2 oct. 2025, 12:00
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
J'étais avec Elfie tout à l'heure

Mon visage s'affaisse. Mes traits dégringolent, se ramassent les uns sur les autres, s'entassent en un amas grouillant d'émotions en vrac au niveau de ma bouche qui ne peut que se pincer sous le poids impossible à supporter. Un poignard invisible s'enfonce dans mon cœur et le traverse couche par couche jusqu'à la garde.

on a pris quelques verres

Grandit dans ma gorge la boule de frustration née lors de ma brutale prise de conscience de la rancœur que j'ai découvert éprouver pour Carry Harrison, la boule de frustration qui m'a empêché de déglutir lorsque mes yeux se sont posés sur le corps d'Alice figé face à celui qu'elle doit épouser.

et on a même fait des pompes ensemble !

La cape se depose presque tendrement sur mes epaules. Elle m'enserre sans brutalité, me colle à la peau jusqu'à ce que je ne sois plus capable de la distinguer de mon propre corps. Le monde me paraît immense, tout à coup. Immense, infini, comme si l'horizon s'étirait sans fin. Et dans cette lande infinie faite de vide, je ne vois personne. Absolument personne. Ni d'un côté, ni de l'autre. Il n'y a que moi au centre de l'immensité. Seule.

« Ah. »

Le mot remonte des tréfonds de ma gorge et résonne entre Gabryel et moi avec la froideur d'un hiver particulièrement rude. Les dernières paroles du sorcier se répercutent dans le vide infini qui s'étire autour de moi : elles me paraissent creuses, mensongères. Même son rire qui fourrage pourtant dans mes entrailles comme s'il voulait trouver par là le chemin vers mon cœur, comme c'est toujours le cas avec les rires de Gabryel, me laisse de marbre. Un grand froid m'envahit et je le trouve réconfortant. Il est moins douloureux que cette rancœur qui me rappelle que je tiens tant à Alice que ma loyauté a changé sans me demander mon avis, que l'incompréhensible révolte ressentie à l'idée qu'Alice se fiance, que la jalousie mordante, déstabilisante, envahissante, dévorante qui me bouffe de l'intérieur lorsque j'imagine Gabryel avec Elfie boire des verres et faire des pompes. Alors je la saisie à bras le corps, cette froideur, je me love contre elle. Et comme par magie, je retrouve le contrôle de mon visage, mes traits retournent à leur place, se figent et ne bougent plus, maintenus en place par ma bouche pincées.

« Bien. »

Mon cœur s'écrase et saigne à l'intérieur de mon cœur quand je prononce ce mot que j'ai tant vu sur d'autres lèvres que les miennes. Non, m'intimé-je avec sévérité. Ce n'est pas le moment de penser à Kristen. Je lève le menton, crispe les mâchoires. L'instant d'après, ma main vient écraser le papier portant le numéro 7 sur le torse de Gabryel. Je ne me souviens pas de sa chaleur contre moi, de sa peau sur la mienne, de la douceur de ses lèvres, de son odeur, de la caresse de son souffle sur mon visage. Je. Ne. M'en. Souviens. Pas.

« Tu n'as pas d'autres pompes à aller faire, Fleurdelys ? »

Question rhétorique. Mes yeux noirs quittent le bleu des siens, parfois si réconfortants aujourd'hui insupportablement agaçants. J'ôte ma main de son torse, et tant pis si le papier tombe. L'instant suivant, j'ai fait demi-tour pour m'en aller.


@Gabryel Fleurdelys, du grand Aelle rien que pour toi !

2 oct. 2025, 12:46
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Dans cette foule, il était difficile de distinguer des visages familiers. Mais Dawn fut ravie d’en apercevoir un lorsqu’elle vit le bibliothécaire de Poudlard s’avancer vers elle et entamer la discussion. La jeune femme répondit à la première question par l’affirmative. Bien que terminer ses examens au début du mois d’août lui avait paru interminable, elle avait été capable de gérer la fatigue de l’année scolaire. Et puis, cela la déjà mettait dans le bain de sa future vie professionnelle où les vacances scolaires ne seraient plus qu’un lointain souvenir.

