Comme un vendredi soir...
Vendredi 26 août 2050
Aux alentours de minuit et demi
Au Pitiponk
@Christopher Hangoover
Aux alentours de minuit et demi
Au Pitiponk
@Christopher Hangoover
Ce week-end elle le passerait avec Fiona. Qui dit Fiona dit Londres et qui dit Londres, dit Pitiponk. Aliénor avait perdue son amie dans le bar depuis un moment maintenant. Mais ce n’était pas bien grave, elle la retrouverait certainement à la sortie. Les soirées d’étés avaient cette saveur particulière, ensoleillées et plus légères. On pourrait croire, au vu de l’affluence dans le bar que la rentrée était encore bien loin et que les préoccupations du travail et de la vie quotidienne étaient encore bien rangées au fond du placard avec les gros pulls d’hiver. Pourtant, irrémédiablement la fin de l’été s’approchait. Aliénor avait encore quelques vacances de prévues, notamment son départ pour le Portugal afin d’assister à la coupe d’Europe de Quidditch et ce soutenu par son école. Quelle école de rêve l’ISMI…
Enfin bref, cette soirée tenait toutes ces promesses, étudiants de retour à Londres mais encore dans le déni de la rentrée qui arrivait, jeunes actifs qui souhaitaient oublier une seconde leur travail et certainement d’autres profils, étrangers encore en vacances ou habitués des lieux. Bref tout ce beau monde se serrait pour danser plus ou moins en rythme. En tous cas c’était ce que faisait Aliénor, terminant d’une sèche gorgée son verre de boisson pétillante. Elle ne savait pas vraiment ce qu’il y avait dedans, un petit cocktail maison et sans alcool. Car oui, Aliénor se tenait à sa résolution et elle se rendait bien compte que faire la fête était dans ces veines et que ce n’était pas un effet alterne de l’alcool.
Pourtant on ne pouvait pas dire que beaucoup suivaient la même voix et la plupart des clients du bar étaient eux plus ou moins imbibés. L’alcool ne faisait rien de bon à une horde de jeunes et plus ou moins jeunes entassés et entrelacés au rythme de la musique. Aliénor laissa sa tête tomber en arrière, exposant son cou au monde et à la lumière tamisée du bar. Elle était bien jusqu’à ce qu’une fin de verre ne soit renversé dans son dos. Aliénor se tourna immédiatement, sourcils froncés mais n’eut pas le temps de voir qui était le malotru qui venait de la baptiser à coup de bière qu’un dos tituba dangereusement vers elle. Elle se décala laissant le sorcier tomber à la renverse. Celui-ci le fessier cloué au sol, beugla quelques paroles sans grand internet, le doigt lever vers un autre garçon. Au vu de son sourire satisfait et de ces pupilles dilatées. La bagarre était recherchée. Aliénor soupira et alors que le plus massif des deux se redressait, l’autre s’avançait en s’amusant de la situation. Aliénor posa la paume de sa main sur le torse du jeune homme.
-C’est vraiment pas une bonne idée.
-C’est pas tes affaires…
Il ajouta un qualificatif qu’il n’était pas nécessaire de relevé et qui fit lever les yeux au ciel à la batteuse. Il poussa la main de l’athlète et s’approcha si près de l’autre garçon qu’on pourrait presque croire que leur dispute tournait à la romance. Il n’en était rien bien entendu et le poing du plus massif s’écrasa sur la joue de celui qui parlait trop et trop mal. Aliénor rattrapa le garçon qui manqua de tomber à la renverse et éviter un second coup que l’autre souhaitait lui porter.
-Arrête !
Ça ne servait très probablement à rien, mais on pouvait toujours essayer non ? Celui qu’elle maintenait se débattait dans ces bras et Aliénor n’avait aucun mal à l’immobiliser. Il était visiblement trop alcoolisé pour rivaliser. Mais l’autre ne souhaitant pas s’arrêter Aliénor poussa celui qu’elle retenait pour calmer le premier. Elle évita un premier coup avant d’attraper son poignet. Habituée de ce genre de manœuvre que ce soit au karaté ou à la boxe qu’elle pratiquait régulièrement, elle lui fit une clef de bras ce qui l’immobilisa.
-Direction la sortie mon mignon.
A vrai dire, ce n’était pas la première fois qu’elle séparait deux étudiants lors d’une bagarre. Mais c’était bien la première fois qu’elle en trainait un dehors…
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme un vendredi soir...
Bien qu'ayant souvent résolu ses problèmes à l'aide de ses poings, Christopher a tout de même quelques principes, notamment celui de ne pas faire de son précieux pub un lieu de débauche ou de combat entre coqs bourrés de testostérone et les veines remplies d'alcool. Pratiquement chaque semaine, une bagarre est évitée. Ou plus ou moins évitée, cela dépend de qui s'occupe de la surveillance de la salle. Parfois lorsque Christopher arrive sur place, tout est déjà terminé et ne reste que deux idiots ou idiotes, le visage ensanglanté et l’œil noir. D'autres fois, les corps sont encore entremêlés, les coups pleuvent et le public se recule avec effroi... Ou encourage à grand renfort de cris. La plupart du temps cependant, il suffit que Christopher, Sasha ou Kemby intervienne pour que les esprits les plus enflammés s'apaisent — souvent aidé par la magie elfique, un ordre lancé de la voix grave de la barmaid ou un un sortilège du responsable de bar, quand il décide qu'il n'a pas envie de se froisser un muscle pour séparer deux clients. Quoi qu'il en soit, tout finit toujours par bien se terminer. Et si ce n'est pas le cas, les concernés terminent généralement leur discussion musclée sur le bitume, dans la ruelle londonienne.
Ce soir-là n'est pas bien différent des autres. La musique qui résonne dans les oreilles, les corps qui se frôlent, se touchent, se dandinent les uns contre les autres sur la piste de danse, la chaleur moite d'une fin de soirée, l'odeur de l'alcool renversé ou de la cigarette qui s'infiltre par la porte ouverte de la cour intérieure. Christopher aime plus que tout travailler à cette heure-là sur les weekend. Le monde, le bruit, la musique. Il n'y a rien de mieux pour se sentir vivant. Et ce soir-là, comme à son habitude, il traverse la salle principale tout en nettoyant quelques tables, en réparant un verre brisé, en indiquant les toilettes à un client perdu, en ramassant les plateaux de nourriture vide pour les ramener en cuisine. Sur son chemin, les jeunes l'arrêtent ; certains lui donnent une claque familière dans le dos, d'autres lui font la bise ou le saluent d'une poignée de main. La plupart ont un mot pour lui, une remarque plus ou moins amusante, et Christopher s'arrête à chaque fois pour discuter, poser une question, souhaiter une bonne soirée, questionner sur la rentrée qui approche, sur l'été, sur la famille en fonction de qui il a devant lui. Il connait de nombreuses têtes et celles qui lui sont inconnues le regardent généralement d'un air avenant ou curieux, reconnaissant à sa démarche assurée et à sa tenue noire et verte sa qualité d'employé du pub — pour ne pas dire gérant, car il arrive souvent qu'on lui donne ce titre et il ne corrige jamais la personne qui le fait.
Christophe est en pleine discussion avec Darwen, familier du Pitiponk et casse-couille sur les bords, lorsque un mouvement dans la foule attire son attention acérée par des années à travailler dans un pub. La façon dont les corps se meuvent, la diminution soudaine du bruit des discussions et le son sourd d'un choc sur le sol. Il ne lui en faut pas davantage pour comprendre ce qui est en train d'arriver. Il le sent dans l'air : une bagarre.
Un long, ennuyant et las soupir coule sur ses lèvres. Il pose les plateaux qui tenaient en suspension sur son avant bras sur la table qu'occupent Darwen et ses amis.
« Tu me gardes ça, tu veux ? » lui lance-t-il avant de s'éloigner en direction du grabuge.
Il se prépare déjà à intervenir, liste un ou deux sorts dans son esprit pour pouvoir mettre rapidement fin à la bagarre sans pour autant abîmer ses clients — ils sont précieux car ils ramènent de l'argent, aussi Christopher fait-il attention à ménager leur fierté. Il se fraie un passage dans la foule à grand renfort de « Pardon ! », « On se décale ! » ou encore « Christopher passe ! Tu vas bouger ton cul de là, oui ? » jusqu'à arriver sur le lieu du crime. Et là, Christopher se fige.
Il assiste à l'impressionnante esquive de l'étudiante qu'il reconnait à sa silhouette athlétique et grimace comme les autres spectateurs lorsqu'elle tord le bras du garçon dans son dos.
« Ça doit faire mal, ça, » glisse Christopher à son voisin, un parfait inconnu, en secouant la main d'un air douloureux.
Sur le sol, l'adversaire repoussé gît douloureusement. Malheureusement, il commence déjà à se relever. Christopher comprend sans mal que les deux gars se sont battus et que la familière cliente du pub, Aliénor donc, est intervenue sans le moindre frémissement ni la moindre crainte. Impressionnant, ça c'est sûr. Christopher s'avance d'un pas impérieux dans le petit espace libre au milieu de la foule et applaudit bruyamment, le regard braqué sur la jeune fille qui maîtrise un jeune homme plus grand qu'elle et qui le fait avec aisance.
« Impressionnant ! lance-t-il avec son éternel sourire en coin. Je vais devoir te payer si tu deviens l'agente de sécurité du Pitiponk mais j'ai aucune envie de payer une autre employée. »
Il ne fait pas mine de l'aider. Par contre, il garde un œil sur le garçon qu'elle maîtrise au cas où il parviendrait à se libérer sous l'afflux d'une énergie soudaine.
« Allez, vous l'avez entendue ! s'écrie Christopher en direction de la foule. Elle a dit direction la sortie, alors laissez-la passer ! Quant à toi... »
Le responsable de bar se penche sur le garçon à terre dont le visage commence déjà à se couvrir d'ecchymoses. Christopher l'empoigne par le col et le soulève comme s'il ne pesait rien du tout. En réalité, il pèse son poids et sous sa chemise les muscles de son bras se tendent et Christopher doit faire un vrai effort pour ne pas laisser tomber le gamin par terre.
« Je te suis, informe Christopher à Aliénor, désignant la sortie d'un geste du menton. Montre-moi comment on fait pour faire sortir de son pub deux idiots qui prennent la piste de danse pour un ring. »
Christopher adresse un clin d’œil au garçon qu'il tient à bout de bras et qui ne fait plus le malin avant d'adresser un sourire plein de dents à la jeune étudiante dont il apprécie décidément le caractère.
Ce soir-là n'est pas bien différent des autres. La musique qui résonne dans les oreilles, les corps qui se frôlent, se touchent, se dandinent les uns contre les autres sur la piste de danse, la chaleur moite d'une fin de soirée, l'odeur de l'alcool renversé ou de la cigarette qui s'infiltre par la porte ouverte de la cour intérieure. Christopher aime plus que tout travailler à cette heure-là sur les weekend. Le monde, le bruit, la musique. Il n'y a rien de mieux pour se sentir vivant. Et ce soir-là, comme à son habitude, il traverse la salle principale tout en nettoyant quelques tables, en réparant un verre brisé, en indiquant les toilettes à un client perdu, en ramassant les plateaux de nourriture vide pour les ramener en cuisine. Sur son chemin, les jeunes l'arrêtent ; certains lui donnent une claque familière dans le dos, d'autres lui font la bise ou le saluent d'une poignée de main. La plupart ont un mot pour lui, une remarque plus ou moins amusante, et Christopher s'arrête à chaque fois pour discuter, poser une question, souhaiter une bonne soirée, questionner sur la rentrée qui approche, sur l'été, sur la famille en fonction de qui il a devant lui. Il connait de nombreuses têtes et celles qui lui sont inconnues le regardent généralement d'un air avenant ou curieux, reconnaissant à sa démarche assurée et à sa tenue noire et verte sa qualité d'employé du pub — pour ne pas dire gérant, car il arrive souvent qu'on lui donne ce titre et il ne corrige jamais la personne qui le fait.
Christophe est en pleine discussion avec Darwen, familier du Pitiponk et casse-couille sur les bords, lorsque un mouvement dans la foule attire son attention acérée par des années à travailler dans un pub. La façon dont les corps se meuvent, la diminution soudaine du bruit des discussions et le son sourd d'un choc sur le sol. Il ne lui en faut pas davantage pour comprendre ce qui est en train d'arriver. Il le sent dans l'air : une bagarre.
Un long, ennuyant et las soupir coule sur ses lèvres. Il pose les plateaux qui tenaient en suspension sur son avant bras sur la table qu'occupent Darwen et ses amis.
« Tu me gardes ça, tu veux ? » lui lance-t-il avant de s'éloigner en direction du grabuge.
Il se prépare déjà à intervenir, liste un ou deux sorts dans son esprit pour pouvoir mettre rapidement fin à la bagarre sans pour autant abîmer ses clients — ils sont précieux car ils ramènent de l'argent, aussi Christopher fait-il attention à ménager leur fierté. Il se fraie un passage dans la foule à grand renfort de « Pardon ! », « On se décale ! » ou encore « Christopher passe ! Tu vas bouger ton cul de là, oui ? » jusqu'à arriver sur le lieu du crime. Et là, Christopher se fige.
Il assiste à l'impressionnante esquive de l'étudiante qu'il reconnait à sa silhouette athlétique et grimace comme les autres spectateurs lorsqu'elle tord le bras du garçon dans son dos.
« Ça doit faire mal, ça, » glisse Christopher à son voisin, un parfait inconnu, en secouant la main d'un air douloureux.
Sur le sol, l'adversaire repoussé gît douloureusement. Malheureusement, il commence déjà à se relever. Christopher comprend sans mal que les deux gars se sont battus et que la familière cliente du pub, Aliénor donc, est intervenue sans le moindre frémissement ni la moindre crainte. Impressionnant, ça c'est sûr. Christopher s'avance d'un pas impérieux dans le petit espace libre au milieu de la foule et applaudit bruyamment, le regard braqué sur la jeune fille qui maîtrise un jeune homme plus grand qu'elle et qui le fait avec aisance.
« Impressionnant ! lance-t-il avec son éternel sourire en coin. Je vais devoir te payer si tu deviens l'agente de sécurité du Pitiponk mais j'ai aucune envie de payer une autre employée. »
Il ne fait pas mine de l'aider. Par contre, il garde un œil sur le garçon qu'elle maîtrise au cas où il parviendrait à se libérer sous l'afflux d'une énergie soudaine.
« Allez, vous l'avez entendue ! s'écrie Christopher en direction de la foule. Elle a dit direction la sortie, alors laissez-la passer ! Quant à toi... »
Le responsable de bar se penche sur le garçon à terre dont le visage commence déjà à se couvrir d'ecchymoses. Christopher l'empoigne par le col et le soulève comme s'il ne pesait rien du tout. En réalité, il pèse son poids et sous sa chemise les muscles de son bras se tendent et Christopher doit faire un vrai effort pour ne pas laisser tomber le gamin par terre.
« Je te suis, informe Christopher à Aliénor, désignant la sortie d'un geste du menton. Montre-moi comment on fait pour faire sortir de son pub deux idiots qui prennent la piste de danse pour un ring. »
Christopher adresse un clin d’œil au garçon qu'il tient à bout de bras et qui ne fait plus le malin avant d'adresser un sourire plein de dents à la jeune étudiante dont il apprécie décidément le caractère.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Comme un vendredi soir...
C’est l’applaudissement qui raisonna derrière elle qui la fit se retourner. Craignant que l’autre ne se soit relevé bien trop vite et décide de s’en prendre à elle plutôt qu’au gars bourré qu’elle tenait dans les mains, elle se tendit. Mais en voyant le visage de Christopher, travaillant ici et entendant sa voix Aliénor leva les yeux au ciel en souriant. Elle secoua la tête de gauche à droite avant de répondre.
-Pas besoin de me payer, il m’a renversé sa bière dessus je me serais vengé d’une façon ou d’une autre.
Il s’occupa de relever l’autre garçon, visiblement bien amoché par les quelques coups qui lui avait apporté celui qu’elle maitrisait maintenant. Qui d’ailleurs tenta de gigoter. Aliénor leva un peu plus son bras ce qui le fit gémir.
-Arrête s’il te plait…
Aliénor soupira avant de le forcer à avancer. Avoir le soutien d’un employé connu et reconnu du bar aidait à faire s’ouvrir la foule devant elle et en quelques minutes elle se trouva devant la porte du bar et relâcha sa prise sur le bras du garçon. Celui-ci fit quelques pas en avant en courbant le dos avant de jeter un regard mauvais sur la jeune fille. Pitoyable, il tenta de se redresser mais elle se désintéressa rapidement de lui. Elle n’avait plus rien à dire maintenant, elle ne savait pas vraiment comment Christopher gérait les choses, s’il prenait leur nom ou juste les reconnaitrait par leur visage. Dans tous les cas elle ne l’imaginait pas les engueuler comme des gamins, il n’était ni leur père ni un prof donc en soi, il n’avait pas à leur faire une quelconque morale.
-Il semblerait que ton établissement soi victime de son succès… On attire toujours quelques idiots avec autant de monde. Bon courage…
Elle s’étira, cette remise en jambe était un peu brutale, même si elle avait fait son sempiternel stage de karaté cet été et qu’elle avait fait quelques sessions de boxe avec Sam mettre en pratique des sports de combat ne devenait jamais une habitude pour son corps.
Elle laissa son dos tomber contre le mur du bar pour observer une dernière fois les deux jeunes hommes. A la lumière de la ville, ils paraissaient d’autant plus alcoolisés. Elle secoua doucement la tête de gauche à droite avant de se redresser pour rentrer à nouveau dans le bar.
-Je crois que j’ai mérité un truc à boire !
Certainement qu’elle commanderait une boisson énergisante ou quoi que ce soit qui lui donnerait un petit coup de boost après cette altercation qui l’avait sortie de l’ambiance. Elle n’attendait pas de remerciements de la part de l’employé des lieux. Si elle faisait ça c’est parce que justement elle appréciait ces soirées ici et voulait que chacun en profite tout comme elle. Elle n’allait donc pas rester plantée là à attendre la gratitude de Christopher qui devait avoir bien des choses à faire.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Pas besoin de me payer, il m’a renversé sa bière dessus je me serais vengé d’une façon ou d’une autre.
Il s’occupa de relever l’autre garçon, visiblement bien amoché par les quelques coups qui lui avait apporté celui qu’elle maitrisait maintenant. Qui d’ailleurs tenta de gigoter. Aliénor leva un peu plus son bras ce qui le fit gémir.
-Arrête s’il te plait…
Aliénor soupira avant de le forcer à avancer. Avoir le soutien d’un employé connu et reconnu du bar aidait à faire s’ouvrir la foule devant elle et en quelques minutes elle se trouva devant la porte du bar et relâcha sa prise sur le bras du garçon. Celui-ci fit quelques pas en avant en courbant le dos avant de jeter un regard mauvais sur la jeune fille. Pitoyable, il tenta de se redresser mais elle se désintéressa rapidement de lui. Elle n’avait plus rien à dire maintenant, elle ne savait pas vraiment comment Christopher gérait les choses, s’il prenait leur nom ou juste les reconnaitrait par leur visage. Dans tous les cas elle ne l’imaginait pas les engueuler comme des gamins, il n’était ni leur père ni un prof donc en soi, il n’avait pas à leur faire une quelconque morale.
-Il semblerait que ton établissement soi victime de son succès… On attire toujours quelques idiots avec autant de monde. Bon courage…
Elle s’étira, cette remise en jambe était un peu brutale, même si elle avait fait son sempiternel stage de karaté cet été et qu’elle avait fait quelques sessions de boxe avec Sam mettre en pratique des sports de combat ne devenait jamais une habitude pour son corps.
Elle laissa son dos tomber contre le mur du bar pour observer une dernière fois les deux jeunes hommes. A la lumière de la ville, ils paraissaient d’autant plus alcoolisés. Elle secoua doucement la tête de gauche à droite avant de se redresser pour rentrer à nouveau dans le bar.
-Je crois que j’ai mérité un truc à boire !
Certainement qu’elle commanderait une boisson énergisante ou quoi que ce soit qui lui donnerait un petit coup de boost après cette altercation qui l’avait sortie de l’ambiance. Elle n’attendait pas de remerciements de la part de l’employé des lieux. Si elle faisait ça c’est parce que justement elle appréciait ces soirées ici et voulait que chacun en profite tout comme elle. Elle n’allait donc pas rester plantée là à attendre la gratitude de Christopher qui devait avoir bien des choses à faire.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme un vendredi soir...
S'il suffit d'un verre de bière renversé pour qu'elle soit motivée à maîtriser un homme de cette façon-là, Christopher se demande de quoi elle serait capable de plus. Il est étrangement satisfait d'avoir assisté à cette scène et de l'avoir vu à l'œuvre. Certains soirs, c'est un tout autre genre de scène qu'il lui arrive de surprendre dans son bar, d'une toute autre ambiance, et ces fois-là sa colère n'est ni spectaculaire, ni amusée comme ce soir. Elle est glaciale, et les clients qui en sont responsables, qui ne sont d'ailleurs jamais des clientes, se la prennent en plein fouet. Alors Christopher est satisfait d'être tombé sur une scène dans laquelle la violence est simplement maîtrisée, et avec maturité qui plus est.
Il observe Aliénor avancer à travers la foule et lui emboîte le pas. Elle ouvre la voie en tenant solidement son idiot entre ses mains. Les clients s'écartent pour elle ou peut-être parce que Christopher suit de près, l'air serein, tout en jetant des regards réguliers à son propre idiot qu'il traîne derrière lui. Ce dernier essaie de se détacher en gesticulant faiblement, mais il suffit que Christopher le secoue un peu pour qu'il se calme.
Une double-porte passée, puis une seconde, et les voilà dans la rue au-devant du bar. Quelques clients sortis prendre l'air ou fumer leur lancent des regards étonnés. À son tour, Christopher relâche son idiot de compagnie et il le fait sans douceur, en le repoussant brutalement loin de son bar. Ce dernier trébuche un peu, mais parvient à se redresser sans tomber. Son regard est aussi noir que celui de son collègue.
« Dommage pour vous, les gars, la fin de la soirée aurait été parfaite si vous n'étiez pas aussi cons. »
Il leur lance un regard narquois, les mains dans ses poches, et fait quelques pas pour les forcer à reculer. Il n'a rien de plus à leur dire et les estime suffisamment grands pour deviner et comprendre qu'il n'aura pas envie de voir leur sale tête dans son bar pendant quelques semaines. Mais bientôt ils reviendront, peut-être s'excuseront-ils près de lui, peut-être pas. Dans tous les cas, ils consommeront et c'est la seule chose que Christopher attend d'eux.
Il jette un regard à Aliénor restée derrière lui et adossée au mur. Un petit sourire amusé étire les lèvres de Christopher qui fait un petit geste de la tête en entendant la phrase de la jeune femme. Victime de son succès, ça oui, mais c'est le lot des pubs : il y aura toujours des bagarres, l'alcool fait mauvais ménage avec la raison.
« Le Pitiponk a toujours connu des idiots et en connaîtra toujours, je ne m'en fais pas pour ça. Mais si j'ai des clientes aussi agiles que toi pour me débarrasser d'eux, ça ne me dérange pas, s'amuse-t-il en lui faisant un clin d'œil avant de la voir s'éloigner vers l'entrée du pub. Eh eh eh ! Attends un peu, t'as bien deux secondes avant d'aller dilapider mes réserves, non ? »
De toute façon, il ne lui laisse pas le choix. Il se contorsionne pour attraper le paquet de cigarettes coincé dans la poche arrière de son pantalon un peu trop serré — il faut bien ça pour ne pas que ses fesses flottent dans le tissu. Il glisse un tube de tabac entre ses lèvres, ses dents se referment sur le filtre. Par dessus, ses yeux partent en quête de ceux d'Aliénor.
« Maintenant que je suis là, je vais m'en griller une, » l'informe-t-il inutilement.
Il aspire une longue taffe. Quand il reprend la parole, sa voix est déformée par la fumée.
« Où est-ce que tu as appris à faire d'aussi bonnes clés de bras ? » lui demande-t-il, le coin des lèvres relevé par son éternel sourire.
Il observe Aliénor avancer à travers la foule et lui emboîte le pas. Elle ouvre la voie en tenant solidement son idiot entre ses mains. Les clients s'écartent pour elle ou peut-être parce que Christopher suit de près, l'air serein, tout en jetant des regards réguliers à son propre idiot qu'il traîne derrière lui. Ce dernier essaie de se détacher en gesticulant faiblement, mais il suffit que Christopher le secoue un peu pour qu'il se calme.
Une double-porte passée, puis une seconde, et les voilà dans la rue au-devant du bar. Quelques clients sortis prendre l'air ou fumer leur lancent des regards étonnés. À son tour, Christopher relâche son idiot de compagnie et il le fait sans douceur, en le repoussant brutalement loin de son bar. Ce dernier trébuche un peu, mais parvient à se redresser sans tomber. Son regard est aussi noir que celui de son collègue.
« Dommage pour vous, les gars, la fin de la soirée aurait été parfaite si vous n'étiez pas aussi cons. »
Il leur lance un regard narquois, les mains dans ses poches, et fait quelques pas pour les forcer à reculer. Il n'a rien de plus à leur dire et les estime suffisamment grands pour deviner et comprendre qu'il n'aura pas envie de voir leur sale tête dans son bar pendant quelques semaines. Mais bientôt ils reviendront, peut-être s'excuseront-ils près de lui, peut-être pas. Dans tous les cas, ils consommeront et c'est la seule chose que Christopher attend d'eux.
Il jette un regard à Aliénor restée derrière lui et adossée au mur. Un petit sourire amusé étire les lèvres de Christopher qui fait un petit geste de la tête en entendant la phrase de la jeune femme. Victime de son succès, ça oui, mais c'est le lot des pubs : il y aura toujours des bagarres, l'alcool fait mauvais ménage avec la raison.
« Le Pitiponk a toujours connu des idiots et en connaîtra toujours, je ne m'en fais pas pour ça. Mais si j'ai des clientes aussi agiles que toi pour me débarrasser d'eux, ça ne me dérange pas, s'amuse-t-il en lui faisant un clin d'œil avant de la voir s'éloigner vers l'entrée du pub. Eh eh eh ! Attends un peu, t'as bien deux secondes avant d'aller dilapider mes réserves, non ? »
De toute façon, il ne lui laisse pas le choix. Il se contorsionne pour attraper le paquet de cigarettes coincé dans la poche arrière de son pantalon un peu trop serré — il faut bien ça pour ne pas que ses fesses flottent dans le tissu. Il glisse un tube de tabac entre ses lèvres, ses dents se referment sur le filtre. Par dessus, ses yeux partent en quête de ceux d'Aliénor.
« Maintenant que je suis là, je vais m'en griller une, » l'informe-t-il inutilement.
Il aspire une longue taffe. Quand il reprend la parole, sa voix est déformée par la fumée.
« Où est-ce que tu as appris à faire d'aussi bonnes clés de bras ? » lui demande-t-il, le coin des lèvres relevé par son éternel sourire.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Comme un vendredi soir...
La jeune fille est retenue par la voix de l’employé du bar. Aliénor s’arrête donc net, juste devant la porte qui s’ouvre devant elle, la chaleur de l’intérieur lui léchant le visage, ainsi que les odeurs de sueur de d’alcool. Son corps frissonne quand la porte se referme, mais malgré tout, rester un petit instant dehors ne lui ferait aucun mal. Elle tourne la tête vers Christopher qui sort une cigarette de son paquet. Elle se décale donc de l’entrée et l’observe allumer sa cigarette. Ce geste avait toujours captivé Aliénor, si mécanique et pourtant c’était jouer avec le feu quelque part ?
Elle reconnecte à la réalité avec la voix de l’homme. Un sourire en coin s’élève sur les lèvres de la jeune fille qui s’installe aux côtés de son interlocuteur. Sa curiosité est tout à fait naturelle. Même si les femmes sont de plus en plus à savoir se défendre, peu utilisent ce qu’elles apprennent en vrai et surtout rarement pour attaquer. Chose qu’Aliénor avait bien du mal à comprendre. Si on apprenait à se battre c’était autant pour attaquer que pour se défendre, les deux allaient ensemble. Sinon comment répliquer ? Mais bon, ce n’était visiblement pas un truc de grande dame, heureusement, Aliénor n’avait rien d’une grande dame.
-Certaines femmes apprennent à se défendre, c’est commun non ?
Elle lança un regard en biais à l’homme, observant un instant la fumée sortir de sa bouche et s’évaporer dans l’air comme si ce n’était que le froid qui produisait cette réaction.
-Je fais du karaté depuis…5 ans maintenant et de la boxe française aussi, depuis 3 ans. On apprend deux trois trucs grâce à ça.
Elle avait du mal à s’en rendre compte. L’avouer tout haut lui faisait réaliser qu’elle pratiquait ces sports depuis bien plus longtemps qu’elle ne l’imaginait. Elle commençait à avoir de sacrées bases, malgré le peu de temps qu’elle accordait à sa pratique, elle avait gagné quelques ceintures en karaté. Elle avait passé sa ceinture orange cette année et espérait pouvoir passer la verte l’année prochaine en s’inscrivant dans un club en Irlande et pratiquer un soir dans la semaine. Parce que faire un stage tous les ans était loin d’être suffisant et si l’ISMI proposait une salle de sport, elle avait besoin de se changer les idées. Le quidditch était son travail maintenant et pour un bout de temps, donc avoir autre chose à côté était d’une grande aide, notamment le karaté et l’escalade.
-Une clef de bras c’est pas si compliqué, surtout quand son adversaire n’est pas très solide sur ces appuis.
Elle laissa échapper un petit rire avant de tourner la tête vers Christopher. Pour elle, il n’était que le serveur, gérant, ou un truc du genre du bar dans lequel elle trainait le plus souvent à Londres. Mais elle ne savait pas grand-chose de l’homme derrière ce travail et donc cette façade qu’il laissait transparaitre.
-Et toi, mis à part le porté de plateau magique, tu fais d’autres trucs ? Sans vouloir t’offenser, je te vois mal faire des sports de combats.
Il y avait de quoi s’offenser si on était un peu susceptible. Mais Aliénor aimait le risque et puis rien de mieux que de tenter quelques piques pour apprendre à connaitre quelqu’un. Les réactions, l’égo, l’humour, on en apprenait beaucoup en piquant les gens. Mais c’était un jeu dangereux, on ne se faisait pas que des amis à ce jeu-là, il serait dommage d’être haïs par Christopher, elle était une des ambassadrices du Pitiponk, elle le croisait assez souvent pour que ce soit gênant.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Elle reconnecte à la réalité avec la voix de l’homme. Un sourire en coin s’élève sur les lèvres de la jeune fille qui s’installe aux côtés de son interlocuteur. Sa curiosité est tout à fait naturelle. Même si les femmes sont de plus en plus à savoir se défendre, peu utilisent ce qu’elles apprennent en vrai et surtout rarement pour attaquer. Chose qu’Aliénor avait bien du mal à comprendre. Si on apprenait à se battre c’était autant pour attaquer que pour se défendre, les deux allaient ensemble. Sinon comment répliquer ? Mais bon, ce n’était visiblement pas un truc de grande dame, heureusement, Aliénor n’avait rien d’une grande dame.
-Certaines femmes apprennent à se défendre, c’est commun non ?
Elle lança un regard en biais à l’homme, observant un instant la fumée sortir de sa bouche et s’évaporer dans l’air comme si ce n’était que le froid qui produisait cette réaction.
-Je fais du karaté depuis…5 ans maintenant et de la boxe française aussi, depuis 3 ans. On apprend deux trois trucs grâce à ça.
Elle avait du mal à s’en rendre compte. L’avouer tout haut lui faisait réaliser qu’elle pratiquait ces sports depuis bien plus longtemps qu’elle ne l’imaginait. Elle commençait à avoir de sacrées bases, malgré le peu de temps qu’elle accordait à sa pratique, elle avait gagné quelques ceintures en karaté. Elle avait passé sa ceinture orange cette année et espérait pouvoir passer la verte l’année prochaine en s’inscrivant dans un club en Irlande et pratiquer un soir dans la semaine. Parce que faire un stage tous les ans était loin d’être suffisant et si l’ISMI proposait une salle de sport, elle avait besoin de se changer les idées. Le quidditch était son travail maintenant et pour un bout de temps, donc avoir autre chose à côté était d’une grande aide, notamment le karaté et l’escalade.
-Une clef de bras c’est pas si compliqué, surtout quand son adversaire n’est pas très solide sur ces appuis.
Elle laissa échapper un petit rire avant de tourner la tête vers Christopher. Pour elle, il n’était que le serveur, gérant, ou un truc du genre du bar dans lequel elle trainait le plus souvent à Londres. Mais elle ne savait pas grand-chose de l’homme derrière ce travail et donc cette façade qu’il laissait transparaitre.
-Et toi, mis à part le porté de plateau magique, tu fais d’autres trucs ? Sans vouloir t’offenser, je te vois mal faire des sports de combats.
Il y avait de quoi s’offenser si on était un peu susceptible. Mais Aliénor aimait le risque et puis rien de mieux que de tenter quelques piques pour apprendre à connaitre quelqu’un. Les réactions, l’égo, l’humour, on en apprenait beaucoup en piquant les gens. Mais c’était un jeu dangereux, on ne se faisait pas que des amis à ce jeu-là, il serait dommage d’être haïs par Christopher, elle était une des ambassadrices du Pitiponk, elle le croisait assez souvent pour que ce soit gênant.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme un vendredi soir...
Christopher observe la jeune femme, un sourire tranquille sur les lèvres, les jambes écartées et un bras en travers de son torse. Il recrache la fumée de sa cigarette au-dessus de sa tête en prenant soin de ne pas la lui envoyer en plein visage. Quand elle lui apprend qu'elle fait des sports de combat, il hoche la tête — logique quand on voit la façon dont elle a maîtrisé le garçon. Les yeux de Christopher glissent le long des muscles d'Aliénor. Quand on est inscrit dans la filière dans laquelle elle est inscrit et que l'on veut destiner sa carrière au Quidditch, pas d'autre choix que d'être musclée et tonique, mais cette fille-là pousse l'affaire à un autre niveau ; rares doivent être les étudiants qui poursuivent des sports moldus même après leur entrée à l'université.
Un sourire dubitatif se dresse sur le front de Christopher qui émet un bruit de gorge amusé en secouant la tête ; dire qu'une clé de bras n'est pas si compliqué c'est facile pour quelqu'un qui en a la maîtrise, mais Christopher est bien placé pour savoir que cela n'a rien de facile et que ça demande un certain entraînement, ne serait-ce que pour être capable d'attraper la personne avant qu'elle ne nous attrape.
Un éclat de rire intempestif lui échappe finalement au moment où Aliénor fait une très maigre tentative pour ne pas l'offenser. De fait, Christopher n'est pas offensé, mais des images ont défilé dans son esprit lorsqu'elle a évoqué les sports de combats : pas sûr qu'elle considère comme sport de combat ses très brefs et rares passages dans les arènes clandestines dans lesquelles il est davantage parieur que participant ou même qu'elle apprécierait savoir qu'il a bien été forcé d'apprendre à se battre pour mater les quelques orgueilleux qu'il rencontre parfois dans ses activités illicites qui pensent pouvoir le voler ou la lui faire à l'envers.
L'index et majeur autour de sa cigarette, il tire une longue taffe en jetant un regard amusé à la jeune femme.
« Quoi, j'ai l'air aussi frêle que ça ? réplique-t-il avant de prendre un air offensé, la voix tremblante : je croyais t'avoir fait une meilleure impression que ça ! »
Une œillade moqueuse vient mettre un terme à la mascarade.
« On peut clairement pas dire que j'ai une aussi bonne expérience que toi, reprend-t-il en haussant les épaules, je suis allée à l'école de la rue, moi. »
Christopher hausse les sourcils pour faire mine qu'il se la raconte. Elle comprendra ce qu'elle comprendra ; il n'a aucune envie de l'encourager à lui poser des questions. Il attrape sa cigarette avec ses dents pour libérer ses mains et roule les manches de sa chemise sur ses bras, dévoilant peu à peu l'encre qui recouvre intégralement le droit.
« Alors comme ça, dit-il en s'avançant lentement vers Aliénor, l’œil moqueur et la voix déformée par la cigarette, faire une clé de bras, c'est pas si compliqué que ça ? Facile à dire quand on a ton expérience dans les sports de combat ! »
Il s'arrête juste elle. Il ne la dépasse que de quelques centimètres en taille, c'est à peine visible. Plongé dans le regard d'Aliénor, ses yeux passent du marron au bleu sans savoir lequel choisir. Le coin de sa bouche se relève.
« Tu me montres comment on fait ? »
Ce n'est pas là une preuve d'orgueil de sa part, bien au contraire. Si Christopher est absolument persuadé d'être capable de pouvoir maîtriser physiquement une petite frappe de bas de quartier, il se sait cependant bien inutile face à quelqu'un qui a une vraie expérience du combat. Une chance pour lui que la plupart des abrutis qui croisent sa route soient des sorciers, donc que leur expérience du combat à mains nues soit aussi peu développée que la sienne. Mettre des crochets, faucher les jambes, plaquer contre un mur, utiliser la force brute il sait faire. Mais maîtriser comme Aliénor l'a fait tout à l'heure, c'est quelque chose qui s'apprend.
Un sourire dubitatif se dresse sur le front de Christopher qui émet un bruit de gorge amusé en secouant la tête ; dire qu'une clé de bras n'est pas si compliqué c'est facile pour quelqu'un qui en a la maîtrise, mais Christopher est bien placé pour savoir que cela n'a rien de facile et que ça demande un certain entraînement, ne serait-ce que pour être capable d'attraper la personne avant qu'elle ne nous attrape.
Un éclat de rire intempestif lui échappe finalement au moment où Aliénor fait une très maigre tentative pour ne pas l'offenser. De fait, Christopher n'est pas offensé, mais des images ont défilé dans son esprit lorsqu'elle a évoqué les sports de combats : pas sûr qu'elle considère comme sport de combat ses très brefs et rares passages dans les arènes clandestines dans lesquelles il est davantage parieur que participant ou même qu'elle apprécierait savoir qu'il a bien été forcé d'apprendre à se battre pour mater les quelques orgueilleux qu'il rencontre parfois dans ses activités illicites qui pensent pouvoir le voler ou la lui faire à l'envers.
L'index et majeur autour de sa cigarette, il tire une longue taffe en jetant un regard amusé à la jeune femme.
« Quoi, j'ai l'air aussi frêle que ça ? réplique-t-il avant de prendre un air offensé, la voix tremblante : je croyais t'avoir fait une meilleure impression que ça ! »
Une œillade moqueuse vient mettre un terme à la mascarade.
« On peut clairement pas dire que j'ai une aussi bonne expérience que toi, reprend-t-il en haussant les épaules, je suis allée à l'école de la rue, moi. »
Christopher hausse les sourcils pour faire mine qu'il se la raconte. Elle comprendra ce qu'elle comprendra ; il n'a aucune envie de l'encourager à lui poser des questions. Il attrape sa cigarette avec ses dents pour libérer ses mains et roule les manches de sa chemise sur ses bras, dévoilant peu à peu l'encre qui recouvre intégralement le droit.
« Alors comme ça, dit-il en s'avançant lentement vers Aliénor, l’œil moqueur et la voix déformée par la cigarette, faire une clé de bras, c'est pas si compliqué que ça ? Facile à dire quand on a ton expérience dans les sports de combat ! »
Il s'arrête juste elle. Il ne la dépasse que de quelques centimètres en taille, c'est à peine visible. Plongé dans le regard d'Aliénor, ses yeux passent du marron au bleu sans savoir lequel choisir. Le coin de sa bouche se relève.
« Tu me montres comment on fait ? »
Ce n'est pas là une preuve d'orgueil de sa part, bien au contraire. Si Christopher est absolument persuadé d'être capable de pouvoir maîtriser physiquement une petite frappe de bas de quartier, il se sait cependant bien inutile face à quelqu'un qui a une vraie expérience du combat. Une chance pour lui que la plupart des abrutis qui croisent sa route soient des sorciers, donc que leur expérience du combat à mains nues soit aussi peu développée que la sienne. Mettre des crochets, faucher les jambes, plaquer contre un mur, utiliser la force brute il sait faire. Mais maîtriser comme Aliénor l'a fait tout à l'heure, c'est quelque chose qui s'apprend.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Comme un vendredi soir...
Elle ne put retenir un rire franc à la réponse de son interlocuteur. Non il n’était pas frêle, du moins pas spécialement, d’autant qu’elle avait connu des personnes plus fines et moins importantes que lui qui étaient finalement de véritables combattants. Elle fit pivoter sa tête de gauche à droite, un grand sourire sur les lèvres pour indiquer que non, elle ne l’imaginait pas sans défense. Après tout, lui aussi avait sorti un crétin à bout de bras il y a à peines quelques minutes.
Ces deux sourcils se levèrent et elle pencha légèrement la tête en arrière à l’évocation de « l’école de la rue ». Christopher, un gamin de bagarre ? Elle avait bien du mal à y croire. Mais après tout, chacun avait un passé et peut-être que cet homme qui prenait soin de lui et qui avait un sens de la mode certain n’avait pas toujours été comme ça. Malgré tout elle gardait un doute au fond de son esprit. Ces yeux le scannèrent de haut en bas, jugeant ouvertement le physique du serveur. Un fin sourire étira ces lèvres à la mimique de l’homme quand ces yeux revinrent vers son visage. Bluff ou nuance ? La rue pouvait apprendre bien des choses, du moins c’était ce que ces fantasmes lui laissaient croire. Elle avait toujours vécu dans de beaux quartiers, résidentiels, agréables. Ces parents s’occupant d’elle. Certes, la salle de boxe qu’elle fréquentait chez elle n’était pas dans le plus beau des quartiers mais ça restait correct. Elle n’avait aucune expérience concrète de la rue. Mais elle s’imaginait que bien des choses pouvaient se passer dans les rues le soir alors envahies par les épaves éméchées des bars et les filles légères cherchant chaleur et argent.
Elle commença à hocher la tête aux dires de Christopher. Mais quand celui-ci lui demanda une explication la jeune fille se tendit légèrement en arrondissant les yeux. Il venait vraiment de demander ça ? De lui montrer ? Lui apprendre en quelques sortes ? Non pas qu’elle soit contre l’idée, bien au contraire, les sorciers étant bien trop souvent à la rue pour ce qui était du combat au corps à corps. La surprise passée, elle se détendit et un sourire étira ces lèvres.
-T’es sûr ? Même un garçon endurci par la rue passe un sale quart d’heure sous clé de bras ?
Malgré tout il avait l’air déterminé. Aliénor décolla alors son dos de la devanture et se replaça sur ces appuis, face à l’homme. Elle releva les yeux pour les planter dans ceux de Christopher.
-En théorie c’est simple. L’idée c’est de tordre l’articulation jusqu’au point de rupture ce qui fait mal et qui fait réagir le corps qui n’est plus dicté par le cerveau.
Elle l’observa un instant, ces épaules, ces bras, sa posture. Elle remarqua quelques traces du tatouage sur son bras ce qui la fit sourire. Après tout elle aussi était tatouée et si aujourd’hui elle portait un jean ce qui le recouvrait, elle en était très fière.
-Détend tes épaules, je ne veux pas te faire trop mal.
Elle se plaça à côté de l’homme et posa doucement le bout de ces doigts sur son épaule droite, appuyant légèrement pour qu’il décontracte totalement son trapèze et son dos, faisant retomber l’articulation vers le bas.
-On attrape le bras et le triceps.
Dit-elle en effectuant lentement les gestes sur le bras de Christopher.
-Le but c’est qu’une fois dans le dos, l’agressé soit presque forcé de se pencher vers l’avant. Donc on cherche à aller au maximum de l’amplitude du coude.
Elle tourna pour aller dans le dos de sa victime faisant tourner son bras, la main vers le bas. Une fois à 90 degrés dans son dos, elle tira légèrement sur le triceps pour amener l’épaule vers le bas.
-Et là, on fait mal.
Elle remonta d’un coup le poignet de l’adulte vers le haut en tirant son triceps vers elle.
-Pas besoin de forcer, tu ne peux rien faire.
Ajouta-t-elle en se penchant vers l’oreille de Christopher avant de le libérer de sa prise. Elle le contourna à nouveau pour se placer devant lui.
-Je t’autorise une vengeance.
Elle avança ces bras vers l’avant presque comme une offrande. Voyons voir s’il avait compris.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Ces deux sourcils se levèrent et elle pencha légèrement la tête en arrière à l’évocation de « l’école de la rue ». Christopher, un gamin de bagarre ? Elle avait bien du mal à y croire. Mais après tout, chacun avait un passé et peut-être que cet homme qui prenait soin de lui et qui avait un sens de la mode certain n’avait pas toujours été comme ça. Malgré tout elle gardait un doute au fond de son esprit. Ces yeux le scannèrent de haut en bas, jugeant ouvertement le physique du serveur. Un fin sourire étira ces lèvres à la mimique de l’homme quand ces yeux revinrent vers son visage. Bluff ou nuance ? La rue pouvait apprendre bien des choses, du moins c’était ce que ces fantasmes lui laissaient croire. Elle avait toujours vécu dans de beaux quartiers, résidentiels, agréables. Ces parents s’occupant d’elle. Certes, la salle de boxe qu’elle fréquentait chez elle n’était pas dans le plus beau des quartiers mais ça restait correct. Elle n’avait aucune expérience concrète de la rue. Mais elle s’imaginait que bien des choses pouvaient se passer dans les rues le soir alors envahies par les épaves éméchées des bars et les filles légères cherchant chaleur et argent.
Elle commença à hocher la tête aux dires de Christopher. Mais quand celui-ci lui demanda une explication la jeune fille se tendit légèrement en arrondissant les yeux. Il venait vraiment de demander ça ? De lui montrer ? Lui apprendre en quelques sortes ? Non pas qu’elle soit contre l’idée, bien au contraire, les sorciers étant bien trop souvent à la rue pour ce qui était du combat au corps à corps. La surprise passée, elle se détendit et un sourire étira ces lèvres.
-T’es sûr ? Même un garçon endurci par la rue passe un sale quart d’heure sous clé de bras ?
Malgré tout il avait l’air déterminé. Aliénor décolla alors son dos de la devanture et se replaça sur ces appuis, face à l’homme. Elle releva les yeux pour les planter dans ceux de Christopher.
-En théorie c’est simple. L’idée c’est de tordre l’articulation jusqu’au point de rupture ce qui fait mal et qui fait réagir le corps qui n’est plus dicté par le cerveau.
Elle l’observa un instant, ces épaules, ces bras, sa posture. Elle remarqua quelques traces du tatouage sur son bras ce qui la fit sourire. Après tout elle aussi était tatouée et si aujourd’hui elle portait un jean ce qui le recouvrait, elle en était très fière.
-Détend tes épaules, je ne veux pas te faire trop mal.
Elle se plaça à côté de l’homme et posa doucement le bout de ces doigts sur son épaule droite, appuyant légèrement pour qu’il décontracte totalement son trapèze et son dos, faisant retomber l’articulation vers le bas.
-On attrape le bras et le triceps.
Dit-elle en effectuant lentement les gestes sur le bras de Christopher.
-Le but c’est qu’une fois dans le dos, l’agressé soit presque forcé de se pencher vers l’avant. Donc on cherche à aller au maximum de l’amplitude du coude.
Elle tourna pour aller dans le dos de sa victime faisant tourner son bras, la main vers le bas. Une fois à 90 degrés dans son dos, elle tira légèrement sur le triceps pour amener l’épaule vers le bas.
-Et là, on fait mal.
Elle remonta d’un coup le poignet de l’adulte vers le haut en tirant son triceps vers elle.
-Pas besoin de forcer, tu ne peux rien faire.
Ajouta-t-elle en se penchant vers l’oreille de Christopher avant de le libérer de sa prise. Elle le contourna à nouveau pour se placer devant lui.
-Je t’autorise une vengeance.
Elle avança ces bras vers l’avant presque comme une offrande. Voyons voir s’il avait compris.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme un vendredi soir...
À l'étonnement d'Aliénor, Christopher répond par une bravade : il se redresse, carre les épaules et hausse les sourcils, comme pour dire j'ai pas peur, moi ! De fait, il est plus curieux qu'effrayé. Il a rarement terminé un combat sans souffrir ou alors la dernière fois remonte à très, très longtemps. Quand il étale ses adversaires, il le fait en se blessant au passage et en laissant l'autre dans un état assez sale. Si une clé de bras peut lui sauver la mise... Et puis il est surtout impressionné par ce qu'il a vu dans le bar, par la maîtrise de son ambassadrice. Il faudrait être fou pour ne pas en profiter pour apprendre deux trois choses. Alors Christopher sourit un peu plus fort lorsque la jeune femme se détache du mur, il fait le malin pour l'encourager à approcher.
Les explications tombent ; Christopher hoche la tête et il n'en sourit pas moins fort quand le regard d'Aliénor coule sur son corps. Elle doit certainement le jauger. Il se sait guère impressionnant au premier abord. Il le sait depuis les premières insultes de son frère à ce propos. Et pourtant, il n'en est pas gêné : il sait ce qu'il vaut. Alors ce regard ne le dérange pas, il la laisse analyser, jauger et quand elle lui conseille de détendre les épaules, Christopher coince sa cigarette entre son index et son majeur, la tient loin d'Aliénor et essaie de détendre ses épaules. Ce qui s'avère plus difficile que prévu. Planté devant l'étudiante, le regard goguenard, il secoue les bras devant lui, amusé de se sentir parfaitement idiot.
Voyant Aliénor se placer près de lui, Christopher fait :
« Attends, attends, » d'une voix rapide.
Il tire longuement sur sa cigarette. Et encore une autre fois longuement avant d'écraser le mégot et de le déposer par terre pour le récupérer plus tard. En se redressant, il jette un regard entendue à l'étudiante : elle peut y aller. Et elle y va. Christopher se laisse faire sans se départir de son sourire. Elle manie son bras, le plie dans son dos, pose la main sur ses muscles. De son côté, puisqu'il fait face au bar et aux quelques clients sortis fumer, il en profite pour leur faire des sourires rassurants, des petits gestes du menton, des clins d'œil, d'articuler sans parler : « je gère totalement ».
Sauf qu'Aliénor remonte soudainement son poignet dans son dos et que son épaule se met à tirer douloureusement. Un glapissement s'échappe de Christopher qui ne peut rien faire d'autre qu'écouter ce que lui glisse la jeune femme à l'oreille. Et parce qu'il a un esprit de contradiction plutôt bien ancré, Christopher fait exactement le contraire de ce qu'elle lui dit : il force. Et il aurait certainement poussé un cri de douleur si elle ne l'avait pas subitement lâché.
« Ouah ! s'exclame-t-il en se frottant l'épaule. J'ai bien senti que tu aurais pu me faire vraiment mal. »
Et bien que ce soit déplacé avec un tel discours, il sourit si fort que ses lèvres retroussées dévoilent ses dents.
