Un peu de tenue
1er Septembre 2050
Aujourd'hui n'était pas une rentrée ordinaire. Si l'année écoulée avait déjà vu son lot de départs et d'arrivées au sein du corps enseignant de Poudlard, l'été avait fait son œuvre. Ce dernier avait été particulièrement mouvementé pour le concierge qui avait eu moins de temps que ce qu'il espérait à consacrer à des projets plus.. particuliers. Mais il n'avait pas perdu son temps pour autant, et il était toujours là. Et ce qui sortait de l'ordinaire aujourd'hui, ce n'était pas ce qui était toujours là, mais bien ceux qui ne l'étaient plus.
Après trois années de retour à Poudlard, l'irlandais au costume impeccable et au regard enflammé avait vu bien des visages passer entre les murs. Les elfes mis à part, il faisait désormais partie des plus anciens employés du château. Certains départs avaient de quoi le rendre fier - osons le dire - en cela qu'ils étaient un renouveau. Il pouvait citer Leo, qui avait obtenu son diplôme avec brio. Pour d'autres, c'était plus compliqué. Les départs d'Owen, Mia ou Placido ne sauraient vraiment sonner comme des adieux, mais ils avaient quelque chose de différent. Dans un cas comme dans l'autre, il avait ce soir de nouvelles têtes à accueillir. Et certaines étaient plus hautes que d'autres.
Alors que le flot d'apprenti sorciers diminuait pour investir la grande salle dans son dos, Suileabhan reporta ses yeux sur une silhouette qu'il n'avait eu aucun mal à remarquer en amont. Mais à présent, il pouvait la rejoindre. Peu de regards auraient pu éviter de qualifier celle qui était sans nulle doute l'une de ses nouvelles collègue de jolie. Pour le sorcier, qui savait combien ses propres yeux étaient miroirs de son âme et de son esprit, il était intéressant de se demander ce que pouvaient bien cacher ceux de l'inconnue. Mais, plutôt que ce genre de considération, c'était les bijoux qu'elle portait - non, qui l'accompagnait - qui attirait l'attention du concierge. Un ensemble qui lui rappelait avec un certain étonnement des notes lointaines de son passé tout aussi lointain.
Il salua de la tête encore un adolescent de retour au château avant d'arriver aux côtés de la sorcière. Désormais, il n'était plus vraiment nécessaire de parler bas, aussi, sans hausser le ton pour autant, Suileabhan fit résonner sa voix autour d'eux.
- Attention, même si vous êtes nouvelle au château, vous devez tout de même porter votre uniforme, Miss.
Le regard clairement amusé, l'irlandais fit cesser son ton faussement accusatoire pour sourire à l'intention de celle qu'il venait d'aborder. Avant de se présenter, il exécuta parfaitement une faible inflexion de la tête accompagnée d'une légère révérence de sa large main - la plus faible des salutations de courtoisie, adaptée à toutes les circonstances - qu'il finit par lui tendre.
- Suileabhan Kohler, Concierge de Poudlard. Bienvenue au château.
@Valérie Hamilton
@Leo Ginger, @Owen Locke, @Mia Vermillon, @Placido Tripplehorn pour la mention
Un peu de tenue
La rentrée avait été chargée d’émotions pour la nouvelle cheffe de chœur de Poudlard. Revenir dans ce lieu, l’ayant vu grandir, éveillait en elle une grande nostalgie couplée à une reconnaissance sans faille. Elle avait pu y vivre de nombreuses choses et l’un de ses souvenirs la ramenait à la période des ASPIC, où, à la fin de ses derniers, elle s’était juré de ne plus jamais remettre les pieds dans cette école. Cependant, en revenant sur les pas du passé, un sentiment de gratitude mélangé à une douce douleur prenait place en elle. Elle avait l’impression de retrouver une vieille amie, celle que l’on n’a jamais vraiment oubliée.
Soudain, une voix grave atteignit le creux de son oreille, ne lui laissant d’autres loisirs que de tourner la tête en direction de la source des paroles entendues. Elle se retrouva face à un homme pourvu d'une musculature développée, habillé d’un costume qui semblait taillé sur mesure pour ses larges épaules. Lorsqu’elle releva le regard vers son visage, elle fut surprise du contraste qu’elle imaginait dans son esprit. Il portait sur elle un regard rempli de malice, semblant fier de l’espièglerie de sa phrase. Quelle ironie.
Valérie laissa s’échapper un léger rire franc avant de réaliser la situation qui venait de se dérouler devant elle. Il venait de la prendre pour une élève, devait-elle rire ou pleurer? Être prise pour plus jeune qu’elle ne l’était avait quelque chose de flatteur, certes, mais désormais elle faisait partie de l’équipe Poudlarienne. Son style vestimentaire et ses bijoux n’étaient probablement pas au goût des membres de l’école mais, si elle se devait d’être réellement franche, elle s’en fichait.
Elle plongea son regard dans celui de l’homme face à elle avant de dessiner un sourire provocateur. « Et vous Monsieur Kohler, n’êtes-vous pas trop vieux pour courir après des élèves faisant des bêtises dans le château? ». Elle laissa sa phrase flotter dans les airs un instant, sans détourner son regard de celui du concierge. Le moins que l’on puisse dire, est qu’il venait de lui faire forte impression. Là où d’autres avaient opté pour la retenue et un échange professionnel, ce dernier avait su se placer pour capter l’attention de la maestro.
Elle déplaça son regard sur l’imposante main tendue de son nouveau collègue avant d’y placer la sienne à son tour. « Valérie Hamilton, nouvelle cheffe de chœur. » Elle serra fermement, avec une poigne dynamique. Les muscles contenus dans les doigts de M. Kohler semblaient, à eux seuls, rassembler l’équivalent de tous ceux présents dans le corps de Valérie. Cependant, elle décida tout de même de maintenir une poignée de mains ferme. « C'est donc vous que je vais avoir sur le dos si je fais trop de bruit avec mon orchestre? »
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@Suileabhan Kohler et voilà 👀
Soudain, une voix grave atteignit le creux de son oreille, ne lui laissant d’autres loisirs que de tourner la tête en direction de la source des paroles entendues. Elle se retrouva face à un homme pourvu d'une musculature développée, habillé d’un costume qui semblait taillé sur mesure pour ses larges épaules. Lorsqu’elle releva le regard vers son visage, elle fut surprise du contraste qu’elle imaginait dans son esprit. Il portait sur elle un regard rempli de malice, semblant fier de l’espièglerie de sa phrase. Quelle ironie.
Valérie laissa s’échapper un léger rire franc avant de réaliser la situation qui venait de se dérouler devant elle. Il venait de la prendre pour une élève, devait-elle rire ou pleurer? Être prise pour plus jeune qu’elle ne l’était avait quelque chose de flatteur, certes, mais désormais elle faisait partie de l’équipe Poudlarienne. Son style vestimentaire et ses bijoux n’étaient probablement pas au goût des membres de l’école mais, si elle se devait d’être réellement franche, elle s’en fichait.
Elle plongea son regard dans celui de l’homme face à elle avant de dessiner un sourire provocateur. « Et vous Monsieur Kohler, n’êtes-vous pas trop vieux pour courir après des élèves faisant des bêtises dans le château? ». Elle laissa sa phrase flotter dans les airs un instant, sans détourner son regard de celui du concierge. Le moins que l’on puisse dire, est qu’il venait de lui faire forte impression. Là où d’autres avaient opté pour la retenue et un échange professionnel, ce dernier avait su se placer pour capter l’attention de la maestro.
Elle déplaça son regard sur l’imposante main tendue de son nouveau collègue avant d’y placer la sienne à son tour. « Valérie Hamilton, nouvelle cheffe de chœur. » Elle serra fermement, avec une poigne dynamique. Les muscles contenus dans les doigts de M. Kohler semblaient, à eux seuls, rassembler l’équivalent de tous ceux présents dans le corps de Valérie. Cependant, elle décida tout de même de maintenir une poignée de mains ferme. « C'est donc vous que je vais avoir sur le dos si je fais trop de bruit avec mon orchestre? »
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@Suileabhan Kohler et voilà 👀
Présence réduite les week-ends - Vacances du 11 au 19 juillet - #4f5a87
Cheffe de chœur depuis le 1 septembre 2050 - Vava en papillon avec la fabuleuse Abigail Grey!
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Un peu de tenue
La surprise faillit éclairer le visage de Suileabhan, mais ce fut au final la complicité - une complicité éclair, née de ce premier moment à peine partagé - qui le fit, par le biais d'un nouveau sourire. Le rire de la sorcière sonnait délicatement mais franchement aux oreilles du concierge qui désespérait souvent de trouver quelqu'un appréciant sa véhémente ironie. Il fallait avouer que ce n'était pas le genre de trait d'humour que l'on pouvait retrouver chez les jeunes gens qui toquaient à sa porte, et même ses protégées ne s'y risquaient pas vraiment. Et alors qu'il pouvait mieux observer le vert regard de l'inconnue, l'irlandais y ajustait le sien en retour. Son propre rire résonna alors dans le hall du château. Il répondit sur le même ton.
- Madame, sachez que personne n'est jamais trop vieux pour courir. Encore que nous n'ayons pas vraiment vu les armures le faire depuis un siècle où deux. Mais ne leur révélez pas ce que je viens de vous confier, je ne tiens pas à être tenu pour responsable de la dégradation du mobilier de Poudlard.
Un clin d'œil rieur.
- Quant aux élèves, disons que mes entraînements matinaux ne les aident pas à me distancer.
Le concierge apprécia un instant simplement le moment, avant de refermer quelques peu ses doigts sur la main de celle qui avait désormais une véritable identité à ses yeux. Le concierge apprécia d'autant plus la fermeté de la poigne de la cheffe de chœur, mais ne put s'empêcher d'en profiter pour répliquer un peu plus doucement vers elle.
- Enchanté, Miss Hamilton. Vous pouvez lâcher ma main à présent, si c'est là votre souhait.
Suileabhan sembla reprendre un peu de sérieux à la question de sa nouvelle collègue.
- C'est fort probable, j'en ai bien peur. Je me verrais sans doute au regret de devoir vous inviter à discuter de tout ce bruit dans mon bureau. Mais n'étant encore pas tout à fait un monstre, les boissons sont offertes.
- Madame, sachez que personne n'est jamais trop vieux pour courir. Encore que nous n'ayons pas vraiment vu les armures le faire depuis un siècle où deux. Mais ne leur révélez pas ce que je viens de vous confier, je ne tiens pas à être tenu pour responsable de la dégradation du mobilier de Poudlard.
Un clin d'œil rieur.
- Quant aux élèves, disons que mes entraînements matinaux ne les aident pas à me distancer.
Le concierge apprécia un instant simplement le moment, avant de refermer quelques peu ses doigts sur la main de celle qui avait désormais une véritable identité à ses yeux. Le concierge apprécia d'autant plus la fermeté de la poigne de la cheffe de chœur, mais ne put s'empêcher d'en profiter pour répliquer un peu plus doucement vers elle.
- Enchanté, Miss Hamilton. Vous pouvez lâcher ma main à présent, si c'est là votre souhait.
Suileabhan sembla reprendre un peu de sérieux à la question de sa nouvelle collègue.
- C'est fort probable, j'en ai bien peur. Je me verrais sans doute au regret de devoir vous inviter à discuter de tout ce bruit dans mon bureau. Mais n'étant encore pas tout à fait un monstre, les boissons sont offertes.
Un peu de tenue
Lorsque l’homme face à elle déposa ses yeux bruns dans le regard de la maestro, ses joues s’empourprèrent légèrement. Ce n’était pourtant pas une femme que l’on impressionne facilement, mais il fallait bien admettre que le concierge de l’école en imposait. Sa carrure solide et sa taille, dépassant la sienne d’une bonne vingtaine de centimètres, ne passaient pas inaperçues. Elle détourna son regard le temps d’un instant, avant de replacer ses yeux dans ceux de son interlocuteur. Il ne fallait pas qu’elle puisse se laisser distraire et encore moins par l’un de ses collègues. Cependant, le clin d'œil qu’il venait de lui adresser risquait de rendre les choses plus compliquées qu’elle ne l’aurait voulu.
« C’est promis. Et si elles apprennent à courir, je leur conseillerai de vous éviter » fit-elle en adressant un sourire léger. Toutefois, en repensant au clin d'œil du concierge, la maestro ne put s'empêcher de plisser les yeux. La première impression en disait long sur une personne et la cheffe de chœur comptait bien lui prouver qu’elle n’était pas du genre à se laisser troubler par quelqu'un. « Oh! Donc vous courez plus vite que des adolescents ? Mais est-ce le cas pour tout le personnel du château ? » dit elle en se rapprochant doucement de Monsieur Kohler afin de parler un ton plus bas. « Car, je suis sûre que certaines personnes préféreraient que vous les laissiez vous rattraper… » termine t’elle sur un clin d'œil espiègle.
Elle rigola à la réflexion de son collègue sur le fait de lâcher sa main. Avoir voulu lui montrer sa poigne s’était retourné contre elle, car, la voilà maintenant, souriant comme une adolescente prise à son propre jeu. Elle retira délicatement sa main de celle de l’homme face à elle, avant de se racler la gorge afin de détourner l’attention de cette situation pour le moins embarrassante.
Un instant plus tard, ses sourcils se levèrent à l'écoute des paroles de son interlocuteur. Visiblement amusée par les phrases prononcées, Valérie ne put s'empêcher de répliquer d’un air mordant. « Monsieur Kohler, je sais que je suis une femme exceptionnelle, mais offrez vous toujours à boire aux inconnues que vous croisez dans ces couloirs? Dois-je prendre ça comme une invitation professionnelle ou une tentative maladroite de me charmer? Dans les deux cas, bien que je puisse paraître curieuse, je n’en suis pas moins imprudente. »
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@Suileabhan Kohler
« C’est promis. Et si elles apprennent à courir, je leur conseillerai de vous éviter » fit-elle en adressant un sourire léger. Toutefois, en repensant au clin d'œil du concierge, la maestro ne put s'empêcher de plisser les yeux. La première impression en disait long sur une personne et la cheffe de chœur comptait bien lui prouver qu’elle n’était pas du genre à se laisser troubler par quelqu'un. « Oh! Donc vous courez plus vite que des adolescents ? Mais est-ce le cas pour tout le personnel du château ? » dit elle en se rapprochant doucement de Monsieur Kohler afin de parler un ton plus bas. « Car, je suis sûre que certaines personnes préféreraient que vous les laissiez vous rattraper… » termine t’elle sur un clin d'œil espiègle.
Elle rigola à la réflexion de son collègue sur le fait de lâcher sa main. Avoir voulu lui montrer sa poigne s’était retourné contre elle, car, la voilà maintenant, souriant comme une adolescente prise à son propre jeu. Elle retira délicatement sa main de celle de l’homme face à elle, avant de se racler la gorge afin de détourner l’attention de cette situation pour le moins embarrassante.
Un instant plus tard, ses sourcils se levèrent à l'écoute des paroles de son interlocuteur. Visiblement amusée par les phrases prononcées, Valérie ne put s'empêcher de répliquer d’un air mordant. « Monsieur Kohler, je sais que je suis une femme exceptionnelle, mais offrez vous toujours à boire aux inconnues que vous croisez dans ces couloirs? Dois-je prendre ça comme une invitation professionnelle ou une tentative maladroite de me charmer? Dans les deux cas, bien que je puisse paraître curieuse, je n’en suis pas moins imprudente. »
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@Suileabhan Kohler
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