Réparer les fissures
Lundi 19 septembre, 13h30
Bureau de psychomagie
Bureau de psychomagie
Il était 13h30 et Dorian se trouvait dans la salle d'attente en boule entre le canapé et un fauteuil. Les feuilles de la plante titillaient un peu sa touffe de cheveux blonds, mais pas assez pour le faire bouger. Le garçon était arrivé quelques minutes plus tôt, histoire d'être bien à l'heure comme pour tous ses cours. Peut-être qu'il devrait toquer à la porte pour annoncer sa présence, cependant ses jambes refusaient de lui obéir, complètement paralysé de peur. La seule chose qu'il arrivait à faire était de tourner les pages de son livre jaunies par le temps, pour y lire les mots inscrits à l'encre sur ces dernières en s'aidant du marque-page à fleurs1 qu'il gardait précieusement. Le blondinet avait piqué le livre dans la bibliothèque de son parrain qui lui avait prêté avec un petit sourire, ce qui était un énorme exploit. L'odeur du livre lui rappelait la sécurité de l'appartement à Godric's Hollow, les lumières tamisées de l'endroit avec les petits rires et surtout les longues conversations intellectuelles, mais pas trop poussé pour que le jeune garçon puisse suivre. C'était différent de York mais tout autant réconfortant.
Les secondes passaient, mais Dorian restait concentré sur son livre comme s'il n'y avait rien de pressant. C'était comme chez le médecin, non ? On attendait qu'il sorte pour rentrer, on toquait pas à la porte, car peut-être que le médecin était occupé et c'était pour ça que l'heure du rendez-vous était toujours en avance. Mais ça ne dérangeait pas vraiment Dorian, puis avec l'excuse qu'il avait sorti à ses amis, il avait le temps d'attendre. "Convoqué par M.Khan pour parler d'un truc" sans rien préciser, juste ces mots puis la fuite vers le côté opposé du bureau de ce dernier. Le blondinet espérait que ses amis n'étaient pas en train de l'attendre devant le bureau du directeur de leur maison, sinon l'ambiance durant le cours de Sortilège allait être bizarre.
Cependant, pas aussi bizarre que de parler avec un adulte inconnu au bataillon, mais le ou la psychomage lui avait promis d'être à l'écoute et un chocolat chaud. Le chocolat chaud, c'était important !
347mots
@Hyacinthe Kyros hihi c'est fait ! Dorian est un peu caché
1marque-page offert par @Elam Thomais visible dans ma fiche RP.
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Réparer les fissures
Les aiguilles de l’horloge murale cliquetaient dans le silence du bureau. Hyacinthe leva les yeux de ses notes griffonnées et cru entendre un léger froissement de pages dans la pièce d’à côté. Il se doutait bien de quel élève se trouvait là. Pile à l’heure, comme annoncé. Les élèves de Poufsouffle ne le décevaient décidemment jamais.
Il resta un instant immobile, son stylo suspendu entre ses doigts. Ce n’était pas la peine de le faire attendre davantage, surtout que l'heure était l'heure. Il déposa ses affaires et, se souvenant alors de ce qu'il avait écrit au deuxième année quelques jours plus tôt, fit léviter une tasse hors de l'armoire. Chocolat en poudre dans une main et lait dans l'autre, il termina sa préparation avant de s'avancer vers la porte de son bureau.
Le trentenaire ouvrit la porte doucement, pour ne pas surprendre. Son regard accrocha aussitôt la silhouette recroquevillée du blond, tassée entre le canapé et le fauteuil. Une posture de refuge. Instinctive, presque animale.
- Monsieur Peachey... bonjour ? Dit-il d’une voix basse.
Il ne s’avança pas d’emblée. Son corps resta dans l’encadrement, légèrement penché. Hyacinthe n’envahirait pas l’espace du Poufsouffle. Il remarqua le livre serré entre les petites mains de l'adolescent, les pages qui se tournaient avec méthode, comme une bouée à laquelle s’accrocher.
- C’est un bon endroit pour lire, fit-il remarquer doucement. J'ai la même habitude, me cacher dans les coins pour être tranquille. Même si j'aurai du mal à m'installer à un tel endroit, je ne crois pas que mon dos le supportera.
Avec un sourire amusé, le roux s’accroupit pour se mettre à sa hauteur. Ses genoux protestèrent dans un léger craquement qu’il ignora habilement. Visiblement, son dos n'était pas la seule chose qui n'allait pas le supporter.
- Je vous ai préparé du chocolat, ajouta-t-il, avec ce ton calme qui cherchait plus à poser une ambiance qu’à donner une information. Comme convenu. Il est encore chaud, vous devriez passer à l'intérieur pour en profiter.
Il ne voulait pas forcer le garçon à parler, ni même à bouger. Semer des petites perches et des portes ouvertes semblait bien plus intéressant en ce moment. Il se redressa lentement, ses épaules étroites dessinant une silhouette longiligne dans l’encadrement de la lumière. Puis il recula d’un pas, laissant la porte de son bureau entrouverte, invitant.
Il resta un instant immobile, son stylo suspendu entre ses doigts. Ce n’était pas la peine de le faire attendre davantage, surtout que l'heure était l'heure. Il déposa ses affaires et, se souvenant alors de ce qu'il avait écrit au deuxième année quelques jours plus tôt, fit léviter une tasse hors de l'armoire. Chocolat en poudre dans une main et lait dans l'autre, il termina sa préparation avant de s'avancer vers la porte de son bureau.
Le trentenaire ouvrit la porte doucement, pour ne pas surprendre. Son regard accrocha aussitôt la silhouette recroquevillée du blond, tassée entre le canapé et le fauteuil. Une posture de refuge. Instinctive, presque animale.
- Monsieur Peachey... bonjour ? Dit-il d’une voix basse.
Il ne s’avança pas d’emblée. Son corps resta dans l’encadrement, légèrement penché. Hyacinthe n’envahirait pas l’espace du Poufsouffle. Il remarqua le livre serré entre les petites mains de l'adolescent, les pages qui se tournaient avec méthode, comme une bouée à laquelle s’accrocher.
- C’est un bon endroit pour lire, fit-il remarquer doucement. J'ai la même habitude, me cacher dans les coins pour être tranquille. Même si j'aurai du mal à m'installer à un tel endroit, je ne crois pas que mon dos le supportera.
Avec un sourire amusé, le roux s’accroupit pour se mettre à sa hauteur. Ses genoux protestèrent dans un léger craquement qu’il ignora habilement. Visiblement, son dos n'était pas la seule chose qui n'allait pas le supporter.
