Libre Endémique

Puisque la nouvelle venue lisait, Brynn finit par se servir d'une galette de pomme de terre qu'il grignota avec les mains tandis que les deux autres échangeaient. Il aurait bien aimé demander ce qu'était un biotope, mais le ton agacé sur lequel le mot avait été prononcé le freinait. Le jeune gallois était légèrement mal à l'aise face à l'indignation visible de ses deux camarades du jour. Aurait-il dû se sentir ainsi lui aussi, en lisant cet article ? Aurait-il dû vouloir aller gronder les adultes et plonger dans le Lac pour aller chercher les créatures qui ne devraient pas être là ? Qu'avaient-elles lu qu'il n'avait pas lu ?

Heureusement, Constance lui semblait moins agacée, maintenant, ce qui vint adoucir la brusquerie de la Serpentard qui venait de finir de lire. Tandis qu'il récupérait le feuillet, ses yeux parcoururent de nouveau le texte, cherchant à comprendre ce que disaient ses camarades et pourquoi la Poufsouffle voulait faire quelque chose. Est-ce que l'article ne disait pas que les adultes étaient déjà en train de régler le problème ?

Le bout des doigts caressant le dessin qui avait originellement accroché son regard, Brynn n'avait relevé la tête que lorsque Constance avait demandé son nom à la Serpentard, pour observer l'intéressée. Il aurait pu rebondir sur ce que venait de dire son aînée à propos d'aller trouver Monsieur Dawson, mais pour le moment, il ne voulait pas couper la parole à leur voisine de table.

Code couleur : #83620b — Troisième année (Promo 48) — Fiche PRPNJs

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« Je suppose que s’ils en parlent maintenant et qu’ils s’affolent autant, c’est qu’avant tout ça, y’avait pas de problème… » Tu balances ça avec une neutralité presque déconcertante, bien que l'agacement se fait un brin entendre dans la tonalité de ta voix ; ce sujet, plus que tout, t'ébranles, car c'est complètement con de détruire l'unique planète capable de porter la vie. Et que si on fait rien pour la préserver, le reste de tes combats ne sert strictement à rien ; que restera-t-il à défendre si l'humanité s'éteint, après tout ?

T’observes l’adolescente en biais, reniflant, ton pied battant la mesure de l'impatience. « Mais ouais, dans tous les cas, ils auraient dû être prudents. L’humain oublie trop qu’il est pas tout seul ici. Il croit qu’il peut tripoter la nature comme un gosse qui joue avec une prise, et après il pleure quand ça lui grille les doigts. »

Tu souffles. Un long soupir qui pèse plus qu’il ne soulage. C’est toujours la même chanson : on croit maîtriser, on bidouille un peu tout sans se poser de questions, et quand tout part en vrille, on fait mine de pas comprendre. T’as l’impression d’avoir déjà vu ce scénario cent fois, dans des documentaires, dans les infos, dans les conversations de fond à la radio. Tu ris, un peu, mais c’est aussi amer que les agrumes que ta grand-mère aime tant. Tu secoues doucement la tête, les pensées embrumées par un mélange de colère molle et de fatalisme. Ce genre de connerie, ça finit toujours par tomber sur ceux qui n’ont rien demandé — les bêtes, les plantes, les endroits qu’on avait pas encore trop salis.

Quand la brune parle d’agir, tu hoches la tête. C’est vrai, faut faire quelque chose. Parce que râler, même si ça fait du bien, ça change rien à ce qui est déjà foutu. Elle propose d’aller voir celle qui a écrit le papier, ou peut-être un adulte. Ton regard glisse un instant vers le journal, puis revient sur elle. « Un adulte ? Ouais… Il paraît qu’ils prennent déjà des mesures, ou un truc dans le genre. Faudrait voir si c’est du vent ou pas. On peut se renseigner, c’est clair. M’sieur Dawson, lui, il doit forcément avoir des infos. »

Puis la fille se présente. Constance. Tu te dis sur le coup que ça lui va pas trop mal. Elle a une tête à s'appeler Constance, y'a quelque chose de satisfaisant à ça. Tu réponds du tac au tac, sans te faire prier : « Asher. » Pas besoin d’en dire plus. Et déjà, tu te penches pour préparer une énième tartine, tournant un œil tranquille en direction du garçon a qui t’avait rendu le journal. « Et toi ? » tu lui demandes, la bouche à moitié pleine après avoir croquer à pleine dans dans ton pain, le ton calme.

Et me revoilà, je suis sincèrement désolé ! @Brynn Wathen @Constance Nelson

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
Tout recommencera, tout reviendra
Tout disparaîtra, tout survivra

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- Je suppose que s’ils en parlent maintenant et qu’ils s’affolent autant, c’est qu’avant tout ça, y’avait pas de problème…

Haussement de sourcils devant tant de naïveté. Pour autant, Constance décide de ne pas continuer sur cette pente. La petite Serpentard semblait très sûre d'elle et de son côté, même si elle n'était pas d'accord, elle n'avait pas l'énergie - avec son porridge refroidit - de contredire à cette heure de la journée.
Petit regard coulé vers Brynn qui ne commentait pas. Bon...

- Mais ouais, dans tous les cas, ils auraient dû être prudents. L’humain oublie trop qu’il est pas tout seul ici. Il croit qu’il peut tripoter la nature comme un gosse qui joue avec une prise, et après il pleure quand ça lui grille les doigts.

C'est quoi cette façon d'parler ? s'ébahit la Quatrième Année. La petite brune au visage androgyne avait cette manière de parler qui faisait pensait qu'elle était plus âgée que ce qu'elle paraissait. Et pourtant. Les traits enfants ne mentaient pas, Constance en était persuadée. Ou tâchait de s'en persuader. Mais t'as quel âge ?! avait-elle envie de lui balancer avec un rire étonné. Elle se mord la lèvre. Tais-toi. Elle semble avoir un caractère bien trempé. Est ce que t'as envie de te prendre la tête dès le matin alors que t'as même pas fini ton porridge ? Mmh non, flemme.

Le soupire qui s'échappe alors des lèvres de la brunette réhausse encore d'un cran les sourcils de Constance qui ne peut empêcher un mince sourire incrédule d'étirer ses lèvres. C'est comme si ce soupir faisait trembler tout le poids du monde sur ses épaules. Elle a quoi, onze ans ?

Constance décide de reprendre le fil de la conversation et explique qu'il faudrait agir, que Brynn pensait aller parler à l'autrice de l'article, aka Deryn, alors qu'elle pensait préférable d'aller directement, sans passer par quatre chemins, voir le professeur de Soins aux Créatures Magiques. Il était, selon elle, l'interlocuteur le plus au fait de ce genre de sujet.
Le fait que la brunette soit d'accord avec elle provoque un sourire approbateur sur ses lèvres et Constance ne peut s'empêcher de décocher un regard à Brynn : tu vois, c'est une bonne idée ! Alors, tu changes d'avis ?

Finalement, le fait de se présenter et surtout d'insister sur le fait que la Serpy ne l'ait pas fait ne semble pas faire moufter plus que ça cette-dernière. Asher. Constance fait rouler ce nom sur sa langue, dans son esprit. Un prénom mixte. Sympa. Court, léger. Et intriguant vu celle qui le possède.
Lorsqu'elle se sert une tartine avec une nonchalence non feinte, Constance ne s'attends pas à ce que Asher demande son prénom à son cadet Pouffy. Ah bon ? Genre, vous vous connaissez pas ? Mais... euh... si Asher se pointe près de nous, qu'on n'se connait pas mais qu'vous vous connaissiez pas non plus... alors, ha. Ah ouais, elle a du cran.

merci pour votre patience :pray: ça fait plaisir de reprendre ce rp :cute:

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

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Ses deux camarades du jour semblent être d'accord avec le fait qu'il faille aller voir Monsieur Dawson, et Brynn ne sait pas vraiment comment interprêter le regard que Constance lui lance. Est-ce qu'elle est contente que la plus jeune soit de son avis, ou essaie-t-elle de lui dire qu'il a tort ? Il a peut-être tort, en réalité, mais puisqu'il a déjà compris qu'il y avait quelque chose qu'il n'avait pas compris, ça ne lui importe pas vraiment.
Peut-être que pour l'objectif qui a pris possession de Constance et de la plus jeune, aller voir Monsieur Dawson est la meilleure des réactions possibles. Mais lui, il n'a pas le même objectif, ne comprends pas leurs réactions, et fait confiance à Deryn. Plus que ça, c'est une des premières "grandes" à l'avoir rassuré, quand il est arrivé à Poudlard, et elle a depuis pour lui une importance particulière. Aussi, il n'y a aucune raison pour qu'il préfère aller voir Monsieur Dawson pour parler d'un article qu'il n'a pas écrit alors qu'il peut aller parler à Deryn. Ou s'il y en a une, il ne l'a pas en tête.

Lorsque la dénommée Asher commence à se servir de tartines, Brynn réalise qu'il a lui aussi encore faim et tend la main pour attraper de quoi grignoter. Quand la question de son nom lui est retourné, il adresse un sourire un peu timide à la Serpentard. « Brynn ». Et il n'y a pas grand chose non plus à ajouter.

Son biscuit en main, le deuxième année hésite, parcours du regard une nouvelle fois l'article qui contient le fameux mot qui a démarré cette conversation, fronce le bout du nez, puis décide qu'il veut l'emmener avec lui. L'article, pas le bout du nez. Même s'il emmène aussi le bout de son nez avec lui.

« Je vais demander à Deryn. » dit-il en se levant.

Du moins, il lui demandera s'il la trouve. Mais en attendant, il a envie de retourner en salle commune, confusément mis mal à l'aise par l'intensité de ses camarades.

« Bon petit déjeuner ! » ajoute-t-il tout de même avant de partir, parce que c'est tout de même plus poli.

Il était bon ce biscuit, en fait. Peut-être qu'il aurait dû en prendre un deuxième.

Et c'est un fin pour moi, un peu trop de gêne pour lui ahah. Merci beaucoup ! (N'hésitez pas à continuer à deux cela dit)

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