Les négatifs de notre adolescence
Recueil retraçant la scolarité de Gwendoleen Castle et Morgan Rosenwald, deux Serpentard de la promotion 2030.
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: TERMINE - : EN COURS
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InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Les négatifs de notre adolescence
Rentrée scolaire 2030.
Première année de Morgan & Gwen.
Première année de Morgan & Gwen.
« GRYFFONDOR ! »
Le mot résonna dans la Grande Salle comme un coup de tonnerre.
Morgan sentit son cœur s’arrêter, puis repartir à une vitesse folle. Ses paumes devinrent moites, sa gorge sèche. Un millier d’yeux se tournaient vers sa sœur — sa sœur jumelle — qui descendait de l’estrade avec un sourire ravi, les joues un peu rouges, les yeux brillants d’excitation. Arden venait d’être envoyée à Gryffondor.
Et tout à coup, Morgan ne voulait plus être là.
Elle ne voulait plus être une sorcière, plus être à Poudlard, plus entendre parler de magie. Elle voulait rentrer à la maison. Retrouver sa chambre, son lit, ses repères. Par Circée, elle aurait même accepté de supporter leur vieille préceptrice acariâtre et ses interminables leçons de maintien. Tout, plutôt que cette salle immense, étrangère, débordante de voix et de visages inconnus.
C’était trop.
Trop de bruit, trop de regards, trop de tout.
Elle n’avait jamais vu autant d’élèves - d'enfants et d'adolescents - rassemblés, jamais ressenti une telle pression. Et dans ce moment de chaos intérieur, une seule pensée la traversait : elle voulait être avec Arden. Comme toujours.
Depuis qu’elles avaient entendu parler de Poudlard, elles s’étaient inventé mille vies dans ses couloirs. Des histoires de fantômes, de potions interdites, de défis nocturnes. Des rêves naïfs mais pleins d’espoir. Elles n’avaient jamais réellement choisi une maison. Ce n’était pas important.
Tant qu’elles étaient ensemble.
Morgan tenta de ravaler sa panique.
Elle se redressa et prit place, à son tour, sur le tabouret, la tête haute. Hors de question de laisser quoi que ce soit paraître. Elle était la plus fière des deux. La plus rusée, la plus vicieuse, la plus imperturbable – la plus vilaine et tête brûlée, à en croire leur belle-mère. Elle finira avec les arriérés de Gryffondor, qu’elle avait dit – Morgan espérait désespérément que cette Vipère ait raison.
Mais à l’intérieur, tout tremblait.
Tout se fissurait.
"Gryffondor, Gryffondor, Gryffondor…" Elle le répétait en boucle, comme une prière adressée au vieux tissu poussiéreux qu’on venait de poser sur sa tête.
"Envoie-moi là-bas, sale loque, avec elle. Avec ma sœur."
Mais elle ne l’écoutait pas, ce choixpeau. Elle ne voulait pas entendre ce qu’il murmurait à son oreille. Elle voulait le faire taire. Le brûler. L’arracher de sa tête. Elle aurait voulu pouvoir le jeter au sol et fuir en courant.
Elle voulait qu’il dise Gryffondor.
Mais il ne dit pas Gryffondor.
« SERPENTARD ! »
Le monde s’écroula.
Elle n’entendit même pas les applaudissements. Ses oreilles bourdonnaient. Un cri silencieux résonnait dans sa tête :
NON.
Non. Non. Non, non, non…
Elle resta figée une seconde. Puis elle se leva, lentement, avec une contenance parfaite. Une statue. Une reine.
Pas une larme. Pas un battement de cil.
Elle descendit les marches d’un pas assuré, digne, et marcha vers la table des verts et argents, aussi calme qu’elle le pouvait — alors qu’à l’intérieur, tout se déchirait.
Elles l’avaient imaginé, ce scénario. Elles s’étaient promis que ça irait. Ce n’était qu’un détail, pas vrai ?
Mais là, maintenant, ce n’était plus une hypothèse. C’était réel.
Et c’était insupportable.
Poudlard, qu’elles avaient tant rêvé, devenait tout à coup immense, glacé, hostile.
Morgan n’aimait pas ça. Elle n’aimait pas les visages qui se tournaient vers elle, les regards curieux, indifférents ou peu-importe.
