L'enfance d'une sorcière estivale...
Ceci est un recueil d'OS sur l'enfance de Summer. J'y écrirai certains éléments de sa vie grâce à des post indépendants à mesure que l'inspiration me vient. J'y participerai également
au club Thème à la folie, ou d'autres écrits du même genre.
26 août 2041
Summer fixait la boîte multicolore, posée à côté d'elle. Elle n'arrivait pas à détacher ses yeux de celle-ci. La boîte semblait la défier de céder. De l'ouvrir. Son contenu sucré ne l'attirait d'habitude pas, mais il s'agissait là d'un tout autre contexte que celui de l'habitude.
Elle ne devrait pas ouvrir cette boîte, tout comme la boîte ne devrait pas être posée ici, à la vue de tous.
A la vue de Summer.
C'était comme un défi pour Summer. Allait-elle encore une fois céder ?
Elle connaissait très bien la réponse : oui, évidemment, elle allait ouvrir cette boîte, y plonger la main, porter son contenu à sa bouche, lentement...
En faisant ça, c'est elle qui reprendrait les règles du jeu. C'est elle qui lancerait un défi. Un défi à sa famille, à sa soeur, à ses parents. A toutes ces personnes, dont elle voulait l'attention, peu importe de quelle façon : ils pouvaient bien la gronder... A toutes ces personnes qui méritaient qu'elle leur vole ces bonbons.
Cette pensée la fit céder. Elle tendit rapidement la main, tel un serpent qui se déploie, et rafla la boîte, qu'elle ouvrit aussitôt. Elle avait bien conscience qu'ainsi installée dans la cuisine, elle pouvait être vue par tous, mais cette possibilité ne lui faisait rien.
Oui, elle savait que ces sucreries étaient réservées à l'anniversaire de sa soeur le lendemain, mais qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Elle n'avait pas le souvenir d'avoir eu des bonbons, elle. Autant prendre sa revanche.
Elle ouvrit l'objet avec empressement, veillant à ne pas râper ses doigts fragiles contre le plastique.
Un fin sourire naquit sur ses lèvres. Un sourire de satisfaction, un sourire qui annonçait qu'elle savait déjà ce qui allait se produire et qu'elle ne ferait rien pour l'en empêcher. Il y en avait de toutes les couleurs. Rouges, bleues, verts, jaunes, noires les friandises lui remplissaient la vue, mais pas que. L'odeur du sucre atteignit vide le nez de la petite fille, comblant également son odorat. Elle prit un moment pour les contempler et les sentir, pour profiter de la sensation. Elle profitait de savoir sa victoire contre ses parents si proche, sans toutefois qu'elle soit encore arrivée. Elle se défiait elle-même : combien de temps allait-elle tenir avant de céder et de prendre une sucrerie ?
Lentement, elle approcha sa main des friandises, qui lui tendaient les bras depuis leur prison de plastique. Elles semblaient supplier la fillette de les manger avec voracité, de faire rager ses parents, faire pleurer sa soeur. Elles semblaient partager les états d'âme de Summer. Elles semblaient vouloir l'aider.
Alors Summer fit ce qu'elle avait prévu. Elle porta la première à sa bouche, l'avala sans même la mâcher, puis en attrapa une autre. C'était une course contre la montre, une course contre ses parents qui rentreraient bientôt. Une bataille contre la quantité des bonbons.
Une course et une bataille pour qu'elle finisse le paquet avant le retour de ses parents.
Une course et une bataille qu'elle comptait bien remporter.
Thème à la folie : BONBON
Dernière modification par Summer Jenkins le 23 août 2025, 08:53, modifié 3 fois.
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
Captain de la fanfare, Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne des EdF - AA
L'enfance d'une sorcière estivale...
30 novembre 2045
Summer était remontée dans sa chambre. La fête était finie, à présent ses huit ans ne comptaient plus. Quelques minutes de bonheur, puis de retour à l'indifférence.
Mais pour une fois, Summer s'en fichait. Elle n'en avait strictement rien à faire.
Parce que ce qu'elle tenait entre ses mains, en grimpant les dures marches de l'escalier de ses frêles jambes, changeait la donne. Cela changeait absolument tout. Du moins dans les sentiments de la petite fille.
Elle n'osait pas la regarder, comme si ce simple acte allait la faire disparaître. Comme si ça présence entre ses mains était si précaire qu'un seul regard pouvait l'effacer.
Elle n'arrivait pas a y croire, et le torrent de sentiments dans la tête de Summer, qui renversait absolument tout ce qui s'y trouvait, le prouvait.
Ses certitudes ? Effacées. Ses doutes? Bouleversés. Ses joies ? Oubliées. Ses peines ? Disparue.
Ne restait que cet objet, auquel ses doigts fins s'accrochaient. Elle ne le regardait pas, non, mais elle sentait sa présence. Toutes les fibres de son être étaient tendues vers ce même point, tous ces sens, concentrés dans sa main.
Elle arriva enfin dans sa chambre. La sortit de sa housse, s'assit a côté. Et la fixa, sans rien faire d'autre.
La tempête d'émotions qui ravageait so esprit l'empêcher d'agir, de bouger, de la toucher. Elle immobilisait Summer, tant sa puissance était violente.
Son cœur, qui plus est, ne réussissait pas à choisir. Il oscillait. Joie, peine, amour, peur, rancune, colère, doute, tristesse, solitude, espoir s'entremêlaient dans sa tête et formaient ce torrent dévastateur.
Tout était si... Compliqué. Devait elle abandonner la rancune qui hibernaient malgré tout contre son père ? Devait elle se méfier ? Ne pas trop espérer?
Summer n'en savait rien. Ces sentiments idiots la detruisaient, lui interdisaient tout mouvement. Elle était figée, les mains sagement posées sur ses genoux, sans oser toucher à cet instrument.
La guitare de son père. Celle de Summer, à présent.
Et l'ouragan de sentiments si étroitement étriqués continuait à se défouler entre elle.
342 mots
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
Captain de la fanfare, Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne des EdF - AA
Summer était remontée dans sa chambre. La fête était finie, à présent ses huit ans ne comptaient plus. Quelques minutes de bonheur, puis de retour à l'indifférence.
Mais pour une fois, Summer s'en fichait. Elle n'en avait strictement rien à faire.
Parce que ce qu'elle tenait entre ses mains, en grimpant les dures marches de l'escalier de ses frêles jambes, changeait la donne. Cela changeait absolument tout. Du moins dans les sentiments de la petite fille.
Elle n'osait pas la regarder, comme si ce simple acte allait la faire disparaître. Comme si ça présence entre ses mains était si précaire qu'un seul regard pouvait l'effacer.
Elle n'arrivait pas a y croire, et le torrent de sentiments dans la tête de Summer, qui renversait absolument tout ce qui s'y trouvait, le prouvait.
Ses certitudes ? Effacées. Ses doutes? Bouleversés. Ses joies ? Oubliées. Ses peines ? Disparue.
Ne restait que cet objet, auquel ses doigts fins s'accrochaient. Elle ne le regardait pas, non, mais elle sentait sa présence. Toutes les fibres de son être étaient tendues vers ce même point, tous ces sens, concentrés dans sa main.
Elle arriva enfin dans sa chambre. La sortit de sa housse, s'assit a côté. Et la fixa, sans rien faire d'autre.
La tempête d'émotions qui ravageait so esprit l'empêcher d'agir, de bouger, de la toucher. Elle immobilisait Summer, tant sa puissance était violente.
Son cœur, qui plus est, ne réussissait pas à choisir. Il oscillait. Joie, peine, amour, peur, rancune, colère, doute, tristesse, solitude, espoir s'entremêlaient dans sa tête et formaient ce torrent dévastateur.
Tout était si... Compliqué. Devait elle abandonner la rancune qui hibernaient malgré tout contre son père ? Devait elle se méfier ? Ne pas trop espérer?
Summer n'en savait rien. Ces sentiments idiots la detruisaient, lui interdisaient tout mouvement. Elle était figée, les mains sagement posées sur ses genoux, sans oser toucher à cet instrument.