- Je vous ai préparé du chocolat, ajouta-t-il, avec ce ton calme qui cherchait plus à poser une ambiance qu’à donner une information. Comme convenu. Il est encore chaud, vous devriez passer à l'intérieur pour en profiter.
Il ne voulait pas forcer le garçon à parler, ni même à bouger. Semer des petites perches et des portes ouvertes semblait bien plus intéressant en ce moment. Il se redressa lentement, ses épaules étroites dessinant une silhouette longiligne dans l’encadrement de la lumière. Puis il recula d’un pas, laissant la porte de son bureau entrouverte, invitant.
390 - @Dorian Peachey
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
Réparer les fissures
Le blondinet entendit le son de pas qui se rapprochèrent de lui et son regard sortit aussitôt de son livre. Il tourna la tête vers la grande silhouette qu'il avait remarquée dans sa vue périphérique puis il l'observa attentivement. Une peau aussi pâle que celle de sa mère, des cheveux roux avec une étrange mèche blanche qui titillait légèrement la curiosité du garçon, quelques rougeurs sur le visage avec des cernes bien marqué, beaucoup plus que les légers creux qui avaient trouvé place sous les yeux de Dorian. Ces dernières nuits furent rudes. Pour en revenir au rouquin, il n'y avait rien de très inquiétant à première vue, mais le jeune garçon restait tout de même sur ses gardes, les apparences pouvaient être trompeuses. Il porta une attention particulière aux expressions de l'adulte et surtout les mains qui pouvaient devenir vicieuses en un clin d'œil si on se laissait divaguer.
Une chose fit du bien au blondinet, l'adulte lui laissait de l'espace, il restait loin dans l'encadrement de la porte. Le garçon écoutait attentivement tous les mots prononcés par le psychomage. Ses pensées décortiquaient chaque son pour y poser un premier verdict. Rien d'interpellant, assez pour apaiser la tension dans le dos de Dorian et lui laisser lâcher un souffle qu'il retenait depuis l'arrivée de l'homme dans la pièce. Le Poufsouffle savait qu'il était trop tendu ces derniers jours, beaucoup plus qu'en temps normal et il espérait que cette séance ait un effet sur son comportement avec les autres.
Le jeune garçon eut un mouvement de recul quand il vit le psychomage s'accroupir. Même s'il se trouvait loin de lui, le corps de Dorian avait réagi à ce mouvement qui semblait innocent et sans aucune animosité derrière la tête. Il ressemblait à un animal surveillant un possible prédateur, quelques habitudes qu'il avait pris d'Arthur durant l'enfance. Le blondinet entendit le mot "chocolat" et d'autres instincts s'éveillèrent. La nourriture avait un pouvoir incroyable, certaines fois. Après quelques secondes de réflexion, Dorian plaça délicatement le marque-page entre les pages de son livre, prit sa sacoche, puis se leva doucement. Il marcha lentement vers la salle de consultation tout en gardant l'adulte dans son champ de vision.
Le corps du jeune Poufsouffle frôla le psychomage et il dut se forcer à serrer son livre avec ses mains pour ne laisser aucune d'entre elles atteindre le catalyseur qui se trouvait dans sa poche. Son visage devint livide quand il se rendit compte de la pensée qui l'avait traversée. S'apprêter à faire du mal à quelqu'un à cause de la peur... C'était terrifiant.
"Bonjour.", Dorian murmura d'une voix timide en observant les possibles gestes de son interlocuteur. Son regard divagua sur la bibliothèque non loin avant de vite revenir sur l'adulte. Le garçon attendait, là près de la porte tout en étant hors de portée du psychomage. "Hum... c'est monsieur Kyros, du coup ?", il demanda en se rappelant de la dernière phrase sur le bout de parchemin. Par le son de la voix, il en avait déduit ainsi, mais peut-être qu'il avait tort.
509mots
@Hyacinthe Kyros
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
Une chose fit du bien au blondinet, l'adulte lui laissait de l'espace, il restait loin dans l'encadrement de la porte. Le garçon écoutait attentivement tous les mots prononcés par le psychomage. Ses pensées décortiquaient chaque son pour y poser un premier verdict. Rien d'interpellant, assez pour apaiser la tension dans le dos de Dorian et lui laisser lâcher un souffle qu'il retenait depuis l'arrivée de l'homme dans la pièce. Le Poufsouffle savait qu'il était trop tendu ces derniers jours, beaucoup plus qu'en temps normal et il espérait que cette séance ait un effet sur son comportement avec les autres.
Le jeune garçon eut un mouvement de recul quand il vit le psychomage s'accroupir. Même s'il se trouvait loin de lui, le corps de Dorian avait réagi à ce mouvement qui semblait innocent et sans aucune animosité derrière la tête. Il ressemblait à un animal surveillant un possible prédateur, quelques habitudes qu'il avait pris d'Arthur durant l'enfance. Le blondinet entendit le mot "chocolat" et d'autres instincts s'éveillèrent. La nourriture avait un pouvoir incroyable, certaines fois. Après quelques secondes de réflexion, Dorian plaça délicatement le marque-page entre les pages de son livre, prit sa sacoche, puis se leva doucement. Il marcha lentement vers la salle de consultation tout en gardant l'adulte dans son champ de vision.
Le corps du jeune Poufsouffle frôla le psychomage et il dut se forcer à serrer son livre avec ses mains pour ne laisser aucune d'entre elles atteindre le catalyseur qui se trouvait dans sa poche. Son visage devint livide quand il se rendit compte de la pensée qui l'avait traversée. S'apprêter à faire du mal à quelqu'un à cause de la peur... C'était terrifiant.
"Bonjour.", Dorian murmura d'une voix timide en observant les possibles gestes de son interlocuteur. Son regard divagua sur la bibliothèque non loin avant de vite revenir sur l'adulte. Le garçon attendait, là près de la porte tout en étant hors de portée du psychomage. "Hum... c'est monsieur Kyros, du coup ?", il demanda en se rappelant de la dernière phrase sur le bout de parchemin. Par le son de la voix, il en avait déduit ainsi, mais peut-être qu'il avait tort.
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@Hyacinthe Kyros
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Réparer les fissures
Hyacinthe observa en silence son jeune patient, le temps qu’il fallût pour voir se dérouler toute la mécanique intérieure de Dorian. La manière dont le Poufsouffle s’était redressé, lentement, comme si son propre corps pesait une tonne ou se débattait contre des instincts contradictoires, la crispation de ses doigts autour de son livre, la raideur de ses épaules... Hyacinthe fronça presque les sourcils face à autant de signe inquiétants. Il connaissait ces éléments, bien sûr, signes d'un corps qui avait appris à se méfier. Et il n'appréciait certainement pas voir cela chez un garçon aussi jeune.