« Y'a pas à dire, c'est efficace. »
Puis il baisse les yeux jusqu'aux bras qui lui sont offerts. Il jette un regard dubitatif à la sorcière. Vraiment, à son tour ?
« J'apprends très vite, fanfaronne-t-il en faisant mine de remonter ses manches déjà remontées. Tu vas voir, je te maîtrise en deux-deux ! »
Le ton, le sourire, le regard, la voix orgueilleuse. Tout est fait pour qu'Aliénor comprenne qu'en réalité, il ne maîtrisera rien du tout et qu'il en parfaitement. Ou alors elle pensera qu'il n'est qu'un énième gars qui se croit plus fort qu'une femme entraînée et elle le lui fera payer en faisant mine de rectifier son geste quand Christopher aura fait sa démonstration. Il s'approche d'elle en laissant derrière lui son sourire.
« J'attrape ton bras, marmonne-t-il pour lui-même en joignant le geste à la parole, main sur le biceps, puis je fais tourner le bras... »
Christopher grimace en voyant que le bras ne veut pas tourner dans le dos. Il fronce les sourcils, se penche pour observer l'articulation, et se redresse avec une grimace encore plus grande. Un petit ricanement coule sur ses lèvres.
« Pardon, glousse-t-il, penaud, j'essayais de plier dans le mauvais sens... »
Il recommence et cette fois-ci le bras remonte dans le dos. Une main sur l'épaule de la jeune femme, l'autre accrochée à la sienne pour la plaquer dans le milieu de son dos, Christopher se penche sur le côté pour pouvoir croiser le regard d'Aliénor.
« J'te maîtrise là, hein ? s'exclame-t-il. Je te maîtrise carrément, non ? »
À sa voix réjouie, on comprend qu'en tout cas, lui, il est persuadé qu'il la maîtrise totalement.
Les explications tombent ; Christopher hoche la tête et il n'en sourit pas moins fort quand le regard d'Aliénor coule sur son corps. Elle doit certainement le jauger. Il se sait guère impressionnant au premier abord. Il le sait depuis les premières insultes de son frère à ce propos. Et pourtant, il n'en est pas gêné : il sait ce qu'il vaut. Alors ce regard ne le dérange pas, il la laisse analyser, jauger et quand elle lui conseille de détendre les épaules, Christopher coince sa cigarette entre son index et son majeur, la tient loin d'Aliénor et essaie de détendre ses épaules. Ce qui s'avère plus difficile que prévu. Planté devant l'étudiante, le regard goguenard, il secoue les bras devant lui, amusé de se sentir parfaitement idiot.
Voyant Aliénor se placer près de lui, Christopher fait :
« Attends, attends, » d'une voix rapide.
Il tire longuement sur sa cigarette. Et encore une autre fois longuement avant d'écraser le mégot et de le déposer par terre pour le récupérer plus tard. En se redressant, il jette un regard entendue à l'étudiante : elle peut y aller. Et elle y va. Christopher se laisse faire sans se départir de son sourire. Elle manie son bras, le plie dans son dos, pose la main sur ses muscles. De son côté, puisqu'il fait face au bar et aux quelques clients sortis fumer, il en profite pour leur faire des sourires rassurants, des petits gestes du menton, des clins d'œil, d'articuler sans parler : « je gère totalement ».
Sauf qu'Aliénor remonte soudainement son poignet dans son dos et que son épaule se met à tirer douloureusement. Un glapissement s'échappe de Christopher qui ne peut rien faire d'autre qu'écouter ce que lui glisse la jeune femme à l'oreille. Et parce qu'il a un esprit de contradiction plutôt bien ancré, Christopher fait exactement le contraire de ce qu'elle lui dit : il force. Et il aurait certainement poussé un cri de douleur si elle ne l'avait pas subitement lâché.
« Ouah ! s'exclame-t-il en se frottant l'épaule. J'ai bien senti que tu aurais pu me faire vraiment mal. »
Et bien que ce soit déplacé avec un tel discours, il sourit si fort que ses lèvres retroussées dévoilent ses dents.
« Y'a pas à dire, c'est efficace. »
Puis il baisse les yeux jusqu'aux bras qui lui sont offerts. Il jette un regard dubitatif à la sorcière. Vraiment, à son tour ?
« J'apprends très vite, fanfaronne-t-il en faisant mine de remonter ses manches déjà remontées. Tu vas voir, je te maîtrise en deux-deux ! »
Le ton, le sourire, le regard, la voix orgueilleuse. Tout est fait pour qu'Aliénor comprenne qu'en réalité, il ne maîtrisera rien du tout et qu'il en parfaitement. Ou alors elle pensera qu'il n'est qu'un énième gars qui se croit plus fort qu'une femme entraînée et elle le lui fera payer en faisant mine de rectifier son geste quand Christopher aura fait sa démonstration. Il s'approche d'elle en laissant derrière lui son sourire.
« J'attrape ton bras, marmonne-t-il pour lui-même en joignant le geste à la parole, main sur le biceps, puis je fais tourner le bras... »
Christopher grimace en voyant que le bras ne veut pas tourner dans le dos. Il fronce les sourcils, se penche pour observer l'articulation, et se redresse avec une grimace encore plus grande. Un petit ricanement coule sur ses lèvres.
« Pardon, glousse-t-il, penaud, j'essayais de plier dans le mauvais sens... »
Il recommence et cette fois-ci le bras remonte dans le dos. Une main sur l'épaule de la jeune femme, l'autre accrochée à la sienne pour la plaquer dans le milieu de son dos, Christopher se penche sur le côté pour pouvoir croiser le regard d'Aliénor.
« J'te maîtrise là, hein ? s'exclame-t-il. Je te maîtrise carrément, non ? »
À sa voix réjouie, on comprend qu'en tout cas, lui, il est persuadé qu'il la maîtrise totalement.
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« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Comme un vendredi soir...
Aliénor avait pourtant lâché dès qu’il avait essayé de bouger, mais visiblement Christopher avait une âme d’aventurier caché derrière du cuir vinyle et des bottines tendances. Elle leva simplement ces épaules, une moue d’enfant innocente sur le visage quand il constata que cette prise fonctionnait à l’oral. Oui elle aurait pu lui faire mal, enfin en soi il aurait pu se faire mal tout seul. Cette prise avait pour seul but d’immobiliser, si on ne bouge pas, on ne risque rien. Si on bouge… Une épaule démise ça, ça fait mal.
-Assez efficace oui.
Assez pour lutter contre des gens qui ne savent pas vraiment se battre, assez pour maitriser des énergumènes qui tiennent à peine sur leur jambe. Mais sur quelqu’un qui sait réagir ? Une clef de bras debout n’est pas la plus efficace. Celle au sol l’est bien plus, mais elle ne se laisserait pas faire par un débutant ! Elle avait encore besoin de son bras.
-En deux-deux ? Rien que ça ? J’ai hâte de voir.
Aliénor fit tourner sa tête pour soulager ces vertèbres et détendit la tension dans ces épaules. Elle était ironique bien entendu et avait bien vu que Christopher en faisait des tonnes. Mais sur un sujet volontaire, ce n’était pas compliqué à mettre en œuvre. Le seul truc, c’est que la plupart du temps les gens ne se laissent pas faire docilement. Elle prit une grande inspiration quand Christopher débuta. Attraper le bras, rien de bien compliqué. Tourner le bras… Aliénor fronça les sourcils. Il faisait quoi là ? Aliénor pivota un peu pour éviter qu’il ne lui casse un coude et lui jeta un regard interrogatif.
L’excuse immédiate de l’homme la fait sourire et elle se remet rapidement en place.
-T’inquiète, mais évite de tordre mon bras dans tous les sens, j’en ai encore besoin.
Elle laissa échapper un petit rire avant de sentir son bras se relever dans son dos. Le geste n’était pas mauvais. L’exécution était celle de quelqu’un qui apprenait, elle aurait eu dix fois le temps de se sortir de cette prise, mais c’était pas mal.
-Tu me maitrise autant que ce gars maitrise son équilibre.
Dit-elle en pointant du menton un gars qui sortait du bar, visiblement alcoolisé. Il tenait debout, c’était déjà bien, mais il ne marchait plus très droit. Elle se pencha en avant, avant de se redresser et de pivoter rapidement face à Christopher, dégageant avec force ces prises sur son bras.
-Oublie pas de bien maintenir la pression sur l’épaule. Mais sinon c’était bien, j’étais totalement à ta merci !
Elle rigola en leva les bras au niveau de sa tête comme pour capituler face au serveur /barman /homme à tout faire du Pitiponk. Elle baissa les bras et pencha la tête sur le côté, analysant toujours un peu plus l’homme qui lui avait fait confiance l’année passé pour être son ambassadrice.
