1 août 2025, 16:20
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Le cœur qui voltige comme s'il était attaché dans un wagon qui dévale la plus terrifiante des montagnes russes du monde, il monte tout en haut de la pente, il surplombe le vide, puis il dévale à tout allure, un looping, un virage soudain, les jambes qui se retrouvent en l'air, l'estomac qui nous remonte dans la bouche, la peur au creux du ventre, l'impression de s'envoler, de perdre le contrôle. C'est ce que ressent Ludwig pendant l'attente de la réponse d'Elijah. La terreur physique qui rend les mains moites et qui fait battre son cœur au fond de sa gorge. Il va se mettre super en colère, ça y est, s'imagine Ludwig. Il va froncer les sourcils, mettre les mains sur ses hanches et dire : ce n'est pas bon, ça, Lud, pas bon du tout. Et après, il partira. Comme ça, sans ne rien dire, il va sauter de l'appui de fenêtre, réajuster sa casquette sur ses boucles, faire demi-tour et s'éloigner dans le couloir. Et tout le monde assistera à la scène, ces élèves qui passent devant eux depuis tout à l'heure, ils verront tout et après ils pourront se moquer de Ludwig resté seul devant sa fenêtre avec son poème, abandonné par le Coop national.

L'imagination sans borne de Ludwig l'embarque sur des terres inconnues et terrifiantes. Alors quelle n'est pas sa surprise quand Elijah hoche la tête d'un air tout à fait compréhensif ! Quelle étonnement quand il commence sa phrase pas un « trop bien » et qu'il ne se lève même pas pour froncer les sourcils et se mettre en colère ! Oui, songe Ludwig en observant avec une très grande attention le visage du Poufsouffle pendant que celui parle : pas de colère. Pas de colère du tout, même !

Un soulagement sans nom déferle sur lui. Son cœur revient au début de l'attraction, c'est le moment de sortir du wagon avec les jambes qui flagellent, un sourire un peu choqué aux lèvres. Et ce sourire, Ludwig l'a, un sourire un peu tordu, tremblant, peu sûr de lui, un sourire qui veut dire : oh, nom d'un petit bonhomme en mousse ! on l'a échappé belle, mon p'tit gars. C'est comme si la peur n'existait plus, tout à coup ; comme si la couleur noire disparaissait de son vocabulaire. Il est tellement rassuré que plus rien ni personne ne pourra assombrir ses pensées. Alors même si Elijah est en train de parler de poème, d'allergies, de sucreries, Ludwig se met à sourire très grand, il ne peut pas se retenir. Il hoche frénétiquement la tête, encore plus surexcité que tout à l'heure ; revient au devant de la scène l'affaire de la lettre, sa hâte et sa fébrilité.

« C'est un trop trop trop bonne idée les chocogrenouilles ! » s'exclame-t-il d'une voix un peu trop aiguë en sautillant sur ses fesses.

Le haut de ses oreilles rougit. C'est toujours comme ça quand il éprouve beaucoup de joie. Il faut que ses oreilles déjà bien trop visibles le deviennent davantage. Mais aujourd'hui il pense à peine à en être gêné : il n'a pas le temps d'être gêné, dès demain sa vie entière va changer !

« J'crois qu'il m'en reste dans ma chambre, des chococ', mais j'crois bien qu'elles sont toutes fondues au fond du tiroir de ma table de chevet, baragouine-t-il en réfléchissant très fort. Vaut mieux éviter une chocogrenouille écrabouillée et fondue, tu crois pas ? Ce serait hyper trop sympa d'ta part de m'en passer, tu sais, et puis je te revaudrai ça un d'ces quatre, promis ! »

Ça c'est une technique que Ludwig connait bien et qu'il utilise souvent. Accepter l'aide de quelqu'un pour pouvoir la lui rendre un jour prochain. Comme ça, après la prochaine sortie à Pré-au-Lard, il aura une excuse toute trouvée pour revenir vers Elijah et lui donner des chocogrenouilles. Peut-être même que le Poufsouffle voudra qu'ils passent un moment ensemble ! Peut-être même qu'à force de passer du temps avec lui, Elijah Cooper finira par vraiment l'apprécier !

« Du coup, de l'encre qui sent le sucre parce que le pollen dans l'encre aux fleurs pourrait la rendre allergique, récapitule Ludwig en hochant la tête d'un air concerné, ne remettant absolument pas en question l'hypothèse qu'il y ait du pollen dans les encres qui sentent la fleur. C'est parfait. On fait ça ! »

Et sur une impulsion soudaine, parce qu'Elijah ne l'a pas condamné pour ne pas avoir été d'accord avec lui et parce qu'il se sent particulièrement heureux, Ludwig donne un grand coup amical dans l'épaule d'Elijah, un grand coup fraternel. C'est comme cela que font les vieux amis, non ? Ludwig est persuadé que oui. Il lance un regard pétillant et lumineux au Poufsouffle.

« Alors disons rendez-vous dans... Euh... » Il regarde son poignet sur lequel il n'y a pas de montre. « Disons vingt minutes, le temps que je descende dans ma Salle commune ? »

Il a un peu peur qu'Elijah ne revienne jamais. Ce ne serait pas la première fois qu'on lui dit : « Eh, on se retrouve ici dans une demi-heure pour réviser, d'accord ? », mais qu'au bout d'une demi-heure à attendre, personne n'arrive jamais. Alors oui, il a un peu peur mais ce n'est pas ça qui va l'arrêter.

Ludwig pousse sur ses bras et ses jambes pour se relever. Il saute de l'appui de fenêtre et remarque au dernier moment sa baguette magique tombée plus tôt par terre. Il la fourre tout au fond de son sac, puis il jette un regard à Elijah : il ne compte pas partir avant que celui-ci lui ait donné son accord. Puis après, il va courir, courir de toutes ses forces, récupérer l'encre et revenir ici au plus vite. On ne sait jamais qu'Elijah revienne, décide d'attendre une minute avant de s'en aller en pensant que Ludwig ne reviendra jamais. Mieux vaut arriver avec de l'avance, songe le Serpentard, prêt à faire son sprint le plus rapide.

30 août 2025, 14:51
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Quand Ludwig lui donna un coup amical sur l'épaule, Elijah gloussa légèrement, pleinement conscient qu'il s'agissait là d'un geste de connivence. Par Merlin qu'est-ce qu'il aimait se sentir utile et apprécié ! C'était l'un des meilleurs sentiments du monde à ses yeux. Son camarade lui donnait encore plus confiance en lui, et était parvenu à le persuader sans peine qu'il était, en plus du Coop national, un parfait petit entremetteur.

Après tout, n'avait-il pas fomenté en quelques minutes un plan absolument infaillible pour que Miss McNeil ne tombât amoureuse de Ludwig ? Pour sûr qu'il avait fait très fort sur ce coup-là, et il hocha la tête de haut en bas avec l'air de celui qui savait exactement ce qu'il faisait, et qui l'avait d'ailleurs déjà fait mille fois auparavant. Pour sûr que ses conseils en séduction étaient les meilleurs et qu'ils fonctionnaient, Ludwig les avait tous appréciés et validés, ils étaient donc tout à fait efficaces.

- Vas-y, on fait comme ça, j'te ramène mes plus belles chocogrenouilles ! s'exclama-t-il en enfonçant sa casquette au maximum sur ses bouclettes afin de s'assurer qu'elle tînt bien en place durant sa course jusqu'à sa salle commune.

Il n'eut aucun mal à trouver ses chocogrenouilles, ajouta même quelques chocoballes parce qu'il n'y avait jamais assez de chocolat, et également un triton au gingembre, parce qu'il avait entendu dire que le gingembre était parfaitement approprié aux relations amoureuses, bien qu'il n'eût à ce jour pas bien saisi le pourquoi du comment. Il mit le tout dans un joli petit sachet qu'il entoura d'un ruban avant d'aller retrouver Ludwig. Ils préparèrent alors le poème, avant de se rendre à la volière afin d'envoyer le tout à la professeure de runes.

Le lendemain, ils se retrouvèrent dans la Grande Salle, au petit matin, et Elijah rejoignit Ludwig à sa table pour le checker avec un immense sourire avant de s'installer à ses côtés, un bras autour de son épaule, comme s'il s'agissait là de son cher petit poulain.

- Yooo Lud ! Le grand jour est arrivé, mon pote ! Prêt à voir en direct l'effet de ta super déclaration ? demanda-t-il avec un entrain plus que visible tandis que ses yeux fouillaient déjà le plafond de la Grande Salle à la recherche du premier hibou qui annoncerait l'arrivée du courrier du jour.

4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil

2 sept. 2025, 12:18
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| Jeudi 13 mai 2050 |
Grande salle


Les mains de Ludwig sont moites. En fait, tout en lui est moite depuis qu'il s'est réveillé. Ses mains, ses oreilles, sa nuque et même son torse sous la chemise de son uniforme. Ses doigts tremblaient tellement ce matin qu'il n'a pas réussi à nouer correctement cravate. Elle est vaguement et maladroitement passée autour de son cou et baille sous sa cape noire. Ludwig a même oublié de se mettre du déodorant en quittant la salle de bain parce qu'il a passé trop de temps à chercher le flacon de parfum que m'man Rach lui a offert à son précédent anniversaire et qu'il n'a presque jamais utilisé. De fait, Ludwig sent la poire, mais il sent aussi la transpiration adolescente. Heureusement, il n'en a pas conscience.

Assis à la table des Serpentards, Ludwig Godwinster Breckenrod est en train de sombrer. Lui qui n'est habituellement pas sujet à l'angoisse sent son cœur palpiter et son estomac est si serré qu'il n'a pu manger que deux scones et boire une seule tasse de chocolat chaud ! C'est sûr qu'il aura faim dans une heure, mais il est incapable d'avaler autre chose. D'autant plus que la Grande salle se remplie et que les professeurs se sont déjà installés. Les professeurs. Sa professeure... Ludwig ne peut pas tourner la tête vers la table des profs. Il ne peut pas, impossible. Ses yeux exagérément ouverts sont fixés sur le pichet de jus de citrouille et ne s'en sont pas détournés depuis une bonne minute.

Il sursaute violemment lorsqu'Elijah débarque à ses côtés et passe une main autour de son épaule. Mais presque aussitôt, une vague de soulagement déferle en lui et ses épaules se relâchent tout à coup. Ludwig offre un sourire immense mais tordu et tremblant au Coop national.

« T'es là ! » s'exclame-t-il comme s'il avait douté de sa venue. Sous la table, ses mains se tordent dans tous les sens. « Oh là là, je crois que je suis en train de faire une attaque, balbutie-t-il en chuchotant si bruyamment qu'il aurait été tout aussi peu discret en parlant normalement. Mon cœur bat trop vite et puis j'ai chaud et puis aussi j'ai mangé que deux scones, tu crois que c'est normal ? »

Sa voix monte doucement mais sûrement dans les aiguës, proportionnellement à la rougeur qui s'affiche sur ses pommettes et ses oreilles.

Au premier bruit d'ailes et piaillement, un couinement lui échappe. Il sursaute en jetant un regard craintif en direction du plafond : les premiers hiboux entrent dans la Grande salle. Les doigts de Ludwig viennent aussitôt agripper la manche d'Elijah qu'il serre de toutes ses forces.

« Ils sont là ! s'écrit-il inutilement. Ils sont là, ils sont là ! »

Alors enfin ses yeux tombent sur la professeure d'études des runes assise à la table des professeures. Le cœur de Ludwig voltige en apercevant sa magnifique chevelure rousse.

*

@Alwenn McNeil, le jeudi 12 mai 2050, un hibou de l'école se pose devant la professeure d'étude des runes. Il lui amène la lettre ci-présente et des sucreries dans un joli sachet fermé par un ruban. Alwenn pourra y trouver des chocogrenouilles, quelques chocoballes et un triton au gingembre.
L'encre avec laquelle est écrite la lettre sent les bonbons.


Image


Une version bien écrite et sans les fautes d'orthographe de Ludwig pour épargner les yeux :

Reducio
Vos cheveux comme la flamme d'une bougie un soir d'hiver
Réchauffe mon âme et l'éclairent d'un amour sincère
Les battements de mon cœur comme une horloge détraquée
Vous me regardez et je ne peux plus respirer


Oups, un matin un peu étrange attend ton personnage ! N'hésite pas à réagir si tu le souhaites en suivant, @Alwenn McNeil ! Ou si Alwenn partage sa drôle de lettre avec un.e autre professeur.e, le RP est libre pour les éventuelles réactions.

7 sept. 2025, 16:37
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Alwenn était restée éveillée jusqu'à bien trop tard la veille, assise à son bureau de la Tour Ouest. Depuis qu'elle était devenue Directrice de maison, elle avait l'impression de se coucher encore plus tard que d'habitude, ayant tellement de choses à faire tout le temps qu'elle ne savait pas quand se poser - ou plutôt, elle était terriblement mal organisée et faisait ce qui lui plaisait en premier... pour se retrouver à une heure du matin avec des tâches administratives qu'elle devait absolument boucler. Pourquoi déjà avait-elle passé plus de deux heures à lire un livre en début de soirée ? Elle-même s'exaspérait, mais elle ne parvenait pas à faire autrement. Et puis, dans tous les cas, il était rare qu'elle arrive à s'endormir avant une heure, et elle ne commençait qu'à treize heures trente le jeudi... Elle avait largement le temps de dormir ses sept heures.

C'était sans compter les adolescents. Car bien qu'un mur la sépare de la salle commune, elle avait parfois l'impression que ce mur n'était pas de pierre mais de tissu ; comment était-il possible qu'elle entende et puisse comprendre presque chaque conversation qui se disait ? Dans tous les cas, le brouhaha du matin l'avait réveillée et, incapable de se rendormir, elle s'était levée à son tour et était descendue prendre son petit-déjeuner dans la Grande Salle. Pour une fois qu'elle ne le manquait pas... oh, elle pourrait même prendre les délicieux œufs brouillés au bacon des elfes ! Salivant d'avance, c'était cette pensée-là qui l'avait fait sortir du lit et l'avait menée jusqu'à la table des professeurs.

Son assiette remplie à peine trois secondes après s'être installée et avoir salué ses collègues déjà présents, elle l'engloutit quasiment aussi vite. Il n'y avait pas meilleur au petit déjeuner que la nourriture préparée par les elfes de Poudlard, c'était incontestable. Elle compléta ensuite son assiette avec son habituel biscuit à la guimauve du matin, le petit croquant qui la réveillait associé à la douceur de la guimauve qui l'accompagnait toute sa journée ensuite.

C'était donc sur ses belles considérations de nourriture, l'esprit perdu quelque part entre son assiette et celles contenant les plats préparés par les elfes posées sur la table, qu'un hibou de l'école se posa devant elle. Il lui apportait une lettre et un petit paquet de bonbons, joliment fermé par un ruban noué. Remerciant l'animal, l'enseignante ne se demanda même pas qui avait pu lui envoyer pareille lettre - on était le matin, il fallait la pardonner, elle n'avait pas encore toute sa tête - et se contenta simplement de décacheter l'enveloppe et d'ouvrir le parchemin, qui avait une bien drôle d'odeur au passage... Lorsqu'elle lut la première phrase, elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils ; quatre fautes d'orthographe sur ce qui n'était même pas une phrase entière, c'était grave. Peut-être devrait-elle intégrer des cours de grammaire anglaise en plus de la grammaire norroise à son programme. A la deuxième phrase, elle était encore plus perplexe... le hibou ne s'était-il pas trompé de destinataire ? Les adolescents roux ne manquaient pas dans le château après tout, et elle doutait très fortement que ce soit l'un de ses collègues qui lui ait envoyé ça... Son regard se porta sur le bas de la missive, qui avait été signée : Ludwig Gowinster Breckenrod. Oh. Ce fut la seule pensée qui lui traversa l'esprit, le temps d'une seconde. C'était une blague ? Puis, en parcourant une nouvelle fois le poème, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire.

"Oh par Merlin, Morgane ou je ne sais qui, regarde-moi ça" dit-elle entre deux pouffements à @Maxine Tremblay, qui était assise à côté d'elle. Elle ne savait pas si on se moquait d'elle ou si cette déclaration était vraiment sérieuse - elle ne connaissait pas assez Ludwig pour le savoir et n'avait jamais remarqué quelque chose de bizarre auparavant. Elle avait presque envie de pleurer, tellement c'était trop. Et le pire dans tout ça... c'était qu'elle avait cours avec lui dans l'après-midi ; comment ferait-elle pour le regarder sans penser à ce poème et sans éclater de rire ?

Merci beaucoup pour ce beau poème et cette situation ! xD

#463582 - Tutoyez-moi ! (hRP)
Intervenante au club d'AM → Alwenn vient à Poudlard une fois par semaine
inRP : Prof de runes (janv. 2049 à fin avril 2051) & DDM Serdaigle (fin avr. 2050 à fév. 2051)

7 sept. 2025, 17:33
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Si Elijah ne croyait pas fermement en les chances de son camarade, il aurait probablement dégagé sa main sitôt la moiteur de ce dernier ressentie. Mais Ludwig avait besoin d'un soutien inébranlable, et il serait celui-ci. Il n'allait pas l'abandonner dans la dernière ligne droite, ce ne serait pas digne d'un bon ami.

- Bien sûr que j'suis là, tu crois quand même pas que j'allais te laisser affronter ça tout seul ! dit-il en appuyant sa main un peu plus fortement sur son épaule.

De là à savoir s'il était normal qu'il ne mangeât que deux scones, il devait bien admettre ne pas connaître suffisamment ses habitudes alimentaires pour s'en inquiéter réellement. Il se contenta donc d'essayer de l'apaiser tant bien que mal.

- Vas-y, t'inquiète, respire Lud, tu vas voir elle va pas pouvoir résister !

Du moins l'espérait-il sincèrement. Les hiboux arrivaient, et le suspense était palpable. Elijah eut une légère grimace lorsque son copain lui saisit la manche si fort, bien conscient qu'il risquait de ne pas pouvoir s'échapper si jamais la situations leur échappait. Mais Miss McNeil n'avait pas l'air gênée pour le moment. L'adolescent se cramponnait à Ludwig autant que lui se tenait à lui, et ne quittait pas la professeure du regard.

Elle fronçait les sourcils. Par Merlin, ça ne lui plaisait donc pas ? Et la voilà qui éclatait finalement de rire avant de partager la lettre avec Miss Tremblay. Elijah lâcha soudainement Ludwig, pour regarder dans une direction totalement différente. Si Miss Tremblay le voyait avec Lud, elle comprendrait qu'il était dans le coup, peut-être savait-elle même pour la lettre de Lukas. Et alors il serait catégorisé comme l'élève qui envoyait des lettres d'amour aux profs au nom de ses camarades. C'était carrément la honte.

Voilà donc qu'Elijah était aussi rouge que Ludwig, et qu'il se saisit d'une tranche de pain pour faire mine de la manger sans même prendre le temps d'y étaler quoi que ce fût. Il se contentait d'agir comme si tout était absolument normal.

- Lud, j'crois que c'est mort mon pote, elle est en train de t'afficher là... chuchota-t-il à son ami entre deux bouchées bien trop sèches.

Il lui tapota alors l'épaule d'un air empathique.

- Au moins t'auras essayé. Pas de regret !

4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil

12 sept. 2025, 07:56
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C'est à peine s'il cligne des yeux. Il en est incapable. À moitié caché derrière les élèves qui l'entourent, ou du moins persuadé de l'être mais en fait dressé de toute sa grande taille sur le banc, Ludwig observe avec une redoutable attention la table des professeurs et il ne cligne pas des yeux pour être sûr de ne rien manquer. Quand le courrier tombe devant sa professeure d'étude des runes, et bien qu'Elijah soit accroché à lui, Ludwig a l'impression que le sol se dérobe sous ses pieds. Son cœur bat si vite qu'il lui remonte dans la gorge et que le garçon craint de vomir ses deux scones. Il déglutit péniblement et songe que si c'est ça l'amour, ce ventre qui se tord, ce cœur qui bat trop fort, cette crainte qui le harasse, alors l'amour est quelque chose de très douloureux.

Ses petits doigts moites se resserrent autour d'Elijah lorsque Miss McNeil découvre son courrier. Parce que oui, c'est bien le sien, il reconnait l'enveloppe et aussi le hibou auquel il a confié sa lettre hier soir, il reconnait également le petit sachet de sucreries. Tout y est, tout est là, et le visage de la femme qu'il croit aimer est bien trop visible, toutes ses expressions sont visibles, il ne peut rien manquer, même s'il avait le courage de détourner les yeux pour se cacher le visage entre les mains il serait incapable de le faire tant il est figé par l'appréhension... Ou par l'amour, il ne sait pas trop.

Une seconde, deux secondes... Il est trop loin pour que les sons portent, mais il voit distinctement le sourire puis le rire qui illumine le visage de la professeure. Un rire comme on en a rarement, le genre qui dévoile les dents et fait briller les yeux. Miss McNeil a des yeux incroyables quand elle sourit, ils brillent de mille feux, ils font fondre le cœur maladroit et fragile de Ludwig. Et aujourd'hui ils ont le même effet sur lui, même si plusieurs grandes tables et une bonne cinquantaine d'étudiants se trouvent entre lui et sa professeure. Il se sent fondre, irrésistiblement fondre, et son estomac se dénoue magiquement, grâce à l'amour.

Elijah le lâche, Ludwig n'y fait pas attention. Il regarde Miss McNeil se pencher sur le côté pour tendre le courrier qu'elle vient de lire à la prof de vol. Ludwig aurait aimé qu'elle le garde rien que pour elle, mais s'il avait reçu un magnifique courrier d'amour lui aussi aurait fait le choix de le partager à quelqu'un de confiance, comme un Coop National par exemple, alors comment lui en vouloir ?

Béat, Ludwig se tourne vers Elijah au moment où celui-ci prend la parole. Il aperçoit son visage rouge et penché vers la table, son attitude fuyante. Puis ses mots atteignent ses oreilles. C'est mort ou encore elle est en train de t'afficher puis aussi au moins t'auras essayé. Ce petit tapotement sur son épaule. Ludwig fronce les sourcils, perdu. Son regard passe de Miss McNeil qui rit encore au Coop National qui est plus rouge que le blason des Gryffondor. Comment ça, c'est mort ? Comment ça, elle est en train de l'afficher ? Comment ça, au moins il aura essayé ? Comment ça aucun regret ?

Ludwig se colle tout contre Elijah, la main accrochée à son épaule. Il se penche vers lui en le secouant doucement — depuis hier, il se sent autorisé à ce genre de contacts avec Elijah, parce qu'ils sont potes, maintenant, et qu'ils s'appellent mutuellement mec et que ce n'est pas rien, ça.

« Mais qu'est-ce que tu dis ! s'exclame-t-il, un sourire beaucoup trop grand sur le visage. R'garde, mais r'garde-la ! Elle sourit, mec ! Et elle rit ! »

Les yeux de Ludwig repartent à l'assaut du visage de Miss McNeil et ils se mettent à briller plus fort qu'un sapin le soir de Noël. Son cœur déborde de joie, tout comme son visage. Il secoue encore un peu Elijah, mais est incapable de le regarder tant il est absorbé par le spectacle de la professeure d'étude des runes.

« Elle adore, c'est sûr ! » s'écrit-il, béat d'admiration.

C'était excellent de découvrir la réaction d'Alwenn ! Oh comme je n'aimerais pas être dans cette salle de classe, l'après-midi. La honte et la gêne seront palpables de deux côtés, je crois ahah !

23 sept. 2025, 13:58
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A se faire secouer comme un prunier alors même qu'il se battait avec un toast pas du tout toasté, Elijah manqua de s'étouffer sous quelques miettes qui se logèrent au fond de sa gorge, et qu'il fit passer à l'aide d'une grande rasade de jus de citrouille - dont la moitié lui coula le long du menton alors même que Ludwig le secouait de nouveau. Il essuya le tout d'un revers de manche avant de grimacer légèrement.

- Ouais, ouais, elle rit. Elle adore, répéta-t-il sans même jeter un nouveau regard vers la table des professeurs.

Par Merlin, comment pouvait-il donc expliquer à son ami qu'ils assistaient en direct à la plus grande moquerie de tous les temps ? Lud avait mis tout son coeur à nu dans cette lettre, et voilà que McNeil n'y voyait qu'une vaste blague à partager avec ses collègues. L'échec était rude, déjà pour Elijah, alors même qu'il n'avait fait qu'aider Ludwig à rédiger sa lettre. Alors qu'en serait-il s'il expliquait tout ça au Serpentard ?

D'autant plus qu'il avait l'air ravi. Heureux, même, de cette réaction. Que devait-il faire ? Le ramener à la réalité, quitte à lui briser le coeur, ou le laisser dans sa désillusion, risquant de le dévaster un peu plus encore lorsqu'enfin il comprendrait ? Elijah s'en voulait de l'avoir entraîné là-dedans. Il n'aurait jamais dû lui proposer de faire tout ça.

Alors l'adolescent prit une grande inspiration, reposa ce pauvre bout de pain sec sur la table devant lui, et saisit Ludwig par ses deux épaules, afin de le forcer à le regarder droit dans les yeux. L'air sérieux d'Elijah en cet instant ne pouvait pas lui échapper.

- Lud... Lud, faut que tu m'écoutes, mec. T'écoutes ? s'assura-t-il en insistant du regard pour en être bien certain.

Il se détestait pour ce qu'il s'apprêtait à faire, mais c'était nécessaire. Il passa sa langue sur ses lèvres pour les humidifier - alors même qu'un peu de jus de citrouille collait encore sur son menton en séchant doucement.

- Ok, si elle se marre, c'est parce qu'elle se fout de toi. Avec Tremblay. Elle lui a montré parce qu'elle trouve ça nul, ou ridicule, ou juste marrant, j'en sais rien, mais en tous cas, elle est clairement pas tombée amoureuse. C'est un échec, mon pote. J'suis désolé.

Il lui tapota alors maladroitement l'épaule.

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Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil

3 oct. 2025, 23:56
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Maxine n'était pas du genre à avoir du mal à se réveiller le matin. Il pouvait lui arriver de louper son réveil en revanche. Par chance cela restait assez rare. Aussi elle faisait généralement parti des professeurs à arriver assez tôt dans la Grande Salle et s'octroyait le luxe de prendre son temps pour déguster les merveilles proposées au petit-déjeuner par les elfes. Elle put ainsi accueillir Alwenn qui, bien que semblant plutôt bien réveillée, avait la tête de celle qui s'était fait tirée du lit un peu trop tôt à son goût. "Salut!" L'avait accueillit la québécoise avec son accent reconnaissable entre mille avant de reprendre le cours de son repas, c'est à dire en se servant une tasse de café fumante qu'elle but en s'appuyant sur le dossier de la chaise. Cela permettait d'observer la valse des élèves distraitement, son égard passant d'un groupe à l'autre sans grande logique.

Elle sortit de cette contenplation quand sa voisine lui montra ce qu'elle venait de recevoir au courrier. Une lettre d'un adolescent qui l'a fait pouffer. L'ancienne sportive de haut niveau attrapa le parchemin et déchiffra l'écriture brouillonne avant de froncer les sourcils et de répéter la phrase à voix basse "
de mon couronne une horloge?" C'était incompréhensible, elle relut et... "Ah non, mon cœur une horloge détraquée ! Je ne suis pas aussi bien réveillé que je ne le pensais!" Souffla-t-elle à la rousse avant de poursuivre sa lecture, constater la présence d'une signature et enfin d'ajouter. "Bienvenue au club des profs qui reçoivent des lettres d'amour." Elle dit un sourire à mi-chemin avec une grimace simiesque.


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INKTOBER 2025 - JOUR 3 - CROWN

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

27 oct. 2025, 18:01
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"C'est pas toi qui n'est pas réveillée, je crois..." pouffa-t-elle, en contemplant l'étendu des dégâts, ses yeux grands ouverts d'exaspération. Elle ne pensait pas qu'à treize ans, c'était possible de faire autant de fautes d'orthographe dans une même phrase... A croire que c'en était fait exprès. Souhaitait-il se moquer d'elle, à travers l'envoi de ce courrier ? Ou simplement, lui faire une blague pour la faire sourire de bon matin, alors même qu'elle commençait sa journée sur le pied gauche en ayant été réveillée bien plus tôt qu'elle ne l'aurait voulu ? Si c'était le cas, c'était réussi car elle ne pouvait s'empêcher de pouffer à chaque phrase qu'elle lisait. Mais ce n'était probablement pas ça : qui aimait qu'on rie à ses dépens ?

A la dernière phrase de son amie professeure de vol, Alwenn gloussa encore davantage. "Par Merlin, c'est vrai ! Qui t'avait fait une lettre d'amour déjà ?" lui demanda-t-elle, sa mémoire lui faisant défaut. "Je... m'y attendais pas en tout cas. Et surtout pas de sa part." Même si, en réalité, peu importe l'élève, ça ne changeait pas grand-chose. Mais Ludwig quand même... Elle n'avait à vrai dire jamais vraiment fait attention à lui en cours. "T'avais fait comment toi ? T'as ignoré avoir lu la lettre ou tu lui en as parlé ?" ajouta-t-elle, n'ayant absolument aucune idée de comment formuler ça devant le troisième année - et ayant peur que tout ceci ne soit qu'une blague. C'était fou comme les adolescents pouvaient être vraiment immatures. Puis, elle se reconcentra sur son assiette et se servit une portion de haricots avec des petits oignons qui étaient encore par couches à certains endroits.

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28 oct. 2025, 21:54
 PNJ  Impulsions sur ondes brouillées  Libre 
- "Oui comme tu dis..." Pouffa la châtain à la remarque de la rousse. Il fallait dire que l'orthographe de la lettre était tellement approximative et l'écriture... adolescente, qu'elle avait butté sur près de la moitié des mots. Mais le rire ne dura pas bien longtemps. En effet, cette histoire de club avait rappelé à son amie qu'elle même avait reçu le même type de déclaration. Maxine lui jeta un regard puis se permit de finir son œuf au plat - froid c'était définitivement mauvais, et puis il fallait au moins qu'elle finisse cette assiette pour ne pas devenir squelettique par manque de calories, elle restait très sportive après tout - avant de lui répondre. "Alors, c'était à la Saint Valentin." Débuta-t-elle le rappel de l'histoire. "C'était signé de Lukas Sharp. Tu sais, le brun de Poufsouffle en troisième année." Expliqua-t-elle en espérant qu'elle visualisait de qui elle parlait. "Il a fait parti des organisateur du bizutage de début d'année, on l'a récupéré avec d'autres dans la salle des trophées avec Dominic." Si avec ça, elle ne voyait pas... Il n'y avait pas tant eut d'enfant renvoyé à la maison pour une durée plus ou moins longue après tout.

- "
Je suis allée lui en parler pas longtemps après. C'est que je lui donne des cours de soutien. Je ne pouvais pas laisser ça traîner. Donc j'ai profité d'une séance avec lui pour lui expliquer pourquoi tout ça posait problème." Poursuivit-elle avant de prendre sa tasse de café pour en prendre quelques gorgées avant de continuer. "Il m'a juré que ce n'était pas lui. Et à force de le voir évoluer je savais qu'il disait vrai. J'ai été jusqu'à comparer les écritures avec les devoirs qu'on me rendait, je suis persuadée que c'est un de ses meilleurs copains." Termina-t-elle sans toutefois mentionner le nom du dit ami pas si drôle que ça. Cette lettre aurait vraiment pu causer des problèmes, à l'anglais mais aussi à elle-même. "En tout cas, ayant été à ta place, je ne peux que te conseiller de lui parler sans tarder... Du fond, pas de la forme bien entendu." Elle n'avait pas pu s'empêcher et un fin sourire naissait sur ses lèvres. Ce n'était pas bien mais... elle peinait à ne pas s'en amuser.


INKTOBER 2025 - JOUR 28 - SKELETAL

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.