Il le laissa approcher, sans faire mine de réduire encore plus la distance. C’était à Dorian de choisir sa trajectoire, et un mouvement de recul de sa part pourrait être perçu comme du rejet. Même la voix du garçon portait la trace de cette prudence extrême. Hyacinthe sentit cette vigilance peser sur lui comme une lumière trop vive scrutant le moindre de ses gestes. C’était épuisant pour un enfant de cet âge là, de porter déjà ce genre de réflexe... il le savait bien.
Un petit sourire, qui se voulait léger, releva le coin de sa bouche quand Dorian l’appela par son nom. Il se souvenait de la façon dont il avait conclu son petit mot.
- Oui, c’est bien ça, Kyros, répondit-il, amusé. D’habitude, on m’appelle “Monsieur”, mais je vous avoue que je ne suis pas difficile. Si vous préférez dire “Madame”, ça me va aussi. Les deux me conviennent.
Il accompagna ses mots d’un bref geste de la main presque théâtral. Hyacinthe était à l'aise avec son genre depuis bien longtemps, et il savait qu'il pouvait se permettre d'en rire un peu, surtout si cela relaxait les plus jeunes. Ses yeux, cependant, restèrent attentifs à la réaction du garçon, cherchant la moindre raideur nouvelle.
Puis, reculant d’un pas pour libérer le passage, Hyacinthe ouvrit davantage la porte de son bureau.
- Installez-vous, je vous en prie. Le fauteuil, là, près de la petite table, est étonnamment confortable. Mais si vous préférer vous poser dans un coin comme vous l'avez fait un peu plus tôt, ne vous en privez pas.
Il accompagna l’invitation d’un mouvement du bras, mais resta lui-même légèrement en retrait, ne s’avançant pas le premier dans la pièce. Dorian devait entrer le premier pour s’approprier l’endroit à son rythme. Ce n’était pas grand-chose, mais il savait cela nécessaire afin d'établir un sentiment de contrôle et de sécurité.
Il le laissa approcher, sans faire mine de réduire encore plus la distance. C’était à Dorian de choisir sa trajectoire, et un mouvement de recul de sa part pourrait être perçu comme du rejet. Même la voix du garçon portait la trace de cette prudence extrême. Hyacinthe sentit cette vigilance peser sur lui comme une lumière trop vive scrutant le moindre de ses gestes. C’était épuisant pour un enfant de cet âge là, de porter déjà ce genre de réflexe... il le savait bien.
Un petit sourire, qui se voulait léger, releva le coin de sa bouche quand Dorian l’appela par son nom. Il se souvenait de la façon dont il avait conclu son petit mot.
- Oui, c’est bien ça, Kyros, répondit-il, amusé. D’habitude, on m’appelle “Monsieur”, mais je vous avoue que je ne suis pas difficile. Si vous préférez dire “Madame”, ça me va aussi. Les deux me conviennent.
Il accompagna ses mots d’un bref geste de la main presque théâtral. Hyacinthe était à l'aise avec son genre depuis bien longtemps, et il savait qu'il pouvait se permettre d'en rire un peu, surtout si cela relaxait les plus jeunes. Ses yeux, cependant, restèrent attentifs à la réaction du garçon, cherchant la moindre raideur nouvelle.
Puis, reculant d’un pas pour libérer le passage, Hyacinthe ouvrit davantage la porte de son bureau.
- Installez-vous, je vous en prie. Le fauteuil, là, près de la petite table, est étonnamment confortable. Mais si vous préférer vous poser dans un coin comme vous l'avez fait un peu plus tôt, ne vous en privez pas.
Il accompagna l’invitation d’un mouvement du bras, mais resta lui-même légèrement en retrait, ne s’avançant pas le premier dans la pièce. Dorian devait entrer le premier pour s’approprier l’endroit à son rythme. Ce n’était pas grand-chose, mais il savait cela nécessaire afin d'établir un sentiment de contrôle et de sécurité.
407 - @Dorian Peachey
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
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Réparer les fissures
Dorian leva un sourcil discrètement en entendant le psychomage lui laisser le choix de choisir soit "Monsieur" soit "Madame". On lui avait appris que chaque personne pouvait aimer n'importe qui, une femme ou un homme ou même les deux et que les sentiments ne se discutaient pas car c'était personnel. Cependant, sur le genre, il était confus. Lui qui pensait que tout le monde choisissait, voilà qu'on lui donnait le droit d'employer le pronom qu'il voulait. C'était étrange, mais au moins, cela donnait un indice à Dorian. Cette personne n'était pas une sang-pur, ils étaient trop attaché à leurs valeurs pour accepter ce genre de chose. D'une manière, cette information apaisait son esprit.
"Je ferais les deux alors, pour changer un peu.", le blondinet répondit dans un chuchotement timide. Une partie de lui voulait faire confiance, il était là pour lui parler de tout ce qu'il avait sur le cœur après tout, mais les chaînes autour de son esprit l'empêchaient de ressentir le sentiment de sécurité qu'il appréciait tant.
Madame Kyros recula d'un pas pour lui laisser plus d'espace pour entrevoir le bureau et la curiosité de Dorian fut piquée. Là où il se trouvait, il pouvait observer un grand canapé vert, un tapis orange ou rouge, une fenêtre et tout au fond une commode. Le canapé avait l'air très confortable, et même bien rebondissant. Le garçon s'approcha doucement de l'encadrement de porte puis prit son courage à deux mains avant de se faufiler dans le bureau rapidement. Le Poufsouffle arriva près du meuble vert et passa ses doigts dessus pour sentir la matière du coton sur ces derniers. Puis son regard tomba sur la tasse de chocolat chaud et une petite lueur apparu dans les yeux de Dorian. Il jeta un coup d'œil au psychomage avant de se précipiter entre la petite table et le canapé. Accroupi, il déposa Le Petit Prince et son autre livre sur la table basse avant d'attraper la tasse de ses deux mains tout en gardant un œil sur Monsieur Kyros. Une petite gorgée et ouch ! Dorian recula ses lèvres de la céramique, pris par surprise. Trop chaud.
Le jeune Poufsouffle reposa la tasse sur la table puis tourna son attention sur la grande bibliothèque. Il se leva et se faufila vers cette dernière sans demander la permission ou quoi que ce soit d'autre. À se comporter comme cela, le garçon avait l'impression de retourner à ses six ans, tester tout le terrain pour calculer la patience des adultes. C'était mesurer leur agressivité en quelque sorte.
Dorian posa ses doigts et ses yeux sur plusieurs bouquins sans vraiment comprendre les titres. Puis un des nombreux livres alluma une lumière dans sa tête.
"Mon parrain, il a le même livre chez lui mais il m'a dit que je dois grandir avant de lire ça, sinon je vais rien comprendre... Vous aimez lire quoi ?", il demanda en retournant son regard vers le psychomage.
485mots
@Hyacinthe Kyros
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"Je ferais les deux alors, pour changer un peu.", le blondinet répondit dans un chuchotement timide. Une partie de lui voulait faire confiance, il était là pour lui parler de tout ce qu'il avait sur le cœur après tout, mais les chaînes autour de son esprit l'empêchaient de ressentir le sentiment de sécurité qu'il appréciait tant.
Madame Kyros recula d'un pas pour lui laisser plus d'espace pour entrevoir le bureau et la curiosité de Dorian fut piquée. Là où il se trouvait, il pouvait observer un grand canapé vert, un tapis orange ou rouge, une fenêtre et tout au fond une commode. Le canapé avait l'air très confortable, et même bien rebondissant. Le garçon s'approcha doucement de l'encadrement de porte puis prit son courage à deux mains avant de se faufiler dans le bureau rapidement. Le Poufsouffle arriva près du meuble vert et passa ses doigts dessus pour sentir la matière du coton sur ces derniers. Puis son regard tomba sur la tasse de chocolat chaud et une petite lueur apparu dans les yeux de Dorian. Il jeta un coup d'œil au psychomage avant de se précipiter entre la petite table et le canapé. Accroupi, il déposa Le Petit Prince et son autre livre sur la table basse avant d'attraper la tasse de ses deux mains tout en gardant un œil sur Monsieur Kyros. Une petite gorgée et ouch ! Dorian recula ses lèvres de la céramique, pris par surprise. Trop chaud.
Le jeune Poufsouffle reposa la tasse sur la table puis tourna son attention sur la grande bibliothèque. Il se leva et se faufila vers cette dernière sans demander la permission ou quoi que ce soit d'autre. À se comporter comme cela, le garçon avait l'impression de retourner à ses six ans, tester tout le terrain pour calculer la patience des adultes. C'était mesurer leur agressivité en quelque sorte.
Dorian posa ses doigts et ses yeux sur plusieurs bouquins sans vraiment comprendre les titres. Puis un des nombreux livres alluma une lumière dans sa tête.
"Mon parrain, il a le même livre chez lui mais il m'a dit que je dois grandir avant de lire ça, sinon je vais rien comprendre... Vous aimez lire quoi ?", il demanda en retournant son regard vers le psychomage.
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@Hyacinthe Kyros
Dernière modification par Dorian Peachey le 14 oct. 2025, 22:48, modifié 1 fois.
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La petite voix de Dorian soulagea le psychomage. Le fait que l'homme se sente capable de poursuivre et de prendre la parole avec lui était particulièrement rassurant. Hyacinthe eut un petit sourire presque attendri quand le blond indiqua qu’il ferait “les deux”. Il ne répondit que d'un hochement de tête ponctué d'un léger hm approbateur. En vérité, ce n’était pas tant pour le contenu de sa réponse que pour le ton : Dorian parlait un peu et se permettait un minimum d'aise et le roux voulait l'y encourager.
Par la suite, il garda le silence tandis que le garçon se glissait dans le bureau. Chaque mouvement, chaque hésitation qu'il pouvait presque ressentir dans cette manière de poser la main sur le canapé avant même de penser à s’y asseoir, de chercher son accord du regard... Hyacinthe laissa l'adolescent explorer à son rythme, sans un mot, se contentant de le suivre du regard sans insister.
Quand il vit la petite grimace du blond après s'être visiblement brûlé, il ne pu retenir un sursaut d'inquiétude, se penchant légèrement vers l'avant.
- Doucement, ne vous brûlez pas, fit-il, la voix soudain plus vive. Vous avez le temps. Il vous semblera meilleur lorsqu'il sera un peu moins chaud.
Le ton avait cette chaleur apaisante que le psychomage maîtrisait à merveilles, celle qui chassait toute impression de jugement potentiel. Il observa Dorian se lever à nouveau et s’approcher de la bibliothèque, testant les limites tout en satisfaisant sa curiosité. Hyacinthe releva la tête avec intrigue à la remarque du Poufsouffle.
- Oh, je comprends tout à fait ce qu’il a voulu dire, répondit-il calmement. Certains livres parlent de choses un peu plus compliquées à saisir quand on est jeune. Pas qu’ils soient interdits, mais ils utilisent des mots, des idées qui demandent que le cerveau ait un peu plus de vécu pour les relier entre eux.
Il fit un petit geste circulaire de la main, pour illustrer le propos.
- Ces ouvrages-là, ajouta-t-il en désignant la rangée du haut, parlent souvent de philosophie et de psychomagie. Pas toujours les plus amusants, mais ils m’aident à comprendre les gens. Et j’aime beaucoup ça.
Il laissa passer une respiration avant d’ajouter, le ton plus léger :
- Des romans policiers, les histoires de voyage... J’ai un faible pour les livres qui font voyager. Hyacinthe remarqua alors Le Petit Prince posé sur la table et saisit l'occasion. Le Petit Prince... Je ne l’ai pas relu depuis des années. C’est un livre curieux, vous ne trouvez pas ? Je l'ai beaucoup aimé plus jeune, surtout le renard. Vous avez eu l'occasion de le lire, ou c'est un projet à venir ?
Il se pencha légèrement, le coude appuyé contre l’accoudoir. Bien sûr, Dorian avait mentionné en surface les éléments dont il voulait parler en venant ici. Mais ils n'en étaient pas là. Pour l'instant... il s'agissait pour Hyacinthe d'offrir un espace de parole correspondant aux besoins du jeune sorcier.
Par la suite, il garda le silence tandis que le garçon se glissait dans le bureau. Chaque mouvement, chaque hésitation qu'il pouvait presque ressentir dans cette manière de poser la main sur le canapé avant même de penser à s’y asseoir, de chercher son accord du regard... Hyacinthe laissa l'adolescent explorer à son rythme, sans un mot, se contentant de le suivre du regard sans insister.
Quand il vit la petite grimace du blond après s'être visiblement brûlé, il ne pu retenir un sursaut d'inquiétude, se penchant légèrement vers l'avant.
- Doucement, ne vous brûlez pas, fit-il, la voix soudain plus vive. Vous avez le temps. Il vous semblera meilleur lorsqu'il sera un peu moins chaud.
Le ton avait cette chaleur apaisante que le psychomage maîtrisait à merveilles, celle qui chassait toute impression de jugement potentiel. Il observa Dorian se lever à nouveau et s’approcher de la bibliothèque, testant les limites tout en satisfaisant sa curiosité. Hyacinthe releva la tête avec intrigue à la remarque du Poufsouffle.
- Oh, je comprends tout à fait ce qu’il a voulu dire, répondit-il calmement. Certains livres parlent de choses un peu plus compliquées à saisir quand on est jeune. Pas qu’ils soient interdits, mais ils utilisent des mots, des idées qui demandent que le cerveau ait un peu plus de vécu pour les relier entre eux.
Il fit un petit geste circulaire de la main, pour illustrer le propos.
- Ces ouvrages-là, ajouta-t-il en désignant la rangée du haut, parlent souvent de philosophie et de psychomagie. Pas toujours les plus amusants, mais ils m’aident à comprendre les gens. Et j’aime beaucoup ça.
Il laissa passer une respiration avant d’ajouter, le ton plus léger :
- Des romans policiers, les histoires de voyage... J’ai un faible pour les livres qui font voyager. Hyacinthe remarqua alors Le Petit Prince posé sur la table et saisit l'occasion. Le Petit Prince... Je ne l’ai pas relu depuis des années. C’est un livre curieux, vous ne trouvez pas ? Je l'ai beaucoup aimé plus jeune, surtout le renard. Vous avez eu l'occasion de le lire, ou c'est un projet à venir ?
Il se pencha légèrement, le coude appuyé contre l’accoudoir. Bien sûr, Dorian avait mentionné en surface les éléments dont il voulait parler en venant ici. Mais ils n'en étaient pas là. Pour l'instant... il s'agissait pour Hyacinthe d'offrir un espace de parole correspondant aux besoins du jeune sorcier.
490 - @Dorian Peachey
Excuses mon retard Dorian
Excuses mon retard Dorian
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
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Réparer les fissures
Le jeune garçon écouta attentivement les mots de Mr. Kyros, comme s'ils cachaient des intentions malveillantes. Mais il ne trouvait rien qui puisse lui prouver que cet homme était méchant. Le garçon s'efforça de scruter chaque petit détail pendant que le psychomage répondait à sa question, mais il ne trouva rien. Dorian avait l'impression de chercher pour rien. Miss Kyros ne semblait pas lui vouloir du mal, c'était tout le contraire. L'inquiétude de l'adulte, quand il s'était brûlé la lèvre, était réelle, le ton de sa voix restait calme, doux et loin d'avoir un grain mielleux, le garçon était libre de ses mouvements et surtout du temps lui était disposé. Dorian pouvait sentir les larmes monter, mais avant qu'une goutte ne tombe, le blondinet tourna la tête à l'opposé du psychomage. Le jeune Poufsouffle se retint de pleurer, surtout pas maintenant, il ne pourra pas expliquer cette soudaine émotion, même à soi. Un rapide coup de manche et il se tourna de nouveau vers Mr. Kyros.
"Le Petit Prince ? Hum, je l'ai presque fini et j'aime bien le renard aussi, il est gentil et il donne des bons conseils.", Dorian répondit en regardant légèrement le sol. "Pour la rose, je pense qu'elle a peur d'avoir mal et de faire confiance aux autres, c'est pour ça qu'elle est un peu méchante avec le Petit Prince.", il expliqua en s'approchant lentement de la petite table pour récupérer son livre. Son regard tomba sur la tasse de chocolat chaud et il se mordit la lèvre avant de reprendre la parole. "Moi aussi j'ai peur d'avoir mal, je crois, fin, j'ai pas envie d'avoir peur, mais ça fait tout seul, hum, comme si... bah... je sais pas comment expliquer.", sa voix tremblait de plus en plus à chaque mot.
Le Poufsouffle serra son livre contre lui comme une sorte de protection ou de réconfort. Dire qu'il avait peur, c'était déjà beaucoup, des mots qui sortait très peu de sa bouche. Le garçon venait d'ouvrir une faille et il en avait conscience, c'était dur mais nécessaire s'il voulait passer à autre chose. Cependant, une grande partie de lui voulait refermer cette faille et s'enfuir loin, très loin. Son corps agissait tout seul, sa gorge se resserrait, les larmes montèrent à nouveau et tout d'un coup, il avait froid, très froid, un froid qui n'était pas réconfortant. Dorian ne savait pas pourquoi tout son corps se bloquait tout d'un coup alors qu'il allait se confier, mais il réussit à faire sortir quelques petits mots.
"Monsieur, je veux guérir."
426mots
@Hyacinthe Kyros
Prends le temps que tu as besoin, j'ai pas le droit de juger niveau retard RP.
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
"Le Petit Prince ? Hum, je l'ai presque fini et j'aime bien le renard aussi, il est gentil et il donne des bons conseils.", Dorian répondit en regardant légèrement le sol. "Pour la rose, je pense qu'elle a peur d'avoir mal et de faire confiance aux autres, c'est pour ça qu'elle est un peu méchante avec le Petit Prince.", il expliqua en s'approchant lentement de la petite table pour récupérer son livre. Son regard tomba sur la tasse de chocolat chaud et il se mordit la lèvre avant de reprendre la parole. "Moi aussi j'ai peur d'avoir mal, je crois, fin, j'ai pas envie d'avoir peur, mais ça fait tout seul, hum, comme si... bah... je sais pas comment expliquer.", sa voix tremblait de plus en plus à chaque mot.
Le Poufsouffle serra son livre contre lui comme une sorte de protection ou de réconfort. Dire qu'il avait peur, c'était déjà beaucoup, des mots qui sortait très peu de sa bouche. Le garçon venait d'ouvrir une faille et il en avait conscience, c'était dur mais nécessaire s'il voulait passer à autre chose. Cependant, une grande partie de lui voulait refermer cette faille et s'enfuir loin, très loin. Son corps agissait tout seul, sa gorge se resserrait, les larmes montèrent à nouveau et tout d'un coup, il avait froid, très froid, un froid qui n'était pas réconfortant. Dorian ne savait pas pourquoi tout son corps se bloquait tout d'un coup alors qu'il allait se confier, mais il réussit à faire sortir quelques petits mots.
"Monsieur, je veux guérir."
426mots
@Hyacinthe Kyros
Prends le temps que tu as besoin, j'ai pas le droit de juger niveau retard RP.
