Les secrets dans la chair
La sorcière baissa légèrement la tête quand la main de Suilleabhan parcourut ses cheveux noirs, mimant d’être gênée par son attitude. Elle pouvait sentir un léger frisson dans sa nuque. L’effet que l’homme lui faisait devenait de plus en plus difficile à cacher.
« Il est vrai que je devrais pourtant savoir que tes yeux te sont très utiles. »
Le sourire discret mais espiègle sur le visage balafré d’Aki en disait long sur son attitude. Elle aimait provoquer son aîné et ça ne risquait pas de s’arrêter de si tôt. Leur sérieux revenait parfois par vagues, après tout l’objectif était tout de même d’apprendre.
Depuis qu’ils s’étaient rencontrés l’irlandais s’était peu confié. La métisse non plus d’ailleurs. Comme s’ils ne pouvaient exister que dans le présent, feignant d’oublier ce qui leur est arrivé auparavant. Même des souvenirs légers n’avaient jamais été partagés jusqu’à aujourd’hui, alors Aki se contenta d’un léger sourire en guise de réponse à l’anecdote du sorcier. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à sa vie, qui était-il avant d’arriver ici ? Le saurait-elle même un jour ? Combien de temps allait-il rester ? De nombreuses questions se bousculaient soudainement dans son esprit. Mais elle ne demanderait rien, du moins pas tout de suite.
Mais déjà, il n’était plus temps de bavasser, il fallait revenir à l’essentiel. Aki allait devoir montrer si ces séances de mentorat étaient efficaces. Elle plongea une fois de plus ses yeux sombres dans ceux de Sui, puis elle sortit sa baguette et se lança sans hésitation. La dragonologiste appliqua avec soin les consignes de son amant. Une preuve de son écoute et de sa concentration malgré la distraction qu’il incarnait. Quand elle eut terminé, Aki se retourna silencieusement vers Suileabhan et attendit son verdict.
293 mots
« Il est vrai que je devrais pourtant savoir que tes yeux te sont très utiles. »
Le sourire discret mais espiègle sur le visage balafré d’Aki en disait long sur son attitude. Elle aimait provoquer son aîné et ça ne risquait pas de s’arrêter de si tôt. Leur sérieux revenait parfois par vagues, après tout l’objectif était tout de même d’apprendre.
Depuis qu’ils s’étaient rencontrés l’irlandais s’était peu confié. La métisse non plus d’ailleurs. Comme s’ils ne pouvaient exister que dans le présent, feignant d’oublier ce qui leur est arrivé auparavant. Même des souvenirs légers n’avaient jamais été partagés jusqu’à aujourd’hui, alors Aki se contenta d’un léger sourire en guise de réponse à l’anecdote du sorcier. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à sa vie, qui était-il avant d’arriver ici ? Le saurait-elle même un jour ? Combien de temps allait-il rester ? De nombreuses questions se bousculaient soudainement dans son esprit. Mais elle ne demanderait rien, du moins pas tout de suite.
Mais déjà, il n’était plus temps de bavasser, il fallait revenir à l’essentiel. Aki allait devoir montrer si ces séances de mentorat étaient efficaces. Elle plongea une fois de plus ses yeux sombres dans ceux de Sui, puis elle sortit sa baguette et se lança sans hésitation. La dragonologiste appliqua avec soin les consignes de son amant. Une preuve de son écoute et de sa concentration malgré la distraction qu’il incarnait. Quand elle eut terminé, Aki se retourna silencieusement vers Suileabhan et attendit son verdict.
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Les secrets dans la chair
Après ce dernier clin d'œil à l'intention de la jeune femme, Suileabhan la laissa exercer sa magie. Plutôt que de se concentrer sur la beauté d'Aki, le regard du sorcier était désormais dirigé vers son œuvre curative. Si ses yeux se posaient sur sa peau, ce n'était pas pour apprécier les traits de ce visage qu'il aimait avoir auprès du sien, mais pour évaluer sa concentration. Si ils se posaient ensuite vers ses mains, ce n'était pas pour les recueillir entre les siennes, mais pour évaluer le trajet de sa baguette. L'irlandais observa ainsi l'ensemble du processus, jusqu'à ce que son amante ait terminé.
- Voyons voir ça.
Sa voix s'engouffra doucement dans les sons de la nature qui les entouraient. Effleurant la peau d'Aki, Suileabhan prit celle du lapin dans ses mains pour l'examiner en détail. Au bout d'un petit moment, il reprit la parole, tournant vers la sorcière un visage presque soucieux.. qui n'existait que pour le spectacle, comme le prouva son sourire suivant.
- Je ne sais pas si tu es plus douée que tu ne le penses, ou s'il s'agit de mes talents cachés de mentor, mais tu t'en sors plutôt bien. Pour du non-professionnel, c'est assez satisfaisant. Maintenant, pour aller au delà et continuer de progresser, tu as encore quelques écueils à surmonter.
Suileabhan bascula la peau soignée à mi-chemin entre eux deux.
- Tu vois la différence de couleur ? La plaie est refermée, mais on remarque encore à l'oeil l'écart entre les deux teintes, surtout aux extrémités. C'est normal, les couleurs sont souvent les éléments les plus complexes à se représenter avec précision, mais c'est tout à fait possible d'en arriver à un accord parfait entre les deux. Encore un peu d'entraînement et d'étude des teintes de peaux et tu y seras rapidement.
Le sorcier prit ensuite la main de la jeune femme pour y déposer une moitié de l'objet qu'elle venait de soigner, lui touchant l'autre partie.
- Passe ton doigt au dessus. Tu sens là différence de texture entre la peau intacte et le tissu cicatriciel ? Ça, c'est la différence une efficacité de bon professionnel. Mais même là, je ne vois aucune raison pour que cela ne te soit pas accessible. Et honnêtement, ce n'est pas forcément une prouesse utile : seul un toucher franc marque la différence, comme tu peux le sentir.
Le moment d'exercice désormais terminé, Suileabhan encouragea une dernière fois la jeune femme avant de pouvoir ranger d'une main ce dont ils n'avaient plus besoin ici. De l'autre, il n'avait pas lâché celle de la sorcière, dont il avait entrelacé les doigts avec les siens. Il se leva, l'attirant doucement debout vers lui, avant de lui prendre son autre main. Le sorcier dégagea finalement sa main gauche, qui vint caresser la joue de son amante, faisant silencieusement tinter ses cheveux dans le vent. Lui non plus n'avait pas besoin de parler. Ses yeux le faisaient pour lui. Mais c'est encore sur cette peau que je préfère faire courir mes doigts, Aki. Il sourit.
C'est une fin de RP pour moi, merci beaucoup
- Voyons voir ça.
Sa voix s'engouffra doucement dans les sons de la nature qui les entouraient. Effleurant la peau d'Aki, Suileabhan prit celle du lapin dans ses mains pour l'examiner en détail. Au bout d'un petit moment, il reprit la parole, tournant vers la sorcière un visage presque soucieux.. qui n'existait que pour le spectacle, comme le prouva son sourire suivant.
- Je ne sais pas si tu es plus douée que tu ne le penses, ou s'il s'agit de mes talents cachés de mentor, mais tu t'en sors plutôt bien. Pour du non-professionnel, c'est assez satisfaisant. Maintenant, pour aller au delà et continuer de progresser, tu as encore quelques écueils à surmonter.
Suileabhan bascula la peau soignée à mi-chemin entre eux deux.
- Tu vois la différence de couleur ? La plaie est refermée, mais on remarque encore à l'oeil l'écart entre les deux teintes, surtout aux extrémités. C'est normal, les couleurs sont souvent les éléments les plus complexes à se représenter avec précision, mais c'est tout à fait possible d'en arriver à un accord parfait entre les deux. Encore un peu d'entraînement et d'étude des teintes de peaux et tu y seras rapidement.
Le sorcier prit ensuite la main de la jeune femme pour y déposer une moitié de l'objet qu'elle venait de soigner, lui touchant l'autre partie.
- Passe ton doigt au dessus. Tu sens là différence de texture entre la peau intacte et le tissu cicatriciel ? Ça, c'est la différence une efficacité de bon professionnel. Mais même là, je ne vois aucune raison pour que cela ne te soit pas accessible. Et honnêtement, ce n'est pas forcément une prouesse utile : seul un toucher franc marque la différence, comme tu peux le sentir.
Le moment d'exercice désormais terminé, Suileabhan encouragea une dernière fois la jeune femme avant de pouvoir ranger d'une main ce dont ils n'avaient plus besoin ici. De l'autre, il n'avait pas lâché celle de la sorcière, dont il avait entrelacé les doigts avec les siens. Il se leva, l'attirant doucement debout vers lui, avant de lui prendre son autre main. Le sorcier dégagea finalement sa main gauche, qui vint caresser la joue de son amante, faisant silencieusement tinter ses cheveux dans le vent. Lui non plus n'avait pas besoin de parler. Ses yeux le faisaient pour lui. Mais c'est encore sur cette peau que je préfère faire courir mes doigts, Aki. Il sourit.
C'est une fin de RP pour moi, merci beaucoup