Jean Michel et la quête du saucisson perdu
19 Juin 2050 - 21h30
Coucou Rapeltout avec @Reece Ingham
Coucou Rapeltout avec @Reece Ingham
Le banquet de fin d'année s'était tenu la veille, remettant la coupe des quatre maisons aux mains de Poufsouffle. Demain, le Poudlard express partirait du château avec à son bord les centaines d'élèves sur la route de chez eux. Alizée y serait, comme tous. Elle appréhendait ce moment, une nouvelle vie débuterait bientôt pour elle, une nouvelle vie loin d'Aberdeen et de son "cher" paternel.
Alizée était nostalgique. Il y a deux heure elle s'était vu servir le dernier dîné de l'année. À la rentrée prochaine, elle serait d'ores et déjà en troisième année. Alors comment ne pas l'être ? Comment ne pas être nostalgique ? Elle se souvenait encore de la première fois qu'elle avait franchi les grandes portes de l'école. Elle se souvenait de ses révisions de première année. Elle se souvenait de ses professeurs qui étaient partis et de ceux qui étaient restés. Elle se souvenait de tout. Et l'ensemble de ce qu'elle avait vécu lui paraissait si lointain et si proche à la fois. Alors oui, elle était nostalgique.
Et pendant que ce sentiment l'envahissait petit à petit, elle décida de gravir les interminables marches du château pour aller dans la tour d'astronomie. Cela faisait un bout de temps qu'elle n'y avait pas mis les pieds. En deuxième année, elle n'avait pas eu cette matière, alors en dehors de ses escapades, elle n'avait que peu de raisons d'y aller.
Pourtant, elle aimait beaucoup cet endroit. Proches du ciel, des astres. Avec une vue imprenable sur tout le château. C'était un bon endroit pour penser. C'était calme et silencieux, loin de tout ce monde qui s'agitait en permanence. Bien qu'elle s'était faite à cette vie remplie de mouvement, prendre des moments pour souffler, c'était toujours agréable.
Et pour ça, quoi de mieux que de s'installer au niveau des créneaux qui la séparaient du vide ? Bras croisé sur la pierre, le regard tourné vers les cieux, Alizée soupira. Un long souffle, froid, las, un soupir expulsant temporairement toutes ses pensées parasites. Se vider la tête une dernière fois avant de sauter dans l'inconnue dès le lendemain.
La solitude de cet instant lui permettait de réfléchir : pourquoi n'avait-on pas astronomie en deuxième année ? C'était idiot. Ça éloignait les élèves de cette pratique, ils pouvaient en oublier les bases ou bien s'en désintéresser. C'était étrange de faire une coupure comme ça. Si elle en avait l'occasion un jour Alizée interrogerait sûrement monsieur Ingham à ce sujet. Et en attendant ce jour, elle retournait le problème dans sa tête, cherchant une réponse par elle-même, comme elle le faisait si bien.
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Après le dîner, Reece avait passé quelques instants en salle commune, profitant des dernières heures de l'année durant lesquelles les élèves la faisaient vibrer. Dès le lendemain, elle serait vide. Il ne l'avait encore jamais découverte dans sa version uniquement peuplée de tableaux, et cela avait quelque chose d'amusant, n'ayant jamais ne serait-ce qu'envisagé cette possibilité du temps où il était élève. Malgré sa position de professeur au sein de l'école, il ne pouvait parfois s'empêcher de ressentir une impression d'interdit, une impression de ne pas être à sa place où de fréquenter un endroit où il ne devrait pas se trouver. Mais ces pensées étaient bien souvent rapidement balayées par l'instant présent. Et dans le présent, la salle commune était toujours le témoin de l'activité des élèves, qui profitaient dans une ambiance chaleureuse de leur dernière soirée avant de rentrer chez eux.
Une fois Pedr de retour au cinquième étage, Reece s'était éclipsé en direction de la tour d'Astronomie, non sans lui assurer de revenir sous peu pour lui permettre de profiter de sa dernière soirée. Même si Gryffondor avait une odeur de vacances, il avait désormais besoin de s'en éloigner. Trop d'élèves concentrés au même endroit, trop de brouhaha, il lui fallait prendre l'air. Et son domaine, la tour qui était à la fois son lieu de travail et son échappatoire, l'appelait à la nuit tombée. Gravissant les marches à vive allure, c'était devenu une habitude, l'anglais arriva finalement au sommet. Et sans faire le moindre détour, ni par sa salle, ni par son bureau, il se dirigea immédiatement vers une coursive extérieure attenante à la zone d'observation. Aussitôt la porte ouverte, un vent frais vint l'embrasser. Enfin, il respirait.
Mais alors qu'il s'attendait à ne pas croiser âme qui vive, une forme humaine se dessinait dans l'obscurité, là, juste sur la pierre, à quelques mètres de lui. Surpris, et quelque peu déçu de croiser quelqu'un quand il imaginait un instant de solitude, il s'approcha un peu, avant de distinguer plus précisément le visage d'une jeune élève.
— Bonsoir Miss. Vous ne profitez pas de votre dernière soirée avec vos camarades ?
Une fois Pedr de retour au cinquième étage, Reece s'était éclipsé en direction de la tour d'Astronomie, non sans lui assurer de revenir sous peu pour lui permettre de profiter de sa dernière soirée. Même si Gryffondor avait une odeur de vacances, il avait désormais besoin de s'en éloigner. Trop d'élèves concentrés au même endroit, trop de brouhaha, il lui fallait prendre l'air. Et son domaine, la tour qui était à la fois son lieu de travail et son échappatoire, l'appelait à la nuit tombée. Gravissant les marches à vive allure, c'était devenu une habitude, l'anglais arriva finalement au sommet. Et sans faire le moindre détour, ni par sa salle, ni par son bureau, il se dirigea immédiatement vers une coursive extérieure attenante à la zone d'observation. Aussitôt la porte ouverte, un vent frais vint l'embrasser. Enfin, il respirait.
Mais alors qu'il s'attendait à ne pas croiser âme qui vive, une forme humaine se dessinait dans l'obscurité, là, juste sur la pierre, à quelques mètres de lui. Surpris, et quelque peu déçu de croiser quelqu'un quand il imaginait un instant de solitude, il s'approcha un peu, avant de distinguer plus précisément le visage d'une jeune élève.
— Bonsoir Miss. Vous ne profitez pas de votre dernière soirée avec vos camarades ?
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
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Nan, décidément, c'était absurde, ne pas avoir astronomie, c'était idiot. Qui avait bien pu prendre cette décision ? Miss Montmort ? Ou quelqu'un d'autre ? Peut-être que, plutôt que de questionner monsieur Ingham à ce sujet, elle devrait directement s'adresser à la direction ? Enfin bon, avant d'avoir l'occasion de croiser la directrice pour lui parler de la gestion de son école tout en étant prise au sérieux, elle avait le temps.
Bien trop concentrée sur sa réflexion, elle en oubliait le monde autour. Une armée aurait pu débarquer, qu'elle ne l'aurait pas remarqué. Aussi, un grand frisson de surprise la parcourut lorsqu'elle entendit une voix l'interpeller. Elle tourna sa tête en direction de l'individu, faisant mine de rien. Bien vite, elle reconnut monsieur Ingham. Décidément, quand on parle du loup, il n'est jamais très loin. Cette coïncidence amusa intérieurement l'enfant qui regarda avec attention le professeur qu'elle n'avait que peu côtoyé depuis son arrivée, avant de se décider à répondre.
- Et vous monsieur ? Vous ne profitez pas avec vos élèves de cette dernière soirée ? Répondit-elle calmement.
Alizée n'était pas du genre à avoir beaucoup d'amis, elle se serait sûrement sentie très seule au milieu du brouhaha de la salle commune, ça lui aurait sans aucun doute rappelé la solitude qui l'entourait. Solitude qui, avant son entrée à l'école, ne l'avait jamais dérangé, ébranlé. Pourtant, aujourd'hui, c'était différent. La Serpentard préférait une réelle solitude, choisie, sans personne autour, plutôt que ce sentiment indescriptible qu'elle ressentait quand il y avait des gens autour. Quand ces personnes paraissaient à la fois si proches et si loin à la fois. Quand il y avait du monde, elle semblait ne jamais trouver sa place, comme si tout fonctionnait mieux sans elle et que sa présence n'importait que peu. L'isolement, comme actuellement, était mille fois plus agréable. Se sentir seul au monde, c'était beaucoup moins blessant que de se sentir seule avec du monde autour.
Alors "profiter" avec ses camarades, très peu pour elle. Elle ne se sentirait jamais en sécurité dans cet environnement au sein duquel elle ne savait toujours pas quel était son rôle, sa place, son utilité.
Bien trop concentrée sur sa réflexion, elle en oubliait le monde autour. Une armée aurait pu débarquer, qu'elle ne l'aurait pas remarqué. Aussi, un grand frisson de surprise la parcourut lorsqu'elle entendit une voix l'interpeller. Elle tourna sa tête en direction de l'individu, faisant mine de rien. Bien vite, elle reconnut monsieur Ingham. Décidément, quand on parle du loup, il n'est jamais très loin. Cette coïncidence amusa intérieurement l'enfant qui regarda avec attention le professeur qu'elle n'avait que peu côtoyé depuis son arrivée, avant de se décider à répondre.
- Et vous monsieur ? Vous ne profitez pas avec vos élèves de cette dernière soirée ? Répondit-elle calmement.
Alizée n'était pas du genre à avoir beaucoup d'amis, elle se serait sûrement sentie très seule au milieu du brouhaha de la salle commune, ça lui aurait sans aucun doute rappelé la solitude qui l'entourait. Solitude qui, avant son entrée à l'école, ne l'avait jamais dérangé, ébranlé. Pourtant, aujourd'hui, c'était différent. La Serpentard préférait une réelle solitude, choisie, sans personne autour, plutôt que ce sentiment indescriptible qu'elle ressentait quand il y avait des gens autour. Quand ces personnes paraissaient à la fois si proches et si loin à la fois. Quand il y avait du monde, elle semblait ne jamais trouver sa place, comme si tout fonctionnait mieux sans elle et que sa présence n'importait que peu. L'isolement, comme actuellement, était mille fois plus agréable. Se sentir seul au monde, c'était beaucoup moins blessant que de se sentir seule avec du monde autour.
Alors "profiter" avec ses camarades, très peu pour elle. Elle ne se sentirait jamais en sécurité dans cet environnement au sein duquel elle ne savait toujours pas quel était son rôle, sa place, son utilité.
Jean Michel et la quête du saucisson perdu
Visiblement, la jeune élève semblait tout aussi surprise que le professeur de croiser quelqu'un au sommet de la tour d'Astronomie à la veille des vacances. Il allait sans dire que la plupart des habitants du château se laissaient aller à une dernière soirée qui avait quelques airs de fête. Sans doute la joie pour la plupart d'entre eux de laisser derrière eux les murs froids de Poudlard, mêlée à l'absence de conséquences en cas de soirée un peu trop longue, si ce n'était un peu de fatigue au moment de monter dans le Poudlard Express. En définitive, croiser une élève en dehors de sa salle commune, quelques dizaines de minutes avant le couvre-feu, et seule de surcroît, n'avait rien d'une évidence.
La question qui lui fut retournée sans la moindre réponse amusa le professeur. Après tout, elle était sans doute là pour les mêmes raisons que lui. L'appel de la solitude et du silence. Et si elle ne voulait pas s'exprimer à ce sujet, le professeur ne comptait pas lui tirer les vers du nez.
— Oh, croyez-moi qu'ils ont au contraire dû être ravis de me voir quitter la salle commune. Pas de directeur de maison dans les pattes pour venir jouer les trouble-fêtes pour leur dernière soirée de l'année, il n'y a probablement aucun élève à Gryffondor qui regrette ma présence en ce moment.
Sauf peut-être les préfets. Avec un peu de chance, les élèves de Godric sauraient se montrer conciliants avec Pedr pour sa dernière soirée en tant que préfet de la maison. Et puis, dans le pire des cas, Reece avait indiqué aux tableaux de la salle commune où il se rendait. Si besoin de faire passer un message il y avait, l'anglais saurait le réceptionner.
Ne souhaitant pas déranger la jeune élève qui, après tout, était probablement venue chercher le calme et la vue imprenable sur la voûte céleste, l'anglais s'éloigna de quelques pas avant de prendre appui et de se hisser sur la partie la plus basse d'un créneau, puis de s'y asseoir. Sa main chercha machinalement le paquet de cigarettes qui se trouvaient au creux d'une poche de sa robe de sorcier. Une fois sorti, il se ravisa toutefois. Il n'était pas seul.
La question qui lui fut retournée sans la moindre réponse amusa le professeur. Après tout, elle était sans doute là pour les mêmes raisons que lui. L'appel de la solitude et du silence. Et si elle ne voulait pas s'exprimer à ce sujet, le professeur ne comptait pas lui tirer les vers du nez.
— Oh, croyez-moi qu'ils ont au contraire dû être ravis de me voir quitter la salle commune. Pas de directeur de maison dans les pattes pour venir jouer les trouble-fêtes pour leur dernière soirée de l'année, il n'y a probablement aucun élève à Gryffondor qui regrette ma présence en ce moment.
