s'engager à aider des personnes âgées, des mères, et n'importe qui d'ailleurs, à porter leurs sacs de courses, combien même ils étaient légers comme tout ou bien trop lourd pour lui.
Quand tu pouvais pas te résoudre à lui faire la leçon lorsqu'il sacrifiait parfois quelques macaronis pour t'en faire un collier, ça t'enrageait qu'il puisse utiliser de la nourriture ainsi... Mais tu ne pouvais juste pas te résoudre à lui faire la morale.
Je suis sûr que tu t'en souviens, comment pourrais-tu oublier ces moments si précieux. À lui taper sur la tête lorsqu'il écrit soleil avec deux "l" pour la quatrième fois. À vider ton assiette dans la sienne lorsqu'il a encore faim. Ces moments si doux, Redose, c'était doux n'est-ce pas ? Tu t'en souviens, n'est-ce pas ?
- J'aimerais pouvoir dire que je le revois quand je ferme les yeux, que je revois son visage, son sourire. Je voudrais dire que j'entends le son de sa voix quand il m'appelle pour l'aider avec un devoir, ou pour jouer avec lui et ses amis. Dis-je, alors que je fermais les yeux, le sourire aux lèvres, lentement.
Je me vois, qui tient la main à... Qui ? Cette sensation de chaleur est... Elle est... Terriblement désagréable. L'odeur de la fumée, l'odeur du feu, jamais celle de mon petit frère. Je ne peux même plus sentir la chaleur de sa peau, je ne peux rien sentir de lui, les flammes... Elles ont brûlés son identité, elles ont brûlés tout ce que j'avais de plus précieux en lui.
Mon sourire s'éteint très vite, mais les flammes perdurent. Et mes yeux larmoyants, embrasés, s'ouvrent enfin.
- Mais je ne vois rien d'autre que les flammes. Le 9 octobre 2041, je rentrais des cours, et je le vois jouer avec ses amis. Jouer à ce jeu stupide où y'a une balle et on doit se faire des passes après avoir tenté de faire le plus de jongles possibles... Les mots me manquent, ils s'arrachent à ma gorge, est-ce à ce point tabou ? Je veux juste dire ma vérité, seulement la dire, je ne veux plus être prisonnier de ce puit sans fond, duquel je tombe... Seul.
J'ai mal. Mes poings se serrent. Les flammes, les moldus, et quelle haine je voue au reste du monde. Cette douleur qui m'étreint... Elle n'est en rien chaleureuse. Elle aussi, odieuse, je la déteste.
Pourtant, c'est moi. Je me déteste plus que tout au monde. Ma faiblesse, mon impuissance, mon incapacité à réagir... Ma peur immonde, hideuse, répugnante.
Plus que tout au monde, je me déteste. Je me déteste de l'avoir perdu, je me déteste tellement d'avoir perdu son joyeux visage, ses doux mots, je me déteste de n'avoir plus rien de lui qui ne vive en moi.
Tout va bien ! Je suis quand même heureux de pouvoir rp
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
La sixième séance
J'écoute, je le laisse m'expliquer, à son rythme, je ne prends même pas mon carnet dans les mains. Il prend le temps, je lui laisse et ne fait pas de bruit, bien consciente que la chose que je puisse lui offrir à ce moment est un semblant de solitude. Je crois que je l'ai compris, la solitude est la chose qui semble l'aider à parler et même si j'aurai aimé me dire qu'il apprécie me parler, cela me convenait. Je lui offrais un léger sourire lorsqu'il me décrivit sa sœur, il ne semblait pas se ressembler effectivement, pourtant dans cette description on ressentait toute une partie de l'amour qu'il pouvait ressentir pour elle.
Ce qu'il me racontait semblait lourd, très lourd, et je compris petit à petit ce que cela impliquait. Lorsqu'il se retrouva coincé et à court de mot, je ne pus que lui proposer ma présence, sans aucuns jugement. Je lui laissais le temps, s'il souhaitait aller plus loin ou simplement prendre le temps de digérer tout ça, prenant un petit paquet de mouchoir et en le déposant sur la table s'il en ressentais le besoin. J'encaissais avec lui en silence, puis s'il ne se sentait pas d'aller plus loin, je reprenais la parole, doucement. "Tu ne le revois peut-être pas, mais ton amour pour lui demeure inchangé. Je suis sûr que tu serais capable de me faire une description encore plus précise de lui que celle que tu m'as fais pour ta sœur." dis-je alors d'une voix douce, bien consciente que cela ne compenserait pas le deuil qu'il ne semblait avoir toujours pas fait.
"Est-ce que tu souhaite me parler de lui ? Ou alors de ce qu'il s'est passé ce jour là ? De ce que tu as ressenti ou de ce qu'il s'est passé par la suite ?" proposais-je alors, bien consciente que ce que je lui demandais pouvait être dur, et douloureux, mais également que la possibilité d'en parler n'arriverait probablement pas tous les jours.
Désolé pour cette affreuse attente... Merci pour la musique qui m'a beaucoup aidé à me mettre dedans
Ce qu'il me racontait semblait lourd, très lourd, et je compris petit à petit ce que cela impliquait. Lorsqu'il se retrouva coincé et à court de mot, je ne pus que lui proposer ma présence, sans aucuns jugement. Je lui laissais le temps, s'il souhaitait aller plus loin ou simplement prendre le temps de digérer tout ça, prenant un petit paquet de mouchoir et en le déposant sur la table s'il en ressentais le besoin. J'encaissais avec lui en silence, puis s'il ne se sentait pas d'aller plus loin, je reprenais la parole, doucement. "Tu ne le revois peut-être pas, mais ton amour pour lui demeure inchangé. Je suis sûr que tu serais capable de me faire une description encore plus précise de lui que celle que tu m'as fais pour ta sœur." dis-je alors d'une voix douce, bien consciente que cela ne compenserait pas le deuil qu'il ne semblait avoir toujours pas fait.
"Est-ce que tu souhaite me parler de lui ? Ou alors de ce qu'il s'est passé ce jour là ? De ce que tu as ressenti ou de ce qu'il s'est passé par la suite ?" proposais-je alors, bien consciente que ce que je lui demandais pouvait être dur, et douloureux, mais également que la possibilité d'en parler n'arriverait probablement pas tous les jours.
Désolé pour cette affreuse attente... Merci pour la musique qui m'a beaucoup aidé à me mettre dedans
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy