Là où rugissent les cieux
Alice se savait trop jeune pour affirmer une telle chose et pourtant, elle le ferait sans ciller : elle se connaissait sur le bout des ongles. Elle savait que parfois, elle avait tendance à trop rêver d’un monde qui lui serait idéal, selon ses propres besoins et envies.
Alice savait également que les rêves ne forgent pas des chemins : ils sont le chemin. Ce n’était pas utopiste que de penser cela. C’était une réalité. Tant que le cœur est ambitieux, tant que l’esprit est prêt à tout sacrifier, tout est réalisables absolument tout. La réponse de la directrice des Hébrides ne satisfaisait pas Alice qui se garderait bien de le dire, sachant que les mots employés étaient une jolie façon de dire que le métier qu’elle voulait faire étant enfant était sans nul doute bien différent de ce qu’elle avait pu envisager. Bien évidemment. Alice n’était pas sotte. Elle savait que cette femme ne chevauchait pas des dragons du soir au matin. Enfin, elle avait finit par le deviner en quittant l’âge niais.
Alice sourit en réponse, ses grands yeux d’argent levé vers ceux de l’inconnue qui ne l’était plus tant. Un rêve est un chemin, mourrait-elle de répondre. Il n’appartient qu’à vous de l’emprunter, de ne jamais le quitter… jusqu’à chevaucher des dragons entre deux responsabilités administratives.
La française suivait sa compagne du jour, suivant ses déplacements pour ne point avoir à souffrir d’un contact indésirable avec… un indésirable, justement. Le froid commençait à lui mordre la peau avec ardeur. Quelle sotte. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on muselait la raison pour suivre le cœur ! Et où allait-elle dormir, cette nuit ? Quelle sotte, mais quelle sotte…
« J’admets volontiers qu’à cet instant précis, je préférerai le contact d’un dragon », répondit Alice, suivant de mieux qu’elle pouvait l’élégante et discrète de cette femme au pas lupin. « Il aurait le mérite de nous réchauffer une bonne fois pour toute. »
L’éventualité de mourir brûlée vive sous le souffle ardent d’un Noir des Hébrides n’attacha aucun inconfort à Alice. On ne devait pas souffrir bien longtemps. Tout de même… avoir pour dernière vision la gueule dentelée de son dragon favori ? Il y avait pire chose que cela.
Le regard d’Alice accrocha la mâchoire de la femme. Une histoire palpitante devait se cacher derrière ses cicatrices. Inconsciemment, Alice avait senti ses doigts se lever pour caresser sa propre joue. Une histoire palpitante, Alice… vraiment ? Ajouter un dragon dans un récit ne le rend pas épique pour autant. Derrière ces cicatrices se cachent l’histoire d’une femme qui était, et qui est devenue.
Et cette même femme aux deux visages l’emmenait acheter un manteau. Pourvu qu’il ne soit point estampé de celui d’un dragonnier.
Alice savait également que les rêves ne forgent pas des chemins : ils sont le chemin. Ce n’était pas utopiste que de penser cela. C’était une réalité. Tant que le cœur est ambitieux, tant que l’esprit est prêt à tout sacrifier, tout est réalisables absolument tout. La réponse de la directrice des Hébrides ne satisfaisait pas Alice qui se garderait bien de le dire, sachant que les mots employés étaient une jolie façon de dire que le métier qu’elle voulait faire étant enfant était sans nul doute bien différent de ce qu’elle avait pu envisager. Bien évidemment. Alice n’était pas sotte. Elle savait que cette femme ne chevauchait pas des dragons du soir au matin. Enfin, elle avait finit par le deviner en quittant l’âge niais.
Alice sourit en réponse, ses grands yeux d’argent levé vers ceux de l’inconnue qui ne l’était plus tant. Un rêve est un chemin, mourrait-elle de répondre. Il n’appartient qu’à vous de l’emprunter, de ne jamais le quitter… jusqu’à chevaucher des dragons entre deux responsabilités administratives.
La française suivait sa compagne du jour, suivant ses déplacements pour ne point avoir à souffrir d’un contact indésirable avec… un indésirable, justement. Le froid commençait à lui mordre la peau avec ardeur. Quelle sotte. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on muselait la raison pour suivre le cœur ! Et où allait-elle dormir, cette nuit ? Quelle sotte, mais quelle sotte…
« J’admets volontiers qu’à cet instant précis, je préférerai le contact d’un dragon », répondit Alice, suivant de mieux qu’elle pouvait l’élégante et discrète de cette femme au pas lupin. « Il aurait le mérite de nous réchauffer une bonne fois pour toute. »
L’éventualité de mourir brûlée vive sous le souffle ardent d’un Noir des Hébrides n’attacha aucun inconfort à Alice. On ne devait pas souffrir bien longtemps. Tout de même… avoir pour dernière vision la gueule dentelée de son dragon favori ? Il y avait pire chose que cela.
Le regard d’Alice accrocha la mâchoire de la femme. Une histoire palpitante devait se cacher derrière ses cicatrices. Inconsciemment, Alice avait senti ses doigts se lever pour caresser sa propre joue. Une histoire palpitante, Alice… vraiment ? Ajouter un dragon dans un récit ne le rend pas épique pour autant. Derrière ces cicatrices se cachent l’histoire d’une femme qui était, et qui est devenue.
Et cette même femme aux deux visages l’emmenait acheter un manteau. Pourvu qu’il ne soit point estampé de celui d’un dragonnier.
• FIN •
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050