Sauf peut-être les préfets. Avec un peu de chance, les élèves de Godric sauraient se montrer conciliants avec Pedr pour sa dernière soirée en tant que préfet de la maison. Et puis, dans le pire des cas, Reece avait indiqué aux tableaux de la salle commune où il se rendait. Si besoin de faire passer un message il y avait, l'anglais saurait le réceptionner.
Ne souhaitant pas déranger la jeune élève qui, après tout, était probablement venue chercher le calme et la vue imprenable sur la voûte céleste, l'anglais s'éloigna de quelques pas avant de prendre appui et de se hisser sur la partie la plus basse d'un créneau, puis de s'y asseoir. Sa main chercha machinalement le paquet de cigarettes qui se trouvaient au creux d'une poche de sa robe de sorcier. Une fois sorti, il se ravisa toutefois. Il n'était pas seul.
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
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La réponse de monsieur Ingham peina quelque peu Alizée. Après tout, les professeurs étaient certes des figures d'autorités, mais aussi des exemples, des mentors et surtout des sorciers qui étaient passés par les mêmes étapes que les élèves. En clair, Alizée les considérait tout à fait capables, pour la plupart, de faire la "fête" et de s'amuser avec leurs étudiants. Elle imaginait notamment merveilleusement bien Monsieur Charleston un plat de cookies à la main, en train de rigoler à on ne sait quelle blague absurde. Mais bon, ce n'était pas le professeur de botanique qui était devant elle, mais celui d'astronomie. Elle le connaissait mal, ne l'avait jamais eu en cours et n'avait eu que peu d'échos le concernant. Peut-être que Lance avait pu l'évoquer une fois ou deux vu que c'était son directeur de maison, mais la fillette n'en avait pas souvenir.
Il avait l'air, certes, un peu solitaire, mais pas méchant pour autant. Au contraire. La Serpentard aimait bien ce que le professeur dégageait. Il semblait calme, réfléchit, quoiqu'un peu fatigué, mais cela ne faisait rien.
Elle le regarda s'éloigner pour s'assoir sur l'un des créneaux. Il parut chercher quelque chose dans sa poche, sans le trouver. Alizée détourna le regard pour observer le ciel, laissant ainsi passer un moment de silence, un moment de calme.
Elle réfléchissait encore plus sur ces questionnements précédents maintenant qu'elle avait le principal concerné à ses côtés. Que pensait-il de tout cela ? La cadette des Melrose hésita. D'un côté, elle ne voulait pas déranger l'enseignant, mais de l'autre, qui sait quand est-ce qu'elle aurait de nouveau une occasion de pouvoir discuter ainsi avec lui ? Alors, elle se décida et reprit la parole.
- Excusez moi. Je peux vous poser une question ? Commença-t-elle avant de marquer une courte pause. Pourquoi n'a-t-on pas astronomie en deuxième année ? Je veux dire, je ne trouve pas cela très cohérent et je me demandais s'il y avait des raisons spécifiques derrière ce choix.
Elle avait de nouveau tourné la tête vers monsieur Ingham. Plantant de cette façon son regard froid sur les yeux du professeur. Elle voulait une réponse. Et bien qu'elle ne voulait pas paraitre insistante ou autre, elle trouverait le moyen d'obtenir ce qu'elle cherchait.
Il avait l'air, certes, un peu solitaire, mais pas méchant pour autant. Au contraire. La Serpentard aimait bien ce que le professeur dégageait. Il semblait calme, réfléchit, quoiqu'un peu fatigué, mais cela ne faisait rien.
Elle le regarda s'éloigner pour s'assoir sur l'un des créneaux. Il parut chercher quelque chose dans sa poche, sans le trouver. Alizée détourna le regard pour observer le ciel, laissant ainsi passer un moment de silence, un moment de calme.
Elle réfléchissait encore plus sur ces questionnements précédents maintenant qu'elle avait le principal concerné à ses côtés. Que pensait-il de tout cela ? La cadette des Melrose hésita. D'un côté, elle ne voulait pas déranger l'enseignant, mais de l'autre, qui sait quand est-ce qu'elle aurait de nouveau une occasion de pouvoir discuter ainsi avec lui ? Alors, elle se décida et reprit la parole.
- Excusez moi. Je peux vous poser une question ? Commença-t-elle avant de marquer une courte pause. Pourquoi n'a-t-on pas astronomie en deuxième année ? Je veux dire, je ne trouve pas cela très cohérent et je me demandais s'il y avait des raisons spécifiques derrière ce choix.
