Ecrire pour vivre, une chance ?
Avec @Peony Soulton
Jeudi 9 septembre 2050, 16h50
Eileen était d'un naturel curieux. Aussi lorsque Kenna lui avait parlé en mars du fait que Mrs Soulton, leur professeure d'histoire de la magie, écrivait des livres, elle avait réfléchi d'abord à lire ses histoires - quand elle n'aurait plus une pile d'ouvrages sous la main - puis ensuite s'était demandée comment l'adulte en était venue à pouvoir être lue. En réalité, elle ne savait pas grand chose des créations de l'enseignante si ce n'était le fonctionnement de ses ouvrages sur le style "le livre dont vous êtes le héros" dont la Poufsouffle lui avait parlé. Il lui semblait à y réfléchir qu'un tel livre, non linéaire, avec des chemins multiples, devait être encore plus compliqué à écrire qu'un livre "normal". Comment l'adulte en était-elle venue à vouloir écrire ? Pourquoi ce type d'histoire précisément ? Comment avait-elle pu être éditée ? La rouquine se posait pas mal de questions.
L'irlandaise n'écrivait pour sa part que des lettres. Ses correspondances allaient à sa famille et à ses amis et elle n'avait jamais envisagé l'écriture comme une source de revenus. Mais ca ne l'empêchait pas de s'intéresser à ce qu'était ce métier. Elle adorait les livres et donc forcément, elle s'intéressait à tout ce qui tournait autour d'eux. Elle avait décidé pour poursuivre son immersion dans l'univers des ouvrages, après son stage estival chez Fleury & Bott, de s'intéresser à d'autres métiers en lien avec ce qu'elle adorait : les livres.
Aussi, elle avait profité d'un moment de liberté dans son emploi du temps pour passer par le bureau de l'enseignante et tenté de lui poser ses questions.
Elle frappa à la porte et salua avant d'aller plus loin :
- "Bonjour... Je... je peux vous déranger un instant ?" tenta-t-elle hésitante.
Elle espérait qu'elle recevrait une réponse positive.
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Basé sur les horaires de bureau de la professeure ici.
J'espère que cette proposition de RP convient
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Ecrire pour vivre, une chance ?
Peony venait de finir sa dernière heure de classe de la journée. Celle-ci avait été des plus animées et elle souriait encore en repensant aux improvisations réalisées par ses élèves. Après avoir remis en place chaises et tables suite à cet atelier fait avec les Cinquième année, elle s'installa à son bureau et prit son nécessaire d'écriture. Elle rédigea un hibou de commande à la boutique Fleury et Bott. Elle avait urgemment besoin de certains ouvrages pour ses recherches et n'avait malheureusement pas trouvé son bonheur à la bibliothèque la veille. Elle avait toute confiance en Niall O'Barden et sa collègue pour faire au plus vite. Jusqu'alors, elle avait toujours été satisfaite de leur service.
Alors qu'elle signait en bas de page, on frappa à la porte de sa salle de classe. Peony s'empressa de terminer son geste et répondit tout en reposant sa plume. "Bonjour, Miss ! Vous ne me dérangez pas le moins du monde. Venez donc !" lui dit-elle tout en invitant la jeune fille à approcher de son bureau d'un geste de la main. De sa baguette, elle fit venir une chaise en face de la sienne afin que l'élève puisse s'asseoir.
Peony appréciait échanger avec les élèves de façon générale, que ceux-ci ne suivent pas ses cours ne changeait rien. "Que puis-je pour vous ?" demanda-t-elle avec enthousiasme lorsque la Serdaigle fut installée.
Nom en gras pour l'animation "Moi, le Magicien !"
Code couleur : #c37846
Alors qu'elle signait en bas de page, on frappa à la porte de sa salle de classe. Peony s'empressa de terminer son geste et répondit tout en reposant sa plume. "Bonjour, Miss ! Vous ne me dérangez pas le moins du monde. Venez donc !" lui dit-elle tout en invitant la jeune fille à approcher de son bureau d'un geste de la main. De sa baguette, elle fit venir une chaise en face de la sienne afin que l'élève puisse s'asseoir.
Peony appréciait échanger avec les élèves de façon générale, que ceux-ci ne suivent pas ses cours ne changeait rien. "Que puis-je pour vous ?" demanda-t-elle avec enthousiasme lorsque la Serdaigle fut installée.
Nom en gras pour l'animation "Moi, le Magicien !"
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
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Ecrire pour vivre, une chance ?
Eileen fut heureuse de voir que son intervention ne semblait pas déranger l'autrice du corps enseignant de Poudlard. Depuis qu'elle était arrivée, la rouquine ne l'avait pas eu en cours et le regrettait sincèrement. Mais elle ne pouvait pas tout faire et avait du faire des choix par le passé. Entre deux options : runes et HDLM, son coeur avait balancé. Et comme elle aurait de l'Histoire avec les runes, elle avait pointé vers ce choix-là. Sans regret mais avec une pointe de nostalgie pour ses cours d'Histoire... car c'était notamment grâce à cette matière qu'elle avait réussi à appréhender le monde sorcier dans lequel elle évoluait si ses souvenirs étaient bons. Même si elle adorait sincèrement l'histoire de la magie, celle-ci ne rentrait pas dans son emploi du temps bien chargé. Après tout, faire preuve de sagesse n'était-ce pas son genre, une qualité des Serdaigle ?
Alors pour ne rien perdre des apprentissages de ses camarades, elle avait demandé le programme à ceux qui suivaient la matière et lisaient quelques livres. En ce moment, son marque-page se trouvait dans "Les Grands Évènements de la sorcellerie au XXe siècle", ouvrage qui soulevait quelques émotions contradictoires chez l'irlandaise. Comment les sorciers avaient-ils pu en arriver à se combattre ? Comment le Conseil pouvait-il poursuivre sur la voie de la discrimination par le sang ?
Mais elle n'était pas là pour cela en cet instant. Elle vit venir à elle la chaise sur laquelle elle prit place avec un grand sourire puis entreprit son interlocutrice de l'objet de sa visite.