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
Réparer les fissures
Hyacinthe resta parfaitement immobile. La phrase s'était abattue dans la pièce comme un poids, celui d'un constat. C'était le genre de mots qu’un enfant ne devrait pas avoir à prononcer. Le roux laissa le silence s'installer, prenant un temps de réflexion non seulement pour lui, mais aussi pour Dorian.
Son regard se posa sur le Poufsouffle : les doigts blanchis autour du livre, le souffle trop court, les pupilles humides et vibrantes. La peur - ce froid qui remonte du ventre jusqu’à la nuque - était visible, presque palpable. Hyacinthe la connaissait trop bien. Il ne chercha pas à l’effacer. Il savait que cela aurait un très mauvais effet, n'améliorant en rien l'état de l'adolescent. La peur, après tout, s'enracine si niée trop longtemps.
Il inspira lentement avant de se pencher légèrement en avant, les coudes posés sur ses genoux, le ton plus bas, plus grave.
- Guérir de quoi, Dorian ? Demanda-t-il doucement, plutôt sous l'ordre de la suggestion que de l'injonction.
Le garçon resta silencieux un moment et Hyacinthe ne bougea pas. Il observa le tremblement de sa lèvre, la manière dont il luttait contre ses larmes, cette retenue maladroite qu’il connaissait trop bien pour la briser. Il se contenta de reprendre, par rapports aux mots que Dorian avait réussi à dire un peu plus tôt.
- Parfois, on croit qu’il faut guérir de la peur. Mais souvent, c’est de ce qu’elle protège qu’il faut se libérer. Ses yeux glissèrent un instant vers Le Petit Prince sur la table. Vous avez raison, je pense aussi que la rose avait peur. Elle n’était pas cruelle, elle ne savait juste pas comment être fragile sans se blesser.
Il se tut à nouveau. Son regard se perdit sur les voutes de fumées s'évaporant du chocolat, puis revint sur Dorian, calme, sans attendre de réponse.
- La peur ne disparaît pas d’un coup. On apprend juste à connaître ce qui nous fait peur et à trouver différentes façon de la gérer. Pensez-vous être capable de mettre des mots dessus, Dorian ?
Il croisa les mains, les posa sur son genou, tandis que sa voix restait inhabituellement douce. Le psychomage savait que ce moment était fragile, un équilibre entre effroi et confiance était précaire. Alors il resta là, immobile, offrant au garçon la seule chose qu’il pouvait vraiment donner pour l’instant : une présence qui ne s’imposait pas.
Son regard se posa sur le Poufsouffle : les doigts blanchis autour du livre, le souffle trop court, les pupilles humides et vibrantes. La peur - ce froid qui remonte du ventre jusqu’à la nuque - était visible, presque palpable. Hyacinthe la connaissait trop bien. Il ne chercha pas à l’effacer. Il savait que cela aurait un très mauvais effet, n'améliorant en rien l'état de l'adolescent. La peur, après tout, s'enracine si niée trop longtemps.
Il inspira lentement avant de se pencher légèrement en avant, les coudes posés sur ses genoux, le ton plus bas, plus grave.
- Guérir de quoi, Dorian ? Demanda-t-il doucement, plutôt sous l'ordre de la suggestion que de l'injonction.
Le garçon resta silencieux un moment et Hyacinthe ne bougea pas. Il observa le tremblement de sa lèvre, la manière dont il luttait contre ses larmes, cette retenue maladroite qu’il connaissait trop bien pour la briser. Il se contenta de reprendre, par rapports aux mots que Dorian avait réussi à dire un peu plus tôt.
- Parfois, on croit qu’il faut guérir de la peur. Mais souvent, c’est de ce qu’elle protège qu’il faut se libérer. Ses yeux glissèrent un instant vers Le Petit Prince sur la table. Vous avez raison, je pense aussi que la rose avait peur. Elle n’était pas cruelle, elle ne savait juste pas comment être fragile sans se blesser.
Il se tut à nouveau. Son regard se perdit sur les voutes de fumées s'évaporant du chocolat, puis revint sur Dorian, calme, sans attendre de réponse.
- La peur ne disparaît pas d’un coup. On apprend juste à connaître ce qui nous fait peur et à trouver différentes façon de la gérer. Pensez-vous être capable de mettre des mots dessus, Dorian ?
Il croisa les mains, les posa sur son genou, tandis que sa voix restait inhabituellement douce. Le psychomage savait que ce moment était fragile, un équilibre entre effroi et confiance était précaire. Alors il resta là, immobile, offrant au garçon la seule chose qu’il pouvait vraiment donner pour l’instant : une présence qui ne s’imposait pas.
395 - @Dorian Peachey
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
Réparer les fissures
Le silence fut lourd, très lourd dans les oreilles du jeune garçon. S'il devait choisir un mot pour le décrire, cela serait "interminable". Dorian pouvait ressentir les secondes comme des heures tellement longues que son corps lui semblait endoloris. La peur faisait des choses inexplicables à son esprit et le blondinet voulait simplement un peu d'air après des nuits si rudes. La question de Mr.Kyros le sortit un instant de ce tournis étouffant. Guérir de quoi ? Le jeune Poufsouffle essaya de trouver une réponse qui lui semblait si évidente quelques minutes plus tôt. Dorian avait prononcé le mot guérir, mais il n'était même plus sûr de ce qu'il voulait vraiment. Le garçon s'efforça de trouver une réponse qui lui semblait juste, mais le blondinet se trouva seulement quelques fragments de réponse. Pouvoir faire face aux professeurs avec la même innocence que ses camarades en était un.
Le Poufsouffle essaya de parler, mais rien ne sortit, sa gorge était trop resserrée pour pouvoir émettre ne serait-ce qu'un son. Il frotta légèrement ses doigts contre celle-ci en espérant pouvoir remédier au problème, puis, ça lui faisait mal aussi.
Quand le psychomage repris la parole, Dorian écouta attentivement les mots prononcés et essaya de les comprendre. De ce qu'il arrivait à former dans sa tête, la peur n'était pas le centre du problème, mais bien autre chose, quelque chose de plus profond comme pour la rose, il fallait creuser au lieu de rester à la surface.
Les yeux de Dorian se baladèrent sur le tapis quand une question lui fut posée. Mettre des mots... le jeune garçon ne savait pas s'il en était capable. Le Poufsouffle commençait à sentir ses jambes le lâcher, il tremblait trop, il avait envie de s'asseoir. Le blondinet reposa son bouquin sur la table aux côtés de l'autre avant de s'accroupir près de la tasse de chocolat dans un geste un peu brusque, comme si un poids énorme l'avait emmené au sol. Dorian regarda le contenu de la tasse et lentement, sentit quelques larmes glisser le long de ses joues. Au final, il n'aura pas réussi à retenir la quantité d'eau qui voulait s'échapper depuis un bon bout de temps. En remarquant leur présence, le jeune garçon laissa un petit bruit de mécontentement flotter dans l'air avant d'essayer de les faire disparaître en frottant ses yeux avec la manche de son uniforme.
Quelques reniflements et coups de manche plus tard, le regard de Dorian se posa sur celui de Miss Kyros. L'adulte n'avait pas bougé pour lui laisser son espace précieux. C'était maintenant ou jamais pour dire un petit tas de mots, de quoi se confier petit à petit.
"Je... Je sais pas vraiment si je vais réussir... Hum, j'ai juste peur des adultes depuis l'incident, j'ai peur qu'on me trompe encore et...", il s'arrêta une fraction de seconde en se remémorant les disputes, maintenant lointaine, de ses parents, "J'ai peur qu'ils changent en mauvais tout d'un coup.", voilà, c'était sortit et Dorian avait quelques remords sur les mots qu'il avait utilisé. Cependant, c'était trop tard pour reculer, alors autant avancer un peu plus. Après une grande inspiration tremblante, le garçon ajouta quelques mots. "Je veux juste que les cauchemars s'arrêtent."
535mots
@Hyacinthe Kyros
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Le Poufsouffle essaya de parler, mais rien ne sortit, sa gorge était trop resserrée pour pouvoir émettre ne serait-ce qu'un son. Il frotta légèrement ses doigts contre celle-ci en espérant pouvoir remédier au problème, puis, ça lui faisait mal aussi.
Quand le psychomage repris la parole, Dorian écouta attentivement les mots prononcés et essaya de les comprendre. De ce qu'il arrivait à former dans sa tête, la peur n'était pas le centre du problème, mais bien autre chose, quelque chose de plus profond comme pour la rose, il fallait creuser au lieu de rester à la surface.
Les yeux de Dorian se baladèrent sur le tapis quand une question lui fut posée. Mettre des mots... le jeune garçon ne savait pas s'il en était capable. Le Poufsouffle commençait à sentir ses jambes le lâcher, il tremblait trop, il avait envie de s'asseoir. Le blondinet reposa son bouquin sur la table aux côtés de l'autre avant de s'accroupir près de la tasse de chocolat dans un geste un peu brusque, comme si un poids énorme l'avait emmené au sol. Dorian regarda le contenu de la tasse et lentement, sentit quelques larmes glisser le long de ses joues. Au final, il n'aura pas réussi à retenir la quantité d'eau qui voulait s'échapper depuis un bon bout de temps. En remarquant leur présence, le jeune garçon laissa un petit bruit de mécontentement flotter dans l'air avant d'essayer de les faire disparaître en frottant ses yeux avec la manche de son uniforme.
Quelques reniflements et coups de manche plus tard, le regard de Dorian se posa sur celui de Miss Kyros. L'adulte n'avait pas bougé pour lui laisser son espace précieux. C'était maintenant ou jamais pour dire un petit tas de mots, de quoi se confier petit à petit.
"Je... Je sais pas vraiment si je vais réussir... Hum, j'ai juste peur des adultes depuis l'incident, j'ai peur qu'on me trompe encore et...", il s'arrêta une fraction de seconde en se remémorant les disputes, maintenant lointaine, de ses parents, "J'ai peur qu'ils changent en mauvais tout d'un coup.", voilà, c'était sortit et Dorian avait quelques remords sur les mots qu'il avait utilisé. Cependant, c'était trop tard pour reculer, alors autant avancer un peu plus. Après une grande inspiration tremblante, le garçon ajouta quelques mots. "Je veux juste que les cauchemars s'arrêtent."
535mots
@Hyacinthe Kyros
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
Réparer les fissures
Hyacinthe pouvait presque voir le corps de Dorian lutter pour rester dans la pièce : sa gorge qui se resserrait, ses doigts qui frottaient comme pour griffer l’air, ses jambes qui flageolaient sous le poids d’une peur bien plus grande que lui. Le roux fut emprunt d'un élan d'empathie qu'il fut contraint de refouler.
C'est ainsi que lorsque les jambes du Poufsouffle cédèrent, le roux ne bougea pas pour l’attraper. Au contraire, il le laissa descendre, comme on laisse un roseau ployer sous le vent sans le briser. Si la tasse pouvait être un point d'ancrage, le sol pouvait l'être tout autant. Parfois, le corps choisissait pour nous, il était malheureusement (mais heureusement pour son travail) le premier à le savoir. Le garçon s’accroupit près de la tasse et les premières larmes roulèrent. Pas des sanglots - cela l'aurait mis mal à l'aise, pensa-t-il un court instant - mais des gouttes qui avaient décidé qu’elles ne demanderaient plus la permission de sortir.
Hyacinthe détourna le regard, très légèrement, afin de laisser à Dorian sa pudeur. On ne fixait pas quelqu’un qui essayait de rester entier. Le bureau était immobile autour d’eux, et on n’entendait que les reniflements fugaces du garçon, le tissu de sa manche qui raclait contre sa joue, un souffle un peu trop court. Quand le Poufsouffle parla enfin, sa voix était éraillée. Les mots qu'il avait réussi à prononcer étaient forts et expliquaient beaucoup sur le comportement qu'il avait manifesté depuis leur rencontre. Peur des adultes. De leur malveillance.
Hyacinthe sentit quelque chose tirer, très lentement, dans sa poitrine. La reconnaissance très précise d’une blessure qu’il connaissait - pas la même, loin de là. Très lointaine. Mais quelque chose qui pouvait s'en rapprocher de par sa nature. Un incident ? Quel genre de chose s'était produite ? Il y a combien de temps ? Sur quelle durée ? Était-ce un événement qualifiable de violence physique, psychologique ? L'idée même fit frissonner Hyacinthe de dégout. Il espérait sincèrement qu'un tel drame n'ait pas touché ce jeune sorcier.
Il parla à voix basse pour ne pas écorcher Dorian.
- Les adultes... forment un ensemble de personnes très différentes. Y a-t-il certaines d'entre elles qui vous mettent en confiance, vous rassurent ? Il marqua une très légère pause, le temps de trouver le mot juste. Ce que vous décrivez me fait penser à la peur de l'imprévisible ? De ne pas pouvoir prévoir comment le comportement d'un proche peut changer... Seriez-vous prêt à me faire part de cet incident ?