- Oui, c’est bien ça. Je fais une deuxième année dans une spécialité différente.

Elle avait longuement hésité entre approfondir son étude des créatures domestiques ou diversifier son domaine de compétence. Finalement, elle avait choisi cette deuxième option afin d’étudier les créatures aquatiques et ainsi rendre utile la langue qu’elle étudie depuis Poudlard.

- C’était avec grand plaisir ! On peut dire que je suis une habituée du salon, répondit-elle amusée car elle n’avait manqué aucune édition depuis sa création. Non, je ne savais pas. Vous étudiez quoi ?

Le tutoiement, le vouvoiement, elle ne savait trop que faire. Mais le contexte dans lequel elle avait connu l’homme l’empêchait de passer directement au familiarité et ce, même si elle n’était plus l’élève et lui le bibliothécaire et que finalement, il était aussi le beau-frère de l’une de ses amies. Elle salua les collègues de Mister Locke avant de se rendre compte qu’Ivy attendait patiemment à côté d’elle. Sa camarade n’avait quitté Poudlard qu’un an avant elle. Il était sans doute inutile de faire les présentations.

- Vous connaissez Ivy? On s’est rencontrée à la Fac.

Puis vint le moment de la révélation de l’utilité du bout de papier qu’elle avait reçu à son arrivée. Cela avait titillé sa curiosité sur le moment, mais pour une fois sans plus. En revanche, maintenant que l’annonce allait être faite, elle était impatiente d’en savoir plus. Interrompant sa conversation, comme la plupart des personnes présentes de toute façon, elle écoutait l’homme perché sur un tabouret avec attention tout en observant le papier qu’elle avait fourré dans sa poche.

Le numéro cinq apparu au centre de celui-ci et il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour identifier le binôme qui lui était attribué puisque Leo parcourrait déjà la salle à sa recherche. Il était évident pour Dawn qu’elle n’abandonnerait pas une conversation en cours juste comme ça. Elle ferait sans doute signe à Leo si elle passait suffisamment près mais sans faire faux bond à Mister Locke qui l’avait accompagné même quelques minutes. Autant la jeune femme trouvait l’idée amusante, autant elle trouvait le timing mal choisit.

@Owen Locke
@Leo Ginger j’arrive, mais la politesse passe d’abord :lol:

**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.

2 oct. 2025, 13:15
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Il resta figé, le souffle coupé par la lame invisible de ses paroles. Il la regarda tourner les talons, le froid de sa voix vibrant dans l’air, plus glacial que toutes les hivers de son Écosse natale. Et pourtant, même dans cette colère, même dans cette cruauté rigide, il ne put s’empêcher de la trouver belle, une beauté tranchante, malgré la morsure qu’il ressentait dans sa poitrine.

Dans ce silence qu’elle laissait derrière elle, une évidence s’imposa enfin à Fleurdelys. Il revit Elfie, son rire trop fort, leurs verres partagés, même ces stupides pompes improvisées. Et le sorcier comprit. Il comprit qu’il n’y avait rien eu là qui ressemblait de près ou de loin à de la séduction, rien qui puisse se comparer au vertige qu’Aelle faisait naître en lui à chaque regard. Elfie n’était pas ce genre de fille qui l’attirait, et il ne pourrait jamais en être autrement.

Il aurait pu rester là, écrasé par ce rejet. Mais le jeune homme n’était pas fait de ce bois là. Chez lui, l’instinct prenait souvent le dessus, ce mélange étrange de lumière, et de folie douce pure Gryffon qui le poussait à se lancer vers elle, sans filet de sécurité. Alors, dans mouvement spontané, il se redressa, le cœur battant.

Ses doigts masculins rattrapèrent doucement le fragile poignet d’Aelle avant qu’elle ne s’éloigne tout à fait. Pas pour la retenir violemment, juste ce contact léger qui suffisait à lui dire attends. Il la fixa droit dans les yeux, son regard bleu soudain habité d’une profondeur étrange. De cette voix qui, parfois, ne semblait plus avoir d’âge, il souffla :

- C’est mmmoi, Gabryel.

Une force invisible semblait observer la scène : Ce garçon qui se tenait là, un peu maladroit, un peu trop entier, et dont la sincérité brillait d’une clarté désarmante. Ses mots résonnèrent comme une évidence, aussi simple qu’impossible à nier.

- Rien d’autre. Cette fille, c’était du hasard… Du vent qui passe. Il n’y avait rien derrière.

Cette dernière phrase n’était pas une justification, pas une excuse, juste une évidence offerte, simple et désarmante, une sincérité nue qui ne cherchait pas à se cacher.

@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

2 oct. 2025, 13:59
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Carry pivota lentement, sans hâte, et laissa Chassin dévider ses insanités. Son visage resta d’abord impassible, puis un fin sourire, plus froid qu’une lame, se dessina sur ses lèvres.

« Tu sais qu’on n’est pas obligées d’être ensemble ? » dit-elle, la voix douce mais tranchante, chaque mot choisi et poli comme un coup porté. « Mais parle-moi encore une seule fois sur ce ton, et je t’expliquerai ce que donneront tes prochaines années sans dents. » Ses yeux se plissèrent, et son sourire devint carnassier. « Tu sembles avoir oublié que la dernière fois que nous nous sommes parlées, je n’avais pas de baguette. »

Le silence les entoura. Carry se pencha légèrement, assez pour que ses mots ne soient entendus que par Chassin. « Si tu veux, on sort. Toi et moi. On règle ça. Et je te fais la promesse… » Elle laissa la phrase traîner, chaque syllabe trempée dans la menace. « …que je te défigurerai à un point tel que ce que j’ai fait à Sangblanc passera pour une signature au bas d’une lettre. »

Un éclat passa dans le regard d’Harrison, un sourire prêt à mordre si nécessaire. Puis, aussi brutalement qu’un changement de temps, son expression changea, hostilité effacée, sourire doux, presque avenant, comme si rien ne s’était passé. Elle jeta un œil à la table voisine, reprit une posture détendue et, d’une voix mielleuse, dit-elle en tapotant du bout du doigt la table en regardant du coin de l’œil sa grande sœur « Ou sinon… on peut simplement s’asseoir là, partager un verre, et repartir sur des bases saines. Le choix est à toi. Quoi que tu choisisses, tout me va. »

Un peu plus loin, Morrigan observait la scène sans cligner des yeux. Un sourire en coin effleura ses lèvres, trop fin pour être innocent lorsqu’elle entendit une annonce plus qu’amusante. Était-ce vraiment cela, le but de la soirée d’intégration ? Ou assistait-on à des fiançailles déguisées, grotesques et amères ? Ainsi donc, le petit rat Sangblanc avait fini par trouver du fromage à son goût.

Morrigan fit tourner lentement son verre entre ses doigts, mais son regard ne quitta pas l’échange une seule seconde. Si Alice était là, Thomas devait rôder aussi, quelque part dans l’ombre. Son attention revint à Carry.

Leurs regards se croisèrent. Un instant. Suffisant. Les yeux de Carry s’étaient plissés, empli d’une moquerie silencieuse. Comme si elle aussi avait entendu la nouvelle. Comme si elle n’y croyait pas une seconde.

Le sourire de Morrigan s’accentua, s’étirant avec lenteur. L’envie de féliciter Sangblanc lui brûlait les lèvres, d’aller vérifier de ses propres yeux à quel point l’enfant perdue de Rénésmée Nerrah avait grandi. Portait-elle toujours ce petit air de victime qui l’avait tant divertie autrefois ? Ou bien le rat avait-il fini par se doter de crocs capables de mordre ? La question réclamait une réponse, mais Morrigan savourait la patience autant que la chasse.

Elle continuait de rouler son verre entre ses doigts comme une arme tenue en réserve, le liquide reflétant les éclats vacillants de la salle. Ses yeux restèrent fixés sur Carry un instant, pour évaluer les chances que sa petite sœur ait besoin d’elle, avant de se raviser. Non. Pas maintenant. Pas encore. Carry devait rester encadrée pour sa sécurité, mais une fois qu’elle n’en aurait plus besoin, Morrigan se promit d’aller voir Sangblanc et de payer ses « respects ».

@Elfie Chassin
@Alice Sangblanc

Renvoyée de Poudlard
5ème Année RP (2047-2048)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve

2 oct. 2025, 15:42
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Malone aimait bien le Pitiponk, c’était un lieu vivant et animé, dans lequel les gens laissaient plus facilement sortir leurs vraies pensées. Peut-être que cela était dû à l’ambiance désinvolte du bar ou bien peut-être que c’était dû aux différentes consommations qui étaient vendues ici.

Quelle qu’en soit la raison, les gens se révélaient avec bien plus de facilité ici. Et Malone, lui, adorait observer ce phénomène. Il adorait voir les gens se lâcher sans aucune gêne. Il adorait voir les gens se confier subitement à la première personne venue comme s’ils la connaissaient depuis la nuit des temps. En clair, il aimait découvrir à qui il avait à faire derrière ce masque et ces apparences du quotidien. C’est ça qui le poussait à régulièrement venir s’installer au bar, un verre à la main, scrutant la salle avec attention. Et c’était sûrement ça qui l’avait poussé à venir ce soir également. Une soirée d’intégration ? Il n’y avait rien de mieux pour apprendre à connaître tous ses nouveaux camarades fraîchement arrivés.

Mais, comme rien ne pressait, il avait décidé de prendre son temps pour arriver. En plus de lui éviter les futiles conversations de début de soirée, cela lui permettait d’arriver à un moment opportun, un moment où les premiers verres avaient déjà été bu et les premières interactions avaient déjà commencé. Donnant ainsi un parfait tableau qui lui permettrait d’en savoir plus sur tous ces gens qui allaient l’entourer cette année.

C’est donc un Malone plutôt calme qui entra dans le bar, sans la moindre idée de la scène incongrue qui l’attendait à l’intérieur une fois le pas de la porte passé. Là, sous ses yeux, Christopher, l’un des employés, annonçait ses fiançailles avec… Alice Sangblanc ! Décidément, elle faisait réellement tourner toutes les têtes. Si même les professionnels s’y mettaient, elle aurait bientôt le monde à ses pieds, ça, c'était certain.

L’aîné des Melrose alla discrètement se glisser non loin de la porte, observant avec amusement Thomas Sangblanc sortir avec sa sœur, l’air visiblement pressé. En attendant que sa camarade revienne de cette entrevue, il alla au bar chercher une collation, qu’il sirota, essayant de trouver une distraction, le temps qu'Alice se décide enfin à revenir. Mais malheureusement, pendant le temps où il balayait à la salle du regard, rien ne lui sauta aux yeux. Peut-être que les évènements sauraient se montrer plus croustillant au fil de la soirée ?
Ainsi, alors que la lassitude semblait l’emporter, il a aperçu enfin celle qu’il attendait tant. D’une traite, il finit son verre sans broncher, avant de se diriger d’un pas décidé dans sa direction.

Il arriva au niveau de la première année se plaçant directement à côté d’elle. Lui murmurant délicatement l’une de ses phrases dont il avait le secret.

- Alors comme ça vous allez-vous marier ? Et vous n’avez même pas songé à m’envoyer un faire-part ? Me voilà meurtri ma chère. Il souriait, attendant de voir avec quelle répartie la jeune femme serait capable de répliquer.


#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

2 oct. 2025, 16:04
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Les battements sourds de mon cœur rythment mon départ en grande pompe. Je le laisse frapper contre ma cage thoracique en faisant mine, le menton dressé et l'œil vif, que je ne ressens rien de plus qu'une simple colère qui s'envolera aussitôt la porte du Pitiponk passée. J'ai envie de disparaître et de m'enfuir très loin de cet endroit, pour rejoindre un lieu où n'existe ni pensée, ni crainte dévorante, ni autres décevants. Mon seul problème, réalisé-je en me focalisant sur les doubles portes du pub que j'aperçois par intermittence à travers la foule, c'est que l'endroit où j'oubliais tout ces derniers est celui dans lequel je me trouve. Et que la grande solution pour ce qui se trame dans mon cœur se trouve déjà entre mes doigts. Mon verre me semble brûlant contre ma peau moite.

Je sursaute lorsque des doigts glissent sur la peau de mon poignet. Je me retourne aussitôt et arrache mon bras à la poigne de Gabryel, parce que c'est bien lui. Evidemment que c'est lui. J'avais espéré qu'il ne me suive pas pour que je puisse ensuite me persuader qu'il n'était pas une grande perte. Mais il m'a suivie et il se tient désormais face à moi. Ses grands yeux bleus plongés dans les miens essaient de se frayer un chemin jusqu'à mon âme. Je serre les dents et lui rend un regard glacial ; le voir m'inspire une colère violente et je me demande s'il serait prêt toujours à poursuivre encore si je lui mettais mon poing dans le nez, si je le secouais très fort, si je le rouais de coups pour lui reprocher ce cœur qui bat trop fort à l'intérieur de moi. Hein, Gabryel, continuerais-tu de me suivre à près ça ?

Il bafouille, bégaie, raconte des inepties. Je lui lance un regard méprisant. Et que crois-tu vouloir faire en me suivant ? Qu'importe ce que tu me racontes, je me fiche de ce que tu peux faire avec qui que ce soit, j'ai seulement envie de m'éloigner et d'oublier qu'à un moment ou un autre tout cela se terminera, tout ce que nous avons eu. C'est peut-être aujourd'hui. C'est peut-être maintenant. Son regard déterminé me met hors de moi. Son regard intense me dérange. Son bégaiement me donne envie de le frapper.

« J'en ai rien à foutre, Fleurdelys, » martelé-je d'une voix dure en enfonçant mes yeux dans les siens.

Et pour ponctuer ma phrase, je penche ma tête en arrière pour faire glisser dans ma gorge la fin de mon verre. Je ne grimace même pas lorsque le liquide brûlant de l'alcool tombe dans mon estomac. D'un geste brusque, je fais claquer le verre sur la table la plus proche. Puis je ramène mes yeux froids sur Gabryel.

« Va trouver ton binôme, sifflé-je. Le numéro 7, c'est ça ? »

Je dégaine d'un geste habile ma baguette et dessine en lettres de feu un grand 7 au-dessus de nous.

« On pourra pas te louper, comme ça. »

Un rire froid et sans joie m'échappe. Puis je secoue la tête, mes mâchoires toujours aussi crispées. J'inspire profondément par le nez pour me retenir de m'essayer à l'expérience « essayons de frapper Gabryel pour voir si ça fait du bien ».


@Gabryel Fleurdelys
Numéro 7, c'est pour toi ! Il t'attend.

2 oct. 2025, 16:07
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Il était hors de question de s’avouer vaincue. Que Thomas aille au Diable. Sa réputation ne serait point entachée. Oh, cela non. Celle de Christopher, en revanche, elle allait la traîner dans la boue. Jamais il ne s’en relèverait, jamais. Elle allait jouer sur son terrain de jeu, mais selon ses propres règles.
De retour dans la salle, Alice connaissait déjà sa destination : le tableau des défis. Il fallait dés à présent établir un nouveau plan. Sa gorge brûlait encore à cause de ce maudit verre de whisky, mais qu’importait. Bientôt, l’alcool ferait son office et abattrait les dernières remparts qui gardait prisonnier le dragon.
Alice n’avait point prévu que son chemin serait interrompu par un nouveau pion sur l’échiquier.
Malone Melrose.
Il ne manquait plus que lui.
Elle s’arrêta net, les sourcils froncés, agacée tant par sa présence que par ses paroles.

« Vous n’allez pas vous y mettre, vous aussi. Vous êtes déjà bien assez désagréable au quotidien sans avoir besoin d’ajouter le commérage à votre arc, Malone. » Son regard se perdit un instant dans la courbure de son cou mis à nu par cette nouvelle coupe de cheveu à laquelle elle ne parvenait pas à s’habituer. Elle leva à nouveau les yeux sur son visage. Il n’était certes pas le tableau des défis qu’elle désirait rejoindre, mais il serait insensé de ne pas profiter de Malone.
Alice laissa flotter le silence entre eux, quelques secondes, le temps de réfléchir à un nouveau plan de bataille. Malone serait de son côté, elle le savait. N’avait-il pas dit qu’il était son allié. « J’ai besoin de vous », dit-elle à voix basse, ses yeux plongés dans les siens. Elle se dressa sur la pointe des pieds, glissa sa main sur son épaule pour murmurer à son oreille.

@Alizée Melrose

Spécialiste en Lutin de cuir
Promo 2042 - Diplômée de Beauxbâtons
Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

2 oct. 2025, 16:24
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Les yeux fixés sur le regard d’Harrison, Elfie sentait son corps se resserrer complètement comme si à la simple vu de l’ancienne serpentard des muscles s’étaient réveillé, prêts à combattre, dans une posture instinctive en alerte. C’était bien inconscient et en sentant la différence dans son corps entier, la blonde se sentait au plus faible de ses moyens, comme si tout recommençait. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas perdue pied, qu’elle ne s’était pas perdue dans les rouages de l’incontrôlable à déverser sa haine enfoui au plus profond d’elle et à cet instant, elle le savait elle pouvait se noyer à n’importe qu’elle moment. Elle ne pourrait pas résister face a une ordure pareil et jamais elle ne pourrait accepter de boire un verre en face à face avec celle qui avait insulté toute sa famille sans compter tout le reste.

L’effort était tel, que l’ancienne gryffondor du se pincer le creux de sa main au point de la marquer d’un trait pour ne pas se jeter sur la silhouette si détestable qui lui faisait face en la rouant de coup. Non, cela ne pouvait pas arriver, pas maintenant alors que la soirée jusqu’à présent ce passait plutôt bien et qu’elle avait reprit un semblant de quotidien plus acceptable pour une jeune femme de son âge. Elle ne devait pas craquer, bouillonnant de l’intérieur elle ne dit rien qui ne puisse aggraver la situation sachant parfaitement qu’elle pouvait sombrer n’importe quand. Malheureusement, elle n’était pas aussi endurcie qu’elle l’avait souhaité, sa solution de toute enfouir et ne rien ressentir qu’elle avait trouvé n’était évidemment pas la bonne et comme une bombe à retardement Harrison lui donnait l’opportunité de tout lâcher d’un seul coup. Elle lui attrapa alors la nuque de sa main droite pour approcher ses lèvres au plus près de son oreille gauche. « Très bien, fin de soirée on se retrouve dehors, en attendant je ne veux plus te voir. » C’était un pas en avant vers sa faiblesse, sans qu’aucun retour en arrière ne puisse la stopper et avant qu’elle ne porte un coup capable de fâcher la soirée à n’importe qui présent dans la pièce elle se laissa faufiler à travers la foule pour disparaître du regard de celle qu’elle détestait sûrement le plus.

Pfff, comme si avec sa baguette cela changerait quelque chose, Elfie non plus n’avait pas utilisé sa baguette la dernière fois et pourtant elle l’avait explosé… de toute manière en l’instant même elle n’avait plus du tout d’instinct de survie ou de conscience du danger, sa fragilité l’avait trahit, son esprit alors presque enthousiaste après Gabryel s’était enfui avec cette rencontre, et tout ce qu’elle savait c’est bien que maintenant elle n’avait plus qu’une envie, effacer ce visage si détestable de ses souvenirs en le faisant disparaître physiquement.

Et bien qu’avant elle se serait réjoui à l’idée d’aller se confronter à Harrison, aujourd’hui tout était différent, elle ne voulait pas y aller par peur de se voir elle perdre tout ce qu’elle avait pu construire durant l’année, de devoir repartir à zéro en craquant une nouvelle fois, de faire remonter à la surface les années douloureuses passés à Poudlard, l’arrestation de son père et sa fuite et tout ce qui en découlait. Non elle n’allait pas bien, elle ne voulait pas y aller mais maintenant qu’elle avait parlé, son ego et sa fierté l’empêchait de se défiler. Merde.