Elle avait de nouveau tourné la tête vers monsieur Ingham. Plantant de cette façon son regard froid sur les yeux du professeur. Elle voulait une réponse. Et bien qu'elle ne voulait pas paraitre insistante ou autre, elle trouverait le moyen d'obtenir ce qu'elle cherchait.
Jean Michel et la quête du saucisson perdu
Plutôt que de s'adonner à une pause riche en nicotine, l'anglais appuya sa tête contre la pierre du créneau et leva les yeux vers le ciel. Celui-ci était dégagé, et les conditions d'observations seraient sans doute idéales durant la nuit, sans avoir besoin de s'encombrer de lentilles adaptées. Toutefois, Reece n'était pas certain d'avoir envie de passer la nuit les yeux rivés sur un objectif. Malgré son besoin de se retrouver seul, une certaine forme de nostalgie s'emparait de lui. C'était la première fois qu'il vivait une dernière soirée à Poudlard depuis... Sa dernière soirée à Poudlard, à la fin de sa scolarité. Le professeur n'était pas vraiment certain de ce que l'absence de vie au château provoquerait chez lui au delà de la curiosité qu'il ressentait à ce stade, mais de toute évidence, il n'allait pas tarder à le découvrir.
Peut-être retournerait-il en salle commune avant que tous les élèves n'aillent se coucher ? Regretterait-il de ne pas passer plus de temps avec ses élèves avant qu'ils ne s'en aillent pendant deux mois entiers ? Son besoin d'air frais commençait doucement à se transformer en une forme de culpabilité et de peur de manquer quelque chose. Il n'eut toutefois pas le temps de se laisser aller à ses pensées que la voix de la jeune élève parvint à nouveau à ses oreilles. Le professeur tourna la tête dans sa direction, hochant la tête pour lui confirmer qu'il était enclin à l'écouter.
Puis il laissa malgré lui échapper un soupir. Cette question, elle n'était pas la première à lui poser, et lui-même entretenait un certain nombre de griefs à l'égard de la façon dont les enseignements d'Astronomie étaient répartis dans les différents cursus de Poudlard.
— Je n'ai pas de réponse particulière à vous apporter, malheureusement. Ce n'est pas un choix de ma part.
Il était dans ses projets de discuter de cela avec la direction de Poudlard, mais n'avait pas véritablement osé aborder le sujet lors de son arrivée au château. Sans doute tenterait-il de tâter le terrain à la rentrée ? En attendant, bien que sa position de professeur entraînait la nécessité de conserver une posture mesurée, il ne prévoyait pas de nier ce qu'il pensait réellement, quitte à ce que ses paroles aillent à l'encontre des décisions de ses collègues.
— Néanmoins, je pense que la suppression des cours en deuxième année est une erreur. L'année étant décisive dans le choix de filière et d'options, proposer un choix basé uniquement sur les enseignements de première année... Effectivement... C'est dommage.
Peut-être retournerait-il en salle commune avant que tous les élèves n'aillent se coucher ? Regretterait-il de ne pas passer plus de temps avec ses élèves avant qu'ils ne s'en aillent pendant deux mois entiers ? Son besoin d'air frais commençait doucement à se transformer en une forme de culpabilité et de peur de manquer quelque chose. Il n'eut toutefois pas le temps de se laisser aller à ses pensées que la voix de la jeune élève parvint à nouveau à ses oreilles. Le professeur tourna la tête dans sa direction, hochant la tête pour lui confirmer qu'il était enclin à l'écouter.
Puis il laissa malgré lui échapper un soupir. Cette question, elle n'était pas la première à lui poser, et lui-même entretenait un certain nombre de griefs à l'égard de la façon dont les enseignements d'Astronomie étaient répartis dans les différents cursus de Poudlard.
— Je n'ai pas de réponse particulière à vous apporter, malheureusement. Ce n'est pas un choix de ma part.
Il était dans ses projets de discuter de cela avec la direction de Poudlard, mais n'avait pas véritablement osé aborder le sujet lors de son arrivée au château. Sans doute tenterait-il de tâter le terrain à la rentrée ? En attendant, bien que sa position de professeur entraînait la nécessité de conserver une posture mesurée, il ne prévoyait pas de nier ce qu'il pensait réellement, quitte à ce que ses paroles aillent à l'encontre des décisions de ses collègues.
— Néanmoins, je pense que la suppression des cours en deuxième année est une erreur. L'année étant décisive dans le choix de filière et d'options, proposer un choix basé uniquement sur les enseignements de première année... Effectivement... C'est dommage.
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever