L’envol PV : Élicia Caldin

[PV : @Élicia Caldin]

Lundi 20 juin 2050
16 heures


Arriére-cour - Deuxiéme étage

Gabryel claqua la porte du dortoir, non sans un dernier regard sur son lit. Une bulle de spleen paraissait entourer le garçon. Une contradiction pesante habitait à la fois son corps et son esprit. Il y avait une forme de légèreté encrée dans chacun de ses gestes, tandis qu’une force écrasante accablait son cœur. Le Rouge et Or quittait cet endroit pour la dernière fois. Il ne parvenait pas à réaliser complètement ce qui se jouait. Son esprit refusait d’abdiquer. En remplissant sa malle, quelques heures auparavant, il se surprit encore à penser qu’il pliait ses vêtements pour le temps d’un été. Il y avait cette fois-ci pourtant glissé tout ce qu’il possédait, et ne laissa rien derrière lui.

Tandis qu’il descendait l’escalier en direction du Hall, il croisa de nombreux visages d’élèves dont il sut ne plus revoir un grand nombre d’entre eux avant un bon moment. Le Gryffon s’était lié d’amitié avec des apprentis sorciers de tous les âges. Certains participeraient à la prochaine rentrée de septembre. Lui non. Des dizaines de prénoms lui revinrent à l’esprit, associés à de formidables moments passés ensemble. Il observa les tableaux accrochés aux murs, non sans mélancolie. Certains portraits le saluèrent, où lui souhaitèrent bonne chance pour la suite. Nick Quasi Sans Tête le survola, et lui lança joyeusement : « À bientôt Monsieur Fleurdelys ! ». Le garçon sourit. Savoir que certains éléments immuables ne bougeraient jamais d’ici réchauffa un peu son âme.

La veille, Gabryel s’était rendu au Petit Chalet. Après avoir arpenté le chemin de roseaux menant à l’une des rives, il s’était encore une fois hissé sur la passerelle de sa cabane à l’aide de la corde, puis observé une dernière fois l’étendue grise du Lac noir, d’où dominaient au-delà les majestueux arbres de la forêt interdite, surplombés du château, éclatant dans son écrin de pierres lumineuses. C’était au cœur de ce saule pleureur, niché entre ses larges branches, qu’il avait par le passé pansé ses blessures, offrant à sa soif de solitude de précieux moments de paix contemplative. Ici aussi avait-il partagé avec Aelle les plus précieux moments de sa courte vie, subjugué par sa beauté fracassante. Avant de quitter la construction de bois bâtie de ses propres mains, le Gryffon grava quelques mots sur le tronc de l’arbre :
À toi je souhaite de trouver ici la même paix intérieure. G-F

Pour l’heure, l’agitation habituelle des jours de départ avait envahi le hall d’entrée. Nombreux se souhaitaient de bonnes vacances, quelques sourires chaleureux et mains sur son épaule dissipèrent quelque peu sa morosité. Alors qu’il franchissait la porte de la Grande Salle, Gabryel rebroussa chemin. Il lui fallait impérativement se rendre quelque part une dernière fois. Comme pris d’un vital besoin de fuir la foule, il grimpa à nouveau les marches de l’escalier. Au second étage, il arpenta les couloirs déserts, pour déboucher sur une arrière-cour discrète. Elle n’était pas très grande. Les murs autour étaient percés de fenêtres, et quelques bancs formaient un cercle en son centre. Des plantes grimpaient le long des piliers de pierre. En face, un garde-fou ouvrait sur les montagnes et la forêt à perte de vue. À cet endroit précis, Aelle lui avait mandaté sa première leçon de sortilège. Une pensée emplit son cœur. Le garçon avait dû s’y reprendre à deux fois pour formuler un Avifors correct. C’est ce jour-là que la Poufsouffle avait pris la décision de le prendre sous son aile. Gabryel s’installa sur l’un des bancs, dos à l’entrée, et s’adonna à l’un de ses précieux moments de rêverie.

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Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

L’envol PV : Élicia Caldin
LUNDI 20 JUIN 2050 - SEPTIÈME ANNÉE
DEUXIÉME ÉTAGE - ARRIÈRE COUR


Sept années. Sept années étaient - presque - passées depuis qu'elle avait mis un pied dans cette école. Et aujourd'hui, elle s'apprêtait à tourner cette page de sa vie, pour toujours.
Où qu'elle pose son regard, Élicia voyait les fantômes de sa vie passée ici.
Cette armure qu'elle avait vu bouger. Ce tableau avec lequel elle avait déjà interagit. Ce couloir près de la salle de Défense Contre les Forces du Mal, où un Serpentard de premier année était tombé, une fois, un jour de fin d'hiver. Le début d'une amitié particulière. Cet autre couloir où elle était tombée elle, deux ans plus tard, et que ce même Serpentard l'avait aidée à se relever. Le souvenir d'une lettre rose sur laquelle ses amies et elle avaient notés les noms de garçons qu'elles trouvaient mignons. Le bal où tout avait basculé, l'attaque des Néos-Mangemort et son besoin de protéger les autres qui l'avait poussé à intégrer le Merlin, plusieurs mois plus tard. Le QG de l'organisation qui prenait la poussière depuis maintenant près de trois ans. Cette salle où Ethan les avait recruté, Lumah et elle. Cette même salle où elle s'était battue avec une rouquine au sujet d'un garçon qu'elle avait aimé. Ou qu'elle avait pensé aimé, elle ne savait plus. C'était si longtemps auparavant.
A travers les fenêtres du château, elle apercevait au loin le stade de Quidditch. Son début dans l'équipe des Hel's, la dispute avec Lumah qui en avait découlé parce que sa meilleure amie n'avait pas été sélectionnée. Une année de match et de vol, un plaisir qui n'avait fait que gonfler, même après son départ de l'équipe. Puis sa découverte des duels en compagnie de Brett, l'amitié qu'ils avaient tissés avant que ce sentiment grandisse, se transforme en tout autre chose. Son premier copain, sa première relation. Son premier baiser, son premier... Tout.
Il y avait cet escalier, lorsqu'elle s'était reposée sur l'épaule d'un ami un soir après le couvre-feu après un cauchemar particulièrement effrayant. La soirée du Tournoi du Dominion passée avec ses cousins, la terreur et l'insécurité qu'ils avaient partagés. Et puis il y avait eu le programme Amico, sa rencontre avec sa correspondante à Poudlard, sa découverte de Beauxbâtons avec son ami et les retrouvailles avec les deux correspondantes. Avec la cheffe du Merlin. Sa première chevauchée sur un Abraxan et l'intérêt qui en découlait depuis.

Sept années bien remplies. Et voilà qu'elles touchaient à leur fin. Et quoi qu'elle fasse, où qu'elle aille... chaque souvenir la suivait, bien trop poignant pour son cœur meurtri, débordant de nostalgie. Ce sentiment de ne pas avoir assez profité de ses années. Ce sentiment de quitter son foyer, cette école dans laquelle elle avait tout vécu. L'amour et la souffrance, le bonheur et la peur, les rencontres et les aurevoirs.

Élicia avait fait sa valise aux côtés de Lumah, et la présence de sa meilleure amie lui avait permis de garder la tête hors de l'eau un peu plus longtemps. Pourtant, le gouffre s'ouvrait dans son cœur à mesure que le temps passait, que chaque minute l'approchait au voyage du retour. Ses yeux avaient parcouru chaque centimètre carré de sa chambre pour en graver tous les détails, même si ses affiches, ses plantes et ses cadres ne s'y trouvaient plus. Le drap défait, le rideau ouvert et l'armoire vide déchiraient un peu plus ce vide qui s'installait. Bientôt, elle le sentait, elle déborderait. Et lorsqu'elle lâcherait prise...

La jeune sorcière s'était retrouvée dans le flot ininterrompu d'élèves prêts à quitter le château pour les vacances. Ou pour la vie. A jamais derrière ses murs.

Poudlard n'était plus sa maison.

Élicia avait prévenu Lumah et sa famille qu'elle les rejoignait plus tard, qu'elle devait faire un dernier truc avant le départ.
Ses yeux cherchèrent malgré elle des connaissances. N'importe qui. Même Brett. Elle chercha Lylas, Megan, Edmund. Miss Jenkins. Aliosus. Comme pour se raccrocher à une ancre avant que celle-ci ne l'entraine dans les profondeurs.

Lorsqu'elle fut seule, à l'abri du brouhaha incessant des élèves qui se promettaient de s'écrire ou de s'inviter, Élicia passa une main dans ses boucles, ramena ses cheveux en arrière...et fondit en larme.
Derrière ses yeux clos, chaque image, chaque souvenir du château venaient la hanter, enfermant son cœur dans cette boucle infernale.

Alors elle se mit à courir, ignorant tout ce qui se trouvait sur son chemin, pleurant de plus belle à chaque souvenir qui revenait comme pour la torturer d'autant plus. Comment les autres faisaient ils tous pour ne pas ressentir cette absence qui se creusait déjà, alors même qu'elle était toujours dans le château ?

Élicia arriva finalement au deuxième étage, et ses pieds prirent machinalement la direction d'un endroit qu'elle n'avait que très peu visité. Voir peut-être jamais, elle ne savait plus. Qu'importait, ici, elle n'avait rien vécu de notable. Ici, ses fantômes la laissaient tranquille.

Ses yeux embués cachait de sa vue tout ce qui se trouvait là, à part la forme flou du garde-fou et des montagnes plus loin. Elle voyait tout juste le vert des plantes qui grimpaient le long des parois, ne remarqua même pas les bancs et encore moins le jeune homme qui se trouvait là.
La jeune sorcière se laissa seulement glisser contre le mur de pierre, face aux montagnes, et se laissa enfin sombrer, ses larmes dévalant ses joues dans un flot incessant.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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Adossé à la rambarde froide du balcon, il laissa échapper un long souffle le long de ses lèvres. Baignée de la lumière à la promesse d’un splendide mois de juillet, la vallée semblait retenir son souffle avec lui. Devant ses yeux, le Lac Noir s’étendait, vaste miroir frémissant sous la caresse du vent. La surface, tantôt d’un bleu profond, tantôt parcourue d’éclats argentés, reflétait les nuages qui passaient paresseusement, comme s’ils voulaient prendre leur temps. On devinait parfois une ombre fugace, comme le souvenir d’un secret qu’il ne lui appartiendrait désormais plus de percer.

Plus loin, la lisière de la Forêt interdite s’assombrissait, impénétrable. Les cimes noircies se balançaient doucement, et chaque bruissement de feuilles semblait posséder une histoire que seuls les arbres connaissaient. Cette masse sombre contrastait avec la clarté de l’après-midi, comme une frontière entre l’inconnu d’un avenir proche, et les mystères laissés derrière lui.

Un parfum d’herbe montait des pelouses, mêlé à l’écho lointain des cris d’oiseaux. Tout semblait à la fois familier et irréel. C’était le même paysage qu’il avait contemplé tant de fois depuis son arrivée, mais aujourd’hui, il le voyait avec d’autres yeux : ceux d’un élève devenu ancien, qui devait désormais quitter ces pierres, ces tours, et ce panorama qui avait bercé ses années d’apprentissage.

Le cœur serré, il comprit que ce balcon, ce moment, scellait la fin d’un chapitre et l’ouverture d’un autre. Mais il sentit aussi la promesse silencieuse que Poudlard ne quitterait jamais vraiment ceux qui l’avaient un jour appelé leur « chez eux ».

Un froissement léger troubla le silence. Gabryel se retourna, surpris que ce balcon, qu’il croyait sien pour un instant de solitude, abrite une autre présence. À quelques pas de lui, adossée maladroitement contre la pierre, Élicia Cardin avait glissé jusqu’au sol. Ses genoux ramenés contre elle, les bras serrés autour, elle fixait un point invisible devant elle.

Gabryel la connaissait à peine. Ils avaient partagé des cours, croisé leurs regards parfois dans les couloirs, échangé quelques mots convenus lors d’examens pratiques. Rien de plus. Pourtant, à cet instant, il n’y avait rien d’anodin dans la courbe voûtée de ses épaules, dans ce souffle lourd qu’elle laissait échapper, ni sur le contour humide de ses cils. Il lui sembla que le poids de la fin pesait sur elle aussi.

Un instant, il hésita. Laisser ce moment lui appartenir, ou briser le silence ? Il se sentit étrangement solidaire, comme si leur solitude respective se reflétait soudain l’une dans l’autre. Il eut l’impression qu’ils se trouvaient tous deux suspendus dans cet instant, ni encore partis, ni vraiment présents.

Il s’approcha de quelques pas, sans la brusquer.
D’une voix douce, presque incertaine :

- Tu… tu vvvoulais être seule peut-être ?

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

L’envol PV : Élicia Caldin
Comment était sa vie avant Poudlard déjà ? C'était si lointain... Elle était si petite à son arrivée... Elle avait si peu de souvenirs qui remontaient de l'avant Poudlard. Le visage de ses parents, quelques moments à jouer avec Raphael ou contempler Emma qui était encore qu'un petit bébé. Tout le reste, elle l'avait appris ici. Elle avait grandit à Poudlard, s'était découverte au château. Avait évoluée aux côtés de Lumah et des amis qu'elle s'était fait ici.

Comment pouvait-elle tourner la page d'un chapitre qui avait duré la moitié de sa vie aussi vite ? Comment partir sans se retourner ? Comment supporter l'idée qu'elle ne reviendrait plus jamais ?
Au fil des années, certaines choses lui étaient devenues habituelles. Retrouver son lit sous alcôve dans le dortoir des Poufsouffle, s'installer dans son pouf favori dans la salle commune avec Lumah pour se raconter leur journée. S'asseoir à sa table au petit déjeuner et se servir en bacon et gaufre pour se préparer à une belle journée de cours. Découvrir les premiers années à chaque rentrée, revoir le choixpeau les répartir, se rappeler ce qu'elle avait elle-même ressenti lorsqu'il avait touché sa tête.

Élicia donnerait absolument tout ce qu'elle avait pour remonter le temps à cette soirée là.

Revenir sept années en arrière et tout revivre comme si c'était la première fois. Elle donnerait tout pour rester au château et ne plus jamais en sortir, continuer d'y apprendre. Continuer de se balader dans les couloirs, de dessiner dans le parc ou de s'entraîner avec son balai lorsque le terrain était libre.

Jamais elle n'aurait pensé que le temps passait si vite. Mais voilà que tout s'était accéléré, et avec les révisions des ASPICS elle n'avait pas le sentiment d'avoir suffisamment profité de ses derniers instants au château.
Et alors que les minutes filaient devant elle, la rapprochant seconde après seconde du moment fatidique du départ, son cœur creusait dans sa poitrine un vide qu'elle imaginait sans fond.
Perdre quelqu'un était une douleur si forte.
Mais perdre sa maison l'était tout autant. Peut-être même encore plus dévastateur.

Ou alors c'était juste elle, bien trop nostalgique, trop émotive. Trop tout. Et voilà que ses émotions toujours puissantes avaient pris la forme d'un flot intarissable de larmes.

Élicia avait laissé sa tête tomber contre ses genoux, son front appuyé dessus. Ses cheveux avaient glissé autour de sa tête, cachant son visage et ses larmes. Lui cachant à elle la présence du jeune homme.
Concentrée à chasser ses souvenirs qui revenaient toujours plus nombreux dans son esprit, le bruit de ses sanglots englobant tout le reste, la jeune sorcière mit un moment à comprendre qu'on s'était adressé à elle.

Elle releva donc son visage rougit par les larmes pour voir... Gabryel. Un camarade de classe. Qu'elle côtoyait depuis... Eh bien, sept années. Ces sept dernières années...
Et pourtant elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de converser avec. Enfin, si, lors d'exercices ou au détour d'un couloir, mais finalement elle ne le connaissait pas du tout. Seulement son nom, sa maison - ancienne maison... - et... eh bien vraiment pas grand chose.
Peut-être se rappelait-elle d'autre chose, mais à cet instant précis, elle n'arrivait à se souvenir de rien. Trop de pensées tourbillonnaient dans son esprit, et aucune sur laquelle elle voulait s'attarder. Juste ne penser à rien, tout oublier même un instant...

Élicia sécha machinalement ses larmes, tentant tant bien que mal de sourire au jeune homme.

- Non... non c'est... bon. Tu peux.. rester.

Au moins avec lui, elle ne revivait pas un de ses moments du château qui lui manquait déjà. C'était douloureux certes mais discuter avec un autre, ou même se retrouver à côté lui apportait un soutien qu'elle n'avait pas envisagé. Elle aurait pu rester seule, mais était-ce réellement le dernier souvenir qu'elle voulait du château ?

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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L’envol PV : Élicia Caldin
Il ne répondit pas, parce qu’il sentait que les mots auraient été de trop. Il y avait des moments de tristesse que l’on ne devait pas chercher à apaiser avec des questions maladroites. Le Gryffon se contenta de s’approcher doucement, comme quand on entre dans la chambre d’un enfant qui dort. Il prit place à côté d’elle sur la pierre froide. Pendant un petit moment, il resta là en silence, les jambes repliées, les bras posés sur ses genoux à regarder les montagnes.

Au loin, les voix des élèves leur parvenaient portées par le vent. Le soleil illuminait les rebords cette petite arrière cour en traçant sur le sol des ombres, comme des histoires du passé. Gabryel ne regarda pas Élicia car il ne voulait pas lui donner le sentiment qu’il observait sa peine. Il savait trop bien ce que cela faisait d’être surpris au moment où l’on n’avait plus la force parler. Alors il resta simplement présent et silencieux à ses côtés. Ce n’était pas grand-chose, il le savait, mais ça suffisait parfois pour que l’autre se sente moins seul.

Après un long moment, il glissa les doigts dans sa besace posée prés de lui. Il y sentit quelques objets personnels : Un morceau de parchemin plié, sa vielle plume, le galet offert par son copain Serpy Adrien Law, puis finit par trouver le rond qu’il cherchait . Il le sortit. C’était un petit cercle de bois clair, pas plus gros que la paume de sa main. Le bord était déjà lissé, comme s’il l’avait préparé. De son autre main, il sortit le précieux petit canif de son grand-père maternel. La lame brilla un peu sous la lumiére du ciel. Gabryel posa le cercle contre son genou, et commença à travailler le bois du bout de sa lame.

Avec patience et au son d’un léger crissement, il creusa les premières lignes. Des petits morceaux de copeaux se répandirent sur la pierre. Peu à peu, sous ses doigts, le château de Poudlard se dessina, ses tours fines et irrégulières, ses toits pointus et ses murailles. Puis avec une application minutieuse, il sculpta la silhouette d’un lion fier et calme, bien connu des élèves Gryffondor. L’Écossais souffla doucement sur le bois pour chasser la poussière. Il observa son ouvrage quelques secondes avant de faire un petit trou au sommet du cercle. Il rangea la lame, fouilla dans sa poche arrière toujours remplie de trucs divers et variés, et en dénicha une fine lanière de cuir. Il la passa dans l’ouverture avec un petit nœud solide. Il tourna légèrement la tête vers Élicia.

- Je m’en suis fait un aussi, cccomme un petit souvenir de Poudlard. Pour garder quelque chose avec moi, quoi, même quand je serai loin.

Il baissa les yeux vers le médaillon, puis le lui tendit pudiquement à la demoiselle.

- Je m’suis dit que tu ppppourrais en avoir un, toi aussi. Comme ça, tu auras toujours un petit morceau d’ici autour de ton cou quand tu auras envie...

Un sourire fragile mais sincere se dessina sur ses lèvres.

- Tu sais, Élicia… Les maisons, tout ça, ça ne disparaît pas vraiment quand on les quitte. La nnnotre pourra venir avec toi !

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Toutes mes excuses pour ce délai…

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
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L’envol PV : Élicia Caldin
C'était donc ça, partir pour de bon ? Lorsque l'esprit réalise que tout est vraiment terminé, même si ça fait des mois qu'il en a plus ou moins conscience.
Comme si le fait de savoir qu'elle allait se prendre un sort n'enlevait en rien l'impact et la douleur qu'il lui apportait, alors même qu'elle l'attendait. Alors même qu'elle se pensait prête à le recevoir.
Et voilà, dernier jour, dernière heure au château. Appuyée, en larme, contre ce mur de pierre qu'elle ne connaissait pas. Un endroit où elle n'était encore jamais allé.

Jamais plus elle ne mettrait un pied dans son dortoir. Ni dans la si lumineuse salle commune des Poufsouffle. Plus jamais elle ne dînerait dans la Grande Salle, ni ne se baladrait autour du lac, ou près de la cabane du garde chasse. Plus jamais elle n'observerait la forêt interdite en se demandant ce qu'elle pourrait y trouver. Plus jamais elle ne volerait sur le terrain de Quidditch qui l'avait accueilli comme joueuse des années auparavent.

Mais elle n'était pas seule. Ce camarade qu'elle connaissait à peine était avec elle, et il n'était jamais trop tard pour faire connaissance. N'est-ce pas ?
Élicia glissa sa main sur ses joues, effaçant la trace humide des larmes qui y avait coulé. Des larmes qui recouleraient, elle le savait. Dans le Poudlard Express qui les récupereraient bientôt. A la maison, dans sa nouvelle maison, avec Smiriti lovée contre son coeur.

Comme si la boursouflette avait attendu cet instant pour apparaître, elle se glissa contre sa jambe, sauta sur son ventre. La rouquine posa une main douce sur la boule de poils, un faible sourire venant chatouiller ses lèvres.
Gabryel s'était assis à côté d'elle, sans rien dire. Elle l'observa un instant, reconnaissante par sa simple présence, par cette manière d'être là sans pour autant la faire sentir ridicule ou insignifiante. Juste là. En soutien. Il ne la forçait pas à parler, pas plus qu'il ne la forçait à l'entendre.

Elle finit par détourner son regard. Droit devant elle, la jeune sorcière observait les collines, les montagnes qui entouraient le château. La nostalgie revint, forte. Plus jamais elle ne verrait ces paysages. Cette vallée si belle qu'elle avait eu l'occasion de voir mainte et mainte fois du haut des différentes tours de Poudlard, mais aussi depuis le dos d'une gargouille au moment d'un coucher de soleil au moi de février. Ou était-ce mars ? Elle n'était plus sûre. C'était pourtant si récent.

Les caresses qu'elle apportait à Smi' l'apaisait doucement. Les larmes s'arrêtèrent à ses yeux, mais ne coulèrent pas. Pas encore.
Puis le Gryffondor sortit de son sac un morceau de bois et un petit couteau. Intriguée, elle le regarda faire. Dessiner dans le bois.
Elle avait déjà vu Maxence le faire quelques fois. Castiel aussi, quand il était encore à Poudlard. Si elle savait dessiner et peindre, la sculpture était un art qu'elle ne connaissait pas. Elle le trouvait pourtant fascinant, loin d'être aisé, et était impressionnée par le coup de main du jeune homme. Poudlard apparut rapidement, puis il s'attaqua à ce qui ressemblait à un animal. Sans être sûre au début, elle comprit rapidement qu'il s'agissait d'un lion, et non d'un blaireau.

Cette observation la fit sourire.

Élicia l'observait toujours sans rien dire tandis qu'il trouait l'oeuvre en haut, et ajoutait un fin lacet de cuir pour le porter.
Gabryel se tourna vers elle, et brisa le silence. Elle chercha du regard un lacet de cuir similaire autour du cou, mais ne remarqua rien. Peut-être se trouvait-il sous son t-shirt.
Finalement le jeune homme lui tendit son oeuvre, un léger sourire timide se dessinant sur son visage. Avait-il peur qu'il ne lui plaise pas ?

De sa main libre, la rousse récupéra le présent, répondant au Gryffondor par un doux sourire.

- C'est très gentil, merci beaucoup.

Elle le glissa autour de son cou, puis observa le pendentif de bois contre la paume. Son sourire s'agrandit, puis elle se tourna vers son camarade.

- Tu sais faire ça depuis longtemps ?

A cet instant, la fatalité du départ était presque sorti de sa tête, éclipsé par l'élan de gentillesse du jeune homme. Son coeur était toujours lourd, mais son esprit était plus léger, comme si le petit pendentif agissait comme un patronus en la protégeant de ses sombres pensées.
Elle quittait Poudlard, mais Gabryel avait raison, Poudlard ne la quitterait pas.

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L’envol PV : Élicia Caldin
Lorsque la Poufy installa le petit pendentif autour de son cou, le Gryffon ne put retenir son sourire. Il avait un instant craint que son présent paraisse un peu stupide aux yeux d’Élicia. Ce n’était qu’un tout petit morceau de bois sculpté rapidement, et pas un bijou précieux que l’on pouvait parfois trouver dans les boutiques du Chemin de Traverse. Pourtant, il lui sembla que le médaillon avait fait plaisir à la jeune fille, effaçant un peu ses larmes.

À la question d’Élicia, le Rouge et Or baissa les yeux vers le canif qu’il tenait entre ses doigts. Timidement, il se gratta l’arrière du crâne, comme à chaque fois qu’il se trouvait un peu gêné.

- J’ai toujours aimé bricoler des trucs avec mes mains. Construire, ou juste fabriquer des choses qui ne servent pas forcément à grand-chose.

Il lâcha un rire amusé, tout en tournant distraitement l’ustensile entre ses doigts. Le manche chromé portait des marques du temps, et quelques fines rayures couraient le long de la lame.

- C’est le canif de mon grand-père maternel. Enfin, je ne l’ai ppppas connu. C’est ma mère qui me l’a donné.

Il ne chercha pas à s’expliquer davantage. Cet objet était un peu comme un petit morceau de son histoire familiale, passé par des mains moldues pour finir entre les siennes, et ça lui suffisait.

- Sculpter, ça me permet de m’évader un peu. Quand je fais ça, je ne pense plus trop à ce qu’il y a autour. Je me concentre juste sur le bois, et j’essaie de ne pas me couper un doigt.

Un nouveau sourire passa sur son visage. Il rangea l’objet dans sa besace, avec les autres accumulés au fil des années. Il retira d’un revers de la main quelques copeaux de bois restés sur son pantalon, puis observa à nouveau le paysage. Les montagnes se dessinaient à l’horizon, dans une douce lumière claire, et le vent faisait trembler les plantes grimpantes de la terrasse. Gabryel suivit des yeux un nuage par-delà le lac. Il grava dans sa mémoire ce dernier moment de sérénité que lui offrait Poudlard. Après un instant de contemplation, son regard revint vers le pendentif. Une pensée lui traversa l’esprit.

- Je m’excuse pour le lion… J’aurais dû faire un blaireau… Mais je ne sais pas graver les blaireaux. J’ai essayé une fois, et ça ressemblait plutôt à un castor mmmalade. Alors j’ai préféré faire le lion de ma maison. C’était moins risqué.

Il baissa les yeux vers ses chaussures, le rouge aux joues. Il n’avait pas juste offert à Élicia un souvenir de Poudlard, mais aussi un petit morceau de son propre passage ici. Troublé, le garçon resta silencieux. Des voix d’élèves résonnaient depuis les étages inférieurs, suivies de claquements de quelques portes, et de malles traînées dans les couloirs. Le départ se rapprochait. Gabryel observa Élicia du coin de l’œil.

- Je suis un peu désolé aussi, Élicia…

Il tritura nerveusement ses doigts devant lui.

- Je vvveux dire… Qu’on n’ait pas été plus proches pendant toutes ces années. C’est vrai, on a passé sept ans dans la même école, on a suivi les mêmes cours, et au final, je ne connais presque rien de toi.

Il haussa les épaules.

- J’ai toujours été assez timide. Et même si j’ai souvent envie d’aller parler aux gens, je réfléchis trop longtemps… Et je suis trop pppudique.

Assis là auprès d’Élicia, avec les montagnes devant eux, il espéra au fond de lui que peut-être une nouvelle amitié commençait, alors même que tout prenait fin ici.

Gabryel Fleurdelys
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De ses yeux rougis par ses pleurs, Élicia observa Gabryel.

- Qui ne servent pas forcément à grand chose ? Au contraire moi je trouve que ça sert. C'est de l'art, alors forcément tu l'utilises pas comme tu utilises ta baguette. Mais ça fait réfléchir, ça te donne des sentiments. Ce cadeau que tu m'as fait est utile, il représente une rencontre inattendue dans un endroit particulier. C'est pas "pas grand chose".

C'était un peu comme ses dessins. Jamais quand elle dessinait, elle ne s'était dit "ça sert à rien". Ça servait à l'instant même où quelqu'un posait les yeux sur son oeuvre. Ça apportait une vision, un sentiment, propre à chacun. Et surtout ça lui servait, à elle, quand elle était tendue ou qu'elle s'ennuyait. Ça l'occupait. Ça lui permettait de canalyser ses émotions.

Il semblait être d'accord avec elle parce que la sensation qu'il lui décrivit derrière ressemblait en tout point à ses propres réflexions.

- C'est un beau cadeau. C'est chouette que tu l'utilises comme ça, je suis sûre que ton grand père serait content.

Le silence retomba. Moins lourd. Son esprit plus libre, plus apaisé qu'un peu plus tôt, la jeune sorcière reporta son regard sur le paysage à l'instar de Gabryel. Les nuages, les montagnes la vallée. Loin, très loin en contrebas, le lac qui se transformait en rivière et filait à l'horizon. Les forêts qui naissaient, certainement habitées par tout un tas de créature à ne pas croiser.
Elle caressait toujours Smiriti, cette petite présence rassurante qui l'avait suivi pendant la presque totalité de ses années à Poudlard. Ça lui déchirait le coeur à l'idée que, si elle intégrait la GEAD, la boursouflette ne puisse pas l'y suivre.

- Aucun soucis t'inquiètes, ça me rappelera notre rencontre comme ça ! Tu te débrouilles déjà vachement bien avec le château et le lion. Et la prochaine fois qu'on se verra tu me montreras le blaireau.

Elle lui adressa un regard entendu. Élicia n'avait aucune idée de si elle le reverrait ou pas, mais si ça pouvait lui donner envie de s'améliorer c'était toujours ça de gagné.

Les joues du jeune homme prirent une jolie teinte rosée. Celle qui, d'habitude, teintait ses propres joues. La jeune s'en amusa. C'était rare pour elle de voir quelqu'un rougir comme ça. Était-ce ça le sentiment que les autres éprouvaient quand ils la voyaient gênée ? Un peu d'amusement, et de la douceur sincère ?

- Aucun soucis Gabryel, répéta-t-elle. On avait chacun nos amis et nos occupations, c'est normal de pas être proche de tout le monde. Je ne suis pas venue te parler non plus, alors t'as pas de raison de t'excuser.

Elle balaya la coursive du regard, ignorant royalement le bruit des élèves prêts au départ loin. Ailleurs.

- Regarde, on a finit par avoir ce moment pour discuter. Un peu plus tard ou un peu plus tôt, ça n'aurait pas changé grand chose. Faut juste être contents qu'on ait eu cette occasion.

Après avoir tourné son visage vers lui, Élicia lui adressa un doux sourire. Puis elle lâcha Smiriti pour tendre sa main vers lui, comme si elle le saluait.

- Je commence ! Enchanté, moi c'est Élicia mais tu peux m'appeler Éli. Je suis à Poufsouffle. J'aime les duels, le dessin et la peinture magique. Et l'équitation aussi ! Et ça c'est Smiriti, ma boursouflette. Et toi ?

C'était bizarre, mais au point où ils en étaient... C'était qu'un jeu de plus. Et ça l'apaisait.

__


Patapé Aelle, Éli fait juste connaissance et est amicale :wise:
Gab, va pas t'imaginer plein de scénario pour me foutre sous le bus, j'te connais :roll:

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Red hair, the crown you never take off

L’envol PV : Élicia Caldin
La proposition d’Élicia était si spontanée qu’elle fit sourire l’Écossais. Ils avaient partagé les mêmes couloirs, les mêmes repas, des cours communs et stressé aux mêmes examens. Pourtant, ils se retrouvaient assis, encore quelques minutes avant de quitter définitivement Poudlard, à faire connaissance comme deux nouveaux élèves. Il y avait dans tout ça quelque chose d’attendrissant.

La jeune sorcière ne considérait pas qu’il était trop tard, ni que ces sept années à se côtoyer sans vraiment se connaître étaient définitivement perdues. Elle attrapait simplement l’instant, tournée vers l’avenir. Cette simplicité lui plut beaucoup. Gabryel tendit la main à son tour, et sourit lorsqu’il serra celle de sa camarade. Il posa son regard sur Smiriti, qui avait retrouvé sa place contre Élicia. La petite boule de poils méritait autant de considération que sa propriétaire.

Le Gryffondor lâcha les doigts de la Poufsouffle, et prit une inspiration. En général, parler de lui était une gêne. Il préférait écouter les autres, et leur poser quelques questions polies. Le Rouge et Or se gratta l’arrière du crâne en rougissant.

- Enchanté, Élicia… et Smiriti ! Moi, c’est Gabryel. Mais tu le savais déjà.

Son regard glissa sur le pendentif qu’il venait de lui confectionner.

- J’étais à Gryffondor. J’aime ffffabriquer des choses, me balader, et trouver des endroits où personne ne va jamais.

Le garçon laissa aller son regard sur le parc, et bien au-delà du lac et de la forêt interdite.

- J’aime écouter les gens, et je crois que je préfère les animaux aux grosses foules.

Le soleil perça les feuilles de lierre qui couvraient les murs de la terrasse.

- Je viens d’Écosse, et ma famille y possède un dddomaine terrien, avec des champs et des bois. Et j’ai aussi un chat, Moustache.

Il haussa les épaules, une moue amusée sur les lèvres.

- Voilà, maintenant, on se connaît officiellement !

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

L’envol PV : Élicia Caldin
Gabryel sembla apprécier son idée, car un joli sourire illumina son visage, et il lui serra la main sans hésiter.
Élicia reposa la sienne sur Smiriti qui restait plutôt calme, pour une fois. Comme si la boule de poils comprenait et ressentait la tristesse de sa maîtresse. Comme si elle comprenait ce qu'il se passait, ici dans ce petit couloir presque vide où deux grands enfants faisaient connaissance pour la première fois quelques minutes avant de quitter l'école et la maison qu'ils avaient foulé pendant sept années. Comme si elle comprenait que ces instants étaient les derniers qu'elle passerait entre ces murs, à jouer avec Moka - le chat de Lumah - ou avec les autres animaux de l'école. Comme si la boursouflette avait suffisamment de discernement pour comprendre tous les enjeux qui se déroulait à quelques pas de là, où les septièmes années disaient au revoir à leur école, prêts à tourner la page et découvrir un nouveau chapitre de leur vie.
Smiriti se blottit un peu plus contre Élicia comme pour lui apporter chaleur et soutient.

La rouquine écoutait son camarade se présenter. Il s'entendrait sûrement très bien avec Lyam s'il aimait tant les animaux. Les deux se ressemblaient dans cette douceur et cette timidité qui semblait les caractériser. Enfin, ce n'était qu'une première observation : elle ne connaissait pas suffisamment le Gryffondor pour se faire une idée précise de qui il était vraiment.

Ses lèvres gardaient ce doux sourire sur son visage tandis qu'elle l'écoutait. Il avait un chat aussi. Un domaine en Écosse. Poudlard n'avait pas dû changer son paysage tant que ça lorsqu'il était arrivé alors.
La jeune fille se garda bien de faire le moindre commentaire : il n'avait rien dit sur ce qu'elle avait dit d'elle-même, et cette discussion n'était pas un débat sur leur activité, sur leur passion. Il ne se présentait pas pour avoir l'avis de la jeune fille sur ce qu'il aimait.
Elle se contenta donc d'acquiesçer, touchée qu'il se sente suffisamment à l'aise pour dévoiler ces choses sur lui.

Finalement, elle se redressa et se leva, Smiriti courant autour de ses pieds. Puis se tourna vers le jeune homme.

- On se connaît officiellement, affirma-t-elle. Et je pense qu'il va être l'heure d'y aller. Pas que ça me dérangerait de rester dans le château tout l'été celà dit, mais je pense que ma famille paniquerait de pas me voir à la sortie du Poudlard-Express. On y va ?

Elle lui tendit la main pour l'aider à se relever.
Cette discussion n'avait peut-être pas effacé toute la tristesse qu'elle ressentait à l'idée de partir, mais elle avait tari ses larmes et lui avait redonné le sourire.

- Je suis contente d'avoir fait ta connaissance, même si c'était pas les meilleures conditions, ajouta-t-elle avec un sourire.

Et peut-être auraient-ils l'occasion de se recroiser et continuer de faire connaissance. Il avait l'air d'être charmant, une personne avec qui elle savait qu'elle pouvait bien s'entendre. Faire ce dernier trajet jusqu'au Hall vers ses amis et sa famille en sa compagnie lui faisait plaisir. C'était comme une transition entre deux pages, une nouvelle rencontre, un nouveau départ au moment où elle s'apprêtait à fermer un élément important de sa vie. Comme une petite lueur d'espoir dans ces nuages noirs.
Les larmes reprendraient, plus tard. Pour l'instant elle voulait profiter de l'éclaircie.

Je pense que c'est une fin pour moi ! Merci beaucoup, j'ai adoré ce RP <3

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off