Elle venait de prendre une décision définitive : elle détestait les visages.
Et surtout, elle détestait ce choixpeau.
Elle le maudissait.
Elle maudissait Poudlard.
Et en s'approchant de la table de sa fichue maison, elle ne savait même pas où s’asseoir.
@Gwendoleen Castle, j'espère que cela te convient
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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Les négatifs de notre adolescence
J'avais des étoiles pleins les yeux, j'étais enfin à Poudlard. Après en avoir tant entendu parler, après en avoir tant rêvé j'y étais vraiment. Je devais avoir l'air quelque peu idiote avec ce sourire béat et mon regard qui passait d'une chose à l'autre sans vouloir vraiment s'arrêter. J'avais été parmi les premières à être appelées, jusque là c'était logique étant donné que ton nom de famille commençait par un C. Je dois avouer que je n'avais aucune attente particulière en terme de maison. Certaines de mes amies avaient une idée bien arrêtée sur la maison dans laquelle elles voulaient aller, parfois pour être dans la même que certaines de leurs amies d'années supérieures, ou bien parfois dans la même que celle de leurs parents mais moi je m'en moquais. Pas que je ne considères pas la maison comme importante, bien au contraire j'avais conscience de la place majeure qu'aurais ma maison dans ma vie mais je me disais que mes attente ne changeraient rien au résultat, que j'avais beau en vouloir une plus qu'une autre au final le résultat serait le même.
Puis j'avais cette chance de n'avoir aucune pression concernant ma maison de la part de mes parents, je ne savais même plus exactement ou ils avaient été répartis lors de leurs jeunes années au château. Concernant mes amies certaines j'aimerais beaucoup être répartie avec elles mais dans tous les cas je me ferais d'autres amies si ce n'était pas le cas, ce serait justement l'occasion de créer du lien avec 'd'autres personnes, de faire des rencontres. Quand le choixpeau annonça serpentard je ne savais pas exactement comment réagir. La maison avec une certaine réputation mais peut être que tout ça était faux ? Je verrais bien. J'étais donc une des premières à être répartie et je regagnais les tables sous les applaudissements des membres de la maison, de ma maison.
Les minutes passaient et les autres élèves de ma promotion étaient répartis parmi les quatre maisons, des applaudissement s'élevaient des tables correspondantes à chaque nouvelle annonce et je me joignais à eux de bon cœur. Malheureusement mes seules connaissances ont été réparties à Serdaigle et à Gryffondor mais comme je me le disais plus tôt c'est l'occasion de rencontrer du monde, d'ailleurs je vais commencer maintenant, avec la jeune fille qui vient de s'installer près de moi. Elle n'a pas l'air commode mais ce n'est pas ça qui va me freiner
«Et bah tu en tires une tête, le choixpeau à mangé ta joie de vivre ou quoi ?Tu es pas contente d'être là ?»
Comment est ce que quelqu'un pouvait tirer la tronche un jour comme celui là ? Je ne comprenais pas, tout était tellement parfait
Puis j'avais cette chance de n'avoir aucune pression concernant ma maison de la part de mes parents, je ne savais même plus exactement ou ils avaient été répartis lors de leurs jeunes années au château. Concernant mes amies certaines j'aimerais beaucoup être répartie avec elles mais dans tous les cas je me ferais d'autres amies si ce n'était pas le cas, ce serait justement l'occasion de créer du lien avec 'd'autres personnes, de faire des rencontres. Quand le choixpeau annonça serpentard je ne savais pas exactement comment réagir. La maison avec une certaine réputation mais peut être que tout ça était faux ? Je verrais bien. J'étais donc une des premières à être répartie et je regagnais les tables sous les applaudissements des membres de la maison, de ma maison.
Les minutes passaient et les autres élèves de ma promotion étaient répartis parmi les quatre maisons, des applaudissement s'élevaient des tables correspondantes à chaque nouvelle annonce et je me joignais à eux de bon cœur. Malheureusement mes seules connaissances ont été réparties à Serdaigle et à Gryffondor mais comme je me le disais plus tôt c'est l'occasion de rencontrer du monde, d'ailleurs je vais commencer maintenant, avec la jeune fille qui vient de s'installer près de moi. Elle n'a pas l'air commode mais ce n'est pas ça qui va me freiner
«Et bah tu en tires une tête, le choixpeau à mangé ta joie de vivre ou quoi ?Tu es pas contente d'être là ?»