- "J'ai appris que vous étiez autrice et j'aimerais savoir comment vous avez été amené à écrire et à vous dire que vous pourriez être publié. En fait, je suis intéressée par tout le processus... si ca ne vous dérange pas de m'en parler..." reprit-elle.
Elle avait d'autres questions comme de savoir si elle avait des relations privilégiées avec les librairies pour organiser par exemple des séances de dédicaces. Connaissait-elle Mr O'Barden ? Mais elle ne devait pas noyer l'adulte sous une montagne de questions... chaque chose en son temps !
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Alors pour ne rien perdre des apprentissages de ses camarades, elle avait demandé le programme à ceux qui suivaient la matière et lisaient quelques livres. En ce moment, son marque-page se trouvait dans "Les Grands Évènements de la sorcellerie au XXe siècle", ouvrage qui soulevait quelques émotions contradictoires chez l'irlandaise. Comment les sorciers avaient-ils pu en arriver à se combattre ? Comment le Conseil pouvait-il poursuivre sur la voie de la discrimination par le sang ?
Mais elle n'était pas là pour cela en cet instant. Elle vit venir à elle la chaise sur laquelle elle prit place avec un grand sourire puis entreprit son interlocutrice de l'objet de sa visite.
- "J'ai appris que vous étiez autrice et j'aimerais savoir comment vous avez été amené à écrire et à vous dire que vous pourriez être publié. En fait, je suis intéressée par tout le processus... si ca ne vous dérange pas de m'en parler..." reprit-elle.
Elle avait d'autres questions comme de savoir si elle avait des relations privilégiées avec les librairies pour organiser par exemple des séances de dédicaces. Connaissait-elle Mr O'Barden ? Mais elle ne devait pas noyer l'adulte sous une montagne de questions... chaque chose en son temps !
Noms en gras pour l'animation "Moi le Magicien"
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Ecrire pour vivre, une chance ?
Peony comprit rapidement que la matière qu'elle enseignait n'était pas l'objet de la visite de l'adolescente. Tant pis, ce ne serait pas aujourd'hui qu'elle aurait une nouvelle recrue ! Ce qui intéressait l'élève était son autre profession, celle d'autrice. Elle avait déjà parlé de cela avec d'autres étudiants de Poudlard l'an passé, alors cela ne la dérangea pas le moins du monde.
"Oh, non, ça ne me gêne pas d'en parler. Je répondrai à vos questions avec plaisir." dit-elle avec sincérité. On pouvait voir dans son regard qu'elle réfléchissait par où commencer. Elle ne voulait pas ennuyer la Serdaigle avec trop de détails personnels, mais sa route vers l'écriture de romans n'avait pas été directe.
"En fait, c'est arrivé naturellement dans ma vie, sans que je ne sois vraiment prédestinée à ce métier. Je veux dire par là que je n'avais pas le projet d'être autrice. Je n'ai pas fait la faculté de littérature, par exemple. J'ai toujours aimé écrire, raconter des histoires, vivre des aventures, mais je m'orientais plus vers la recherche, puisque je suis diplômée de la faculté d'Histoire de la magie et le journalisme de terrain me plaisait tout particulièrement. Je souhaitais mêler les deux." expliqua-t-elle, sans trop entrer dans les détails.
Elle continua en expliquant la suite de son parcours : "Cependant, réussir à être publié, que ce soit un article ou un livre, ce n'est pas évident, surtout quand on ne connaît personne dans le milieu, il faut bien l'avouer. Bon nombre de portes se sont fermées lorsque j'ai essayé de candidater de façon traditionnelle. Au final, je pense que j'ai réussi au culot... ou bien à l'usure." dit-elle dans un petit rire avant de poursuivre son récit.
"Fatiguée des refus, je suis partie à l'étranger pour me forger une expérience, pour avancer dans mon projet, même si on m'avait dit non. Cependant, pour voyager, il faut tout de même gagner un minimum sa vie, alors je n'ai eu de cesse d'envoyer des articles aux différents journaux et magazines jusqu'à ce que l'un d'entre eux accepte enfin de me publier. C'est comme ça que j'ai débuté dans le métier." Expliqua-t-elle, avant d'en venir à la publication de son premier roman, qui marquerait la fin de l'histoire de son parcours.
"Au final, j'ai été journaliste de terrain pendant à peu près huit ans. Ensuite, je suis rentrée en Angleterre et c'est là qu'une maison d'édition qui appréciait apparemment mon travail, m'a proposé d'écrire un livre sur mes voyages et les recherches que j'avais effectuées durant ces années. C'est ainsi que j'ai pu passer de journaliste à autrice." dit-elle simplement avant d'arrêter de monopoliser la parole. Elle ne savait pas si cela allait satisfaire les attentes de l'adolescente, puisqu'elle n'incarnait pas le modèle type du professionnel de l'écriture.
Code couleur : #c37846
"Oh, non, ça ne me gêne pas d'en parler. Je répondrai à vos questions avec plaisir." dit-elle avec sincérité. On pouvait voir dans son regard qu'elle réfléchissait par où commencer. Elle ne voulait pas ennuyer la Serdaigle avec trop de détails personnels, mais sa route vers l'écriture de romans n'avait pas été directe.
"En fait, c'est arrivé naturellement dans ma vie, sans que je ne sois vraiment prédestinée à ce métier. Je veux dire par là que je n'avais pas le projet d'être autrice. Je n'ai pas fait la faculté de littérature, par exemple. J'ai toujours aimé écrire, raconter des histoires, vivre des aventures, mais je m'orientais plus vers la recherche, puisque je suis diplômée de la faculté d'Histoire de la magie et le journalisme de terrain me plaisait tout particulièrement. Je souhaitais mêler les deux." expliqua-t-elle, sans trop entrer dans les détails.
Elle continua en expliquant la suite de son parcours : "Cependant, réussir à être publié, que ce soit un article ou un livre, ce n'est pas évident, surtout quand on ne connaît personne dans le milieu, il faut bien l'avouer. Bon nombre de portes se sont fermées lorsque j'ai essayé de candidater de façon traditionnelle. Au final, je pense que j'ai réussi au culot... ou bien à l'usure." dit-elle dans un petit rire avant de poursuivre son récit.
