Le monopole des cieux
Quelle naïveté de croire que j'aurais le temps de me préoccuper de la vue : hop lààà, à peine ai-je décollé que je me prends une bourrasque inattendue. Je sens aussitôt la vague d'adrénaline électrifier mon corps : le ton semble être donné. Je réagis rapidement et le balai répond tout aussi rapidement, ce qui me surprend. Grâce mes réflexes vifs – et bien qu'au prix d'une certaine perte en altitude – je parviens tout de même à retrouver ma stabilité. Enfin pour le moment : je sais que je dois rester sur mes gardes. En fait, les conditions de vol me font un peu penser aux tornades que je rencontre parfois à la clairière aux courses. À la différence que sur le parcours, il s'agit d'obstacles : on les franchit et une fois de l'autre côté, on est à nouveau accueilli par le plus ou moins calme environnement naturel. Ici, le vent qui souffle est cet environnement naturel et je sens qu'il n'y aura pas de répit.
Je me sens un peu tendue, en tout cas moins sereine que lorsque je vole à maison, pleinement dans mon élément. Mais je ravale toute crainte et appréhension, ce n'est pas le moment de douter. En fait, je crois que j'ai bien plus peur d'échouer que peur de cette météo capricieuse. Même maintenant, alors que j'ai commencé à réellement mesurer l'étendue de la difficulté. Il n'y aura peut-être pas de répit, mais je ne suis pas prête à abandonner.
Je lève le regard et décide de reprendre de l'altitude pour affronter les bourrasques. Cette fois, je suis préparée. L'ensemble de mes sens est en alerte – focalisés à la fois sur le balai, attentifs à sa réactivité, et sur l’environnement extérieur. C'est certainement plus simple à dire qu'à faire, mais j'essaie de sentir les dynamiques de l'air autour de moi, tente d'anticiper la trajectoire des courants tout en guettant les rafales plus brusques qui pourraient me prendre en embuscade. J'espère ainsi être capable de réagir suffisamment rapidement si nécessaire, pour corriger ma trajectoire avant le "oh merde" surpris du trop tard – souvent précurseur d'un déséquilibre ou d'une perte de contrôle que je souhaite à tout prix éviter.
Trop concentrée sur moi-même, le balai et ce ciel japonais, je n'accorde à vrai dire pas la moindre pensée à Yumako et au professeur restés au sol.
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Je me sens un peu tendue, en tout cas moins sereine que lorsque je vole à maison, pleinement dans mon élément. Mais je ravale toute crainte et appréhension, ce n'est pas le moment de douter. En fait, je crois que j'ai bien plus peur d'échouer que peur de cette météo capricieuse. Même maintenant, alors que j'ai commencé à réellement mesurer l'étendue de la difficulté. Il n'y aura peut-être pas de répit, mais je ne suis pas prête à abandonner.
Je lève le regard et décide de reprendre de l'altitude pour affronter les bourrasques. Cette fois, je suis préparée. L'ensemble de mes sens est en alerte – focalisés à la fois sur le balai, attentifs à sa réactivité, et sur l’environnement extérieur. C'est certainement plus simple à dire qu'à faire, mais j'essaie de sentir les dynamiques de l'air autour de moi, tente d'anticiper la trajectoire des courants tout en guettant les rafales plus brusques qui pourraient me prendre en embuscade. J'espère ainsi être capable de réagir suffisamment rapidement si nécessaire, pour corriger ma trajectoire avant le "oh merde" surpris du trop tard – souvent précurseur d'un déséquilibre ou d'une perte de contrôle que je souhaite à tout prix éviter.
Trop concentrée sur moi-même, le balai et ce ciel japonais, je n'accorde à vrai dire pas la moindre pensée à Yumako et au professeur restés au sol.
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Le monopole des cieux
@Leo Ginger, vous avez bien assez à faire pour maîtriser votre vol et ne prêtez aucune attention au professeur Yasotaro et à votre correspondante qui vous regardent faire depuis le sol. Vous finissez pas identifier la limite d'altitude au-delà de laquelle les vents sont plus violents et imprévisibles. Le temps, bien qu'un peu couvert, n'est pourtant pas à l'orage. Vous n'osez imaginer la difficulté de vol au dessus de l'île lorsque c'est le cas. Au cours de votre vol, vous remarquez les trainées écarlates de morceaux de tissus battus par les vents accrochés à certains angles rocheux tels des balises d'un parcours d'entrainement. Allez-vous vous engagez dans ce parcours périlleux ? S'approcher des crêtes rocheuses implique le risque de voir une bourrasque vous précipiter contre l'une d'elle...
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Le monopole des cieux
Mon œil attentif repère les tissus les morceaux de tissus fouettés par le vent et mon cerveau habitué aux espaces aériens fait rapidement le lien : ça doit être un parcours d'entraînement. À en juger par les pics acérés qui le bordent, ça n'a ni l'air d'être inoffensif, ni de tout repos. Rien ne l'est ici, de toute façon.
Je sens mon cœur s'accélérer dans ma poitrine et ne peux m'empêcher de lancer un très bref regard en direction du professeur resté au sol. Ce que mon instinct me dit est évident et je me demande si l'enseignant le devine également. Je ne sais pas si je dois demander la permission... mais j'ai l'impression qu'ici, demander – et bien c'est-là tout l'intérêt de cet acte – augmente significativement la possibilité d'essuyer un refus. Simultanément, je sais que je n'ai qu'une chance de prouver à Mahoutokoro ce que je vaux sur un balai. Et que cette chance, c'est celle-ci.
Alors je prends une grande inspiration et referme la prise de mes mains autour du manche du balai japonais que je commence à apprivoiser. Redoublant mon attention, je prends ma décision. « [...] je m'assurerais que Mahoutokoro ne puisse être tenu responsable de ce qui pourrait vous arriver, » il a dit. Et majeure et responsable comme je suis, j'ai accepté. On est d'accord. Alors sans peur mais avec respect pour la tâche et surtout, une grande dose d'adrénaline dans les veines qui accompagne ma détermination féroce de prouver tant à Yasotaro-sensei qu'à moi-même que j'en suis capable, je mets sur le cap sur ce que j'estime être le point de départ du parcours.
Une dernière grande inspiration plus tard, les sourcils froncés de concentration – une légère appréhension naissante mais qui n'arrive pas à vaincre ma détermination –, je m'engage dans le chemin rocheux parmi les balises écarlates. Ce sera donc : Leona Ginger, fière Gryffondor, vs. ce parcours d'entraînement réservé aux garçons de Mahoutokoro.
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Je sens mon cœur s'accélérer dans ma poitrine et ne peux m'empêcher de lancer un très bref regard en direction du professeur resté au sol. Ce que mon instinct me dit est évident et je me demande si l'enseignant le devine également. Je ne sais pas si je dois demander la permission... mais j'ai l'impression qu'ici, demander – et bien c'est-là tout l'intérêt de cet acte – augmente significativement la possibilité d'essuyer un refus. Simultanément, je sais que je n'ai qu'une chance de prouver à Mahoutokoro ce que je vaux sur un balai. Et que cette chance, c'est celle-ci.
Alors je prends une grande inspiration et referme la prise de mes mains autour du manche du balai japonais que je commence à apprivoiser. Redoublant mon attention, je prends ma décision. « [...] je m'assurerais que Mahoutokoro ne puisse être tenu responsable de ce qui pourrait vous arriver, » il a dit. Et majeure et responsable comme je suis, j'ai accepté. On est d'accord. Alors sans peur mais avec respect pour la tâche et surtout, une grande dose d'adrénaline dans les veines qui accompagne ma détermination féroce de prouver tant à Yasotaro-sensei qu'à moi-même que j'en suis capable, je mets sur le cap sur ce que j'estime être le point de départ du parcours.
Une dernière grande inspiration plus tard, les sourcils froncés de concentration – une légère appréhension naissante mais qui n'arrive pas à vaincre ma détermination –, je m'engage dans le chemin rocheux parmi les balises écarlates. Ce sera donc : Leona Ginger, fière Gryffondor, vs. ce parcours d'entraînement réservé aux garçons de Mahoutokoro.
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@Leo Ginger, votre regard en direction de Teramoto Yasotaro ne vous apporte aucune réponse. Au contraire même, ce dernier semble être revenu à l'entretien des balais dans lequel votre arrivée, et celle de votre correspondante, l'a interrompu. Ce professeur ne semble pas de ceux qui empêche aux esprits convaincu de suivre leur idée, mais plutôt de ceux qui laissent les personnes essuyer leurs propres échecs ou, parfois atteindre leur objectif. Pour l'instant, impossible de dire dans quelle catégorie vous serez rangée.
Votre vigilance au maximum, vous vous engagez sur le parcours périlleux. Les courants aériens jouent contre vous, cherchant constamment à vous ramener vers la roche toute prête à vous accueillir. Mais c'est sans commune mesure avec les bourrasques qui vous assaillent lorsque vous franchissez cette hauteur de vol limite que vous avez identifiée un peu plus tôt. Tout vos muscles sont sollicités pour ne pas perdre la contrôle de votre balais. Même respirer deviens difficile, vous donnant l'impression que l'oxygène passe trop vite devant vos narines pour pouvoir en remplir vos poumons. Vous sentez le froid assaillir votre visage et vos mains faisant rougir votre peau, mais vous tenez bon. Tout incomparable que puisse être vos années d'expérience au quidditch, celles-ci vous évitent toutefois certains écueils. Vous n'avez plus de notion du temps, votre esprit focalisé sur les petits fanions rouges et sur les parois rocheuses. Et puis finalement, presque brutalement, les vents se calment à votre approche d'un dernier fanion. Vous n'en voyez pas d'autre à l'horizon, mais vous réalisez que le professeur et votre correspondante sont de nouveau en dessous de vous.
Le retour à la terre ferme est rude. Lorsque vous posez le premier pied à terre, vous vous retrouvez à genoux sans comprendre ce qu'il vous est arrivée, trahie par les muscles que vous venez si durement de solliciter. Mais quelle que soit la dignité de votre atterrissage, vous êtes toujours bel et bien en un seul morceau.
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Et tout à coup, mon univers se résume à une série de fanions écarlates qui claquent au vent. Ce même vent qui me claque au visage, qui sollicite toute ma force et ma concentration et qui menace, à chaque nouvelle bourrasque, de m’envoyer m’éclater contre la paroi de pierre. Dangereusement proche, cette roche. Je sais comment c’est de se prendre un cognard – ça s’encaisse – mais se retrouver épinglée sur un des ces pics acérés à la moindre erreur… je chasse de mon esprit les derniers mots que le professeur a prononcé avant que je ne m’envole avec pour seul bagage mon expérience, mon courage et mon obstination féroce.
En serrant les dents, je maintiens le cap avec la fière intention que Mahoutokoro n’aura à être responsable de rien du tout. Même si j’ai l’impression de ne plus sentir ni mes mains ni mon visage et que l’air file bien trop vite dans mes poumons. Je n’entends que deux choses : les sifflements incessants du vent et les cognements déterminés de mon cœur dans ma poitrine. C’est moi, mon balai, la roche et les fanions. Toujours les fanions, encore les fanions. À chaque fois qu’une des balises rouges file à côté de moi, j’ai déjà la prochaine dans le viseur. Et la prochaine. Et prochaine. Et je suis incapable de dire combien j’en passe. Et encore une. Et tout à coup, je n’en vois plus. Mon cœur rate un battement et pour la première fois, je sens une vague de peur menacer de s’emparer de moi : l’absence de fanion signifie l’absence de repère et la prochaine étape est probablement la rencontre avec la roche.
Mais c’est déjà que constate que les vents de sont calmés. Le parcours est terminé. Je mets pieds à terre. Enfin pieds à terre est exagéré, car tout à coup je me retrouve à genoux. Je laisse un instant de répit à mes muscles en savourant avidement l’air qui entre enfin dans mes poumons. De l’air digne de ce nom. Quand j’y parviens, je bloque une inspiration durant plusieurs secondes en espérant que cela ralentisse mon cœur toujours bien trop rapide. Puis je me souviens que non seulement je me trouve à genoux dans l’herbe humide, mais que je me trouve à genoux devant le professeur Yasotaro. Alors je me relève lentement, priant que mes jambes ne cèdent pas sous mon poids.
J’ai l’impression d’avoir du coton à la place des muscles, je ne sais pas si je peux faire le moindre pas, mais je suis à nouveau debout.
« Yasotaro-sensei, » j’articule en essayant de ne pas sonner trop essoufflée. Et puis je n’ajoute plus rien parce que c’est comme si les bourrasques ont balayé toute pensée pertinente de mon esprit : j’ai l’impression que c’est le grand vide et que tout ce que j’entends, c’est l’écho des sifflements du vent. Et pourtant, je sais que ce sentiment qui commence à se frayer un passage vers ma conscience, c’est la fierté.
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En serrant les dents, je maintiens le cap avec la fière intention que Mahoutokoro n’aura à être responsable de rien du tout. Même si j’ai l’impression de ne plus sentir ni mes mains ni mon visage et que l’air file bien trop vite dans mes poumons. Je n’entends que deux choses : les sifflements incessants du vent et les cognements déterminés de mon cœur dans ma poitrine. C’est moi, mon balai, la roche et les fanions. Toujours les fanions, encore les fanions. À chaque fois qu’une des balises rouges file à côté de moi, j’ai déjà la prochaine dans le viseur. Et la prochaine. Et prochaine. Et je suis incapable de dire combien j’en passe. Et encore une. Et tout à coup, je n’en vois plus. Mon cœur rate un battement et pour la première fois, je sens une vague de peur menacer de s’emparer de moi : l’absence de fanion signifie l’absence de repère et la prochaine étape est probablement la rencontre avec la roche.
Mais c’est déjà que constate que les vents de sont calmés. Le parcours est terminé. Je mets pieds à terre. Enfin pieds à terre est exagéré, car tout à coup je me retrouve à genoux. Je laisse un instant de répit à mes muscles en savourant avidement l’air qui entre enfin dans mes poumons. De l’air digne de ce nom. Quand j’y parviens, je bloque une inspiration durant plusieurs secondes en espérant que cela ralentisse mon cœur toujours bien trop rapide. Puis je me souviens que non seulement je me trouve à genoux dans l’herbe humide, mais que je me trouve à genoux devant le professeur Yasotaro. Alors je me relève lentement, priant que mes jambes ne cèdent pas sous mon poids.
J’ai l’impression d’avoir du coton à la place des muscles, je ne sais pas si je peux faire le moindre pas, mais je suis à nouveau debout.
« Yasotaro-sensei, » j’articule en essayant de ne pas sonner trop essoufflée. Et puis je n’ajoute plus rien parce que c’est comme si les bourrasques ont balayé toute pensée pertinente de mon esprit : j’ai l’impression que c’est le grand vide et que tout ce que j’entends, c’est l’écho des sifflements du vent. Et pourtant, je sais que ce sentiment qui commence à se frayer un passage vers ma conscience, c’est la fierté.
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@Leo Ginger, malgré vos jambes flageolantes, vous arrivez à tenir debout. C'est toutefois un équilibre précaire et vous êtes bien avisée de ne pas faire un pas de plus pour l'instant. Si Yumako semble retenir à grande peine ses effusions, Teramoto Yasotaro demeure impassible, pareil à ces pics de roches taillés par les vents mais qui restant obstinément immobiles. Mais au moins, il vous regarde. Vous auriez même juré avoir perçu une lueur d'intérêt dans ses yeux sombres, mais si fugace que vous n'êtes pas certaine que ce n'est pas une illusion créé par votre désir d'obtenir son approbation. Il reste silencieux un long moment. Ce n'est que lorsque vous êtes sur le point de rompre le silence vous-même, ne supportant plus l'attente, qu'il ouvre la bouche :
« Vous n'êtes peut-être pas aussi incapable que ce à quoi je m'attendais... »
Un bref regard en direction de vos jambes flageolantes : « Mais vous avez encore un long chemin à parcourir... Qu'espérez-vous obtenir avec cette démonstration ? »
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Le monopole des cieux
Le professeur met du temps à répondre. À vrai dire, je ne suis à ce moment-là même pas sûre s’il va me répondre, mais au moins, il daigne de poser sur moi son intimidant regard. Un effet secondaire du silence est le temps de répit qu’il me confère ; celui de remettre de l’ordre dans mon esprit, de reprendre mon souffle et de retrouver le contrôle de mes genoux… ça y est, ça va mieux.
C’est une victoire. Une petite peut-être – enfouie sous la couche de dédain et de préjugés qui composent cet incapable à l'enseigne duquel il m'a cataloguée – mais ça en reste une. Et c’est ce qui me permet de garder la tête haute, de maintenir un regard qui ne fuit pas celui du professeur lorsqu’il me demande ce que j’espérais obtenir avec cette démonstration.
Oh, s'il savait. Moi je sais : tellement de choses que je ne sais pas par où commencer. Lui montrer que les entraînements de Poudlard valent quelque chose, par exemple. Ou que les filles sont capables de plus qu'il semble le penser. Ouais, c'est ça : je veux lui faire ravaler ses préjugés – on est en 2049, par Merlin ! L'espace de quelques secondes, mon regard glisse en direction de Yumako et je me dis qu'en fait … ce dernier point n'est peut-être pas vraiment mon combat à mener. Ce n'est pas Leo venue de Poudlard pour quelques jours qui va changer les traditions japonaises ancrées depuis des siècles. Avec un peu de chance, j'ai pu montrer au professeur Yasotaro qu'il s'est trompé, mais le reste … Et puis surtout, je ne me vois pas faire la morale au professeur de mon école d'accueil. Alors ça règle la question. Et il ne me reste plus qu'à être honnête sur mon dernier point :
"Je me sentais sous-estimée. J'espérais vous montrer que je suis capable de plus que vous pensez. Et que peut-être, vous accepteriez de me donner quelques conseils pour le long chemin qu'il me reste, pour reprendre ses mots. La réputation de la qualité des joueurs de Quidditch japonais n'est plus à faire… "
Voilà, on le sauce un peu. C'est tout le contraire de lui faire la morale, mais je me dis que c'est peut-être ma meilleure chance.
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C’est une victoire. Une petite peut-être – enfouie sous la couche de dédain et de préjugés qui composent cet incapable à l'enseigne duquel il m'a cataloguée – mais ça en reste une. Et c’est ce qui me permet de garder la tête haute, de maintenir un regard qui ne fuit pas celui du professeur lorsqu’il me demande ce que j’espérais obtenir avec cette démonstration.
Oh, s'il savait. Moi je sais : tellement de choses que je ne sais pas par où commencer. Lui montrer que les entraînements de Poudlard valent quelque chose, par exemple. Ou que les filles sont capables de plus qu'il semble le penser. Ouais, c'est ça : je veux lui faire ravaler ses préjugés – on est en 2049, par Merlin ! L'espace de quelques secondes, mon regard glisse en direction de Yumako et je me dis qu'en fait … ce dernier point n'est peut-être pas vraiment mon combat à mener. Ce n'est pas Leo venue de Poudlard pour quelques jours qui va changer les traditions japonaises ancrées depuis des siècles. Avec un peu de chance, j'ai pu montrer au professeur Yasotaro qu'il s'est trompé, mais le reste … Et puis surtout, je ne me vois pas faire la morale au professeur de mon école d'accueil. Alors ça règle la question. Et il ne me reste plus qu'à être honnête sur mon dernier point :
"Je me sentais sous-estimée. J'espérais vous montrer que je suis capable de plus que vous pensez. Et que peut-être, vous accepteriez de me donner quelques conseils pour le long chemin qu'il me reste, pour reprendre ses mots. La réputation de la qualité des joueurs de Quidditch japonais n'est plus à faire… "
Voilà, on le sauce un peu. C'est tout le contraire de lui faire la morale, mais je me dis que c'est peut-être ma meilleure chance.
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@Leo Ginger, la tension est palpable entre Yasotaro sensei et vous. Yumako parvient à contenir ses émotions qui transparaissent à la façon dont ses mains sont serrées entre elles. Le regard perçant du professeur se plisse légèrement tandis qu'il semble évaluer la réponse que votre témérité mérite.
« On ne peut pas progresser au-delà d'un certain niveau dans un cocon. Dites-vous que ce parcours qui vous a poussé dans vos retranchements est le quotidien des joueurs de Quidditch de cette école. »
Vous voyez le regard du professeur glisser dans la direction de Yumako et, l'espace d'un instant, vous avez l'impression de voir le fantôme d'un sourire passer sur son visage sévère.
« Si vous êtes encore capable de mettre un pieds devant l'autre demain, repassez me voir. »
Sur ces mots, le professeur vous tourne le dos, clôturant la discussion. Vous avez l'impression que cette invitation ne s'adresse pas qu'à vous et vous vous rappelez que Yumako a évoqué auprès de vous le fait de s'entrainer en cachette en dehors des heures de cours. Après cette rencontre avec Teramoto Yasotaro, vous avez du mal à imaginer que son petit manège ait échappé à ses yeux perçants. Votre correspondante s'empresse d'enrouler son bras autour du vôtre pour vous entrainer de nouveau vers l'école. Non sans avoir salué respectueusement son professeur. Le lendemain matin, Yumako vous tire du lit à l'aube. Vous avez un rendez-vous et elle ne laissera pas vos cuisses douloureuses vous mettre en retard.
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Le monopole des cieux
Je me réveille. Enfin non : Yumako me réveille. Je grimace aussitôt que j'ai les paupières ouvertes parce que très vite,je me rends compte qu'il est encore grave tôt. Mais à ce moment-là, ma correspondante m'a déjà tirée du lit, ne laissant aucune place pour mes gricheuseries matinales. Le visage rayonnant, elle semble déjà toute prête pour affronter la journée … et là, tout à coup, ça me revient :
"Purée ouais, faut qu'on s'grouille !"
La vague d'adrénaline qui me parcourt à cet instant-là emporte avec elle le dernier reste de fatigue. On a rendez-vous avec le professeur de vol et il est absolument hors de question de ne pas apparaître sur le terrain de vol à l'heure. Décidément, ce réveil aux aurores, qui constitue une part de routine ici, j'vais pas m'y habituer. Rapidement, j'enfile des vêtements de sport, puis on part en direction du réfectoire pour grignoter un p'tit truc histoire de ne pas affronter la journée (et l'intimidant professeur Yasotaro) le ventre vide.
Et finalement, il est temps de s'aventurer à nouveau sur les reliefs escarpés qui mènent au terrain d'entraînement. L'air salé, le bruit de la mer, les choses n'ont pas changé depuis hier. Sauf que moi, j'ai appris de mes erreurs. Alors une fois suffisamment proche, je me contente d'un sourire tout léger, respectueux avant d'articuler d'un ton qui contient toute la sobriété dont je peux faire preuve :
"Yasotaro-sensei, Bonjour."
Et c'est tout. Pas de sourire plus chaleureux, pas de blague sur mes cuisses toujours un peu douloureuses, pas de rappel sur ce qu'il nous a proposé hier. Je me contente de m'incliner légèrement en avant tout en glissant un bref regard en direction de Yumako, qui salue à son tour le professeur, pour vérifier que je m'y suis bien pris, cette fois-ci.
Je me redresse… et j'attends. J'ai l'impression de retenir la respiration, trop impatiente de voir quelle sera sa réaction.
Dernière modification par Leo Ginger le 7 janv. 2026, 14:11, modifié 1 fois.
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@Leo Ginger, à votre réveil, vos muscles sollicités la veille protestent. Il vous semble même en découvrir de nouveaux... Au réfectoire, vous optez pour une sorte de petite brioche ronde fourrée plutôt que le petit déjeuner traditionnel composé de riz et de ses accompagnements. Il a l'avantage d'être mangé plus rapidement et d'être transportable. Lorsque vous arrivez au terrain d'entrainement, Yasotaro sensei est déjà là.
« Je vois que vous avez réussi à vous lever. »
Rien dans son attitude n'indique s'il à conscience du rôle de Yumako dans cet accomplissement. Vous remarquez que sur le râtelier derrière lui il y a deux balais. Pas toute la panoplie qui s'y trouvait hier, pas un, mais deux.
« Chaque maillon doit détenir sa propre force pour ne pas affaiblir la chaine. Mais pouvez-vous me rappeler quel genre de sport est le Quidditch ? »
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