Lourd de sens et de conséquences
9 octobre 2050
Aux environs de 21h
La Ruche noire (résidence)
Redose Omniak. C'est le nom du garçon assit sur ce fauteuil et entouré d'une partie de sa famille. C'est lui qui a cuisiné le repas de ce soir, lui encore qui a fait les cookies. C'est lui dont le frère est mort il y'a neuf ans jour pour jour, le neuf octobre. C'est lui, le géniteur de l'enfant né il y'a quelques heures, le neuf octobre. Il tient un verre d'eau dans la main et regarde le vide pendant que les adultes parlent.
Redose Omniak. C'est le nom que je porte. Je suis censé être... Concerné, par tout ces événements. Ça n'est aucunement le cas. Je ne me sens pas concerné. J'ai comme l'impression de faire face à moi. D'être totalement extérieur à mon identité, étranger à mon propre corps. Le vide que mes yeux contemplent, c'est aussi moi.
Ce serait bien plus rapide de dire que je sais pas faire la différence entre ce qui est moi et ce qui ne l'est pas. Ces gens avec moi, les membres de ma famille, font-ils partie de moi ? Mon esprit, fait-il partie de moi ? Serais-je toujours moi sans eux, sans lui. Est-ce que je suis défini par ce qui me compose, ou ais-je une nature profonde qui défini ce qui me compose ?
C'est franchement compliqué et inutile, pourquoi utiliser ce temps extérieur à moi pour philosopher sur les délimitations du moi ? C'est pas comme si je me sentais bien dans la peau de Redose Omniak, être en dehors est bien plus agréable. Ne me sentant plus vraiment concerné, je n'ai pas tout ces poids me collant au corps, attaché à ce dernier.
La culpabilité. La haine. La peur. La frustration. L'impuissance.
La culpabilité. Le regret. Le pardon. L'espoir. Le doute.
L'amour. La peur. L'intérêt.
L'Eden.
Tout ces poids sont lourds, très lourds, difficilement supportables même. Mais certains sont largement plus agréables à supporter que d'autres. L'amour, le doute, Eden. Même sans le vouloir, Redose porte dans son cœur des poids qu'il veut porter, qu'il aimerait sincèrement pouvoir porter fièrement. Même si un autre poids, bien plus contraignant, bien plus cruel, le cache, l'étouffe, le tue même parfois.
Mais dans le monde de Redose Omniak, tout ce qui meurt ne cesse pas d'exister. Entre la renaissance d'un amour mort, la réincarnation d'une peur en une autre, le réveil de la conscience...
Lorsqu'un chien chie au sol, le propriétaire ne doit pas s'étonner que quelqu'un marche dans ses excréments. Le chien c'est ce que Redose contrôle pas, le propriétaire ce qu'il contrôle, les excréments ses sentiments. La laisse c'est, c'est moi.
Alors au fond, qu'importe ce qu'il pense, et qu'importe à quel point les excréments sont lourds, il ne peut rien faire. Mais plutôt que de ne rien faire, il va faire le minimum.
Être présent. Supporter. Qu'importe tout le reste, du moment qu'il fait ça, un poids sera allégé.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Aux environs de 21h
La Ruche noire (résidence)
Redose Omniak. C'est le nom du garçon assit sur ce fauteuil et entouré d'une partie de sa famille. C'est lui qui a cuisiné le repas de ce soir, lui encore qui a fait les cookies. C'est lui dont le frère est mort il y'a neuf ans jour pour jour, le neuf octobre. C'est lui, le géniteur de l'enfant né il y'a quelques heures, le neuf octobre. Il tient un verre d'eau dans la main et regarde le vide pendant que les adultes parlent.
Redose Omniak. C'est le nom que je porte. Je suis censé être... Concerné, par tout ces événements. Ça n'est aucunement le cas. Je ne me sens pas concerné. J'ai comme l'impression de faire face à moi. D'être totalement extérieur à mon identité, étranger à mon propre corps. Le vide que mes yeux contemplent, c'est aussi moi.
Ce serait bien plus rapide de dire que je sais pas faire la différence entre ce qui est moi et ce qui ne l'est pas. Ces gens avec moi, les membres de ma famille, font-ils partie de moi ? Mon esprit, fait-il partie de moi ? Serais-je toujours moi sans eux, sans lui. Est-ce que je suis défini par ce qui me compose, ou ais-je une nature profonde qui défini ce qui me compose ?
C'est franchement compliqué et inutile, pourquoi utiliser ce temps extérieur à moi pour philosopher sur les délimitations du moi ? C'est pas comme si je me sentais bien dans la peau de Redose Omniak, être en dehors est bien plus agréable. Ne me sentant plus vraiment concerné, je n'ai pas tout ces poids me collant au corps, attaché à ce dernier.
La culpabilité. La haine. La peur. La frustration. L'impuissance.
La culpabilité. Le regret. Le pardon. L'espoir. Le doute.
L'amour. La peur. L'intérêt.
L'Eden.
Tout ces poids sont lourds, très lourds, difficilement supportables même. Mais certains sont largement plus agréables à supporter que d'autres. L'amour, le doute, Eden. Même sans le vouloir, Redose porte dans son cœur des poids qu'il veut porter, qu'il aimerait sincèrement pouvoir porter fièrement. Même si un autre poids, bien plus contraignant, bien plus cruel, le cache, l'étouffe, le tue même parfois.
Mais dans le monde de Redose Omniak, tout ce qui meurt ne cesse pas d'exister. Entre la renaissance d'un amour mort, la réincarnation d'une peur en une autre, le réveil de la conscience...
Lorsqu'un chien chie au sol, le propriétaire ne doit pas s'étonner que quelqu'un marche dans ses excréments. Le chien c'est ce que Redose contrôle pas, le propriétaire ce qu'il contrôle, les excréments ses sentiments. La laisse c'est, c'est moi.
Alors au fond, qu'importe ce qu'il pense, et qu'importe à quel point les excréments sont lourds, il ne peut rien faire. Mais plutôt que de ne rien faire, il va faire le minimum.
Être présent. Supporter. Qu'importe tout le reste, du moment qu'il fait ça, un poids sera allégé.
Reducio

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha