Sur les traces de son fantôme...
07/09/50
@Aaron Bagans
@Aaron Bagans
J'avançais d'un pas rapide vers la salle d'étude des Moldus, chacun de mes pieds frappant le sol, sans faire attention à ma discrétion inexistante. La fureur qui m'animait n'avait pas d'égal, à par peut être celle de la tristesse profonde qui avait élu domicile en moi, sans me prévenir. Tout se résumait en ce simple prénom : Lancelot. Je devais tout à Mr. O'Lake. Tout. Et voilà qu'après m'avoir nommée préfète, il disparaissait, me laissant seule avec mes nouvelles responsabilités, et avec ma peine. Disparu, le directeur de Serpentard ! Disparu sans un au revoir. Croyait il que je saurais me passer de lui, alors qu'il était mon seul repère dans ma maison ? Était il assez stupide pour le penser sérieusement ?
Alors, j'avançais toujours plus vite, espérant trouver l'homme l'ayant lui ayant succédé. Fureur. Je ne m'attends à rien de la part de Bagans, ou Mr. Bagans, comme l'appellent les autres élèves. Les autres élèves qui ont effacé Mr. O'Lake de leur histoire comme s'il était une simple lettre à modifier. Je ne suis pas pareille. Mon directeur n'est pas la, à cause de Bagans. Alors le nouveau professeur à intérêt à avoir des explications à me donner. Parce que je suis incroyablement énervée. Et que je ne laisserais pas des mensonges m'empêcher de remonter la piste de Lancelot O'Lake. Pas plus que je ne laisserais Miss Jenkins tranquillement à la tête d'une maison qui n'est pas la sienne, si jamais Mr. O'Lake peut revenir.
Arrivée devant le bureau de Mr. Bagans, je frappe, et pousse la porte sans attendre de réponse. Puis, je me plante devant l'homme me faisant face, et je lâche d'une voix accusative :
- Qu'avez vous fait à Mr. O'Lake ?
C'est tout. Pas un bonjour, pas une salutation. J'ai besoin de réponses, pas de politesse. Alors tant pis si ça ne plaît pas à mon interlocuteur. Je refuse de rester plus longtemps sans retrouver des traces de son fantôme. Sans l'avoir retrouvé.
333.
Sur les traces de son fantôme...
Le calme semblait régner dans la salle d’étude des Moldus ; du moins, c'est ce que laissait paraître l'atmosphère en surface. Pourtant, pour Aaron Bagans, qui vivait ses premiers instants dans ce lieu désormais familier, ce calme n'était qu’illusion. Derrière cette façade paisible, il ne ressentait qu'un profond stress. En effet, c'était sa toute première année en tant qu'enseignant, et il avait la lourde tâche de succéder à un professeur qui avait su rendre cette matière attrayante aux yeux des élèves. Pour Aaron, l'Étude des Moldus était plus qu'utile : elle était nécessaire. Toutefois, il était conscient que sa façon d'enseigner différerait de celle de son prédécesseur. Contrairement à ce dernier, il ne venait ni d'une famille de Sang-Mêlé, ni de Sang Moldu. Il était un sorcier issu d'une longue lignée purement magique.
Néanmoins, Aaron possédait un atout précieux : une connaissance approfondie de la manipulation des Moldus. Fort de plusieurs années d'expérience, notamment en tant qu'inventeur d'excuses pour justifier auprès des Moldus certains phénomènes magiques ; il savait exactement où placer sa vigilance pour éviter qu'un incident tel que celui de 2044 ne se reproduise. Cette année-là, tous les inventeurs avaient été mobilisés pendant des semaines, cherchant désespérément une explication crédible pour effacer le souvenir de la magie dans le monde moldu, une tâche éprouvante qu'Aaron n'était pas prêt d’oublier.
Alors qu'il rangeait des boîtes de verre contenant divers objets moldus trafiqués par la sorcellerie ; des reliques de son ancienne vie professionnelle et confisquées après avoir blessé des Moldus au cours d'essais malavisés visant à tester leurs réactions face aux phénomènes paranormaux ; Aaron Bagans sentit soudainement une présence derrière lui. Cependant, ce n'était pas une menace : lorsqu'il se retourna, il découvrit, non sans surprise, qu'il ne s’agissait que d'une adolescente arborant fièrement le badge de préfète. Et elle était de Serpentard.
L'existence d'une préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus interpella immédiatement Aaron.
Une préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus ? Mais qu'a bien pu faire mon prédécesseur pour que cela soit possible ?
Ce questionnement fut rapidement interrompu : avant même qu'il n’ait pu saluer la jeune élève, celle-ci le prit de court en l'accusant de manière déstabilisante. Pour Aaron, cette situation était particulièrement complexe à gérer, d'autant plus qu'il n'avait jamais eu de contact direct avec le maître précédent, à l'exception d'une lettre détaillant le programme des années antérieures. La surprise était donc totale pour le nouveau professeur, qui ne s'attendait pas à être confronté à une telle attitude dès ses premiers instants dans ce rôle.
Encore troublé par la présence de la préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus, Aaron tenta de répondre avec toute la politesse et le professionnalisme dont il était capable.
— Excusez-moi ? Vous me demandez où a bien pu passer mon prédécesseur. Eh bien, tout ce dont je possède comme explication est que Lancelot O'Lake a pris sa retraite dans l'enseignement ; un problème familial si j'ai bien tout compris ce qu’il m'a laissé sur le bureau à mon arrivée. Mais je n'en sais pas plus.
Il marqua une légère pause, observant la réaction de la jeune élève avant de poursuivre, cherchant à saisir l'origine de cette interrogation inattendue.
— Pourquoi une telle question ? Vous avait-il promis quelque chose à la rentrée ?
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
Néanmoins, Aaron possédait un atout précieux : une connaissance approfondie de la manipulation des Moldus. Fort de plusieurs années d'expérience, notamment en tant qu'inventeur d'excuses pour justifier auprès des Moldus certains phénomènes magiques ; il savait exactement où placer sa vigilance pour éviter qu'un incident tel que celui de 2044 ne se reproduise. Cette année-là, tous les inventeurs avaient été mobilisés pendant des semaines, cherchant désespérément une explication crédible pour effacer le souvenir de la magie dans le monde moldu, une tâche éprouvante qu'Aaron n'était pas prêt d’oublier.
Alors qu'il rangeait des boîtes de verre contenant divers objets moldus trafiqués par la sorcellerie ; des reliques de son ancienne vie professionnelle et confisquées après avoir blessé des Moldus au cours d'essais malavisés visant à tester leurs réactions face aux phénomènes paranormaux ; Aaron Bagans sentit soudainement une présence derrière lui. Cependant, ce n'était pas une menace : lorsqu'il se retourna, il découvrit, non sans surprise, qu'il ne s’agissait que d'une adolescente arborant fièrement le badge de préfète. Et elle était de Serpentard.
L'existence d'une préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus interpella immédiatement Aaron.
Une préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus ? Mais qu'a bien pu faire mon prédécesseur pour que cela soit possible ?
Ce questionnement fut rapidement interrompu : avant même qu'il n’ait pu saluer la jeune élève, celle-ci le prit de court en l'accusant de manière déstabilisante. Pour Aaron, cette situation était particulièrement complexe à gérer, d'autant plus qu'il n'avait jamais eu de contact direct avec le maître précédent, à l'exception d'une lettre détaillant le programme des années antérieures. La surprise était donc totale pour le nouveau professeur, qui ne s'attendait pas à être confronté à une telle attitude dès ses premiers instants dans ce rôle.
Encore troublé par la présence de la préfète de Serpentard dans la salle d'Étude des Moldus, Aaron tenta de répondre avec toute la politesse et le professionnalisme dont il était capable.
— Excusez-moi ? Vous me demandez où a bien pu passer mon prédécesseur. Eh bien, tout ce dont je possède comme explication est que Lancelot O'Lake a pris sa retraite dans l'enseignement ; un problème familial si j'ai bien tout compris ce qu’il m'a laissé sur le bureau à mon arrivée. Mais je n'en sais pas plus.
Il marqua une légère pause, observant la réaction de la jeune élève avant de poursuivre, cherchant à saisir l'origine de cette interrogation inattendue.
— Pourquoi une telle question ? Vous avait-il promis quelque chose à la rentrée ?
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d