-Ca peut être utile, mais t’attends pas à ce qu’ils se laissent faire. Mais bon, sur des gars bourrés tu devrais pouvoir t’en sortir, en espérant que t’en ai pas besoin.
Elle laissa un petit temps de pause, laissant son regard se perdre sur les différents clients à l’extérieur du bar.
-Et fait attention aux coups de boule aussi.
C’était une des méthodes pour se sortir d’une clef de bras et même si un nez était facilement réparable avec un sortilège, ça fait quand même bien mal.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Assez efficace oui.
Assez pour lutter contre des gens qui ne savent pas vraiment se battre, assez pour maitriser des énergumènes qui tiennent à peine sur leur jambe. Mais sur quelqu’un qui sait réagir ? Une clef de bras debout n’est pas la plus efficace. Celle au sol l’est bien plus, mais elle ne se laisserait pas faire par un débutant ! Elle avait encore besoin de son bras.
-En deux-deux ? Rien que ça ? J’ai hâte de voir.
Aliénor fit tourner sa tête pour soulager ces vertèbres et détendit la tension dans ces épaules. Elle était ironique bien entendu et avait bien vu que Christopher en faisait des tonnes. Mais sur un sujet volontaire, ce n’était pas compliqué à mettre en œuvre. Le seul truc, c’est que la plupart du temps les gens ne se laissent pas faire docilement. Elle prit une grande inspiration quand Christopher débuta. Attraper le bras, rien de bien compliqué. Tourner le bras… Aliénor fronça les sourcils. Il faisait quoi là ? Aliénor pivota un peu pour éviter qu’il ne lui casse un coude et lui jeta un regard interrogatif.
L’excuse immédiate de l’homme la fait sourire et elle se remet rapidement en place.
-T’inquiète, mais évite de tordre mon bras dans tous les sens, j’en ai encore besoin.
Elle laissa échapper un petit rire avant de sentir son bras se relever dans son dos. Le geste n’était pas mauvais. L’exécution était celle de quelqu’un qui apprenait, elle aurait eu dix fois le temps de se sortir de cette prise, mais c’était pas mal.
-Tu me maitrise autant que ce gars maitrise son équilibre.
Dit-elle en pointant du menton un gars qui sortait du bar, visiblement alcoolisé. Il tenait debout, c’était déjà bien, mais il ne marchait plus très droit. Elle se pencha en avant, avant de se redresser et de pivoter rapidement face à Christopher, dégageant avec force ces prises sur son bras.
-Oublie pas de bien maintenir la pression sur l’épaule. Mais sinon c’était bien, j’étais totalement à ta merci !
Elle rigola en leva les bras au niveau de sa tête comme pour capituler face au serveur /barman /homme à tout faire du Pitiponk. Elle baissa les bras et pencha la tête sur le côté, analysant toujours un peu plus l’homme qui lui avait fait confiance l’année passé pour être son ambassadrice.
-Ca peut être utile, mais t’attends pas à ce qu’ils se laissent faire. Mais bon, sur des gars bourrés tu devrais pouvoir t’en sortir, en espérant que t’en ai pas besoin.
Elle laissa un petit temps de pause, laissant son regard se perdre sur les différents clients à l’extérieur du bar.
-Et fait attention aux coups de boule aussi.
C’était une des méthodes pour se sortir d’une clef de bras et même si un nez était facilement réparable avec un sortilège, ça fait quand même bien mal.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Comme un vendredi soir...
La main sur l'épaule de la jeune femme, Christopher lève la tête vers le mec bourré qu'elle désigne et qui titube dans la rue.
« Oh non ! râle Christopher en lançant un regard désabusé à l'idiot aviné. Pourquoi ils ne prennent jamais les navettes-portoloins ? On paye une fortune, pour ce service ! T'entends, toi ! Je paye une fortune pour... Eh ! »
Le temps qu'il baisse les yeux vers Aliénor, celle-ci s'est déjà dégagée sans le moindre effort, récupérant bras et contrôle de son buste comme si Christopher n'y mettait pas la moindre force. Ce qui n'est qu'à moitié vrai. Il ne cherchait pas réellement à l'entraver, mais il pensait quand même maîtriser un peu. À tort, semble-t-il, puisqu'elle s'est libérée avec une grande simplicité.
Il hoche la tête à plusieurs reprise sans chercher à cacher son air impressionné, qui est certes un pou poussé, mais pas moins sincère. Il recule d'un pas pour lui laisser son espace tout en se massant l'intérieur des mains avec le pouce. Derrière elle, l'étudiant bourré qui ne lui a pas porté le moindre intérêt malgré ce qu'il lui a dit poursuit son chemin en titubant.
Christopher ramène son regard sombre sur son athlétique ambassadrice. Il rit de ses mimiques et de ses paroles.
« Ça me sera toujours utile, finit-il par dire avec un sourire. Des mecs bourrés qui cherchent les problèmes, c'est monnaie courante dans un pub. Ou dans la rue. »
Dans la rue, dans un pub, dans l'Allée des embrumes. On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, surtout dans les milieux que qu'il fréquente. Christopher prend tout ce qu'il peut apprendre. Il s'entraînera à maîtriser cette clé de bras. Il est certain qu'Elisha ne refusera pas d'être son cobaye. Elisha ne refuse jamais rien. Il n'a pas suffisamment de courage pour ça.
« C'est bien noté pour les coups de boule. T'inquiète pas, je ferai attention à ça : je n'ai pas envie que qui que ce soit abîme ceci. » Il se passe la main devant le visage et étire un large sourire narquois. « Le monde s'en porterait moins bien, si ça devait arriver. »
Sur ses paroles d'une grande justesse, Christopher se penche dans un mouvement d'effort pour récupérer son mégot abandonné par terre. Il attrape sa baguette magique et le fait disparaître d'un sortilège en se redressant. Il capte le regard de son ambassadrice, à quelques pas de lui.
« Faut que je t'offre un verre, maintenant, hein ? »
Une petite moue lui tire les lèvres vers le bas. Il n'a aucun mal à feindre un terrible désespoir à l'idée de devoir un verre offrir à cette jeune sorcière qui a évité qu'une rixe éclate dans son pub.
« Oh non ! râle Christopher en lançant un regard désabusé à l'idiot aviné. Pourquoi ils ne prennent jamais les navettes-portoloins ? On paye une fortune, pour ce service ! T'entends, toi ! Je paye une fortune pour... Eh ! »
Le temps qu'il baisse les yeux vers Aliénor, celle-ci s'est déjà dégagée sans le moindre effort, récupérant bras et contrôle de son buste comme si Christopher n'y mettait pas la moindre force. Ce qui n'est qu'à moitié vrai. Il ne cherchait pas réellement à l'entraver, mais il pensait quand même maîtriser un peu. À tort, semble-t-il, puisqu'elle s'est libérée avec une grande simplicité.
Il hoche la tête à plusieurs reprise sans chercher à cacher son air impressionné, qui est certes un pou poussé, mais pas moins sincère. Il recule d'un pas pour lui laisser son espace tout en se massant l'intérieur des mains avec le pouce. Derrière elle, l'étudiant bourré qui ne lui a pas porté le moindre intérêt malgré ce qu'il lui a dit poursuit son chemin en titubant.
Christopher ramène son regard sombre sur son athlétique ambassadrice. Il rit de ses mimiques et de ses paroles.
« Ça me sera toujours utile, finit-il par dire avec un sourire. Des mecs bourrés qui cherchent les problèmes, c'est monnaie courante dans un pub. Ou dans la rue. »
Dans la rue, dans un pub, dans l'Allée des embrumes. On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, surtout dans les milieux que qu'il fréquente. Christopher prend tout ce qu'il peut apprendre. Il s'entraînera à maîtriser cette clé de bras. Il est certain qu'Elisha ne refusera pas d'être son cobaye. Elisha ne refuse jamais rien. Il n'a pas suffisamment de courage pour ça.
« C'est bien noté pour les coups de boule. T'inquiète pas, je ferai attention à ça : je n'ai pas envie que qui que ce soit abîme ceci. » Il se passe la main devant le visage et étire un large sourire narquois. « Le monde s'en porterait moins bien, si ça devait arriver. »
Sur ses paroles d'une grande justesse, Christopher se penche dans un mouvement d'effort pour récupérer son mégot abandonné par terre. Il attrape sa baguette magique et le fait disparaître d'un sortilège en se redressant. Il capte le regard de son ambassadrice, à quelques pas de lui.
« Faut que je t'offre un verre, maintenant, hein ? »
Une petite moue lui tire les lèvres vers le bas. Il n'a aucun mal à feindre un terrible désespoir à l'idée de devoir un verre offrir à cette jeune sorcière qui a évité qu'une rixe éclate dans son pub.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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