"Fatiguée des refus, je suis partie à l'étranger pour me forger une expérience, pour avancer dans mon projet, même si on m'avait dit non. Cependant, pour voyager, il faut tout de même gagner un minimum sa vie, alors je n'ai eu de cesse d'envoyer des articles aux différents journaux et magazines jusqu'à ce que l'un d'entre eux accepte enfin de me publier. C'est comme ça que j'ai débuté dans le métier." Expliqua-t-elle, avant d'en venir à la publication de son premier roman, qui marquerait la fin de l'histoire de son parcours.
"Au final, j'ai été journaliste de terrain pendant à peu près huit ans. Ensuite, je suis rentrée en Angleterre et c'est là qu'une maison d'édition qui appréciait apparemment mon travail, m'a proposé d'écrire un livre sur mes voyages et les recherches que j'avais effectuées durant ces années. C'est ainsi que j'ai pu passer de journaliste à autrice." dit-elle simplement avant d'arrêter de monopoliser la parole. Elle ne savait pas si cela allait satisfaire les attentes de l'adolescente, puisqu'elle n'incarnait pas le modèle type du professionnel de l'écriture.
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Ecrire pour vivre, une chance ?
L'enseignante semblait heureuse de faire découvrir un de ses métiers à l'irlandaise.
- "Merci !" lâcha la jeune fille quand elle accepta de répondre à ses questions.
Eileen nota qu'elle faisait du journalisme du terrain. Ca semblait passionnant.
- "Ca consiste en quoi ? Vous allez dans des endroits et vous faites des articles de voyage ou des interviews ? En quoi c'est un journalisme différent des autres ?" tenta-t-elle de comprendre.
Une fois encore une question lui vint :
- "Qu'est ce que vous appelez candidater de façon traditionnelle ? En allant voir des éditeurs ou des propriétaires de journaux ?" puis elle poursuivit "Vous pensez que les portes se sont fermées parce que vous ne connaissiez personne ? " Ce n'était pas très méritocrate comme métier dirait-on.
Finalement, elle avait réussi à force de détermination :
- "Vous avez eu beaucoup de refus ?" s'inquiéta-t-elle. "Ca n'a pas du être facile à vivre... Vous avez fait comment pour continuer à avancer ?" demanda-t-elle encore.
Puis elle ajouta :
- "Vous pensez que quelque chose à fait tout basculer pour que vous soyez enfin prise ? Je veux dire, vous avez changé quelque chose ?" Il y avait peut-être un secret à sa réussite cette fois-ci... ou alors était-ce seulement le contexte. Elle avait eu... de la chance ?
- "Et donc vous êtes avant tout journaliste ou autrice ? Vous y voyez quoi comme différences ou points communs ?" ajouta-t-elle.
Elle pourrait ensuite aborder le format particulier des ouvrages. Ce n'était quand même pas commun un livre dont on est le héros.
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- "Merci !" lâcha la jeune fille quand elle accepta de répondre à ses questions.
Eileen nota qu'elle faisait du journalisme du terrain. Ca semblait passionnant.
- "Ca consiste en quoi ? Vous allez dans des endroits et vous faites des articles de voyage ou des interviews ? En quoi c'est un journalisme différent des autres ?" tenta-t-elle de comprendre.
Une fois encore une question lui vint :
- "Qu'est ce que vous appelez candidater de façon traditionnelle ? En allant voir des éditeurs ou des propriétaires de journaux ?" puis elle poursuivit "Vous pensez que les portes se sont fermées parce que vous ne connaissiez personne ? " Ce n'était pas très méritocrate comme métier dirait-on.
Finalement, elle avait réussi à force de détermination :
- "Vous avez eu beaucoup de refus ?" s'inquiéta-t-elle. "Ca n'a pas du être facile à vivre... Vous avez fait comment pour continuer à avancer ?" demanda-t-elle encore.
Puis elle ajouta :
- "Vous pensez que quelque chose à fait tout basculer pour que vous soyez enfin prise ? Je veux dire, vous avez changé quelque chose ?" Il y avait peut-être un secret à sa réussite cette fois-ci... ou alors était-ce seulement le contexte. Elle avait eu... de la chance ?
- "Et donc vous êtes avant tout journaliste ou autrice ? Vous y voyez quoi comme différences ou points communs ?" ajouta-t-elle.
Elle pourrait ensuite aborder le format particulier des ouvrages. Ce n'était quand même pas commun un livre dont on est le héros.
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Ecrire pour vivre, une chance ?
Le réponse de Peony avait apparemment entraîné bon nombre d'interrogations chez la Serdaigle. Cela n'était pas pour déplaire à la désormais professeure. Avec sa double casquette autrice et journaliste, elle avait l'habitude d'être à tour de rôle l'intervieweur ou l'interviewée. Elle n'en fut donc pas décontenancée et répondit une à une aux questions :
"Le journalisme de terrain n'est pas un journalisme fondamentalement différent. Il faut toujours faire des recherches, faire des interviews, vérifier nos informations et nos sources, etc. La différence est davantage sur la durée des missions et le fait de se rendre directement sur les lieux. Après, moi, j'ai eu la chance d'être en freelance, donc je choisissais moi-même mes sujets et ensuite, je proposais mes dossiers d'investigation ou mes articles aux journaux et magazines. Soit ils achetaient, soit je n'avais que la satisfaction personnelle d'être allée au bout de mon projet, ce qui était à mes yeux le plus important."
La question suivante portait sur la façon dont elle avait candidaté à la fin de ses études. Peony se remémora rapidement cette période avant de répondre : "J'ai fait comme pour tout travail. J'ai tapé aux différentes portes pour déposer mon CV et ma lettre de motivations, soit en direct, soit par hibou. Je ne saurais dire si c'est le fait que je ne connaissais personne dans le milieu qui m'a valu ses refus. Je pense que c'est un ensemble d'éléments, comme mon absence d'expérience réelle. Je n'ai pas fait de stages dans le journalisme durant mes études, par exemple. Donc des refus, oui, j'en ai eu pas mal. J'étais jeune et un brin trop naïve." dit-elle avec un sourire presque nostalgique. Elle adressa ensuite quelques conseils à Eileen : "Si tu connais la voie que tu souhaites emprunter, n'hésite pas alors à mettre toutes les chances de ton côté avec des stages, des lettres de recommandation, tout ce que tu pourras plus tard mettre en avant. Les portes s'ouvriront peut-être plus facilement ainsi. Mais, même sans tout ça, on peut quand même réussir à atteindre ses objectifs si on s'en donne les moyens. C'est aussi important de le garder à l'esprit." dit-elle avant de revenir sur son propre parcours.
"Faire face à des refus, c'est certain que ce n'est pas évident à digérer, mais je pense que mon caractère a fait qu'au lieu de me décourager, ça m'a poussé à me dire "Pas de souci, je réussirai un jour à vous convaincre de me publier !"." dit-elle en parvenant, avec le recul, à en rire. "J'ai réuni mes économies issues de petits boulots et je suis partie en Afrique avec juste un sac à dos. Je voulais me forger une expérience solide, écrire sur des personnes ou des lieux qui n'étaient pas assez mis en avant, peut-être la volonté de sortir du lot aussi. Les rencontres, la passion pour mes recherches, c'est tout ça qui m'a permis d'avancer."
Est-ce qu'elle avait changé quelque chose pour être enfin publiée ? Qu'est-ce qui avait fait la différence cette fois-ci ? Peony ne savait pas trop et se rendit même compte qu'elle ne s'était jamais vraiment posé la question. Elle se rappelait seulement la joie éprouvée lorsqu'elle avait reçu ce premier "oui", que la raison était passée à des années-lumière.
"Je vous avoue que je n'en sais rien du tout. C'est peut-être ma pugnacité qui a fini par payer ou bien que ma passion pour mon travail avait fini par transpirer dans mon écriture. Je ne saurais pas vraiment vous dire, désolée."
Peut-être à cause de cette réponse qui n'en était pas vraiment une, l'élève changea légèrement de sujet et son métier d'autrice entra alors en scène. La question n'en demeura pas moins intéressante.
"Bonne question !" répondit-elle pour se laisser le temps d'y réfléchir, mais aussi parce qu'elle le pensait sincèrement. "Je pense que je suis les deux. Les deux se complètent, en fait. Tout mon travail sur le terrain, pendant ses huit années, m'a permis d'écrire mes premiers romans et pour écrire les autres, je suis retournée mener des recherches sur place, interroger les autochtones, etc. Je ne sais pas fonctionner autrement, je pense. Je ne peux pas écrire quelque chose si je n'ai pas la preuve de ce que j'avance, vous voyez. Au final, j'imagine que le point commun à tout cela c'est surtout ma passion pour l'Histoire. Mais, c'est très personnel tout ça. Je pense que chacun fait selon ce qu'il est. C'est là toute notre richesse." dit-elle en espérant que la jeune fille ne prenne pas pour exemple type son parcours.
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"Le journalisme de terrain n'est pas un journalisme fondamentalement différent. Il faut toujours faire des recherches, faire des interviews, vérifier nos informations et nos sources, etc. La différence est davantage sur la durée des missions et le fait de se rendre directement sur les lieux. Après, moi, j'ai eu la chance d'être en freelance, donc je choisissais moi-même mes sujets et ensuite, je proposais mes dossiers d'investigation ou mes articles aux journaux et magazines. Soit ils achetaient, soit je n'avais que la satisfaction personnelle d'être allée au bout de mon projet, ce qui était à mes yeux le plus important."
La question suivante portait sur la façon dont elle avait candidaté à la fin de ses études. Peony se remémora rapidement cette période avant de répondre : "J'ai fait comme pour tout travail. J'ai tapé aux différentes portes pour déposer mon CV et ma lettre de motivations, soit en direct, soit par hibou. Je ne saurais dire si c'est le fait que je ne connaissais personne dans le milieu qui m'a valu ses refus. Je pense que c'est un ensemble d'éléments, comme mon absence d'expérience réelle. Je n'ai pas fait de stages dans le journalisme durant mes études, par exemple. Donc des refus, oui, j'en ai eu pas mal. J'étais jeune et un brin trop naïve." dit-elle avec un sourire presque nostalgique. Elle adressa ensuite quelques conseils à Eileen : "Si tu connais la voie que tu souhaites emprunter, n'hésite pas alors à mettre toutes les chances de ton côté avec des stages, des lettres de recommandation, tout ce que tu pourras plus tard mettre en avant. Les portes s'ouvriront peut-être plus facilement ainsi. Mais, même sans tout ça, on peut quand même réussir à atteindre ses objectifs si on s'en donne les moyens. C'est aussi important de le garder à l'esprit." dit-elle avant de revenir sur son propre parcours.
"Faire face à des refus, c'est certain que ce n'est pas évident à digérer, mais je pense que mon caractère a fait qu'au lieu de me décourager, ça m'a poussé à me dire "Pas de souci, je réussirai un jour à vous convaincre de me publier !"." dit-elle en parvenant, avec le recul, à en rire. "J'ai réuni mes économies issues de petits boulots et je suis partie en Afrique avec juste un sac à dos. Je voulais me forger une expérience solide, écrire sur des personnes ou des lieux qui n'étaient pas assez mis en avant, peut-être la volonté de sortir du lot aussi. Les rencontres, la passion pour mes recherches, c'est tout ça qui m'a permis d'avancer."
Est-ce qu'elle avait changé quelque chose pour être enfin publiée ? Qu'est-ce qui avait fait la différence cette fois-ci ? Peony ne savait pas trop et se rendit même compte qu'elle ne s'était jamais vraiment posé la question. Elle se rappelait seulement la joie éprouvée lorsqu'elle avait reçu ce premier "oui", que la raison était passée à des années-lumière.
"Je vous avoue que je n'en sais rien du tout. C'est peut-être ma pugnacité qui a fini par payer ou bien que ma passion pour mon travail avait fini par transpirer dans mon écriture. Je ne saurais pas vraiment vous dire, désolée."
Peut-être à cause de cette réponse qui n'en était pas vraiment une, l'élève changea légèrement de sujet et son métier d'autrice entra alors en scène. La question n'en demeura pas moins intéressante.
"Bonne question !" répondit-elle pour se laisser le temps d'y réfléchir, mais aussi parce qu'elle le pensait sincèrement. "Je pense que je suis les deux. Les deux se complètent, en fait. Tout mon travail sur le terrain, pendant ses huit années, m'a permis d'écrire mes premiers romans et pour écrire les autres, je suis retournée mener des recherches sur place, interroger les autochtones, etc. Je ne sais pas fonctionner autrement, je pense. Je ne peux pas écrire quelque chose si je n'ai pas la preuve de ce que j'avance, vous voyez. Au final, j'imagine que le point commun à tout cela c'est surtout ma passion pour l'Histoire. Mais, c'est très personnel tout ça. Je pense que chacun fait selon ce qu'il est. C'est là toute notre richesse." dit-elle en espérant que la jeune fille ne prenne pas pour exemple type son parcours.
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
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Comme à son habitude lorsqu'elle découvrait un sujet, Eileen était curieuse. Elle avait ainsi pu poser ses questions au fur et à mesure qu'elle lui venait, son enseignante ne semblant dérangée par cela.
Le journalisme de terrain semblant intéressant mais il n'avait pas que des avantages aux yeux de l'irlandaise.
- "C'est pas dangereux d'aller sur le terrain ? Et le fait d'être toute seule, vous n'aviez personne vers qui vous retourner... Et si le sujet n'était pas pris, financièrement, vous faisiez comment... enfin, si c'est pas indiscret... " reprit-elle avant d'enchainer "Les autres journalismes se font comment ? Je veux dire le journalisme de terrain, ca s'oppose à quoi ?" questionna-t-elle. Car finalement, elle pensait nécessaire d'aller vers les autres dans ce métier pour s'intéresser, découvrir et apprendre. Des recherches ne pouvaient pas être suffisantes !
Vint ensuite l'explication concernant les refus :
- "Vous pensez qu'un stage pendant vos études aurait pu vous aider ? Ou le fait d'avoir écrit pour le journal de l'école... enfin s'il y en avait un bien sûr... "
Les conseils pour mettre toutes les chances de son côté ne tombèrent pas dans l'oreille d'une sourde. Eileen nota mentalement de faire des stages et de demander des lettres de recommandation... enfin quand elle saurait ce qu'elle voulait faire. Trop de choses lui plaisait pour qu'elle sache réellement vers quoi s'orienter pour l'instant. Même si elle avait restreint le champ d'action aux runes et à la métamorphose, les possibilités étaient nombreuses.
- "Merci !" dit-elle en retour avant de reprendre "Je suppose que pour les stages, il faut aussi y aller un peu au culot avec CV et lettre de motivation..." comme pour un vrai job en fait. Les opportunités de stage qu'elles avaient eu - que ce soit pour Fleury & Bott ou avec son enseignante de runes - lui avait été servies sur un plateau. Elle n'avait pas eu à démarcher pour y arriver, juste à répondre à une proposition. Ce n'était pas tout à fait pareil.
La quatrième année reformula ce que l'adulte venait de lui dire, pour être certaine d'avoir compris :
- "N'ayant pas d'expérience et des refus, vous avez décidé de vous faire votre propre expérience malgré tout et dans un domaine qui n'avait pas forcément de concurrence pour vous démarquer... " C'était intelligent, risqué et payant de ce qu'elle en voyait. "Vous n'avez pas eu peur de partir toute seule à l'aventure ? J'ai l'impression que votre parcours dénote un énorme courage... partir seule sur un continent inconnu et différent, être freelance, faire du journalisme de terrain... ce n'est pas à la portée de tout le monde !" s'enthousiasma-t-elle avec une pointe de respect dans la voix. "Où est-ce que vous avez puisé ce courage pour avancer ? Vous êtes une Gryffondor ?" demanda-t-elle en riant.
Il ne semblait pas y avoir de recette miracle à sa réussite, si ce n'était la détermination, la volonté d'avancer, de se faire ses propres expériences, sa motivation surtout.
A la question sur les métiers de journaliste et autrice et leurs points communs ou divergences, la réponse qu'elle obtint lui plut :
- "Oui, je comprends. Vous écrivez des histoires au plus proche de la réalité donc vous avez besoin d'avoir la certitude du contexte. Ce n'est probablement pas la même chose pour quelqu'un qui écrit dans un monde imaginaire, futuriste ou encore de la fantasy... " pensa-t-elle à voix haute.
Elle ajouta une nouvelle question :
- "Et qu'est-ce qui vous a amené à écrire des histoires où l'on est le héros ? C'est un format très original ! Et penser à tous les embranchements possibles, ca me parait très compliqué ! Comment vous déterminez le nombre de fins possibles ? " questionna-t-elle encore.
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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Le journalisme de terrain semblant intéressant mais il n'avait pas que des avantages aux yeux de l'irlandaise.
- "C'est pas dangereux d'aller sur le terrain ? Et le fait d'être toute seule, vous n'aviez personne vers qui vous retourner... Et si le sujet n'était pas pris, financièrement, vous faisiez comment... enfin, si c'est pas indiscret... " reprit-elle avant d'enchainer "Les autres journalismes se font comment ? Je veux dire le journalisme de terrain, ca s'oppose à quoi ?" questionna-t-elle. Car finalement, elle pensait nécessaire d'aller vers les autres dans ce métier pour s'intéresser, découvrir et apprendre. Des recherches ne pouvaient pas être suffisantes !
Vint ensuite l'explication concernant les refus :
- "Vous pensez qu'un stage pendant vos études aurait pu vous aider ? Ou le fait d'avoir écrit pour le journal de l'école... enfin s'il y en avait un bien sûr... "
Les conseils pour mettre toutes les chances de son côté ne tombèrent pas dans l'oreille d'une sourde. Eileen nota mentalement de faire des stages et de demander des lettres de recommandation... enfin quand elle saurait ce qu'elle voulait faire. Trop de choses lui plaisait pour qu'elle sache réellement vers quoi s'orienter pour l'instant. Même si elle avait restreint le champ d'action aux runes et à la métamorphose, les possibilités étaient nombreuses.
- "Merci !" dit-elle en retour avant de reprendre "Je suppose que pour les stages, il faut aussi y aller un peu au culot avec CV et lettre de motivation..." comme pour un vrai job en fait. Les opportunités de stage qu'elles avaient eu - que ce soit pour Fleury & Bott ou avec son enseignante de runes - lui avait été servies sur un plateau. Elle n'avait pas eu à démarcher pour y arriver, juste à répondre à une proposition. Ce n'était pas tout à fait pareil.
La quatrième année reformula ce que l'adulte venait de lui dire, pour être certaine d'avoir compris :
- "N'ayant pas d'expérience et des refus, vous avez décidé de vous faire votre propre expérience malgré tout et dans un domaine qui n'avait pas forcément de concurrence pour vous démarquer... " C'était intelligent, risqué et payant de ce qu'elle en voyait. "Vous n'avez pas eu peur de partir toute seule à l'aventure ? J'ai l'impression que votre parcours dénote un énorme courage... partir seule sur un continent inconnu et différent, être freelance, faire du journalisme de terrain... ce n'est pas à la portée de tout le monde !" s'enthousiasma-t-elle avec une pointe de respect dans la voix. "Où est-ce que vous avez puisé ce courage pour avancer ? Vous êtes une Gryffondor ?" demanda-t-elle en riant.
Il ne semblait pas y avoir de recette miracle à sa réussite, si ce n'était la détermination, la volonté d'avancer, de se faire ses propres expériences, sa motivation surtout.
A la question sur les métiers de journaliste et autrice et leurs points communs ou divergences, la réponse qu'elle obtint lui plut :
- "Oui, je comprends. Vous écrivez des histoires au plus proche de la réalité donc vous avez besoin d'avoir la certitude du contexte. Ce n'est probablement pas la même chose pour quelqu'un qui écrit dans un monde imaginaire, futuriste ou encore de la fantasy... " pensa-t-elle à voix haute.
Elle ajouta une nouvelle question :
- "Et qu'est-ce qui vous a amené à écrire des histoires où l'on est le héros ? C'est un format très original ! Et penser à tous les embranchements possibles, ca me parait très compliqué ! Comment vous déterminez le nombre de fins possibles ? " questionna-t-elle encore.
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Ecrire pour vivre, une chance ?
"Ca peut." répondit Peony à la question sur la dangerosité du journalisme de terrain. Bien sûr, elle ne put s'empêcher de repenser au jour où elle s'était fait tirer dessus lors de son enquête sur le braconnage d'Eruptif en Tanzanie, mais qui avait tourné au vinaigre lorsqu'elle avait généralisé ses recherches en incluant les actes moldus. "Tout dépend du sujet, de l'endroit, de la période. Au final, je ne suis pas certaine que ce soit plus risqué que de traverser une rue londonienne." dit-elle pour ne rien exagérer. "Si l'article n'était pas pris et bien, je passais à une autre idée, sans pour autant arrêter d'envoyer mes articles non publiés. Les journaux peuvent avoir une case à remplir, alors sait-on jamais. L'essentiel est de ne pas baisser les bras." dit-elle pour répondre à une nouvelle question, enchaînée directement par une autre : "Il n'y a pas vraiment d'opposé. La différence réside surtout dans la façon de travailler. A la radio ou dans un quotidien, on aura forcément plus d'articles nécessitant un travail de recherches plus court, car il faut produire de l'information en continu. Il y a aussi la question du choix éditorial. Certains journaux ou magazines peuvent créer des articles fondés sur une simple rumeur ou une photo, d'autres vont faire des recherches plus poussées, mais avec un certain parti pris, car ce sera l'orientation choisie de ce journal et adressé à certains lecteurs, d'autres seront plus neutre. Il y en a pour tous les goûts." Peony avait du mal à canaliser ses réponses tant le sujet était vaste et qu'il constituait finalement une grande part de sa vie. Alors, quand la Serdaigle poursuivit son interrogatoire, elle n'était toujours pas lasse du sujet :
"Un stage ou tout ce qui peut vous apporter de l'expérience, c'est toujours une opportunité à saisir, peu importe le domaine." dit-elle sans une once d'hésitation. "Ce sera toujours quelque chose à mettre en avant dans votre vie d'adulte et, dans tous les cas, cela sera formateur professionnellement ou personnellement." précisa-t-elle avant d'aborder la question d'un point de vue plus personnelle : "Dans mon cas, j'ai publié quelques articles dans le journal de Poudlard, mais lors de mes études supérieures, j'ai fait le choix d'un stage dans la recherche. Un stage dans un journal m'aurait probablement ouvert les portes plus rapidement, mais, avec le recul, je pense que la recherche m'a apporté énormément et m'a permis de perdurer dans ce métier. J'imagine que je n'aurais pas été la même journaliste sans ça.". "Oh, oui ! Il ne faut pas hésiter à montrer sa motivation. C'est ce qui peut faire la différence entre deux candidats." dit-elle à la réflexion d'Eileen.
L'élève sembla ensuite résumer leur échange et Peony fut assez touchée. Elle ne se rendait pas vraiment compte qu'il pouvait ressortir du courage de tout cela. Elle avait plutôt en tête les expressions moins flatteuses que sa famille et son ex époux avaient pu lui dire. "Tu fonces tête baissée sans te soucier des autres" était l'une qui l'avait le plus blessée, car le ton employé n'avait rien d'un compliment. La dernière phrase de la Serdaigle balaya son sombre souvenir et la fit rire.
"Ah, non ! Je suis Serdaigle, comme vous." dit-elle avec une certaine fierté, bien que tout de même contenue puisque la neutralité lui semblait importante maintenant qu'elle était professeur. "Je ne sais pas s'il y a vraiment du courage ou du moins, je ne pense pas que ça ait été mon moteur. Je pense que c'est avant tout la passion qui m'a guidée et peut-être donnée du courage."
La conversation s'orienta ensuite sur ses livres et ses choix de format. Toujours avec le même enthousiasme, elle répondit : "Vous avez en quelque sorte trouvé la réponse. J'ai choisi ce format, car on n'en voyait plus vraiment à notre époque, alors que je trouve que c'est un outil formidable pour apprendre sans s'en rendre compte. Le fait d'être acteur de l'histoire en faisant des choix, de devoir revenir en arrière et donc relire certains chapitres, le cerveau est totalement actif et enregistre généralement mieux l'information." dit-elle avec une passion non dissimulée. "C'est sûr que le mien de cerveau chauffe aussi !" dit-elle dans un rire. "C'est facile de s'emmêler les pinceaux. C'est pour ça que je ne détermine pas forcément à l'avance le nombre de fins possibles. Cela dépend de mon imagination au fur et à mesure de mon avancée. Je construis mes livres un peu comme un arbre, avec ses différentes ramifications." c'était l'image la plus parlante selon elle.
"Et vous, qu'est-ce qui vous plait comme type de livres ou de presse ?" demanda-t-elle afin de découvrir davantage son interlocutrice.
Code couleur : #c37846
"Un stage ou tout ce qui peut vous apporter de l'expérience, c'est toujours une opportunité à saisir, peu importe le domaine." dit-elle sans une once d'hésitation. "Ce sera toujours quelque chose à mettre en avant dans votre vie d'adulte et, dans tous les cas, cela sera formateur professionnellement ou personnellement." précisa-t-elle avant d'aborder la question d'un point de vue plus personnelle : "Dans mon cas, j'ai publié quelques articles dans le journal de Poudlard, mais lors de mes études supérieures, j'ai fait le choix d'un stage dans la recherche. Un stage dans un journal m'aurait probablement ouvert les portes plus rapidement, mais, avec le recul, je pense que la recherche m'a apporté énormément et m'a permis de perdurer dans ce métier. J'imagine que je n'aurais pas été la même journaliste sans ça.". "Oh, oui ! Il ne faut pas hésiter à montrer sa motivation. C'est ce qui peut faire la différence entre deux candidats." dit-elle à la réflexion d'Eileen.
L'élève sembla ensuite résumer leur échange et Peony fut assez touchée. Elle ne se rendait pas vraiment compte qu'il pouvait ressortir du courage de tout cela. Elle avait plutôt en tête les expressions moins flatteuses que sa famille et son ex époux avaient pu lui dire. "Tu fonces tête baissée sans te soucier des autres" était l'une qui l'avait le plus blessée, car le ton employé n'avait rien d'un compliment. La dernière phrase de la Serdaigle balaya son sombre souvenir et la fit rire.
"Ah, non ! Je suis Serdaigle, comme vous." dit-elle avec une certaine fierté, bien que tout de même contenue puisque la neutralité lui semblait importante maintenant qu'elle était professeur. "Je ne sais pas s'il y a vraiment du courage ou du moins, je ne pense pas que ça ait été mon moteur. Je pense que c'est avant tout la passion qui m'a guidée et peut-être donnée du courage."
La conversation s'orienta ensuite sur ses livres et ses choix de format. Toujours avec le même enthousiasme, elle répondit : "Vous avez en quelque sorte trouvé la réponse. J'ai choisi ce format, car on n'en voyait plus vraiment à notre époque, alors que je trouve que c'est un outil formidable pour apprendre sans s'en rendre compte. Le fait d'être acteur de l'histoire en faisant des choix, de devoir revenir en arrière et donc relire certains chapitres, le cerveau est totalement actif et enregistre généralement mieux l'information." dit-elle avec une passion non dissimulée. "C'est sûr que le mien de cerveau chauffe aussi !" dit-elle dans un rire. "C'est facile de s'emmêler les pinceaux. C'est pour ça que je ne détermine pas forcément à l'avance le nombre de fins possibles. Cela dépend de mon imagination au fur et à mesure de mon avancée. Je construis mes livres un peu comme un arbre, avec ses différentes ramifications." c'était l'image la plus parlante selon elle.
"Et vous, qu'est-ce qui vous plait comme type de livres ou de presse ?" demanda-t-elle afin de découvrir davantage son interlocutrice.
Présence forte actuelle : lundi, mardi, jeudi, vendredi
Code couleur : #c37846
Ecrire pour vivre, une chance ?
Les échanges qu'Eileen avaient avec son enseignante la faisant s'interroger. C'était comme un mystère à élucider. C'était comme si l'adulte était la somme de plusieurs masques, qu'elle avait plusieurs casquettes, et Eileen tentait de comprendre comment tous s'enchevêtraient... comment ces masques étaient apparus, comment l'adulte devant elle s'était créée. Et à vrai dire, c'était clairement loin des fêtes ou d'un carnaval, elle avait travaillé à la dure, à la force de son intellect et de son courage, bien loin des paillettes et des confettis.
La réponse sur la dangerosité de l'acte de terrain étonna l'irlandaise. Pas plus dangereux que de traverser une rue londonienne ?! Vraiment ?!
- "Vous êtes sûre ? Ca me parait quand même risqué comme métier. Vous pouvez tomber sur des secrets ou des choses que des gens ne veulent pas faire connaitre. Vous êtes un peu comme une enquêtrice ! Et quand on voit certains films d'investigation ou policier... certains sont prêts à tout, et même à tuer pour garder leurs secrets..." lâcha-t-elle, totalement prise par son imagination. Les images qui défilaient dans sa tête étaient bien loin du flic américain mangeant des beignets. Son esprit était plutôt du côté des hommes de main, de la mafia et des chefs de gang.
Eileen comprit que la motivation de celle qu'elle avait en face d'elle avait fait pour beaucoup dans sa réussite :
- "Je comprends." Persévérer et envoyer à d'autres journaux et plus étalés dans le temps des articles non publiés, ca demandait un engagement certain ! "Et certains articles n'ont pas perdus de leur intérêt au fil du temps... Je veux dire ils pouvaient être moins d'actualité..."