La guitare de son père. Celle de Summer, à présent.
Et l'ouragan de sentiments si étroitement étriqués continuait à se défouler entre elle.
342 mots
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L'enfance d'une sorcière estivale...
7 juillet 2046
Sumer avait toujours trouvé sa vie morne. Sans goût, sans aventure, sans rebondissement. Ordinaire.
Et elle détestait ça. Du haut des ses huit ans, elle détestait ces jours, si longs, passés à la maison, à traîner, à passer plus de temps à chercher comment s'occuper réellement.
Elle n'était pas faite pour ce type de vie, mais ses parents ne voulaient rien entendre. Pas de voyage, cette année non plus, alors que Samia était partie à Dublin, elle. Quand Summer avait appris ça, elle l'avait supplié de la prendre dans sa valise, de l'emmener avec elle. De lui faire vivre quelque chose. Samia n'avait pas osé, n'avait pas voulu, avait dit que leur parents ne seraient pas d'accords. Elle avait raison, bien sûr, et Summer comprenait qu'avec leur amitié tout juste naissante, ce n'était pas vraiment envisageable. Mais quand même.
Elle était allongée, dans le noir. Dix heures. Elle se levait bien plus tôt, d'habitude, en témoignaient ses yeux grands ouverts. Simplement, elle ne voyait pas de raisons de se lever : rien ne l'attendait aujourd'hui, et qu'elle soit dans le noir ou non ne changerait pas grand chose à son facteur d'activité.
Il y avait bien sa guitare, ça oui, mais elle y avait déjà passé tant de temps la veille que ses poignets la lançaient encore et que la pulpe de ses doigts était douloureuse. Quant à Emy, cette dernière était toujours partante pour jouer avec elle, mais au fil des années, leurs centres d'intérêt avaient tendance à diverger, et Summer s'investissait de moins en moins dans les histoires imagées par les poupées qu'elle avait l'habitude de lui raconter. Emy avait l'air de le sentir, d'ailleurs, plus qu'au fil du temps, ses réclamations s'écartaient, se rarifiaient. Sa mère ? Une ombre. Elle était plongée dans ses livres, et même durant les vacances, elle travaillait, parfois. En plus, ce n'était pas vraiment vers elle que se tournait Summer, en général. Quand à son père, il travaillait vraiment, lui. Les vacances étaient le moment où il gagnait le plus, disait il souvent, sans que Summer y comprenne grand chose.
Quant à ses amis, à part Samia, Summer n'en avait pas beaucoup. Elle avait toujours tendance à effrayer les enfants autour d'elle, et ce particulièrement depuis qu'elle s'était battue dans la cour de récréation, il y a quelques mois. Et Samia n'était pas là... Il y avait bien cette voisine, avec qui Summer s'était un temps entendue. Mais depuis qu'elle était rentrée au collège, elle était insupportable, aux yeux de Summer. Elle se donnait des airs d'adolescente et se disait "trop grande" pour toutes les activités que proposait tant bien que mal Summer.
Donc oui, la journée s'annonçait bien fade. Le rire d'Emy résonna, en bas, et Summer soupira. Elle riait pour tout. Elle dégageait la joie de vivre, alors que Summer était constamment maussade. Ca l'énervait parfois.
-Summer ! cria-t-elle sans penser une seule seconde que Summer pouvait être endormie. Viens voir !
Summer leva les yeux au ciel, depuis son lit. Quand comprendrait elle que non, un petit oiseau qui se posait sur une branche n'avait rien qui valait le coup d'oeil ? Ce serait le troisième matin d'affilé qu'elle l'appelait pour ça...
-Je dors ! répondit elle.
Elle ferma les yeux, pratiquement certaine qu'Emy allait vérifier. Sauf que non, ses rires retentirent de nouveau depuis le rez de chaussé.
-Viens voir ! cria une autre voix. Ca vaut le coup, je te promets !
Son père. Son père ? Il n'était pas encore parti travailler ? En maugréant, elle se leva et descendit... pour tomber sur le visage de son père. Non, la face moustachue de son père.
Elle fronça les sourcils. C'était quoi, ça ? Ça n'avait pas autant pu pousser en une nuit, si ?
Elle ne se rendit compte qu'après que c'était une fausse, et quand elle tourna la tête, sa soeur en portait une aussi.
-Papa a proposé qu'on aille ensemble là où il travaille avec ça !
A ces mots, son père lui tendit une autre fausse moustache :
-Si t'es cap, bien sûr...
682 mots
JOUR 1 - MOUSTACHE de l'inktober 2025
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Liam Jenkins, père. Emy Jenkins, Soeur. Utilisation active.
- Lien vers la fiche du PNJ : fiche PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Développer la relation de Summer avec sa famille.
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Dernière modification par Summer Jenkins le 27 mars 2026, 07:29, modifié 1 fois.
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
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L'enfance d'une sorcière estivale...
23 mars 2049
Summer s'allongea sur son lit. Elle sortait d'une harassante journée de cours, qui avait été d'autant plus longue qu'une dame leur avait présenté en long, en large et en travers le collège ou la plupart d'entre eux allait se rendre à la fin de l'année.
Summer avait hâte de passer au collège, ça oui. Mais elle en avait marre, ras le bol, qu'on leur rabâche le collège, le collège et encore le collège. Elle en avait les oreilles qui fumaient.
D'autant plus que Summer n'irait pas dans cet établissement. Elle le savait, sa mère lui avait assuré. Elle était une sorcière, alors elle irait à Poudlard.
Poudlard. Ce lieu la faisait rêver. Une année, pleine d'amitié et d'apprentissage magique. Loin de ses parents.
Ok, quand elle y pensait un peu trop longtemps, elle se rendait compte que c'était une perspective effrayante, mais n'empêche, elle comptait les jours.
Enfin, le pire dans cette journée, c'était l'aveu de Samia ce matin. Cette dernière lui avait annoncé qu'elle déménageait pour aller vivre au Pays de Galles dès l'année prochaine. Ca avait complètement chamboulé Summer. Au Pays de Galles ? C'était loin ! L'année précédente, elle ne savait même pas où c'était ! Et Samia y partait ?
Ses émotions avaient pris le dessus. Alors que ça ne lui changeait absolument rien puisqu'elle allait partir à Londres, elle s'était sentie délaissée. Abandonnée. Samia la laissait tomber pour aller vivre ailleurs, si loin ? Très bien, et bien elle ait faire de même : elle était partie, sans un mot de plus, sans réfléchir. Les yeux brûlants de larmes de colère.
Après ça, Samia n'avait plus osé lui adresser la parole de toute la journée, et Summer savait très bien que c'était à elle de faire le premier pas. C'était juste... Qu'il lui fallait un peu de temps pour digérer. Elle avait besoin de réaliser qu'elles allaient être séparées. Pour de bon.
Mais plus Summer y repensait, plus elle se rendait compte qu'elle avait été injuste : ce n'était pas sa faute, tout de même ! Et puis, de toute façon, elle, elle allait partir pour l'Angleterre, alors que pouvait elle reprocher à sa meilleure amie ? Summer se releva. Elle s'en voulait, et ressasser le passé ne changerait rien à ses actes. Il fallait qu'elle trouve un moyen de se faire pardonner. Un truc bien, qui montrerait à son amie que même la distance ne viendrait pas à bout de leur amitié.
Ses yeux se posèrent sur sa guitare. Non. Et puis elle vit les fils.
Le souvenir du week end précédent lui revint en mémoire. Samia était venue passer la nuit chez elle. Elles s'étaient éclatées.
Et Samia lui avait appris à faire des bracelets brésiliens. Elle avait beaucoup plus de patience que Summer, mais Summer avait les mains plus habiles : elle était meilleure pour tisser, et, après un long moment, était presque parvenue à rivaliser avec son amie en terme de vitesse.
Quoi de mieux que montrer à Samia que ses enseignements avaient réussi, et que de lui offrir un bracelet qu'elle pourrait garder ?
Oui, elle allait faire ça. Elle se saisit des fils, se rappela les couleurs préférées de son amie, et se lança, avec la ferme intention d'en réaliser deux avant le lendemain : un pour Samia, et un, assorti, pour elle.
557 mots
JOUR 2 - TISSER de l'inktober 2025
Mots soulignés pour l'animation Moi, le Magicien
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
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L'enfance d'une sorcière estivale...
PNJ actif : Liam Jenkins, père
Summer n’allait pas se promener souvent. Elle était trop jeune pour sortir toute seule, du moins d’après son père. Elle se considérait personnellement comme une personne mature capable de prendre soin d’elle même, mais passons.
Non, elle n’y allait pas souvent. Sa mère n’était pas, mais alors pas du tout du genre à partir se balader à l’improviste, et son père n’avait pas que ça à faire, de promener ses filles comme on promènerai un chien.
Mais aujourd'hui semblait être un jour exceptionnel, puisque son père avait décidé de l'emmener dehors, parce que apparemment "les coquelicots avaient du fleurir", et qu’il voulait les lui montrer.
Il l’avait emmené tôt. Emy dormait encore, alors elle n’était pas venue. Il n’y avait qu’elle et son père, ce qui, elle devait l’avouer, faisait fleurir dans son coeur un bourgeon de bonheur (métaphore qui aurait beaucoup plus à son père, par ailleurs).
Il l’avait entraîné à sa suite, à la recherche des fameux coquelicots. Summer s’efforçait de l’aider à les repérer. Ils étaient rouges, ça devait bien être visible, non ?
Ils marchèrent une dizaine de minutes, sous un ciel grisâtre, puis, soudainement, il se mit à pleuvoir. Pas une forte averse qui les aurait poussé à courir rentrer se mettre à l’abri, non, une fine bruise qui tira une expression surprise à son père et un rire ravi à Summer. Elle n’aimait pas le froid, pas la pluie, mais elle était contente d’être là, dehors, avec son père... même la pluie ne pouvait pas changer.
-Il pleut ! lança-t-elle.
-J’avais remarqué, rétorqua son père, qui sourit à son tour.
Il regarda autour de lui. Summer, curieuse de savoir ce qu’il cherchait, l’imita. Ils étaient sur une petite route de campagne, peu fréquentée par les voitures. Il y avait quelques grands arbres qui ombrageaient l’endroit, mais pas suffisament pour les protéger de la route.
Sur les deux côtés de la routes, il y avait deux fossés qui la longeaient. L’un d’eux étaient remplis d’eau. Ils servaient à transporter l’eau pour arroser les champs autour. Summer le savait, parce que quand elle s’était amusée à sauter par dessus l’un d’eux, son père le lui avait dit.
Ce dernier s’approcha de ce fossé, celui de droite, plein d’eau, puis lui fit signe d’approcher.
-Viens voir. À défaut de coquelicots, des fois on peut voir...
Il fit une pause, scrutant la surface de l’eau. Summer attendit, curieuse de savoir ce qu’il avait à lui montrer. Elle chercha à son tour à sonder l’eau, sans rien distinguer d’autre qu’une bouteille en plastique abandonnée. Et pourtant, quelques secondes plus tard, un sourire apparut sur le visage de son père, et il lui pointa quelque chose.
-Regarde.
Summer plissa les yeux pour mieux voir. Elle perçut une forme un peu plus sombre, juste à la surface de l’eau. Quelque chose comme...
-Oh ! C’est une grenouille ?
Un jour, ils étaient allés pique-niquer près d’une petite mare, et ça avait été la première fois qu’elle en voyait. Emy avait été fan, littéralement.
Son père prit un air amusé :
-En fait je pense que c’est plutôt un crapaud... mais oui, on peut dire que c’est une grenouille.
Summer soupira. Elle avait envie de la toucher... de la rapporter à sa soeur pour la lui montrer ! Mais elle ne pouvait pas ! Son père lui avait toujours dit qu’il fallait laisser les animaux sauvages tranquilles.
Elle eut le temps de la contempler un instant, d’imprimer son image dans sa tête, puis son père, se releva, et lui dit :
-Allez viens, on rentre, on va être trempés !
607 mots
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
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mai 2046
Summer n’allait pas se promener souvent. Elle était trop jeune pour sortir toute seule, du moins d’après son père. Elle se considérait personnellement comme une personne mature capable de prendre soin d’elle même, mais passons.
Non, elle n’y allait pas souvent. Sa mère n’était pas, mais alors pas du tout du genre à partir se balader à l’improviste, et son père n’avait pas que ça à faire, de promener ses filles comme on promènerai un chien.
Mais aujourd'hui semblait être un jour exceptionnel, puisque son père avait décidé de l'emmener dehors, parce que apparemment "les coquelicots avaient du fleurir", et qu’il voulait les lui montrer.
Il l’avait emmené tôt. Emy dormait encore, alors elle n’était pas venue. Il n’y avait qu’elle et son père, ce qui, elle devait l’avouer, faisait fleurir dans son coeur un bourgeon de bonheur (métaphore qui aurait beaucoup plus à son père, par ailleurs).
Il l’avait entraîné à sa suite, à la recherche des fameux coquelicots. Summer s’efforçait de l’aider à les repérer. Ils étaient rouges, ça devait bien être visible, non ?
Ils marchèrent une dizaine de minutes, sous un ciel grisâtre, puis, soudainement, il se mit à pleuvoir. Pas une forte averse qui les aurait poussé à courir rentrer se mettre à l’abri, non, une fine bruise qui tira une expression surprise à son père et un rire ravi à Summer. Elle n’aimait pas le froid, pas la pluie, mais elle était contente d’être là, dehors, avec son père... même la pluie ne pouvait pas changer.
-Il pleut ! lança-t-elle.
-J’avais remarqué, rétorqua son père, qui sourit à son tour.
Il regarda autour de lui. Summer, curieuse de savoir ce qu’il cherchait, l’imita. Ils étaient sur une petite route de campagne, peu fréquentée par les voitures. Il y avait quelques grands arbres qui ombrageaient l’endroit, mais pas suffisament pour les protéger de la route.
Sur les deux côtés de la routes, il y avait deux fossés qui la longeaient. L’un d’eux étaient remplis d’eau. Ils servaient à transporter l’eau pour arroser les champs autour. Summer le savait, parce que quand elle s’était amusée à sauter par dessus l’un d’eux, son père le lui avait dit.
Ce dernier s’approcha de ce fossé, celui de droite, plein d’eau, puis lui fit signe d’approcher.
-Viens voir. À défaut de coquelicots, des fois on peut voir...
Il fit une pause, scrutant la surface de l’eau. Summer attendit, curieuse de savoir ce qu’il avait à lui montrer. Elle chercha à son tour à sonder l’eau, sans rien distinguer d’autre qu’une bouteille en plastique abandonnée. Et pourtant, quelques secondes plus tard, un sourire apparut sur le visage de son père, et il lui pointa quelque chose.
-Regarde.
Summer plissa les yeux pour mieux voir. Elle perçut une forme un peu plus sombre, juste à la surface de l’eau. Quelque chose comme...
-Oh ! C’est une grenouille ?
Un jour, ils étaient allés pique-niquer près d’une petite mare, et ça avait été la première fois qu’elle en voyait. Emy avait été fan, littéralement.
Son père prit un air amusé :
-En fait je pense que c’est plutôt un crapaud... mais oui, on peut dire que c’est une grenouille.
Summer soupira. Elle avait envie de la toucher... de la rapporter à sa soeur pour la lui montrer ! Mais elle ne pouvait pas ! Son père lui avait toujours dit qu’il fallait laisser les animaux sauvages tranquilles.
Elle eut le temps de la contempler un instant, d’imprimer son image dans sa tête, puis son père, se releva, et lui dit :
-Allez viens, on rentre, on va être trempés !
607 mots
Deuxième année (en 50-51) - PR - Vava by Ernest - Volière ouverte, j’adore les hiboux !
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