Comment est ce que quelqu'un pouvait tirer la tronche un jour comme celui là ? Je ne comprenais pas, tout était tellement parfait
DDM de Serdaigle : Mars 2051 -
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Les négatifs de notre adolescence
Finalement, l’enfant avait trouvé une place sur un banc qui lui semblait déjà bien trop rempli.
Poudlard n’avait pas assez de budget pour des chaises ? Et pour des tables assez grandes pour ne pas se sentir comme une allumette dans sa boîte pleine ? Que tout cela finisse vite, priait-elle, alors qu’elle fixait son assiette, plus nauséeuse qu’affamée.
Nauséeuse et en colère.
Apeurée.
Figée.
Contente d’être là ? Morgan se répéta les derniers mots de sa voisine, et à vrai dire, les seuls mots auxquels elle avait vraiment prêté attention. Elle n’avait même pas tourné la tête. Ce n’était pas de la mauvaise volonté — enfin, pas uniquement. C’était surtout qu’elle craignait de croiser un regard. Un sourire peut-être, ou pire, un air de pitié. Elle n’en voulait pas. Pas maintenant. Pas alors qu’elle se battait pour rester entière.
« Hm. »
Morgan tourna légèrement les yeux finalement. Juste assez pour apercevoir une masse de cheveux clairs et une expression pétillante.
Elle avait l’air… heureuse. Vraiment heureuse. Enfin, qu'est-ce qu'elle pouvait en savoir du bonheur de toute façon ? Un frisson remonta dans le dos de la nouvelle Serpentard, glacial.
« Tu poses souvent des questions idiotes, ou c’est spécial pour aujourd’hui ? » demanda-t-elle sans émotion, d’un ton calme, presque poli.
C’était cruel. Et elle le savait.
Mais c’était aussi un bouclier.
Son regard retourna à son assiette, toujours intacte. Elle ne se sentait pas mieux après cette pique. Pas fière non plus. Juste… protégée, un instant.
Elle sentait les battements de son cœur dans ses tempes.
Arden était loin, à l’autre bout de la salle, mais elle nous plus elle n’arrivait à la regarder, ou à simplement essayer.
Et même si elle ne voulait pas l’admettre, une toute petite part d’elle espérait que cette fille assise à côté — l’importune, la solaire, l’étrangère — n’allait pas se taire. Pas encore. Pas tout de suite.
« Désolée. »
Poudlard n’avait pas assez de budget pour des chaises ? Et pour des tables assez grandes pour ne pas se sentir comme une allumette dans sa boîte pleine ? Que tout cela finisse vite, priait-elle, alors qu’elle fixait son assiette, plus nauséeuse qu’affamée.
Nauséeuse et en colère.
Apeurée.
Figée.
Contente d’être là ? Morgan se répéta les derniers mots de sa voisine, et à vrai dire, les seuls mots auxquels elle avait vraiment prêté attention. Elle n’avait même pas tourné la tête. Ce n’était pas de la mauvaise volonté — enfin, pas uniquement. C’était surtout qu’elle craignait de croiser un regard. Un sourire peut-être, ou pire, un air de pitié. Elle n’en voulait pas. Pas maintenant. Pas alors qu’elle se battait pour rester entière.
« Hm. »
Morgan tourna légèrement les yeux finalement. Juste assez pour apercevoir une masse de cheveux clairs et une expression pétillante.
Elle avait l’air… heureuse. Vraiment heureuse. Enfin, qu'est-ce qu'elle pouvait en savoir du bonheur de toute façon ? Un frisson remonta dans le dos de la nouvelle Serpentard, glacial.
« Tu poses souvent des questions idiotes, ou c’est spécial pour aujourd’hui ? » demanda-t-elle sans émotion, d’un ton calme, presque poli.
C’était cruel. Et elle le savait.
Mais c’était aussi un bouclier.
Son regard retourna à son assiette, toujours intacte. Elle ne se sentait pas mieux après cette pique. Pas fière non plus. Juste… protégée, un instant.
Elle sentait les battements de son cœur dans ses tempes.
Arden était loin, à l’autre bout de la salle, mais elle nous plus elle n’arrivait à la regarder, ou à simplement essayer.
Et même si elle ne voulait pas l’admettre, une toute petite part d’elle espérait que cette fille assise à côté — l’importune, la solaire, l’étrangère — n’allait pas se taire. Pas encore. Pas tout de suite.
« Désolée. »
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Les négatifs de notre adolescence
Elle en tirait une de ces tronches, je dois avouer que je ne comprenais vraiment pas comment il était possible de faire la tête un soir comme celui là. Qu'on soit originaire du monde moldu ou du monde sorcier le jour de la répartition était forcément un jour de fête, la découverte du château, des maisons et puis des gens qui allaient faire partie de sa vie pour les sept prochaines années au moins. Moi en tout cas j'étais surexcitée à l'idée de découvrir tout ça mais visiblement ce n'était pas le cas de la jeune fille aux cheveux noirs qui avait prit place à mes côtés.
J'avais gentiment tenté d'ouvrir la conversation et de comprendre pourquoi elle avait une face d'enterrement mais visiblement elle était aussi aimable que ce qu'elle laissait croire c'est à dire pas du tout.
«Oula moi je voulais juste discuter mais laisses tomber je vais me faire voir.» J'avais conservé ma joie de vivre moi, je ne l'avais pas enterré dans le parc du château contrairement à ma camarade et si elle voulait faire la tête un jour aussi important que celui là c'était son droit mais elle n'allait certainement pas m'empêcher de profiter du moment. Si elle voulait être désagréable et passer à soirée à faire du boudin elle le ferait toute seule, il y avait encore beaucoup d'autres personnes autour de la table et je suis certaine que je réussirais à trouver au moins une personne sympa qui voudra bien discuter avec moi sans m'insulter.
Je tournais la tête en fronçant les sourcils à la recherche de quelqu'un qui aurait l'air un petit peu plus sympathique mais avant que je trouve ce que j'étais entrain de chercher j'entendis un petit mot d'excuse venant de ma droite. Je ne la connaissais pas mais de ce qu'elle m'avais laissé voir de sa personnalité sur les dernières minutes je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit du genre à s'excuser, alors je pouvais au moins faire honneur à ce qui semblait être un effort conséquent et je me tournais de nouveau vers elle.
«T'inquiète pas c'est pas bien grave» je dois avouer que j'étais encore un petit peu amère mais toutes les personnes qui nous entouraient étaient plus âgées et je n'osais pas réellement aller les aborder alors autant discuter avec elle. «Pourquoi tu fais la tête ? Tu es pas contente de rentrer à Poudlard ?» Cette possibilité était pour moi inenvisageable étant donné que j'attendais de rentrer à l'école depuis plusieurs années maintenant mais il devait bien y avoir une raison qui viendrait expliquer cette humeur massacrante un jour ou tout devrait être parfait selon moi.
J'avais gentiment tenté d'ouvrir la conversation et de comprendre pourquoi elle avait une face d'enterrement mais visiblement elle était aussi aimable que ce qu'elle laissait croire c'est à dire pas du tout.
«Oula moi je voulais juste discuter mais laisses tomber je vais me faire voir.» J'avais conservé ma joie de vivre moi, je ne l'avais pas enterré dans le parc du château contrairement à ma camarade et si elle voulait faire la tête un jour aussi important que celui là c'était son droit mais elle n'allait certainement pas m'empêcher de profiter du moment. Si elle voulait être désagréable et passer à soirée à faire du boudin elle le ferait toute seule, il y avait encore beaucoup d'autres personnes autour de la table et je suis certaine que je réussirais à trouver au moins une personne sympa qui voudra bien discuter avec moi sans m'insulter.
Je tournais la tête en fronçant les sourcils à la recherche de quelqu'un qui aurait l'air un petit peu plus sympathique mais avant que je trouve ce que j'étais entrain de chercher j'entendis un petit mot d'excuse venant de ma droite. Je ne la connaissais pas mais de ce qu'elle m'avais laissé voir de sa personnalité sur les dernières minutes je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit du genre à s'excuser, alors je pouvais au moins faire honneur à ce qui semblait être un effort conséquent et je me tournais de nouveau vers elle.
«T'inquiète pas c'est pas bien grave» je dois avouer que j'étais encore un petit peu amère mais toutes les personnes qui nous entouraient étaient plus âgées et je n'osais pas réellement aller les aborder alors autant discuter avec elle. «Pourquoi tu fais la tête ? Tu es pas contente de rentrer à Poudlard ?» Cette possibilité était pour moi inenvisageable étant donné que j'attendais de rentrer à l'école depuis plusieurs années maintenant mais il devait bien y avoir une raison qui viendrait expliquer cette humeur massacrante un jour ou tout devrait être parfait selon moi.
DDM de Serdaigle : Mars 2051 -
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
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Les négatifs de notre adolescence
Elle ne pouvait pas dire ce qu’elle pensait.
Morgan n’était pourtant pas du genre à se taire — on ne cessait de lui reprocher, depuis l’enfance, cette langue trop acérée et ce tempérament trop prompt à mordre. Mais il y avait une différence entre défier l’autorité de sa marâtre entre les murs clos de la maison familiale et se livrer à une inconnue, blonde et trop enthousiaste, sur un ressentiment informe.
Et même si elle avait osé… que serait-elle censée dire ? Qu’elle détestait Poudlard ? Non — qu’elle le haïssait, soudainement. Cet endroit qu’elle avait idéalisé, rêvé, attendu pendant des années. Qu’elle ne voulait pas être à Serpentard ? Elle ne savait comment elle se sentait par rapport à cela en particulier. La seule chose qui lui importait, c’est qu’elle avait l’impression qu’on lui avait arraché quelque chose sans lui demander son avis. Poudlard était censé être merveilleux. Poudlard était censé être avec Arden. Pas comme ça. Pas séparées.
Elle se mordit l’intérieur de la joue, sentant cette drôle de chaleur monter dans sa poitrine, lente et désagréable. Morgan inspira profondément avant de répondre, presque lasse.
« Si… bien sûr. »
Une pause.
« C’est juste que je ne pensais pas qu’ils utilisaient un chapeau poisseux et sénile pour décider de toute une scolarité. »
Elle serra légèrement les doigts sur le bord de la table.
« Il a envoyé ma sœur à Gryffondor. »
Elle aurait pu y être aussi, quand bien même on lui avait rabâché qu'il s'agissait de la maison de l'idiotie et de la honte. Elle l’avait supplié, même. Mais non.
Le choixpeau avait tranché.
Et quelque chose, au fond d’elle, sifflait déjà.
Morgan n’était pourtant pas du genre à se taire — on ne cessait de lui reprocher, depuis l’enfance, cette langue trop acérée et ce tempérament trop prompt à mordre. Mais il y avait une différence entre défier l’autorité de sa marâtre entre les murs clos de la maison familiale et se livrer à une inconnue, blonde et trop enthousiaste, sur un ressentiment informe.
Et même si elle avait osé… que serait-elle censée dire ? Qu’elle détestait Poudlard ? Non — qu’elle le haïssait, soudainement. Cet endroit qu’elle avait idéalisé, rêvé, attendu pendant des années. Qu’elle ne voulait pas être à Serpentard ? Elle ne savait comment elle se sentait par rapport à cela en particulier. La seule chose qui lui importait, c’est qu’elle avait l’impression qu’on lui avait arraché quelque chose sans lui demander son avis. Poudlard était censé être merveilleux. Poudlard était censé être avec Arden. Pas comme ça. Pas séparées.
Elle se mordit l’intérieur de la joue, sentant cette drôle de chaleur monter dans sa poitrine, lente et désagréable. Morgan inspira profondément avant de répondre, presque lasse.
« Si… bien sûr. »
Une pause.
« C’est juste que je ne pensais pas qu’ils utilisaient un chapeau poisseux et sénile pour décider de toute une scolarité. »
Elle serra légèrement les doigts sur le bord de la table.
« Il a envoyé ma sœur à Gryffondor. »
Elle aurait pu y être aussi, quand bien même on lui avait rabâché qu'il s'agissait de la maison de l'idiotie et de la honte. Elle l’avait supplié, même. Mais non.
Le choixpeau avait tranché.
Et quelque chose, au fond d’elle, sifflait déjà.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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