Pourquoi était-elle allée au devant d’Harrison? Pourquoi ne l’avait elle pas simplement ignorée en fuyant toute confrontation? Foutue changement oui, à se convaincre que la fuite n’était pas bonne voilà dans quel pétrin elle s’était fourrée… La soirée définitivement gâcher, elle alla commander de verre de whisky bien remplit pour s’enfuir dans une zone où Harrison ne semblait porter aucune intention, la cour intérieur ainsi elle pourrait rester la jusqu’à la fin de la soirée sans craquer avant l’heure, elle ne devait pas se montrer en spectacle le bar encore ouvert, devant tout le monde, elle se l’était juré. D’un pas vif et d’un air énervé, presque triste, sans regarder qui pouvait bien se trouver dans les alentours elle alla trouver un coin pour s’assoir le plus loin possible de l’entrée et loin de toutes personnes joyeuses de cette soirée. Elle posa l’un de ses verres au sol avant de prendre une grosse gorgée de l’autre tenue dans sa main avant de s’écrouler au sol la tête plongé dans ses mains laissant échapper quelques larmes de haine. « Bordel pourquoi je suis stupide. » elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire par la suite, si elle allait réussir à faire face a son égo et se défiler, si elle allait craquer avant ou si elle allait réussir à reprendre le dessus, tout ce qu’elle voulait à présent était boire jusqu’à oublier chaque passage de cette foutue soirée, Harrison, ou la tête de Gabryel qui l’avait poussé à croire qu’elle pourrait passer une soirée bien différente de celle de l’année dernière. Elle s’en voulait d’être venue, elle s’en voulait d’avoir espérer à un peu de bonheur, maintenant elle était là, à jurer en irlandais dans son coin sans pouvoir profiter de quoi que ce soit.

@Carry HarrisonMalheureusement, peut-être à plus tard!
@Gabryel Fleurdelys Elfie n’est pas loin mais elle ne prête pas attention à Gab.

Si quelqu’un veut se risquer à approcher Elfie, n’hésitez pas!

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

2 oct. 2025, 17:06
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Gabryel encaissa la réplique comme on reçoit un coup en plein thorax. Il n’y eut pas de sursaut, pas de crispation visible, tout resta figé en surface. Mais derrière ce masque, la morsure était brutale. Rejeté. Encore. Comme autrefois, quand son bégaiement faisait se détourner les autres, quand ses mots provoquaient des sourires en coin, des portes qui se fermaient. Cette vieille brûlure disparue depuis son entrée à Poudlard venait de se rouvrir en un instant.

Il ne supportait pas cela. Pas de cette manière. Pas de sa part. Alors, il fit ce qu’il avait appris à faire depuis l’enfance : Enfermer, contenir, congeler.

Son regard se durcit jusqu’à devenir une lame. Sa voix s’aplatit dans une neutralité polie qui n’avait plus rien d’humain. Le froid était son armure. Le froid empêchait la fissure.

- Accio !

Le numéro disparut dans l’air. Le geste était parfait, maîtrisé, sans tremblement. Puis, avec un détachement cinglant, il lâcha :

- Merci pour ton geste bienveillant.

Chaque syllabe claqua comme une gifle. La gratitude n’en était pas une, c’était une condamnation. Il leva ensuite le bras, indiquant la porte, le regard sans expression.

- La sortie est là. Bonne cigarette.

Pas un mot de plus. Pas une émotion offerte. C’était sa manière de répondre à l’injustice : Dresser une muraille de glace, Aelle ou pas Aelle. Il se détourna simplement, reprit place sur sa chaise comme si rien ne s’était produit, puis avala une gorgée de whisky en attendant que son binôme se manifeste, ou pas.

@Aelle Bristyle

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

2 oct. 2025, 17:21
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Christopher accueille d'un sourire ravi le toast d'Aliénor qui renchérit celui du jeune homme prononcé un peu plus tôt. Il attrape un verre vide sur une table et lève le bras pour faire honneur à son faux futur mariage, un sourire insolent sur le visage. Autour d'eux, les étudiants rient ou participent avec entrain pour certains, applaudissant ou levant à leur tour leur verre pour d'autres. Christopher distribue des clins d’œil et des sourires, fais semblant d'être ému en posant une main sur son cœur.

