Bon-bons, pas-bons
Dimanche 2 octobre, 8h
Table de Serdaigle
avec @Aristide Griffiths
Table de Serdaigle
avec @Aristide Griffiths
J’entre dans la Grande Salle les bras chargés du paquet que j’ai reçu hier. Il faut que je trouve Olivia pour partager avec elle. Sinon je pourrai toujours lui en donner plus tard. Je repère une tête que je connais bien et souris d’avance en m’approchant de la personne. « ARISTIDE ! » Je me laisse tomber à califourchon sur le banc en face de lui avant de m’asseoir comme il faut et de poser dans un grand bruis mon colis sur la table. « J’ai un trésor, regarde ! » Je ne l’ai pas encore ouvert mais je sais déjà ce qu’il y a dedans. J’ai demandé des bonbons de Pré-au-Lard à Naedy en début de semaine parce que j’ai promis à Mamie de ne plus retourner au village avant ma troisième année. C’est nul, surtout que je ne gagne rien en retour à part de "ne pas avoir fini enfermée dans un placard pendant tout l’été". Je me suis clairement fait arnaquer.
Baguette en main, je lance un sort de découpe pour ouvrir la boîte et l’éventre sans considération en tirant de chaque côté d’un coup. « Des bonbooons ! » Cin est vraiment le meilleur. Je sors un paquet de chocogrenouille et le fais glisser jusqu’à Aristide. Ce sera mon partenaire en crime de dégustation aujourd’hui. Alors… voyons ce que nous avons. « T'en as des préférés ? », demandé-je au quatrième année sans lever les yeux de mon précieux cadeau. Je parie qu'il aime les sorbets citron. Et les biscuits à la guimauve.
Guten Tag !
Bon-bons, pas-bons
Aristide n'aime pas le mois d'Octobre. Enfin, il n'aime pas les fêtes que tout le monde s'acharne à étaler devant son visage. Il aime la couleur des feuilles, les fleurs et les légumes qui poussent dans le potager de monsieur O'Dea et même parfois l'activité étrange qu'est le creusage de citrouilles. Mais cette effervescente pour le côté moldu de la fête des morts ? Non merci. Pourquoi tout le monde a envie de se tartiner le visage de maquillage désagréable, de se glisser dans des vêtements peu confortables pour imiter un super-héros sorti d'un film - ces images qui bougent, comme il l'a apprit, mais pendant plusieurs heures - ou de se gaver de bonbons ? Il ne comprend pas et, franchement, il ne veut vraiment pas comprendre. Merlin sait qu'il n'a pas envie d'encourager les gens à leur partager toutes les idées qu'ils ont pour faire du 31 Octobre une horreur sensorielle pire qu'il ne l'est déjà. Ce pauvre jour est la hantise du Serdaigle à partir du moment où les feuilles commencent à roussir sur les arbres.
Le pire reste les bonbons, décide-t-il en une fraction de seconde tandis qu'Adeline Sgaeyl en personne lui hurle dessus. Il sursaute, presque à en tomber du banc où il était tranquillement assit à peine quelques secondes auparavant. Ensuite, de gros yeux se mettent à observer l'enfant alors que le plus âgé tente de comprendre ce qui peut la pousser à avoir autant d'énergie. Il n'imagine pas le carnage qu'elle pourrait faire si elle se gavait de sucre ou de café. Probablement que le monde n'était pas prêt pour ça, et il espérait que personne n'aurait la mauvaise idée de lui offrir des sucreries. Le fait qu'elle ne soit qu'en deuxième année et qu'elle n'ait pas accès à Honeydukes devait déjà sauver quelques professeurs de la crise de nerfs, y compris Miss McNeil.
Il récupère sa cuillère - jetée sur la table de terreur quand l'autre lui avait hurlé son prénom au visage - d'une main tremblante et essaie de continuer à touiller son thé. Huit heures, c'est trop tôt pour l'énergie que dépense Adeline à ouvrir ce paquet et, pour être honnête, le contenu dudit paquet l'intéresse à peu près autant qu'un cours de vol. Enfin, huit heure c'est trop tôt pour tout, si on lui demande vraiment son avis. Il se lève pourtant tôt tous les jours, ce qui est une véritable torture pour quelqu'un comme lui qui ne se sent parfaitement éveillé qu'après deux heures hors du lit. Cependant, faire la grasse matinée est hors de question compte tenu de son emploi du temps et de sa volonté à ne pas perdre son temps, alors le voici à la table des Serdaigle à devoir observer d'un œil méfiant la fillette en face de lui déchirer ce pauvre colis. Bon matin Sg-... Adeline.
Par curiosité, il se redresse un peu sur le banc, repoussant ses lunettes sur son nez, en espérant pouvoir jeter un œil à l'intérieur avant qu'Adeline ait fini de l'ouvrir. C'est plus fort que lui : il n'est pas patient quand il s'agit d'ouvrir des colis ou des cadeaux, surtout quand ce ne sont pas les siens. Son visage se vide de toutes ses couleurs quand la plus jeune lui montre son fameux trésor. Adieu à l'espoir qu'il avait qu'Adeline reste calme durant le mois d'Octobre. Avec tout ce qu'il y a dans le paquet, elle aurait de quoi courir en rond sans dormir jusqu'à l'année prochaine, au moins. Il se rassied sur le banc et frotte son front, insultant intérieurement d'idiot décérébré l'imprudent qui a osé lui envoyer tout ça. Ou peut-être est-ce un coup de fourberie pour épuiser les professeurs en vengeance d'un acte qu'ils auraient commis. Comme une mauvaise note sur un essai.
Décalant sans y penser les carafes histoire que sa camarade de Maison n'y donne pas de coup, il observe le bonbon qu'elle lui tend avec un regard paniqué. Elle ne va pas le forcer à manger ça, si ? Eileen avait été très compréhensive à cette soirée de début d'année quand il avait dit ne pas vouloir manger de chocogrenouille mais, eh bien, elle était mature. Adeline pourrait tout aussi bien se mettre à pleurnicher parce qu'il refusait son offrande. Mais s'il l'acceptait... Eh bien... il pouvait dire adieu à son dimanche et bonjour à une journée passée à l'infirmerie. Personne n'avait envie de le voir se couvrir de plaques aux textures et couleurs en tout genre, surtout pas lui.
Il repousse la chocogrenouille sans un mot vers le paquet, espérant sans vraiment y croire que l'autre ne remarque pas le geste. Et puis, il secoue la tête, le nez retroussé. Je n'aime pas les sucreries, alors non. Je n'ai jamais goûté que ça explique-t-il en pointant du doigt un petit bonbon joliment emballé d'un paquet orange. Un Caracollant, cette invention du diable. et je n'ai pas aimé du tout. Il garde pour lui l'anecdote de sa crise de larmes époustouflante quand il avait compris que ce caramel n'était pas qu'un peu collant. Le bonbon lui était resté en bouche pendant des heures, et lui avait également collé sur les doigts jusqu'à ce que sa mère abandonne l'idée de le réconforter et ne lui lance un recurvite. Adeline n'avait pas besoin de savoir tout ça mais Aristide ne mangerait tout de même pas un deuxième Caracollant dans sa vie, foi de Serdaigle.
Le pire reste les bonbons, décide-t-il en une fraction de seconde tandis qu'Adeline Sgaeyl en personne lui hurle dessus. Il sursaute, presque à en tomber du banc où il était tranquillement assit à peine quelques secondes auparavant. Ensuite, de gros yeux se mettent à observer l'enfant alors que le plus âgé tente de comprendre ce qui peut la pousser à avoir autant d'énergie. Il n'imagine pas le carnage qu'elle pourrait faire si elle se gavait de sucre ou de café. Probablement que le monde n'était pas prêt pour ça, et il espérait que personne n'aurait la mauvaise idée de lui offrir des sucreries. Le fait qu'elle ne soit qu'en deuxième année et qu'elle n'ait pas accès à Honeydukes devait déjà sauver quelques professeurs de la crise de nerfs, y compris Miss McNeil.
Il récupère sa cuillère - jetée sur la table de terreur quand l'autre lui avait hurlé son prénom au visage - d'une main tremblante et essaie de continuer à touiller son thé. Huit heures, c'est trop tôt pour l'énergie que dépense Adeline à ouvrir ce paquet et, pour être honnête, le contenu dudit paquet l'intéresse à peu près autant qu'un cours de vol. Enfin, huit heure c'est trop tôt pour tout, si on lui demande vraiment son avis. Il se lève pourtant tôt tous les jours, ce qui est une véritable torture pour quelqu'un comme lui qui ne se sent parfaitement éveillé qu'après deux heures hors du lit. Cependant, faire la grasse matinée est hors de question compte tenu de son emploi du temps et de sa volonté à ne pas perdre son temps, alors le voici à la table des Serdaigle à devoir observer d'un œil méfiant la fillette en face de lui déchirer ce pauvre colis. Bon matin Sg-... Adeline.
Par curiosité, il se redresse un peu sur le banc, repoussant ses lunettes sur son nez, en espérant pouvoir jeter un œil à l'intérieur avant qu'Adeline ait fini de l'ouvrir. C'est plus fort que lui : il n'est pas patient quand il s'agit d'ouvrir des colis ou des cadeaux, surtout quand ce ne sont pas les siens. Son visage se vide de toutes ses couleurs quand la plus jeune lui montre son fameux trésor. Adieu à l'espoir qu'il avait qu'Adeline reste calme durant le mois d'Octobre. Avec tout ce qu'il y a dans le paquet, elle aurait de quoi courir en rond sans dormir jusqu'à l'année prochaine, au moins. Il se rassied sur le banc et frotte son front, insultant intérieurement d'idiot décérébré l'imprudent qui a osé lui envoyer tout ça. Ou peut-être est-ce un coup de fourberie pour épuiser les professeurs en vengeance d'un acte qu'ils auraient commis. Comme une mauvaise note sur un essai.
Décalant sans y penser les carafes histoire que sa camarade de Maison n'y donne pas de coup, il observe le bonbon qu'elle lui tend avec un regard paniqué. Elle ne va pas le forcer à manger ça, si ? Eileen avait été très compréhensive à cette soirée de début d'année quand il avait dit ne pas vouloir manger de chocogrenouille mais, eh bien, elle était mature. Adeline pourrait tout aussi bien se mettre à pleurnicher parce qu'il refusait son offrande. Mais s'il l'acceptait... Eh bien... il pouvait dire adieu à son dimanche et bonjour à une journée passée à l'infirmerie. Personne n'avait envie de le voir se couvrir de plaques aux textures et couleurs en tout genre, surtout pas lui.
Il repousse la chocogrenouille sans un mot vers le paquet, espérant sans vraiment y croire que l'autre ne remarque pas le geste. Et puis, il secoue la tête, le nez retroussé. Je n'aime pas les sucreries, alors non. Je n'ai jamais goûté que ça explique-t-il en pointant du doigt un petit bonbon joliment emballé d'un paquet orange. Un Caracollant, cette invention du diable. et je n'ai pas aimé du tout. Il garde pour lui l'anecdote de sa crise de larmes époustouflante quand il avait compris que ce caramel n'était pas qu'un peu collant. Le bonbon lui était resté en bouche pendant des heures, et lui avait également collé sur les doigts jusqu'à ce que sa mère abandonne l'idée de le réconforter et ne lui lance un recurvite. Adeline n'avait pas besoin de savoir tout ça mais Aristide ne mangerait tout de même pas un deuxième Caracollant dans sa vie, foi de Serdaigle.
901
034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.