Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
À sa réponse spontanée, une grimace narquoise m'étire les traits. Elle disparait rapidement au profit du visage sérieux et lisse que je présente la plupart du temps quand aucune émotion particulière ne traverse mon cœur. Comme c'est le cas actuellement, maintenant qu'elle a cessé de m'agacer en me harcelant ou en tremblant sous mon regard — je note d'ailleurs que son intérêt est suffisamment grand pour faire disparaître les dernières lueurs de crainte dans ses yeux, ce que j'apprécie car cela signifie que sa curiosité est plus forte que tout. Même si ça la pousse à parler sans réfléchir et que je trouve ça à la fois fatiguant et immature, je ne peux pas la condamner pour ce trait de caractère qui est l'un des seuls que j'admire et que je juge nécessaire chez les autres.
« Encore heureux que t'es consciente que tu ne peux rien maîtriser tant que tu ne comprends pas : il n'y a que les cons qui pensent avoir la maîtrise alors qu'ils captent rien. »
La vulgarité m'échappe avec une telle simplicité que l'on pourrait croire qu'elle est née dans ma bouche. Je surveille la réaction de Marks, mais mon esprit est déjà loin de cette petite entorse au langage. Dans ses paroles, je reconnais une passion bien familière. Même si elle n'a pas l'air de comprendre grand chose à ce qu'on apprend (même moi qui ne suis pas très empathique je suis capable de comprendre ce que veulent faire ressentir les sortilèges, la plupart du temps), elle a cette envie, cette passion d'apprendre, de comprendre. Elle remonte grandement dans mon estime, même si j'ai l'impression d'avoir en face de moi une enfant de neuf ans plus que l'adolescente qu'elle semble être. Sa façon de s'exprimer, sa spontanéité, son incompréhension de choses pourtant simples lui donnent un côté enfantin que je ne comprends pas.
« C'est pas faux, poursuis-je rapidement pour ne pas lui laisser le temps de m'interrompre — ce dont elle est capable, je le sais désormais. Pour comprendre totalement la magie, il ne faut pas se contenter de celle de sa culture ou de son pays, il faut comprendre celle du monde entier. C'est une quête d'une vie entière. »
J'ajoute cette dernière phrase avec un fantôme de sourire. Sourire, parce que j'ai passé toute ma vie à essayer de comprendre et que l'idée de passer tout le reste de cette vie à continuer de d'essayer de comprendre est la seule chose que je désire au monde. Fantôme, parce que depuis quelques semaines, la peine et la colère dans lesquelles je nage m'éloignent des choses que j'aime et que je ne comprends pas pourquoi cela arrive.
Je resserre mes doigts autour de ma tasse et fronce doucement les sourcils pour me concentrer sur Marks et non pas sur mes pensées esseulées. Ne surtout pas penser à ce trou dans mon cœur, ne surtout pas penser aux multiples cauchemars dans lesquels Kristen revient me hanter.
« Mais avant de te lancer sur ça, reprends-je en haussant le menton, le ton sévère, tu devrais déjà te concentrer sur tes sorts. Tu ne pourras pas non plus comprendre la magie si tu es incapable de maîtriser celle qui coule dans tes veines. »
Sans compter qu'une sorcière qui ne maîtrise pas sa magie, c'est à la fois décevant et honteux.
« Encore heureux que t'es consciente que tu ne peux rien maîtriser tant que tu ne comprends pas : il n'y a que les cons qui pensent avoir la maîtrise alors qu'ils captent rien. »
La vulgarité m'échappe avec une telle simplicité que l'on pourrait croire qu'elle est née dans ma bouche. Je surveille la réaction de Marks, mais mon esprit est déjà loin de cette petite entorse au langage. Dans ses paroles, je reconnais une passion bien familière. Même si elle n'a pas l'air de comprendre grand chose à ce qu'on apprend (même moi qui ne suis pas très empathique je suis capable de comprendre ce que veulent faire ressentir les sortilèges, la plupart du temps), elle a cette envie, cette passion d'apprendre, de comprendre. Elle remonte grandement dans mon estime, même si j'ai l'impression d'avoir en face de moi une enfant de neuf ans plus que l'adolescente qu'elle semble être. Sa façon de s'exprimer, sa spontanéité, son incompréhension de choses pourtant simples lui donnent un côté enfantin que je ne comprends pas.
« C'est pas faux, poursuis-je rapidement pour ne pas lui laisser le temps de m'interrompre — ce dont elle est capable, je le sais désormais. Pour comprendre totalement la magie, il ne faut pas se contenter de celle de sa culture ou de son pays, il faut comprendre celle du monde entier. C'est une quête d'une vie entière. »
J'ajoute cette dernière phrase avec un fantôme de sourire. Sourire, parce que j'ai passé toute ma vie à essayer de comprendre et que l'idée de passer tout le reste de cette vie à continuer de d'essayer de comprendre est la seule chose que je désire au monde. Fantôme, parce que depuis quelques semaines, la peine et la colère dans lesquelles je nage m'éloignent des choses que j'aime et que je ne comprends pas pourquoi cela arrive.
Je resserre mes doigts autour de ma tasse et fronce doucement les sourcils pour me concentrer sur Marks et non pas sur mes pensées esseulées. Ne surtout pas penser à ce trou dans mon cœur, ne surtout pas penser aux multiples cauchemars dans lesquels Kristen revient me hanter.
« Mais avant de te lancer sur ça, reprends-je en haussant le menton, le ton sévère, tu devrais déjà te concentrer sur tes sorts. Tu ne pourras pas non plus comprendre la magie si tu es incapable de maîtriser celle qui coule dans tes veines. »
Sans compter qu'une sorcière qui ne maîtrise pas sa magie, c'est à la fois décevant et honteux.
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Même si la grossièreté n'était pas intégrée dans les caractéristiques de sa langue irréfléchie, cette dernière ne semblait pas la surprendre ou encore la gêner. Mieux même, elle lui arracha un sourire qui entama le fossé de ses fossettes: ses cousins ne faisaient quasiment aucune phrase sans insulte ou parfois injure, et ils s'étaient donnés la mission d'étendre le vocabulaire fleurie de la galloise, certains que c'était là nécessaire. Ils n'avaient pas tort après tout: sans eux, elle ne comprendrait pas et ne soupçonnerait quand elle se faisait insulter.
...Une quête d'une vie entière hein... La formule étirait en elle... Ah hé bien quelque chose. Ce qu’elle ressentait lui échappait -comme souvent malgré ses efforts- à l'image d'une langue étrangère qu'elle apprendrait lentement. Quelque chose d'inconnu, mais pas tant que ça. « Une vie entière... » Le murmure lui échappa au milieu des répétitions des mots d'Aelle dans sa tête.
Aelle qui a l'air de connaitre plein de choses. Aelle qui aime la magie. Aelle qui ne fait plus peur et prenait sous forme de pointiller l'apparence d'un modèle qui à chaque inspiration qui semblait gonfler davantage ses poumons.
Elle souffla de l'air, un mélange trouble entre un léger rire et un soupire en tapotant ses doigts sur la table et ses épaules encadrèrent sa tête qu'elle appuya sur son épaule et le regard perdu sur ses doigts. « C'est long une vie entière. » Commença-t-elle d'une réaction infantile qui accompagnait la majorité de ce qui franchissait ses lèvres. « Mais au moins, ça permet d'voir tout plein d'trucs comme c'est long une vie. » Son regard brillant se redressa sur Aelle et ses lèvres s'arquèrent en un sourire qui grignotait le terrain de ses joues avec une habitude infaillible.
Le silence qui suivit ne fut pas bien long. Même tout à fait acceptable pour n'importe qui, mais pour Nélya et son aversion du silence qui la poussa à rouvrir la bouche pour babiller. « Surtout une vie d'sorcier. Un sorcier ça vit plus longtemps qu'les sans magie. » Ajouta-t-elle alors en acquiesçant à ses propres paroles.
Alors quand Aelle réouvrit la bouche, ses paroles captèrent aussitôt l'attention de Nélya qui pencha sa tête vers elle à présent, attentive à chacun de ses mots dont le changement de ton lui effleura l'esprit, sans lui laisser le temps supplémentaire et pourtant ô combien nécessaire pour en capter l'inclinaison négative ou positive, même si à présent, elle pouvait au point émettre une rapide hypothèse encline à la première option.
L'adolescente se retrouva à acquiescer à nouveau. Oui, ses sorts. Elle les retravaillait encore et encore et elle continuerait! Cette pensée ajoutée aux paroles la menèrent à baisser les yeux sur ses mains en tournant ses paumes vers le ciel. « Ouais. J'travaille d'ssus, c'est long... » La galloise releva les yeux sur Aelle, le regard pétillant d'une étrange forme d'excitation malgré les conseils dont la fermeté lui effleura tout juste l'esprit. « T'sais, avant j'arriverais presque pas à lancer d'sort! C'était méga dur et mes sorts fonctionnaient... » Le son s'étala sur sa langue et le temps pour lui laisser un bref instant pour se replonger dans ses souvenirs. « Presqu'une fois sur deux j'crois, et parfois c'tait pas l'résultat qu'j'voulais. » Raconta-t-elle en haussant les épaules sans que sa mine ne se soit délesté de son air léger. « Mais maman m'a aidé, et aussi beaucoup Wilson! Il était comme mon prof particulier! D'ailleurs tu dois l'connaitre nan? Wilson Kingson il était à Serpentard! Mais au final, j'ai trouvé un moyen comme j'ai une bonne mémoire et maintenant ça va vraiment mieux même si au début c'tait crevant, et franchement ça ressemblait à des devoirs supplémentaire parce que les autres ils ont pas b'soin d'faire tout ça. Maintenant, j'ai l'habitude alors c'est mieux, mais bon, des fois j'me trompe encore, et j'me base pas sur le bon souvenir pour trouver c'qui ressemble à l'émotion. Du coup, j'étudie l'émotion qu'est rattaché au sort pour comprendre d'quoi elle vient avec ma roue des émotions, et on m'l'explique pour qu'je puisse trouver un souvenir dans ma tête » elle appuya son index sur son front avant de le tapoter pour illustrer sa parole « où j'ressentais un truc qui ressemble à ça. » Finalement, elle prit une première et courte pause, trop courte peut-être. Pour autant, son débit de paroles ne semblait aucunement affecté par le rythme rapide de sa voix et l'enchainement des mots. « Sinon parfois, j'arrive à imaginer une scène qui m'ferait ressentir l'truc! » Son doigt quitta son front pour retomber doucement sur la table tandis qu'à la fin de son explication son visage arbora un large sourire fier similaire à celui de l'enfant ayant réussi une activité et la présentait à ses parents.
@Aelle Bristyle
je pense que c'est la fin ou presque! La cousine de Nélya devrait avoir récupéré leurs commandes depuis
...Une quête d'une vie entière hein... La formule étirait en elle... Ah hé bien quelque chose. Ce qu’elle ressentait lui échappait -comme souvent malgré ses efforts- à l'image d'une langue étrangère qu'elle apprendrait lentement. Quelque chose d'inconnu, mais pas tant que ça. « Une vie entière... » Le murmure lui échappa au milieu des répétitions des mots d'Aelle dans sa tête.
Aelle qui a l'air de connaitre plein de choses. Aelle qui aime la magie. Aelle qui ne fait plus peur et prenait sous forme de pointiller l'apparence d'un modèle qui à chaque inspiration qui semblait gonfler davantage ses poumons.
Elle souffla de l'air, un mélange trouble entre un léger rire et un soupire en tapotant ses doigts sur la table et ses épaules encadrèrent sa tête qu'elle appuya sur son épaule et le regard perdu sur ses doigts. « C'est long une vie entière. » Commença-t-elle d'une réaction infantile qui accompagnait la majorité de ce qui franchissait ses lèvres. « Mais au moins, ça permet d'voir tout plein d'trucs comme c'est long une vie. » Son regard brillant se redressa sur Aelle et ses lèvres s'arquèrent en un sourire qui grignotait le terrain de ses joues avec une habitude infaillible.
Le silence qui suivit ne fut pas bien long. Même tout à fait acceptable pour n'importe qui, mais pour Nélya et son aversion du silence qui la poussa à rouvrir la bouche pour babiller. « Surtout une vie d'sorcier. Un sorcier ça vit plus longtemps qu'les sans magie. » Ajouta-t-elle alors en acquiesçant à ses propres paroles.
Alors quand Aelle réouvrit la bouche, ses paroles captèrent aussitôt l'attention de Nélya qui pencha sa tête vers elle à présent, attentive à chacun de ses mots dont le changement de ton lui effleura l'esprit, sans lui laisser le temps supplémentaire et pourtant ô combien nécessaire pour en capter l'inclinaison négative ou positive, même si à présent, elle pouvait au point émettre une rapide hypothèse encline à la première option.
L'adolescente se retrouva à acquiescer à nouveau. Oui, ses sorts. Elle les retravaillait encore et encore et elle continuerait! Cette pensée ajoutée aux paroles la menèrent à baisser les yeux sur ses mains en tournant ses paumes vers le ciel. « Ouais. J'travaille d'ssus, c'est long... » La galloise releva les yeux sur Aelle, le regard pétillant d'une étrange forme d'excitation malgré les conseils dont la fermeté lui effleura tout juste l'esprit. « T'sais, avant j'arriverais presque pas à lancer d'sort! C'était méga dur et mes sorts fonctionnaient... » Le son s'étala sur sa langue et le temps pour lui laisser un bref instant pour se replonger dans ses souvenirs. « Presqu'une fois sur deux j'crois, et parfois c'tait pas l'résultat qu'j'voulais. » Raconta-t-elle en haussant les épaules sans que sa mine ne se soit délesté de son air léger. « Mais maman m'a aidé, et aussi beaucoup Wilson! Il était comme mon prof particulier! D'ailleurs tu dois l'connaitre nan? Wilson Kingson il était à Serpentard! Mais au final, j'ai trouvé un moyen comme j'ai une bonne mémoire et maintenant ça va vraiment mieux même si au début c'tait crevant, et franchement ça ressemblait à des devoirs supplémentaire parce que les autres ils ont pas b'soin d'faire tout ça. Maintenant, j'ai l'habitude alors c'est mieux, mais bon, des fois j'me trompe encore, et j'me base pas sur le bon souvenir pour trouver c'qui ressemble à l'émotion. Du coup, j'étudie l'émotion qu'est rattaché au sort pour comprendre d'quoi elle vient avec ma roue des émotions, et on m'l'explique pour qu'je puisse trouver un souvenir dans ma tête » elle appuya son index sur son front avant de le tapoter pour illustrer sa parole « où j'ressentais un truc qui ressemble à ça. » Finalement, elle prit une première et courte pause, trop courte peut-être. Pour autant, son débit de paroles ne semblait aucunement affecté par le rythme rapide de sa voix et l'enchainement des mots. « Sinon parfois, j'arrive à imaginer une scène qui m'ferait ressentir l'truc! » Son doigt quitta son front pour retomber doucement sur la table tandis qu'à la fin de son explication son visage arbora un large sourire fier similaire à celui de l'enfant ayant réussi une activité et la présentait à ses parents.
@Aelle Bristyle
je pense que c'est la fin ou presque! La cousine de Nélya devrait avoir récupéré leurs commandes depuis
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|référence physique: Meika Woollard; modifiée
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Je pose sur elle un long et interminable regard inexpressif. Si ses premières interventions du début que j'ai jugées enfantines m'ont inspirée des soupirs et des froncements de sourcils — si j'avais pu en placer une elle aurait compris ce que j'en pensais réellement — la suite de son discours fige mon visage et mon regard. De fait, ce discours est interminable. Et elle parle réellement comme si elle avait trois ans de moins, ce qui me perturbe assez pour que je n'intervienne pas brutalement pour lui dire de se taire. Je me contente de la regarder longuement, accablée par ce qu'elle me dit, mais aussi un peu fatiguée par son incroyable débit de paroles. Au final, elle parle beaucoup pour dire des choses que j'aurais pu résumer en une phrase.
Quand elle finit par se taire, j'ai l'impression que mon cerveau s'est fait maltraiter et qu'il ne reste plus grand chose de lui.
« Je connais Wilson Kingson, oui, » dis-je d'une voix plate.
Et cela ne m'étonne pas d'apprendre qu'il ait aidé une camarade de Maison. Cela va bien avec le souvenir que j'ai de lui, souvenir assez pâle d'ailleurs malgré les années que nous avons passées à nous côtoyer.
Je prends le temps de boire une gorgée de ma boisson pour remettre de l'ordre dans mes pensées. Le liquide épais maintenu magiquement au chaud par ma tasse descend agréablement dans ma gorge.
« Tu as l'air d'avoir trouvé la technique qui te convenait, commenté-je enfin en posant sur elle mon regard sombre. Maintenant il s'agit d'une question d'entraînement. C'est à leur capacité à ne rien lâcher qu'on reconnaît les bons sorciers. »
Combien de sorciers au talent indéniable sont passés à la trappe par manque de détermination ou par paresse ? C'est ce qui manque le plus aux sorciers que j'ai passé sept ans à côtoyer à Poudlard : ils s'arrêtaient à la première difficulté, au premier obstacle rencontré. La magie, elle, a besoin qu'on l'entraîne encore et encore, elle ne peut pas atteindre son plus haut potentiel sans un minimum de détermination. Cette fille-là a peut-être un truc de différent des autres, elle ne réfléchit peut-être pas de la même façon et elle a donc sûrement beaucoup plus de difficultés que les autres, mais au moins elle a la détermination de poursuivre ses efforts pour réussir comme ses camarades. C'est du moins ce que je décèle dans son discours et puis que je ne la connais pas et que je ne la reverrais sans doute jamais, c'est facile de croire en ce qu'elle dit. Je ne prends aucun risque en me faisant cette idée peut-être erronée d'elle.
Nélya me l'a toute cassée avec son long discours !
Effectivement depuis le temps sa cousine doit avoir réussi à passer commande ! N'hésite pas à conclure au prochain post si ça te semble cohérent comme ça.
Quand elle finit par se taire, j'ai l'impression que mon cerveau s'est fait maltraiter et qu'il ne reste plus grand chose de lui.
« Je connais Wilson Kingson, oui, » dis-je d'une voix plate.
Et cela ne m'étonne pas d'apprendre qu'il ait aidé une camarade de Maison. Cela va bien avec le souvenir que j'ai de lui, souvenir assez pâle d'ailleurs malgré les années que nous avons passées à nous côtoyer.
Je prends le temps de boire une gorgée de ma boisson pour remettre de l'ordre dans mes pensées. Le liquide épais maintenu magiquement au chaud par ma tasse descend agréablement dans ma gorge.
« Tu as l'air d'avoir trouvé la technique qui te convenait, commenté-je enfin en posant sur elle mon regard sombre. Maintenant il s'agit d'une question d'entraînement. C'est à leur capacité à ne rien lâcher qu'on reconnaît les bons sorciers. »
Combien de sorciers au talent indéniable sont passés à la trappe par manque de détermination ou par paresse ? C'est ce qui manque le plus aux sorciers que j'ai passé sept ans à côtoyer à Poudlard : ils s'arrêtaient à la première difficulté, au premier obstacle rencontré. La magie, elle, a besoin qu'on l'entraîne encore et encore, elle ne peut pas atteindre son plus haut potentiel sans un minimum de détermination. Cette fille-là a peut-être un truc de différent des autres, elle ne réfléchit peut-être pas de la même façon et elle a donc sûrement beaucoup plus de difficultés que les autres, mais au moins elle a la détermination de poursuivre ses efforts pour réussir comme ses camarades. C'est du moins ce que je décèle dans son discours et puis que je ne la connais pas et que je ne la reverrais sans doute jamais, c'est facile de croire en ce qu'elle dit. Je ne prends aucun risque en me faisant cette idée peut-être erronée d'elle.
Nélya me l'a toute cassée avec son long discours !
Effectivement depuis le temps sa cousine doit avoir réussi à passer commande ! N'hésite pas à conclure au prochain post si ça te semble cohérent comme ça.
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Les bras sur la tables, son air simplet semblait s'accentuer à chaque respiration à présent , comme mis en évidence par son débit incontrôlable, pendant qu'elle écoutait Aelle sous son regard froid. Un regard dont même un esprit aussi limité que celui de Nélya pouvait comprendre un agacement plus que familier dans les yeux d'autrui et qui aurait normalement dû lui rappeler les réprimandes de Madame Violet. Trop bavarde, trop de mots, trop de sons. Elle aurait dû être ramené à l'époque des aiguilles, des punitions du placard, des cris... Mais non. Rien de tout ça ne découla de ce regard, parce que derrière, il y avait Aelle, Aelle la sorcière dont le savoir était trop important, trop impressionnant, trop attirant pour que ses vieux traumatismes n'aient la moindre chance de remonter à la surface et supplanter la flamme ardente que renforçait en elle cette discussion sur la magie.
Ses iris pétillantes ne la quittaient pas, et elle lâcha avec sa simplicité qui accompagnait chaque action et paroles. «Tu dis pleins d'trucs trop cool Aelle!» Puis elle acquiesça rapidement de la tête plusieurs fois d'un air ravie, à croire qu'elle venait de gagner un tour gratuit dans un manège. «J'vais m'entrainer ouais! et-» «Nélya?» La voix de sa cousine l'interrompit au milieu de sa phrase, et le regard de Nélya passa au dessus de l'épaule de son interlocutrice pour regarder plus loin derrière elle. Corbin avait leur commande, déjà? La brunette papillonna des yeux de surprise. Le temps lui avait paru s'envoler comme une brise à peine ressentit.
«J'arrive!» La brunette appuya ses mains sur le plateau de la table et descendit de son siège dans un petit bond. Elle releva les yeux vers Aelle, un grand sourire aux lèvres. «Merci, j'ai trop aimé parler avec toi. Bon pas tout l'temps parce que tu fais peur aussi parfois, mais t'es plus cool qu'effrayante. Au r'voir!» Les choses qui ne se disaient pas selon les codes sociaux, glissaient du ton le plus naturel de la bouche de Nélya.
Elle entama un premier pas pour s'éloigner avant de s'interrompre, la mine plus sérieuse et délesté de sa frimousse souriante. L'adolescente posa sur elle cette fois un regard gonflé d'un espoir plus mature, d'un besoin d'être rassuré qui pour une fois donnait à son visage les traits durcis de l'adolescence. «Huh, Aelle, t'as dit qu'un bon sorcier c'est un sorcier qui lâche rien. Donc... Les histoires de sang-mêlé, de sang salit... ça veut pas dire que j'peux pas être une bonne sorcière, pas vrai?» Elle le savait. Ou elle voulait le savoir. Non, elle le savait. Le sang ne changeait rien, Casey et Gillian racontaient n'importe quoi. Mais quelque part, son esprit enfantin restait intimidé par l'ombre trop obscure du doute que semait les paroles des grandes personnes, les paroles répétées, les paroles qui faisaient mal. Et à cet instant où le doute émergea à nouveau, elle n'avait qu'Aelle vers qui se tourner. Ou peut-être qu'elle voulait se tourner vers elle.
@Aelle Bristyle
ohlalalalala merci!
même si le rp a été dur pour Nélya, elle en ressort quand même plus de positif! et grâce à toi, j'ai de supers trucs à rajouter dans ma fiche et qui vont accompagner Nélya longtemps!
"Maîtriser sans comprendre, c'est faire preuve d'idiotie. Et comprendre sans maîtriser, c'est être incompétent. "
"Maintenant il s'agit d'une question d'entraînement. C'est à leur capacité à ne rien lâcher qu'on reconnaît les bons sorciers."
Ses iris pétillantes ne la quittaient pas, et elle lâcha avec sa simplicité qui accompagnait chaque action et paroles. «Tu dis pleins d'trucs trop cool Aelle!» Puis elle acquiesça rapidement de la tête plusieurs fois d'un air ravie, à croire qu'elle venait de gagner un tour gratuit dans un manège. «J'vais m'entrainer ouais! et-» «Nélya?» La voix de sa cousine l'interrompit au milieu de sa phrase, et le regard de Nélya passa au dessus de l'épaule de son interlocutrice pour regarder plus loin derrière elle. Corbin avait leur commande, déjà? La brunette papillonna des yeux de surprise. Le temps lui avait paru s'envoler comme une brise à peine ressentit.
«J'arrive!» La brunette appuya ses mains sur le plateau de la table et descendit de son siège dans un petit bond. Elle releva les yeux vers Aelle, un grand sourire aux lèvres. «Merci, j'ai trop aimé parler avec toi. Bon pas tout l'temps parce que tu fais peur aussi parfois, mais t'es plus cool qu'effrayante. Au r'voir!» Les choses qui ne se disaient pas selon les codes sociaux, glissaient du ton le plus naturel de la bouche de Nélya.
Elle entama un premier pas pour s'éloigner avant de s'interrompre, la mine plus sérieuse et délesté de sa frimousse souriante. L'adolescente posa sur elle cette fois un regard gonflé d'un espoir plus mature, d'un besoin d'être rassuré qui pour une fois donnait à son visage les traits durcis de l'adolescence. «Huh, Aelle, t'as dit qu'un bon sorcier c'est un sorcier qui lâche rien. Donc... Les histoires de sang-mêlé, de sang salit... ça veut pas dire que j'peux pas être une bonne sorcière, pas vrai?» Elle le savait. Ou elle voulait le savoir. Non, elle le savait. Le sang ne changeait rien, Casey et Gillian racontaient n'importe quoi. Mais quelque part, son esprit enfantin restait intimidé par l'ombre trop obscure du doute que semait les paroles des grandes personnes, les paroles répétées, les paroles qui faisaient mal. Et à cet instant où le doute émergea à nouveau, elle n'avait qu'Aelle vers qui se tourner. Ou peut-être qu'elle voulait se tourner vers elle.
@Aelle Bristyle
ohlalalalala merci!
même si le rp a été dur pour Nélya, elle en ressort quand même plus de positif! et grâce à toi, j'ai de supers trucs à rajouter dans ma fiche et qui vont accompagner Nélya longtemps!
"Maîtriser sans comprendre, c'est faire preuve d'idiotie. Et comprendre sans maîtriser, c'est être incompétent. "
"Maintenant il s'agit d'une question d'entraînement. C'est à leur capacité à ne rien lâcher qu'on reconnaît les bons sorciers."
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|référence physique: Meika Woollard; modifiée
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Je tique légèrement. Moi, je dis plein de trucs cool ? Mais ce n'est pas censé être cool, pensé-je en serrant les lèvres. Avant que j'ai pu le lui dire, une voix prononce son prénom derrière moi et le regard de Marks se déporte vers le fond du bar. Je me retourne et aperçois une fille plantée là, deux verres à la main. Sa cousine, j'imagine. Elle en a parlé tout à l'heure. Je me retourne vers la Gryffondor, un peu soulagée parce que cela signifie qu'elle va s'en aller. Sans bouger, je l'observe se lever et sauter de son siège, son visage ravit ne montrant plus la moindre trace de la peur qui l'a tétanisée sur place il y a moins de dix minutes. Je la trouve d'une simplicité folle, cette fille. Comme lorsque l'on dit d'une personne qu'elle est « simplette ». Et pourtant, je suis tout de même assez satisfaite par sa détermination à travailler et par la motivation dont elle a fait preuve. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment je peux réussir à concilier ces deux avis opposés que je me fais d'elle.
Je lève la tête pour la regarder. Je cache ma surprise sous un visage froid, mais ne peux m'empêcher de la regarder un peu trop fixement pendant quelques secondes : elle a dit que j'étais cool et qu'elle avait aimé parlé avec moi. Elle l'a dit. Même si elle me trouve parfois effrayante (ce qui me convient parfaitement). Elle l'a dit, je sais qu'elle est sincère parce qu'elle m'a suffisamment prouvé depuis qu'elle est à ma table que ses pensées quittaient son esprit sans passer par la case "inventons un mensonge". Elle parle avec la sincérité d'une enfant. Alors elle est sincère et moi je suis surprise que quelqu'un comme elle apprécie passer du temps avec moi et puisse me trouver cool. Je n'arrive pas à accepter cette idée. Comme si c'était trop incohérent pour que je puisse réellement y croire.
Elle se fiche de mes états d'âme. Elle est déjà prête à partir, complètement aveugle au fait qu'elle m'a perturbée. Je me retourne pour lui lancer un vague au-revoir, mais je croise son regard et je sais qu'elle va me dire autre chose. Alors je referme la bouche et soutiens ses yeux qui ont pris une teinte beaucoup plus mature, soudainement. Évidemment elle m'appelle par mon prénom et cela m'inspire une brusque bouffée de colère, mais celle-ci est totalement soufflée par l'horreur sans nom qui s'échappe de sa bouche et qui me fait totalement oublier qu'elle vient de dépasser l'une des seules limites que je lui ai donné.
« Bien sûr que non ! » réponds-je au tac au tac d'une voix cassante et dur comme de la roche.
Mon regard s'est obscurcit et mes mâchoires se sont soudainement crispées. Voilà encore une victime du dictat du sang ! Il faut être vraiment naïve pour avoir pensé ce qu'elle a apparemment pensé jusqu'ici ! Je déteste l'idée que l'on puisse croire que notre sang a quelque chose à voir avec notre capacité à être une bonne sorcière, je la déteste si fort que ma colère devient plus que visible et palpable. Je me penche vers l'avant pour donner du poids à mes paroles.
« Tes origines et ton sang n'ont rien à voir avec ça, sifflé-je, ce sont des conneries ! »
Je n'ajoute rien de plus, mais mon regard parle certainement pour moi. Je jette un regard à la fille qui attend derrière Marks avec ses verres, puis je redresse le dos, consciente du départ prochain de Gryffondor. Je lance un dernier regard à cette dernière, avant de me retourner vers ma tasse et ma montagne de paquets vides de Jammie Dodgers.
Selon la réponse de Nélya, ce sera une fin pour moi !
Oh, ce que je suis contente qu'Aelle ait pu offrir ça à ton personnage malgré tout ce qu'elle est ! Si ça peut éloigner certains des doutes de Nélya, ce serait super.
En tout cas, j'ai adoré ce RP, vraiment, il était très chouette à écrire. Nélya n'est pas de tout repos, mais c'était très plaisant du côté plume.
Je lève la tête pour la regarder. Je cache ma surprise sous un visage froid, mais ne peux m'empêcher de la regarder un peu trop fixement pendant quelques secondes : elle a dit que j'étais cool et qu'elle avait aimé parlé avec moi. Elle l'a dit. Même si elle me trouve parfois effrayante (ce qui me convient parfaitement). Elle l'a dit, je sais qu'elle est sincère parce qu'elle m'a suffisamment prouvé depuis qu'elle est à ma table que ses pensées quittaient son esprit sans passer par la case "inventons un mensonge". Elle parle avec la sincérité d'une enfant. Alors elle est sincère et moi je suis surprise que quelqu'un comme elle apprécie passer du temps avec moi et puisse me trouver cool. Je n'arrive pas à accepter cette idée. Comme si c'était trop incohérent pour que je puisse réellement y croire.
Elle se fiche de mes états d'âme. Elle est déjà prête à partir, complètement aveugle au fait qu'elle m'a perturbée. Je me retourne pour lui lancer un vague au-revoir, mais je croise son regard et je sais qu'elle va me dire autre chose. Alors je referme la bouche et soutiens ses yeux qui ont pris une teinte beaucoup plus mature, soudainement. Évidemment elle m'appelle par mon prénom et cela m'inspire une brusque bouffée de colère, mais celle-ci est totalement soufflée par l'horreur sans nom qui s'échappe de sa bouche et qui me fait totalement oublier qu'elle vient de dépasser l'une des seules limites que je lui ai donné.
« Bien sûr que non ! » réponds-je au tac au tac d'une voix cassante et dur comme de la roche.
Mon regard s'est obscurcit et mes mâchoires se sont soudainement crispées. Voilà encore une victime du dictat du sang ! Il faut être vraiment naïve pour avoir pensé ce qu'elle a apparemment pensé jusqu'ici ! Je déteste l'idée que l'on puisse croire que notre sang a quelque chose à voir avec notre capacité à être une bonne sorcière, je la déteste si fort que ma colère devient plus que visible et palpable. Je me penche vers l'avant pour donner du poids à mes paroles.
« Tes origines et ton sang n'ont rien à voir avec ça, sifflé-je, ce sont des conneries ! »
Je n'ajoute rien de plus, mais mon regard parle certainement pour moi. Je jette un regard à la fille qui attend derrière Marks avec ses verres, puis je redresse le dos, consciente du départ prochain de Gryffondor. Je lance un dernier regard à cette dernière, avant de me retourner vers ma tasse et ma montagne de paquets vides de Jammie Dodgers.
Selon la réponse de Nélya, ce sera une fin pour moi !
Oh, ce que je suis contente qu'Aelle ait pu offrir ça à ton personnage malgré tout ce qu'elle est ! Si ça peut éloigner certains des doutes de Nélya, ce serait super.
En tout cas, j'ai adoré ce RP, vraiment, il était très chouette à écrire. Nélya n'est pas de tout repos, mais c'était très plaisant du côté plume.
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Elle avait crié. Enfin presque, et ça l'avait légèrement faite sursauter jusqu'à tendre son corps comme il y a quelques instants sans cette fois ressentir la poigne glaciale de la peur. Non, elle n'avait pas eu peur, ou du moins, elle n'avait pas eut le temps de savoir si elle avait eut peur. Comment avoir peur de toute façon quand elle lui disait à ce point ce qu'elle voulait entendre?
Aelle ne mentait pas, et Aelle disait que le sang ne comptait pas. Oui, c'était évident! La réponse, bien que brusque, soulagea son visage songeur jusqu'à pouvoir se parer d'un sourire léger, et l'espace d'une seconde, un début d'impulsion la prise pour se rapprocher de la plus âgée.
Oh, qu'elle aurait voulu la prendre dans ses bras! Mais non. On ne touche pas les gens sans demander. Et bien souvent, les gens qui n'aimaient pas ses babillages incessants aimait encore moins ses câlins inopinés, elle l'avait apprit à force d'erreurs. Nélya ne voulait pas refâcher Aelle, surtout pas, alors elle resta bien à sa place en faisant passer le soulagement qu'elle lui procurait à travers son sourire. « Merci. » Pour une fois, c'est tout ce qu'elle trouva à dire. Ou même à souffler dans un soupire dont les tensions étaient apaisées. Pas de voix trop aigue et trop rapide, pas de mots supplémentaires inutiles, juste l'essentiel, juste ce dont elle avait besoin.
L'adolescente tourna les yeux vers sa cousine qui l'attendait, l'air peut-être perplexe, quelque chose que Nélya ne sut analyser, et se reconcentra sur Aelle en fourrant sa main droite dans la poche de son gilet. « C'est en attendant qu'la personne que t'attend arrive. » Lui dit-elle en déposant une poignée de bonbons aux fruits moldue sur la table. « Merci beaucoup et au r'voir. » Elle resta là, une seconde supplémentaire pour observer la châtaine, avec ce visage aux traits reconnaissant à présent et s'éloigna finalement.
Sa cousine retrouvée, cette dernière l'interrogea, curieuse de savoir avec qui l'adolescente avait passé son temps à discuter. « Aelle Bristyle, elle était à Poudlard avant. » La trentenaire acquiesça. « Une amie? » La brunette ouvrit la bouche et laissa une seconde de silence passer. « Mh non, on s'connait que d'aujourd'hui, mais j'aimerais bien qu'on d'vienne amie. » Corbin se contenta d'opiner brièvement en levant un nouveau regard vers la silhouette qui lui tournait le dos et fit signe à l'adolescente pour aller profiter de leur commende à une table plus loin.
Comme son aînée, Nélya tourna la tête vers la sorcière une dernière fois avant de suivre sa cousine en commençant à siroter sa boisson.
@Aelle Bristyle
Aelle ne mentait pas, et Aelle disait que le sang ne comptait pas. Oui, c'était évident! La réponse, bien que brusque, soulagea son visage songeur jusqu'à pouvoir se parer d'un sourire léger, et l'espace d'une seconde, un début d'impulsion la prise pour se rapprocher de la plus âgée.
Oh, qu'elle aurait voulu la prendre dans ses bras! Mais non. On ne touche pas les gens sans demander. Et bien souvent, les gens qui n'aimaient pas ses babillages incessants aimait encore moins ses câlins inopinés, elle l'avait apprit à force d'erreurs. Nélya ne voulait pas refâcher Aelle, surtout pas, alors elle resta bien à sa place en faisant passer le soulagement qu'elle lui procurait à travers son sourire. « Merci. » Pour une fois, c'est tout ce qu'elle trouva à dire. Ou même à souffler dans un soupire dont les tensions étaient apaisées. Pas de voix trop aigue et trop rapide, pas de mots supplémentaires inutiles, juste l'essentiel, juste ce dont elle avait besoin.
L'adolescente tourna les yeux vers sa cousine qui l'attendait, l'air peut-être perplexe, quelque chose que Nélya ne sut analyser, et se reconcentra sur Aelle en fourrant sa main droite dans la poche de son gilet. « C'est en attendant qu'la personne que t'attend arrive. » Lui dit-elle en déposant une poignée de bonbons aux fruits moldue sur la table. « Merci beaucoup et au r'voir. » Elle resta là, une seconde supplémentaire pour observer la châtaine, avec ce visage aux traits reconnaissant à présent et s'éloigna finalement.
Sa cousine retrouvée, cette dernière l'interrogea, curieuse de savoir avec qui l'adolescente avait passé son temps à discuter. « Aelle Bristyle, elle était à Poudlard avant. » La trentenaire acquiesça. « Une amie? » La brunette ouvrit la bouche et laissa une seconde de silence passer. « Mh non, on s'connait que d'aujourd'hui, mais j'aimerais bien qu'on d'vienne amie. » Corbin se contenta d'opiner brièvement en levant un nouveau regard vers la silhouette qui lui tournait le dos et fit signe à l'adolescente pour aller profiter de leur commende à une table plus loin.
Comme son aînée, Nélya tourna la tête vers la sorcière une dernière fois avant de suivre sa cousine en commençant à siroter sa boisson.
@Aelle Bristyle
Fin de ma partie! Encore une fois, merci beaucoup pour ce RP que j'ai ADORÉ![]()
j'ai hâte de pouvoir réécrire avec toi![]()
Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|référence physique: Meika Woollard; modifiée
Intrusion au royaume des Jammie Dodgers
Je lui jette un petit regard par-dessus mon épaule. Son remerciement se perdrait presque au milieu des discussions des autres clients tant il est prononcé sur un ton... Normal. J'ai l'impression que c'est le mot le plus sincère qu'elle ait prononcé depuis qu'elle est apparu devant moi pour me voler mes biscuits. Il me laisse un impression étrange. J'aurais pu lui dire que je n'avais rien fait pour l'aider donc qu'elle n'a pas à me remercier. Quelque chose, n'importe quoi, prononcé sur un ton bougon pour effacer la perplexité que je ressens qui n'est en fait qu'une étrange sentiment ressemblant à de la reconnaissance.
Au lieu de disparaître, Marks s'approche encore une fois de moi. Sa main pleine de bonbons me passe devant : elle dépose sur la table une pile de petites choses colorées. Moldues, qu'elle les appelle. Comme mes Jammie Dodgers. Je grimace vaguement, discrètement en les regardant : je n'attends personne, moi, la bonne blague, comment elle a pu croire ça, je me contente seulement de faire passer le temps, c'est tout !
Enrobée de mon déni, je lève la tête et accroche le regard de la gamine avant qu'elle s'en aille. Je la remercie d'un geste du menton qui ne m'engage pas beaucoup. À vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi elle fait ça. Peut-être qu'elle m'a cru gourmande en avisant la taille de la montagne de papier vide qui recouvre ma taille ?
Enfin, elle s'en va. Je jette un regard dans mon dos pour les surveiller, elle et sa cousine. J'attends qu'elle ait disparu pour relâcher mes épaules, soulagée. La solitude me semble merveilleuse, maintenant que le silence est retombé à ma table. Naturellement, ma main glisse jusqu'à la pile de bonbons pour en choper. Je l'observe sous toutes les coutures avant d'ouvrir le papier et de glisser la friandise dans ma bouche. Fraise. Très sucré. Trop sucré, peut-être. Pourtant, lorsque je finis le premier, j'en attrape un second.
Mes yeux repartent en quête des escaliers menant aux étages. Je n'attends personne, c'est vrai. Et pourtant, j'espère encore que Rockfield apparaisse.
Ne serait-ce pas les pires bonbons moldus de l'univers ?? Ça m'a fait rire de voir ça !
Et merci pour ce RP, j'ai beaucoup aimé écrire avec toi aussi, quel improbable duo ! Au plaisir de réécrire en ta compagnie !
Au lieu de disparaître, Marks s'approche encore une fois de moi. Sa main pleine de bonbons me passe devant : elle dépose sur la table une pile de petites choses colorées. Moldues, qu'elle les appelle. Comme mes Jammie Dodgers. Je grimace vaguement, discrètement en les regardant : je n'attends personne, moi, la bonne blague, comment elle a pu croire ça, je me contente seulement de faire passer le temps, c'est tout !
Enrobée de mon déni, je lève la tête et accroche le regard de la gamine avant qu'elle s'en aille. Je la remercie d'un geste du menton qui ne m'engage pas beaucoup. À vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi elle fait ça. Peut-être qu'elle m'a cru gourmande en avisant la taille de la montagne de papier vide qui recouvre ma taille ?
Enfin, elle s'en va. Je jette un regard dans mon dos pour les surveiller, elle et sa cousine. J'attends qu'elle ait disparu pour relâcher mes épaules, soulagée. La solitude me semble merveilleuse, maintenant que le silence est retombé à ma table. Naturellement, ma main glisse jusqu'à la pile de bonbons pour en choper. Je l'observe sous toutes les coutures avant d'ouvrir le papier et de glisser la friandise dans ma bouche. Fraise. Très sucré. Trop sucré, peut-être. Pourtant, lorsque je finis le premier, j'en attrape un second.
Mes yeux repartent en quête des escaliers menant aux étages. Je n'attends personne, c'est vrai. Et pourtant, j'espère encore que Rockfield apparaisse.
— Fin —
Ne serait-ce pas les pires bonbons moldus de l'univers ?? Ça m'a fait rire de voir ça !
Et merci pour ce RP, j'ai beaucoup aimé écrire avec toi aussi, quel improbable duo ! Au plaisir de réécrire en ta compagnie !