L'irlandaise écouta ensuite avec intérêt la différence entre les différents journalismes.
- "Une publication sur une simple rumeur ? Mais je croyais que les journalistes devaient vérifier leurs sources... et la neutralité, à moins que ce soit un article d'humeur, ca doit être la base du travail, non ?"
La demoiselle questionna ensuite sur l'intérêt d'un stage et ne fut pas déçue par la réponse.
- "Un stage dans la recherche ? C'est-à-dire vous avez fait quoi ?" Elle voyait ce que ca pouvait donner de la recherche en laboratoire pour un scientifique, mais s'interrogeait clairement sur la recherche pour un journaliste. Ca revenait à quoi ? Fouiller une bibliothèque ?
Le fait que son interlocutrice lui dise être une Serdaigle rendit encore plus fière Eileen du parcours de celle qui lui parlait. Elle avait puisé en elle un courage qui n'était pas forcément inné à leurs caractères. L'élève se rendit compte que la professeure minorait ce qu'elle avait fait.
- "Je vous assure professeure, pour moi c'est du courage. Que vous ayez été guidée par votre passion ne vous enlève rien ! Et je trouve que c'est beau aussi... De vous être écoutée et d'avoir persévérée pour suivre votre rêve. Ce n'est pas donné à tout le monde ! " Les difficultés en faisaient probablement abandonné plus d'un. Elle s'était accrochée et ca avait payée. Elle avait eu de la volonté, du courage, de la force... et ne s'en rendait visiblement pas compte.
La demoiselle rit en écoutant l'autrice évoquer la construction de ses ouvrages comme on construit un arbre, en partant du tronc vers les différentes branches.
- "Je suis vraiment admirative !" poursuivit-elle.
Puis, elle se retrouva avec une question pour elle. Elle sourit et répondit :
- "Je lis de tout mais je crois que ce que je préfère ce sont les romans dans lesquels on apprend quelque chose. Par exemple, les romans historiques... On est porté par la trame de l'histoire et en même temps, on en apprend aussi sur l'Histoire avec un grand H sans s'en rendre compte. Et puis, j'aime bien aussi la fantasy ou la science fiction, ca nous permet de faire travailler l'imagination pour la première et de s'imaginer le futur pour la seconde. Par contre, je ne lis pas vraiment de presse. Et vous, vous lisez quoi de préférence ? Vous auriez une presse à me conseiller ?"
Mots en gras pour ce défi
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La réponse sur la dangerosité de l'acte de terrain étonna l'irlandaise. Pas plus dangereux que de traverser une rue londonienne ?! Vraiment ?!
- "Vous êtes sûre ? Ca me parait quand même risqué comme métier. Vous pouvez tomber sur des secrets ou des choses que des gens ne veulent pas faire connaitre. Vous êtes un peu comme une enquêtrice ! Et quand on voit certains films d'investigation ou policier... certains sont prêts à tout, et même à tuer pour garder leurs secrets..." lâcha-t-elle, totalement prise par son imagination. Les images qui défilaient dans sa tête étaient bien loin du flic américain mangeant des beignets. Son esprit était plutôt du côté des hommes de main, de la mafia et des chefs de gang.
Eileen comprit que la motivation de celle qu'elle avait en face d'elle avait fait pour beaucoup dans sa réussite :
- "Je comprends." Persévérer et envoyer à d'autres journaux et plus étalés dans le temps des articles non publiés, ca demandait un engagement certain ! "Et certains articles n'ont pas perdus de leur intérêt au fil du temps... Je veux dire ils pouvaient être moins d'actualité..."
L'irlandaise écouta ensuite avec intérêt la différence entre les différents journalismes.
- "Une publication sur une simple rumeur ? Mais je croyais que les journalistes devaient vérifier leurs sources... et la neutralité, à moins que ce soit un article d'humeur, ca doit être la base du travail, non ?"
La demoiselle questionna ensuite sur l'intérêt d'un stage et ne fut pas déçue par la réponse.
- "Un stage dans la recherche ? C'est-à-dire vous avez fait quoi ?" Elle voyait ce que ca pouvait donner de la recherche en laboratoire pour un scientifique, mais s'interrogeait clairement sur la recherche pour un journaliste. Ca revenait à quoi ? Fouiller une bibliothèque ?
Le fait que son interlocutrice lui dise être une Serdaigle rendit encore plus fière Eileen du parcours de celle qui lui parlait. Elle avait puisé en elle un courage qui n'était pas forcément inné à leurs caractères. L'élève se rendit compte que la professeure minorait ce qu'elle avait fait.
- "Je vous assure professeure, pour moi c'est du courage. Que vous ayez été guidée par votre passion ne vous enlève rien ! Et je trouve que c'est beau aussi... De vous être écoutée et d'avoir persévérée pour suivre votre rêve. Ce n'est pas donné à tout le monde ! " Les difficultés en faisaient probablement abandonné plus d'un. Elle s'était accrochée et ca avait payée. Elle avait eu de la volonté, du courage, de la force... et ne s'en rendait visiblement pas compte.
La demoiselle rit en écoutant l'autrice évoquer la construction de ses ouvrages comme on construit un arbre, en partant du tronc vers les différentes branches.
- "Je suis vraiment admirative !" poursuivit-elle.
Puis, elle se retrouva avec une question pour elle. Elle sourit et répondit :
- "Je lis de tout mais je crois que ce que je préfère ce sont les romans dans lesquels on apprend quelque chose. Par exemple, les romans historiques... On est porté par la trame de l'histoire et en même temps, on en apprend aussi sur l'Histoire avec un grand H sans s'en rendre compte. Et puis, j'aime bien aussi la fantasy ou la science fiction, ca nous permet de faire travailler l'imagination pour la première et de s'imaginer le futur pour la seconde. Par contre, je ne lis pas vraiment de presse. Et vous, vous lisez quoi de préférence ? Vous auriez une presse à me conseiller ?"
Mots en gras pour ce défi
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