Hyacinthe se leva quelques instants afin de prendre une boîte de mouchoirs posée sur l'une des étagères non loin. Plaçant l'objet à côté de Dorian, faisant attention à ne pas trop se rapprocher pour mettre le jeune Poufsouffle plus à l'aise, il finit par retourner s'asseoir dans sa position initiale, les mains posées sur ses genoux. Une certaine crainte envahissait l'esprit du psychomage à l'idée d'avoir posé des questions trop directes, trop fortes. Il devait néanmoins essayer d'avancer pour comprendre comment mettre Dorian le plus à l'aise possible, et... le silence ne lui semblait pas être la bonne solution.
- Quand quelque chose... quelqu’un... a dérapé une fois, un enfant apprend vite. Il apprend trop vite et retient que rien n’est sûr. Alors votre corps, même quand votre tête essaie d’être calme, se tient prêt à réagir. Est-ce quelque chose que vous arrivez à concevoir ?
Il regarda la tasse de chocolat, non pas Dorian, pour ne pas le coincer sous un regard direct. Peut-être que le regarder ferait remonter des images issues de son propre passé, et outre le fait que Hyacinthe n'était pas prêt à y faire face sans préparation, il ne voulait sûrement pas que ses pensées se braquent sur autre chose que le jeune garçon craintif.
- On ne va pas essayer d’effacer votre peur. Elle vous a protégé, elle a été utile, loyale. Hyacinthe releva alors les yeux vers Dorian. Mais on peut apprendre à lui dire qu’elle peut se reposer, de temps en temps, pour que vous puissiez vous sentir plus à l'aise lorsque vous interagissez avec des adultes dignes de gagner votre confiance. D'accord ?
Il inclina légèrement la tête, puis il ajouta :
- Vous savez... vous avez déjà commencé ce travail en venant ici, et c'est impressionnant.
Parce que dire j’ai peur en face d’un adulte, dans un endroit clos, avec le cœur qui cogne et les mains qui tremblent... c’était un acte de courage absolu. Hyacinthe le voyait, et il voulait que Dorian le voie aussi.
C'est ainsi que lorsque les jambes du Poufsouffle cédèrent, le roux ne bougea pas pour l’attraper. Au contraire, il le laissa descendre, comme on laisse un roseau ployer sous le vent sans le briser. Si la tasse pouvait être un point d'ancrage, le sol pouvait l'être tout autant. Parfois, le corps choisissait pour nous, il était malheureusement (mais heureusement pour son travail) le premier à le savoir. Le garçon s’accroupit près de la tasse et les premières larmes roulèrent. Pas des sanglots - cela l'aurait mis mal à l'aise, pensa-t-il un court instant - mais des gouttes qui avaient décidé qu’elles ne demanderaient plus la permission de sortir.
Hyacinthe détourna le regard, très légèrement, afin de laisser à Dorian sa pudeur. On ne fixait pas quelqu’un qui essayait de rester entier. Le bureau était immobile autour d’eux, et on n’entendait que les reniflements fugaces du garçon, le tissu de sa manche qui raclait contre sa joue, un souffle un peu trop court. Quand le Poufsouffle parla enfin, sa voix était éraillée. Les mots qu'il avait réussi à prononcer étaient forts et expliquaient beaucoup sur le comportement qu'il avait manifesté depuis leur rencontre. Peur des adultes. De leur malveillance.
Hyacinthe sentit quelque chose tirer, très lentement, dans sa poitrine. La reconnaissance très précise d’une blessure qu’il connaissait - pas la même, loin de là. Très lointaine. Mais quelque chose qui pouvait s'en rapprocher de par sa nature. Un incident ? Quel genre de chose s'était produite ? Il y a combien de temps ? Sur quelle durée ? Était-ce un événement qualifiable de violence physique, psychologique ? L'idée même fit frissonner Hyacinthe de dégout. Il espérait sincèrement qu'un tel drame n'ait pas touché ce jeune sorcier.
Il parla à voix basse pour ne pas écorcher Dorian.
- Les adultes... forment un ensemble de personnes très différentes. Y a-t-il certaines d'entre elles qui vous mettent en confiance, vous rassurent ? Il marqua une très légère pause, le temps de trouver le mot juste. Ce que vous décrivez me fait penser à la peur de l'imprévisible ? De ne pas pouvoir prévoir comment le comportement d'un proche peut changer... Seriez-vous prêt à me faire part de cet incident ?
Hyacinthe se leva quelques instants afin de prendre une boîte de mouchoirs posée sur l'une des étagères non loin. Plaçant l'objet à côté de Dorian, faisant attention à ne pas trop se rapprocher pour mettre le jeune Poufsouffle plus à l'aise, il finit par retourner s'asseoir dans sa position initiale, les mains posées sur ses genoux. Une certaine crainte envahissait l'esprit du psychomage à l'idée d'avoir posé des questions trop directes, trop fortes. Il devait néanmoins essayer d'avancer pour comprendre comment mettre Dorian le plus à l'aise possible, et... le silence ne lui semblait pas être la bonne solution.
- Quand quelque chose... quelqu’un... a dérapé une fois, un enfant apprend vite. Il apprend trop vite et retient que rien n’est sûr. Alors votre corps, même quand votre tête essaie d’être calme, se tient prêt à réagir. Est-ce quelque chose que vous arrivez à concevoir ?
Il regarda la tasse de chocolat, non pas Dorian, pour ne pas le coincer sous un regard direct. Peut-être que le regarder ferait remonter des images issues de son propre passé, et outre le fait que Hyacinthe n'était pas prêt à y faire face sans préparation, il ne voulait sûrement pas que ses pensées se braquent sur autre chose que le jeune garçon craintif.
- On ne va pas essayer d’effacer votre peur. Elle vous a protégé, elle a été utile, loyale. Hyacinthe releva alors les yeux vers Dorian. Mais on peut apprendre à lui dire qu’elle peut se reposer, de temps en temps, pour que vous puissiez vous sentir plus à l'aise lorsque vous interagissez avec des adultes dignes de gagner votre confiance. D'accord ?
Il inclina légèrement la tête, puis il ajouta :
- Vous savez... vous avez déjà commencé ce travail en venant ici, et c'est impressionnant.
Parce que dire j’ai peur en face d’un adulte, dans un endroit clos, avec le cœur qui cogne et les mains qui tremblent... c’était un acte de courage absolu. Hyacinthe le voyait, et il voulait que Dorian le voie aussi.
758 - @Dorian Peachey
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c