Tout à son rôle, il n'en reste pas moins attentif à Alice dont il aperçoit l'éclat de la chevelure tout au fond du pub, au-delà de la foule, penchée vers Kemby. Est-ce que l'elfe qui lui passera son caprice ? Tout dépend de comment la Sangblanc présente l'affaire. Christopher connaît bien l'esprit professionnel de Kemby et il se surprend à vouloir qu'elle valide son défi à Alice, ne serait-ce que pour faire croire à la jeune bourgeoise qu'elle peut gagner... Sa défaite n'en sera ainsi que plus délicieuse.

Attiré par le mouvement d'Aliénor, Christopher se tourne vers elle et fait un bruit de gorge réprobateur lorsqu'elle attrape un verre posé sur une table et qu'elle le mène à sa bouche, enchaînant presque aussitôt après une grimace et une lamentable demande pour qu'il valide le défi numéro 2.

« Non mais tu n'as donc aucun instinct de survie ! » glapit Christopher, les yeux écarquillés.

De toute façon, c'est trop tard, elle a déjà bu et elle est déjà passée à autre chose. Il prend note de garder un œil sur elle durant la soirée, pour s'assurer qu'elle est toujours en état et maîtresse d'elle-même. La prochaine fois qu'il la verra au Pitiponk, il la prendra à part pour lui passer un savon et lui faire le leçon pour qu'elle apprenne à ne pas pas boire dans un verre qui ne lui appartient pas et dans lequel elle ne sait pas ce qu'il y a.

Le garçon de tout à l'heure, celui avec l'air sérieux, ajoute son petit grain de sel à l'affaire du changement de musique. Christopher lève les yeux au ciel, encore choqué de l'idiotie commise par la jeune femme. Malgré tout une petite part de lui réfléchit sincèrement à l'idée de la marche nuptiale. Ne serait-ce pas humiliant au possible pour Alice ? Les yeux du sorcier se tournent une nouvelle fois en direction du Pleuroir ; il grimace dès qu'il remarque que la jeune femme ne se trouve plus devant celui-ci. Où est-elle donc passée ?

« Une marche nuptiale, hein ? » réfléchit-il à voix haute en consentant bien malgré lui à ramener son attention sur les visages juvéniles plein d'attente d'Aliénor et de son binôme.

Christopher cligne des yeux comme s'il les découvrait pour la première fois. Puis soudainement, il se met à froncer les sourcils.

« Non mais ça va pas ? Tu veux que je perde toute crédibilité ? reproche-t-il au garçon. Que je m'humilie au point de passer la marche nuptiale dans mon pub ? »

Il secoue la tête d'un air ahuri, indigné qu'on puisse avoir si mal compris l'ambiance de son pub et que l'on souhaite traîner dans la boue la réputation de celui-ci. La marche nuptiale ! Et bientôt, on enlèvera les tabourets et les tables hautes, on les remplacera par des petites tables et des fauteuils confortables, on passera du Wagner et on s'endormira sur du Chopin, on servira du thé dans des tasses en porcelaine, on s'essuiera le coin de la bouche avec une serviette, on mettra des tapis au sol, des tapisseries sur les murs ! Et après quoi ? Après la fin, la déchéance, la mort d'une époque, du concept même du Pitiponk ! Christopher fusille le gosse du regard.

« Quant à toi, » poursuit-il en levant un doigt devant Aliénor.

Il reste quelques secondes comme ça, immobile.

« J'ai rien à te reprocher, » marmonne-t-il finalement en haussant les épaules.

Son regard s'en va côtoyer l'horizon. Il cherche sa victime. Où est donc passé Numéro trois ?

« Mais elle ne m'aurait pas laissé par terre, ricane-t-il, elle aurait eu trop peur que je lui mette moi-même la bague au doigt. »

Il pousse un léger soupir et pose les mains sur ses hanches en se tournant vers le binôme qu'il scrute d'un regard impatient.

« C'est tout ce que vous pouvez donner, là ? » demande-t-il en se mettant sur la pointe des pieds pour fouiller la salle du regard.


@Alienor Delphillia, @Hjúki Anastase, va falloir sortir l'oseille.

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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk